Analyse Des Perceptions Des Acteurs Et Des Usagers Des Plages: Vers Une Gestion Intégrée Du Risque D'Érosion Côtière Sur Le Littoral de L'Hérault
Analyse Des Perceptions Des Acteurs Et Des Usagers Des Plages: Vers Une Gestion Intégrée Du Risque D'Érosion Côtière Sur Le Littoral de L'Hérault
Devant le Jury
Abstract : This paper studies the contribution of Integrated Coastal Zone Management (ICZM)
to coastal erosion and coastal flooding management. First, the study analyses the evolution of
coastal defence policies. Since coastal defence policies have promoted a local solution, coastal
erosion has been managed at a broader scale and the way how coastal erosion is tackled has
changed in order to establish an integrated management taking into account ICZM principles.
The aim is to integrate stakeholders’ and beach users’ representations and local governance
systems in these coastal issues. The study analyses the beach users’ and stakeholders’
perceptions of coastal risks and of coastal erosion and coastal flooding management through
questionnaires realised in the Département de l’Hérault (France) as a part of the BEACHMED-
e INTERREG III-C South European project (2005-2008). This analysis of perceptions can be
integrated in a public policies evaluation with an active participation of concerned populations.
Mots clés : Erosion côtière et submersions marines ; Risques côtiers ; Perceptions du risque ;
Gestion Intégrée des Zones Côtières (GIZC) ; Evaluation des politiques publiques
Diffusion du mémoire
à remplir par l’auteur avec le maître de stage.
Aucune confidentialité ne sera prise en compte si la durée n’en est pas précisée.
(1)
Préciser les limites de la confidentialité :
Mémoire de fin d’études
Rennes, le
(3)
Le Maître de stage , L’auteur,
(3)
L’Enseignant responsable ,
Je remercie tout d’abord Hélène Rey-Valette pour son suivi tout au long de la période de stage, son appui
et ses conseils. Sa dynamique dans le monde de la recherche m’a permis de découvrir de nouvelles
orientations. Elle m’a apportée de nouvelles opportunités et un large panel de possibilité pour le futur… à
l’échelle européenne... Un grand merci pour m’avoir permis de m’impliquer dans ce projet européen.
Merci à Sébastien Roussel pour son suivi et son aide, ses conseils dans de nombreux domaines, ses
réponses à mes nombreuses questions… et finalement pour son aide et son ‘rendement’ sur les plages et
pour sa bonne humeur en Catalogne.
Je remercie également Gwénaëlle Durand pour son aide, plus que précieuse, pour les enquêtes sur les
plages et pour sa compagnie en tant que co-locataire de bureau.
Merci à Clothilde Bodiguel pour les heures passées ensemble sur les plages ‘ensoleillées’ du sud de la
France… et pour avoir supporté les pires heures de soleil pour assouvir mes besoins en questionnaires.
Je tiens à remercier ma famille pour leur suivi tout au long du stage et de mes études et pour leur
implication dans ma démarche d’orientation professionnelle. Merci à mon frère pour son approche
maritime !
… et enfin merci à Matthieu Deldicque pour sa relecture, ses conseils et ses allers et retours… Paris-
Montpellier.
1. Analyse des perceptions et des représentations sociales vers une identification des
logiques d’acteurs 14
1.1. La notion de représentation sociale ........................................................................................................... 14
1.2. La construction des comportements des individus face aux risques naturels : de la phase de
perception au comportement des individus ...................................................................................................... 14
1.2.1. Perception des risques et identité sociale......................................................................................... 15
1.2.2. Perception des risques et participation du public............................................................................. 15
1.3. Perception et gestion du risque : les étapes de l’analyse....................................................................... 15
CONCLUSION ET PERSPECTIVES........................................................................ 35
BIBLIOGRAPHIE ...................................................................................................... 36
L territoires. Interface entre terre et mer, nature et société, il regroupe de multiples usages, ce qui
pose de nombreux problèmes de coordination des politiques publiques. Outre leur caractère
patrimonial, les côtes sont la scène de processus naturels qui leur confèrent une mobilité parfois
1
aggravée par les aménagements de l’homme. La géographie du trait de côte évolue rapidement,
l’érosion côtière n’est pas un phénomène récent mais il s’est accru au cours des dernières décennies :
plus d’un quart du littoral français est touché par l’érosion. L’avancée des installations humaines vers
la mer se heurte alors au recul progressif du trait de côte vers les terres. Ce phénomène de
convergence est à l’origine des risques associés à l’érosion côtière et impose une gestion adaptée.
L’enjeu de gestion, aujourd’hui, est de protéger cet espace fragile, vulnérable et menacé en mettant
en place un système de gestion durable s’inscrivant dans un processus de Gestion Intégrée des
Zones Côtières (GIZC). La gestion du risque étant un arbitrage complexe entre des intérêts
contradictoires, la gestion du territoire côtier doit passer par une phase de définition des objectifs vers
la construction d’une vision partagée des méthodes de protection des plages et d’organisation des
usages. Le risque objectif diffère du risque subjectif, les représentations de la réalité varient en
fonction de chaque individu, des facteurs culturels, temporels, de sensibilité… on aboutit à une grande
diversité des perceptions du risque. L’analyse des perceptions permet de définir les enjeux de gestion
vers la mise en place d’aménagement durable de la zone côtière.
Le programme européen INTERREG III-C Sud BEACHMED-e (2005-2008) porte sur l‘évaluation des
politiques de défense des littoraux concernant les risques d’érosion côtière et de submersion marine. Il
s’agit de rendre compte de l’adéquation de ces politiques et des actions mises en œuvre avec les
objectifs et les principes du développement durable, tels que déclinés pour les espaces littoraux au
travers des politiques de GIZC. Le travail de recherche mené par l’Université Montpellier 1, en
partenariat avec le département de l’Hérault, concerne deux mesures centrées sur la Gestion Intégrée
des Zones Côtières, de l’érosion côtière et de la submersion marine. Le travail à l’échelle européenne
consiste à mettre en place une méthodologie commune pour l’analyse des politiques de gestion du
littoral méditerranéen. Le stage a été réalisé dans le cadre de ce programme. La prise en compte des
principes du développement durable et de la GIZC, implique la nécessité de favoriser la participation
des parties prenantes et des populations au travers de dispositifs de gouvernance facilitant la
2 3
discussion des objectifs. L’étude des enjeux et des perceptions que les acteurs et les usagers ont
des risques et des politiques de gestion de l’érosion et de la submersion marine devient un point
central de l’évaluation de ces politiques publiques de gestion du littoral. Cette analyse est déclinée
sous la forme d’un questionnaire destiné aux acteurs et aux usagers. Elle permet de recueillir les
4
représentations que se font les individus des risques côtiers, des politiques de gestion et plus
généralement du développement durable. L’évaluation des politiques publiques nécessite un cadre
d’analyse plus global, ce travail n’est pas demandé dans le cadre du stage mais il intégrera largement
les résultats obtenus à l’issue de ce travail.
Cette étude s’attache à caractériser les facteurs influençant les perceptions du risque et les
représentations sociales. Cela conduit dans une première partie à définir l’aléa érosion côtière et les
enjeux de gestion sur le littoral de l’Hérault mettant en évidence les différentes sources d’incertitudes
qu’un processus de gestion concertée doit intégrer. La deuxième partie pose le cadre de recherche de
ce travail en restituant dans un premier temps la logique d’identification des acteurs et des usagers,
puis en définissant les logiques des enquêtes de terrains réalisées dans le département de l’Hérault.
La troisième partie porte sur les perceptions des plages et des risques côtiers vers une identification
des usages des plages et du degré d’information des individus. Enfin la quatrième partie, au travers
de l’analyse des perceptions des politiques de gestion, permet d’intégrer les acteurs et les usagers à
une démarche d’évaluation des politiques publiques qui sera menée à l’échelle européenne.
1
Le trait de côte ou ligne de rivage peut être défini comme ‘le niveau maximal atteint par la mer en période hivernale’ (définition
commune Service Hydrographique et Océanographique de la Marine (SHOM) et International Hydrographic Organization
(IHO)).
2
Dans cette étude, le terme ‘acteur’ regroupe l’ensemble des personnes dont l’activité est plus ou moins directement liée à la
zone côtière (du gestionnaire à l’acteur économique). On parlera également de parties prenantes
3
Le terme ‘usager’ représente l’ensemble des individus se rendant sur les plages dans un but d’usage récréatif
4
Le terme ‘individu’ regroupe les acteurs et les usagers
8
1ère Partie : L’érosion du littoral du département de
l’Hérault : problématiques et enjeux de gestion
Le recul du trait de côte est généralisé sur l’ensemble du littoral français. Ce phénomène est
accentué par le réchauffement climatique. Ce recul pousse au repli des infrastructures humaines
(bâtiments, routes…) vers les terres. Cette stratégie s’inscrit dans une démarche d’aménagement
durable du littoral mais n’est pas partagée par une grande partie des acteurs locaux et des usagers. Il
s’agit de déterminer les enjeux de gestion et d’aménagement.
Le littoral est un espace dynamique complexe, l’apparente immobilité des plages est un
leurre. L’instabilité du rivage est liée au déplacement des sédiments sous l’influence de nombreux
facteurs :
> Marée et courants de marée
> Surcôtes (niveau de la mer)
> Vents (action sur les sédiments des plages)
> Houles
Les plages reculent par à-coup, sous l’effet des tempêtes. Elles subissent alors des dommages que la
saison calme (d’engraissement) ne pourra rétablir, il y a donc un déficit sédimentaire se traduisant par
un recul du trait de côte.
En Méditerranée, la violence des vents, les fortes surcôtes et décôtes, la présence d’herbiers
(piège à sédiments) et le régime torrentiel des cours d’eau favorisent une érosion saccadée. Ce
phénomène est accentué par l’étroitesse du rivage qui limite la capacité d’échange et de transfert de
sédiments vers la haute plage par les vents marins. Les vents dominants de terre (tramontane et
mistral) favorisent un déplacement des sédiments de la partie émergée vers la partie immergée du
littoral. Les coups de mer sont donc à l’origine dans ce cas, de l’engraissement de la haute plage en
ramenant sur la partie émergée les sédiments évacués par les vents (Paskoff, 1992). On évalue à 20
hectares la surface de plage perdue depuis 1945 pour la partie de la côte située entre Frontignan-la-
Peyrade et Palavas-les-Flots (22 km), soit un recul moyen de 0,7 m/an (EID et SMNLR, 2005). Sur le
Lido de Sète à Marseillan, au niveau des zones les plus exposées à l’érosion côtière, le recul peut
atteindre 2m/an (BCEOM, SMNLR, 2000).
Un aménagement a des conséquences sur le fonctionnement du système et quelquefois loin de sa
zone de réalisation. Il est donc fondamental de gérer l'érosion de manière intégrée et à une échelle
adaptée (EUROSION, 2004). Les études géomorphologiques permettent de distinguer différents
compartiments sur le littoral, ayant un fonctionnement relativement autonome par rapport aux
compartiments voisins : ce sont les cellules sédimentaires.
5
Construction de digues et de barrages sur le Rhône (principal source d’alimentation en sédiments pour le Golfe du Lion).
9
Elles représentent l’unité de base permettant d’établir les bilans sédimentaires à partir :
> Des apports (source d’alimentation en sédiments extérieurs à la cellule (fleuves, rivières…))
> Des pertes (fuite de sédiments vers l’extérieur de la cellule)
> Les réserves sédimentaires internes (embouchures, cône de déjection, prisme littoral, dune)
En Région Languedoc-Roussillon, 15 cellules ont été définies sur la base d’études scientifiques des
dynamiques sédimentaires (Cf. Annexe 1 : Présentation des cellules sédimentaire du littoral de
l’Hérault et étude de leur fonctionnement).
Lors de tempêtes marines, le niveau moyen de la mer augmente sous l’effet conjoint d’une
dépression atmosphérique, des vents et du déferlement des vagues. De plus l’érosion progressive des
cordons dunaires par les vents et les houles peut provoquer l’apparition de brèches qui menacent les
terrains situés en arrière du littoral dont l’altitude est en dessous du niveau de la mer. La présence
6
d’étang peut entraîner des inondations loin du bord de mer suite à une intrusion marine par les graus
dans les étangs. Le réchauffement climatique pouvant entraîner une augmentation de la fréquence
des tempêtes peut accélérer la formation de brèches et augmenter le risque de submersion marine.
Ces risques concernent bien évidemment les biens et les personnes qui peuvent être touchés par des
inondations mais ils incluent aussi des risques environnementaux liés aux modifications écologiques
que les submersions peuvent entraîner pour les zones naturelles concernées.
Dans les années 1950, l’État fait face à une crise de la viticulture et doit donc restructurer ses
activités pour maintenir son économie. Cette crise associée au développement des vacances et du
tourisme (nécessité d’augmenter la capacité d’accueil) entraînent la création du CNBRL (Compagnie
Nationale d’Aménagement du Bas Rhône Languedoc) et fait du littoral un lieu prioritaire
d’aménagement, l’État crée alors une mission d’aménagement du littoral : la Mission Littoral dite
‘Mission Racine’ (18 juin 1963) (Richard, 2005). Les objectifs de cette mission sont de créer une
grande région touristique en mettant en valeur ses ressources inexploitées. Un Plan d’Urbanisme
d’Intérêt Général est mis en place en 1964 sur 180 km de côtes et sur une largeur de 20 km dans les
terres. Six nouvelles villes vont être développées : La Grande Motte inaugurée en 1968, Gruissan en
1975, le Cap d’Agde, Port Leucate, Port Barcarès et Saint-Cyprien. La préservation de
l’environnement est une des préoccupations principales de la Mission Littoral mais les types de
gestion restent sectoriels et les actions ponctuelles (zones de coupures vertes, reboisement, création
de campings pour limiter le camping sauvage). La mission prend fin en 1982 au nom de la redéfinition
du rôle de l’État et des collectivités locales (loi Deferre).
Puis la gestion du littoral en Languedoc-Roussillon est appuyée par une deuxième mission
interministérielle dite ‘Mission Littoral’ (2001-2006) destinée à coordonner à l’échelle régionale les
initiatives de gestion de la zone côtière. Après l’établissement d’un diagnostic et la consultation de
près de 250 acteurs du littoral, la Mission Littoral a élaboré un plan de développement durable du
littoral autour de 15 axes d’interventions jugées prioritaires. Enfin plus récemment, le Conseil du littoral
est né de l’institutionnalisation des relations entre l’État et les principales collectivités territoriales
concernées.
6
Grau : connexion entre la mer et les étangs, un grau s’ouvre au point le plus faible du cordon littoral à l’occasion d’une crue ou
d’une tempête. Sur le littoral de l’Hérault la plupart des graus sont artificialisés.
10
2.2. La défense contre la mer
Lors de l'aménagement du littoral par la Mission Littoral dite ‘Mission Racine’, la création
d'ouvrages portuaires a fractionné la côte en compartiments relativement indépendants les uns des
autres multipliant ainsi les cellules sédimentaires. On compte sur le littoral du Languedoc-Roussillon
plus de 250 ouvrages de protection et 24 ports. De plus, l'urbanisation des cordons dunaires (La
Grande Motte par exemple) a privé le système d'un volume de sable important. En parallèle, la
diminution des apports sédimentaires des fleuves s'est accélérée (canalisation, barrages, extractions
de sédiments…)
Jusque dans les années 1990, la réponse à l’érosion côtière a été locale. La mise en œuvre depuis
plusieurs décennies d’ouvrages de protection, correspondant à des méthodes douces ou dures, a
localement et à court terme permis de ralentir ou de stopper l’érosion de certains secteurs du littoral.
Les méthodes douces de protection correspondent à la mise en place de ganivelles (brises vents au
pied des dunes), de rechargement des plages en sable, de reconstitution des herbiers de posidonies
ou de revégétalisation des dunes. Les méthodes dites dures de protection des plages correspondent
à la construction d’épis (enrochements perpendiculaires au trait de côte), de brises lames (submergés
ou immergés et parallèles au trait de côte) et aux digues (ouvrage de maçonnerie parallèle au rivage).
Les effets à moyen terme de ces ouvrages sur l’évolution du littoral et sur l’environnement se sont
révélés plus négatifs que prévu (déplacement des zones d’érosion, effets négatifs de certaines
structures après une courte période positive, impacts paysagers des épis et brises lames... ). Le
département de l’Hérault a dépensé plus de 9,2 millions d’Euros (valeur euros 2005) sur une période
de 20 ans pour la gestion du trait de côte.
La nécessité d’entretien de restauration de ces équipements entraîne des surcoûts financiers
généralement non prévus dans les budgets initiaux de construction. Il est donc nécessaire de gérer
l’érosion de manière intégrée et à une échelle adaptée.
Les aménagements en place sur les sites pilotes choisis pour cette étude sont présentés en
Annexe 2 : Diagnostic Site Erosion.
Paskoff (1992) souligne les contradictions de ces politiques d’aménagement et affirme que « nous
sommes alors pris dans un engrenage qui risque d’aboutir à la disparition de plages dont l’existence
était initialement la raison d’être des aménagements. Étrange paradoxe du à l’ignorance de la
vulnérabilité d’un milieu naturel par ceux qui ont eu la charge de l’équiper ».
L’étude des dynamiques d’érosion côtière et des aménagements du littoral permet de définir
les risques côtiers en fonction des aléas et des enjeux vers une définition de la vulnérabilité.
L’aléa est défini comme un événement d’origine naturelle ou humaine potentiellement dangereux.
L’aléa érosion mesure les prédispositions à l’érosion en fonction des caractéristiques naturelles de la
côte, les équipements de protections structurels et les activités favorisant l’érosion (Meur-Férec,
2006). Les enjeux représentent la valeur humaine, économique ou environnementale des éléments
exposés à l’aléa (Meur-Férec, 2006).
Il s’agit d’analyser et d’évaluer la vulnérabilité côtière (risques d’érosion) sous trois angles :
l’exposition aux risques (aléas et enjeux), la gestion des risques (politiques publiques de prévention,
mesures de protection et de réparation) et la perception du risque par les sociétés exposées
(conscience du risque et représentation) (Meur-Férec. et al, 2002). La Figure 1 présente la logique du
« système vulnérabilité » (d’après Meur-Férec, 2006). Ce système implique la prise en compte des
risques au travers de l’aléa (phénomène physique à l’échelle de la dynamique sédimentaire) et des
enjeux humains ou environnementaux, la prise en compte des politiques de gestion en place et de
leur évolution au cours du temps sur le secteur géographique et de manière plus globale à l’échelle de
la région ou du pays. Et enfin la définition de la vulnérabilité d’un secteur implique la prise en compte
des perceptions des individus présents sur la zone côtière.
11
Figure 1 : Vulnérabilité et risques côtiers (d’après Meur-Férec, 2006)
Aléas
Érosion côtière / Submersion
marines / Inondations des zones
côtières Risques
côtiers
Evaluation économique des Enjeux
enjeux Eléments exposés
Gestion
Prévention Protection
Equipements de gestion
Selon D’Ercole (1994), la vulnérabilité des sociétés s’exprime à travers leur capacité de réponse à des
crises potentielles. Plus un système est apte à se rétablir après une catastrophe moins il est
vulnérable. L’étude de la perception est essentielle à la définition de la vulnérabilité. Longtemps cette
composante de la vulnérabilité a été négligée. Aujourd’hui, elle s’inscrit dans une logique de
démarche participative dans un cadre d’étude pluridisciplinaire.
Une fois les risques définis, il s’agit de mettre en place des politiques de gestion adaptées en fonction
des secteurs et de leurs caractères prioritaires. Il s’agit donc de poser la problématique de gestion en
évaluant au préalable les enjeux de gestion du littoral et les perceptions et représentations des
acteurs et des usagers des plages.
Au niveau de la zone côtière, la multiplicité des usages, des acteurs, des interactions et des
politiques publiques et la complexité de la demande sociale entraînent une complexité du système de
gestion qui se fait le plus souvent de façon sectorielle. Le processus de Gestion Intégrée des Zones
Côtières (GIZC) vise à privilégier le bon usage des nombreuses opportunités qu'offre la zone côtière.
Pour le département de l’Hérault, les problématiques de gestion du territoire côtier sont liées au recul
du trait de côte et aux risques d’érosion côtière et de submersions marine. La mise en place d’un
12
processus de GIZC suppose la prise en compte de ce phénomène de recul des côtes. Dans cette
étude la prise en compte du concept de GIZC nécessite d’évaluer les politiques publiques de gestion
de l’érosion côtière en place suivant les critères de durabilité (vers du long terme), de concertation
(vers une gestion participative) et de cohérence géographique (d’une gestion locale à une gestion
globale).
4.2. Les apports de la Gestion Intégrée des Zones Côtières (GIZC) à la gestion de
l’érosion côtière
L’étude de l’aléa érosion montre que le risque de recul du trait de côte devient de plus en plus
important, les plages rétrécissent, les risques de submersion marine s’intensifient liés aux variations
climatiques et aux dérives des équipements d’ingénierie lourde. La prise de conscience de la
complexité des phénomènes naturels et anthropiques conduit à gérer l’érosion à une échelle plus
large : l’échelle de la cellule sédimentaire. Le changement des logiques de gestion favorise
l’élargissement des méthodes de prise en compte de l’érosion côtière afin de développer
plusieurs solutions adaptées et non plus une solution unique et systématique. La GIZC offre un cadre
adéquat pour appréhender les interactions entre activités au niveau de la zone côtière. La
reconnaissance de la pluralité des objectifs du développement durable conduit à une reconnaissance
élargie des fonctions des plages, y compris du point de vue de l’environnement dont il convient de
tenir compte pour évaluer l’ensemble des composantes de la valeur économique et écologique de ces
milieux (Rey-Valette et al., 2006). Cette prise en compte de la diversité des enjeux vers une gestion
adaptée des risques nécessite l’intégration des représentations des acteurs et des usagers des
plages indispensables à une approche concertée. Pourtant, assez peu d’analyses abordent
l’évaluation de la vulnérabilité et la perception des risques côtiers par les acteurs. Meur-Férec et al.,
(2006) ont établi une grille méthodologique d’évaluation de la vulnérabilité concernant l’érosion à partir
d’enquêtes auprès de la population et des acteurs.
C’est dans ce contexte de recherche d’une coordination des objectifs, des actions et des
politiques pour la gestion des zones côtières qu’est né le projet européen INTERREG III-C Sud
BEACHMED-e7 (2005-2008). Ce projet, résultant d’un partenariat entre plusieurs régions
méditerranéennes et européennes, a pour objectifs de constituer un réseau d’échange de données et
d’expériences sur la gestion de l’érosion en Méditerranée en instituant un partage des tâches entre
partenaires. Une première phase de BEACHMED (2002-2004) a permis d’étudier la faisabilité du
procédé de rechargement par l’apport de grandes quantités de sables issues des fonds marins. Un
second projet, BEACHMED-e, a été engagé en 2005 et court jusqu’en 2008. Ce prolongement traduit
la volonté d’action commune à l’échelle méditerranéenne, et le besoin pour tous les partenaires
d’élargir leurs domaines de connaissance et de compétence, en particulier concernant le recours à la
GIZC qui correspond aux orientations politiques européennes en matière de développement durable
et qui tend à devenir un cadre de référence des politiques publiques sur le littoral. Le projet
BEACHMED-e peut être considéré comme un programme de recherche appliquée et interdisciplinaire
sur l’utilisation de nouvelles technologies pour réaliser un suivi précis et régulier du trait de côte, et
pour élaborer de nouvelles méthodes de gestion du littoral, considérant aussi bien les dimensions
naturelles que socio-économiques de cet espace.
Conclusion de la première partie : L’érosion côtière représente donc un risque pour le littoral
urbanisé du département de l’Hérault. Les connaissances scientifiques sur l’aléa érosion se
développent, cependant les études ne peuvent lever les incertitudes concernant les risques
d’élévation du niveau de la mer. Les politiques de gestion doivent donc évoluer vers une adaptation
de l’homme à la nature. Cette évolution ne peut se faire sans une participation active des individus
pour une gestion concertée du littoral. Il s’agit donc au travers des perceptions du risque et des
politiques d’évaluer le degré d’information, de prise en compte et d’acceptabilité des populations
directement confrontées à l’aléa. Les processus engagés dans la démarche de GIZC impliquent une
nouvelle dynamique sociale via l’implication des acteurs, l’ouverture au dialogue, la communication
avec le public… (COI-UNESCO, 2002).
7
Beachmed « Strategic management of beach protection measures for the sustainable development of Mediterranean coastal
areas » (www.beachmed.it)
13
2ème Partie : Méthodologie et positionnement de la
recherche
Afin d’aboutir à une évaluation de des politiques de gestion il est nécessaire de mieux
connaître les perceptions des acteurs et des usagers des plages des risques d’érosion et de
submersion marine. Selon l'approche des sociologues (Beck, 2001 ; Douglas, 1981 ; Douglas et
Wildavsky, 1982 ; Peretti-Watel, 2000, etc.) cités par Meur-Ferec (2006) les perceptions du risque
sont des représentations sociales, culturellement déterminées, variables selon les sociétés et la place
de chacun au sein de celle-ci. Le risque n’est alors jamais perçu de la même manière dans le temps,
dans l’espace ou par un ensemble d’individus. Dans cette partie, il s’agit de déterminer les outils
d’analyse des représentations et des perceptions du littoral et de la zone côtière. Plusieurs référentiels
théoriques sont ainsi mobilisés.
1.2. La construction des comportements des individus face aux risques naturels : de
la phase de perception au comportement des individus
Pennanguer (2005) met en évidence les phases de construction des comportements des
individus et distingue :
> La phase de perception vers la construction de la réalité de l’individu avec l’intervention de la
sensibilité de l’acteur, l’échelle de temps et d’espace dans laquelle l’individu s’inscrit et son degré
14
de connaissance et d’information. Ces perceptions deviennent alors synonymes de vérité pour
l’individu.
> La phase de réflexion amène l’individu à définir sa position au travers de différents filtres : les
ambitions, les craintes et la tolérance (degré d’acceptabilité et capacité d’écoute).
> La phase de réaction fait intervenir la conviction et le pouvoir de l’individu et détermine la
robustesse de la position de l’acteur et son comportement dans l’espace publique de gestion.
La perception des risques varie selon les groupes sociaux des personnes enquêtées et de
leurs liens avec le territoire en jeu. De plus il est important d’étudier si leur activité et leur pratique est
à l’origine de l’érosion ou si elle en subit les conséquences de façon plus ou moins directe. En effet,
lorsque les acteurs et les usagers du territoire admettent que la nature comporte des dangers, ils
acceptent de moduler leurs activités en fonction des contraintes collectives imposées par la
vulnérabilité de ce territoire. « Il s’agit d’une gestion de l’aléa naturel et de la vulnérabilité anthropique.
L’efficacité collective permet une réinscription sociale du risque » (Cartier, 2005). L’analyse de la
perception des risques d’érosion par les usagers et les acteurs permet de mieux comprendre leurs
motivations et leurs logiques d’exploitations d’un actif naturel vulnérable. En effet, les populations face
au risque s’organisent et on souligne souvent la diversité des causes de la situation et le rejet de la
responsabilité. Chaque acteur ou usager des plages est porteur d’une vision de la gestion idéale des
choses et des autres individus à l’origine de leur comportement.
Il s’agit dans un premier temps d’analyser les profils des individus vers une mise en évidence des
variations sociales sur le niveau de connaissance de l’aléa, sur la sensibilité au risque, sur le niveau
de confiance dans les différents gestionnaires (acteurs de la gestion du risque) et enfin sur le
comportement avéré ou projeté face aux gestionnaires.
Ainsi il est possible de mettre en évidence des variations dans les degrés d’investissement des
différentes catégories sociales et dans les degrés d’acceptation du risque. L’identité sociale s’avère
être un facteur explicatif puissant de la construction sociologique du risque.
L’identité sociale de l’individu permet donc de mettre en évidence :
> Les ambitions de l’acteur ou de l’usager, dans le cas de l’acteur ces ambitions sont le reflet
plus ou moins exact des enjeux de la structure par rapport aux politiques de gestion.
> Les capacités de dialogue de l’acteur ou de l’usager au travers de liens qu’il crée avec les
parties prenantes impliquées et les gestionnaires.
> La sensibilité de l’acteur que l’on identifie au travers de sa mémoire du risque liée à son
antériorité sur le secteur.
La question de l’acceptabilité des risques repose sur des règles de gouvernance à élaborer
dans lesquels la participation des individus est une des composantes à part entière. La vision du
risque évolue avec l’émergence de diverses crises et la reconnaissance des incertitudes scientifiques.
Les gestionnaires du risque sont donc amenés à amplifier leur stratégie de communication et de
dialogue avec les populations concernées.
Les enquêtes permettent d’identifier des manques potentiels au niveau de cette communication et
donc au niveau des connaissances. De la réalité, l’aléa, à la représentation de cette réalité pour
l’individu, il existe des variations résultant d’une sélection de l’information et d’un accès différencié à
celle-ci. Cette sélection dépend de sa participation et de son degré d’information, soit un ensemble de
filtres (Pennanguer, 2005). Ainsi l’individu construit sa réalité qui a valeur de vérité. Plus le degré
d’information est faible, plus les préjugés et les idées préconçues auront de poids dans l’élaboration
de la représentation de l’événement. La confrontation de la réalité ainsi construite par l’individu et de
ses préoccupations professionnelles ou non, va déterminer la position de l’acteur ou de l’usager qui
sera alors plus ou moins ouvert au dialogue.
15
INCERTITUDES Outils de
construction
REALITE Evénement : aléas érosion et submersion marine d’une réalité
limitée et
contextualisée
Logique
d’acteur
COMPORTEMENT de l’individu
Degré
d’acceptabilité
du risque
Analyse des perceptions de tous les
individus de la zone côtière vers une
définition d’une vision partagée de la Capacité
situation d’évoluer vers
plus de
concertation
16
De l’aléa au comportement, les étapes de l’analyse peuvent être résumées par la Figure 2. Les
perceptions des individus sont donc le résultat d’un ensemble de caractéristiques propres à chaque
individu qui construit au travers de ces filtres individuels une représentation originale et personnelle de
la réalité. Son comportement (capacité d’évoluer vers plus de concertation) et son degré
d’acceptabilité du risque dépendent directement de ces perceptions.
L’analyse des perceptions du risque est une étape à la mise en place d’une gestion intégrée et
concertée de la zone côtière. Cette gestion intégrée du risque d’érosion côtière s’inscrit dans une
démarche de GIZC et doit donc s’articuler de manière cohérente avec les politiques publiques de
gestion en place (Plan de Prévention des Risques (PPR), Inondations, Tourisme…). La mise en place
d’une gestion concertée de la zone côtière implique que la perception des individus évolue pour
prendre en compte la vision des autres individus afin d’aboutir à une vision plus globale et partagée
de la situation.
L’identification de ces étapes d’analyse permet la mise en place d’une typologie des acteurs et
des usagers.
La construction de la typologie des acteurs et des usagers des plages doit tenir compte des
facteurs structurant les représentations et les relations aux plages. Les différents filtres analysés ci-
dessus (Cf. Figure 2) nous permettent de distinguer les groupes au sein des catégories :
> Les acteurs parties prenantes
> Les usagers se rendant sur les plages dans un but récréatif
Les techniques et modes d’enquêtes sont donc distincts en fonction des catégories.
Une grille de classification fonctionnelle de ces acteurs peut être proposée. Elle permet de croiser le
statut de l’acteur, son niveau de sensibilité au développement durable notamment à travers sa
proximité vis-à-vis d’une logique de conservation ou bien d’exploitation / valorisation, qui recouvre une
partition entre des logiques plutôt de court terme ou au contraire de long terme et enfin en fonction de
son rapport plus ou moins fort de familiarité à l’objet. On peut ainsi distinguer six catégories d’acteurs
en fonction de leur situation dans cette matrice :
> Les acteurs codés 1 : gestionnaires publics de l’érosion côtière
> Les acteurs codés 2 : autres gestionnaires publics liés au littoral
> Les acteurs codés 3 : gestionnaires sectorielles
> Les acteurs codés 4 : associations liées à la conservation des espaces naturels
> Les acteurs codés 5 : autres associations
> Les acteurs codés 6 : acteurs privés
La figure 3 présente la matrice, les acteurs sont codés en fonction de leur degré d’implication dans les
processus de gestion de l’érosion côtière (axe vertical), en fonction de leur perception des enjeux de
gestion (s’ils répondent à une logique d’exploitation ou de conservation : axe horizontal) et enfin en
17
fonction de leur degré de familiarité par rapport aux plages et au secteur géographique considéré
(diagonale).
Figure 3 : Typologie fonctionnelle des acteurs intégrant leur degré de proximité aux plages
Rapport distancié
aux plages Implication élevée dans les
Gestionnaires processus de gestion de
érosion l’érosion côtière Gestionnaires
Code 1 locaux
Acteurs
associatifs
sectoriels
Code 4 Code 5
Logique
Logique orientée
orientée Acteurs associatifs
exploitation
conservation environnementalistes (vision de
(vision de long court terme)
Acteurs
économiques
Implication faible sur le littoral Code 6
dans les
processus de
gestion de Rapport de familiarité
aux plages
L’étude de la construction des perceptions sociales a mis en évidence des filtres à l’origine de
la diversité des représentations d’une même réalité. Au niveau des usagers des plages l’antériorité sur
le secteur géographique et les enjeux individuels de propriété (propriétaire exposé ou non au risque)
semblent être les facteurs déterminants pour la construction des perceptions du risque. Cela permet
de distinguer quatre catégories :
> Les résidents locaux d’une commune littorale
Locaux (habitants de l’Hérault)
> Les résidents locaux d’une commune non littorale
> Les propriétaires d’une résidence secondaire dans
une commune littorale de l’Hérault Non Locaux
> Les touristes de passage dans l’Hérault
Les sites ont été choisis en fonction des degrés d’aléas érosion côtière et submersion marine.
Ensuite, les recouvrements entre les échelles des cellules sédimentaires (dimension écosystémique)
et celles des unités de gestion (dimension sociosystémique). Deux aspects doivent plus précisément
être pris en compte dans l’aspect unité de gestion, c’est-à-dire l’unité administrative de gestion comme
18
le nombre de communes concernées par cellule sédimentaire, et le rayon d’attraction des plages pour
la population résidente (homogénéité géographique des usagers locaux).
Enfin, pour évaluer la procédure de concertation dans un contexte de gestion intégrée, il est important
d’avoir des zones où la diversité des usages est importante et ne se limite pas aux activités
touristiques mais permet aussi de tenir compte des activités traditionnelles que sont l’agriculture ou la
pêche et les cultures marines (Cf. Annexe 3 : Choix des sites pilotes et délimitation des secteurs
d’enquête).
Valras-Plage constitue une transition entre une zone stabilisée artificiellement par des brises lames et
une zone naturelle (sur la commune de Vendres). Il constitue la limite de la zone urbanisée et est
particulièrement sensible à la submersion lors de tempête. Le Lido de Sète à Marseillan est fortement
soumis à l’érosion et la route Sète-Marseillan le long du rivage a été de nombreuses fois détruite lors
de coups de mer. Le recul stratégique a été adopté pour restaurer un fonctionnement naturel du site.
Le cas de Palavas-les-Flots semble intéressant pour l’étude de la perception globale que les
populations ont des phénomènes d’érosion côtière puisque suivant un compte rendu de la réunion de
travail au Service Maritime et de Navigation du Languedoc Roussillon (SMNLR) du 14 décembre
2006, ce niveau de conscience est très faible. Or, dans le cadre d’une politique de gestion intégrée de
l’érosion l’accent doit être mis sur les procédures de concertation passant par une phase préalable de
communication.
- Un guide d'entretien «Gestionnaires et acteurs parties prenantes impliqués dans les politiques de
gestion des plages » avec trois variantes : les gestionnaires et acteurs parties prenantes impliqués
dans la gestion de l’érosion; les gestionnaires et acteurs parties prenantes impliqués dans la gestion du
littoral; les acteurs porteurs d’intérêts, secteurs…
- Un questionnaire «Usagers des plages » avec quatre variantes suivant la typologie définie:
> résidents locaux des communes littorales
> résidents locaux des communes non littorales/visiteurs journaliers
> propriétaire de résidences secondaires
> touristes (autres départements ou étrangers)
8
Suivant l’étude intitulée « Les plages du LR, un capital à préserver à quels coûts ? » (ACT Ouest- SCE Montpellier, 2006)
définissant comme suit la typologie des plages:
- la typologie « plage urbaine » regroupe les plages qui ont un front bâti proche de la plage.
- la typologie « plage naturelle » regroupe les plages qui n’ont pas d’urbanisation en arrière plage.
19
Les questionnaires sont présentés en Annexe 4 : Guide d’entretien acteur et questionnaire usager
des plages.
L’objectif de cette enquête est d’évaluer les politiques de gestion de l’érosion côtière et de la
submersion marine du point de vue des principes de la Gestion Intégrée des Zones Côtières (GIZC).
Elle est aussi l’occasion de recueillir les représentations que se font les acteurs de ces phénomènes,
de la GIZC et plus généralement du développement durable.
Il s’agit d’un guide d’entretien auprès d’un nombre réduit d’acteurs mais qui sont représentatifs des
types de parties prenantes. Il s’agit d’enquêter les représentants des services de l’État, des
collectivités territoriales, des organisations et associations professionnelles, des associations
d’usagers ou représentants de la population.
Au total, une dizaine d’acteurs par site ont été enquêtés, auxquels nous pouvons rajouter une
vingtaine d’acteurs clés aux échelles départementale et régionale. L’objectif est d’être le moins directif
possible. Les entretiens doivent être retranscrits le plus fidèlement et précisément possible,
notamment au niveau de la terminologie exacte employée, de façon à pouvoir ensuite analyser les
discours. Ainsi, dans la mesure du possible il est préférable d’enregistrer les entretiens. La durée des
entretiens varie de 30 minutes à 3 heures en fonction du degré d’implication de l’acteur dans les
processus de gestion ou en fonction des enjeux de son activité face au risque d’érosion côtière et de
submersion marine. La construction de ces questionnaires est basée sur les études de Meur-Férec et
al. (2002).
Au total, six rubriques ont été distinguées, certaines communes à l’ensemble des acteurs d’autres
spécifiques aux types d’acteurs. Ceci est restitué dans le Tableau 2.
La liste des acteurs rencontrés s’est construite au fur et à mesure du projet. Les acteurs
transversaux nous ont peu à peu fourni les informations nécessaires à la construction de la liste
d’acteurs locaux au travers de la définition des enjeux de gestion (Cf. Annexe 5 : Liste et typologie
des acteurs enquêtés).
Tableau 3 : Nombre d’acteurs rencontrés en fonction des différents critères (codes : Cf. Figure 3)
Code Locaux Transversaux Total
1 0 9 9
2 0 5 5
3 3 1 4
Sous total ‘Acteurs gestionnaires’ 3 15 18
4 4 2 6
5 5 3 8
Sous total ‘Associations’ 9 5 14
6 9 0 9
Sous total ‘Acteurs privés’ 9 0 9
Total 21 20 41
20
3.1.3. Profil des enquêtés à partir de quelques variables structurelles
L’analyse des profils des acteurs repose sur 36 entretiens, les autres n’étant pas
suffisamment précis. Les résultats sont présentés en fonction de la typologie fonctionnelle qui a été
élaborée dans la deuxième partie (Code 1 à 6 de la Figure 3).
Figure 4 : Distribution des acteurs enquêtés selon les classes d’âge
Nombre de acteurs
10
0
1 2 3 4 5 6
age
15-19 ans 30-39 ans 40-49 ans 50-59 ans 60 et +
code
La majorité des gestionnaires de l’érosion côtière interrogés ont entre 30 et 39 ans. En ce qui
concerne l’antériorité sur le secteur géographique il apparaît que les acteurs gestionnaires sont peu
natifs de la région alors que les acteurs porteurs des enjeux économiques (codés 5 et 6) sont au
contraire en majorité nés dans la zone littorale. Cette antériorité dans la zone d’étude est un facteur
déterminant des représentations sociales qui influence donc fortement les perceptions des acteurs et
leur comportement. On peut supposer que l’attachement au site sera d’autant plus fort pour une
personne née dans la zone concernée. Par ailleurs, on peut aussi supposer que le risque est plus
facilement accepté par des personnes dont l’antériorité est faible sur le secteur et à ce niveau encore,
la plus ou moins grande antériorité des acteurs va fortement déterminer les enjeux de gestion perçus
par les acteurs interrogés.
De même, l’analyse de la distribution des lieux de résidence montre que les acteurs gestionnaires ne
résident pas sur le littoral alors que la majorité des élus et des acteurs porteurs d’intérêt public ou
économique sont au contraire résidents d’une commune littorale du département de l’Hérault (Sites
pilotes ou autres). Là encore cette différence de situation va influencer leur définition des enjeux de
gestion et leur degré d’acceptabilité des risques.
Le questionnaire « usager des plages » doit permettre de fournir des informations relatives
aux modes d’utilisation des plages en fonction des profils sociaux des individus enquêtés, aux
perceptions des risques côtiers que sont l’érosion côtière et la submersion marine, des politiques
publiques mises en œuvre, et de la GIZC, ainsi que les montants monétaires que les individus
seraient prêts à payer en termes d’usages directs et indirects.
La logique du questionnaire « usager des plages» est la suivante (quelques questions sont
communes avec les questionnaires acteurs) :
21
Tableau 4 : Présentation des grandes rubriques du questionnaire «usager» et du nombre de questions
correspondant
Thématique Résidents Résidents Résidents Touristes
communes communes secondaires
littorales non littorales
A Identifications des individus enquêtés 5 5 5 5
B Type de résident 5 3 5 3
C Fréquentation et les usages des plages 12 12 12 12
D Perception des risques d’érosion côtière 10 10 10 10
E Pratiques et politiques de gestion de l’érosion côtière 9 9 9 9
F Perception des risques de submersion marine et les 4 2 4 2
actions souhaitées
G Mesure du Consentement A Payer (CAP) 9 9 9 9
Total 54 50 54 50
(Cf. Annexe 4 : Guide d’entretien acteur et questionnaire usager des plages)
Au total 301 enquêtes ont été réalisées pour l’ensemble des 3 sites pilotes. Il s’agit d’équilibrer
le nombre d’enquêtes en fonction des caractères urbain ou naturel des plages et du kilomètre linéaire
des plages étudiées. Ainsi, sur le Lido de Sète à Marseillan le nombre d’enquête est plus important.
Enfin, il convient de tenir compte des variations du nombre et du profil des usagers (suivant la
typologie) en fonction des périodes.
x2
Deux saisons ont été distinguées (avril - juin et juillet - août) et l’effectif des enquêtes par saison est
calculé de façon à être représentatif de la fréquentation (celle-ci doublant en saison estivale). Les
personnes sont interrogées de manière aléatoire sauf en ce qui concerne les tranches d’âge et les
genres (recherche l’équilibre des quantités). L’équilibre entre les différents types de résident est
également souhaitable. Le questionnaire est donné aux personnes interrogées qui remplissent eux
même les quatre premières parties. Les trois dernières sont faites sous forme d’échange entre
l’enquêteur et l’enquêté.
L’analyse des résultats se fait par l’utilisation du logiciel «Le Sphinx Plus ² ». L’annexe 6
présente la synthèse des résultats des enquêtes usagers des plages (Cf. Annexe 6 : Synthèse des
résultats des enquêtes usagers des plages).
22
Tableau 6 : Typologie et répartition
Nb. cit. Fréq.
TYPE
Il existe un clivage entre résidents locaux et non locaux au niveau du degré d’information et
d’acceptabilité du risque. L’attachement est d’autant plus fort que l’antériorité de la personne sur le
site est élevée, mais les propos sont plus modérés : les habitants de la région sont en général plus
réalistes et moins idéalistes.
En termes sociodémographiques, la répartition par sexe est globalement bien respectée ; la répartition
par tranche d’âge est moins bien respectée : les 65 ans et plus sont sous représentés alors que les
29-49 ans sont sur représentés. Il est intéressant de noter que 45% des résidents de communes non
littorales interrogés sont des jeunes de moins de 28 ans. Les jeunes passent plus de temps sur les
plages (24% d’entre eux reste la journée contre des valeurs n’excédant pas 15% pour les autres
classes d’âge).
L’analyse des résultats montre qu’il existe peu de différence entre les sites alors que la partition entre
plages urbaines et naturelles est plus significative. En matière de perception et de gestion des risques
côtiers, l’identité sociale n’est pas un facteur paraissant discriminant. En effet, on n’observe pas de
différence significative en fonction des catégories socioprofessionnelles contrairement à l’étude
menée sur le littoral de la Côte d’Opale (Pas de Calais) qui montre que les représentations du risque
dépendent de l’identité sociale (catégories socioprofessionnelles comme facteur explicatif fort)
(Flanquart et al., 2006). L’âge est un facteur explicatif au niveau des usages mais peu discriminant en
ce qui concerne les perceptions.
Conclusion de la deuxième partie : Cette description montre qu’il s’agit de considérer l’échantillon
des usagers et des acteurs dans son intégralité pour avoir une vision globale de la culture du risque
sur le littoral. Il sera également utile d’observer l’échantillon usager par catégories : âge, type (locaux
ou non locaux) et en fonction de la typologie des sites (naturel ou urbain) pour mieux répondre aux
attentes d’une population variée et l’échantillon acteur en fonction de la typologie fonctionnelle pour
mieux comprendre leurs logiques de gestion.
23
3ème partie : Quelles représentations des plages et de
l’érosion côtière ?
Il s’agit de distinguer la perception réelle de l’individu et celle qui répond d’une justification
autre : les individus, face à l’enquêteur ont tendance à répondre ce qui leur semble être politiquement
correct.
> Séjour des touristes dans une commune littorale et fréquentation des plages à proximité
La majorité des personnes interrogées dont la résidence principale se situe hors Hérault et ne
possédant pas de résidence secondaire dans le département (88,8% d’entre eux) choisissent pour
commune de séjour une commune littorale. De plus la plupart de ces touristes interrogés (66,4%
d’entre eux) séjournent dans la commune même (site pilote). La proximité de la plage par rapport au
lieu de résidence apparaît comme le principal critère de choix des plages (cité 115 fois parmi les
critères de choix recueillis très largement avant la propreté citée 22 fois).
Lorsque la commune de séjour est une commune non littorale, c’est en général une grande ville à
proximité des communes littorales (Montpellier, Béziers).
> Caractère déterminant de la présence des plages dans les choix résidentiels des
populations des communes littorales
Pour 82,7%, des résidents d’une commune littorale interrogés, la présence d’une plage a joué un rôle
dans le choix de la commune de séjour.
Au total, les plages de l’Hérault représentent un espace attractif : la présence d’une plage est le critère
de choix principal des résidents et des vacanciers qui ont tendance à choisir leur lieu de résidence ou
de séjour en fonction de la proximité aux plages. On retrouve là les résultats de l’enquête MIAL
(Mission Littoral, 2002), où les plages et le soleil étaient les principaux facteurs de choix cités.
1.2. Une approche sociale de la plage comme lieu de détente et de loisir pour les
usagers et les acteurs privés
Les plages sont perçues de manière globale comme un lieu de détente et de loisir. L’analyse
des questionnaires usagers montre que la population a une image positive des plages comme espace
de détente et de tranquillité :
24
Figure 5 : Représentation des plages par les usagers
Mer 76
Espace naturel 52
Lieu de rencontre 36
Enfants 22
Espace de Liberté 15
Une plage tranquille n’est pas une plage déserte mais un lieu de sociabilité pacifique, non pas du vide
et de la solitude mais des gens ensemble apaisés, décontractés et joyeux (Urbain, 1994). La plage est
le lien entre la nature et l’homme (mer et espace naturel). Urbain (1994) souligne que «la plage est un
théâtre où la société se dévoile se dénude mettant en scène la dimension affective et sensible des
relations sociales », cette caractéristique apparaît ici avec la notion de rencontre largement citée
(famille, amis…). Il décrit également les plages comme un lieu de contact direct : « sur les plages rien
ne vient s’interposer entre vous et vos enfants ». L’ensemble des réponses ne recouvre que très
partiellement l’image « d’espace de liberté » mis en avant par les usagers lors des enquêtes
nationales (CELRL, 1995).
Les acteurs porteurs d’intérêt codés 5 et 6 (Cf. Figure 3) rejoignent l’approche sociale des plages
décrite par les usagers. L’image dominante est celle de très belles et grandes plages de sable fin.
Les acteurs du Lido de Sète montrent notamment un attachement particulier aux plages qualifiées
« d’exceptionnelles pour la qualité de leur sable et leur superficie. L’intérêt de la conservation est
certain et fait intervenir la revégétalisation des dunes qui est un élément important pour lutter contre
l’érosion », « les plages sont très belles : 20 km de plages jolies ». La propreté et l’entretien des
plages sont également des éléments qui sont soulignés par ces acteurs. Le seul bémol exprimé
concerne la différence de valorisation saisonnière des plages qui sont peu entretenues (« sales ») et
« laissées à l’abandon pendant les mois d’hiver ».
Les acteurs gestionnaires de l’érosion côtière ou du littoral ont une image plutôt négative du
littoral Héraultais. Les gestionnaires publics spécialisés érosion (code 1) (Cf. Figure 3) qualifient les
plages comme étant « anthropisées et artificialisées », « plages sales », « milieux dégradés ». Malgré
tout, ces acteurs soulignent que les plages sont également un lieu de liberté, de farniente, un lieu
familial et populaire dédié aux loisirs et au tourisme de masse.
L’opinion des autres gestionnaires publics liés au littoral (code 2) est plus tempérée. Ils mettent en
avant la dualité de l’image des plages héraultaises : espace à la fois « bétonné », « mité », « moche »,
mais aussi espace naturel qui comporte un intérêt touristique et constitue une « rente patrimoniale »
certaine.
Les acteurs associatifs quant à eux, retiennent davantage le côté consommation d’espace et étendue
de sable en soulignant que cela fait partie d’une demande exprimée par les usagers. Mais certains
notent également la contradiction entre cette demande de sable et d’espace et le fait que les plages
aient tendance à rétrécir voire par endroit à disparaître. Certains font observer que celles-ci sont peu
esthétiques et pas toujours bien mises en valeur. Ainsi un représentant d’association affirme : « les
plages du sud n’ont rien à voir avec les plages bretonnes ou brésiliennes. Elles ne sont pas belles,
pas esthétiques, étroites et pas agréables, en plus il n’a pas de marée. Les plages sont minables et
l’arrière plage est moche : anthropisation plus, plus ».
Une majorité d’acteurs regrette le manque de respect des touristes vis-à-vis de l’espace naturel. Il
s’agit d’un tourisme peu sensibilisé aux problématiques environnementales : « le Languedoc
Roussillon est une région qui a une des plus mauvaises images des plages : populaires, moches,
bétonnées, sans autre attrait que le sable, le soleil et les huiles solaires bien grasses. Ce sont des
plages populaires et bon marchées ». La popularité de ces plages est perçue par certains comme
25
« un aspect sympathique de ces plages… mais ayant des conséquences directes sur
l’environnement ». Un gestionnaire confirme qu’il s’agit d’aller vers un tourisme raisonné et vers une
prise de conscience des enjeux environnementaux par les populations.
Le risque le plus perçu par les usagers des plages est les risque de «pollution » (cité 131 fois).
Le risque d’érosion (cités 87 fois) apparaît sous deux aspects, l’évolution des plages, leur disparition
(« perte de sable », « diminution des plages »…) et par le terme « érosion » lui-même. L’influence de
l’homme sur les plages est également identifiée au travers des termes « artificialisation » (cité 4 fois)
et «surfréquentation » (cité 10 fois) impliquant des dégradations de l’espace naturel côtier.
Pour les acteurs appartenant au premier groupe (code 1 : gestionnaires publics spécialisés érosion),
le processus d’érosion est décrit à l’échelle de la dynamique sédimentaire avec des termes précis et
spécialisés « déficit et apport de sédiments ; matériel sableux ; hydrosédimentaire ». Il s’agit d’une
définition technique dans lesquelles les causes sont analysées et différenciées précisément : causes
naturelles et impact de l’urbanisation. Les acteurs appartenant au second groupe (code 2 : autres
gestionnaires publics littoral), emploient quant à eux le plus souvent le mot « sable ». Il s’agit pour ces
acteurs d’un phénomène de régression du linéaire côtier avec une disparition du sable. Les causes du
processus sont également citées. Pour les élus et gestionnaires économiques (code 3), l’érosion
correspond à une diminution de la plage et leur définition intègre l’évocation des enjeux au travers de
l’expression « perte de surface ». Les risques associés au recul du trait de côte sont également
intégrés dans la définition. Les causes du phénomène ne sont pas analysées. La « disparition des
plages est difficile à comprendre, redoutable et inexorable ». L’érosion côtière représente un risque et
la réalité du processus est mise en évidence au travers des enjeux menacés. Les définitions des
acteurs du quatrième groupe (code 4 : acteurs associatifs liés à la conservation) sont diverses et ne
permettent pas de mettre en évidence un thème récurrent. Les échelles de perceptions du
phénomène sont variées : sédiments, plage, système plage – dune, environnement marin. Les autres
acteurs associatifs (code 5) proposent une définition plus globale, le processus d’érosion côtière est
défini au travers de ses conséquences sur la côte : « mer qui ronge les côtes, ronge les plages ».
Enfin les définitions recueillies auprès des acteurs économiques privés (groupe code 6) sont proches
de celle du groupe précédent. Le processus n’est pas défini mais il est qualifié : « problème, risque
réel, important, inquiétant ».
26
Hormis pour les acteurs gestionnaires de l’érosion côtière, les processus d’érosion côtière sont
globalement peu pris en compte dans les définitions. Les acteurs identifient le processus au travers
des conséquences qu’il peut avoir sur les infrastructures ou sur les écosystèmes de bord de mer
suivant les enjeux des institutions représentées par l’acteur interrogé. L’érosion représente un risque
réel dont l’évolution et les dynamiques sédimentaires sont peu palpables tandis que les enjeux eux
sont clairement identifiés. Le phénomène est donc perçu comme un risque réel au travers des
menaces qu’il représente aux yeux des acteurs.
Les acteurs impliqués dans la gestion du littoral et de l’érosion évoquent le fait que la
population globalement sous-estime le phénomène d’érosion dans la mesure où elle reste peu ou mal
informée et perçoit ce phénomène principalement à travers des épisodes ponctuels de tempête.
Certains acteurs répondent spontanément que les populations n’ont pas conscience du problème
puisqu’elles n’ont pas le recul nécessaire : « les gens n’ont pas forcement conscience du problème ».
Chaque fois qu’on essaie de freiner l’invasion « les gens ne comprennent pas, ils ont une vision à
court terme de la plage ».
Plusieurs acteurs soulignent que la perception des populations dépend fortement de l’ancienneté et
de l’ancrage familial de la population sur le territoire par intégration de la valeur sentimentale et
patrimoniale associée aux souvenirs d’enfance et aux souvenirs familiaux. Il y aurait ainsi des
différences sensibles de perception entre résidents locaux de longue date, néo-héraultais et même
résidents de l’arrière pays.
Les usagers définissent l’érosion côtière comme « une dégradation de l’écosystème côtier et
une perte de sable et de terres côtières » à 45%. La question étant une question fermée, ils répondent
ce qu’ils leur semblent être le plus cohérent, cependant lors de la deuxième partie du questionnaire, ils
demandent souvent à l’enquêteur de redéfinir le concept. La sensibilité des usagers face au
phénomène d’érosion côtière transparaît plus fidèlement au travers de la question concernant le
risque d’érosion : « Qu’en pensez-vous ? » présentant un fort taux de non réponse (30%) montrant
que les usagers se sentent peu concernés par le risque d’érosion. De même à la question : « Y a-t-il
des phénomènes d’érosion côtière et de recul des plages où vous vous rendez ? », on observe 17,9%
de non réponse, 15,6% de non et 66,4% de oui.
Ces résultats confirment les perceptions des acteurs quant à la sensibilité des populations. Il s’agit de
vérifier l’hypothèse émise concernant les différences de sensibilité en fonction des origines
géographiques (résidents des communes littorales ou non, locaux ou non…).
En effet, l’analyse croisée de perception du risque et des phénomènes d’érosion par les usagers (« Y
a-t-il des phénomènes d’érosion côtière et de recul des plages où vous vous rendez ? »), en fonction
des types des personnes interrogées, montre que les résidents des communes littorales par leur
proximité et leur attachement au site sont plus sensibles aux conséquences de l’érosion côtière et à la
dégradation des plages (ainsi le pourcentage de non-réponse est plus faible : 13,2% contre 21,4% de
non-réponse et 20,6% de non pour les touristes). L’analyse croisée entre sensibilisation au problème
d’érosion et âge montre que proportionnellement les personnes de la classe d’âge 65 ans et plus sont
plus informées sur la question de l’érosion grâce à leur antériorité sur le secteur (échantillon constitué
majoritairement de résidents locaux des communes littorales (47,6% des personnes de 65 ans et plus
interrogées sont des résidents des communes littorales)). De plus à la question « comment en avez-
vous entendu parler », le terme « visible » apparaît avec une fréquence d’occurrence seulement égale
à 37 (alors que le terme « télévision » est le plus cité : 149 fois). Or si on observe le type de personne
ayant répondu (entre autre) « visible », on remarque que 21 ont plus de 50 ans et que 13 sont des
résidents locaux des communes littorales. Ces personnes sont donc sensibles au phénomène
d’érosion côtière présent sur leurs plages. L’ensemble de ces observations confirme les hypothèses
émises par les acteurs.
La perception du risque d’érosion côtière apparaît donc liée à l’antériorité de la personne sur le
secteur géographique. La conscience du risque diffère de la connaissance du phénomène en
lui-même ce qui rejoint l’hypothèse des filtres par rapport aux représentations (Cf. Figure 2).
En effet le risque d’érosion côtière est le plus souvent identifié au travers de ces
conséquences sur les plages et non à l’échelle de la dynamique sédimentaire.
27
2.2. Perceptions des causes de l’érosion côtière
Il s ‘agit de mettre en évidence quelles sont pour les usagers les causes de l’érosion côtière et
les pratiques qui l’aggravent. Pour la majorité des usagers interrogés, le réchauffement climatique est
perçu comme la cause principale de l’érosion côtière avec une avancée menaçante des eaux (236
termes cités se rapprochent de ce thème).
L’anthropisation et les conséquences d’une surfréquentation et de l’artificialisation des côtes est
également repris par un grand nombre d’usagers (90 termes cités se rapprochent de ce thème). Ils
identifient les constructions en première ligne comme des pratiques aggravant l’érosion des plages. La
mauvaise gestion du phénomène d’érosion ou le manque de gestion sont également dénoncés.
L’érosion est également décrite comme un phénomène dont les causes sont naturelles (par les effets
du vent des courants et des tempêtes).
Concernant les acteurs, la moitié (56%) s’accorde à dire que la surfréquentation est une pratique qui
aggrave l’érosion des plages, les deux tiers (64%) perçoivent l’altération des dunes comme un facteur
l’aggravant également. L’entretien des plages, par exemple, est également perçu comme porteuse
d’altération. Selon un agriculteur : « on retire tout : les coquillages et autres déchets naturels qui
protègent le sable du transport par le vent, en plus du tassement à cause des pneus des tracteurs…
le nettoyage systématique est dangereux… il faut mieux sensibiliser les gens ». Ce constat a
également été établi par le CELRL qui a mis en place une campagne de sensibilisation intitulée
‘Méditerranée, le propre et le sale sur les plages de la Méditerranée : Accepter les posidonies,
protéger les écosystèmes côtiers’.
L’urbanisation du front de mer vient en seconde position (58.33%) des causes aggravant l’érosion. Un
élu met en évidence une mauvaise gestion et les conséquences de cette gestion : « c’est un exemple
de mauvaise gestion avec des travaux phénoménaux : le problème c’est qu’on aurait jamais du
construire sur la plage. J’ai été le premier à faire l’erreur ». Il faut noter que cette position est
notablement plus forte chez les gestionnaires de l’érosion et du littoral que chez les autres acteurs
porteurs d’intérêt : 86% des gestionnaires jugent que ces constructions aggravent fortement l’érosion
contre seulement 42% des porteurs d’intérêt (associatif ou économique).
Pour la même question, la position des usagers rejoint celle des acteurs porteurs d’intérêt (codés 5 et
6, Cf. Figure 3) : seulement 37,5% d’entre eux jugent les constructions de première ligne comme des
pratiques aggravant fortement l’érosion côtière. Pour 46,8% d’entre eux, la construction de digues ou
d’épis n’a pas d’effet nocif sur les plages. Concernant les acteurs, plus de 50% sont conscients des
effets nocifs de ces ouvrages.
Cette analyse des causes du processus d’érosion côtière dépend du degré de connaissance.
L’usager a conscience que toute action de l’homme sur un espace naturel a des effets nocifs
pour l’équilibre naturel de ce milieu. Il lui est cependant difficile de quantifier l’ampleur des
conséquences (fortement, moyennement…) puisque le phénomène naturel en cause est lui-
même peu connu.
2.3. La submersion marine : un risque largement perçu par les usagers et les acteurs
77,8% des usagers considèrent que le risque d’élévation du niveau marin est un risque à
envisager dès aujourd’hui pour l’Hérault (contre 12,7% qui estiment qu’il va falloir l’envisager mais
beaucoup plus tard et 5% qui jugent ce risque inexistant).
De même, l’ensemble des acteurs interrogés répond que le risque d’élévation du niveau marin est un
risque à envisager dès aujourd’hui. Les trois principaux effets concrets pour les plages relevés par les
acteurs, sont : une aggravation des conséquences des tempêtes (cité en première position par
30,5%), la submersion des terrains à faible altitude et l’augmentation des inondations liées aux pluies.
Par ailleurs il apparaît une forte homogénéité des perceptions : l’analyse des réponses ne montre pas
de différences significatives selon les catégories d’acteurs. On retrouve la même hiérarchie des
conséquences pour les acteurs et les usagers.
28
Tableau 9 : Perception de conséquences d’une élévation du niveau marin.
Nb. cit. Fréq.
conséquences de l elevation
La perception du risque de submersion marine est donc homogène pour l’ensemble de l’échantillon
d’individu (acteurs et usagers confondus). Cette perception est le résultat d’une médiatisation
importante des conséquences probables d’un réchauffement climatique global de la planète. De plus,
lorsqu’il s’agit de risque, la majorité des individus estiment qu’il n’est jamais trop tôt pour agir.
Conclusion de la troisième partie : Les usagers sont demandeurs d’une nature sauvage mais
entretenue et présentent une demande d’aménagements fonctionnels. Le rivage est perçu comme
une nature aménagée au service d’un usage récréatif. Les risques côtiers sont perçus par l’ensemble
des individus comme des risques réels, latents et directement liés au réchauffement climatique et à la
pollution. Si le processus naturel d’érosion côtière reste peu connu, le phénomène est pris en compte
au travers de ses conséquences sur les plages (perte de sable et dégradation de l’environnement
naturel, menace des activités liées plus ou moins directement aux plages). Pour les usagers les
différences significatives s’observent surtout entre les résidents locaux et non locaux et entre les
différences d’antériorité sur le secteur géographique. De manière globale le manque de connaissance
peut entraîner un désintéressement face à un risque peu palpable (54,8% des usagers estiment que
leur niveau d’information sur l ‘érosion des plages est « insuffisant », 26,6% estiment qu’il est
« mauvais » et seulement 17,7% le jugent « suffisant » voire « bon »). Cependant, l’action de
protection des plages apparaît comme une action « très importante » pour 67,4% des usagers
interrogés et « prioritaire » pour 16% d’entre eux.
Un acteur gestionnaire du littoral remarque : « aujourd’hui il est nécessaire de travailler avec les
populations locales vers une sensibilisation permettant d’améliorer l’acceptabilité du risque.
Aujourd’hui il faudrait un risque 0, cela est du à une perte de contact avec la nature. Il s’agit de
réinstaurer la culture du risque dans les mentalités. Les phénomènes naturels sont banalisés, or il
reste un grand nombre de choses qu’on ne maîtrise pas. On va vers une augmentation des tempêtes,
le risque est réel ».
29
4ème partie : La perception des politiques de gestion des
risques côtiers : vers une évaluation des politiques
publiques de Gestion Intégrée des Zones Côtières
La prise en compte du développement durable nécessite d’évoluer vers une plus grande
participation des acteurs et des usagers aux politiques et aux processus d’évaluation. L’analyse des
perceptions des politiques de gestion par les acteurs et les usagers s’intègre dans une démarche
participative d’évaluation des politiques publiques de gestion de la zone côtière.
L’évaluation d’une politique est définie comme le fait de «rechercher si les moyens
juridiques, administratifs ou financiers mis en œuvre permettent de produire les effets attendus de
9
cette politique et d’atteindre les objectifs qui lui sont fixés » .
Quatre critères permettent de préciser les registres de l’évaluation : l’efficacité, l’efficience, la
cohérence et la pertinence (Garrabé, 1994).
Une différenciation des démarches apparaît avec le concept de développement durable. On rencontre
alors :
> Les conceptions classiques de l’évaluation selon une approche normative
> Les conceptions dites participatives d’évaluation pouvant aller de la simple consultation à la
participation auto-mobilisatrice vers une démarche d’auto-évaluation.
Lors de l’évaluation, l’analyse ne peut se limiter à un simple constat de l’existence d’un dispositif de
participation. Il s’agit de s’assurer que :
> Les acteurs et les usagers concernés sont bien porteurs d’un objectif commun autour d’un
espace partagé
> Les perceptions de chacun tendent à évoluer vers la construction d’un monde commun
> Les conditions d’équilibre des représentations sont bien respectées en dépit des différents
poids économiques des différentes activités
> Les dispositifs d’apprentissage en place permettent l’uniformisation des degrés de
connaissance
(Rey-Valette et Roussel, 2006)
Ainsi, l’évaluation des politiques de Gestion Intégrée des Zones Côtières (GIZC) doit prendre en
compte l’analyse des processus internes produisant les effets d’une telle politique. Il s’agit d’intégrer la
valeur d’équité sociale et de considérer l’ensemble des aspects qui relèvent de la gouvernance
(Callon et al. 2001). L’analyse des perceptions des politiques de gestion par les acteurs et les
usagers des plages s’intègre donc dans une logique d’évaluation des politiques publiques de
GIZC. Elle permet de mesurer la capacité des individus à participer aux débats et aux prises de
décision aux côtés des acteurs experts des processus d’érosion côtière et de submersions
marines vers une gestion participative du territoire.
9
décret du 22/01/90 ; Commissaire Général au Plan, 1991
30
que «chaque politique de gestion du littoral doit être adaptée au site concerné, il n’existe pas de
solution uniforme. Il s’agit d’accepter le risque existant et de s’adapter ; à terme les politiques de
gestion devront s’orienter vers la destruction des infrastructures menacées ».
A l’opposé, les élus souhaitent un renforcement des aménagements de lutte afin d’assurer la
protection des infrastructures en place. De même les acteurs économiques liés aux plages
s’interrogent plutôt sur le court terme et sur le devenir de leur activité. Selon eux, il s’agit de lutter
contre l’érosion pour protéger les activités économiques liées aux plages. Un agriculteur du Lido
expose les enjeux de gestion pour sa structure : « la route du Lido est une barrière contre les coups
de mer, on a décidé de reculer la route, il y a des aspects très positifs mais en cas de tempête, l’eau
arrivera directement dans nos terres et là c’est foutu, c’est foutu on ne cultive plus rien ! Est-ce que
demain la mer ne sera pas dans le domaine ? Si demain l’entreprise meurt, ils vont tous pleurer 5
minutes mais nous ? On n’a pas anticipé : quand ça a pété on a réparé ! Alors soit on reconstruit un
mur de l’Atlantique soit on se retire…. ».
Une meilleure acceptation du risque doit donc être développée afin d’aboutir à une entente vers un
recul des structures et une évolution vers des politiques de recul stratégique.
Face à ces enjeux économiques importants, il semble souvent aux acteurs que les actions sont
menées dans l’urgence pour ralentir les conséquences économiques à court terme, « l’érosion a été
prise en compte de façon pragmatique avec une vision à court terme. Le court terme ne se justifie que
si on réfléchit en parallèle aux moyens du long terme. C’est comme l’exemple de la porte cassée et
ouverte que l’on cloue provisoirement en attendant de pouvoir la changer... On a fait du court terme,
on fait du court terme et on continuera à faire du court terme. Les politiques ne sont pas responsables
et les choses changeront le jour où il y aura une nouvelle crise, l’humanité avance par les crises… »,
les tempêtes et les coups de mer deviennent alors de «véritables piqûres de rappel ».
2.1.2. La perception des usagers quant aux méthodes de lutte contre l’érosion côtière
51,2% des personnes interrogées préfèrent les méthodes douces : rechargement en sable,
reconstitution des dunes, revégétalisation. 31,8% sont favorables aux méthodes dures de lutte contre
l‘érosion. Dans de nombreux cas les personnes ne conçoivent pas de mettre en place un ouvrage
rigide sans l’accompagner de méthodes douces de protection des plages, les deux semblent
complémentaires et s’inscrivent alors dans la logique du développement durable qui prône
l’association de plusieurs mesures articulées face à la complexité du phénomène. 14,5% privilégient
des méthodes de recul stratégique. Leur choix repose sur des critères d’efficacité et de moindre
impact sur l’environnement. Mais peu d’entre eux sont des résidents locaux envisageant réellement un
recul des infrastructures.
2.1.3. Vers une autre perception des risques liés à l’érosion côtière
Les acteurs gestionnaires sont quant à eux plutôt favorables aux méthodes de recul
stratégique, mais leurs objectifs de gestion se confrontent aux acteurs porteurs d’intérêt et aux
usagers dont les ambitions sont différentes. Les habitants des communes littorales ne semblent pas
prêts à quitter leur maison pour un risque qui selon eux est réel mais qui reste faible et peu
préoccupant. Il s’agit de prendre en compte ce risque mais la lutte contre la mer à tout prix
semble toujours à l’ordre du jour.
Un acteur gestionnaire s’interroge : « la politique de gestion la plus appropriée serait une politique
d’adaptation de l’homme au milieu, aux dynamiques. Ce changement de stratégie semble difficile car
dans les dernières décennies c’était le milieu qui devait s’adapter à l’homme et à ses besoins.
Aujourd’hui la situation humaine est difficile car si la menace est réelle, comment peut-on déplacer les
populations du bord de mer, qui est responsable ? ».
2.2. Quelles sont les priorités dans la lutte contre l’érosion côtière ?
En fonction des ambitions et des enjeux de l’individu interrogé, de son attachement au site, les
enjeux de gestion de l’érosion ne sont pas les mêmes, ainsi on aboutit à grande diversité des priorités
de lutte.
31
Tableau 10 : Les raisons selon lesquels il faut lutter contre l’érosion
Oui, toujours Oui, mais pas à Non, trop Non, caractère Sans opinion
n’importe quel coûteux inévitable
prix
Usager Acteur Usager Acteur Usager Acteur Usager Acteur Usager Acteur
Protection des habitations ou
constructions en front de mer
32,2% 11,1% 51,5% 58,3% 8,3% 11,1% 4,3% 11,1% 3,7% 8,4%
Protection des activités économiques
de tourisme liées aux plages
36,2% 16,7% 48,5% 47,2% 7% 0% 3% 5,6% 5,3% 30,5%
Sauvegarde du paysage et de la nature 74,4% 44,4% 20,3% 33,3% 1,3% 5,5% 2% 13,9% 2% 2,9%
En effet, la gestion de l’érosion doit être faite de manière différenciée en fonction des enjeux : la
protection du paysage apparaît comme une priorité devant les enjeux économiques qui relèvent plutôt
d’une démarche coûts - avantages. Cette préoccupation environnementale est paradoxale mais
semble s’inscrire dans la fonction contemplative historique des plages et leur attribut de naturalité et
de caractère sauvage.
Ces résultats témoignent de l’attachement des personnes interrogées pour les espaces littoraux
naturels, non urbanisés, que ce soit pour des raisons patrimoniales, économiques, écologiques et
donc de la nécessité pour la plupart de préserver l’existence de ces espaces.
L'État, les collectivités territoriales, les communes surtout sont largement intervenus en qualité
de maître d'ouvrage, ces dernières années, dans un but d'intérêt général. Toutefois, au-delà des
efforts qui peuvent être consentis par l'État et/ou les collectivités, il reste acquis que la protection des
biens menacés incombe en premier lieu à leur propriétaire. Le législateur, en 1807, a d'ailleurs
clairement désigné le propriétaire riverain comme acteur principal en disposant que « ... la dépense
sera supportée par les propriétés protégées dans la proportion de leur intérêt aux travaux, sauf les cas
où le Gouvernement croirait utile et juste d'accorder des secours sur les fonds publics ». Aujourd'hui, il
convient de considérer que les riverains qui sont conduits à investir pour la défense du trait de côte ne
poursuivent pas qu'un but personnel de protection de leur propriété mais qu'ils satisfont également à
une mission d'intérêt général.
> Concernant les acteurs les positions diffèrent selon les statuts
Les acteurs privés s’accordent avec les usagers pour dire que le financement doit rester d’ordre public
alors que certains acteurs gestionnaires paraissent favorables à un financement faisant intervenir une
participation d’ordre privé. Ces positions sont différentes en fonction de la nature des biens. La
protection des biens publics doit relever d’un financement public et lorsqu’il s’agit d’un bien privé, seul
le propriétaire est concerné. Certains acteurs insistent sur le fait que les plages et le bord de mer font
partie d’un patrimoine commun et qu’il est du ressort de l’État de le protéger.
Il existe une grande difficulté à harmoniser les positions, à faire passer les messages et
à faire reconnaître l’importance des enjeux. Par ailleurs, un autre acteur des services de l’État
identifie des tensions directement liées à la diversité des enjeux défendus par chacun : « il existe
trois principaux enjeux : les biens et les personnes défendus par la préfecture, le développement
10
économique recherché par les collectivités et les enjeux environnementaux défendus par la DIREN .
Les trois objectifs de gestion sont contradictoires alors qu’ils devraient normalement être en
complémentarité ».
10
DIrection Régionale de l’ENvironnement
32
3. L’implication des usagers et des acteurs dans la gestion de l’érosion côtière
Les gestionnaires de l’érosion côtière sont amenés au travers du questionnaire spécifique qui
leur est proposé à analyser le rôle de leur institution au sein des différents comités de gestion (comité
de pilotage intervenant dans les différentes phases du processus d’aménagement afin de prendre en
compte les risques côtiers) et celui des autres institutions présentes. L’analyse des entretiens permet
de distinguer les quatre catégories suivantes :
> Vers une appropriation des projets par les collectivités locales et les élus
Le département de l’Hérault en temps que financeur et co-maître d’ouvrage est aussi perçu comme un
acteur très actif au sein des comités de pilotage, cette présence est qualifiée par les autres acteurs
impliqués comme étant une particularité du département de l’Hérault.
Les collectivités territoriales locales sont le plus souvent citées par les gestionnaires de l’érosion
côtière et du littoral, comme les acteurs déclencheurs des actions de lutte contre l’érosion. Un élu
dénonce cependant son propre immobilisme face au risque d’érosion côtière : « À une période de
coups de mer nombreux (8 à 10 sur 2 ans) a succédé une période de calme or l’homme oublie vite.
Donc s’il n’y a pas de menace il n’y a pas d’action ! ». Ces élus répondent à une menace directe de
leurs infrastructures et sont en attente de solution à plus ou moins long terme.
> Les enjeux économiques : les acteurs privés et les absents du processus de décision
Les acteurs privés du Lido de Sète ont été intégrés au comité de pilotage de l’étude pour
l’aménagement durable du Lido. Cependant, un des acteurs consultés regrette : « on n’a pas eu à
s’exprimer sur le calendrier ni sur les méthodes mises en place. Il s’agissait plus de séances
11
Service Maritime et de Navigation Languedoc-Roussillon devenu DRE depuis janvier 2007 (Direction Régionale de
l’Equipement)
12
Secrétariat Général des Affaires Régionales ancien représentant de la Mission Littoral
13
Le maître d’ouvrage est la personne physique ou morale qui décide de réaliser une opération, qui en fixe le programme, qui
réunit le financement et qui paie, qui choisit les opérateurs chargés de la réaliser et qui signe les marchés et contrats d’étude.
L’AMO assure donc un suivi du projet avec un rôle de conseiller.
33
d’informations ». À la question ‘Auriez-vous souhaité être consulté d’avantage, la majorité des acteurs
privés (codés 6, Cf. Figure 2) ont répondu « certainement oui ». Un directeur de camping se
résigne : « globalement je suis satisfait des politiques d’aménagement même si j’aurais aimé que les
acteurs locaux soit plus associés. On nous écoute mais on tient pas compte de notre avis alors que si
vous prenez mon jardinier, il connaît bien mieux le milieu et les conditions qui y règne qu’eux. Il
connaît les plantes adaptées à un tel milieu … mais avec eux c’est chacun son métier…. ». Le désir
de participer aux processus de décision dépend directement des enjeux de la structure par rapport
aux politiques de gestion et de la sensibilité au risque de l’acteur interrogé. Les acteurs ne désirant
pas participer à la prise de décision expliquent qu’ils ne sont pas assez renseignés sur la
problématique d’érosion côtière.
Si l’action de préservation des plages est jugée prioritaire et très importante par 83,3% des
personnes interrogées, leur degré de connaissance et d’implication dans le domaine de gestion des
risques côtiers reste faible. Ainsi, 95% des personnes interrogées n’ont jamais entendu parler de la
Gestion Intégrée des Zones Côtières, 61,1% ne connaissent pas le Conservatoire du Littoral, 87,3%
ne connaissent pas le terme «ganivelle » et 70,7% d’entre eux ne savent pas à quoi servent les épis.
Les populations locales et les usagers sont peu représentés lors des comités de pilotages. Cependant
certains groupes d’usagers regroupés en association ont été consultés comme l’association de
quartier du Casino à Valras-Plage qui a participé aux premières réunions du comité de pilotage.
Certains acteurs regrettent le manque d’implication des populations locales qui leur paraît nécessaire
pour une gestion cohérente à l’échelle locale.
82,7% des usagers interrogées jugent que les populations et les usagers doivent être consultés sur
les politiques à mener par rapport à la gestion et à la protection des plages. Les pourcentages de
réponse positive les plus élevés quant à la consultation des populations apparaissent pour les
habitants des communes littorales et les plus faibles pour les touristes qui se sentent moins
concernés. La majorité des réponses négatives correspondent à un sentiment de manque de
légitimité face à la question de gestion des côtes et donc à une délégation des prises de décision vers
des personnes plus compétentes. Les personnes de plus de 50 ans se sentent moins concernées par
la gestion du littoral et la prise de décision des actions à mener (25,6% de réponses négatives) alors
qu’elles semblaient plus sensibilisées. Les 18-49 ans sont plus interventionnistes avec seulement
13,8% de réponses négatives.
34
Conclusion et perspectives
Les politiques de gestion de l’érosion côtière, dans un souci de durabilité, s’orientent vers le
recul stratégique des infrastructures humaines : de la lutte contre la mer à tout prix, on passe à une
adaptation de l’homme à la nature. La mise en place de telles politiques nécessite l’implication des
populations locales et leur sensibilisation. Cette prise de conscience du risque passe en premier lieu
par une phase d’information.
L’étape d’observation sociale menée au travers de cette étude permet de mesurer le degré
d’acceptabilité du risque des populations. Les populations sont peu informées sur le risque présent au
niveau des plages qu’ils perçoivent comme un équipement de service permettant des loisirs récréatifs.
Les acteurs, quant à eux, sont conscients des risques d’érosion côtière ; si le processus reste peu
connu, les conséquences visibles de l’érosion les poussent à une prise en compte du phénomène.
L’analyse des perceptions des acteurs et des usagers quant au fonctionnement et dysfonctionnement
des politiques de gestion permet de renseigner les différents niveaux d’évaluation des politiques
publiques :
La prise en compte des perceptions des acteurs et des usagers doit permettre de formuler un guide
d’action en appui à la formulation de politiques intégrées de gestion de l’érosion côtière et des
submersions marines. Ce guide d’action suppose la mise en place d’indicateurs communs pour
l’évaluation des politiques de gestion en place et vers une amélioration de l’articulation des projets
locaux avec les politiques publiques existantes.
35
Bibliographie
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36
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37
38
Liste des Tableaux
Tableau 1 : Présentation des plages .................................................................................................19
Tableau 2: Présentation des grandes rubriques du questionnaire « acteur » .....................................20
Tableau 3 : Nombre d’acteurs rencontrés en fonction des différents critères (codes : Cf. Figure 3) ....20
Tableau 4 : Présentation des grandes rubriques du questionnaire «usager» et du nombre de
questions correspondant ...................................................................................................................22
Tableau 5 : Plan d’échantillonnage Site/ Saison ................................................................................22
Tableau 6 : Typologie et répartition ...................................................................................................23
Tableau 7 : Genre des sondés .........................................................................................................23
Tableau 8 : Age des sondés..............................................................................................................23
Tableau 9 : Perception de conséquences d’une élévation du niveau marin. .......................................29
Tableau 10 : Les raisons selon lesquels il faut lutter contre l’érosion..................................................32
Tableau 11 : Modalités de financement .............................................................................................32
39
Annexe 1 : Présentation des cellules sédimentaires du littoral
de l’Hérault et étude de leur fonctionnement
Pour pouvoir quantifier l’érosion ou l’accrétion d’une côte, il est apparu nécessaire de chiffrer les
volumes de sable mis en jeu. Le littoral peut être découpé en compartiment ayant un fonctionnement
relativement autonome par rapport aux compartiments voisins. Ce sont les cellules sédimentaires.
La Figure 1 montre que le découpage en cellule considère sept entités pour le département de
l’Hérault.
La cellule sédimentaire est l’échelle minimum pour comprendre les déplacements sédimentaires. Les
avancées ou reculs du trait de côte sont dus à un mouvement perpétuel des matériaux (sable…). Ces
mouvements sont dus à l’agitation de la mer ou à l’action du vent. L’intensité des transits dépend des
caractéristiques des houles, de la granulométrie des sédiments et de leur disponibilité.
I
Le fonctionnement du système littoral peut être résumé par la Figure 2.
Figure 2 : Représentation simplifiée des interactions entre facteurs intervenant dans l’érosion des
plages et découpages spatiaux
Arrière pays
Bassin Versant
Plaine littorale
Zone naturelle Fortement menacée par
Zone urbaine (lagunaire ou terrestre) l’urbanisation protégée
Cellule par le caractère non
sédimentaire constructible de la bande
des 100 m
Avant dune et cordon dunaire
(rôle de réserve ; système
émergé)
14 15 16
Schéma réalisé d’après Paskoff (2001) , Fourrier (2005) et Richard (2005) .
(*) À noter qu’en Méditerranée l’action des marées est faible : estimée à 0,3 m tandis que les
17
tempêtes les plus fortes peuvent conduire à des sur cotes atteignant 1,5 m (Frayssinet, 2001 ).
14
Paskoff R., 2001. La contribution des géographes naturalistes à la géographie des littoraux. In Environnement, politiques
publiques et dynamique des activités littorales. Travaux et questions des sciences sociales. Océanis, 28 (1-2), pp. 27-38.
15
Fourrier A., 2005. Évaluation des méthodologies et des conditions d’une gouvernance efficace en matière de récupération de
la bande côtière. Mémoire de Master 2 « Gestion des Littoraux et des Mers », Université de Montpellier 3. 125 p + Document
annexe : 159 p.
16
Richard A., 2005. Gestion Intégrée des Zones Côtières (GIZC). Réalisation d’outils informatiques pour la gestion du littoral.
Mémoire de Master 2 « Gestion des Littoraux et des Mers », Université de Montpellier 3. 122 p.
17
Frayssinet D., 2001. Le littoral un concept à géométrie variable. Groupement de la Statistique Publique en Région
Languedoc-Roussillon. Dossier le Littoral, pp. 1-9.
II
Annexe 2 : Diagnostic Site Erosion
Cette annexe a pour but de préciser l’évolution du trait de côte des trois sites pilotes. En effet afin de
mieux comprendre les problématiques de gestion présentes sur le littoral de l’Hérault, il est nécessaire
de connaître la dynamique des sites étudiés.
L’annexe est construite à partir des études générales menées sur le littoral du Languedoc-Roussillon.
Dans le cadre des politiques de gestion de l’érosion, le Service Maritime et de Navigation Languedoc-
Roussillon (SMNLR) représente le conseiller Maître d’ouvrage et a suivi huit études générales sur le
littoral du Languedoc Roussillon. Ces études s’organisent autour de trois phases qui doivent être
chacune validée par un comité de pilotage établi :
> Phase 1 : actualiser l’évolution littorale et les mécanismes hydrosédimentaires qui la régisse,
évaluer l’évolution prévisible et cartographier les risques littoraux et les enjeux associés
> Phase 2 : proposer des actions de préservation adaptées à chaque zone en fonction des enjeux
en privilégiant les techniques douces comme le rechargement ; Proposition de scénarii de gestion
> Phase 3 : proposer un cadre de programmation réaliste et définir un dispositif de suivi de
l’évolution du trait de côte ; Définition d’un schéma directeur.
Des concertations régulières sont organisées entre les membres du comité de pilotage d’une part et
les membres du comité technique d’autre part. Les études utilisent comme référence les
« Orientations stratégiques pour la gestion de l’érosion en Languedoc Roussillon » (juin 2003,
SMNLR, BRL, EID Méditerranée).
Le Tableau 1 présente l’ensemble des études menées sur littoral de l’Hérault.
Nous nous intéresserons dans cette annexe aux phases 1 des différentes études.
Les études portant sur les sites pilotes du programme Beachmed sont les suivantes :
• SOGREAH, octobre 2003. Etude Générale pour la protection du Golfe d’Aigues-Mortes ; Phase
1 : Diagnostic et évolution du littoral du Golfe d’Aigues-Mortes.
• BCEOM, SMNLR, juin 2000. Etude Générale pour la protection et l’aménagement du Lido.
• BCEOM, SMNLR, 2003. Etude générale pour la protection du littoral de l’Orb à l’Aude ; Phase
1.A : Caractéristiques du Littoral et Phase 1.B : Evolution du Littoral
Pour chacun de ces diagnostics, les secteurs d’étude sont délimités par rapport à une échelle de
gestion cohérente qui est le plus souvent assimilée à la cellule sédimentaire. Ces secteurs d’étude ne
correspondent pas toujours aux secteurs d’enquête délimités pour l’étude des sites pilotes du
programme Beachmed. Les zones d’études seront donc préciser au préalable.
III
Figure 1 : Secteurs d’étude Palavas-les-Flots : Rive Droite et Rive Gauche
Etang du Prévost
Plage du Prévost
Rive Droite
Palavas les flots
Palavas Rive
Gauche
Rive Gauche
Palavas les flots Carnon
Ces photographies aériennes de 2002 mettent en évidence les aménagements présents le long du
trait de côte.
La Rive Droite représente un linéaire de 1400m pouvant atteindre 150m de large. Situé entre l’étang
du Prévost et la mer Méditerranée, le cordon littoral présente une urbanisation dense en arrière plage.
Ces constructions ont entraîné la disparition du cordon dunaire.
Tableau 2 : Chronologie des aménagements de défense contre la mer construits sur la commune de
Palavas-les-Flots
Années Aménagements
1992 2 Brise lames
1994
2 Brise lames+ extension du
port de Palavas
1996 1 Brise lame
1998 1 Brise lame
1999
Construction
Trois des six brise lames sont placés à 65m du rivage et mesurent d’ouest en est, 135m, 50m et 50m.
Les trois autres sont, d’ouest en est, à 160m, 150m et 130m du rivage et mesurent 100m de long.
L’ensemble de ces aménagements représente une barrière pour le transit naturel des sédiments
sableux. Il est donc possible de définir une cellule sédimentaire stable avec peu d’échange avec les
cellules adjacentes. La construction de brises lames entraîne la formation de six tombolos au droit des
ouvrages, cela contribue à une augmentation ponctuelle de la largeur de la plage. Pour ce secteur, le
risque d’érosion en 2002 est évalué comme étant faible (0,1m/an à 0,2m/an), alors que le risque
de submersion marine est évalué comme fort (en lien avec les enjeux important du littoral
urbanisé).
La Rive Gauche représente un linéaire de 3600m. La largeur des plages peut atteindre 300m. Situé
entre l’étang du Grec et la mer Méditerranée, le cordon littoral présente une urbanisation dense en
arrière plage contribuant à la disparition du cordon dunaire. Ce secteur présente une tendance
IV
générale à l’érosion malgré la présence d’épis. Un léger engraissement est observé aux extrémités.
L’absence d’ouvrage dans ce secteur aurait entraîné un recul d’environ 100m du trait de côte. Le recul
de cette zone est évalué à 1m pour une période de 10ans, soit 15 000m3.
Les aménagements d’ouest en est sont :
-1 éperon de la digue est du Lez de 70m de long
-1 épi en T
- une batterie de 27 épis sur un linéaire de 2770m (les 24 premiers mesure 80m de long et sont
espacés de 100m ; les 3 derniers mesurent (ouest-est) 140m, 90m et 160m et sont espacés de 170m
et 160m. Ces ouvrages présentent des problèmes de tassements et de dégradation lors des violentes
tempêtes. Certains épis près du port de Palavas-les-Flots ont été ouverts pour permettre une
meilleure circulation des eaux du Lez et augmenter la qualité générale des eaux de baignade.
Pour ce secteur, le risque d’érosion et le risque de submersion marine en 2002 sont évalués
comme étant fort.
V
Tableau 3 : Historique des aménagements au niveau du Lido de Sète à Marseillan.
Années Aménagements Opération d’entretien
1953 3 épis « Le Castellas »
protection de la route
1981 1 brise lames Lazaret
1987-1993 6 brise lames Corniche Rechargements (50 000m3)
1995 1 brise lame+1épi Rechargement en sable (20 000m3)
1996 Réhabilitation cordon dunaire
1996 Protection du littoral ganivelles
1999 Nivellement plage
2000 Nivellement plage
2001 Travaux dunes plages
2002 Travaux plages colonies
2002 Apport de sable
2003 Travaux post inondation
2003 Apport de sable
2004 Travaux post tempête
2005 Apport de sable
La plage du Castellas (carte : PK40 à PK47) présente un élargissement significatif. Cette plage est
limitée coté terre par une digue en enrochement présentant à quelques endroits des accumulations
dunaires temporaires.
Du château de Villeroy à Héricourt (PK31 à PK34), la plage constitue un système plage réduit :
avant plage étroite, concave et dont le stock sédimentaire est repoussé vers le haut de plage. Ce
système est limité par la route dépourvue d’enrochement. Le trait de côte se caractérise par un
système de cellule ondulatoire appelé croissant d’érosion (formation symptomatique des plages en
cycle régressif).
Au niveau du secteur des 3 épis (PK34 à PK35), l’enrochement sur 1km limite les atteintes à la route
par la mer. Cependant ces blocs perturbent et limitent les échanges sédimentaires. Par endroit des
plaquages de dunes viennent recouvrir les roches et témoignent ainsi de la présence d’un stock de
sable mobile non encore fixé par la végétation (sable fin, facilement éolisable).
Au niveau de la plage de Villeroy, la réalisation d’ouvrage a contribué à stabiliser le trait de côte
(1985, avant aménagement : recul de 1.5 à 2 m/an). La construction d’une digue a permis de renforcer
la protection des infrastructures et des biens privés.
La plage naturelle du domaine de Vassal à la redoute Castellas (PK41 à PK40) présente un cordon
dunaire avec ganivelles. Le système dunaire est fortement fragilisé par la sur fréquentation estivale.
En effet, le déchaussement des ganivelles montre une déperdition en sédiments. De plus la présence
de ‘pestes végétales’ avec le yucca et le séneçon du Cap (Afrique du Nord) a un effet néfaste sur les
espèces locales.
Au niveau du « secteur expérimental » (PK 37 au PK 35), différents ouvrages en ganivelles ont été
mis en place pour amortir l’action des houles. Ils ont ainsi contribué à limiter les dégâts sur la route
littorale. De plus, ces pièges à sable ont limité les besoins en déblaiement de voirie après chaque
coup de mer. En 1993, un ouvrage expérimental immergé (Ouvrages perméables immergés : série de
pieux en bois perpendiculaire au trait de côte) a été testé avec succès sur ce secteur. Il permet de
limiter les dégâts sur le cordon dunaire en amortissant la houle grâce au maintien d’un stock
sédimentaire suffisant en zone pré-littorale.
La plage du Lazaret présente un transport éolien important puisqu’elle se situe face aux vents
d’ouest à nord. En longeant l’ouest du site, la plage rétrécie rapidement pour s’interrompre et laisser la
place à une succession d’enrochements.
On constate sur l’ensemble du Lido une artificialisation du fond de plage. Cette dernière se fait
au détriment des espaces dunaires qui représentent une barrière littorale naturelle important.
D’une manière générale, pour les cordons dunaires, les stocks de sables sont faibles sur
l’ensemble nord du secteur, les échanges sédimentaires sont déséquilibrés ce qui se traduit au
niveau de la configuration du trait de côte (croissant d’érosion).
En un siècle, le recul du linéaire côtier de ‘Sète, Lido de Sète, Marseillan Plage, Le Cap d’Agde’ est
évalué à 23,5ha. Ce site est classé en zone de forte vulnérabilité à l’érosion côtière. Les ouvrages
maritimes entraînent une érosion en aval de la dérive littorale (décrochement de 30m au niveau des 3
VI
épis en aval du transit). Ils favorisent un maintien de la ligne de rivage mais doivent être accompagnés
par un rechargement régulier de sable. Ces phénomènes traduisent la limite de leur efficacité.
La diminution de la largeur de la plage et la dégradation du haut de plage représente une menace
pour la route littorale qui est souvent partiellement détruite lors de coup de mer. Si la mise en place
d’enrochement contribue à protéger les infrastructures, elle augmente le pouvoir de réflexion des
houles (dégradation du haut de plage), de plus la turbulence dans la zone de déferlement est plus
élevée et le soutirage des masses de sables en zones émergées et immergées augmente.
Orb
Valras Plage
Valras Rive
Gauche
Valras Rive
Droite
Aude
La plage conserve une largeur important grâce à la mise en place d’une batterie de brise lames (10),
d’épis (1) et grâce à des rechargements périodiques en sable. Ce secteur est marqué par les
aménagements portuaires au niveau de l’embouchure de l’Orb : jetée de 250m (enrochement
d’origine volcanique) et présence d’un parking au niveau de la racine de cette jetée. Le port de Valras-
Plage se situe à 250m en amont de l’embouchure. Au niveau de Valras-Plage, il existe un muret de
maçonnerie ininterrompu allant jusqu’à l’Orb (1450m).
VII
Tableau 4 :Chronologie des aménagements réalisés à Valras-Plage
Années Aménagements Opération d’entretien
1985 Travaux digue
1991 1 brise lames
1992 3 brise lames (50 000m3)
Ces aménagements représentent des barrières au transit naturel des sédiments. Il existe alors une
érosion en aval du transit et un engraissement en amont.
Vers Sérignan-Plage (Est Rive Gauche), la largeur de la plage diminue, on constate également un
problème d’érosion entre le camping « La Plage » (ce camping représente la limite de la zone
d’enquête « Valras Rive Droite ») et l’épi.
De 92 à 95, on constate la formation de tombolos au droit des brise lames existants. Suite à la
construction de 5 brise lames en plus (1999), l’érosion générale constatée en 2001 tant à se stabiliser.
Cependant la zone à l’ouest du dernier brise lame jusqu’au camping « La Plage » présente une
érosion très forte marquée par le recul de 40m de la ligne de rivage. A partir de l’épi, l’accrétion est
continue jusqu’à la jetée ouest de l’Orb. A partir de 2001, la plage gagne donc en surface par
l’intermédiaire des tombolos.
De 2002 à 2003, l’érosion se localise à l’ouest des ouvrages.
Les brise lames favorisent la création d’une zone abritée permettant l’engraissement de la plage et
empêchant les sables de se déplacer vers le large. Les épis dans ce secteur ont moins d’influence car
les transits de sédiment se font essentiellement dans le profil. Dans ce secteur, la construction de
nouveaux ouvrages de protection a entraîné la propagation de l’encoche d’érosion vers l’ouest
avec une diminution de la qualité des eaux en arrière des ouvrages suite à une diminution des
courants. Une mauvaise gestion de la longueur des ouvrages et de leur espacement (facteurs
déterminant de la qualité des actions des ouvrages sur le littoral) se traduit par un recul du
rivage entre deux brise lame.
Il s’agit de prendre en compte l’effet des ouvrages dans l’évolution future du trait de côte.
L’introduction des enjeux dans cette analyse permet de définir des risques liés à l’aléa érosion
et des risques liés à l’aléa submersion marine.
VIII
Les zones littorales urbanisées peuvent regrouper différents types d’aménagement au sens de la
description proposée par le BRL (zones d’habitations plus ou moins denses, routes, ports, industries
et commerces…) et sont toujours majoritairement associées à des indices de valeurs élevés.
Les zones littorales non urbanisées regroupent elles aussi différents types d’aménagement au sens
de la description proposée par le BRL (zones protégées, plages, dunes, marais, salins…) et sont
généralement associés à des indices de valeur moins élevés.
La définition des aléas érosion et submersion marine et des enjeux pour les 3 sites d’étude permettent
de définir les risques.
N
N
risque submersion
W E
risque érosion
S
S
risque submersion
risque érosion
IX
Figure 6 : Cartographie des risques pour le site de Valras-Plage
X
Annexe 3 : Choix des sites pilotes et délimitation des secteurs
d’enquête
Tableau 1 : Prise de conscience des risques côtiers sur les sites pilotes retenus
Sites pilotes / Communes Niveau de conscience des risques côtiers
Valras-Plage Fort
Lido de Sète à Marseillan-Plage Enquête publique récente qui permet d’étudier
l’expression de la population
Palavas-les-Flots Très faible
> Ensuite, les recouvrements entre les échelles des cellules sédimentaires (dimension
écosystémique) et celles des unités de gestion (dimension sociosystémique). Deux aspects
doivent plus précisément être pris en compte dans l’aspect unité de gestion, c’est-à-dire l’unité
administrative de gestion comme le nombre de communes concernées par cellule sédimentaire,
et le rayon d’attraction des plages pour la population résidente (homogénéité géographique des
usagers locaux)
> Du point de vue de l’importance de la gouvernance / des stratégies de gestion, l’accent doit être
mis sur l’apport des procédures de concertation notamment dans le cas des opérations de retrait
stratégique où elle devient une condition indispensable. La carte des modes de gestion réalisée
dans le cadre des Orientations stratégiques pour la gestion de l’érosion en Languedoc-Roussillon
18
(MIAL-LR, 2003 ) permet d’identifier le lido de Sète à Marseillan-Plage où une opération de
retrait stratégique est évoquée avec le déplacement de la route vers la voie ferrée ;
> Enfin, pour évaluer la procédure de concertation, il est important d’avoir des zones où la diversité
des usages est importante et ne se limite pas aux activités touristiques mais permet aussi de tenir
compte des activités traditionnelles que sont l’agriculture, ou la pêche et les cultures marines. Le
tableau présente la note de ces thématiques en fonction des études diagnostics effectuées en
soulignant en gras les critères qui sont discriminants selon les sites.
18
Mission Interministérielle d’Aménagement de la Région Languedoc-Roussillon (MIAL-LR), 2003. Orientations stratégiques
pour la gestion de l’érosion en Languedoc-Roussillon. 24 p. + cartes.
XI
Tableau 2 : Importance relative des usages et activités selon les sites pilotes
Golfe d’Aigues Lido de Sète à Orb Hérault
Mortes Marseillan-Plage et Orb Aude
Pêche 1 3 1
Agriculture Industrie 1 3 0
Habitat et infrastructure 1 1 et 3 1
Aléa érosion côtière 3 3 3
Aléa submersion marine 2 2 2
Montée du niveau de la mer 1 1 1
Patrimoine faune et flore 0 3 1
Patrimoine paysager 0 3 2
Patrimoine culturel 0 0 0
19
Source : Fourrier (2005) (échelle allant de 1 à 3)
Finalement, le Tableau 3 propose une synthèse des caractéristiques des sites pilotes choisis en
termes de contenu technique des projets de gestion des phénomènes érosifs, et de démarche globale
et de réunions concernant les actions menées.
Tableau 3 : Analyse des conditions de concertation lors des études des processus d’érosion dans
l’Hérault
Golfe d’Aigues Mortes Lido de Sète à Orb Hérault Orb Aude
Marseillan-Plage
Longueur du cordon 30 km 11 km 13 km 6 km
Communes concernées Palavas, Carnon, Sète, Marseillan-Plage Agde, Vias, Valras-Plage,
Grande-Motte, Grau du Sérignan, Valras- Vendres
Roi Port Camargue, Plage, Portiragnes
Saintes-Maries de la Mer
Maître ouvrage des SIVOM, communes Commune de Sète Communauté Commune de
études d’Agglo Hérault Valras-Plage
Méditerranée
Assistance technique SMNLR SMNLR SMNLR SMNLR
Réalisation de l’étude SOGREAH BCEOM SOGREAH BCEOM
Date des études 2002-2003 2000-2001 En cours 2003
Coûts études en € 141 300 113 117 50 050
Nombre de réunions 12 10 5
Durée de la concertation 47 mois : Décembre 33 mois : Septembre 12 mois :
1999 – Octobre 2003 1999 – Mai 2002 Novembre 2002 –
Octobre 2003
Réunion de travail 9 5 1
Comités de pilotage 3 3 2
Comités Technique - 2 2
Nombre Institutions 13 15 11
impliquées
Dont acteurs privés 0 3 sociétés 0
Dont représentation des Non Oui Non
riverains Note 2 Note 3 Note 2
Information du public Aucune information Aucune information Aucune
information
Source : Fourrier (2005)
19
Fourrier A., 2005. Évaluation des méthodologies et des conditions d’une gouvernance efficace en matière de récupération de
la bande côtière. Mémoire de Master 2 « Gestion des Littoraux et des Mers », Université de Montpellier 3. 125 p + Document
annexe : 159 p.
XII
Le Tableau 4 résume les principales caractéristiques des sites choisis.
Le choix des sites est suivi d’une phase de délimitation des secteurs ‘d’enquête usagers’ sur les
plages.
Département de l’Hérault
Les Figures suivantes présentent les secteurs d’enquête (les échelles ne sont pas identiques, il s’agit
de cartes de situation).
XIII
Figure 2 : Secteurs d’enquête sur les plages de la commune de Valras-Plage
Valras Rive
Gauche
Valras Rive
Droite
Montpellier
Palavas Rive
Gauche
Prévost
XIV
Figure 4 : Secteurs d’enquête sur les plages de la commune de Sète
Plage de ka
Corniche
Plage de
Villeroy
Lido de Sète à
Marseillan
XV
Annexe 4 : Guide d’entretien acteur et questionnaire usager
des plages
A2 Âge :
18-28 ans □ 29-49□ 50-65□ 65 et +□
A3 Institution :
A4 Position et responsabilités de la personne au sein de l’institution ; rôle par rapport aux politiques
de gestion de l’érosion :
B2 Quels sont les principaux enjeux pour votre structure par rapport aux politiques de gestion de
l’érosion ?
C2 Comment voyez vous l’évolution future de ces politiques ? Quels seraient les types de politiques
les plus appropriés ?
C3 Participez vous à des réseaux aux niveaux national (exemple ANEL pour les élus) et/ou régional ?
Est-ce que la question de l’érosion y est abordée ?
C4 Existe t-il des référentiels en matière de gestion de l’érosion ? Lesquels ? Y avez vous eu
recours ?
C6 D’après vous, quelle est la perception que la population a de l’érosion côtière ? Quel est son
attachement aux plages ?
XVI
Représentations conceptuelles / par rapport aux concepts
C7 Qu’est-ce que le développement durable pour vous ?
- C8 Pour vous, en quoi la gestion de l’érosion contribue-t-elle au développement durable ?
(réponse spontanée)
- C9 Quels rôles jouent les plages ?
Réponses
Questions
Aspects environnementaux
- Quelles sont les fonctions environnementales les
plus importantes des plages ?
-
- Y a t-il et quelles sont les principales espèces de
faune et de flore spécifiques à ces milieux ?
Aspects économiques
Quel est le rôle économique des plages ?
C10 Savez vous ce qu’est la Gestion Intégrée des Zones Côtières (GIZC) ?
Si oui, comment en avez-vous entendu parler ?
Qu’en pensez-vous ?
Comment définissez et/ou délimitez vous la zone côtière ?
C12 En quoi la GIZC vous paraît-elle importante pour les politiques de lutte contre l’érosion côtière et
pour la gestion des plages ? Comment la mettre en œuvre ?
XVII
D2 Que pensez-vous des différentes méthodes de lutte contre l’érosion ?
Très Plutôt Pas Plutôt Ne sais
efficace efficace efficace nocive pas
Méthodes douces : plantations, brise-
vent, herbiers de posidonies
Rechargement des plages en sable
Recul stratégique
Construction ou renforcement des
équipements rigides : digues, épis,
ouvrages en maçonnerie
Mise en réserve de certaines plages
ou parties de plages
D3 Connaissez vous les inconvénients associés à ces méthodes de prise en compte de l’érosion
côtière ?
Si oui, laquelle de ces 2 types de méthodes a le plus de conséquences sur :
Constructions rigides Méthodes souples
Pollution / qualité de l’eau
Impacts sur la faune et la flore
Qualité du sable
Paysage / qualité esthétique
Déplacement des sédiments
Coût
D4 Pour quelles raisons selon vous doit-on lutter contre l’érosion côtière ?
Oui, Oui, mais Non, Non, Sans
toujours pas à trop caractère opinion
n’importe coûteux inévitable
quel prix
Pour protéger des habitations
Pour prévenir les
conséquences des tempêtes
ou des inondations sur les
habitations en 1° ligne
Pour protéger les activités
économiques touristiques liées
aux plages
Pour sauvegarder le paysage
et la nature
D5 Savez vous combien coûte la méthode de lutte contre l’érosion utilisée dans votre zone ?
……………€/km
D6 Choisissez parmi les déclarations suivantes celle qui correspond le mieux à ce que vous pensez
concernant le paiement des politiques de protection des plages :
1 Le financement est et doit rester d’ordre public
2 Le financement devrait être d’ordre privé (usagers, activités touristiques, etc.)
3 Ne sais pas
4 S’abstient
XVIII
E2 Vous estimez-vous suffisamment informés sur la GIZC ?
Très mauvais Mauvais / Suffisant Bon Très bon Indiffér
Insuffisant ent
E3 Quels sont les canaux de communication par lesquels passe l’information sur ces aspects ?
Comment vous tenez vous informés dans votre structure ? Utilisez vous des revues professionnelles ?
E4 Avez-vous assisté à des colloques, des conférences ou des ateliers de travail ?
Note Sur : Commentaire éventuel
l’érosion côtière (phénomène physique)
les politiques de gestion de l’érosion
côtière
la submersion marine (phénomène
physique)
le réchauffement climatique
les politiques de gestion des submersions
marines
la GIZC
la gouvernance dans les politiques
publiques
la gestion de l’entretien des plages
le développement durable
E5 Dans quels domaines relatifs à l’érosion côtière et à la mise en place de politique de gestion
voudriez vous avoir plus d’information ? Utiliser la liste du tableau précédent et faire classer les
priorités sur ce qui lui paraît le plus important
Indicateurs
E6 Quels types d’indicateurs votre organisme utilise-t-il actuellement dans ces domaines ?
E7 Quels sont les indicateurs qui paraissent propices pour rendre compte de la « qualité » des
politiques de gestion de l’érosion ? (politiques intégrées, etc.).
F – Perspectives
F1 On préconise de plus en plus de passer plutôt à des politiques de retrait stratégique ? Qu’en
pensez-vous ?
F2 Pensez-vous que l’élévation du niveau de la mer soit un risque fort pour nos côtes ?
Quels types d’effets concrets pensez-vous que cela puisse entraîner pour les plages ?
Choisir 3 rubriques par ordre décroissant d’importance
1 Aggravation des conséquences des tempêtes (inondations des maisons en
première ligne, etc.)
2 Augmentation des inondations liées aux pluies
3 Disparition des plages par recouvrement de la mer
4 Submersion des terrains à très faible altitude
5 Débordement des étangs
6 Apparition de nouvelles espèces
7 Disparition de certaines espèces
8 Autre
XIX
F3 Quelles pourraient être les conséquences de ces effets pour les économies littorales ?
F4 Quelles sont les communes qui vous paraissent les plus menacées par ces effets (uniquement
pour les acteurs transversaux aux sites) ?
F6 Pensez vous globalement que l’ensemble des actions entreprises pour la gestion de la zone
côtière, en particulier pour la gestion du trait de côte, soient suffisantes ?
1) Oui
2) Non
Si non, pouvez vous donner une brève explication
1.2. Guide d’entretien pour les acteurs ayant participés aux comités de pilotage d’un ou
plusieurs projets d’aménagement durable du littoral de l’Hérault
Pour les acteurs ayant participés à un ou plusieurs Comité de Pilotage, les questions suivantes sont
intégrée à l’entretien entre les parties B et C du guide présenté ci-dessus (après la question B2).
B3 Noter la chronologie des grandes phases d’intervention et positionner celle dont on va parler par
rapport au comité de pilotage étude (demander la dernière action ciblée) :
1 2 3
Choix des
Suivi des effets Bilan maîtrises
d’ouvrage
de diagnostic , d’œuvre
et
l’aménagement final assistance
4 …
6 5
Phase aménagement technique
Démarche globale
B4 Quels ont été les facteurs déclenchants des actions de lutte contre l’érosion ? (dernière action
ciblée)
XX
B5 Quelles étaient les institutions impliquées dans le comité de pilotage de l’opération :
Degré Institution Commentaire éventuel
d’implication
Services de l’État
Préfecture / Mission Littoral (MIAL
LR) / SGAR
Service Maritime et de Navigation
du Languedoc-Roussillon
(SMNLR)
Direction de l’Équipement (DRE /
DDE)
Conservatoire du Littoral (CELRL)
Direction des Affaires Maritimes
DIrection de l’ENVironnement
(DIREN) et / ou Direction de
l’Industrie, de la Recherche et de
l’Environnement (DRIRE)
Autres :
Collectivités territoriales
Services du Département (CG34)
Précisez :
Services de la Région Languedoc-
Roussillon
Précisez :
Communes et intercommunalités
(Communauté de Communes,
Communauté d’Agglomération)
Nom :
Associations d’usagers et organisations professionnelles
Nom :
Nom :
Institutions de recherche et experts
Entente Interdépartementale pour
la Démoustication (EID)
Méditerranée
BRL
Bureau Régional de Géologie
Minière (BRGM)
Université / UFR, École
d’Ingénieur (précisez) :
Organisme de recherche (CNRS,
CEMAGREF, etc.), précisez :
Autres
Nom :
B7 Quelles sont les institutions qui ont joué un rôle leader ? Pourquoi ?
B9 Quels étaient les termes de référence du comité de pilotage ? Ont-ils été explicités au départ ?
B10 Y a-t-il eu des moments forts dans la démarche ? Y a t-il eu de conflits entre les participants ?
Lesquels ?
XXI
Réunions
B11 Combien y a-t-il eu de réunions sur l’ensemble du déroulement ? (moins de 5, de 5 à 10, entre 10
et 20, plus de 20)
Quelle a été la fréquence / la régularité de ces réunions ? (mensuelles, trimestrielles, etc.)
B13 Quelles sont les institutions impliquées qui d’après vous n’étaient pas / ne sont pas vraiment
nécessaires ?
B14 Quelles sont celles qui au contraire n’étaient pas ou pas suffisamment impliquées / ne sont pas
ou pas suffisamment impliquées et qui devraient l’être ?
B15 Avez vous observé des dysfonctionnements et quelles seraient les possibilités d’amélioration des
procédures ?
B18 Quels types de connaissance le diagnostic de la situation a-t-il principalement permis de fournir ?
Y avait-il des domaines manquants dans ce diagnostic ?
B20 Est-ce que cela vous semble important de définir un PPR pour l’érosion côtière ou la submersion
marine ? Pourquoi ?
B22 À quel moment et de quelle façon doit-il y avoir une consultation de la population ? Qu’attendez
vous d’une plus grande participation des usagers des plages et de la population dans la politique de
gestion de l’érosion ? Au final pensez vous que cela soit réellement un plus ou que cela retarde les
opérations ?
B24 Y a-t-il des cas où la consultation est plus importante que dans d’autres ? Lesquels ?
B25 Estimez-vous que les autres acteurs (pêcheurs, agriculteurs, élus, techniciens…) soient
suffisamment informés sur l’érosion côtière ?
XXII
2. Questionnaire usager des plages
RL : Variante pour les Résidents d’une commune littorale de l’Hérault
RNL : Variante pour les Résidents d’une commune non littorale de l’Hérault
RS : Variante pour les propriétaires d’une résidence secondaire dans l’Hérault
T : Variante pour les touristes de passage dans le département de l’Hérault
A1 Sexe
Masculin □ Féminin □
A5 Quelle est la catégorie socio professionnelle du chef de famille / foyer ? (classification par
catégories socioprofessionnelles (PCS), nomenclature INSEE)
1 Agriculteur, pêcheur 6 Ouvrier
2 Artisan commerçant chef d’entreprise 7 Chômeur
3 Cadres et profession supérieure 8 Étudiant
4 Professions intermédiaires 9 Retraité
5 Employé 10 Autre
B – Type de résidents
B2 Statut
Lieu de naissance :
XXIII
B3 (T) Mode d’hébergement local
1 Résidence secondaire
2 Location
3 Camping
4 Hôtel
5 VVF
6 Hébergement chez des amis
7 Autres : précisez
Nom de la commune de séjour, et durée de séjour ?
Etiez-vous déjà venu ?
B4 (RL/RS) Pourquoi avoir choisi cette commune de résidence ? Pouvez vous lister les arguments qui
ont joué lors de ce choix ? (les pour et les contre)
B5 (RL/RS) La présence (ou proximité) d’une plage a-t-elle joué dans vos motifs de choix de cette
commune ?
Oui Non
C1 Qu’est-ce que les plages évoquent pour vous ? (donner trois réponses spontanées)
C3 En général, allez vous à la plage pour (durée moyenne de présence sur la plage) :
La journée La demi-journée Quelques heures
Matin Après-midi Nombre d’heures :
Plutôt
Matin après-midi soirée
(entourer)
C4 Noms des trois plages que vous fréquentez les plus (avoir une liste des plages par commune ; voir si
ce sont des plages surveillées, non surveillées) et pourquoi avoir choisi cette ou ces plages ?
Nom Critères de choix
Plage 1
Plage 2
Plage 3
XXIV
C5 Quels sont vos usages des plages ?
Juillet et Août Autres mois
Régulier Fréquent De temps en Jamais
temps
Promenades sur la
plage
Jogging sur la plage
Pêche
Baignade
Bain de soleil
Activités ludiques
familiales
Découverte de la nature
Pique-nique
Fêtes
Rencontre entre amis
Promenade en couple
Promenades nocturnes
- C6 Pratiquez vous des sports liés à la mer (Voile, Plongée apnée, bouteille, pêche en plongée,
Natation, Canoë, Kite-surf, Jet ski avec ou non départ plage, Planche à voile, Ski nautique…)?
C10 Quel montant maximum pour la journée et la demi-journée de parking seriez vous prêt à payer ?
XXV
C11 Quels sont les services que vous souhaitez utiliser sur une plage ?
Absolument Si possible Eventuelleme Indifférent Surtout pas
souhaité nt
Plagiste
Club de jeux pour enfants
Snack
Restaurant
Vendeurs ambulants
Douches
WC
Maîtres nageurs
Poste de secours
Chemins d’accès aménagés
Cabines
Espaces animaux
Consignes
Location pédalo, planche à
voile
Poubelles
Nettoyage des plages
Surveillance (vols)
Autres
Pour les services qui ont été notés absolument souhaité préciser s’il y en a trop (-) assez (=) ou s’il faut
renforcer ce service (+)
C12 Quelles sont pour vous les trois principales qualités d’une plage ?
1 Taille : j’aime les grandes plages 6 Présence d’un maître nageur
2 Qualité du sable : plus le sable est fin, 7 Accessibilité : je n’aime pas marcher pour aller à
plus la plage est belle et qualité de l’eau la plage
3 Son environnement : j’aime les plages 8 Profondeur : j’aime avoir pied loin et c’est moins
sauvages dangereux pour les enfants
4 Importance et nature de la 9 La possibilité d’avoir des rochers pour faire de la
fréquentation : j’aime qu’il n’y ait pas plongée ou pour pêcher
trop de monde
5 La présence de commerces et de 10 Autre
restaurants de proximité
- D1 D’après vous, quels sont les risques auxquels sont soumises les plages : (réponse spontanée)
XXVI
D4 Comment en avez-vous entendu parler ? (par la télé, les journaux, des amis…) ?
D5 Qu’en pensez-vous ?
D6 Y a-t-il des phénomènes d’érosion et de recul des plages où vous vous rendez? Si oui, quels sont les
principaux problèmes dus à l’érosion côtière :
- □ Dégradation de l’environnement naturel
- □ Perte de sable
- □ Perte de bénéfices pour les communautés locales (par exemple, les activités touristiques vont
être affectées)
- □ Perte de bien-être pour les visiteurs
□ Autres (spécifiez)
D8 Pensez-vous que votre niveau d’information sur l’érosion des plages est :
Très mauvais Insuffisant Suffisant Bon Très bon Indifférent
-
- D9 Savez vous ce que sont les ganivelles ?
E3 Avez vous entendu parler du Conservatoire du Littoral (Conservatoire de l’Espace Littoral et des
Rivages Lacustres (CELRL)) ?
Oui Non
E4 Pour quelles raisons, selon vous, doit-on lutter contre l’érosion côtière ?
Oui, Oui, mais pas Non, trop Non, caractère Sans
toujours à n’importe coûteux inévitable opinion
quel prix
Protection des habitations ou
constructions en front de mer
Protection des activités
économiques de tourisme liées
aux plages
Sauvegarde du paysage et de la
nature
- E5 Le coût de référence pour recharger 1km de plage est de 500 000 euros. Compte tenu de ce
coût faut il :
1 Continuer à mener des actions de protection des plages
2 Limiter les actions de protection aux principales plages
3 Arrêter ces actions de protection des plages
XXVII
E6 Pensez-vous que les populations et les usagers doivent être consultés sur les politiques à mener par
rapport à la gestion et à la protection des plages ?
Oui Non
E7 Choisissez parmi les différentes méthodes de lutte contre l’érosion côtière celle que vous
suggéreriez / celle que vous préférez pour lutter contre l’érosion côtière
1 Méthodes douces : plantations, brise-vent, herbiers de posidonies, rechargement en sable
2 Construction ou renforcement des équipements rigides : digues, épis, ouvrages en maçonnerie
3 Recul stratégique, réalignement
4 Non Gestion
E8 Pourquoi la préférez vous ? (voir E12, en référence aux méthodes de lutte contre l’érosion côtière)
□ Pour des raisons esthétiques □ La qualité de l’eau est meilleure
□ C’est le meilleur moyen de défendre la plage □ C’est plus sur pour les baigneurs
- □ C’est plus souhaitable pour les bateaux
- □ L’impact environnemental est moindre
- □ Autre (spécifiez)
-
- E9 Savez vous ce qu’est la Gestion Intégrée des Zones Côtières (GIZC) ?
Oui Non
- Si oui, pouvez vous dire si la GIZC renvoie plutôt (plusieurs réponses possibles) :
F1 Que pensez vous par rapport au risque de montée du niveau de la mer pour l’Hérault ou le
Languedoc Roussillon ? (choisir parmi les énoncés suivants)
1 Il va falloir l’envisager dès la décennie qui arrive
2 Il va falloir l’envisager mais beaucoup plus tard
3 La montée ne sera pas importante et donc c’est inutile de s’en préoccuper
4 Il est illusoire, les prévisions ne sont pas prouvées
5 Autres
6 Ne sais pas
F2 Quels effets pensez vous que cette montée du niveau de la mer va entraîner ?
Choisir 3 rubriques
1 Aggravation des conséquences des tempêtes (inondations des maisons en première ligne,
etc.)
2 Augmentation des inondations liées aux pluies
3 Disparition des plages par recouvrement de la mer
4 Submersion des terrains à très faible altitude
5 Débordement des étangs
6 Apparition de nouvelles espèces
7 Disparition de certaines espèces
8 Autre
XXVIII
F3 (RL/RS) Si votre habitation principale était menacée par l’érosion côtière ou des tempêtes liées à
la montée des eaux marines, qu’elle serait votre attitude ?
1 Vous quittez l’habitation si l’indemnité est suffisante
2 Vous vous adressez à la commune pour trouver des mesures de précaution
3 Vous restez même sans solution par attachement à votre maison
4 Vous restez car la maison est invendable et vous n’avez pas d’argent pour en avoir une autre
5 Vous rejoignez une association de riverains
6 Autres
F4 (RL/RS) Pensez vous que le déplacement vers l’arrière des habitations et des constructions
réalisées en front de mer soit souhaitable ?
G2 Choisissez parmi les déclarations suivantes celle qui correspond le mieux à ce que vous pensez
concernant le paiement des politiques de protection des plages :
1 C’est l’affaire de tous et il doit relever d’un financement public
2 Il doit y avoir une participation des bénéficiaires au financement (si oui quels
bénéficiaires : les usagers (code 21), les activités qui vivent du tourisme (code 22) ou
autres (code 23) précisez qui
3 Ne sais pas
4 S’abstient
G3 Quel est le montant approximatif de votre taxe d’habitation (RL/RNL/RS), de vos frais de
location (T) ?
-
- G4 Combien seriez-vous prêts à payer en plus au maximum pour préserver les plages ?
-
- G5 Préfériez-vous plutôt payer plutôt un droit d’accès lorsque vous allez à la plage ?
Oui Non
G6 Combien seriez-vous prêt à payer pour accéder à la plage comme montant maximum journalier ?
XXIX
Annexe 5 : Liste et typologie des acteurs enquêtés
Cette annexe présente les acteurs rencontrés au cours de l’étude et en fonction des critères de classification.
XXX
2. Identification des acteurs en fonction des critères de
classification
Le tableau présente le détail des acteurs enquêtés au travers de la nature de leur institution ou activité
et en fonction de leur position locale dans les sites pilotes ou transversale ainsi que de leur statut privé
ou public.
XXXI
Association Handiplage
Association 4 D
Total Associations 5
Total Transversaux 20
Total 41
20
Rappel de la typologie fonctionnelle :
> Les acteurs codés 1 : gestionnaires publics de l’érosion côtière
> Les acteurs codés 2 : autres gestionnaires publics liés au littoral
> Les acteurs codés 3 : gestionnaires sectorielles
> Les acteurs codés 4 : associations liées à la conservation des espaces naturels
> Les acteurs codés 5 : autres associations
> Les acteurs codés 6 : acteurs privés
XXXII
Annexe 6 : Synthèse des résultats des enquêtes usagers des
plages
XXXIII
CONTEXTE ET OBJECTIFS
Pour être efficace les stratégies de prévention du risque doivent pouvoir compter sur l’existence
d’une conscience et d’une culture du risque.
Le questionnaire « Usagers des plages » doit permettre de fournir des informations relatives aux
modes d’utilisation des plages en fonction des profils sociaux des individus enquêtés, aux
perceptions des risques côtiers que sont l’érosion côtière et la submersion marine, des
politiques publiques mises en œuvre, et de la GIZC, ainsi que les montants monétaires que
les individus seraient prêts à payer en termes d’usages directs et indirects.
XXXIV
1. STRATEGIES D’ENQUETE:
QUESTIONNAIRE ET
ECHANTILLONNAGE
XXXV
METHODOLOGIE
Ces enquêtes sont réalisées sur trois sites du littoral de l’Hérault du 15 mai 2007 au 31 août
2007.
Les trois sites pilotes retenus dans le cadre du travail de recherche sont : Palavas-les-Flots le
Lido de Sète à Marseillan-Plage et Valras-Plage.
Plage de la
Urbaine OUI
Corniche
XXXVI
METHODOLOGIE
Répartition des enquêtes : Saison 1 Saison 2 TOTAL
Site
Valras Rive Droite 16 34 50
• L’effectif des enquêtes par Valras Rive Gauche 16 35 51
saison est calculé de façon à Corniche Sète 6 12 18
être représentatif de la Villeroy Sète 8 9 17
fréquentation (celle-ci doublant
Lido de Sète à
en saison estivale) Marseillan
20 43 63
Prévost Palavas 12 25 37
Palavas Rive Droite 11 21 32
• Les personnes sont interrogées Palavas Rive Gauche 11 22 33
de manière quasiment aléatoire Sous Total Plages
52 98 150
sauf en ce qui concerne les Urbaines
tranches d’âge et les genres Sous Total Plages
48 103 151
(recherche l’équilibre des Naturelles
x2
XXXVII
PRESENTATION DE L’ECHANTILLON
Nb. cit. Fréq. Nb. cit. Fréq.
TYPE AGE
Nb. cit. Fréq.
SEXE
Résident commune littoral Hérault 53 17,6% 18-28 81 26,9%
29-49 130 43,2% Homme 149 49,5%
Résident commune non littoral Hérault 60 19,9%
50-65 69 22,9% Femme 152 50,5%
Résidence secondaire 62 20,6%
65 et plus 21 7,0% TOTAL CIT. 301 100%
Touriste 126 41,9%
TOTAL CIT. 301 100%
TOTAL CIT. 301 100%
XXXVIII
PRESENTATION DE L’ECHANTILLON
Commune de résidence principale:
XXXIX
PRESENTATION DE L’ECHANTILLON ‘TOURISTES’
La majorité (75,8%) des touristes vacanciers sont déjà venus dans le département
et dans la commune de séjour.
XL
PRESENTATION DE L’ECHANTILLON ‘RESIDENTS LOCAUX’
5,0%
18,9% 17,0% 18-28
18-28
16,7%
29-49 29-49
50-65 50-65
65 et plus 45,0% 65 et plus
24,5%
39,6% 33,3%
NOMBRE ANNEE
34,3%
25,7%
22,9% …sont majoritairement des
personnes de moins de 50 ans et
10,5%
6,7% présentent une antériorité sur le
secteur géographique < à 20 ans
Moins de 10De 10 à 20 De 20 à 30 De 30 à 40 40 et plus
XLI
PRESENTATION DE L’ECHANTILLON ‘RESIDENTS
SECONDAIRES’
Les résidents secondaires… COMMUNE DE SEJOUR1
8,1%
22,6% 18-28
29-49
50-65
29,0% 65 et plus
9,7%
3,2%
XLII
2. USAGES DES PLAGES
XLIII
QUELS USAGES DES PLAGES?
AGE x Temps sur les plages
81 18-28
130 29-49 …l
e
pla tem
69 50-65 g p
fon s va s sur
e
ctio rie l
n d en es
21 65 et plus
Non réponse la journée le matin l'après-midi quelques heures e l’
âge
Régulier Fréquent De temps en Jamais
temps
XLIV
SPORTS ET SERVICES MARCHANDS
Pratiquez vous des sports liés à la mer (Voile, Plongée apnée, bouteille, pêche
en plongée, Natation, Canoë, Kite-surf, Jet ski avec ou non départ plage,
Planche à voile, Ski nautique…)?
… 67,8% répondent OUI …sans différence significative en fonction des âges.
XLV
SERVICES SOUHAITES
Absolument Si possible Eventuellement Indifférent Surtout pas
souhaité
XLVI
FREQUENTATION DES PLAGES
F R E Q U E N C E P L A G E E T E e n jo u r s p a r m o is
M o in s d e 2 4 ,7 %
De 2 à 5 8 ,8 %
D e 5 à 10 1 5 ,6 %
D e 10 à 15 1 6 ,3 %
D e 15 à 20 1 8 ,3 %
D e 20 à 25 1 3 ,9 %
2 5 e t p lu s 2 2 ,4 %
FREQUENCE PLAGE MI SAISON
Moins de 2 44,9%
De 2 à 5 10,5%
De 5 à 10 12,5%
De 10 à 15 15,5%
De 15 à 20 5,7%
De 20 à 25 3,4%
25 et plus 7,4%
F R E Q U E N C E P L A G E H IV E R
M o in s d e 2 6 8 ,7 %
De 2 à 5 7 ,4 %
De 5 à 10 9 ,4 % … l’analyse
des données
De 10 à 15 1 0 ,1 % >22,4% des par sais on m
1 5 e t p lu s 4 ,4 % 25 jours pa personnes interrogée ontre :
s’agit de r m ois sur les plages s se rendent plu
s
rendant effecaractériser (type, âgen période estivale. de
ctivement to e…) les us Il
>En hiver us les jours su agers se
jours par 68 ,7% des personn r le s plages.
es
données en mois sur les plages. se rendent moins de
fonction des Il s’agit d’a
types d’usa nalyser les2
Université Montpellier 1 - Septembre ge rs .
2007 - Hénichart Laura-Mars
XLVII
FREQUENTATION DES PLAGES
… l’analyse croisée des durées moyennes et des types
FREQUENCE d’usagers montre que les résidents des communes
PLAGE ETE littorales se rendent plus souvent sur les plages par
TYPE en jours par mois. Cependant il faut considérer le fait que les
mois
touristes ne soient pas présents sur les côtes de
l’Hérault pendant toute la saison d’été mais
Résident commune littoral Hérault 20,83 seulement pour un court séjour de vacances.
Résident commune non littoral Hérault 12,85 La durée moyenne de séjour des touristes dans
Résidence secondaire 18,64 l’Hérault est de 12,04 jours. On peut donc conclure
qu’en majorité les touristes séjournant dans
Touriste 12,11
l’Hérault se rendent tous les jours à la plage pendant
TOTAL 15,15 leurs vacances (moyenne en jours par mois: 12,11).
FREQUENCE
PLAGE HIVE
TYPE
R
Ce tableau montre l’analyse de la fréquentation des
plages en hiver ne nécessite pas la prise en compte Résident commune littoral Hérault 8,13
des touristes qui ne se rendent pas ou peu sur les
plages hors saison (0,89 jours par mois en moyenne). Résident commune non littoral Hérault 3,07
Résidence secondaire 1,69
Touriste 0,89
TOTAL 2,79
XLVIII
FREQUENTATION DES PLAGES
Noms des trois plages que vous fréquentez le plus et pourquoi avoir choisi ces
plages ?
Il s’agit d’une question à réponse ouverte spontanée – Nombre de non réponse : 101 – Nombre de mots 482 –
Nombre de mots différents : 147.
L’analyse des réponses ouvertes montre le caractère de proximité est le principal critère de
choix des plages (cité 115 fois). La propreté est citée 22 fois. La fréquentation est également un
critère de sélection : le mot monde est cité 15 fois et la tranquillité 11 fois. Enfin l’accès
apparaît 10 fois.
Les réponses à cette question ouverte peuvent être confirmées par les 3 principaux critères
retenus concernant la qualité des plages :
Nb. Cit. Fréq.
…à
profo Sète,
Qualité du sable: plus le sable est fin, plus la plage est belle et qualité de l’eau 167 19,50%
n le
Importance et nature de la fréquentation: j’aime qu’il n’y ait pas trop de monde 151 17,70%
positi deur est p critèr
e
o l
Taille: j’aime les grandes plages 119 13,90%
prése n (16,2% acé en tro de
Profondeur : j’aime avoir pied loin et c’est moins dangereux pour les enfants 106 12,40% appa
nc e d’un
) ; à Va isième
raît lras,
Présence d’un maître nageur 106 12,40% pa
r en t maître la
roisiè nageu
Son environnement: j’aime les plages sauvages 70 8,20% (14,4 ordre me r
%) ; p
Accessibilité: je n’aime pas marcher pour aller à la plage 53 6,20% prem à Pa d’imp osition
ier lavas ortan
4,90%critèr ic -Le ce
La présence de commerces et de restaurants de proximité 42
e de tère rete s-Flots, le
d
3,70% e
f r n
La possibilité d’avoir des rochers pour faire de la plongée ou pour pêcher 32 mond équentat u est
de e à ion le
Autre 5 0,60% uxièm 19,8% (pas trop
(16,4 e est
%) la ) et l
Non réponse 4 0,50% quali e
té du
TOTAL CIT. 855 100% site
Université Montpellier 1 - Septembre
2007 - Hénichart Laura-Mars
XLIX
AMENAGEMENTS ET PREFERENCE
Aménagement et préférence
20,6%
pas du tout aménagées
29,3%
14,6%
… il ex
is
l’analy te peu de dif
55,0% se e n f férenc
urbain on e
es) mo ction de la t entre les sec
nature ntre q y polog teurs.
ue les Cepen
lle
tout am s sont à la r person ie des plage d
60,0%
énagé echerc nes se s (natu ant
he d’u rendan relles
n espa ts ou
30,5%
ce nat ur des plage
urel pa s
10,7% s du
Urbaine Naturelle
L
AMENAGEMENTS ET PREFERENCE
Pourquoi préférez-vous les plages avec quelques aménagements ?
On distingue quatre types de réponses :
- Confort : la présence de quelques aménagements assure le confort des
visiteurs journaliers (présence de douche et WC)
- Sécurité : la présence de poste de secours et de maître nageurs assure la
sécurité des baigneurs et des enfants
- Préservation des espaces naturels : les quelques aménagements présents
assure le confort des usagers sans dégrader les plages
- Espace naturel : la présence d’aménagement nuit au bien être des personnes
en dégradant l’aspect sauvage des plages
LI
3. ANALYSE DES
REPRESENTATIONS DES
PLAGES
LII
LES PLAGES EN TROIS MOTS…
Qu’est ce que les plages évoquent pour vous ?
Il s’agit d’une question à réponse ouverte. Les différentes réponses peuvent être codées en
fonction des thèmes suivants
LIII
LES PLAGES EN TROIS MOTS…
Code Citation Nb. Occ Citations Nb. Occ Fréquence d’occurrence des mots cités
DETENTE 81 FARNIENTE 12
classés par code
ETE 9 SAISON 2
REPOS 61 SIESTE 6 Code 5
CHALEUR 4 SOLEIL 138
BRONZAGE 31 BIEN ETRE 5
Code 1 MER 65 FRAICHEU 2
CALME 13 RELAXATION 3
R
TRANQUILITE 13 TRAVAIL 2 Code 6 EAU 9
LECTURE 6 VACANCES 86
Code 2 LIBERTE 9 EVASION 6
SABLE 23 PLAGE 6
BAIGNADE 77 AMOUR 2
Code 7 NATURE 7 VAGUES 4
JEUX 16 NATATION 2
ESPACE 3 PAYSAGE 3
BAIN 7 PIQUE NIQUE 2
Code 8 ENFANTS 18 ENFANCE 4
PLAISIR 7 PLONGEE 2
Code 3 Code 9 PROPRETE 7 PROPRE 2
PROMENADE 7 SPORT 2
Code BONHEUR 3 JOIE 2
LOISIR 4 VOILE 2
10 BEAUTE 2 REVE 2
LOISIRS 3
LIV
ATTRACTIVITE DES PLAGES
La présence d’une plage a-t-elle joué dans vos motifs de choix de cette
commune ?
TYPE x presence plage : Résident commune littoral Hérault
17,3%
oui
non
82,7%
LV
4. ANALYSE DES
REPRESENTATIONS
CONCEPTUELLES
LVI
DEVELOPPEMENT DURABLE
Développement durable Citations Occurrences
180 personnes ont répondu à cette question, les 121 autres ont ENVIRONNEMENT 38
répondu : Ne sais pas. Une lecture globale des réponses nous permet DEVELOPPEMENT 25
de distinguer 8 types de réponses.
PROTECTION 22
THEME TYPE Nb. GENERATIONS FUTURES 16
Cit.
LONG TERME 15
Préservation de la nature/ Protection de Environnement 53
l’environnement NATURE 13
Autre 6 PRESERVER 6
SOCIAL 6
Les principaux mots employés sont les suivants (mots RESPECT 5
dont l’occurrence est supérieure ou égale à 5)
LVII
GESTION INTEGREE DES ZONES COTIERES
Savez vous ce qu’est la Gestion Intégrée des Zones Côtières ?
Nb. cit. Fréq.
GIZC
Oui 17 5,6%
Non 284 94,4%
TOTAL CIT. 301 100%
LVIII
5. PERCEPTIONS DES
RISQUES COTIERS
LIX
RISQUES ET PLAGES?
D’après vous, quels sont les risques auxquels sont soumises les plages ?
Pollution 131
Erosion/Disparition/Dégradation
des plages 87
Surfréquentation 10
Déchets 10
Marée noire 6
Artificialisation 4
Plusieurs réponses possibles - Réponses spontanées. Les réponses dont la fréquence d’occurrence est inférieure à
2 ne sont pas prises en compte dans cette analyse. Non réponses : 57
Nombre de mots : 696 – Nombre de mots différents : 175 – Nombre de mots moyen par réponses : 2,85.
LX
CONNAISSANCES ET LITTORAUX
Savez-vous ce qu’est la zone côtière ?
Z O N E C O T IE R E
N e s a is p a s 8 ,3 %
la p la g e 2 5 ,9 %
le s e a u x c ô tiè re s e t la p la g e 2 5 ,9 %
N e s a is p a s 9 ,6 %
Les deux 4 5 ,2 %
LXI
PERCEPTION DES RISQUES D’EROSION COTIERE
Comment en avez-vous entendu parler ?
Télévision 149
Journaux 74
Visible 37
Amis 26
Autres 23
Radio 6
Y a-t-il des phénomènes d’érosion côtière et de recul des plages où vous vous rendez ?
PHENOMENE LOCAUX
… les ré
si
sont plu dents locau x p
15,6% 17,9% s sensib ar leur
Non réponse
dégrada les p ro
oui tion des aux conséquen ximité et leu r
questio plages (a ce att
non ns insi le p s de l’é rosion achement au s
concern sur l’é rosion e o cô ite
és par la st plus fa urcentage de n tière et à la
plages (2 prob lém ible). L on-répo
1,4% d atique d es touri n se aux
e non-r ste
éponse). ’érosion côtièr s sont moins
e et de re
cul des
LXII
PERCEPTION DES RISQUES D’EROSION COTIERE
Qu’en pensez-vous ?
L’analyse des réponses obtenues montre que les termes ‘il faut’ apparaissent avec une
fréquence importante : cités 46 fois. Cette expression est suivie des verbes et des adjectifs :
LXIII
PROBLEMES ASSOCIES A L’EROSION COTIERE
PROBLEME D EROSION
8,8% 0,4%
22,5% Non réponse
10,3% Dégradation de l'environnement naturel
Perte de sable
Perte de bénéfice pour les communautés locales
Perte de bien être pour les visiteurs
Autres
29,1% … les
pe
inf orm rsonnes de la
28,9%
é
antério es sur la que classe d’âge
rité su stion d 65 et p
major r e lu
itairem le secteur ( l’érosion gr s sont plus
littora e nt de échant âce à le
le ré illo ur
person s Cf. Présen sidents loca n constitué
nes de tation ux des
résiden 65 ans de l’éc comm
ts des e ha un
comm t plus interr ntillon (47,6 es
unes li ogées % des
ttorale sont d
s)). es
LXIV
CAUSES DE L’EROSION COTIERE
Selon vous, à quoi est due l’érosion côtière ?
108 non réponses – Nombre de mots : 792 – Nombre de mots différents : 228 – Nombre moyen de mots 4,10
L’analyse ne prend pas en compte les mots dont l’occurrence est inférieure à 2 et les mots de moins de trois
lettres. Nombre de mots différents : 78.
RECHAUFFEMENT 46 NIVEAU 5
Les noyaux de sens repéré sont les suivants :
MER 41 CLIMATIQUES 4
Code 1 Conséquence anthropisation et artificialisation du littoral CLIMATIQUE 31 EAU 3
LXV
DEGRE D’INFORMATION
Pensez-vous que votre niveau d’information sur l’érosion côtière est:
NIVEAU INFO
Savez vous ce que sont les ganivelles ? Savez vous à quoi servent les épis ?
LXVI
6. ANALYSE DES
PERCEPTIONS DES
POLITIQUES DE GESTION
LXVII
PRATIQUE ET POLITIQUES DE GESTION DE L’EROSION
COTIERE
Quelles sont selon vous les pratiques qui aggravent l’érosion ?
premieres lignes
Fortement 37,5%
Moyennement 27,6%
Faiblement 5,6%
Pas d'effets nocifs 16,9%
Ne sais pas 12,3%
Fortement 50,2%
Moyennement 29,9%
Faiblement 3,7%
Pas d'effets nocifs 4,7%
Ne sais pas 11,6%
Surfréquentation
Fortement 38,5%
Moyennement 35,2%
Faiblement 5,6%
Pas d'effets nocifs 7,6%
Ne sais pas 13,0%
Digues
Fortement 15,3%
Moyennement 14,0%
Faiblement 8,6%
Pas d'effets nocifs 46,8%
Ne sais pas 15,3%
LXVIII
GESTION DE L’EROSION COTIERE
Avez vous entendu parler du Conservatoire du Littoral ?
CELRL
0,7%
Non réponse
oui
30,9%
non
68,4%
LXIX
GESTION DE L’EROSION COTIERE
Pour quelles raisons doit-on lutter contre l’érosion côtière ?
Oui, Oui, mais Non, trop Non, Sans
toujours pas à coûteux caractère opinion
n’importe inévitable
quel prix
Protection des habitations ou
constructions en front de mer
32,2% 51,5% 8,3% 4,3% 3,7%
1,7% 2,0%
Non réponse
Continuer à mener des actions de protection des plages
28,9%
Limiter les actions de protection aux principales plages
Arrêter ces actions de protection des plages
… le
s
leur résident
plag s loc
main es au
tien et leur l x, par a
plag des p ittor ttach
es o al e
actio et ce ma litiques , favoris ment à
ns men lg r é le c d e p e n tu
r
oût i otection n
67,4%
ées
Université Montpellier 1 - Septembre m port de
ant d s
2007 - Hénichart Laura-Mars es
LXX
GESTION DE L’EROSION COTIERE: VERS UNE GESTION
PARTICIPATIVE?
Pensez-vous que les populations et les usagers doivent être consultés sur les
politiques à mener par rapport à la gestion et à la protection des plages ?
Consultation
17,3% … on
oui c on
non é levé d state que le
e
les tou réponse né pourcentage
ristes gative le plus
non lit et ap
torale les résident paraît pour
comm s (18,3 s des c
un %) om
ou sec es littorales . Les habita munes
ondair (résid nts de
les poli e) en s
tiques se sentent c ce principa
de ges oncern le
tion du és
littora par
l.
… les
pe
moins rsonnes de p
82,7% concer lus de
du litt n 5
orale e ées (25,6% d 0 ans ne se s
mener t la pris e non) entent
que les e de dé par la
18 – 49 c is gest
ans (13 ion des actio ion
,8% d n
e non) s à
.
LXXI
GESTION DE L’EROSION COTIERE: QUELLES METHODES DE
LUTTE?
Quelles méthodes de lutte et dans quel but ?
Plusieurs réponses possibles (Nb. Cit. est supérieur à 301). 51,2% des personnes interrogées favorisent les
méthodes douces : rechargement en sable, reconstitution des dunes, revégétalisation…
31,8% favorisent les méthodes dures de lutte contre l‘érosion. Mais dans de nombreux cas les personnes ne
conçoivent pas de mettre en place un ouvrage rigide sans l’accompagner de méthodes douces de protection des
plages.
Methode de lutte
N on réponse 13,9%
P our des raisons esthétiques 10,5%
La qualité de l'eau est m eilleure 3,1%
C 'est plus sur pour les baigneurs 1,9%
LXXII
GESTION DE L’EROSION COTIERE: QUELLES METHODES DE
LUTTE?
Méthodes douces
Construction rigides
Recul stratégique
Non gestion
Pour des raisons esthétiques C'est le mailleur moyen de défendre la plage
La qualité de l'eau est meilleure C'est plus sur pour les baigneurs
C'est plus souhaitable pour les bateaux L'impact environnemental est moindre
Cette observation montre les méthodes douces sont favorisées principalement pour leur efficacité
(39,9%) et ensuite pour leur impact moindre sur l’environnement (39,5%). Les même critères de
choix sont retenus pour les constructions rigides mais il est nécessaire de noter que l’efficacité est le
critère de choix le plus largement cité (50,7%). Les méthodes de recul stratégique et de non-gestion
sont favorisées pour leur impact moindre sur l’environnement (respectivement 46,2% et 58,3%) puis
pour leur efficacité pour la défense des côtes à 33% pour le recul stratégique et 25% pour la non-
gestion.
LXXIII
7. PERCEPTION DES RISQUES
DE SUBMERSIONS MARINES
ET ACTIONS SOUHAITEES
LXXIV
PERCEPTIONS DES RISQUES DE SUBMERSIONS MARINES
ET ACTIONS SOUHAITEES
Que pensez vous par rapport au risque de montée du niveau de la mer pour l’Hérault ?
RISQUE ELEVATION
1,7% 5,0%
3,3%
Il va falloir l'envisager dès la décennie qui arrive
Il va falloir l'envisager mais beaucoup plus tard
12,7%
La montée ne sera pas importante et donc c'est inutile de s'en préoccuper
Il est illusoire, les prévisions ne sont pas prouvées
Ne sais pas
77,3%
Quels effets pensez vous que cette montée du niveau de la mer va entraîner ? (choisir 3 rubriques)
conséquences de l elevation
LXXV
8. CONSENTEMENT A
PAYER
LXXVI
CONSENTEMENT A PAYER (CAP)
Selon vous le paiement des politiques de protection des plages doit relever de quel type de
financement?
Ne sais pas 10
S'abstient 6
Non réponse 3
LXXVII
CONSENTEMENT A PAYER (CAP)
Les taxes foncière et d’habitation sont demandés aux résidents des communes non littorales,
aux résidents des communes littorales et au résidents secondaires. Les frais de location, de
camping ou d’hébergement sont demandés aux touristes. Il s’agit de demander aux personnes
interrogées combien seraient elles prêtes à payer en plus pour protéger les plages.
LXXVIII
CONSENTEMENT A PAYER (CAP)
Préfériez vous payer plutôt un droit d’accès lorsque vous allez à la plage ?
Droit d acces
7,3%
oui
non
92,7%
Combien seriez vous prêt à payer pour accéder à la plage comme montant
maximum journalier ?
Nb. cit. Fréq.
Montant max journ
LXXIX