UNIVERSITE DE MAROUA
ECOLE NATIONALE SUPERIEURE POLYTECHNIQUE
DEPARTEMENT DE GENIE CIVIL ET ARCHITECTURE
UE GEOMATERIAUX
Niveau IV Génie Civil
Par Dr YANNE Etienne
Programme
Historique de la construction en terre. Genèse de la formation des sols
Propriétés des sols.
Stabilisation.
Convenance d’une terre pour fabrication des éléments de construction.
Organisation qualité. Applications aux différentes techniques d’utilisation de la terre : bâtiments,
routes, barrages.
Pathologies des constructions en terre. Normes.
Thèmes de TPE
1. Application de la terre dans le bâtiment
2. Utilisation de la terre dans la construction routière
3. Matériau terre et barrages
4. Mortiers et béton de terre
Année académique 2023 – 2024
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Généralités
On appelle géomatériau, le produit de l’extraction de matériel de la géosphère ayant subi un traitement
plus ou moins important en vue d’obtenir un matériau de construction. Ces géomatériaux sont divers :
• gravier et sable comme granulat pour le béton, pour les enrobés bitumineux, les ballasts de
chemin de fer et comme assise de fondation en général ;
• argiles pour l’industrie de la terre cuite, argiles spéciales (kaolins, bentonites) ;
• sables de quartz pour la fabrication du verre et de la laine de verre ;
• roches siliceuses pour la fabrication de la laine de pierre ;
• calcaires et marnes pour la fabrication du ciment ;
• gypse pour la fabrication du plâtre ;
• roches dures pour granulats concassés, enrochements, pierre de taille, dalles pour sols et toits ;
• roches scoriacées pour granulats légers ;
• roches ornementales.
Ces produits sont extraits de carrières en général à ciel ouvert, à l’exception de certaines roches
ornementales.
I. Historique de la construction en terre
I.1. Torchis
Il est considéré comme le premier matériau composite de l'histoire. La terre à torchis est une terre
assez argileuse, mouillée, et à laquelle sont souvent ajoutées de fibres végétales ou animales. Elle est
projetée ou placée en enrobage sur une ossature de bois ou de bambou. Elle intervient en remplissage,
la fonction porteuse étant assurée par l'ossature de bois.
I.2. Adobe
Les premiers éléments de construction préfabriqués utilisés par l'Homme étaient des briques moulées
en terre crue.
Ce procédé utilise un matériau très argileux, préparé à l'état liquide (teneur en eau de l'ordre de 30
%). Il peut avoir dans le mélange, du sable de la paille, ou la cendre selon l’usage Il s'agit d'un mode
artisanal et manuel de fabrication de blocs, dans des moules de bois ou de métal. Ces blocs sont, après
séchage au soleil, mis en place dans une maçonnerie dont le mortier est une boue de la même terre.
Les blocs ainsi réalisés sont utilisés comme matériau porteur ou matériau de remplissage.
I.3. Pisé
Ce procédé utilise un matériau sableux ou graveleux (diamètre maxi des grains de 10 à 60 mm),
préparé à l'état peu humide (teneur en eau de l'ordre de 10 à 15%). La méthode artisanale traditionnelle
de mise en œuvre consiste à compacter manuellement la terre entre deux banches de bois (coffrages
de 60 cm de hauteur, 40 à 60 cm de largeur, et 3 à 5 m de longueur), à l'aide de dames. Les murs en
pisé sont constitués de bandes horizontales correspondant aux branches, leur donnant une allure assez
massive. Le pisé est utilisé comme matériau porteur.
I.4. Brique de terre compactée
Les briques de terre compactées sont fabriqués à partir d'une terre sablo-argileuse dont les éléments
ne dépassent pas 20 mm. Ce matériau est utilisé comme matériau porteur ou de remplissage.
Les briques sont fabriquées par compactage statique, dynamique ou par vibro compression avec des
presses manuelles, hydrauliques ou mécaniques. Cette technique est un mode moderne de
construction dérivé de la maçonnerie en parpaing de ciment. Cette technique à l'intérêt de permettre
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la mise en place d'un contrôle de qualité simple des matériaux pendant leur fabrication, et d'utiliser,
en les adaptant, les connaissances locales des maçons pour leur mise en œuvre.
Ses atouts sont la multiplicité des machines adaptées, les possibilités du suivi de sa fabrication, la
simplicité de la mise en œuvre, les formes architecturales complexes et pourtant à réaliser (linteaux
en arc, voûtes et coupoles).
II. Genèse de la formation des sols
Les sols peuvent être définis comme des agrégats dans lesquels les particules sont faiblement liées et
peuvent être séparées par une action mécanique légère.
Les sols ont deux origines principales :
• la désagrégation des roches par altération mécanique ou physicochimique sous l’effet des
agents naturels ;
• la décomposition d’organismes vivants : végétaux (tourbes) ou animaux (craies).
Suivant les types d’altération, les sols résultant auront des compositions différentes. C’est ainsi que
la désagrégation physique et mécanique des roches consolidées donne des fragments de roche de
même composition que la roche mère : gravier, sable, limon.
La décomposition physico-chimique de la roche en place ou des fragments de roche donne des
nouveaux composés : argiles
III. Propriétés des sols
Un sol en place est constitué de grains solides baignant dans de l’eau, de l’air ou un ensemble de ces
deux fluides. C’est donc dans le cas le plus général un complexe de trois phases : solide, liquide et
gaz.
Figure 1. Microstructure des sols.
III.1. Paramètres de caractérisation des sols
La figures 2 recense les paramètres importants du milieu poreux partiellement saturé. Les quantités
V désignent des volumes et M des masses.
Figure 2. Paramètres de caractérisation des phases dans un sol.
III.1.1. Masse volumique et poids volumique apparents d’un sol
On appelle masse volumique apparent d’un sol (ou plus brièvement masse volumique) la masse d’un
volume unité de sol, c’est-à-dire la somme des masses des grains, de l’eau et de l’air que contient ce
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volume. On définit également la masse volumique sèche qui est la masse de la matière sèche contenue
dans l’unité de volume, c’est-à-dire la masse des grains. Dans la plupart des cas, ce sont les poids qui
interviennent. On notera donc :
γh le poids volumique (qui correspond à la masse volumique apparent),
γd le poids volumique sec (qui correspond à la masse volumique sèche),
γw le poids volumique de l’eau,
γs le poids volumique de la matière constituant les grains solides.
Lorsqu’il ne peut y avoir confusion, on utilise parfois la notation γ à la place de γh ou γd.
On introduit aussi la notion de densité par rapport à l’eau et l’on parle de densité sèche (γd /γw) ou
de densité humide sèche (γh /γw).
III.1.2. Porosité et indice des vides
La porosité n est le rapport du volume des vides (c’est-à-dire du volume occupé par l’air, l’eau ou les
deux fluides simultanément) au volume total du sol. Dans le volume unité, les grains solides occupent
donc un volume (1 - n). Ce volume (1 - n) s’appelle compacité. On utilise également l’indice des
vides e qui fait double emploi avec la porosité n mais dont l’utilisation est plus commode dans
certaines situations. L’indice des vides e est le rapport du volume des vides au volume des grains
solides. On a les deux relations :
𝒏
𝒆= (1)
𝟏−𝒏
𝒆
𝒏= (2)
𝟏+𝒆
III.1.3. Teneur en eau et degré de saturation
Le degré de saturation Sr indique la quantité d'eau que contient le sol. C'est le rapport du volume
occupé par l'eau au volume total des vides.
Lorsque le terrain est sec Sr = 0 ce qui n'est qu'une approximation car en pratique on n'a jamais Sr =
0 ; si le terrain est saturé (c’est-à-dire lorsque l’eau baigne tous les vides du squelette granulaire) alors
= 1. La figure 2 concrétise ces définitions.
On définit également la teneur en eau w qui est, pour un certain volume de sol, le rapport du poids de
l’eau au poids de la matière sèche. La relation qui lie les grandeurs Sr et w est la suivante :
𝒆𝑺𝒓 𝜸𝒘 (3)
𝒘=
𝜸𝒔
Pour les sols saturés, l’expression (3) peut s’écrire sous la forme suivante :
𝜸𝒔 (4)
𝒆=𝒘
𝜸𝒘
Ces définitions permettent de donner l’expression du poids volumique et du poids volumique sec en
négligeant le poids de la phase gazeuse :
𝜸𝒉 = 𝜸𝒔 (𝟏 − 𝒏) + 𝑺𝒓 𝒏𝜸𝒘 (5)
𝜸𝒅 = 𝜸𝒔 (𝟏 − 𝒏) (6)
4
𝜸𝒔
𝜸𝒅 = (7)
𝟏+𝒆
Pour les sols non saturés, en éliminant e entre (3) et (7), il vient :
𝒘
𝑺𝒓 = 𝜸 𝜸𝒘
(8)
𝒘⁄
𝜸𝒅 − ⁄𝜸𝒔
Il faut aussi signaler l’expression :
𝟏+𝒘
𝜸𝒉 = 𝜸𝒔 (9)
𝟏+𝒆
Pour les sols saturés seulement, il est possible d’écrire :
𝜸𝒉 = 𝜸𝒅 + 𝒏𝜸𝒘 (10)
III.1.4. Poids volumique déjaugé
Lorsqu’un sol baigne dans l’eau, par exemple lorsqu’il est situé sous le niveau d’une nappe
phréatique, il convient de séparer les effets mécaniques de l’eau et du sol immergé. Chaque grain
solide est alors soumis à la poussée d’Archimède et de ce fait son poids volumique apparent est égal
à 𝜸𝒔 − 𝜸𝒘 · On introduit donc pour le sol la notion de poids volumique déjaugé 𝜸′
𝜸′ = (𝜸𝒔 − 𝜸𝒘 )(𝟏 − 𝒏) (11)
que l’on rapprochera du poids volumique sec 𝜸𝒅 = 𝜸𝒔 (𝟏 − 𝒏). (12)
En effet
𝜸𝒔 − 𝜸𝒘
𝜸′ = 𝜸𝒅 (13)
𝜸𝒔
c’est-à-dire approximativement :
𝜸′ = 𝟎, 𝟔𝟐𝜸𝒅 (14)
Le poids de l’unité de volume du sol immergé est égal par conséquent à la somme du poids du sol
déjaugé et du poids de l’unité de volume d’eau
𝜸′ + 𝜸𝒘 = (𝜸𝒔 − 𝜸𝒘 )(𝟏 − 𝒏) + 𝜸𝒘 = 𝜸𝒔 (𝟏 − 𝒏) + 𝜸𝒘 𝒏 (15)
III.2. Répartition granulométrique
La répartition granulaire est caractérisée par une analyse granulométrique (ou granulométrie), soit par
tamisage pour les grains de diamètre supérieur à 80 µm, soit par sédimentométrie pour des particules
de diamètre inférieur à 100 µm. Pour tamiser le sol, on utilise des tamis. On procède au tamisage à
sec ou sous l'eau. Le tamisage à sec n'est précis que pour des matériaux dénués de cohésion comme
les sables et les graviers. Le tamisage sous l'eau est utilisé pour les limons et les argiles. Les refus
sont séchés avant la pesée. La sédimentométrie est basée sur l'exploitation de la loi de Stockes qui
exprime la vitesse de décantation d'une particule sphérique dans un liquide visqueux en fonction du
diamètre de la particule :
𝜸𝒔 − 𝜸𝟎
𝑽=
𝟏, 𝟖𝜼𝑫𝟐
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où V est la vitesse (cm/s), 𝜸𝟎 le poids volumique du fluide (kN/m3), 𝜼 la viscosité dynamique (Pa/s).
La courbe granulométrique, représentative, donne pour chaque diamètre D la masse des particules de
cette taille ou de taille inférieure. Cette masse est indiquée en pourcentage du poids total de la matière
sèche de l'échantillon étudié. L'ordonnée y représente donc des tamisats cumulés. La courbe est
dressée en coordonnées semilogarithmiques afin de permettre une représentation précise sur toute
l'étendue.
Pour caractériser la courbe granulométrique, on introduit généralement deux coefficients :
• le facteur d'uniformité granulométrique Cu appelé aussi le coefficient de Hazen qui traduit
le fait que la courbe est plus ou moins étalée :
𝑫𝟔𝟎
𝑪𝑼 =
𝑫𝟏𝟎
Caquot et Kérisel considèrent qu'une granulométrie est étalée dès que ce facteur dépasse 2. Une
granulométrie peut être considéré comme serrée lorsque Cu est inférieur à l'unité. On rappelle que Dy
est l’ouverture du tamis au travers duquel passe y % du poids des grains.
• Le facteur de courbure granulométrique Cc:
𝑫𝟐𝟑𝟎
𝑪𝑪 =
(𝑫𝟏𝟎 ⁄𝑫𝟔𝟎 )
Pour obtenir un sol à moindre porosité, on cherche à optimiser la courbe granulométrique. De
nombreux auteurs ont travaillé sur ce sujet. Talbot propose de caractériser la courbe optimale par
𝒏
𝑫
l'équation suivante 𝒚 = ( 𝒚⁄𝑫 ) avec n compris entre 0,1 et 0,5.
𝟏𝟎𝟎
Ces courbes sont utilisées pour le choix des matériaux de fondation et de revêtement.
III.3. Limites d’Atterberg
Les limites d’Atterberg sont des teneurs en eau pondérale, caractéristiques du sol. Elles correspondent
à des comportements particuliers de celui-ci sous l’action des variations de la teneur en eau. Ces
limites sont déterminées sur la fraction de sol passant au travers du tamis 400 μm. Les deux limites
utilisées sont :
• wl, limite de liquidité (teneur en eau d’un sol remanié caractérisant la transition entre un état
liquide – le sol est humide et déformable – et un état plastique ;
• wp, limite de plasticité (teneur en eau d’un sol remanié caractérisant la transition entre un
état plastique et un état solide – le sol durcit et se fissure).
À partir des résultats obtenus, on détermine deux paramètres :
• Ip, indice de plasticité. Il définit l’étendue du domaine plastique du sol entre les limites de
liquidité et de plasticité :
Ip = wl - wp
• Ic, indice de consistance. Cet indice prend en compte la teneur en eau w du sol à l’état naturel
pour la fraction inférieure à 400 μm.
𝒘𝒍 − 𝒘
𝑰𝒄 =
𝑰𝒑
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III.4. Géomatériaux couramment utilisés
III.4.1. Granulats
Les granulats sont des petits morceaux de roches destinés à réaliser des ouvrages de travaux publics,
de génie civil et de bâtiment. D'après la norme NF P18-540 : ensemble de grains de dimensions
comprises entre 0 mm et 125 mm.
Les granulats sont dits :
• naturels lorsqu'ils sont issus de roches meubles ou massives et qu'ils ne subissent aucun
traitement autre que mécanique ;
• artificiels lorsqu'ils proviennent de la transformation à la fois thermique et mécanique de
roches ou de minerais ;
• recyclés lorsqu'ils proviennent de la démolition d'ouvrages ou lorsqu'ils sont réutilisés ;
• courants lorsque leur masse volumique réelle MVR est supérieure ou égale à 2 mg/m3 (ou
t/m3) ;
• légers lorsque leur masse volumique réelle MVR est inférieure à 2 mg/m3 (ou t/m3).
La production des granulats nécessite deux principaux types d'opérations : l'extraction et le traitement.
L'extraction s'effectue dans des carrières qui utilisent des techniques différentes selon qu'il s'agit de
roches massives ou de granulats alluvionnaires meubles, soit à sec, soit en milieu hydraulique.
Le traitement est réalisé dans des installations de traitement généralement situées sur le site de la
carrière. Parfois les installations peuvent se situer à un endroit différent du site d'extraction. Dans tous
les cas, on retrouve les cinq mêmes principales étapes de production :
• décapage des niveaux non exploitables,
• extraction des matériaux,
• transfert sur les lieux de traitement,
• traitement des granulats pour obtenir les produits finis,
• remise en état du site exploité.
III.4.2. Argiles pour tuiles et briques
Les argiles pour tuiles et briques sont des matériaux d'origine et de composition très variées : de
nombreux types d’argiles peuvent convenir après ajout de produits correctifs et en particulier des
dégraissants, généralement du sable quartzeux, mais aussi des déchets de fabrication, du laitier
granulé, des cendres volantes, du mâchefer, du coke broyé, etc.
La matière première idéale serait une argile composée :
• de minéraux argileux assurant la plasticité et la cohésion de la pâte avant cuisson et la liaison
céramique à haute température, un mélange kaolinite-illite avec un peu de smectite étant le plus
favorable ;
• de sable quartzeux jouant le rôle de dégraissant permettant de diminuer le retrait de séchage
et de cuisson et de faciliter l'évacuation de l'eau de façonnage ;
• de calcite fine favorable à une basse dilatation à l'humidité des produits, la calcite en grains
étant à éviter car provoquant des éclatements après cuisson ;
• des éléments colorants (jouant aussi le rôle de fondants), tels que Fe2O3, TiO2, MnO2 devant
également être finement répartis dans la masse argileuse.
Les produits peuvent être classés en six grands groupes :
• les éléments pour murs et cloisons : briques pleines et creuses ; les briques creuses sont les
plus largement utilisées (50 % de la production globale de terre cuite) ;
• les éléments pour planchers et plafonds : hourdis ;
• les éléments pour couverture : tuiles canal, tuiles plates, tuiles à emboîtement ;
• les conduits de fumée et da ventilation : boisseaux ;
• les tuyaux de drainage ;
• les carreaux pour revêtements de sol.
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En dehors du bâtiment, la terre cuite est également utilisée en particulier pour la fabrication des
poteries : pots à fleurs, vases, jarres, vaisselles rustiques, etc.
Composition :
• Essentiellement kaolino-illitique.
• Smectite inférieure à 10 %.
• Sable quartzeux en proportion variable selon les utilisations, mais en moyenne de 30 - 40%.
• Calcite fine de l'ordre de 5 à 10 % souhaitée, acceptable jusqu'à 2S %, mais il est bon de se
limiter à 15 %.
• Eléments colorants : Fe2O3 :
5-10 % de Fe2O3 → briques rouges ;
3-10 % de TiO2 en présence de Fe2O3 →briques jaunes ;
0,5- 4 % de MnO2, en présence de Fe2O3 → briques brunes.
• Matière organique souhaitée si elle est présente en faible proportion.
• Impuretés nuisibles CaSO4 < 4 %, NaCl < 1,5 %, Na2SO4 < 0,4 %, MgSO4 < 1 %, calcite et
éléments colorants en grains.
Granularité
• Sable:
tuiles : 70 % compris entre 200 et 500 microns avec un maximum de 800 microns ;
briques : 70 % compris entre 300 et 1 000 microns avec un maximum de 1 500 microns.
• Calcite, éléments colorants et impuretés inférieurs à 400 microns.