LYCÉE SUD MEDOC S PÉCIALITÉ T ERMINALE
DS 2 - C ORRECTION
EXERCICE 1 : 6 points
Soit la suite (u n ) définie par u 0 = 1 et u n+1 = u n + 2n + 3 pour tout entier naturel n.
1. Quelque soit l’entier naturel n, on a u n+1 − u n = (u n + 2n + 3) − u n = 2n + 3. Or n étant un
entier naturel, n est positif et donc 2n + 3 l’est aussi (et est même strictement positif).
On vient donc de prouver que pour tout entier naturel n, u n+1 − u n Ê 0 et donc que la suite
(u n ) est croissante.
2. Démontrons par récurrence que pour tout n entier naturel, u n > n 2 .
Initialisation :
Pour n = 0, on a u 0 = 1 et 02 = 0. Donc on a bien u 0 > 02 . On a donc initialisation.
Hérédite :
Soit k ∈ N. On suppose u k > k 2 .
On a alors u k+1 = u k + 2k + 3 > k 2 + 2k + 3 Or (k + 1)2 = k 2 + 2k + 1 < k 2 + 2k + 3. Donc
finalement, on a u k+1 > (k + 1)2 .
On a donc bien hérédité.
Conclusion : On a donc prouvé que quelque soit n ∈ N, u n > n 2 .
EXERCICE 2 : 12 points
Les deux parties sont indépendantes.
En mai 2020, une entreprise fait le choix de développer le télétravail afin de s’inscrire dans une
démarche écoresponsable. Elle propose alors à ses 5000 collaborateurs en France de choisir entre le
télétravail et le travail au sein des locaux de l’entreprise
Partie A :
En mai 2020, seuls 200 d’entre eux ont choisi le télétravail. Chaque mois, depuis la mise en place de
cette mesure, les dirigeants de l’entreprise constatent que 85 % de ceux qui avaient choisi le
télétravail le mois précédent choisissent de continuer, et que, chaque mois, 450 collaborateurs
supplémentaires choisissent le télétravail. On modélise le nombre de collaborateurs de cette
entreprise en télétravail par la suite (a n ). Le terme a n désigne ainsi une estimation du nombre de
collaborateurs en télétravail le énième mois après le mois de mai 2020. Ainsi a 0 = 200.
1. a 1 est le nombre de collaborateurs en télétravail au bout de 1 mois. Or il étaient 200 en
télétravail au départ et seul 85% restent encore en télétravail soit donc 170 auxquels on
rajoute les 450 nouveaux collaborateurs dorénavant en télétravail. On a donc
a 1 = 170 + 450 = 620.
2. D’après l’énoncé, a n+1 étant le nombre de collaborateurs en télétravail le n + 1-ième mois,
celui est obtenu en considérant 85% des collaborateurs en télétravail le moins d’avant soit
donc 0, 85a n auxquels on ajoute 450 nouveaux collaborateur en télétravail.
On a donc bien pour tout entier n, on a a n+1 = 0, 85a n + 450.
3. On considère la suite (v n ) définie pour tout entier n par v n = a n − 3000.
(a) Quelque soit l’entier naturel n, on a
v n+1 = a n+1 − 3000 = 0, 85a n + 450 − 3000 = 0, 85a n − 2550. Or
0, 85v n = 0, 85 × (a n − 3000) = 0, 85a n − 0, 85 × 3000 = 0, 85a n − 2550. On a donc bien
v n+0 = 0, 85v n . La suite (v n ) est donc bien géométrique de raison 0, 85.
(b) On a v 0 = 200 − 3000 = −2800 et donc quelque soit l’entier naturel n,
v n = v 0 × q n = −2800 × 0, 85n .
(c) On en déduit que quelque soit n entier naturel,
a n = v n + 3000 = −2800 × 0, 85n + 3000
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Partie B : Afin d’évaluer l’impact e cette mesure sur son personnel, les dirigeants de l’entreprise
sont parvenus à modéliser le nombre de collaborateurs satisfaits par ce dispositif à l’aide de la suite
(u n ) définie par u 0 = 1 et pour tout entier naturel n,
5u n + 4
u n+1 =
un + 2
où u n désigne le nombre de milliers de collaborateurs satisfaits par cette nouvelle mesure au bout
de n mois après le mois de mai 2020.
5x + 4
1. La fonction définie pour tout x ∈ [0; +∞[ par f (x) = est dérivable et quelque soit c Ê 0,
x +2
on a
5(x + 2) − (5x + 4)1 5x + 10 − 5x − 4 6
f ′ (x) = = =
(x + 2)2 (x + 2)2 (x + 2)2
f ′ est donc strictement positive sur [0; +∞[ et donc f est strictement croissante sur [0; +∞[.
2. Démontrons par récurrence que pour tout n entier naturel, 0 É u n É u n+1 É 4.
Initialisation :
On a u 0 = 1 et u 1 = f (1) = 3. On a donc 0 É u 0 É u 1 É 4. On a donc bien initialisation.
Hérédité :
Soit k ∈ N. On suppose que 0 É u k É u k+1 É 4.
On applique à cet ensemble d’inégalités la fonction f qui est strictement croissante sur
[0; +∞[.
On a donc f (0) É f (u k ) É f (u k+1) É f (4) soit donc 2 É u k+1 É u k+2 É 4 (puisque f (u k ) = u k+1
et f (u k+1 ) = u k+2 par définition de la suite (u n )).
Finalement, on en déduit que 0 É u k+1 É u k+2 É 4. On a donc bien hérédité.
Conclusion : On a donc prouvé que pour tout n entier naturel, 0 É u n É u n+1 É 4.
3. D’après ce qui précède, quelque soit n entier naturel, u n É u n+1 . De ce fait, la suite (u n ) est
croissante.
4. Il n’est pas possible avec ce modèle d’envisager que 4500 collaborateurs soient satisfaits à
long terme. En effet, sachant que quelque soit n ∈ N, on a u n É 4, cela signifie que le nombre
de collaborateurs en télétravail ne dépasse par 4000.
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