PLAN DE TRAVAIL
INTRODUCTION
I. PHYSIOPATHOLOGIE
II. CAUSES
III. COMPLICATIONS
IV. DIAGNOSTICS
V. TRAITEMENTS
VI. PREVENTIONS
CONCLUSION
INTRODUCTION
La cystite est une inflammation de la vessie, le plus souvent due à une
infection bactérienne. Elle touche principalement les femmes en raison de la
proximité de l'urètre avec l'anus et la courte longueur de l'urètre féminin. On
parle souvent de cystite aiguë lorsqu'elle est soudaine et passagère, et de
cystite chronique lorsqu'elle revient régulièrement.
I. PHYSIOPATHOLOGIE
La cystite résulte de la colonisation de la vessie par des bactéries,
notamment Escherichia coli (E. coli), qui proviennent habituellement de la flore
intestinale. Ces bactéries remontent l'urètre jusqu'à la vessie, où elles
provoquent une inflammation de la muqueuse vésicale. Cela entraîne les
symptômes caractéristiques tels que les brûlures mictionnelles ; les envies
fréquentes d’uriner ; Urines troubles, parfois sanglantes ; et des douleurs sus-
pubiennes
II. CAUSES
Elles sont multiples, nous pouvons citer entre autres :
Infections bactériennes (principalement E. coli)
Rapports sexuels (favorisent l’entrée de bactéries)
Mauvaise hygiène intime
Rétention urinaire (ne pas uriner assez souvent)
Utilisation de spermicides ou de certains contraceptifs
Troubles hormonaux (notamment à la ménopause)
Certaines maladies (diabète, calculs urinaires)
III. COMPLICATIONS
Si elle (la cystite) n’est pas traitée à temps, la cystite peut entraîner :
Pyélonéphrite (infection des reins) : C’est la complication la plus redoutée.
Elle survient lorsque l’infection remonte les uretères pour atteindre les
reins.
Infections urinaires récidivantes Une cystite mal traitée ou des facteurs
favorisants non corrigés peuvent entraîner des récidives fréquentes.
Fréquence : ≥ 3 épisodes par an
Atteinte rénale chronique (rare)
Cystite interstitielle : Forme chronique non infectieuse, mal connue et très
invalidante.
Septicémie (infection généralisée du sang)
Hématurie macroscopique (sang visible dans les urines)
IV. DIAGNOSTICS
Le diagnostic de la cystite repose en générale sur l’observation des signes
cliniques, les examens biologiques et les examens imagerie (Pas systématiques,
mais utiles) :
Symptômes typiques : brûlures, besoin urgent et fréquent d’uriner, urine
trouble ou malodorante, Parfois hématurie.
Examen cytobactériologique des urines (ECBU) : identifie les bactéries
responsables. C’est l’examen de référence en cas de doute de cystite
récidivante compliquée ou chez des populations à risque.
Analyse d'urine à la bandelette : utilisée en première intention, c’est un Test
rapide, réalisé en cabinet médical ou pharmacie. Il permet de confirmer
l'infection dans les cas douteux.
Échographie ou cystoscopie (dans les formes compliquées ou récidivantes) :
Échographie rénale et vésicale, Uro-IRM ou scanner abdomino-pelvien.
V. TRAITEMENTS
Le traitement de la cystite est essentiellement médicamenteux et dans
certains de cas d’extrême complication, nous faisons recours à des méthodes
chirurgicales :
Antibiothérapie courte : prescrite dès que le diagnostic est confirmé.
Céphalosporines orales (céfixime, cefpodoxime), Fluoroquinolones (ex :
ciprofloxacine) avec précaution, car effets secondaires importants,
Amoxicilline-acide clavulanique si bactéries sensibles.
Hydratation importante : boire au moins 1,5 à 2 litres d’eau par jour.
Analgésiques ou antispasmodiques : pour soulager les douleurs.
Traitement de fond : dans les cystites récidivantes, un traitement préventif
ou hormonal peut être proposé.
Dans le cas d’une cystite a complication très élevée, une cystectomie est
réalisée.
VI. PREVENTIONS
Plusieurs moyens et méthodes sont envisagé afin de prévenir la cystite,
parmi lesquelles :
Uriner après chaque rapport sexuel.
Boire suffisamment d’eau chaque jour.
Éviter les vêtements trop serrés et les sous-vêtements synthétiques.
Privilégier une hygiène douce sans produits agressifs.
Aller uriner dès que le besoin se fait sentir.
Préférer l’essuyage d’avant en arrière après les selles
CONCLUSION
En conclusion, la cystite est une infection urinaire fréquente, en
particulier chez la femme, qui peut avoir un impact significatif sur la qualité de
vie si elle n’est pas prise en charge rapidement. Bien que généralement
bénigne, elle peut évoluer vers des formes plus graves comme la pyélonéphrite
si elle est négligée. La prévention passe par une bonne hygiène de vie, une
hydratation suffisante, et parfois des mesures médicales adaptées en cas de
récidives. Le rôle des soignants est essentiel dans l’éducation, la détection
précoce et la prise en charge efficace de cette pathologie. Ainsi, mieux
comprendre la cystite permet non seulement de la traiter efficacement, mais
aussi de limiter les risques de récidives et de Complications