admin,+1+AMJAU++Kharmich+15 12 2019+2
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Résumé
Le Maroc se distingue par une architecture vernaculaire riche, profondément liée à son milieu naturel
et fortement conditionnée par le contexte dans lequel elle est conçue. Grâce au génie de l’Homme et
au besoin vital d’adaptabilité, un savoir-faire séculaire s’est développé créant des établissements
humains transcendants et un genre de vie propre à l’esprit du lieu et aux spécificités de chaque région.
Les formes de manifestation des matériaux locaux changent selon les savoir-faire, les usages, les
finalités et les contraintes. Un seul matériau peut en effet, offrir une variété d’usages donnant lieu à
des formes d’habitat adaptées à leurs milieux.
L’objectif de cette communication est de rendre compte de la variété d’usage qu’offrent certains
matériaux locaux et d’évaluer leur apport en termes de confort thermique et de développement d’une
architecture contemporaine durable et résiliente.
Mots clés : Milieu, matériaux de construction, durabilité, confort thermique, transition énergétique.
Abstract:
Morocco is renowned for its rich vernacular architecture, which is deeply associated to its natural
environment and strongly conditioned by the context in which it is conceived. Indeed, the genius of
Man in add to the vital need of adaptability, were at the origin of a secular know-how, creating
transcendent human settlements and a specific kind of life related to the “genius loci” and the
specificities of each region.
Thus, the forms of manifestation of local materials change according to the technical knowledge, the
uses, the purposes and the constraints. A single material can indeed offer a variety of uses giving rise
to forms of habitat adapted to their environment.
The purpose of this paper is to learn on the variety of uses offered by certain local materials and to
evaluate their contribution in terms of thermal comfort and the development of a sustainable and
resilient contemporary architecture.
Key words: Environment, building materials, durability, thermal comfort, energy transition.
Introduction
L’importance de la valeur du savoir faire constructif vernaculaire dont regorge le Royaume demeure
incontestable et profondément ancrée dans l’esprit des autochtones, pour qui, l’architecture
traditionnelle constitue l’identité même et le langage qui les distingue, traduit leur culture et marque
leur présence.
En effet, cette architecture vernaculaire a réussi à marquer l’art de construire et l’histoire même du
pays en rayonnant au-delà de son lieu d’ancrage. Que ce soit en milieu urbain ou rural, les techniques
constructives ancestrales ont fait leurs preuves par leur adaptation aux aléas du temps et de la nature
mais aussi par le confort fonctionnel qu’elles ont réussi à procurer à une population diversifiée par sa
culture et par le milieu dans lequel elle évolue. La cohérence et l’intégration aux spécificités du
territoire ont offert aux différents savoir-faire le statut d’une véritable architecture régionale. Le génie
1
humain, combiné aux éléments de la nature, a su incarner pendant longtemps le vrai sens des notions
de résilience et de durabilité, où culture et contraintes sont en parfaite osmose.
La terre, la pierre et le bois furent les premières composantes de l’architecture traditionnelle au Maroc.
Profondément conditionnés par les facteurs liés au contexte, les formes de manifestation de ces
matériaux de construction locaux changent selon les régions, les savoir-faire constructifs (adobe, pisé,
appareillage de la pierre, etc.), les usages, la finalité et les traditions socioculturelles des communautés
locales.
Un seul matériau peut en effet, faire l’objet de plusieurs techniques et offrir une variété d’usages
donnant lieu à des formes d’habitat adaptées à leurs milieux.
Au-delà de l’aspect identitaire profondément impacté, ces modes et matériaux de construction restent
énergivores et peu adaptés au climat, donnant ainsi lieu à un modèle urbain inéquitable et peu résilient.
Face à l’impact pesant et irréversible des changements climatiques, et à une conscience écologique
de plus en plus prononcée, la reconnaissance des matériaux locaux reste incontournable afin de
répondre aux défis liés à l'environnement et à la diversité culturelle. Le retour vers les savoir-faire
traditionnels constitue une clé d’entrée vers une production architecture sensible aux milieux et
respectueuse de l’environnement.
C’est dans cette perspective que s’inscrit cette contribution qui appuie la nécessité d’un regain
d’intérêt pour les matériaux locaux en proposant une lecture centrée sur la flexibilité et la variété
d’usage qu’offrent certains d’entre eux, tel que la terre et la pierre ou le bois, sur l’aspect technique
de leur utilisation, sur leur impact vis-à-vis de la production architecturale et sur leur apport en termes
de confort thermique et de développement d’une architecture durable et résiliente préoccupée par
l’auto-valorisation des ressources énergétiques renouvelables locales.
Pour ce faire, le choix sera porté sur deux régions : le Haut Atlas et le Pré-Rif, où les formes de
manifestations des matériaux terre, pierre, et bois diffèrent selon les usages, les savoir-faire, les
finalités et les nuances climatiques de chaque milieu, influençant considérablement les modes de
groupements et l’organisation spatiale. Il sera également question de se pencher sur les possibilités
d’une réappropriation active de ces matériaux et sur comment les faire valoir dans les nouvelles
architectures.
2
1- Les matériaux locaux, entre diversité régionale, savoir-faire local, variétés d’usages et
performance énergétique
C’est dans son environnement et son milieu naturel que l’architecture vernaculaire puise ses
composantes et forge son savoir faire traduisant ainsi ce rapport séculaire qui lie l’Homme à sa terre.
Une histoire, une culture puis une identité se forgent et marquent le temps, les lieux et les êtres. La
force de cette architecture, au-delà de la conception technique de l’objet construit et de son aspect
formel, réside dans sa dimension vivante à la fois en tant que langage culturel transcendant et que
projet social intemporel. Une architecture à l’écoute des résonnances du lieu et des Hommes.
La diversité régionale qui caractérise le Maroc est à l’origine de cette richesse paysagère qui fascine
tant et le distingue du reste des contrées. Autant de spécificités climatiques et géographiques qui
constituent souvent des contraintes enrichissantes donnant lieu à une culture constructive en parfaite
communion avec le milieu. Ce savoir faire original et savant offre à son tour une variété d’usage qui
se veut au service de finalités diverses liées au confort, à la fonctionnalité, à la culture et parfois même
à la politique.
En effet, dans les régions du Haut Atlas et du Pré-Rif, cette variété d’usage est très présente et réside
dans la flexibilité même qui caractérise les matériaux primaires que sont la terre, la pierre ou encore
le bois et qui sont localement les plus présents. L’usage de ces matériaux est conditionné par les
contraintes, les besoins et les finalités fonctionnelles ou culturelles qui distinguent ces milieux et leurs
habitants.
Que ce soit en fondations, soubassement, mur de construction, toiture, mortier ou enduit, ces
matériaux ont contribué à l’émergence d’architectures contextuelles, évolutives, durables et
résilientes. La flexibilité des matériaux, combinée aux contraintes de l’environnement naturel, a
donné lieu à une technicité, une variété d’usage, des formes de manifestation et des modes de
groupement propres à chacune des deux régions.
Le pays Chleuh du Haut-Atlas, appelé à l’origine « Adrar-n-dern » voulant dire « la montagne des
montagnes », représente la partie la plus élevée du pays avec des sommets variant entre 3500 et 4000
m d’altitude et englobe la quasi-totalité du versant nord du Haut Atlas.
Représentant, en partie, l’un des établissements humains les plus anciens du Maroc et les plus
caractéristiques de la Région Marrakech-Safi et d’une partie de la région Khénifra-Beni Mellal, le
pays Chleuh du Haut-Atlas constitue l’une des manifestations architecturales les plus spécifiques de
haute montagne. En effet, le Haut-Atlas témoigne, à travers la richesse de son patrimoine
architectural, de l’ingéniosité et de la patience de ses tribus qui, au fil des siècles, ont su humaniser
ce milieu caractérisé par une nature rude et austère et ont réussi à développer et maintenir un mode
de vie en osmose avec l’environnement. Son enclavement et son retrait en haute montagne ont, par
ailleurs, permis à cette région de maintenir son mode de vie et sa culture.
Cette intégration au milieu se manifeste, en outre, par l’usage des matériaux locaux. Ainsi, les
groupements de cette région ont pour particularité l’usage exclusif de la pierre et de la terre comme
matériaux principaux de construction au regard de leur forte disponibilité mais aussi au regard du
confort thermique qu’ils procurent aux habitants. L’usage de ces deux matériaux offre une unité
paysagère exceptionnelle, toutefois l’analyse des différents procédés et techniques de construction
3
révèle différentes variantes conceptuelles conditionnées par des facteurs naturels, spatiaux,
économiques, sociaux et culturels.
En effet, la topographie de ce milieu a fait que certaines entités se distinguent par leurs particularités
climatiques et physiques mais aussi par le choix des matériaux de construction donnant ainsi lieu à
différentes typologies d’habitat, les unes situées en haute montagne « Dern » (Figure 1), utilisant
exclusivement la pierre, et les autres au niveau du piémont « Dir » (Figure 2), optant davantage pour
la terre.
Figure 1 : Village dans la vallée d’Imlil, en Haut-Atlas Figure 2 : Village dans la région d’Ouirgane, en Haut-
Source : Atlas
[Link] Source :
chegaga-marrakech-7-jours/ [Link]
[Link]/tours/ouirgane-valley-mule-trek-berber-
[Link]
Culminant à une altitude variant entre 1000 et 2000 m, les habitations en haute montagne occupent
les parties rocheuses des versants de montagne qui se caractérisent par de fortes déclivités. La nature
accidentée du site combinée à l’ingéniosité des habitants a fait que la disposition des groupements
s’est faite selon un tracé linéaire et stratifié, où trois composantes parallèles froment le paysage, à
savoir : les habitations, les terres arables et le cours d’eau. Le choix de localisation, malgré les
contraintes géographiques du site, se justifie entre autres par la stabilité qu’offrent les zones rocheuses
aux constructions.
La forme des habitations, leur disposition et le choix des matériaux de construction, reflètent donc
cette forte intégration au site dictée par ce besoin vital d’adaptation. Ainsi, les bâtisses dont la
typologie est la plus répandue, se distinguent par l’usage exclusif de la pierre en raison de sa forte
présence dans la région, de ses caractéristiques techniques face à des terrains pentus, de sa résistance
4
à l’érosion et de ses qualités thermiques face à un climat sec et froid. En effet, plus on gagne de la
hauteur et plus la terre se raréfie laissant place à la pierre dans ses différentes formes : basaltique et
calcareuse ou schisteuse sédimentaire.
Les noyaux d’habitat se caractérisent également par une disposition compacte en terrasse et une
organisation verticale avec une faible emprise au sol en vue d’une exploitation optimale du terrain.
Ceci explique par ailleurs la dimension relativement réduite des espaces intérieurs (2,50 m x 3,50 m)
dont la hauteur ne dépasse pas en général 2,20 m.
Conçues selon deux ou trois niveaux avec des accès souvent indépendants, les habitations sont
exclusivement construites en pierre et présentent des plans irréguliers du fait de la topographie
accidentée du site. La rue sert ainsi de passage d’un étage à l’autre marquant de ce fait la vocation
affectée à chaque niveau et soulignant davantage la volonté de séparer les espaces dédiés aux
Hommes et ceux réservés au bétail. (Figure 4)
En parallèle à l’usage de la pierre, le confort thermique oriente également le choix d’affectation des
espaces. La présence du bétail au sein des habitations permet, dans ce sens, de lutter contre le froid
de la montagne, d’où la prévision d’un espace (niveau bas) dans ce sens. La présence de deux cuisines,
l’une d’hiver et l’autre d’été témoigne pour sa part du rôle affecté à chacune d’elles selon le besoin
et la finalité. La cuisine intérieure, dite d’hiver, sert en même temps à chauffer les pièces habitables,
tandis que celle d’été représente une extension vers la terrasse et joue en parallèle le rôle de régulateur
1
La diffusivité thermique correspond à la vitesse d’avancement d’un front de chaleur à travers les matériaux (son unité
est le m²/h). Elle exprime la capacité d’un matériau à transmettre une variation de température.
2
La conductivité thermique est la quantité de chaleur qui passe en une seconde au travers de 1m² d'une couche de
matériaux homogènes de 1 mètre d'épaisseur, soumis à une différence de température de 1 degré.
3
L'hygrothermie caractérise la température et le taux d'humidité de l'air ambiant d'un local. Une bonne hygrothermie
signifie, en partie, le fait d’assurer une température constante en toute saison.
4
L’inertie thermique représente la capacité à absorber puis à restituer la chaleur et le froid avec un amortissement et un
déphasage des variations de la température extérieure et intérieure.
5
thermique. En outre, les ouvertures demeurent réduites afin d’en créer d’autres aux étages supérieurs
et d’éviter le plus possible les déperditions de chaleur.
Concernant la structure, les murs extérieurs sont construits en pierre à travers un appareillage de
moellons équarris, conférant stabilité et solidité à la structure (Figure 5). Toutefois, et lorsqu’il s’agit
de pierres schisteuses, celles-ci sont appareillées en assise en raison de leurs formes plates et
irrégulières. Les murs intérieurs de séparation sont quant à eux en pisé.
Les toits, pour leur part, sont faits à base de troncs d’arbres puisés, au même titre que les autres
matériaux, dans le site même. Les troncs d’arbres taillés font office de poutres supportant le reste des
éléments de la toiture à savoir : les poutrelles en rondins, les roseaux et une couche de 20 cm de terre
argileuse damée. Une corniche en saillis faite de pierres plates vient compléter le tout, servant ainsi à
protéger les murs extérieurs des intempéries. (Figure 5)
Aux côtés de ces composantes essentielles qui font l’enveloppe de la bâtisse et qui traduisent la grande
adaptabilité dont les habitants ont fait preuve face au déterminisme du milieu, les ouvertures restent
un autre exemple de l’ingéniosité des autochtones, grâce à laquelle savoir faire, culture et contraintes,
ont donné lieu à un cadre de vie durable et équilibré. Ainsi, faire face aux aléas climatiques et au
manque de ressources tout en veillant à maintenir et préserver la culture sociale et les mœurs tribales
procurent aux ouvertures un rôle à la fois fonctionnel et identitaire.
S’ouvrant tous sur l’extérieur, trois typologies d’ouvertures sont relevées. Les meurtrières d’abord,
qui sont des percements sommaires d’environ 40 x 40 cm² placées dans le niveau bas de la demeure
et qui servent à la ventilation des pièces (étables et réserves) ; les fenêtres, dont les dimensions varient
entre 60 x 80 cm² et 80 x 100 cm², qui donnent sur la pièce d’hôte et qui sont protégées de l’extérieur
par du fer forgé (Figure 6), et les portes enfin, qui pour leur part sont basses, en bois et dont les
dimensions varient entre 100 x 180 cm² et 140 x 190 cm² (Figure 7).
6
Figure 6 : Détail technique d’une fenêtre (coupe) Figure 7 : Croquis en façade d’une porte.
Source : Les architectures régionales : Région Source : Les architectures régionales : Région de
de Tensift. p.40
Tensift. p.43
Ces ouvertures témoignent du caractère extraverti des habitations, certes, mais participent en outre,
par leurs faibles dimensions, à la préservation de la température intérieure selon les saisons (maintient
de la chaleur en hiver et de la fraicheur en été).
Situés à une altitude variant entre 300 et 1000 m sur les versants à faible pente, le groupement du
« Dir » reflète sa caractéristique d’« entre deux » (entre la plaine et la montagne) par la diversité des
matériaux utilisés, des techniques de construction développées mais aussi par son rôle communautaire
historique en tant qu’espace d’échange et de complémentarité entre les établissements humains des
plaines et des montagnes.
A l’image des douars de haute montagne, ceux situés an aval (entre la plaine et la montagne) se
caractérisent par une morphologie dictée, non seulement par les contraintes du site et les conditions
imposées par le milieu, mais aussi par la nature de la structure sociale et la culture des différentes
compositions humaines qui les forment. Ainsi, les noyaux d’habitat compacts reflètent par leur
disposition spatiale (ruelles étroites, habitations contigües, etc.) une forte cohésion sociale tandis que
ceux de type lâches se distinguent par une répartition spatiale éparse sous forme de noyaux isolés.
Usant de leur proximité des oueds, et donc des terres fertiles favorisant l’activité agricole, ces noyaux
d’habitat sont établis soit de façon linéaire le long des oueds, soit sur les flancs des collines.
Contrairement aux habitations de haute montagne, ces noyaux d’habitat expriment par leurs volumes
fermés le caractère introverti des douars. La conception interne des demeures, l’affectation des
espaces et le choix des matériaux de construction diffèrent nettement de ceux de haute montagne.
En effet, les espaces ont une dimension plus importante et s’organisent autour d’une cour polyvalente
de forme carrée ou rectangulaire et dont la surface varie considérablement selon le niveau de vie et
la taille de chaque famille. Les ouvertures sont plus larges, la hauteur sous plafond peut dépasser les
3 m et la terre est associée à la pierre pour former les principaux éléments de structure.
7
Généralement, les demeures ont un caractère évolutif : elles sont construites et s’agrandissent au fur
et à mesure que le besoin en espace se fait ressentir sur la base d’une conception finale préétablie.
Comme en haute montagne, l’organisation interne se fait selon une logique de séparation entre les
espaces de vie et les espaces réservés aux animaux donnant parfois lieu à une seconde cour pour le
bétail ou à un étage réservé à la famille.
Cette répartition spatiale répond à des besoins aussi bien fonctionnels et économiques que culturels
et sociaux. A titre d’exemple, la cour, en plus de son rôle communautaire (espace de détente et de
rencontre familiale l’été comme l’hiver, cuisine, espace de séchage des récoltes céréalières, refuge
pour le bétail, etc.) joue un tout autre rôle lié cette fois ci au confort thermique des habitants. En effet,
elle représente en même temps un régulateur de température en fonction des saisons, et un puits de
lumière et d’ensoleillement pour ce type d’habitations à caractère sobre et introverti. (Figure 8)
Utilisée sous forme d’élément de structure (pisé ou adobe) ou en tant qu’élément de finition (enduit
de protection), la terre fait l’objet d’un usage flexible en fonction du besoin technique et esthétique.
Ainsi, les parois extérieures, en pisé ou en brique de terre crue, favorisent par leur épaisseur (40 à 60
cm) une isolation thermique importante aussi bien durant les périodes froides que les périodes
relativement chaudes. Les amplitudes thermiques à l’intérieur sont de ce fait moins importantes et
faiblement impactées par les fluctuations de température à l’extérieur. En hiver, et lorsque les
températures baissent la nuit, la chaleur cumulée la journée est maintenue réduisant de ce fait le besoin
énergétique. En été, la chaleur est faiblement diffusée et la fraîcheur procurée par la cour tout au long
de la journée permet d’offrir un niveau de confort thermique intéressant.
Pour la partie inférieure de l’habitation, la terre est mise en œuvre sous forme de pisé, dit « Tabout »
(coffrage et damage de terre), et est posée sur un soubassement en pierre taillée de 1 m de haut. Les
étages, quant à eux, sont faits en brique de terre (Adobe) et son recouverts au même titre que le reste
des murs d’un enduit à base de terre mélangée à de la paille, servant ainsi d’élément paysager
unificateur et de protection pour le pisé contre l’érosion. (Figure 9)
8
Ici, la pierre est utilisée (pour sa robustesse et sa
résistance à l’érosion) en tant que sous bassement dans
un mur mixte et est réalisée suivant les mêmes
techniques que dans les habitations de haute montagne.
Sa variété d’usage d’un milieu à un autre reflète sa
flexibilité mais aussi l’habilité des habitants à tirer
profit des matériaux selon les contraintes du site et les
besoins spécifiques de chaque population.
En somme, les aspects architecturaux du pays des Chleuh du Haut-Atlas attestent, à travers leurs
diversités, d’un mode de vie, d’une organisation spatiale et d’une structure sociale fortement
conditionnés par l’environnement. En effet, le déterminisme du milieu (contraintes climatiques et
topographiques, matériaux disponibles, conditions économiques, etc.) et le besoin vital d’adaptation
à des conditions austères, ont donné lieu à des formes de manifestation et à des établissements
humains ingénieux et parfaitement intégrés. Les techniques même de construction sont largement
inspirées de la nature et font que les villages s’apparentent à ses éléments (roches et vallées) donnant
ainsi l’impression de s’extruder du sol. Les matériaux quant à eux, sont intelligemment utilisés et
offrent des usages qui répondent aux besoins fonctionnels et culturels de chaque groupement mais
impactent, toutefois, la conception architecturale selon leurs caractéristiques techniques et leur
disponibilité (largeur des espaces et des ouvertures, hauteur, etc.).
La lecture des différentes caractéristiques constructives des noyaux d’habitat dans la région du Haut-
Atlas atteste du rôle important des matériaux dans l’amélioration de la qualité de vie des habitants,
notamment en termes de confort thermique et de consommation énergétique. En effet, le
comportement de la terre et de la pierre par rapport aux températures ambiantes se distingue par la
réduction de l’impact des températures extérieures souvent très faibles, mais permet également (dans
le cas de la pierre naturelle) leur restitution douce face à des fluctuations thermiques assez importantes
selon les saisons.
Peu connu pour sa tradition constructive, le Pré-Rif se caractérise pourtant par un vocabulaire
architectural qui lui est spécifique. En effet, celui-ci représente, par son savoir-faire et ses
particularités techniques et bioclimatiques, une forme de manifestation typique des spécificités
historiques, économiques et sociales de la région.
9
Le choix d’analyse a été porté sur le Pré-Rif de par la diversité de noyaux d’habitat qui le constituent
mais aussi au regard de sa proximité des grands ensembles urbains, à savoir : Fès, Sefrou, Taza,
Taounate et Ouazzane qui l’influencent sur différents plans (historiques, culturels et économiques).
Couvrant un vaste pays de collines où les reliefs sont doux, le Pré-Rif se caractérise toutefois par un
climat rude (froid l’hiver et relativement chaud l’été). Dans ce sens, et tout comme les groupements
du Haut-Atlas, le choix de la pierre, de la terre et du bois comme matériaux de construction se justifie
d’abord par leur forte présence dans la région mais aussi par leurs grandes performances énergétiques
face à un environnement souvent hostile.
Les formes, les techniques et les savoir-faire dans le Pré-Rif restent en grande partie différents de
ceux du Haut Atlas. Une réelle leçon d’adaptabilité vient encore une fois attester de la valeur
incontestable du génie humain séculaire face à la rudesse de la nature et aux possibilités que ses
éléments peuvent offrir à l’Homme.
Les typologies d’habitat et le savoir faire constructif présentent beaucoup de similitudes dans cette
région. En général, les maisons sont séparées par un espace dégagé sur lequel elles s’ouvrent,
permettant de ce fait la ventilation des habitations. Ainsi, le conditionnement de l’air se fait par un
système traditionnel à travers les fenêtres donnant sur la cour intérieure et parfois même sur la rue.
En outre, et concernant le système constructif, la réalisation des fondations, murs et planchers se
basent sur des techniques communément adoptées : fondations en pierre jointes au mortier de terre et
murs en adobe (dans le cas des tribus Hyayna et Ouargha), ou, fondation et murs en moellon hourdé
joint au mortier de terre (dans le cas des Tsoul). Toutefois, la composition des toitures reste le seul
élément qui varie d’un noyau à un autre et qui confère aux matériaux un usage différent du reste des
régions du Royaume.
Trois typologies de charpentes caractérisent cette région selon la culture constructive de chaque ethnie
mais surtout selon les nuances climatiques du Pré-Rif qui font que les contraintes et besoins en termes
de confort demeurent différents.
Ainsi, on retrouve un premier système à base de terre, un deuxième à base de pierre (Lauze de schiste)
puis un troisième à base de Zinc. Généralement, les habitations sont abritées par une charpente en
bois de même composition selon un système assez complexe dans un souci esthétique et fonctionnel.
Elle se compose de troncs d’arbres courbes d’un diamètre de 20 cm appelés « M’koussa » posés sur
les murs latéraux de la pièce, d’un tronc d’arbre d’un diamètre de 30 cm appelé « Sahm » posé au
centre sur la série de « Mkoussa » et faisant office de faîtière, de rondins de bois d’un diamètre de 10
cm en guise de chevrons s’appuyant sur le « Sahm » et sur les murs latéraux, de roseaux et de chaume
assurant la liaison entre les éléments de la charpente. Toutefois, c’est dans la pose de la couverture
finale que réside la différence :
• Une première variante est constituée d’une épaisse couche de pierre et de terre posée sur le
système en bois en guise de corps isolant. Cette composition permet, aux cotés du reste de la
structure, une bonne isolation thermique et une bonne étanchéité face à une pluviométrie
importante. En effet, avec un entretien régulier, ce type de couverture participe considérablement
au maintien de la température intérieure en été comme en hiver, et favorise un confort thermique
intéressant par la réduction des amplitudes thermiques extérieures ; (Figure 10).
10
Figure 10 : Détail de la toiture à base de terre (tribus des Hyayna)
Source : Les architectures régionales : Un parcours à travers le Nord marocain.
• Une deuxième variante où la couverture finale est faite de pierres plates appelées « M’hayef »
fixées au toit par le simple contact avec la couche de terre sur laquelle elles sont posées. Ce
dispositif assure à la charpente une meilleure protection contre les infiltrations et une pérennité
importante face aux intempéries. Il offre par ailleurs, une très bonne performance en termes
d’isolation thermique et ne nécessite pas un entretien régulier ; (Figure 11).
11
Figure 12 : Détail de la toiture dans la vallée d’Ouargha
Source : Architectures traditionnelles méditerranéenne : Maison rurale du pré-Rif
Deux situations différentes : les noyaux d’habitat des pays Chleuh du Haut-Atlas avec leur climat
rude et austère, et ceux du Pré-Rif, un « entre-deux » culturel où coexistent différentes ethnies. Deux
établissements humains qui ont su se distinguer chacun par un vocabulaire architecturale spécifique
et un savoir faire ingénieux, tirant au mieux profit des éléments de la nature et faisant des contraintes
du milieu un paramètre d’intégration et une identité même pour les habitants.
La rareté du terrain et les fortes déclivités du « Dern » ont contraint les noyaux d’habitat à se
développer de manière compacte et dense donnant ainsi lieu à une forte cohésion sociale et à une vie
communautaire soudée. L’usage exclusif de la pierre et la difficulté de sa mise en œuvre sur un site
rocheux et accidenté ont donné lieu à des formes d’habitation plus verticales qu’étalées, usant tout de
même de la robustesse et de la stabilité que ce matériau procure. Grâce à ses qualités thermo
physiques, ce matériau a réussi, dans une certaine mesure, à procurer un microclimat favorable à la
vie par son inertie thermique importante.
Dans le « Dir », la terre sous forme de pisé reste la plus dominante laissant à la pierre le rôle de
fondation et de sous-bassement. Cette composition de matériaux, aux côtés de la régularité du terrain
et de sa disponibilité, permet plus de largeur et offre une morphologie plus étirée, d’où la présence de
patios et le développement d’une structure spatiale introvertie s’ouvrant plutôt sur la cour.
Enfin, dans le Pré-Rif, en plus de leur rôle principal dans la construction des murs, la terre et la pierre
sont associées au bois et parfois même au Zinc pour former une toiture inclinée dont la morphologie
est dictée par les contraintes climatiques du milieu. Le rôle de la terre et de la pierre étant d’aider à
isoler au mieux les habitations de l’infiltration des eaux pluviales et d’assurer par leurs propriétés
thermiques le confort nécessaire face aux variations de températures que connait la région.
La lecture de ces différentes formes de manifestation permet de constater que les finalités liées au
contexte, à la culture et aux fonctionnalités -combinées aux contraintes- conditionnent la conception
et les modes de regroupement qui, souvent, restent une conséquence du milieu. Les constructions
semblent ainsi traduire le rapport de l’Homme à la nature. Un rapport à double sens, où l’Homme se
protège de l’hostilité de son environnement mais en même temps s’y enracine et s’y identifie devenant
ainsi une de ses composantes.
12
Une approche savante basée sur une culture constructive forgée par le déterminisme du milieu a pu
se développer dans l’ensemble des espaces ruraux marocains et instaurer un savoir vivre respectueux
des caractéristiques physiques du milieu d’ancrage.
Depuis l’introduction des matériaux industriels (tel que le béton, le fer, l’aluminium, le verre, etc.),
une perte du savoir faire constructif a marqué le paysage aussi bien urbain que rural. De nouvelles
formes standardisées et non adaptées au climat ont remplacé ce qui faisait la spécificité des milieux.
Au-delà de cette décontextualisation, l’usage démesuré de ces matériaux dont l’acquisition reste
accessible et la mise en œuvre facile, entraine un coût environnemental irréversible et alarmant. Ces
matériaux ont non seulement un poids particulièrement important dans le bilan écologique mais ils
restent également non recyclables et induisent une facture énergétique très élevée du fait de leur faible
qualité thermo physique. Un retour vers l’utilisation des matériaux locaux à travers des techniques de
réappropriation nouvelles est de plus en plus nécessaire.
Il nous a été donné de constater comment la terre, la pierre ou encore le bois ont fait preuve de
flexibilité en offrant une variété d’usage dans des terres hostiles et dans des contextes rudes où les
moyens se font rares et difficiles d’accès.
C’est dans ce sens que nous essaierons de mettre en exergue l’apport de certains matériaux locaux en
termes de confort thermique et de développement d’une architecture durable et résiliente tout en
réintroduisant les savoir-faire locaux au service des besoins contemporains.
Présentes sur le site, peu énergivores, très bons isolants thermiques et acoustiques, recyclables et peu
couteuses, la pierre et la terre se caractérisent par des vertus énergétiques incontestables. En effet,
plusieurs études et recherches universelles attestent de l’apport important des architectures de terre et
de pierre en termes de préservation des environnements et d’amélioration de la qualité de vie.
Pour répondre aux attentes d’un mode de vie moderne et de plus en plus exigent, les caractéristiques
de ces deux matériaux ont été modifiées grâces aux différentes avancées techniques.
Largement utilisée au Maroc que ce soit en médina (en tant que complexe urbain traditionnel) ou en
milieu rural, la terre présente plusieurs avantages techniques qui ont permis sa pérennité en tant que
matériaux de construction principale dans de nombreuses régions.
Ce procédé associe la technique traditionnelle, dite « adobe », au béton pour la construction des murs
extérieurs qui se présentent sous forme de maçonnerie mixte d'éléments porteurs en adobes et
d'éléments de protection en béton (appelés écailles et destinées à augmenter l'imperméabilité et la
durabilité des adobes). Le principe étant de séparer les fonctions par association de deux matériaux
différents. L’exécution se fait ainsi selon trois étapes : la fabrication des écailles en béton, le moulage
des adobes et la maçonnerie commune de ces deux types d'éléments. (Figure 13)
Figure 13 : Coupe d'un mur en adobéton (avec écailles épaisses : La paille peut être ajoutée à la terre en adobe
25 à 30 mm)
Source : « l'adobéton une technologie appropriée pour un habitat
en vue d’améliorer l'isolation thermique des
économique amélioré ». p.49. parois extérieures.
Ce procédé reste, cependant, peu courant au Maroc mais très présent dans d’autres pays d’Afrique
tels que le Tchad et le Burkina. Cette technique est restrictive en termes de formes et nécessite une
mise en œuvre très qualifiée et la mise au point de produits spécifiques (écailles d'angle) et d'outils
d'aide à la mise en œuvre (crémaillères, gabaries, etc.).
Par ailleurs, et au regard de ses nombreuses qualités environnementales, elle gagnerait à se développer
vers de nouvelles perspectives, notamment en matière d’habitat.
14
2.2- Les murs en pierre confinée (MPC) : un procédé technique éco-responsable
Caractérisée par un fort potentiel de développement local, la technique des murs en pierre confinée est
un procédé qui a été expérimenté au Maroc en 2011, à travers la réalisation de deux opérations pilotes
(un Centre Social pour Femmes et une école préscolaire à Al Hoceima et à Figuig).
Cette technologie vise principalement les populations démunies souffrants de précarité énergétique
et exposées aux aléas climatiques. Elle se veut une réponse à la problématique de l’habitat informel
qui prolifère aussi bien en milieu urbain que rural et cible l’amélioration de l’habitat traditionnel ou
dégradé.
Très appréhendé par les habitants, le MPC offre une flexibilité formelle qui respecte le paysage
vernaculaire et permet des traitements contemporains.
Autoportants et sans fondation, les murs en MPC se montent facilement par un remplissage de pierres
grossières. Les qualités techniques de ce procédé permettent de construire sur des terrains accidentés
ou à faible portance. Cette technique offre une réelle flexibilité dans le choix des matériaux de la
toiture, un choix qui se fait en fonction des objectifs de performance thermique et de résistance aux
aléas climatiques (isolation, étanchéité, ventilation naturelle). Le confinement des pierres dans les
cages offre une structure rigide et ductile et une inertie thermique qui participe à la réduction la facture
énergétique du bâtiment. L'inertie thermique du bâtiment lui permettra de minimiser les apports
thermiques à lui apporter pour maintenir une température constante. La pierre permet également
d’atteindre un équilibre hygrothermique favorable tout au long de l’année et peut procurer donc une
température moyenne en toute saison. Ce procédé reste, d’autant plus, à faible coût économique
devenant ainsi facilement accessible aux populations démunies. (Figures 14 et 15).
Fig.
Fig. 14
14 :: Exemple
Exemple de
de construction
construction en
en MPC
MPC avant
avant et
et après
après enduit
enduit Figure 15 : Le mur est enduit sur les deux faces pour
Source
Source :: ««construire
construireenen
mur de pierres
mur confinées
de pierres : Améliorer
confinées l’habitat
: Améliorer protéger le grillage, d’isoler de l’humidité et de l’intrusion
des populations
l’habitat fragiles au fragiles
des populations Maroc »,auArchitecture
Maroc », &Architecture
Développement
& d’insectes. La composition des enduits s’adapte aux
(Association
Développement de solidarité internationale)
(Association de solidarité internationale) ressources locales (terre ou chaux) et aux besoins en
isolation.
Source : « construire en mur de pierres confinées :
Améliorer l’habitat des populations fragiles au Maroc »,
Architecture & Développement (Association de solidarité
internationale)
Largement inspiré des savoir-faire locaux répandus en grande partie dans le Haut-Atlas marocain, le
MPC atteste à son tour de la flexibilité des matériaux traditionnels et des variétés d’usage qu’ils
peuvent offrir dans un contexte en constante évolution.
15
La possibilité d’un retour vers les procédés séculaires et d’une réappropriation intelligente et
contextualisée des matériaux locaux en faveur d’une architecture qui tient compte des besoins de la
vie moderne, reste une piste à développer.
Conclusion : Les matériaux locaux vers de nouvelles formes de manifestation face aux défis
environnementaux
Les différentes lectures entreprises autour des architectures vernaculaires du Haut-Atlas et du Pré-Rif
et les variétés d’usage relevées d’une région à l’autre traduisent, non seulement l’ingéniosité des
habitants et leur grande capacité d’adaptation face à des conditions souvent austères, mais aussi et
surtout leur fascinante maturité en termes d’éco-responsabilité. Leur souci étant de s’approprier un
milieu tout en respectant ces composantes, ses propriétés et son histoire. Ils ont ainsi donné lieu à de
vraies habitations bioclimatiques qui présentent des aspects qualitatifs positifs en termes de confort
et de consommation d’énergie.
Par ailleurs, et face à l’introduction de nouvelles techniques de construction, de profonds impacts sont
déplorés : une déperdition du savoir-faire traditionnel, une uniformisation du paysage urbain et rural,
une production architecturale désolidarisée du milieu, une forte consommation énergétique et une
précarité de plus en plus prononcée au sein de populations démunies.
A cet égard, il devient de plus en plus urgent de se pencher sur des solutions durables tenant compte
des particularités des milieux d’ancrage, de la culture communautaire et des contraintes de la vie
moderne.
Matérialisant ainsi de vraies écoles de durabilité à ciel ouvert, les exemples d’architectures
vernaculaires analysées donnent à réfléchir sur les possibilités de retour vers l’usage des matériaux
locaux en tirant au mieux profit des savoir-faire séculaires.
Une réappropriation active des matériaux traditionnels par la modernisation des techniques
constructives locales en faveur d’une architecture savante, contextuelle et humanisée est donc
nécessaire pour la pérennité d’établissements humains usés par les limites écologiques d’une
croissance économique énergivore.
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