2012 - Guide de Conception D'un PF
2012 - Guide de Conception D'un PF
MINISTÈRE DE LA FORMATION
ET DE L’ENSEIGNEMENT PROFESSIONNELS
GUIDE DE CONCEPTION
D’UN PROJET DE FORMATION
JUIN 2012
Le projet a été réalisé avec l’appui du gouvernement du Canada agissant par l’entremise de
l’Agence canadienne de développement international (ACDI).
ÉQUIPE DE DIRECTION
Le présent document constitue la version 2012 du Guide de conception d’un projet de formation.
Sa rédaction a tenu compte des avis exprimés sur la version expérimentale du Guide de
conception du projet de formation publiée en 2006 et des orientations convenues avec les
comités composés des personnes suivantes :
Conseillers algériens
Djamila TAZEROUT PSEP, INSFP, Alger
Hocine SLIMANI Chef de service, INFEP, Alger
Abdelmalek HASSANI PSEP CIP, IFEP, Annaba
Nourredine BOUANANI Chef de service, IFEP, Sidi-Bel-Abbès
Kamal TARHAOUI Directeur des études, INSFP, Alger
Mohamed Boudjema HADJ PS GP2, IFEP, Médéa
Toufik SAADNA Chef de service, IFEP, Sétif
Fairouz CHERIAK PSEP CIP, IFEP, Annaba
Nassima LAKEHAL Chef de service, IFEP, Sidi-Bel-Abbès
Belaid ABTOUT Inspecteur de FEP
Conseillers canadiens
André ADAN Conseiller, CIDE, Montréal
Serge CÔTÉ Conseiller, CIDE, Montréal
Conseillers algériens
Abdelmalek HASSANI PSEP Chargé d’études, IFEP, Annaba
Djamel NACERI PSEP Chargé d’études, IFEP, Sidi-Bel-Abbès
Toufik REMACI PSEP Chargé d’études, IFEP, Sidi-Bel-Abbès
Toufik SAADNA PSEP Chargé d’études, IFEP, Sétif
Hocine SLIMANI Chef de service, INFEP, El Biar, Alger
Soutien à l’adaptation
Répondant aux enjeux de transition vers une économie de marché, la modernisation du système
de formation professionnelle s’articule autour de deux axes stratégiques. Le premier est orienté
vers le secteur économique afin de l’assurer d’une main-d’œuvre qualifiée et performante ; le
second concerne le développement social et vise à offrir aux jeunes une formation de qualité
facilitant leur insertion au marché du travail. La formation professionnelle renforce ainsi sa double
mission d’appui au développement social et économique.
L’entente conclue entre le Canada et l’Algérie a donné lieu à une collaboration algéro-canadienne
qui se divise en deux phases, soit les années 2004-2007 et les années 2008-2012.
Au cours de ces deux phases du projet APC Algérie-Canada, toutes les étapes du
développement pédagogique de l’APC et de la gestion de la formation ont été analysées et ont
fait l’objet de travaux conjoints qui ont conduit à des productions et à des outils adaptés au
contexte algérien.
La direction nationale du projet a été assurée par l’INFEP, en concertation avec le MEFP et avec
l’appui du Gouvernement du Canada, par l’entremise de l’ACDI et du CIDE, agence
d’accompagnement.
INTRODUCTION.............................................................................................................................. 1
1. CONCEPTION D’UN PROJET DE FORMATION ...................................................................... 2
1.1 Équipe de production d’un projet de formation .................................................................... 2
1.2 Démarche de conception d’un projet de formation .............................................................. 2
1.3 Déterminants de départ ....................................................................................................... 3
2. DÉTERMINATION DES COMPÉTENCES ................................................................................. 4
2.1 Catégories de compétences ................................................................................................ 4
2.2 Démarche de la détermination des compétences ............................................................... 4
2.3 Examen des déterminants de départ ................................................................................... 4
2.4 Détermination des compétences particulières ..................................................................... 6
2.5 Détermination des compétences générales ........................................................................ 7
2.6 Contrôle des exigences ..................................................................................................... 12
2.7 Formulation des énoncés de compétences ....................................................................... 15
3. LES PRODUCTIONS ATTENDUES ........................................................................................ 16
3.1 La liste des compétences et leur séquence d’acquisition ................................................. 16
3.2 La table de correspondance .............................................................................................. 18
3.3 L’introduction des compétences prédéterminées .............................................................. 20
3.4 La liste des compétences proposées comme cibles du futur programme d’études et
l’extrait de la table de correspondance ............................................................................. 21
3.5 La matrice des compétences ............................................................................................. 22
3.6 Les buts du programme ..................................................................................................... 25
4.1 Vérification par l’équipe de production............................................................................... 26
4.2 Validation par les partenaires institutionnels ..................................................................... 27
4.2.1 Utilité de la validation .............................................................................................. 27
4.2.2 Mise en œuvre de la validation ............................................................................... 28
4.2.3 Résultats de la validation ........................................................................................ 30
ANNEXES ...................................................................................................................................... 33
Annexe 1 : Grille utile à la détermination des compétences générales .................................... 35
Annexe 2 : Taxonomie de Bloom - Catégories et niveaux d'habiletés du domaine cognitif ..... 37
Annexe 3 : Verbes comportementaux pour le domaine psychomoteur .................................... 39
Annexe 4 : Canevas de présentation d'un projet de formation ................................................. 41
GLOSSAIRE .................................................................................................................................. 57
Les exemples figurant dans la version 2012 des guides méthodologiques du cadre
d’appui à la mise en œuvre de l’approche par compétences sont nouveaux par rapport à
ceux de la version 2006. De plus ils sont intégrés au corps du texte au lieu de figurer en
annexe.
Par ailleurs, un document additionnel présentant un exemple complet évolutif sera aussi
mis à la disposition des équipes de production afin de guider la compréhension du
processus de dérivation menant d’une étape à une autre dans le processus d’élaboration
du programme d’études et des référentiels qui l’accompagnent.
Cet ensemble de documents reflète le cadre réglementaire existant au PRINTEMPS 2012. Des
décisions à venir pourront conduire à modifier ou à préciser quelques sections de ces documents.
Le projet de formation ne fait pas l’objet d’une publication. Cependant son contenu a une
double utilité.
1
Le SEP sera de préférence un P.S.E.P. chargé d’ingénierie pédagogique.
2
Professeurs d’enseignement professionnel (P.E.P.) ou Professeurs spécialisés d’enseignement professionnel (P.S.E.P.).
Enfin, dans certains cas, on peut considérer d’autres déterminants, par exemple des études qui
auraient précédé la rédaction du référentiel du métier, les caractéristiques de la population
scolaire à desservir, etc.
Les compétences générales viennent ajouter un autre volet au projet de formation. S’éloignant
des tâches du métier proprement dites, elles correspondent à des activités plus vastes qui vont
au-delà des tâches, mais qui contribuent généralement à leur exécution. Elles sont transférables,
favorisent la polyvalence et devraient faciliter, plus particulièrement, l’atteinte de trois des buts
généraux de la formation professionnelle, soit :
• favoriser l’intégration de la personne à la vie professionnelle ;
• favoriser l’évolution de la personne et l’approfondissement des savoirs professionnels ;
• favoriser la mobilité professionnelle de la personne.
Les sections suivantes contiennent des précisions sur chacune de ces étapes.
La nature du travail définie dans la section « Description générale du métier » et, surtout le
« Tableau des tâches et des opérations», les « Conditions de réalisation » de chaque tâche,
l’« Information complémentaire » sur la fréquence, la difficulté et la complexité des tâches
vont permettre de déterminer les compétences particulières à développer chez le stagiaire
s’orientant vers ce métier.
L’atteinte des trois autres buts généraux de la formation professionnelle demande que le
projet de formation comprenne des compétences orientée vers le parcours du stagiaire plus
que vers les exigences opérationnelle du métier. Ainsi,
c) Déterminants généraux
Le projet de formation doit répondre aux attentes et aux instructions établies au niveau
national en conformité avec la Loi d’orientation sur la formation et de l’enseignement
professionnels et avec tout autres textes liés, par exemple, aux finalités de la formation, au
parcours de formation et d’insertion, aux préalables de formation générale à introduire dans le
parcours de formation professionnelle.
Ces besoins généraux conduisent à introduire dans le projet de formation des compétences
prédéterminées, communes à toutes les spécialités, uniformes dans leur contenu, justifiées
non pas directement par le métier, mais par les orientations générales de la formation.
Cependant, il est rare de trouver une adéquation parfaite entre l’ensemble des tâches telles
qu’elles sont formulées dans le tableau des tâches et des opérations du référentiel du métier et
les énoncés des compétences particulières. Les étapes de l’analyse du métier et de la conception
du projet de formation exigent des niveaux d’analyse différents, de plus en plus précis. C’est la
raison pour laquelle il est peu souhaitable que tous les énoncés des tâches correspondent
exactement aux énoncés des compétences particulières. Un tel résultat tendrait à signaler une
faiblesse du niveau d’analyse à l’étape de la détermination des compétences. La règle à retenir
est plutôt qu’il convient de formuler les compétences de la manière la plus juste possible, dans le
reflet de la réalité de l’exercice du métier. Le tableau qui suit illustre deux possibilités quant à la
formulation d’une compétence particulière à partir d’une tâche.
TÂCHES COMPÉTENCES
PARTICULIÈRES
La tâche et la compétence ont des Mettre un concept en image et en • Mettre un concept en texte
formulations similaires texte
• Mettre un concept en image
Dans les cas où des tâches (ou des opérations) sont regroupées pour donner lieu à une
compétence particulière, il est essentiel de s’assurer que ces tâches (ou ces opérations)
requièrent des habiletés de même nature et de même niveau de complexité.
Le tableau qui suit illustre quelques-uns des cas de figures présentés ci-haut.
Exemple 1
Projet de formation Infographe : cas de figures de la dérivation de compétences particulières
TÂCHES/OPÉRATIONS COMPÉTENCES
PARTICULIÈRES
Une tâche permet de dériver 2 Réaliser une maquette en vue • Réaliser la mise en page d’une
compétences particulières d’un produit graphique maquette
• Produire le film d’une maquette
Une tâche permet de dériver 4 Préparer une maquette en vue • Traiter du texte
compétences particulières d’un produit graphique • Traiter des images
• Produire des illustrations
• Effectuer l’imposition d’une
maquette
Une opération permet de dériver une Collecter les informations sur la • Recueillir les éléments d’un projet
compétence particulière commande à rédiger de maquette
On définit une activité de travail comme étant un ensemble d’actions coordonnées, débordant le
champ spécifique des tâches et impliquant des démarches ou des réalisations portant sur des
dimensions significatives de la situation de travail.
Par exemple, sans que la communication ait fait l’objet d’une tâche, on précise que l’infographe
travaille dans des services ou des entreprises de communication, qu’il produit lui-même du
matériel de communication, qu’il doit comprendre le besoin et savoir s’adapter aux différents
clients ou travailler en interaction avec son supérieur. Il paraît donc nécessaire pour l’infographe
d’acquérir une compétence générale telle que « Communiquer en milieu de travail ». Par ailleurs,
son activité professionnelle repose en grande partie sur les pratiques de communication visuelle
et cela justifie l’acquisition d’une compétence générale « Analyser la portée d’un message ».
Enfin, ses interactions professionnelles ainsi que son utilisation d’informations techniques
internationales justifient l’acquisition des compétences « Utiliser les langues d’usage en contexte
professionnel » et « Utiliser l’anglais en contexte professionnel ». Ces compétences se
manifestent par leur mise en œuvre dans l’accomplissement de plusieurs tâches, sont
transférables au-delà de l’exécution des tâches, contribuent à la polyvalence de la personne.
Il est possible de dégager un premier lot d’informations sur les activités de travail et les conditions
ou critères récurrents en procédant à une lecture horizontale de l’ensemble du référentiel de
métier. Dans l’exemple qui suit on peut constater les éléments d’information qui ont joué dans la
détermination des compétences générales.
Exemple 2
Projet de formation de l’infographe : détermination des compétences générales par l’analyse du
référentiel de métier
DÉTERMINATION
ÉLÉMENTS D’INFORMATION
DU RÉFÉRENTIEL DE MÉTIER
COMPÉTENCES GÉNÉRALES
Définition du métier et Conditions de réalisation
contexte général de et critères de
travail performance
L’infographe est la personne L’infographe est appelé à Situer l’infographie par rapport à la chaîne
qui établit la conception et la réaliser : graphique
réalisation de maquettes, de des maquettes
produits graphiques ou de produits graphiques tels Se situer par rapport à une production multimédia
numériques à l’aide d’outils que des affiches, dépliants,
informatiques. emballages, PLV, cartes de
visite, panneaux de
Il peut travailler dans une signalisation, livres, logos,
entreprise de communication habillages ;
(presse écrite, presse des produits numériques tels
télévisée, agence de publicité, que des sites Web, spots
etc.), dans une maison publicitaires, cd interactifs,
d’édition ou dans une œuvres multimédias.
entreprise industrielle.
ÉLÉMENTS D’INFORMATION
DU RÉFÉRENTIEL DE MÉTIER
COMPÉTENCES GÉNÉRALES
Définition du métier et Conditions de réalisation
contexte général de et critères de
travail performance
spécialisés
Cependant, de manière plus systématiques, les équipes de production peuvent s’inspirer d’une
liste d’activités de travail types (applicables à différents métiers) pour cerner les activités de
travail propres au métier à l’étude. Voici une liste non exhaustive d’activités de travail types
susceptibles, une fois adaptées au métier à l’étude, de donner lieu à des compétences
générales :
Première étape
Il est essentiel, dans un premier temps, d’examiner attentivement l’ensemble du référentiel du
métier et non seulement le tableau des tâches et opérations. La détermination des compétences
générales ne peut être complète sans une analyse exhaustive de tous les aspects du métier.
Deuxième étape
Dans le référentiel du métier, dans le tableau des tâches et opérations, repérer et noter les
opérations qui se répètent d’une tâche à une autre.
Troisième étape
Dans le référentiel du métier, sous la rubrique « Information complémentaire au sujet des
tâches », repérer et noter les conditions de réalisation qui semblent significatives et qui se
répètent d’une tâche à une autre. On entend par significatives, des conditions de réalisation qui
sont susceptibles de donner lieu à des activités de travail. Ainsi, des conditions telles que
« individuellement » ou encore « à l’aide du matériel approprié », renseignent assez peu sur la
nature exacte du travail et ne seront pas jugées significatives. Par contre, des conditions de
réalisation telles que « En collaboration avec… » ou « À l’aide d’un poste à souder » seraient
jugées significatives puisqu’elles apportent un éclairage sur un aspect du travail.
Quatrième étape
Dans le référentiel du métier, sous la rubrique « Information complémentaire au sujet des
tâches », repérer et noter les critères de performance qui semblent significatifs et qui se
répètent d’une tâche à une autre. Au moment du choix de critères significatifs, on applique la
même logique que pour le choix des conditions de réalisation.
Cinquième étape
Dans le référentiel du métier, examiner attentivement la rubrique « Connaissances, habiletés et
attitudes »; c’est souvent celle-ci qui est la plus riche en information permettant de dériver des
compétences générales. Rappelons-en les thèmes :
Sixième étape
Après avoir inventorié et noté les opérations, conditions de réalisation et critères de performance
qui se répètent dans plus d’une tâche et examiné les connaissances, habiletés et attitudes, il est
alors nécessaire de se poser la question suivante : Les données recueillies sont-elles
susceptibles de donner lieu à des activités de travail ?
Pour répondre à cette question, l’équipe de production aura recours à la liste des activités de
travail type citée précédemment (présentée dans un tableau à l’annexe 1). Ainsi, pour les
opérations, conditions ou critères retenus et pour l’ensemble des connaissances, habiletés et
attitudes, l’équipe devra se demander si ceux-ci permettent de réaliser les activités de travail
type.
Opération répétée : Faire des esquisses ;…un tracé (des gabarits) ; dessiner
Condition de réalisation répétée : À l’aide d’un micro-ordinateur et de logiciels spécialisés
Critère de performance répété : Respect des règles et des normes de l’industrie
Connaissances (technologie) : Modes de production graphique et multimédia
Habiletés (liées à la communication) : Travailler avec le client (…en équipe ; … avec le fournisseur)
Attitudes : Sens de l’organisation et de la méthode
Il s’agit donc de se poser la question, systématiquement : Est-ce que le fait de « faire des
esquisses, tracés et autres dessins » permet (en tout ou en partie) : d’analyser et d’évaluer des
situations ?... d’établir des relations professionnelles ? …de poser des gestes professionnels ?
etc.
Si la réponse est non, l’opération sera mise de côté et pourra soit être associée à une autre (ou à
une condition, un critère, etc.), soit tout simplement être éliminée. Lorsque la réponse est oui, un
x sera indiqué dans le tableau ; ce croisement doit permettre de formuler l’activité de travail
relative au métier. Par exemple, si l’équipe de production a jugé que la « connaissance des
modes de production graphique et multimédia » permet dans le métier, d’analyser ou d’évaluer
des situations, elle est sensée disposer de suffisamment d’information pour cibler précisément le
type d’activité de travail en cause.
Septième étape
La dernière étape consiste à s’assurer que les activités de travail retenues respectent bien les
exigences liées au travail et celles liées à la formation, lesquelles seront traitées ci-dessous, de
même que les règles de formulation qui seront vues plus loin.
3
Toutes les connaissances, attitudes et habiletés sont retenues mais seulement trois sont présentées aux fins de
l’exemple.
* Dans le projet Infographe, la prévention des risques de santé et sécurité est traitée non comme
compétence autonome, mais comme dimension intégrée (critère de performance) de la compétence
« Exploiter un environnement informatique ».
** Le sens de l’organisation et de la méthode est traité comme dimension intégrée (critère de performance)
des compétences particulières.
Les exigences liées au travail permettent de s’assurer que les compétences formulées décrivent
correctement le métier visé. Ainsi, chaque compétence doit :
• être significative, importante et représentative de l’exercice du métier. Elle doit
correspondre à un aspect du métier facile à décrire par un professionnel et s’inscrire dans
la perspective d’une réalisation attendue du métier ou de son évolution prévisible ;
• être multidimensionnelle, c’est-à-dire exiger la mobilisation de connaissances, d’habiletés
et d’attitudes ;
L’ampleur des compétences a une incidence importante sur la formation. Par définition, les
compétences sont intimement liées aux tâches et aux activités de travail qu’elles permettent de
réaliser. Ainsi, l’ampleur d’une compétence est fonction de l’envergure, de l’importance relative et
de la complexité de la tâche ou de l’activité à laquelle elle se rattache. Cette ampleur de la tâche
ou de l’activité peut nous amener à reconsidérer la compétence à laquelle elle donne lieu.
• Si la tâche ou l’activité est trop étendue, elle ne permettra pas de bien cerner la
compétence à faire acquérir ; il sera alors préférable de formuler plus d’une compétence.
Des compétences trop globales sont, par le fait même, moins précises et peuvent avoir
pour effet de passer sous silence des objets importants. Elles sont alors une source
incomplète de données pour planifier et organiser la formation.
• À l’inverse, une tâche ou une activité trop restreinte peut difficilement faire l’objet d’une
compétence. Des compétences trop limitées tendent à morceler les apprentissages et à
réduire les possibilités de synthèse. De plus, elles contribuent à multiplier les objets à
soumettre à l’évaluation de sanction et à rendre l’évaluation plus lourde et difficile à
organiser. Des regroupements de tâches ou d’activités doivent alors être considérés mais
il faut toutefois éviter les regroupements artificiels. La compétence doit avant tout
correspondre à une situation de travail réelle.
Balises quantitatives
4
La durée totale de la formation allouée à un programme devrait respecter les balises suivantes :
• Pour les programmes menant au Brevet de technicien supérieur (BTS), la durée de la
formation est de 2000 heures, réparties sur quatre semestres.
• Pour les programmes menant au Brevet de technicien (BT), la durée de la formation est
de 1500 heures, réparties sur trois semestres.
• Pour les programmes menant au Certificat d’aptitude professionnelle (CAP), la durée de
la formation est de 1000 heures, réparties sur deux semestres.
On considère qu’un projet dont la durée est de 2000 heures (BTS) devrait comprendre environ
25 compétences pour répondre aux critères de cohérence et d’applicabilité. Un projet dont la
durée est de 1500 heures (BT) devrait comprendre environ 20 compétences alors qu’un projet de
1000 heures (CAP) devrait en présenter environ 15.
En ce qui a trait à l’ampleur, une compétence nécessite une durée d’apprentissage qui se situe
entre 30 heures et 120 heures pour répondre aux exigences liées à la formation et à l’applicabilité
du programme. Toutefois, pour éviter la parcellisation des apprentissages, il n’est pas
recommandé d’avoir un nombre élevé de compétences dont la durée d’apprentissage est de
30 heures.
Bien qu’il n’existe pas de règle stricte en ce qui concerne le nombre de compétences particulières
par rapport à celui des compétences générales, le nombre et la durée d’acquisition des
compétences particulières sont généralement supérieurs à ceux des compétences générales.
4
La durée réglementaire indiquée correspond à la situation en cours en mars 2012. Cette prescription d’une durée fixe
pourrait être assouplie et traduite sous forme de fourchette du type «la durée réglementaire pour un BTS se situe entre
XX et XX heures ».
Pour vérifier l’ampleur des compétences, il y a lieu de suivre la démarche suivante. Notons que
celle-ci nécessite cependant l’utilisation des « indications » fournies dans la table de
correspondance, laquelle est présentée à la section 3.2 du présent guide.
Premièrement, attribuer un temps approximatif pour l’acquisition de chacune des indications sur
la compétence en tenant compte que le temps alloué comprend les activités d’apprentissage, les
activités d’enseignement, ainsi que l’évaluation formative et de sanction.
Le jugement de l’équipe de production est essentiel pour établir ce calibrage. L’estimation des
durées d’acquisition doit s’appuyer sur l’expérience pédagogique des membres de l’équipe. Mais
il peut aussi s’appuyer sur l’expérience des situations de travail en se demandant quel temps
consacrerait une entreprise bien organisée pour former un employé à exécuter telle opération ou
telle séquence d’opérations. Cette façon de confronter les deux estimations permet d’éviter la
surenchère et la sous-estimation de la durée de formation estimée pour permettre l’acquisition de
la compétence.
Dans le cas où la durée d’acquisition de la compétence n’est pas comprise dans la fourchette
prescrite (de 30 à 120 heures), il y a lieu de procéder ainsi :
Ainsi, nous avons vu plus haut que dans le projet Infographe, la prévention des risques de santé
et de sécurité n’a pas été jugée suffisamment significative pour la retenir comme compétence
autonome. Elle a été intégrée à la compétence « Exploiter un environnement informatique ».
Tâche ou activité
Compétence
Tâche ou activité
Ainsi, nous avons vu plus haut que dans le projet Infographe, la connaissance des méthodes de
production graphique et multimédia ne pouvait faire l’objet que d’une seule compétence limitée à
120 heures. Le projet distingue la compétence liée à la chaîne graphique (90 h) de celle liée au
multimédia (75 h).
Compétence x
Compétence (sup. à 120 h)
Compétence y
Règles d’écriture
6
L’énoncé de la compétence doit être concis et explicite. Il se compose d’un verbe, à l’infinitif, qui
décrit l’action à exécuter dans son ensemble et d’un complément d’objet direct qui précise le
résultat attendu (produit réalisé ou service rendu). L’énoncé ne doit comporter aucun qualificatif,
ni adverbe, ni condition de réalisation. Exemples : produire des illustrations ; rechercher un
emploi.
Niveaux taxonomiques
Le choix du verbe de l’énoncé est effectué en utilisant des taxonomies reconnues. B.S. Bloom (et
associés) a donné son nom à une taxonomie du domaine cognitif, du domaine psychomoteur et
du domaine affectif. On trouve à l’annexe 2, un tableau présentant les catégories d’habiletés du
domaine cognitif de cette taxonomie.
Les énoncés utilisés doivent correspondre aux niveaux taxonomiques permettant d’observer le
comportement opérationnel exprimant la compétence. Si l’on prend comme référence la
taxonomie du domaine cognitif de Bloom, le verbe d’action utilisé doit correspondre à l’un des
niveaux suivants :
D’autres taxonomies, que celle de B.S. Bloom, peuvent être utilisées pour les énoncés des
précisions sur le comportement. On retrouve en annexe 3 un tableau présentant des verbes du
domaine psychomoteur référant à ces différentes taxonomies. Ces verbes sont classés par ordre
alphabétique.
5
Les compétences qui composent les programmes d’études en formation professionnelle sont toujours définies en
fonction du seuil d’entrée sur le marché du travail, lequel inclut toutes les compétences normalement exigées pour
exercer correctement un métier. Il n’est pas ici question de limiter la formation aux seules compétences exercées en
début d’activité professionnelle. Cependant, on exclut les compétences qui appartiennent à une spécialisation ainsi que
celles qui dépassent les normes habituelles d’exercice du métier. Ainsi, le seuil d’entrée indique le niveau de
performance, dans la réalisation des tâches et des activités de travail, exigé d’une personne qui débute dans le métier
pour lequel elle a été formée.
6
Il peut arriver que deux verbes complémentaires soient nécessaires pour décrire la compétence, mais il s’agit d’une
pratique exceptionnelle.
DÉTERMINANTS
COMPÉTENCES DE L’INFOGRAPHE
PRINCIPAUX
• Prendre un projet de maquette en charge
• Recueillir les éléments d’un projet de maquette
• Mettre un concept en texte
• Mettre un concept en image
BUT : 1
• Traiter du texte
et
• Traiter des images
tâches et opérations
• Produire des illustrations
• Effectuer l’imposition d’une maquette
LE MÉTIER
BUTS : 2, 4
GÉNÉRALES
COMPÉTENCES
d’acquisition
Séquence
Les indications qui apparaissent dans la deuxième colonne doivent permettre au lecteur de
comprendre l’ampleur et les limites de la compétence. En effet, un énoncé de compétence seul
ne peut suffire à dresser un portrait complet de la teneur de la compétence ; il est nécessaire de
donner plus d’information au lecteur et c’est le rôle des indications. Cependant, comme celles-ci
sont déterminées à la première étape de l’élaboration du programme d’études, leur définition n’a
pas la rigueur que l’on retrouvera plus tard dans les étapes suivantes. Elles sont une ébauche, le
résultat d’un premier travail de description de la compétence.
Pour les définir, l’équipe de production s’inspire des tâches, des opérations et du processus de
travail pour les compétences particulières ; des activités de travail pour les compétences
générales. Pour les deux types de compétences, particulières et générales, et pour les
compétences prédéterminées, on peut aussi retrouver dans la colonne des indications, certains
savoirs, savoir-faire et savoir-être jugés essentiels à la mise en œuvre de la compétence,
Les indications empruntent les règles de formulation des compétences, c'est-à-dire un verbe
d’action et un complément d’objet direct, ce qui permet de cibler précisément l’action attendue et
le niveau de responsabilité de la personne, sans pour autant présenter le contenu des futurs
objectifs.
Outre qu’elle constitue un soutien pour l’équipe de production au moment de déterminer les
compétences et de formuler les objectifs, la table de correspondance est aussi essentielle au
moment de valider le projet de formation.
7
Les besoins de formation recouvrent plus particulièrement deux grandes dimensions : les besoins liés au
développement socio-économique et les besoins liés davantage au développement des personnes qui exercent le
travail.
Dans le cas des programmes menant à un BTS, il s’ajoute la compétence prédéterminée par les
exigences réglementaires de la soutenance :
• Mettre en œuvre les compétences du métier en milieu professionnel.
Exemple 6
Compétence prédéterminée « Exploiter l’outil informatique »
Exemple 5
Projet de formation Infographe : identification des compétences proposées comme cibles du futur
programme d’études préparant à l’exercice du métier décrit dans la première partie du référentiel
de métier et de compétences
Les énoncés en PETITE MAJUSCULE identifient les compétences prédéterminées. Les autres sont les
compétences déterminées par la nature et les exigences du métier.
La matrice des compétences est un tableau qui permet de visualiser le projet de formation dans
son ensemble. Au moment de la détermination des compétences, elle sert d’instrument
d’analyse, de synthèse et de réflexion et favorise la cohérence du projet de formation.
Au moment d'établir la matrice des compétences, il est utile de faire un retour sur les diverses
tâches et activités de travail dégagées, de façon à avoir une vue d'ensemble du projet de
formation. À cette étape, il importe également de s'assurer que les compétences retenues
couvrent l'ensemble des tâches et des activités de travail, les tâches devant couvrir l'ensemble de
la production ou de la réalisation des biens ou des services attendus du métier. Il s'agit ensuite de
structurer, à l'intérieur d'une matrice, les compétences générales et les compétences
particulières. Il faut notamment vérifier la cohérence d'ensemble du projet et s'assurer qu'il n'y a
ni redondance, ni lacune. On trouve ci-après l’exemple de la matrice des compétences pour le
projet de formation en Infographie.
a) Le titre du programme.
b) Les compétences particulières qui apparaissent dans l'axe vertical de la matrice (incluant
la compétence prédéterminée « S’intégrer au milieu de travail » et dans le cas des BTS la
compétence prédéterminée « Mettre en œuvre les compétences du métier en milieu
professionnel »).
c) Les compétences générales qui apparaissent dans l'axe horizontal de la matrice (incluant
les autres compétences prédéterminées).
d) Le processus de travail qui décrit les grandes étapes de réalisation du travail propre à un
8
métier. Ces étapes ont été identifiées dans le référentiel du métier . Elles apparaissent
dans l'axe horizontal de la matrice. Elles serviront à structurer les objectifs des
compétences particulières ; on ne leur alloue ni numéro, ni durée de formation.
e) Les numéros qui déterminent l'ordre d'acquisition des compétences et la progression des
apprentissages selon les principes suivants :
• Identifier les compétences générales qui sont préalables pour l'acquisition des
compétences particulières.
• Déterminer l'ordre d’acquisition des compétences particulières de façon à aller du
simple au complexe et à développer l'autonomie de façon progressive, en se
préoccupant de faire acquérir les compétences de base préalables aux
compétences particulières plus complexes.
f) Les liens fonctionnels entre les compétences particulières et les compétences générales
et entre les compétences particulières et les grandes étapes du processus. Dans le cas
des compétences générales l'existence d'un lien est indiquée par un cercle. Ce lien
signifie que la compétence générale aura une application dans l’objectif des
compétences particulières auxquelles les cercles correspondent. Dans le cas du
processus de travail, les symboles ont la même signification, sauf qu'ils sont représentés
par un triangle au lieu d'un cercle.
g) La durée, qui est en fait le temps jugé nécessaire à l’acquisition de chacune des
compétences, particulières et générales.
8
Dans certains cas, le processus de travail n’a pas été déterminé au moment de l’analyse du métier et devra l’être
durant la conception du projet de formation; dans ces cas, on pourra se référer au Guide d’élaboration d’un référentiel
du métier pour la méthode de détermination.
• Inscrire, de haut en bas de l’axe vertical, selon leur degré de complexité ou leur ordre
d’exécution en milieu de travail, les énoncés des compétences particulières.
• Inscrire, de gauche à droite sur l’axe horizontal, les énoncés des compétences générales
et les étapes du processus de travail.
• Etablir les liens fonctionnels entre les compétences générales et les compétences
particulières et entre les étapes du processus et les compétences particulières.
Numéro de la compétence
INFOGRAPHE
Assurer le contrôle de
Situer l’infographie par
contexte professionnel
Rechercher un emploi
Durée de la formation
Se situer par rapport
Utiliser l’anglais en
rapport à la chaîne
une production
environnement
professionnel
compétences
informatique
Exploiter un
Durée (h)
Nombre de
multimédia
graphique
de travail
message
métier
COMPÉTENCES PARTICULIÈRES
travail
travail
main
(h)
Numéro de la compétence 1 2 3 4 6 8 9 10 13 17 21
11 810
Durée (h) 30 90 60 90 120 105 45 90 75 75 30
Prendre un projet de maquette en charge 5 90
Traiter du texte 14 90
Légende : Lien fonctionnel latent ou considéré entre compétence générale et compétence particulière. Lien fonctionnel latent ou considéré entre la compétence particulière et l’étape du
processus de travail.
Les buts du programme traduisent les orientations particulières du programme d’études. Ils
présentent le résultat recherché au terme de la formation, ainsi qu’une description générale du
métier. Les buts indiquent le métier visé par le programme ; il s’agit d’une mention claire de la
finalité du programme qui s’exprime en ces termes : « Le programme d’études (intitulé du
programme) vise à former des personnes aptes à exercer le métier de (intitulé du métier) ».
La description générale du métier visé est une synthèse des tâches qui y sont associées. Elle
décrit de plus les principaux champs et secteurs d’activités, les différents outils techniques ou
technologies utilisés et les principales responsabilités. Cette synthèse est effectuée à partir de
l’information contenue dans le référentiel du métier.
En terminant, les buts du programme reprennent aussi les buts généraux de la formation
professionnelle. On trouve ci-dessous un exemple de buts du programme pour le programme
Froid et Climatisation.
Exemple 5
Infographie – Projet de formation : buts du programme
Les infographes travaillent dans des entreprises de communication (presse écrite, presse télévisée, agence de
publicité, etc.), maisons d’édition ou entreprises industrielles. Ils font la conception et la réalisation de maquettes et de
produits graphiques ou numériques, à l’aide d’outils informatiques. Ils assurent aussi la qualité de leur production.
1. rendre la personne compétente dans l’exercice de sa profession, c’est-à-dire à lui permettre de réaliser
correctement, avec des performances acceptables au seuil d’entrée sur le marché du travail, les tâches et les
activités inhérentes à la profession ;
2. favoriser son intégration à la vie professionnelle, notamment par une connaissance du marché du travail et lui
permettre de s’intégrer de façon harmonieuse au marché du travail ;
3. favoriser son évolution et son approfondissement des savoirs professionnels, c’est-à-dire à lui permettre :
• de comprendre les principes sous-jacents aux différentes techniques utilisées,
• d’acquérir des méthodes de travail et le sens de la discipline,
• d’acquérir l’autonomie et le sens de l’initiative et des responsabilités dans l’exécution de ses tâches,
• de renforcer son intérêt pour la qualité du travail ;
Le texte qui suit traite de la validation concernant les représentants du milieu de la formation.
Validation de la cohérence
Les avis sur la cohérence du projet de formation portent habituellement sur trois aspects :
• l’ordre d’acquisition des compétences au regard de la complexité des apprentissages ;
• l’articulation des compétences générales et des compétences particulières en ce qui a
trait à l’application des liens fonctionnels ;
• la spécificité de la teneur de chaque compétence.
Validation de l’applicabilité
Les avis sur l’applicabilité du projet portent habituellement aussi sur trois aspects :
• le temps nécessaire pour l’acquisition des compétences ;
• les ressources matérielles requises pour l’enseignement ;
• les besoins relatifs au perfectionnement des formateurs.
Les questions relatives au perfectionnement et aux ressources matérielles doivent être traitées de
façon ouverte pour laisser une marge de manœuvre aux établissements dans la définition du
dispositif d’enseignement associé à l’application du programme. Il est suggéré de relever les
difficultés que les représentants des établissements entrevoient en cette matière.
Tenue de la validation
La validation d’un projet de formation comprend deux types d’activités : la présentation du projet
de formation et la validation proprement dite.
Les objectifs de la présentation sont principalement d’informer les personnes des étapes
réalisées, de présenter les faits saillants du référentiel du métier, de faire état des orientations de
développement arrêtées, d’expliquer sommairement les caractéristiques de l’approche par
compétences et, finalement, de présenter le projet de formation. La présentation comporte
également une période réservée aux questions de l’auditoire. Pour chacun de ces points, les
membres de l’équipe d’animation auront défini le rôle dévolu à chacun, préparé leurs
interventions, ainsi que le matériel de présentation nécessaire.
Chaque séance comporte ses exigences, mais en règle générale on doit limiter l’information
technique sur le processus d’élaboration des programmes d’études et mettre l’accent sur la
présentation du projet de formation et plus particulièrement de la table de correspondance.
Soulignons qu’il est essentiel de préciser aux personnes présentes que la présentation ne
constitue pas une séance de validation et que les commentaires éventuels sur la pertinence, la
cohérence ou l’applicabilité ne sont pas consignés. Les membres de l’équipe de production
doivent être vigilants sur cet aspect, afin de conserver le caractère informatif de la présentation.
Enfin, il est important que les représentants des établissements d’enseignement saisissent bien la
structure de la matrice des compétences pour être en mesure d’évaluer la cohérence et
l’applicabilité du projet.
Le tableau suivant suggère le partage des responsabilités entre les membres de l’équipe
d’animation lors de la phase de présentation.
SPÉCIALISTE EN
DIRECTEUR DES ÉLABORATION
FORMATEUR(S)
ÉTUDES DE
PROGRAMMES 9
Ouverture de la séance X
Animation de la séance X
b) Validation
D’entrée de jeu, il est essentiel de bien expliquer les objectifs de la rencontre en clarifiant les
concepts de cohérence et d’applicabilité. Il est important d’insister sur le fait que le SEP gère le
droit de parole. Il doit appliquer des techniques d’animation appropriées à la création d’une
dynamique de groupe efficace. En ce qui a trait à la méthodologie :
9
Advenant le cas où le spécialiste en élaboration de programmes responsable de la conception du projet ne soit pas en
mesure d’animer la rencontre, on pourra faire appel à un autre spécialiste en élaboration de programmes.
Le tableau suivant suggère le partage des responsabilités entre les membres de l’équipe
d’animation lors de la phase de validation.
SPÉCIALISTE EN PROFESSEUR(S)
DIRECTEUR DES ÉLABORATION SPÉCIALISTE(S)
ÉTUDES DE DU MÉTIER OU
PROGRAMMES 10 SECRÉTAIRE
Animation de la séance X
Prise de notes X
Clôture de la séance X
Le rapport de validation est un compte-rendu des avis et des commentaires émis par les
personnes invitées à la séance de validation. Il présente, de façon claire et succincte, les propos
formulés pendant la rencontre pour chaque question relative à la cohérence et à l’applicabilité.
Le compte-rendu doit aussi faire mention des consensus établis et des divergences sur les
aspects importants du projet de formation sans interpréter les propos des participants ou
annoncer les décisions prises à la suite des avis obtenus. L’analyse des commentaires ou des
suggestions permettra à l’équipe de production du programme d’évaluer la teneur et les
incidences des changements souhaités.
On prendra soin d’intégrer dans ce rapport les avis de pertinence qu’auront exprimés sur la liste
des « compétences requises pour l’exercice du métier » les représentants du milieu du travail
consultés lors de la séance de validation du référentiel de métier et de compétences.
Comme le but de la validation est de recueillir des avis et des commentaires sur le projet de
formation, l’équipe de production doit, une fois la rédaction du compte-rendu terminée, prendre
les décisions sur les suites à donner. En règle générale, les avis de cohérence et d’applicabilité
sont considérés « dans la mesure du possible ». De plus, pour compléter les prises de décisions
10
Advenant le cas où le spécialiste en élaboration de programmes responsable de la conception du projet ne soit pas en
mesure d’animer la rencontre, on pourra faire appel à un autre spécialiste en élaboration de programmes.
La production d’un rapport d’ajustement permet de faire état des décisions prises. Ce rapport est
destiné à un usage interne. Il reste évolutif et peut même être complété à la toute fin de la
rédaction du programme d’études puisqu’il arrive souvent que la définition des objectifs
opérationnels du programme entraîne l’ajustement de certains éléments du projet de formation.
Une version mise à jour du projet de formation est généralement annexée au rapport
d’ajustement.
Opération,
condition de
réalisation,
critère de
performance, Analyser, Concevoir, Établir des Établir des Faire des Percevoir Poser des Prendre des Prévenir des Résoudre Se
évaluer des créer liens entre relations choix des réalités gestes décisions situations des représenter
connaissance, situations problèmes
des profes- profes- un
habileté, phénomènes sionnelles, sionnels phénomène,
attitude inter- un objet
personnelles
• observer de • comprendre • utiliser de • percevoir des • utiliser de vieilles • comparer des idées et
Description l'information et s'en l'information ; l'information ; tendances ; idées pour en créer établir des distinctions
Les capacités rappeler ; • saisir des • utiliser des méthodes, • organiser différentes de nouvelles ; entre elles ;
manifestées à • connaître des dates, significations ; des concepts et des parties d'un ensemble ; • généraliser à partir • déterminer la valeur
ce niveau sont des événements, des • traduire des théories dans de • reconnaître les sous- d'un certain nombre de théories et
les suivantes : lieux ; connaissances dans nouvelles situations ; entendus ; de faits ; d'exposés ;
• connaître de grandes un nouveau • résoudre des • extraire des éléments. • mettre en rapport des • poser des choix en
idées ; contexte ; problèmes en utilisant connaissances issues fonction d'arguments
• maîtriser une matière. • interpréter des faits, les compétences ou de plusieurs raisonnés ;
comparer, mettre en les connaissances domaines ; • vérifier la valeur des
contraste ; requises. • prédire, tirer des preuves ;
• mettre en ordre, conclusions. • reconnaître la
regrouper, inférer subjectivité.
des causes ;
• prédire des
conséquences.
Ce que fait le Le stagiaire reconnaît Le stagiaire traduit, Le stagiaire sélectionne, Le stagiaire distingue, Le stagiaire conçoit, Le stagiaire estime,
stagiaire ou se souvient de comprend ou transfère et utilise des classe et met en relation intègre et conjugue des évalue ou critique en
renseignements, d'idées interprète de données et des les suppositions, les idées en un produit, un fonction de normes et
et de principes à peu l'information en principes pour effectuer hypothèses, les faits ou la plan ou une proposition de critères précis.
près comme il les a fonction de ce qu'il a une tâche. structure d'un énoncé ou qui sont nouveaux pour
appris. déjà appris. d'une question. lui.
Selon Mager et Grounlund (1970), Melfessel, Michael et Kirsner (1969), Baker et Gerlach (1971),
Harrow (1977), Sullivan (1970)
U Unir Utiliser
(INTITULÉ DU PROGRAMME)
_________________________
PROJET DE FORMATION
(DATE)
ÉQUIPE DE DIRECTION
(nom et prénom)
(Titre ou fonction)
(Établissement d’appartenance)
(nom et prénom)
(Titre ou fonction)
(Établissement d’appartenance)
(nom et prénom)
(Titre ou fonction)
(Établissement d’appartenance)
(nom et prénom)
(Titre ou fonction)
(Établissement d’appartenance)
(nom et prénom)
(Titre ou fonction)
(Établissement d’appartenance)
(nom et prénom)
(Titre ou fonction)
(Établissement d’appartenance)
Introduction .........................................................................................................................................
COMPÉTENCES
No Énoncé
01 Se situer au regard du métier
Compétences générales
(Énoncé)
Sont présentés, dans la colonne du centre : des indications permettant de rendre plus explicite
l’énoncé de la compétence. Il est toutefois important de retenir que ces indications constituent
avant tout un premier déblayage pour mieux cerner la compétence. Ces indications ne sont pas
exhaustives. De plus, bien qu’elles puissent parfois s’apparenter aux futurs éléments du
programme d’études, elles peuvent aussi contenir des habiletés, des connaissances et des
attitudes qui sous-tendent la compétence, ou encore, donner un aperçu du contenu en lien avec
celle-ci.
Sont présentés, dans la colonne de droite, les liens entre chaque compétence prévue au projet
de formation et ses déterminants (information contenue dans le référentiel du métier, buts
généraux de la formation professionnelle, etc.). Ces déterminants sont présentés de façon
justifier de de la pertinence de chacune des compétences.
INDICATIONS SUR LA
COMPÉTENCE DÉTERMINANTS
COMPÉTENCE
INDICATIONS SUR LA
COMPÉTENCE DÉTERMINANTS
COMPÉTENCE
INDICATIONS SUR LA
COMPÉTENCE DÉTERMINANTS
COMPÉTENCE
INDICATIONS SUR LA
COMPÉTENCE DÉTERMINANTS
COMPÉTENCE
• Présenter le thème du stage Référentiel du métier
(Numéro) pratique • Ensemble des tâches et
• Réaliser une séquence de travail opérations
Mettre en œuvre les compétences liée à un ensemble de • Conditions de réalisation et
du métier en milieu professionnel compétences particulières. critères de performance
• Collaborer à des activités • Connaissances, habiletés,
connexes attitudes
• Synthétiser ses expériences de
travail Buts généraux de la formation
• Présenter une soutenance professionnelle
2 et 4
Les parties de la Table informant sur les compétences particulières seront tirées à part et
insérées dans la deuxième partie du référentiel de métier et de compétences.
INDICATIONS SUR LA
COMPÉTENCE DÉTERMINANTS
COMPÉTENCE
INDICATIONS SUR LA
COMPÉTENCE DÉTERMINANTS
COMPÉTENCE
Le symbole • indique l’existence d’un lien entre les étapes du processus de travail et une
compétence particulière. Ce symbole est plein quand ce lien est pris en compte dans la
formulation de l’objectif visant l’acquisition d’une compétence particulière.
Le symbole • indique l’existence d’un lien entre une compétence générale et une compétence
particulière, plus précisément que la compétence générale se trouve mobilisée lors de la mise en
œuvre de la compétence particulière. Ce symbole est plein quand ce lien est pris en compte
dans la formulation de l’objectif visant l’acquisition d’une compétence particulière.
La logique qui a présidé à la conception de la matrice influe sur la séquence d’acquisition des
compétences. De façon générale, on prend en considération une certaine progression dans la
complexité des apprentissages et le développement de l’autonomie du stagiaire. De ce fait, l’axe
vertical présente les compétences particulières dans l’ordre à privilégier pour l’enseignement et
sert de point de départ pour l’agencement de l’ensemble des compétences. Certaines deviennent
ainsi préalables à d’autres ou doivent être acquises en parallèle.
Numéro de la compétence
INTITULÉ DU PROGRAMME
Se situer au regard du
Rechercher un emploi
Durée de la formation
Exploiter l’outil
compétences
informatique
Nombre de
Durée (h)
COMPÉTENCES PARTICULIÈRES
métier
(h)
Numéro de la compétence 1
Durée (h) 30 60 30
Légende : Lien fonctionnel latent ou considéré entre compétence générale et compétence particulière. Lien fonctionnel latent ou considéré entre la compétence particulière et l’étape du
processus de travail.
a
Activité de travail
Approche curriculaire
Les programmes de formation professionnelle sont élaborés selon une approche curriculaire qui
consiste en une planification globale et intégrée de l’action éducative. Ce large processus permet
de déterminer, en plus des compétences elles-mêmes, un ensemble de données relatives à leur
pertinence ainsi que des indications sur la façon de les acquérir et de les évaluer.
L’approche par compétences s’appuie sur l’analyse des situations de travail pour déterminer les
compétences requises à l’exercice d’un métier et les traduire en cibles du projet de formation. Les
programmes placent l’apprenant au centre du système de formation et visent à assurer que ce
dernier, au terme de son apprentissage, maîtrise l’ensemble des compétences prévues, de façon
adéquate et de telle sorte qu’il soit en mesure d’accomplir immédiatement et correctement les
tâches ou activités propres au métier.
Les compétences particulières sont directement liées à l’exécution des tâches ; elles visent
surtout l’atteinte du premier but général de la formation professionnelle, c’est-à-dire :
• Rendre la personne efficace dans l’exercice d’un métier.
Les compétences générales correspondent à des activités plus vastes que la seule réalisation
des tâches, mais qui contribuent généralement à leur exécution. Elles sont transférables,
favorisent la polyvalence et devraient faciliter, plus particulièrement, l’atteinte de trois des buts
généraux de la formation professionnelle, soit :
• Favoriser l’intégration de la personne à la vie professionnelle.
• Favoriser l’évolution de la personne et l’approfondissement des savoirs professionnels.
• Favoriser la mobilité professionnelle de la personne.
Les compétences sont les cibles principales de la formation. Dans une perspective d’évaluation
aux fins de sanction, les objets d’évaluation retenus doivent correspondre aux aspects essentiels
de la compétence à acquérir et à démontrer.
Conditions d’encadrement
Les conditions d’encadrement définissent des balises à respecter et des moyens à mettre en
place, par les formateurs, pour permettre aux stagiaires d’effectuer les apprentissages et afin
d’assurer un encadrement équivalent à l’ensemble des stagiaires. Elles comprennent des
modalités particulières relatives à l’organisation pédagogique ou matérielle.
Contexte de réalisation
Le contexte de réalisation renseigne sur la situation de mise en œuvre de la compétence, au seuil
d’entrée sur le marché du travail, c’est-à-dire au moment où une personne commence à exécuter
une tâche ou une activité de travail pour laquelle elle a été formée. Le contexte de réalisation
permet de circonscrire et de mieux comprendre l’étendue, l’envergure et les limites d’application
de la compétence. Il indique, notamment à partir de l’information contenue dans le référentiel du
métier, l’équipement, le matériel, les références, les outils utilisés ainsi que les normes et
règlements en vigueur. Il doit être représentatif des différents milieux de travail dans lesquels la
compétence sera exercée. Le contexte de réalisation ne doit pas traduire la situation
d’enseignement ou d’apprentissage non plus que les critères de performance.
Critères de participation
Les critères de participation décrivent les exigences de participation que le stagiaire doit
respecter pendant l’apprentissage. Ils portent sur des actions exprimant la participation et non sur
des résultats préétablis démontrant l’acquisition de la compétence visée. Des critères de
participation accompagnent généralement chacune des phases du plan de mise en situation. Il
est recommandé de limiter le nombre de critères à un ou deux par phase de façon à ne pas
surcharger le formateur en ce qui a trait aux observations ou vérifications qu’ils devront effectuer
aux fins d’évaluation de la participation des stagiaires. Un critère de participation doit s’appliquer
à au moins une activité d’apprentissage de la phase à laquelle il correspond. Il doit porter sur un
aspect important et sur une manifestation observable de la participation. Il ne doit jamais servir à
vérifier la performance du stagiaire en rapport avec la compétence visée.
Critères de performance
Les critères de performance sont les exigences qualitatives ou quantitatives liées à
l’accomplissement d’une tâche ou d’une activité de travail. Ils correspondent à un ou à des
aspects observables et mesurables, essentiels de la réalisation d’une tâche ou d’une activité. Ils
permettent de juger si une tâche ou une activité a été effectuée de façon satisfaisante ou non. Ils
ont habituellement trait :
• à la qualité du produit fini ou du service.
Exemples :
- respect des tolérances de formes et de positions
- clarté du plan
• à la durée acceptable pour la réalisation de la performance.
Exemples :
- respect des délais d’exécution
- respect du temps alloué
• au respect du processus de travail.
Exemples :
- respect de la séquence des opérations
- respect des méthodes et techniques de travail
• aux codes, normes ou règles à respecter.
Exemples :
- respect des règles de santé et de sécurité
- respect des normes d’électricité
- respect du cahier de charges
• au mode d’utilisation d’outils, d’équipement ou de matériel.
Exemples :
- utilisation correcte des outils et de l’équipement
- utilisation judicieuse des fonctions du logiciel
d
Durée de la formation
Conformément aux dispositions réglementaires en cours en juin 2012, les programmes d’études
ont une durée fixe :
• Pour les programmes menant au Brevet de technicien supérieur (BTS), la durée de la
formation est de 2000 heures, réparties sur quatre semestres.
• Pour les programmes menant au Brevet de technicien (BT), la durée de la formation est
de 1500 heures, réparties sur trois semestres.
• Pour les programmes menant au Certificat d’aptitude professionnelle (CAP), la durée de
la formation est de 1000 heures, réparties sur deux semestres.
Ï
Dans la perspective d’une généralisation de l’APC, cette prescription d’une durée fixe pourrait
être assouplie et traduite sous forme de fourchette du type « la durée réglementaire pour un BTS
se situe entre XX et XX heures »
e
Évaluation
L’évaluation est le processus qui consiste à porter un jugement sur les apprentissages, à partir de
données recueillies, analysées et interprétées, en vue de décisions pédagogiques et
administratives.
L’évaluation formative se fait tout au long de l’apprentissage. Les données obtenues en situation
d’évaluation formative servent, entre autres, à faire le point sur les apprentissages d’un stagiaire,
à déterminer ses points forts et ses points faibles, à réajuster les méthodes d’enseignement, si
nécessaire, et à vérifier si le stagiaire est prêt pour l’épreuve en vue de la sanction des études.
Les objets d’évaluation proviennent des composantes mêmes de l’objectif opérationnel. Les
critères de performance ou de participation ainsi que les éléments nécessaires à cette
interprétation critérielle sont précisés dans la formulation même de chaque objectif opérationnel
du programme.
Contrairement à l’approche normative, il ne s’agit pas ici de situer un stagiaire par rapport à un
groupe. Il s’agit plutôt de vérifier dans quelle mesure un stagiaire a atteint un objectif tel que défini
dans le programme d’études.
l
Logigramme
Un logigramme des compétences est une représentation schématique de la séquence selon
laquelle les compétences d’un programme d’études devraient être acquises.
m
Matrice des compétences
La matrice des compétences est un tableau qui permet de visualiser le projet de formation dans
son ensemble. Elle met en évidence l’axe vertical des compétences particulières et l’axe
horizontal des compétences générales et du processus de travail. Elle met aussi en évidence les
liens fonctionnels à considérer entre compétences particulières, compétences générales et
processus de travail lors de l’élaboration du programme d’études et son enseignement.
Module
Un module est une subdivision autonome d’un programme d’études, formant un tout cohérent et
significatif. Chaque module contient un objectif opérationnel (traduit en comportement ou en
situation) et des suggestions pédagogiques.
Les résultats de l’épreuve sont également exprimés sous forme dichotomique : le stagiaire reçoit
un verdict de « Succès » ou d’« Échec » selon qu’il a atteint ou non le seuil de réussite.
Pour les modules sanctionnés par une épreuve à deux volets (connaissances pratiques ET
épreuve pratique, par exemple), le stagiaire doit réussir chacun des volets pour obtenir un verdict
de « Succès ».
o
Objectif opérationnel
Un objectif opérationnel est un objectif pédagogique qui traduit la manifestation observable de la
compétence à acquérir, selon des exigences précises et en termes pratiques pour
l’apprentissage, l’enseignement et l’évaluation. Les objectifs opérationnels sont définis en fonction
d’un comportement ou d’une situation.
Les objectifs opérationnels définis en fonction d’une situation (plus simplement : les objectifs de
situation) apportent aux programmes de formation un élément de souplesse qui permet,
notamment de mieux prendre en considération des préoccupations éducatives telles que le
développement de l’expression, de l’autonomie, de l’esprit d’équipe, de l’esprit d’entreprise, ou
encore, l’intégration professionnelle, la communication, etc.
Ils permettent au stagiaire de résoudre des problèmes d’ordre pratique pour lesquels les résultats
sont difficiles à normaliser. Par exemple, dans le contexte de l’acquisition d’une compétence en
communication au travail, il est généralement impossible, compte tenu des différences
individuelles, de s’assurer que toutes les personnes pourront arriver à des résultats identiques au
terme des apprentissages.
Ces objectifs contribuent à une plus grande ouverture sur le plan pédagogique ; de façon
particulière ils brisent l’absolue nécessité de la recherche de résultats préétablis comme cibles
uniques de l’apprentissage et ouvrent le champ à l’engagement, au dépassement, à l’expression.
Objets de formation
Les objets de formation définissent les apprentissages essentiels et significatifs que le stagiaire
doit faire pour mettre en œuvre et assurer l’évolution de la compétence.
Les objets de formation représentent des points de repère pertinents, essentiels et significatifs.
Soulignons que les objets de formation ne sont pas exhaustifs et qu’ils peuvent être enrichis afin
de répondre aux besoins particuliers de certains groupes de stagiaires.
Opérations
On désigne opérations les actions qui décrivent les phases de réalisation d'une tâche. Elles
correspondent aux étapes d’une tâche ; elles sont reliées surtout aux méthodes et aux techniques
utilisées ou aux habitudes de travail existantes ; elles permettent d'illustrer surtout des processus
de travail.
Par exemple la tâche « conduire un camion » se réalise par les opérations suivantes :
• démarrer le camion
• reculer le camion
• effectuer des virages
• circuler sur la route
• stationner le camion
• etc.
p
Plan de mise en situation
Le plan de mise en situation décrit, dans ses grandes lignes, la situation éducative dans laquelle
on place le stagiaire pour lui permettre d’acquérir la compétence visée. Dans cette perspective, la
démarche présentée doit permettre aux stagiaires d’acquérir l’essentiel de la compétence. Le
plan de mise en situation doit présenter une progression sur le plan de l’apprentissage. À cet
égard il comporte trois phases qui tiennent compte de cette progression, soit une phase
d’information, une phase de réalisation (d’approfondissement ou d’engagement) et une phase de
synthèse.
Enfin, il faut noter que le plan de mise en situation ne précise pas les contenus d’enseignement et
ne présente que quelques types d’activités d’apprentissage parmi celles à effectuer.
r
Règle de verdict
Une règle de verdict établit une condition incontournable à respecter pour se voir sanctionner
l’atteinte d’une compétence, exigée en plus du seuil de réussite.
Dans certains cas, elle indique le ou les critères qui doivent être obligatoirement réussis pour
considérer atteinte la compétence évaluée.
Elle peut aussi établir la préséance d’un critère de performance sur tous les autres critères. Par
exemple : respect des règles de sécurité ; respect des règles d’hygiène et d’asepsie ; aucun
manquement aux vérifications prescrites.
s
Seuil d’entrée sur le marché du travail
Le seuil d’entrée indique le niveau de performance, dans la réalisation des tâches et des activités
de travail, exigé d’une personne qui débute dans le métier pour lequel elle a été formée.
Les compétences qui composent les programmes d’études en formation professionnelle sont
définies en fonction du seuil d’entrée sur le marché du travail, lequel inclut toutes les
compétences normalement exigées pour exercer correctement un métier. Il n’est pas ici question
de limiter la formation aux seules compétences exercées en début d’activité professionnelle.
Cependant, on exclut les compétences qui appartiennent à une spécialisation ainsi que celles qui
dépassent les normes habituelles d’exercice du métier.
Seuil de réussite
Indique le nombre de points à atteindre pour démontrer que la compétence est acquise selon les
exigences attendues au seuil d’entrée sur le marché du travail.
Dans le cas d’une compétence traduite en objectif de situation l’évaluation se fait sous un mode
continu tout au long des phases du module, selon les spécifications des éléments de la
participation attendue du stagiaire.
t
Tâches
On désigne tâches les actions qui correspondent aux principales activités à accomplir dans un
métier. Elles permettent généralement d'illustrer des produits ou des résultats du travail. Par
exemple « réparer les freins », « conduire un camion », « réaliser les branchements d’eau
potable», « animer une réunion de travail ».
v
Validation
On désigne par validation l’activité spécifique consistant à soumettre une proposition à un comité
de spécialistes afin d’obtenir, selon le cas, un avis sur la conformité d’un référentiel de métier, un
avis sur la pertinence des compétences retenues dans un projet de formation, ou encore, un avis
sur la cohérence et l’applicabilité d’un projet de formation.
La validation devrait être systématiquement pratiquée comme activité de contrôle de qualité par
les équipes de production et leur établissement de tutelle, avant de présenter un projet de
programme d’études à une commission d’homologation.
Validation de la conformité
On entend par conformité le caractère fidèle du contenu et de la rédaction du Référentiel de
métier au regard des consensus préalablement exprimés lors d’un atelier d’analyse du métier ou
bien au regard de l’acceptation par les lecteurs de la traduction de leur métier rendue après
traitement des informations obtenues lors d’une enquête.
Validation de l’applicabilité
Les avis sur l’applicabilité du projet portent habituellement aussi sur trois aspects :
• le temps nécessaire pour l’acquisition des compétences ;
• les ressources matérielles requises pour l’enseignement ;
• les besoins relatifs au perfectionnement des formateurs.
Validation de la pertinence
On entend par pertinence le caractère approprié, l’à-propos de la proposition au regard de la
description du métier traduite dans le Référentiel de métier.