Memoire NS
Memoire NS
Mémoire de :
MASTER
Spécialité : Hydraulique Urbaine
Thème
Propositions et Etudes des solutions
techniques pour la gestion et l’épuration
des eaux usées de la ville Bamako (Mali)
Présenté par :
SANOGO NASSOUN
KONE MARIAM
Ce mémoire n’aurait pas été possible sans l’intervention, consciente, d’un grand
nombre de personnes. Nous souhaitons ici les en remercier.
Nous remercions également tous nos enseignants durant les années d’études,
ainsi que tout le personnel de la société malienne de gestion de l’eau potable et ceux de
la direction nationale de l’hydraulique du Mali.
Nos vifs remerciements vont également aux membres du jury pour l’intérêt qu’ils
ont porté à notre travail en acceptant de l’examiner et de l’enrichir par leurs
propositions.
Enfin, nous tenons à remercier tous ceux qui, de près ou de loin, ont contribué à la
réalisation de ce travail.
DEDICACE
Quoi que je fasse ou que je dise, je ne saurai point te remercie comme il se doit .Ton
affection me couvre, ta bienveillance me guide et ta présence à mes cotes, tu as toujours
été ma source de force pour affronter les différents obstacles.
Tu as toujours été là à mes cotes pour me soutenir et m’encourage que ce travail traduit
ma gratitude et mon affection.
Nassoun sanogo
DEDICACE
Je dédie ce modeste travail :
A la mémoire de mon père que Dieu l’agrée dans son immense paradis
A ma mère adorée pour son soutien moral et financier sans quoi je n’aurai
pu tenir jusqu’à ce jour
A mon très cher époux pour sa patience et ses encouragements
A mon fils siaka que j’ai dû laisser pour poursuivre ces études
A tonton Harouna N’Diaye pour sa disponibilité
Merci !
Mariam Koné
Sommaire
Le Mali n’échappe pas à cette problématique et l’assainissement de ses villes se posent avec
acuité tant qu’au pouvoir publique et à la collectivité territoriale.
D’une manière générale, les populations utilisent les ouvrages d'assainissement individuels
dont les latrines, les fosses septiques et les puisards.
Par ailleurs, en dehors de quelques unités industrielles, les autres déversent leurs effluents
dans la nature sans traitement.
C’est dans ce contexte que s’inscrit notre objectif qui est de proposer des solutions
techniques aux problèmes de gestion et d’épuration des eaux usées urbaines de la ville de
Bamako qui sont actuellement non traitées et déverser dans le fleuve Niger.
Pour atteindre notre objectif nous proposons la construction de deux stations d’épuration :
ﻣﻠﺨﺺ
. اﻟﻨﯿﺠﺮ واﻟﺴﻨﻐﺎل، ﯾﻌﺒﺮھﺎ ﻧﮭﺮﯾﻦ رﺋﯿﺴﯿﺎن. ﺗﺨﻀﻊ ﻟﻤﻨﺎخ ﻣﺪاري ﺟﺎف، دوﻟﺔ ﻗﺎرﯾﺔ ﺷﺎﺳﻌﺔ ﻓﻲ ﻗﻠﺐ ﻏﺮب إﻓﺮﯾﻘﯿﺎ، ﻣﺎﻟﻲ
ﻓﻲ اﻟﻤﻨﺎطﻖ اﻟﺮﯾﻔﯿﺔ٪9 ﻓﻲ اﻟﻤﻨﺎطﻖ اﻟﺤﻀﺮﯾﺔ و٪33 ﻣﻨﮭﺎ، ٪23 ﯾﺒﻠﻎ ﻣﻌﺪل اﻟﺘﻐﻄﯿﺔ ﺑﺎﻟﺼﺮف اﻟﺼﺤﻲ اﻟﻮطﻨﻲ ﻓﻲ ﻣﺎﻟﻲ
).2009 ﯾﻨﺎﯾﺮ، )ﻣﺼﺪر اﻟﺴﯿﺎﺳﺔ اﻟﻮطﻨﯿﺔ ﻟﻠﺼﺮف اﻟﺼﺤﻲ
ﻧﻤﻮ اﻟﻨﻤﻮ اﻟﺤﻀﺮي واﻟﻨﻤﻮ اﻟﺴﻜﺎﻧﻲ ھﻮ اﻟﺴﺒﺐ اﻟﺮﺋﯿﺴﻲ ﻟﻠﻄﻠﺐ اﻟﻤﺘﺰاﯾﺪ ﻋﻠﻰ اﻟﻤﯿﺎه وﺑﺎﻟﺘﺎﻟﻲ إﻧﺘﺎج ﻣﯿﺎه اﻟﺼﺮف اﻟﺼﺤﻲ ﻓﻲ
ﯾﺘﻢ ﺗﺼﺮﯾﻒ اﻟﻤﯿﺎه اﻟﻤﺴﺘﻌﻤﻠﺔ ذات اﻷﺻﻞ اﻟﺰراﻋﻲ واﻟﺤﺮﻓﻲ واﻟﺼﻨﺎﻋﻲ واﻟﺘﺠﺎري واﻟﺘﻌﺪﯾﻦ ﺑﺸﻜﻞ ﻣﺒﺎﺷﺮ.أﺷﻜﺎل ﻣﺨﺘﻠﻔﺔ
ﻓﻲ اﻟﻄﺒﯿﻌﺔ )ﻏﺎﻟﺒًﺎ ﻓﻲ اﻷﻧﮭﺎر( دون أي ﻣﻌﺎﻟﺠﺔ ﻛﺎﻓﯿﺔ
اﻟﺬي ﻻ ﯾﺰال، ھﺬا اﻟﻨﻈﺎم.اﻟﺼﺮف اﻟﺼﺤﻲ ﺷﺒﮫ اﻟﺠﻤﺎﻋﻲ ﯾﺤﺘﻮي ﻋﻠﻰ ﻧﻈﺎم ﺷﺒﻜﺎت اﻟﺼﺮف اﻟﺼﺤﻲ ذات اﻟﻘﻄﺮ اﻟﺼﻐﯿﺮ
ﻓﺈن ﻣﺪﯾﻨﺔ، ﻓﯿﻤﺎ ﯾﺘﻌﻠﻖ ﺑﺎﻟﺼﺮف اﻟﺼﺤﻲ اﻟﺠﻤﺎﻋﻲ. ﻛﻢ37.5 ﻣﻮﺟﻮد ﻓﻘﻂ ﻓﻲ ﺑﺎﻣﺎﻛﻮ اﻟﺬي ﯾﺒﻠﻎ طﻮﻟﮫ، ﻓﻲ ﻣﺮاﺣﻠﮫ اﻷوﻟﻰ
. ﻓﻘﻂ ﻣﻦ اﻟﺴﻜﺎن٪2 ﻛﻢ وﺗﺨﺪم27 ﺷﺒﻜﺎت ﺻﺮف ﺻﺤﻲ ﺻﻐﯿﺮة ﺗﺤﺖ اﻷرض ﯾﺒﻠﻎ طﻮﻟﮭﺎ9 ﺑﺎﻣﺎﻛﻮ اﻷﻛﺜﺮ ﺗﺠﮭﯿﺰً ا ﻓﻘﻂ ﺑﮭﺎ
ﺗﺼﺮﯾﻒ اﻟﻨﻔﺎﯾﺎت اﻟﺴﺎﺋﻠﺔ اﻟﺘﻲ ﺗﺼﺒﮭﺎ ھﺬه. ﻣﺴﺪودة ﻓﻲ ﺣﺎﻟﺔ ﺳﯿﺌﺔ ﻣﻦ اﻟﺘﺸﻐﯿﻞ، ھﺬه اﻟﺸﺒﻜﺎت ﺗﻌﺎﻧﻲ ﻣﻦ ﺳﯿﺌﺔ اﻟﺼﯿﺎﻧﺔ
.اﻟﺸﺒﻜﺎت أﯾﻀﺎ ﻓﻲ اﻟﻨﮭﺮ دون ﻋﻼج ﻧﮭﺎﺋﻲ
ﻧﻘﺘﺮح ﺑﻌﺪ اﻟﺪراﺳﺔ واﻟﺘﺤﺮي ﻋﻦ اﻧﺸﺎء ﻧﻈﺎم ﺗﻨﻘﯿﺔ اﻟﺒﺤﯿﺮة ﻋﻠﻰ اﻟﻀﻔﺔ اﻟﯿﺴﺮى ﻟﻤﺪﯾﻨﺔ ﺑﺎﻣﺎﻛﻮ وﻣﺤﻄﺔ، ﻓﻲ ھﺬه اﻟﻤﺬﻛﺮة
: .ﻟﺘﺼﻔﯿﺔ اﻟﻤﯿﺎه اﻟﻘﺬرة ﺑﺘﻘﻨﯿﺔ اﻟﺤﻤﺄة اﻟﻨﺎﺷﻄﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﻀﻔﺔ اﻟﯿﻤﻨﻰ ﻟﺤﻤﺎﯾﺔ ﻧﮭﺮ اﻟﻨﯿﺠﺮ
، اﻟﺘﺠﻤﯿﻊ، اﻟﺼﺮف اﻟﺼﺤﻲ اﻟﺠﻤﺎﻋﻲ، اﻟﺼﺮف اﻟﺼﺤﻲ ﺷﺒﮫ اﻟﺠﻤﺎﻋﻲ، أﻧﻈﻤﺔ اﻟﺼﺮف اﻟﺼﺤﻲ:اﻟﻜﻠﻤﺎت اﻟﻤﻔﺘﺎﺣﯿﺔ
. ﻣﺎل، ﺑﺎﻣﺎﻛﻮ، اﻟﺒﺤﯿﺮة، اﻟﺘﻨﻘﯿﺔ اﻟﺒﯿﻮﻟﻮﺟﯿﺔ
Abstract
Mali, a vast continental country in the heart of West Africa, is subject to a dry tropical
climate. It is crossed by two major rivers, Niger and Senegal.
The national sanitation coverage rate in Mali is 23%, of which 33% in urban areas and 9% in
rural areas (Source: National sanitation policy, January 2009).
The growth of urbanization and population growth tend to increase demand for water and
the production of wastewater in various forms. Wastewater of agricultural, artisanal,
industrial and commercial origin is easily transformed into a watercourse without any
adequatetreatment.
Semi-collective sanitation is networked. This system is in its infancy in Bamako for 37.5 km.
Regarding collective sanitation, the city of Bamako is the most equipped with 9 small
sanitation networks whose length is not more than 27 km and which serve only 2% of the
population. These networks for most of exchanges are in a bad state. Effluents drained by
these networks are also evacuated in the river without final treatment.
In the remainder of our memory we will talk about the pollution of the construction for the
left road of Bamako with a purification system by a purification station and a purification
station for the right road to protect the Niger River:
Keywords: sewage systems, semi-collective sanitation, collective sanitation, collection,
biological purification, lagooning, Bamako, Mali
Introduction générale
L’eau est un élément vital et une source précieuse qui constitue un facteur décisif pour la
croissance et le développement socio-économique.
Les rejets des eaux usées augmentent du fait de l'industrialisation et l'élévation de niveau de
vie de la population. Les capacités d'autoépuration des milieux récepteurs sont jugées
dépassées ce qui pousse les chercheurs à développer plusieurs techniques pour épurer ces
effluents.
L’installation des systèmes d’épuration en aval des réseaux d’assainissement constitue une
des solutions si non la seule capable de préserver les ressources en eau. Outre la dépollution
des effluents, ces installations permettent la mobilisation d’un volume important d’eau à être
réutilisé dans plusieurs domaines.
Selon la nature et l’importance de la pollution, différents procédés peuvent être mis en œuvre
pour l’épuration des eaux usées résiduaires en fonction des caractéristiques de celles-ci et du
degré d’épuration souhaité.
Les procédés biologiques présentent des rendements assez bons et sont très avantageux du
point de vue coût, du moment qu’ils n’utilisent que la seule force épuratrice des
microorganismes présents dans l’eau, l’oxygène de l’air et la température les rayons solaires.
L'assainissement est une technique qui consiste à évacuer par voie hydraulique au plus bas
prix, le plus rapidement possible et sans stagnation des eaux usées de diverses origines
provenant d'une agglomération, en but de préserver l’environnement et la santé publique.
L'assainissement des eaux usées est devenu un impératif pour la société moderne.
En effet, le développement des activités humaines s'accompagne inévitablement d'une
production croissante de rejets polluants. Les ressources en eau ne sont pas inépuisables.
Leur dégradation, sous l'effet des rejets d'eaux polluées, peut non seulement détériorer
gravement l'environnement, mais aussi d’entraîner des risques de pénurie. Trop polluées, nos
réserves d'eau pourraient ne plus être utilisables pour produire de l'eau potable, sinon à des
coûts très élevés, du fait de la sophistication et de la complexité des techniques à mettre en
œuvre pour en restaurer la qualité .C'est pourquoi il faut " nettoyer " les eaux usées pour
limiter le plus possible la pollution de nos réserves en eau : eaux de surface et
nappes souterraines.
Chapitre I :
Origines et paramètres des eaux usées
Chapitre I : Origines et paramètres des eaux usées
Introduction :
La pollution de l’eau se produit par une modification défavorable ou nocive des propriétés
physico-chimiques et biologiques, engendré directement ou indirectement par les activités
humaines, les rendant impropres à l’utilisation normale établie.
Les eaux usées sont toutes les eaux provenant des activités domestiques, agricoles et
industrielles chargées en substances toxiques, elles englobent également les eaux de pluies et
leur charge polluante.
Le potentiel de pollution d’une eau est apprécié par une série d’analyse physico-chimiques
dont certaines tentent de reproduire les modifications que cette eau sera susceptible d’apporter
dans le milieu où elle sera rejetée.
Les paramètres des eaux usées permettent de déterminer le degré de la pollution de l’eau.
Par pollution, on entend toute altération des propriétés physiques, chimiques et biologiques
de l’eau, que l’on appelle alors eaux usées. Tous ces polluants sont des produits chimiques ou
des matières indésirables qui contaminent l’air, le sol et l’eau. Ils sont classés en deux
paramètres physiques et chimiques.
2.1.2. Température :
C’est un paramètre souvent négligé dans les collecteurs urbains, mais qui devrait être plus
souvent mesuré, surtout dans le cas de rejet industriel dans le réseau. Le fonctionnement de
certains ouvrages d’épuration, notamment les dégraisseurs, sont sensibles à des températures
trop élevées.
2.2.4 pH :
Le pH mesure la concentration des ions H+ dans l’eau. Il caractérise un grand nombre
d’équilibre physico-chimique. La valeur du pH influe la croissance des micro-organiques
présents dans l’eau, la plupart des bactéries par exemple peuvent croitre dans une gamme de
pH comprise entre 5 et 9, l’optimum étant situé entre 6,5 et 8,5. Des valeurs inférieures à 5 ou
supérieures à 9 affectent la survie des micro-organismes aquatiques selon l’OMS.
Les normes relatives à la qualité des eaux usées traitées au Mali sont inscrites dans le tableau
ci-dessous selon MALINORM MN -03- 02/002/2006 :
6
Chapitre I : Origines et paramètres des eaux usées
1 pH 6.5----9.5
2 Température (°C ) ≤ 40
16 Fer (mg/l) ≤2
17 Manganèse (mg/l ) ≤2
19 Nickel (mg/l) ≤2
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Chapitre I : Origines et paramètres des eaux usées
22 Etain (mg/l) ≤ 10
27 Sulfure ( mg/l) ≤1
28 Sulfite (mg/l ) ≤1
31 Fluorure (mg/l) ≤6
32 Phosphore (mg/l) ≤ 10
8
Chapitre I : Origines et paramètres des eaux usées
49 Conductivité ≤ 2500µS/cm
Conclusion :
L’analyse des paramètres des eaux usées permet de vérifier que les objectifs recherchés par le
traitement de l’eau sont atteint :
Protéger la santé publique des populations qui entrent en contact avec les effluents ;
D’étudier et de concevoir des installations pour la réutilisation des eaux usées traitées ;
9
Chapitre II :
Procédés d’épuration
Chapitre II : Procédés d’épuration
Introduction :
Avant d’être rejeter dans le milieu naturel (récepteur), les eaux résiduaires (eaux usées
urbaines ou domestiques, industrielles et agricoles) ont besoin de subir des traitements divers.
Afin d’éviter l’altération du milieu récepteur, ils existent plusieurs procédés qui varient en
fonction de l’importance de la charge polluante à traiter, de la qualité de l’effluent requis du
rendement épuratoire, de la taille de la population, des disponibilités du terrain, du climat et
de la topographie de la région.
1. Prétraitements :
Un prétraitement est nécessaire de manière à protéger les conduites contre les obstructions et
les autres appareils de traitement contre l’abrasion, et plus généralement pour éliminer tout ce
qui pourrait gêner les traitements ultérieurs.
Les opérations de prétraitement sont les suivants (une station d’épuration peut comporter une
ou plusieurs de ces opérations, suivant son importance et la qualité de l’eau brute) :
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Chapitre II : Procédés d’épuration
-dégrillage ;
-tamisage ;
-dilacération ;
-dessablage ;
-dégraissage ;
-déshuilage ;
-traitement des sous-produits : sables et graisses ;
-traitement conjoint des produits de curage de réseau et sable de station.
1.1 Dégrillage :
Cette opération consiste à faire passer l’effluent entre les barreaux d’une grille, dont
l’écartement se mesure habituellement en centimètres. On retire ainsi de l’eau les fragments
de dimension supérieure à l’écartement des barreaux.
La présence d’une grille est indispensable sur toute station.
On distingue :
Les grilles manuelles
Les grilles mécaniques dont le nettoyage se fait par amont et aval
Les caractéristiques générales d’une installation de dégrillage sont :
11
Chapitre II : Procédés d’épuration
c) Nettoyage :
Pour éviter le colmatage de l’installation, une opération de nettoyage est obligatoire ; Elle
peut être manuelle dans le cas des petites stations ou automatique lorsque le volume des
déchets à évacuer est important.
1.2. La dilacération :
Cette opération concerne particulièrement les eaux résiduaires urbaines. Elle a pour but de
broyer les matières solides et de les transformer en particules plus fines qui sont envoyées
vers les décanteurs. Cette opération peut être mise en œuvre en remplacement du dégrillage
fin.
Avantage :
-Supprimer les sujétions et nuisances découlant de la gestion des déchets du dégrillage.
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Chapitre II : Procédés d’épuration
Inconvénients :
-Appareillage cher et délicat nécessitant des interventions fréquentes ;
-Risque de colmatage des canalisations et d’engorgement des pompes.
1.3. Tamisage :
En épuration, le tamisage est une opération préconisée sur les effluents industriels chargés
de matières en suspension (abattoirs, conserveries, etc.)
Trois principales fonctions du tamisage peuvent être mentionnées
-la récupération de déchets utilisables avant leur traitement ou leur rejet dans le réseau ;
-la protection de canalisations ou de pompes (évitant l’obstruction) ;
-la limitation des risques de dépôts et de fermentations.
1.4. Dessablage :
Il est important d’éliminer les sables présents dans l’effluent :
Pour éviter leur sédimentation ultérieure, qui peut amener le bouchage de canalisations qu’il
sera difficile de désobstruer, surtout si elles sont enterrées.
Le dessablage concerne les particules minérales de diamètre supérieur à 0,2mm et de masse
spécifique de l’ordre de 2,65 g/cm3.
Leur nature, forme, dimensions et la viscosité du liquide dans lequel elles se trouvent.
La technique du dessablage consiste à faire circuler l’eau dans une chambre de
tranquillisation avec une vitesse constante de 0,3m/s quel que soit le débit. Cette
condition est difficile à réaliser en raison des variations du débit.
On distingue deux types de dessableurs suivant la géométrie des bassins :
2. Traitement primaire :
Il fait appel à différents procèdes physiques ou chimiques. L’opération la plus importante à
cette étape du traitement est la décantation. Le traitement physico-chimique des eaux regroupe
les opérations nécessaires pour éliminer :
2.1 Décantation :
Les eaux résiduaires prétraitées contiennent encore des matières minérales et organiques
sédimentables. Les matières organiques en suspension (matières sédimentables et colloïdes)
représentent 60% en moyenne charge en DCO des eaux et 30 à 40% en DBO.
-De réduire les risques de colmatage des systèmes de traitement biologique par culture fixée
(lits bactériens, disques biologiques,…),
-D’éliminer 30 à 35% de la DBO5, 60% de MES et 90% des matières décantables (pour
une eau usée domestique).
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Chapitre II : Procédés d’épuration
Les particules grenues décantent indépendamment les unes des autres avec
chacune une vitesse de chute constante ;
Les particules plus ou moins floculées ont des tailles et donc des vitesses de
décantation variable, lorsque leur concentration est faible, la vitesse de chute
augmente au fur et à mesure que les dimensions du floc s’accroissent par suite de
rencontre avec d’autres particules, c’est la décantation diffuse.
Pour des concentrations plus élevées, l’abondance des flocs et leur interaction créent une
décantation d’ensemble, le plus souvent caractérisée par une interface nettement marquée
entre la masse boueuse et le liquide surnageant : c’est la décantation en piston, dont la
vitesse est optimale dans une certaine zone de concentration, au-dessus de laquelle on parle de
décantation freinée.
Ils sont généralement utilisés pour les petites stations (1000 à 2000 hab.). Le temps de séjour
est de l’ordre de 1H30 à 2H au débit diurne. L’extraction des boues exige une pente de fond
(au moins égale à 60°).
Par contre les décanteurs à chaînes permettent un raclage continu des boues et des flottants
par une série de raclettes montées en deux chaînes sans fin parallèle tournant le long des
parois verticales du bassin. Dans les deux types de décanteurs le puits des boues est situé à
l’arrivée de l’effluent.
15
Chapitre II : Procédés d’épuration
2.2 Coagulation-floculation :
Les procédés de coagulation et de floculation facilitent l’élimination de MES et des colloïdes
en les rassemblant sous forme de floc dont la séparation est ensuite effectuée par des systèmes
de décantation, flottation et/ou filtration.
-La coagulation est la déstabilisation de particules colloïdales par addition d'un réactif
chimique appelé coagulant.
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Chapitre II : Procédés d’épuration
- Une phase d’adsorption, très rapide, au cours de laquelle les substances organiques
s’adsorbent sur la membrane extérieure des cellules ;
- Une phase d’oxydation, plus lente, au cours de laquelle a lieu l’oxydation des matières
en produit de décomposition telle que CO2 et H2O.
On distingue deux principaux types de procédés biologiques :
Elles comportent normalement pas de recyclage de liqueur bactérienne sauf dans certains cas
ou une recirculation d’un complexe algo-bactérien est utilisée.
On peut distinguer les techniques à culture libre (lagunage) et les techniques à culture fixées
(épuration par le sol). Elles mettent en jeu des phénomènes d’autoépuration naturelle
complexe dépendant des conditions climatiques et dont les équilibres ne sont pas toujours
aisément maitrisables.
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Chapitre II : Procédés d’épuration
3.1.2. Lagunage
Principe de fonctionnement :
L’épuration est assurée grâce à un long temps de séjour ; dans plusieurs bassins étanches
disposés en série. Le nombre de bassin le plus communément rencontré est de 3 bassins.
Le mécanisme de base sur lequel repose le lagunage naturel est la photosynthèse. La tranche
d’eau supérieure des bassins est exposée à la lumière ceci permet l’existence d’algues qui
produisent l’oxygène nécessaire au développement et au maintien des bactéries aérobies.
En fond de bassin ; ou la lumière ne pénètre pas, ce sont des bactéries anaérobies qui
dégradent les sédiments issus de la décantation de la matière organique. Un dégagement de
gaz carbonique et de méthane se produit à ce niveau
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Chapitre II : Procédés d’épuration
Lagunes à macrophytes :
Les lagunes à macrophytes reproduisent des zones humides naturelles comportant une tranche
d’eau libre ; tout en essayant de mettre en valeur les intérêts des écosystèmes naturels.
Elles sont souvent réalisées pour des traitements tertiaires à la suite de lagunage naturel, de
lagunes facultatives ou de lagunage aéré, cette filière est généralement utilisée en vue
d’améliorer le traitement (sur les paramètres DBO5 ou MES) ou de l’affiner (nutriments,
métaux, ….).
Lagunes à microphytes :
Lagune comportant une zone spécialement aménagée sur le modèle d’une lagune à
macrophytes.
Lagunes anaérobies :
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Chapitre II : Procédés d’épuration
Lagunes facultatives :
Bassin peu profond de 1 à 5 m, comportant une zone anaérobie en fond de bassin et une zone
aérobie en surface dont l’épaisseur varie en fonction de la condition météorologique et la
saison. Le temps de séjour est de 15 à 30 jours.
Lagunage aéré
Version intensive du lagunage, nécessitant une emprise nettement moindre que le lagunage
naturel, le lagunage aéré consiste à intensifier l’activité aérobie par un brassage et une
aération artificielle par des aérateurs mécaniques flottants ou fixes ou une insufflation d’air.
Les équilibres biologiques sont voisins de ceux du procédé classique par boues activées. Mais
en l’absence de recirculation de biomasse dans le système, la concentration en micro-
organismes est faible et la décantation lente.
Avantages Inconvénients
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Chapitre II : Procédés d’épuration
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Chapitre II : Procédés d’épuration
Le principe de ces procédés est de localiser sur des surfaces réduites et d'intensifier les
phénomènes de transformation et de destruction des matières organiques que l'on peut
observer dans le milieu naturel. On distingue :
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Chapitre II : Procédés d’épuration
La différence réside dans la recirculation des organismes actifs (les boues activées) du
décanteur secondaire vers le bassin d’aération.
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Chapitre II : Procédés d’épuration
nitrifiante des boues et le degré d’oxydation des matières organiques solides. Cette
technologie occupe une place très importante dans l’épuration des eaux usées urbaines. C’est
un mode épuratoire très répandu
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Chapitre II : Procédés d’épuration
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Chapitre II : Procédés d’épuration
Conclusion :
L’épuration des eaux usées avec ces différents procédés éliminent une grande partie de ces
polluants et des boues constituant un sous-produit de l’épuration.
Enfin, on peut rejeter les eaux épurées dans le milieu récepteur sans risque de contamination
ou de pollution majeur.
Ainsi après l’étude les différents types de procédés d’épuration, nous optons la variante boue
activée faible charge pour la rive droite plus extension et le lagunage pour la rive gauche ce
qui permettra de garantir la qualité des eaux du fleuve Niger tout au long de l’année et même
en période d’étiage.
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Chapitre III :
Enquête de pollution
Chapitre III : Enquête de pollution
Introduction
Avant la proposition et étude des solutions techniques pour les eaux usées de la ville de
Bamako, on présentera :
Le Mali ;
La ville de Bamako ;
Données géographiques ;
Caractéristiques démographiques ;
Alimentation en eau potable ;
Assainissement existant ;
Solutions proposées.
L’Algérie au Nord ;
Le Niger et le Burkina Faso à l’Est ;
La Cote d’ivoire et la Guinée Conakry au Sud ;
La Mauritanie et le Sénégal à l’Ouest.
Les principales villes sont : Bamako la capitale, Kayes, Koulikoro, Ségou, Mopti, Sikasso,
Tombouctou, Gao et Kidal.
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Chapitre III : Enquête de pollution
Bamako, fondée par les Niaré, est la capitale et la plus grande ville du Mali.
Principal centre administratif du pays et doté d'un important port fluvial sur le Niger et centre
commercial rayonnant sur toute la sous-région.
Son rythme de croissance urbaine est actuellement le plus élevé d'Afrique (et le sixième
au monde).
La capitale Bamako est établie en district et divisée en deux rives de six communes.
La population actuelle de Bamako estimée à environ de 3. 997 004 habitants pour un taux
d’accroissement de (T=7.6 %) [1].
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Chapitre III : Enquête de pollution
1. Données géographiques :
Le district de Bamako compte une forêt classée, celle de Koulouba qui s’étend sur une
superficie de 2 010 ha.
La précipitation moyenne est de l'ordre de 800-900 mm par an étalée sur 5 mois avec 60 à 80
jours d'occurrence de pluie en moyenne.
D’une manière générale le climat est chaud et sec avec une saison des pluies qui s’étend de
juin à octobre. De novembre à février c’est la saison fraiche
En revanche la saison sèche (mars à juin) est marquée par une chaleur accablante et une forte
aridité.
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Chapitre III : Enquête de pollution
Les températures sont les plus hautes en avril/mai (température moyenne mensuelle de 32°
C), mais la période octobre/ novembre est aussi relativement chaude (27 °C).
[Link]
6.8 8.3 9.1 8.1 6.2 3.9 2.3 1.7 1.8 2.7 5.1 6.4
(mm)
Vent moy
2.4 2.4 2.5 2.1 2.1 2 1.7 1.3 1.2 1.3 1.5 1
(m/s)
2. Hydrologie
Le Niger est un fleuve d’Afrique occidentale le troisième du continent par sa longueur de
4200km, après le Nil et le Congo. Il prend sa source en Guinée Conakry à 800 m d’altitude au
pied des monts Loma pour, après une grande boucle aux confins du Sahara, se jeter dans
l’océan atlantique au Nigeria.
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Chapitre III : Enquête de pollution
Le régime des débits dans le fleuve Niger est étroitement lié au régime des précipitations traduit
par le tableau ci-après.
La mise en service en 1980 du barrage de Sélingue situé sur le cours supérieur du fleuve Niger
en amont de Bamako à modifier le régime du fleuve à Bamako, spécialement par le soutien aux
étiages qu’apporte cet ouvrage destiné à la production d’électricité.
A Bamako, les crues du fleuve ont généralement lieu en septembre, et les étiages pendant les
mois de Mars et d’Avril.
Mois Janv. Fév. mars avril mai juin juillet aout Sept. Oct. Nov. Déc. Moy.
Débit
170 130 110 120 130 180 720 1060 2690 1830 710 300 660
(m3/s)
Avec le soutien d’étiage du barrage de sélingué, sur la période considérée le débit moyen
mensuel ne descend pas en dessous de 60/70 m3/s.
Fréquences 2 5 10 20 50 100
(ans)
3. Hydrogéologie :
L'eau dans le sous- sol de la région de Bamako se localise dans trois types de réservoirs naturels
formés par (de haut en bas) :
- les formations latéritiques, les alluvions du fleuve Niger et de ses affluents (vallées
adjacentes) ;
- les éluvions/colluvions sablo-argileux provenant des formations rocheuses ;
- les grès et les formations cristallines et cristallophylliennes fissurés et fracturés (formations
rocheuses).
4. Géologie :
L'agglomération de Bamako est à cheval sur une limite géologique majeure. Le socle granito-
gneissique et schisteux au sud de la ville est recouvert par une couverture sédimentaire de grès
à intercalations politiques au Nord de la ville. Le socle et la couverture sédimentaire sont
rendus perméables par la fracturation omniprésente dans la région.
31
Chapitre III : Enquête de pollution
5. Caractéristique démographiques :
Pn=P0 (1+T) n
Avec :
32
Chapitre III : Enquête de pollution
à partir de l'eau du fleuve, après traitement et distribution par un réseau d'eau potable.
Ce type d'approvisionnement concerne essentiellement le centre- ville et quelques
quartiers périphériques par la Société malienne de gestion d’eau potable
(SOMAGEP) ;
Seule l'eau distribuée par le réseau et celle des forages peuvent prétendre être sans risque pour
la santé humaine du fait des traitements réalisés et la qualité des eaux profondes.
Très souvent les populations alimentées par le réseau, utilisent l'eau du puits pour le lavage
corporelle, le lavage du linge et l'arrosage tandis que celle du réseau est destinée
principalement à la boisson.
Malgré les multiples efforts fournis par les autorités du secteur, des difficultés
d’approvisionnement en eau de certaines zones du district persistent à cause souvent de leur
position géographique
33
Chapitre III : Enquête de pollution
III. Assainissement :
L'assainissement de la ville de Bamako est assuré par un réseau d'assainissement vétuste dans
le centre- ville caractérisé par des fuites nombreuses et l'absence de traitement avant rejet des
eaux usées dans le fleuve.
Aujourd'hui ces réseaux sont presque tous hors d’usage, dans d’autres quartiers sont utilisés
les ouvrages d'assainissement autonomes dont les latrines traditionnelles et les fosses
septiques.
Une partie de la population reconnaît même ne plus utiliser l'eau de puits pour les usages
alimentaires.
34
Chapitre III : Enquête de pollution
La contamination de la nappe phréatique par les eaux provenant des latrines, fosses sceptique
et des puisards peut entrainer des maladies hydriques.
Une des pratiques couramment rencontrée est le rejet des eaux usées dans la rue ou dans les
caniveaux (voir photos ci-dessous).
dans la rue.
35
Chapitre III : Enquête de pollution
l’assainissement collectif, la ville de Bamako qui est la plus équipée ne dispose que
de 9 petits réseaux d’assainissement enterrés dont la longueur fait 27 km et qui ne
desservent que 2% de la population. Ces réseaux pour la plupart mal entretenus,
bouchés sont dans un mauvais état de fonctionnement.
36
Chapitre III : Enquête de pollution
Il faut ici noter la particularité des mini-réseaux d’égouts de Bamako qui ne collectent que des
eaux grises qui sont rejetées via les caniveaux d’eaux pluviales vers les marigots et/ ou le
fleuve Niger. Les eaux vannes sont, la plupart du temps, traitées dans des systèmes
d’assainissement individuels.
Les déchets liquides retirés des latrines, des fosses septiques et des puits perdus sont
abandonnés dans des champs, les ravins, les marigots voire dans le fleuve.
Fig.9 : Un camion spiros déversant son contenu à environ 100 m derrières les habitations de
sebenikoro à Bamako.
- Pour la rive gauche : un traitement biologique par un système de lagunage du fait d’un
faible taux de population par rapport à la rive droite et la disponibilité de terrain.
- Pour la rive droite : une station d’épuration à boue activée faible charge.
Le choix du site des futures stations des eaux usées urbaines de la ville Bamako sera décidé
une fois que les décisions du tracée des collecteurs des différents point de rejet est prise.
37
Chapitre IV :
Détermination de la capacité des
futures stations d’épuration et la
composition des eaux usées
Chapitre IV :
Détermination de la capacité des futures stations d’épuration et la composition des eaux usées
Introduction :
Notre objectif qui est de proposer des solutions techniques aux problèmes de gestion et
d’épuration des eaux usées urbaines de la ville Bamako qui sont actuellement non traitées et
déversées dans le fleuve Niger.
Pour la capacité des futures stations d’épuration et l’estimation de la composition des eaux
usées on tiendra compte des données suivantes :
La population ;
Les industries (équipements) ;
Le réseau d’assainissement ;
La consommation en eau et l’évaluation de tous ses paramètres dans les années à
venir.
1.1 Population :
Pour la détermination de la population future on applique la formule d’accroissement
exponentiel suivante :
Pn= P0 (1+T) n
38
Chapitre IV :
Détermination de la capacité des futures stations d’épuration et la composition des eaux usées
Localité Population
Les débits journaliers des eaux usées sont récapitulés dans le tableau suivant
39
Chapitre IV :
Détermination de la capacité des futures stations d’épuration et la composition des eaux usées
é
[Link]= (hbt)
/
Le réseau d’assainissement de la ville de Bamako serait de type unitaire, les normes alors
retenues sont :
40
Chapitre IV :
Détermination de la capacité des futures stations d’épuration et la composition des eaux usées
Tableau .6 : la charge polluante contenue dans l’eau usée pour la rive droite +extensions
DBO5
MES
Tableau .7 : la charge polluante contenue dans l’eau usée pour la rive gauche
DBO5
MES
41
Chapitre IV :
Détermination de la capacité des futures stations d’épuration et la composition des eaux usées
Charge hydraulique
Potable ( m3/j)
Charge polluante
DBO5 (kg/j)
MES (kg/j)
Concentration de 1166
(mg/l)
42
Chapitre IV :
Détermination de la capacité des futures stations d’épuration et la composition des eaux usées
Charge hydraulique
Potable (m3/j)
(m 3/s)
Charges polluantes
DBO5 (kg/j)
MES (kg/j)
L’effluent en MES
(mg/l)
43
Chapitre IV :
Détermination de la capacité des futures stations d’épuration et la composition des eaux usées
Conclusion :
La qualité des eaux traitées doit être telle qu’elles puissent être déversées dans les cours d’eau
sans dégradation du milieu récepteur. Les stations devront fournir une eau épurée de
concentration en matières polluantes conformes normes en vigueur au mali.
44
Chapitre V :
Calcul des futures stations
d’épuration
Chapitre V : Calcul des futures stations d’épurations
Introduction :
Le calcul des futures stations d’épuration se fera sur la base des données qui sont mentionnées
aux chapitres précédents
Charge hydraulique
Potable (m3/j)
Charge polluante
DBO5 (kg/j)
45
Chapitre V : Calcul des futures stations d’épurations
1. Prétraitement
Le dimensionnement des ouvrages du prétraitement sera calculé directement pour l’horizon
2035.
1.1. Dégrillage :
Les déchets véhiculés par l’effluent seront éliminés dès leur arrivée dans la station grâce au
dégrillage mécanique. Les eaux usées passent par des grilles ayant des espacements des
barreaux égaux 16 mm où les matières volumineuses sont retenues. On aura deux types de
grilles : pré-dégrillage et dégrillage fin.
Les caractéristiques de la grille sont calculées pour l’horizon 2035 ainsi que les ouvrages de
prétraitement à savoir la grille fine et le déssableur-déshuilleur.
∗
=
∗ ∗
Avec
Largeur de la grille :
Bg = s*(n-1) + (b*n)
Selon les normes, le volume de rejet par an est de 8 l/ an par équivalent habitant alors VR =
3,51 m3/j ; VR > 0,1 m3/ j le nettoyage de la grille doit être alors mécanique
47
Chapitre V : Calcul des futures stations d’épurations
1.2. Dessableur :
∗ ∗ ∗
L=
- Ks : coefficient ks=1,7 ;
- h : hauteur théorique du dessableur h= (U0/KS) *ζ, ζ (temps de séjour : 1mn ),
h=0,99 m ;
- Vs : vitesse de passage d’eau (0,15≤Vs≤0,3 m/s) ;
Vs= 0,15 m/s ;
- U0 : vitesse de sédimentation de la plus petite particule du sable à retenir,
U0=18,7mm/s
W
ℎ2 =
∗ ∗
=
w= 12,817 m3
=
∗
48
Chapitre V : Calcul des futures stations d’épurations
- n : nombre de section n ≥ 2
- Qeu max = 0,169 m3/s
- Uo = 18,7 mm/s
F=4,519 m2
La largeur du dessabler B :
Avant la remise en surcharge, les sables doivent être lavés à l’eau. La surface du lit (Ss en m2)
est donnée par le rapport du volume de sable retenu annuellement (w en m3) a la charge
annuelle de sable à sécher (q) fixé à 3 m3/m2/an
Temps de séjour t = 60 s
2. Traitement biologique :
L’épuration biologique s’effectue conformément à l’ensemble classique :
L’aération ;
La clarification où s’effectue la séparation boue/ eau traitée ;
Désinfection ;
La recirculation des boues assurant le réensemencement dans les bassins d’aération.
49
Chapitre V : Calcul des futures stations d’épurations
Faible charge :
B02= a’Le+b’Xa
Les besoins théoriques de pointe en oxygène sont donnés par la relation suivante :
50
Chapitre V : Calcul des futures stations d’épurations
Besoins en oxygène
a’ 0,6
b’ 0,07
V ( m3 ) 20828
Xa (kg) 52070
[xa] (kg/m3) 3
Le (kg/j) 10414
a’ 0,6
b’ 0,07
Xa (kg) 52070
Le (kg/j) 10414
Notre ouvrage de la décantation secondaire sera du type circulaire dont le diamètre est donné
par la relation suivante :
∗
D= √
. ∗ ∗ ∗ ∗
Avec
51
Chapitre V : Calcul des futures stations d’épurations
Application numérique :
Selon les normes du rejet du Mali en MES qui est égale à 30 mg/l (voir tableau 1 chapitre
I), le degré d’épuration sera E= 97 %.
∗ ∗
U0=
∗( )^( . )
Avec :
- k = 0,45 ;
- H : hauteur théorique du décanteur entre 1,5-5 m ;
- t : durée de décantation t=1830 s ;
- h : hauteur théorique 500 mm.
- Sm : quantité des matières minérales non éliminé par le traitement ; elle représente 30
% de MES, Sm =30 % MES =1032,486 kg/j ;
- So : quantité des matières sèche non biodegrables elle représente 70% de MES ;
- Le : Pollution dégradé en kg/j ; Le = (1083-30)*2949,984*10-3= 30106,333 kg/j ;
- am : Coefficient de rendement circulaire am=0,55 ;
- Seff : fuites de Mes avec l’effluent (dépend de la norme de rejet).
S= 6718.72 kg/j.
=
52
Chapitre V : Calcul des futures stations d’épurations
Remarque : Si l’âge des boues est élevé ce qui indique qu’une minéralisation très
poussée des boues sera obtenue.
e) Taux de recirculation :
R= (r*i /C)
5. Désinfection :
Le bassin de contact est calculé directement pour subvenir au besoin de la seconde phase avec
une durée de contact des eaux épurées avec le produit désinfectant (le chlore) d’une durée de
30 min..
Les boues en excès sont refoulées pour l’ouvrage d’épaississement qui est calculé pour
subvenir aux besoins des boues de la deuxième phase de la réalisation dont les
caractéristiques de cet ouvrage seront :
53
Chapitre V : Calcul des futures stations d’épurations
Surface : 67 m2 ;
Hauteur d’épaississement : 4m ;
Volume utile d’ouvrage : 268 m3 ;
Temps de séjour des boues par ouvrage : 2 jours ;
Concentration des boues à l’extraction : 40g/l ;
Volume des boues envoyé vers les lits de séchage : 167,97 m3/j.
54
Chapitre V : Calcul des futures stations d’épurations
Introduction
La disponibilité du terrain ; l'écoulement par gravite des eaux usées et l’aération naturelle
justifie le choix de ce système d'épuration (épuration par lagunage naturel).
Charge hydraulique
Potable (m3/j)
Charges polluantes
55
Chapitre V : Calcul des futures stations d’épurations
I. Prétraitement :
Avant que les eaux usées urbaine de la rive gauche de Bamako subissent un traitement biologique
dans le système de lagunage proposé dans le cadre de ce mémoire, les eaux usées brutes doivent
êtres prétraitées dans des ouvrages de prétraitement comportant : dégrillage, dessablage déshuilage
et décantation primaire. Le dimensionnement de ces ouvrages de prétraitement se fera pour
l’horizon de 2035.
1.1. Dégrillage :
Comme dans la station à boue activée, les déchets véhiculés par l’effluent seront éliminés dès
leur arrivée dans la station grâce au dégrillage mécanique. Les eaux usées passent par des
grilles ayant des espacements des barreaux égaux 16 mm où les matières volumineuses sont
retenues. On aura deux types de grilles : pré-dégrillage et dégrillage fin.
Les caractéristiques de la grille sont calculées pour l’horizon 2035 ainsi que les ouvrages de
prétraitement à savoir la grille fine et le déssableur-déshuilleur.
∗
=
∗ ∗
Avec
56
Chapitre V : Calcul des futures stations d’épurations
Largeur de la grille :
Bg = s*(n-1) + (b*n)
Selon les normes, le volume de rejet par an est de 8 l/ an par équivalent habitant alors VR =
3,28 m3/j ; VR > 0,1 m3/ j le nettoyage de la grille doit être alors mécanique
57
Chapitre V : Calcul des futures stations d’épurations
1.2. Dessableur :
∗ ∗ ∗
L=
- Ks : coefficient ks=1,7 ;
- h : hauteur théorique du dessableur h= (U0/KS) *ζ, ζ (temps de séjour : 1min ),
h=0,99 m ;
- Vs : vitesse de passage d’eau (0,15≤Vs≤0,3 m/s) ;
Vs= 0,15 m/s ;
- U0 : vitesse de sédimentation de la plus petite particule du sable à retenir,
U0=18,7mm/s
W
ℎ2 =
∗ ∗
=
w= 12 m3
=
∗
- n : nombre de section n ≥ 2
58
Chapitre V : Calcul des futures stations d’épurations
F= 5 m2
La largeur du dessabler B :
Avant la remise en surcharge, les sables doivent être lavés à l’eau. La surface du lit (Ss en m2)
est donnée par le rapport du volume de sable retenu annuellement (w en m3) a la charge
annuelle de sable à sécher (q) fixé à 3 m3/m2/an
Temps de séjour t = 60 s
D= √ . ∗∗ ∗ ∗ ∗
59
Chapitre V : Calcul des futures stations d’épurations
Avec
Application numérique :
Avec :
- k = 0,45 ;
- H : hauteur théorique du décanteur entre 2,5-5 m ;
- t : durée de décantation t=1957 s ;
- h : hauteur théorique 500 mm .
Lf / L0 = 1 / (λ T + 1)
Avec
-
Lf , L0 : DBO5 finale et initial (mg /l )
-
T : le temps de rétention (jours)
λ : coefficient qui varie en fonction des conditions climatiques notamment de
-
la température
Une règle pratique indique qu' a 16 °C la charge organique par hectare ne doit
dépasser 60 Kg / j ou encore 6 g /m2/j c'est a dire :
H ≤ 6 / (λ Lf )
Pour des valeurs supérieures l’aération sera mauvaise alors on ne peut obtenir la dégradation
souhaitée par la relation
Lf / L0 = 1 / (λ T + 1 )
Donc :
Lf = L0 / [ 0,1811 T ( 1,084 ) t-16 + 1 ]
Si la DBO5 entrante s'accroît, pour maintenir les conditions aérobies c'est-à-dire pour respecter
la règle H ≤ 6/ λ Lf , le temps de rétention doivent s'accroître et ceci en même temps que la
température en raison de l'accélération de la dégradation qui exige une meilleure aération (
c'est-à-dire une profondeur moindre ou une surface de contacte plus étendue.
les angles des bassins sont le siège d'accumulation de sédiment : une épaisseur trop
importante modifiée le temps de séjour ;
un premier bassin très allongée favorise un surcharge en tête ;
les bassins rectangulaire assurent une meilleure répartition des eaux usées a
condition que le rapport L / l ≤ 3 soit respecté.
b. Les digues:
la largeur en crête de la digue ne devra jamais être inférieur a 2m , de plus les pentes des talus
doivent être en général 2/1 ( longueur horizontal sur vertical ) ;une suprofondeur approximative
de 0,5 m doit être aménager dans le premier bassin pour retenir les dépôts décantés . Les digues
doivent être étanches.
c. Travaux d'étanchéité :
Ces travaux sont réalisés en fonction de la perméabilité des terrains . on cherche à atteindre une
perméabilité des fonds des bassins inférieurs à K= 10-2 m/s .
Pour réaliser l'étanchéité des fonds de bassin , on utilise des apports de matériaux argiles , des
recouvrements à la bentonite , des recouvrements à la bitume (goudron minéral ) ou des poses
de géomembranes et dans de rares cas du béton, les noyaux des digues peuvent être constitués
61
Chapitre V : Calcul des futures stations d’épurations
par les matériaux de décapage ou par des tout-venant .La couche extérieure doit être étanche ,
constitué par une couche d'argile compacté.
Pompage direct sans vidange de surnageant cette technique est considérée comme
désuète car elle ne permet pas de visualiser la bonne réalisation du travail ;
Evacuation partielle du surnageant sur une hauteur de 20 cm environ et l’utilisation
d’un radeau flottant pour maintenir le dispositif de pompage que l’on guide et déplace
en fonction de la texture des boues évacuées.
Evacuation totale du surnageant jusqu’à ce que les boues soit à affleurassions. Un
engin de chantier muni d’une lame pénètre à l’intérieur des bassins et pousse les boues
vers un poste de pompage.
Evacuation totale du surnageant et séchage des boues sur place pendant une période
suffisante afin de réduire leur volume.
On adopte ces choix d'abattement pour avoir un certain nombre des bassins ce qui implique :
- Réduction de la concentration de la DBO5 (mg/l) dans les eaux épurées ;
- Réduction du temps de séjour des eaux usées dans les bassins .
On prendra la profondeur H des lagunes egale à 1, 5 m.
1er bassin :
T°C = + 17 C
Tj= 10jours
62
Chapitre V : Calcul des futures stations d’épurations
DBO5 final :
Surface de la lagune :
Volume de la lagune :
V= SxH
V = 418229* 1,5
V = 627343,5m3
2- éme bassin :
L0 : 142,73 *65% = 92,77 mg/l ( c'est la DBO5 qui sort du 1er bassin )
λ = 0,196
DBO5 finale :
Lf = 92,77 / ( 10 * 0,196 + 1 )
Lf =31,34mg/l
*Surface de la lagune :
S > 91831,7 m2
On prend S = 91832 m2
Volume de la Lagune :
V = 91832*1,5
V = 137748 m3
3- éme bassin :
L0 = 31,34 mg/l *65%=20,37 mg/l ( c'est la DBO5 qui sort du 2 éme bassin )
λ = 0,196
63
Chapitre V : Calcul des futures stations d’épurations
DBO5 finale :
Lf = 20,37 / ( 10 * 0,196 + 1 )
Lf = 7 mg/l < 50 mg/l ( voir chap II , Tableau.1)
Surface de la lagune :
Volume de la lagune :
V = 19987 * 1,5
V = 29980,5 m3
Conclusion et recommandation :
Compte tenu que nous avons recueillie des données approximatives alors nos calculs peuvent
avoir certaines erreurs.
- Le site d’implantation de la station ne doit pas être inondable, ce qui demande une
longue période d’observation des données de précipitations ;
- L’alimentation des bassins doit être faite près du fond afin d’assurer une meilleure
distribution de la charge organique ;
64
Chapitre V : Calcul des futures stations d’épurations
65
Conclusion Générale
Le constat général qui s’impose est que au Mali, on n’accorde pas d’attention à la collecte ni à
l’évacuation ni au traitement des déchets liquides et des boues de vidanges alors que Le
traitement des eaux usées et des boues de vidange, avant leur rejet dans le milieu naturel est
obligatoire.
Il est nécessaire d’améliorer les systèmes d’assainissement autonomes (latrines, puisard) en
grosso modo l’assainissement général, alors avec la proposition de construction de ces deux
stations d’épuration à Bamako qui est divisé en deux rives à cause du fleuve Niger, permettra
d’éliminer la majeure partie de la pollution qui affecte le fleuve.
Ainsi, on peut rejeter les eaux épurées dans le milieu récepteur sans risque de contamination
ou de pollution majeure vu les engagements du Mali par des traités internationaux qui stipule
la protection des ressources aquatiques (fleuve Niger).
Compte tenu de plusieurs contraintes que nous avons rencontrées durant notre collecte des
données et surtout à la phase de l’enquête de pollution ainsi que la non disponibilité des
données et des informations concernant la distribution des eaux et la collecte des eaux usées
nos propositions qu’on a suggéré reste dépendante des informations qu’on a recueillis.
A noter que :
La capacité de la station d’épuration boue activée à faible charge est de 2949,984 m3/j
allant jusqu’à 9612,567 m3/j à l’horizon 2035.
Elle sera constituée d’un prétraitement (dégrillage et dessablage) et d’un traitement biologique
(bassin d’aération et clarificateur).
La capacité du système de lagunage est de 2778,192 m3/j allant jusqu’à 8969,4 m3/j à
l’horizon 2035.
Elle sera constituée d’un prétraitement (dégrillage déshuilage et décantation primaire) suivi
d’une série de trois lagunes de profondeur 1.5 m.
Avant rejet les eaux usées épurées dans les deux stations proposé dans ce modeste mémoire
de fin d’étude doivent répondre aux normes de rejet préconisé dans les normes de la
république du Mali pour les paramètres de pollution DBO5, MES et DCO.
Cette étude restera toujours des propositions jusqu’à la réalisation des deux stations, vu le
manque des ressources financières pour ce type d’investissement.
Références bibliographiques
- Mémoire de master, juin 2008 : Etude de la conception et
dimensionnement d’une station d’épuration pour le couloir El Gantra
(Annaba), département hydraulique.
- Mémoire de master juin 2003 : Etude et conception d’épuration des eaux
de la localité de seraidi, département hydraulique.
- Cour de Mr Hammar Yahia (2018-2019) : « Epuration et réutilisation des
eaux usées ».
- Assainissement de_bko_Rapport APS SDAB_Mai 2016.[1]
- .FSM_Gestion_Mali.
- Rapport provisoire EIES Kabala 03 octobre 2011
- Memoire Mechentel Hariati 2003