NFAUSSEN (Réparé)
NFAUSSEN (Réparé)
REVUE DE LITTÉRATURE
INTRODUCTION
L'énergie constitue une ressource fondamentale qui est utilisée dans les activités humaines
sous diverses formes, notamment mécaniques, thermiques, chimiques, électriques et
nucléaires, servant ainsi un large éventail de consommateurs. Reconnue comme un atout
sociétal, l'énergie fait partie intégrante de notre existence et améliore considérablement notre
bien-être général. L'édifice, qui englobe ses multiples secteurs (résidentiel, commercial,
institutionnel, etc.), exploite cette énergie pour répondre à de nombreuses demandes et
améliorer le confort (éclairage, processus culinaires, régulation thermique, climatisation, etc.).
La consommation d'énergie associée aux phases de construction, de rénovation et
d'exploitation d'un bâtiment peut être évaluée quantitativement de manière globale, ce qui
permet de réduire considérablement la consommation énergétique globale. Une évaluation
complète de l'édifice nécessite la prise en compte de la consommation d'énergie tout au long
de ses phases de construction, d'utilisation et de déconstruction. L'augmentation notable de la
consommation énergétique mondiale au cours des dernières décennies est une réalité
indéniable. À l'heure actuelle, malgré une décélération économique mondiale, la
consommation d'énergie est restée excessivement excessive. Cette augmentation a engendré
de nouveaux défis en termes de facteurs environnementaux et économiques, étant donné que
le changement climatique, qui est intrinsèquement lié à l'augmentation des gaz à effet de serre,
est principalement induit par les émissions de CO2 résultant de la production et de la
consommation d'énergie.
ÉTAT DE L’ART
Avant de commencer la simulation thermique dynamique dans notre étude de cas, il nous a
semblé pertinent d'explorer certaines expériences, en tenant compte de divers paramètres liés à
ce dispositif. Ce type d'analyse a pour but d'enrichir la compréhension objective qui assure une
bonne conduite de la recherche à travers l'examen d'exemples spécifiques et variés. Pour cela,
nous avons mentionné plusieurs études réalisées ces dernières années et avons brièvement
discuté des travaux qu'elles ont effectués ainsi que des méthodes employées pour nourrir une
réflexion approfondie sur la simulation des bâtiments et acquérir des idées sur l'évolution de la
recherche dans le domaine de l'habitat.
1
avantageuse, conduisant à des économies d'énergie significatives et à une période de
récupération des investissements plus courte, notamment lorsque la consommation de chaleur
spécifique des bâtiments est élevée et que le réseau de chaleur est court. L'article souligne que
la part des coûts d'exploitation domine dans le coût total, quelle que soit la source d'énergie.
[2] Cet article traite de l'efficacité énergétique dans les bâtiments publics, en se basant sur une
étude de cas menée dans un petit bâtiment gouvernemental au Mexique. Les auteurs ont
réalisé un audit énergétique pour identifier les sources de gaspillage d'énergie, en analysant
l'infrastructure, les équipements et le comportement des occupants. Les résultats révèlent que
le comportement des utilisateurs (comme laisser les climatiseurs allumés inutilement) est la
principale cause de gaspillage, suivi par les défauts d'isolation du bâtiment et l'état des
équipements électriques. L'étude estime que 1 414 kW d'énergie ont été gaspillés pendant la
période auditée, entraînant des émissions inutiles de CO₂. Les auteurs proposent des solutions
comme la sensibilisation des occupants, la nomination d'un superviseur énergétique et
l'utilisation d'outils technologiques pour le suivi. Bien que des rénovations structurelles soient
idéales, elles sont coûteuses, et des mesures peu onéreuses sont privilégiées. L'article souligne
l'importance des audits énergétiques pour établir des références et mesurer les progrès futurs.
Cette recherche s'inscrit dans le cadre des Objectifs de développement durable de l'ONU et de
la loi mexicaine sur le changement climatique, visant à réduire les émissions de gaz à effet de
serre. Enfin, l'étude montre que des actions simples peuvent significativement améliorer
l'efficacité énergétique des bâtiments publics.
[3] Cet article présente une étude menée dans la province de Teruel (Espagne) visant à aider
les autorités locales à améliorer l'efficacité énergétique des bâtiments publics. Les auteurs
identifient des obstacles tels que le manque de données, les compétences techniques limitées
et les contraintes budgétaires, puis développent une méthodologie en trois phases : analyse du
statu quo, création d'une boîte à outils (PrioritEE) incluant un outil d'aide à la décision, et
formation des acteurs locaux. Les résultats révèlent que 51 % des bâtiments ont une faible
performance énergétique, avec une consommation élevée de fioul léger. Des mesures comme
le remplacement de l'éclairage par des LED, la rénovation des toitures et l'installation de
chaudières à biomasse pourraient économiser 1,3 MWh/an et réduire les émissions de CO₂ de
245 tonnes/an. L'article souligne l'importance d'une meilleure coordination institutionnelle et
d'une planification à long terme pour surmonter les défis, proposant des solutions
reproductibles dans d'autres régions
[4] Cet article analyse le marché des services d'efficacité énergétique (SEE) dans le secteur
résidentiel de l'Union européenne. Il identifie un potentiel d'économies d'énergie substantiel
mais souligne que le marché des SEE y est beaucoup moins développé que dans les secteurs
industriel ou tertiaire en raison de barrières spécifiques (coûts de transaction élevés,
fragmentation du marché, dilemme propriétaire-locataire, etc.). L'étude, basée sur une
méthodologie appliquée dans 18 pays de l'UE, révèle des tendances positives dans certains
marchés (Allemagne, Danemark, France, etc.) et estime le volume de marché annuel
additionnel potentiel à 1,64 milliard d'euros pour les investissements avec un temps de retour
inférieur à 8 ans. L'article propose deux modèles de développement prometteurs
(communautaire et ménage) et discute des politiques nécessaires pour stimuler ce marché, en
concluant qu'un soutien politique fort est essentiel pour surmonter les barrières et exploiter le
potentiel identifié.
2
[5] Cet article évalue la durabilité des projets d'investissement dans des bâtiments publics en
Serbie et en Croatie, en intégrant à la fois les coûts d'efficacité énergétique (EE) et les coûts
non liés à l'EE, tels que les améliorations structurelles ou sanitaires. À l'aide d'une
méthodologie d'analyse coûts-avantages (ACB) conforme aux directives de l'UE, les auteurs
analysent trois cas concrets (un hôpital, un centre de soins d'urgence et un complexe scolaire)
pour déterminer leur viabilité financière et économique. Les résultats montrent que les
bénéfices énergétiques seuls ne suffisent souvent pas à justifier les investissements, mais que
l'inclusion d'avantages non énergétiques (comme l'amélioration des services de santé ou le
confort thermique) rend certains projets économiquement viables, avec des rapports
bénéfices/coûts supérieurs à 1. L'article souligne l'importance des subventions publiques et
propose des outils pour hiérarchiser les projets, tout en mettant en garde contre la sensibilité
des résultats au choix du taux d'actualisation social. Les implications politiques incluent la
nécessité de stratégies nationales pour soutenir la rénovation énergétique et la décarbonisation
des bâtiments publics.
[6] L'article traite de l'amélioration de l'efficacité énergétique dans les bâtiments, en particulier
à travers les contrats de performance énergétique (EnPC). Il analyse différents modèles de
ces contrats, tels que les économies garanties, les économies partagées et les contrats First-
Out, en mettant en avant leur rôle pour surmonter les contraintes budgétaires des propriétaires
et attirer des investissements privés. L'étude inclut une analyse comparative internationale de
cas réels en Europe et une simulation appliquée à une école publique au Portugal, démontrant
le potentiel des EnPC pour réduire la consommation d'énergie et les émissions de gaz à effet
de serre, tout en soulignant l'importance de choisir le modèle contractuel le plus adapté pour
équilibrer les intérêts des parties prenantes.
Besoin énergétique
Les besoins énergétiques globaux d'un bâtiment comprennent la quantité totale d'énergie
nécessaire pour maintenir, pendant une durée déterminée, un environnement intérieur adéquat
tout en répondant aux exigences de service du bâtiment (telles que la fourniture d'eau chaude,
les besoins culinaires, l'éclairage, le chauffage et la climatisation, entre autres). Cette nécessité
se caractérise par ses diverses expressions, raison pour laquelle elle est qualifiée de «
protéiforme ». Dans le contexte des bâtiments, les efforts visant à maintenir un environnement
thermique confortable semblent contredire les initiatives visant à économiser l'énergie. Par
conséquent, cette situation apparemment paradoxale ne peut être conciliée que par un point de
vue « holistique » de l'édifice. Pour atteindre cet objectif, il est impératif de bien comprendre
les variables climatiques, l'inertie thermique intrinsèque aux bâtiments et leur orientation
géographique. Cette approche concernant les besoins énergétiques, ainsi que le chauffage et la
climatisation, repose sur trois facteurs explicatifs fondamentaux. [7]:
Le besoin de température correspond à un besoin de climat intérieur, défini par la
température moyenne à l'intérieur, qui explique de manière quantitative le besoin
d'énergie pour le chauffage ou la climatisation. Ce besoin de température est également
un besoin « social ».
Les caractéristiques physiques du logement qui jouent un rôle principal dans la
création du besoin énergétique sont le volume et le niveau d'isolation.
D'autres facteurs importants, comme l'exposition au soleil et au vent, ainsi que le type
de vitrage, doivent être pris en compte dès la conception et l'implantation du logement .
3
Le climat du site, qui détermine la période du besoin.
Besoin social Besoin d’énergie Demande d’énergie finale
Le besoin d’énergie se traduit par la demande d’énergie finale, par exemple les besoins de
chaleur pour le chauffage d’une maison donnent naissance à une demande d’électricité, du
fuel-oil ou de gaz cette demande est schématisée dans la figure 1 :
Autre
13%
Bâtiments
32%
Industries
28%
Transports
27%
4
Le potentiel d’économies d’énergie dans le secteur du bâtiment est estimé autour de 40 %, Selon
ADEME 2010, en grande partie via des mesures économiquement viables selon l’Agence
internationale de l’énergie (2009).
Secteur Produits
Electricité pétroliers Biomasse Total %
5
Résidentiel
128,8 123,9 4206,0 4458,7 73,9
4500
4000
3500
3000
2500 Electricité
2000 Produits pétroliers
1500 Biomasse
1000
500
0
Industrie Transport Autres Résidentiel
Secteurs
6
Produits
pétroliers 141 146 170 160 140 142 132 124
La consommation est largement dominée par le bois de feu et énergies dérivées. Cette part
de la biomasse représente plus de 90% des consommations entre 2001 et 2008, le reste étant
couvert par les produits pétroliers et l’électricité. La figure présente l’importance de ces
consommations.
4500
400
350
300
Secteur
250
Biomas
200 Produits
150 Electric
100
50
0
2001200 200 200 200 200 200 200
7
2,8 2,9
94,3
Comme l’indique le diagramme de la figure précédente, le secteur du bâtiment est responsable de 33%
de la consommation de l’énergie totale du pays. Ce taux connaît une forte croissance annuelle estimée
autour de 6,4% (source : Ministère de l’Habitat - 2017).
La stratégie énergétique nationale adoptée en 2009 a précisé que, dans les 15% d’économie d’énergie
fixés comme objectif pour 2030, le secteur du bâtiment contribuerait à hauteur de 19% pour le
résidentiel et 10 % pour le tertiaire.
Le secteur recèle un gisement d’économie d’énergie prometteur que les parties prenantes gagneraient à
explorer. Si les acteurs professionnels n’intègrent pas la dimension EE de la conception jusqu’a la
réalisation des bâtiments, les consommations énergétiques peuvent se révéler prohibitives pour des
usagers qui cherchent à rétablir le confort thermique au sein des locaux, et ce à cause des multiples
sources de déperdition comme illustré ci-après [12]:
8
Figure 6: Pertes de chaleur d’un local individuel non isolé
(source : Ventec)
Afin d’inciter les professionnels du secteur et les autres parties concernées (santé, éducation
nationale, …) à prendre en considération cette dimension, l’AMEE a lancé le programme
CEEB, dont les mesures phares sont :
L’opérationnalisation de la RTCM,
L’obligation de l’installation de chauffe-eau solaires pour toute nouvelle construction
et le soutien pour l’acquisition des chauffe-eau solaires,
La mise en place des audits obligatoires pour les bâtiments tertiaires dont la
consommation dépasse un seuil fixé.
Dans ce secteur, les experts estiment que l’implémentation des mesures précitées pourrait
engendrer un potentiel d’économie d’énergie pouvant atteindre 50% de l’énergie électrique
appelée.
Outre les bâtiments publics et les administrations auxquels s’est adressée une circulaire parue
en Août 2018 incitant à l’exemplarité de l’Etat, les mosquées connaissent aussi une opération
de mise à niveau énergétique, dénommée « Mosquée verte ». Ce programme a été élargi aux
autres types de bâtiment et est désormais dénommé bâtiment vert[13].
Consommation énergétiques dans le secteur des industries
9
10 6 m3 4381 4419
Cette consommation est passée de 7,3 M Tep en 2019 à 7,7 M Tep en 2020, reflétant une
hausse de 5,5%, induite principalement par l’accroissement de l’autoconsommation du
pétrole brut dans les raffineries.
Autres* 4,4 %
Unités de Raffinages 19 %
10
- Niveau de la machine : l’énergie analysée est celle consommée par le process de
fabrication et celle consommée par les composants du moyen de production afin
d’assurer un bon fonctionnement de la machine.
- Niveau de la ligne de production : il s’agit de l’étude de l’énergie liée à un ensemble
de moyens de production et aux équipements périphériques afin d’assurer un bon
fonctionnement d’une ligne de production.
- Niveau de l’usine : il s’agit de l’étude d’énergie consommée liée à un ensemble de
lignes de production. A ce niveau d’analyse, l’étude de l’énergie se concentre sur
l’énergie consommée par les infrastructures et les services permettant de maintenir les
conditions de production demandées, par exemple : ventilation, éclairage…
▪ L’état de fonctionnement du système de production :
Dans l’industrie on peut avoir différents états de fonctionnement du système de production.
La consommation énergétique d’un système de production est la somme de l’énergie
consommée par ses différents organes. L’état de fonctionnement du système de production
nous donne des connaissances sur le fonctionnement de chaque organe du système au cours du
processus de fabrication. Dans l’ISO/DIS 14955-1 [ISO/DIS 14955-1][16], l’état de
fonctionnement est la combinaison des différents états « ON », « OFF » des organes du
système.
2 La consommation énergétique d’un moyen de production :
2.1 La consommation énergétique des machines :
Une entreprise qui veut augmenter son efficacité énergétique doit identifier tous les postes qui
consomment de l’énergie. Pour cela, elle doit, bien évidemment, connaître la consommation
des appareils et des machines quand ils tournent. Elle doit tenir, aussi, en compte de l’énergie
que ces appareils et machines utilisent quand ils sont à l’arrêt. Il faut, donc, faire la distinction
entre « consommation en fonctionnement » et « consommation cachée ».
2.2 Consommation cachée :
De nombreux appareils consomment de l’énergie même lorsqu’on ne les utilise pas. En effet,
tant qu’un appareil reste branché à la prise électrique, il continue à consommer de l’énergie.
C’est ce qu’on appelle la consommation cachée. En général cette consommation est très faible,
il ne s’agit que de quelques Watts. Mais quand on additionne la consommation cachée de tous
les appareils et sur une durée d’un an, cela fait une quantité d’énergie considérable. C’est le
même principe pour la consommation en mode de veille. De nombreux appareils sont équipés
de témoins lumineux. Tant que ces témoins sont allumés, l’appareil consomme de l’énergie.
2.3 Consommation en fonctionnement :
Lorsqu’une machine ou un appareil fonctionne, on peut définir ce type de puissance par sa
puissance par la durée pendant laquelle il fonctionne. Elle se mesure en Wattheures (Wh) ou
en kilowattheures (kWh).
L’énergie consommée par un moyen de production est fonction de deux facteurs : la puissance
énergétique nécessaire (P) et le temps de production (t)[17]:
E = .t (I.1)
L’énergie consommée par la machine-outil se compose de 2 parties : une partie d’énergie
consommée par le process (Wp) qui dépend des propriétés de matériaux, du choix de l’outil de
11
coupe et des paramètres de procédé de fabrication ; une autre partie fixe consommée par les
composants de la machine (Wf) qui fournit les conditions nécessaires à l’accomplissement du
bon fonctionnement de la machine.
En effet elle vise à promouvoir une utilisation rationnelle de l’énergie, à travers l’efficacité
énergétique et le développement des énergies renouvelables. Élaborée dans un contexte de
croissance démographique et de demande énergétique croissante, elle s'inscrit dans la vision
de développement durable du pays. Elle prévoit notamment la mise en place d’un cadre
institutionnel adapté, la décentralisation des actions au niveau local, et la création d’un Fonds
National de Maîtrise de l’Énergie (FNME) pour financer les projets. Cette stratégie encourage
également l’engagement citoyen, l’éducation à l’énergie dans les écoles, et la sensibilisation
des ménages à des comportements plus économes en énergie[18].
Par ailleurs, la SNME s’aligne sur les engagements climatiques du Cameroun, notamment la
réduction des émissions de gaz à effet de serre de 35 % d’ici 2030 et l’atteinte de 25 %
d’énergies renouvelables dans le mix énergétique d’ici 2035. Elle comprend des mesures
concrètes comme l’introduction de normes minimales de performance énergétique pour les
appareils électriques, la promotion du solaire photovoltaïque, et la construction de mini-
centrales hydroélectriques. En renforçant la gouvernance énergétique et en favorisant
l’innovation technologique, le Cameroun cherche à garantir un accès durable, abordable et
sécurisé à l’énergie pour tous, tout en réduisant sa dépendance aux énergies fossiles[18].
L’APRUE représente l’élément central des instruments, elle est chargée de missions
d’information, de communication et de formation en direction de tous les acteurs publics
impliqués dans la maitrise de l’énergie. L’APRUE dispose d’un certain nombre de
programmes et d’initiative visant la maitrise de l’énergie dans le secteur du bâtiment parmi ces
programmes il y a :
12
Le PNME constitue le cadre de mise en œuvre de la maitrise de l’énergie au niveau national. Il
comprend : Le cadre et les perspectives de la maitrise de l’énergie ; L’évaluation des
potentiels et la définition des objectifs de la maitrise de l’énergie ; Les moyens d’action
existants et à mettre en œuvre pour atteindre les objectifs à long terme ; Un programme
d’action quinquennal.
13
secteur industriel et pour réduire sa consommation d’électricité serait d’inciter les entreprises à
entreprendre ces audits en leur donnant un caractère réglementaire, avec un soutien financier
(par exemple, une subvention de 50 % du coût de l’audit) pour une période à déterminer[19].
Objectif Résultats Raisonnement
stratégique
Amélioration de Les intensités La mise en place effective de systèmes
la gestion de énergétiques des de gestion de l’énergie constitue le
l’énergie dans les secteurs industriels premier axe de travail. Leur concept est
industries diminuent par rapport de mettre en place une approche pérenne
dans la démarche d’amélioration de la
à leur niveau de 2012
gestion de l’énergie.
De son côté, la communauté nationale se
dote des moyens nécessaires pour
appuyer les prises de décisions des
industriels. C’est la création d’un
observatoire national de l’énergie
collectant et diffusant l’information et le
lancement de l’APRUE dont une des
missions est d’aider les industries avec
des programmes d’audits énergétiques
subventionnés à plus de 50 %.
Mise à niveau Les technologies La volonté politique et les moyens
technologique des performantes sont financiers pour le développement de
industries dans diffusées dans l’EE sont présents. Les investissements
tous les domaines l’industrie et une offre dans les technologies performantes
(lignes de d’équipements comme les investissements dans des
production, techniques, efficaces machines de production efficaces sur le
équipements, etc.) et adaptés aux besoins plan énergétique nécessitent une
du secteur industriel, approche programme orientée vers le
se développe marché et la mobilisation de ressources
financières. Une action sur les conditions
du marché (des incitations tarifaires et
des normes techniques dans certains cas)
permet d’accélérer l’émergence des
projets.
Renforcement de Les décideurs et les Des compétences de haut niveau en EE
capacité et responsables des industrielle sont développées au
développement de entreprises sont Cameroun. Les structures comme les
compétences formées à la gestion Bureaux d'études, les Sociétés de
de l’énergie et en
Services Énergétiques sont renforcées.
appliquent-les
principes
14
Développement Valorisation d’une Les potentiels de la cogénération à partir
de la cogénération ressource énergétique de la biomasse dans l’industrie sont
dans les agro- biomasse et exploités pour résoudre à court terme les
industries et développement et déficits de la production du système
industrie du bois mise en œuvre électrique. Les projets peuvent être
d’investissement dans développés rapidement, car la ressource
la cogénération. biomasse est présente sur les sites et
dans des zones où ils peuvent contribuer
à la production pour des réseaux
connectés ou isolés.
Tableau 5 : Objectifs stratégiques pour le secteur de l’industrie
15
neufs. bâtiments est établi et bâtiments. Le surcoût d’une construction
appliqué. dont la conception met en œuvre des
solutions pour rendre le nouveau
bâtiment intrinsèquement efficace est
plus faible que l’amélioration énergétique
d’un bâtiment existant. Le code de
construction définit quelles sont les
conceptions qui améliorent l’efficacité
énergétique.
Objectifs Résultats Raisonnement
stratégiques
Améliorer En 2018, 60 % des L’efficacité énergétique des bâtiments
l’efficacité bâtiments tertiaires existants peut être améliorée de façon
énergétique dans auront réalisé un audit rentable par une attention particulière à
les bâtiments énergétique et 100 des l’exploitation du bâtiment. La promotion
existants bâtiments en 2025. de la fonction de gestionnaire de
l’énergie sur place, des mesures pour
aider les maîtres d’ouvrages à financer
des audits énergétiques et trouver les
financements des travaux sont autant
d’incitations pour progresser dans cette
voie.
Améliorer Les factures La préoccupation de l’État est de réduire
l’efficacité d’électricité des sa facture d’électricité dans les bâtiments
énergétique dans bâtiments publics sont publics. La mise en place de responsable
les bâtiments réduites de 20 % en énergie dans les bâtiments publics est
publics 2020 stratégique. Le responsable assure la
liaison avec l’administration centrale qui
gère l’ensemble du patrimoine public et il
est force de proposition pour
l’amélioration du site et développe des
plans d’action pour la réhabilitation du
bâtiment. Le gestionnaire supervise les
équipements tels que les climatiseurs et
sensibilise les usagers.
Augmentation de Les professions Les étudiants en architecture sont formés
l’éducation et de impliquées dans le avec les bases nécessaires pour
la sensibilisation à secteur des bâtiments comprendre les questions d’efficacité
l’efficacité (architectes, énergétique dans la pratique
énergétique dans responsables énergie, professionnelle. Les architectes
les bâtiments etc.. ) appliquent au professionnels sont formés et informés
quotidien les principes pour améliorer l’efficacité énergétique
de l’efficacité dans la construction de bâtiments.
énergétique.
16
Tableau 6: Objectifs stratégiques pour les bâtiments tertiaires
Au Cameroun le secteur de l’ Énergie est partitionné en trois grandes branches : les hydrocarbures,
l’électricité et les énergies renouvelables. De nombreux régimes dirigent ce secteur. Parmi lesquelles
l’administration publique, les sociétés publiques ou parapubliques et les sociétés privées. Chacune
entre -elle joue un rôle spécifique dans le secteur de l’énergie. Les structures administratives ou
l’administration publique interviennent dans la politique et la géostratégie énergétique du pays. Dans
l’ordre décroissant de l’administration publique, la Présidence de la République ordonne et dirige la
politique générale du secteur de l’énergie. Le Premier ministère coordonne l’action de l’ensemble du
gouvernement et donc des ministères intervenant dans les différents sous-secteurs de l’énergie. Le
Ministère en charge des finances assure la tutelle financière du secteur. Le Ministère de l’énergie et
l’eau (MINEE) assure la tutelle technique dudit secteur et à ce titre est chargé de la conception, de la
mise en œuvre et du suivi de la politique gouvernementale dans le secteur de l’énergie. Plusieurs
autres ministères interviennent également dans le secteur de l’énergie. La présentation des sociétés
publiques ou parapubliques et privées est couplée et se fait suivant les sous-secteurs du secteur de
l’énergie. (TAMBA J.G., 2013). Partant de la base de production vers les terminaisons de
consommateur des produits pétroliers sur plusieurs formes nous pouvons citer :
• La Société Nationale de Raffinerie (SONARA) raffine le pétrole brut et est contrôlée à 72,29% par
l’État camerounais. Elle possède une capacité de traitement de 2.100.000 Tonne métrique (TM) de
pétrole brut par an ;
• La Société Camerounaise des Dépôts Pétroliers (SCDP) où sont stockés les produits pétroliers est
contrôlée à 51% par l’État du Cameroun et comporte 13 dépôts d’une capacité totale de stockage de
265.988 m3 depuis l’année 2006 ;
• La Caisse de Stabilisation des Prix des Hydrocarbures (CSPH) qui s’occupe de la régularisation des
prix des hydrocarbures appartient à 100% à l’État camerounais ;
• Les sociétés privées quant à elles sont réparties en deux secteurs: le secteur amont qui assure
l’exploitation et la production du pétrole brut (les deux grands producteurs Pecten et Perenco); et le
secteur aval qui s’occupe du le transport et de la distribution des produits pétroliers par les marketers
(Total SA, Oilybia, Texaco, Tradex, SCTM, Camrail, Camship…). D’autre multinationale interviennent
17
dans la recherche d’un équilibre entre l’offre et la demande, la production et la consommation la
régulation des prix et la protection de la nature tel que :
➢ La société Electricity Development corporation (EDC) est une société a capital Public avec l’État
comme actionnaire Unique ➢ La société nationale d’électricité du Cameroun (AES-Sonel) qui assure la
production, le transport et la distribution de l’énergie électrique ;
➢ La vulgarisation de l’électrification rurale qui est assurée par l’Agence d’Électrification Rurale (AER)
;
Figure : cadre institutionnel du secteur électrique produit par des sources fossiles et
renouvelable (Source : LESEE)
18
l’introduction de l’efficacité énergétique dans les bâtiments neufs à usage d’habitation et
autres et dans les parties de constructions réalisées comme extension des bâtiments existants.
Dans le cadre de cette réglementation le Centre National de la Recherche de l’Industrie du
Bâtiment [CNERIB] a préparé trois documents techniques réglementaires à l’usage des
professionnels du bâtiment à savoir:
Le DTR.C 3-2 qui établit les règles de calcul des déperditions calorifiques d’hiver
pour les bâtiments à usage d’habitation.
Le DTR.C 3-4 relatif aux règles de calcul des apports calorifiques d’été pour les
bâtiments à usage d’habitation.
Le DTR.C 3-31 relatif à la ventilation naturelle des locaux à usage d’habitation.
Cette réglementation dont la finalité est le renforcement de la performance énergétique
globale du bâtiment, laisse ainsi de larges possibilités aux concepteurs et aux maîtres
d’ouvrage de choisir entre les performances thermiques globales du bâtiment aussi bien dans
le choix des matériaux que la conception du cadre bâti. La mise en application de cette
réglementation permettra d’après nos estimations de réduire les besoins calorifiques de
nouveaux logements de l’ordre de 40% pour les besoins en chauffage et en climatisation.
Cependant, sa mise en application effective nécessitera notamment, sa vulgarisation auprès
des bureaux d’études, des architectes et des promoteurs à travers notamment des journées
techniques dédiées à cet effet[13].
L’EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE :
L’efficacité énergétique d’un bâtiment est influencée par divers facteurs : orientation, forme,
qualité de l’isolation thermique, choix des fenêtres, utilisation de protections solaires, etc.
Pour limiter les besoins en chauffage et en climatisation, et par là même les rejets polluants
dans l’atmosphère, les communes pourront veiller à ce que tous ces aspects soient optimisés
dès le stade de la construction
QU'EST-CE QUE L’EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE ?
Il existe plusieurs définitions de l’efficacité énergétique, nous a retiendrons que quelques-unes
Minimisation de la consommation d’énergie pour assurer un service Objectifs économiques,
sociaux et environnementaux.[20].
L’efficacité énergétique définit le champ des technologies et pratiques permettant la
diminution de la consommation d’énergie pour un même service final[21].
En physique, c’est le rapport entre l’énergie utile produite par un système et l’énergie totale
consommée pour le faire fonctionner[22].
La démarche d’amélioration de l’efficacité énergétique :
En matière d’efficacité énergétique, il faut principalement jouer sur deux leviers : diminuer les
besoins qui sont relatifs au bâti proprement dit, et améliorer les équipements techniques du
bâtiment et leur gestion. Un troisième levier très difficile à quantifier et qui est le
comportement de l'utilisateur être inclus[23].
19
Système Système intelligent Isolation (murs, Réduction des
intelligence de mesure de fenêtre…) consommations
consommations régulation Perméabilité à l’air (facteur énergétique)
Répartition des Automatisme et/ou
frais de chauffage Produit performant
Amélioration du
dans le logement
service rendu à
collectif
consommation égale
Figure8: La démarche d’amélioration de l’efficacité énergétique (Alix DESSONS,
Giles CAMBILLAU, David DESSONS) [23]
20
L’approche conceptuelle d’amélioration de l’efficacité énergétique est identique pour les
secteurs résidentiel et tertiaire. En revanche la mise en pratique sur le terrain sera différente en
raison des divergences liées aux :
• Aspects techniques
• Matériels à mettre en œuvre
• Coûts d’exploitation et de maintenance
• Méthodes de financement
• Temps de retour sur investissement
Mesure les
consommations
Intégration des
Intégration Utilisation de
des Produits
Renouvelables
énergies Performants
renouvelab Efficacité
le Énergétique
21
la mise en œuvre des mesures de l’efficacité énergétique permet de faire des économies
d’énergie au niveau de l’industrie.
La consommation d’énergie dans l'industrie est un enjeu écologique majeur, mais également
un enjeu économique car elle représente une part significative des coûts de production.
L’amélioration de l’efficacité énergétique permet aux industries de[24] :
A. Répondre aux enjeux de compétitivité :
La compétitivité d’une industrie repose sur la maîtrise de la facture énergétique. Dans un
contexte de crise industrielle et de concurrence de plus en plus acerbe, la maîtrise de la
consommation d’énergie et l’amélioration de l’efficacité énergétique représente donc des
enjeux majeurs de compétitivité pour l’industrie. L’amélioration de l’efficacité énergétique
permet à l’industrie de réduire ses coûts de production et donc d’augmenter sa marge de
profits.
B. Répondre aux enjeux environnementaux :
L’amélioration de l’efficacité énergétique dans l’industrie permet aussi de diminuer les
émissions du CO2. Elle contribue donc à la lutte contre le réchauffement climatique.
Enveloppe du bâtiment :
Pour certains bâtiments, l’enveloppe (les murs, les toitures, les sols, les fenêtres, les portes)
peut avoir un impact significatif sur la consommation d’énergie. L’auditeur énergétique doit
déterminer les caractéristiques actuelles de l’enveloppe. Pendant l’enquête, une fiche
d’évaluation de l’enveloppe du bâtiment sera établie pour inclure les informations sur les
matériaux de construction (niveau d’isolation des murs, sols et toitures), la surface et le
nombre des différents composants de l’enveloppe (type et nombre de vitrages pour les
fenêtres). De plus, les commentaires sur les besoins de réparation et les remplacements récents
seront notés pendant l’enquête.
Quelques mesures classiques pour améliorer la performance thermique de l’enveloppe du bâtiment
sont indiquées ci-dessous[25]:
• Ajout d’isolation thermique : pour les parois de bâtiments sans aucune isolation thermique, cette
mesure peut être rentable.
• Remplacement des fenêtres : si les fenêtres occupent une partie importante des surfaces
exposées des bâtiments, l’utilisation des fenêtres à haut rendement (une valeur de rendement
élevé, un vitrage avec couche à faible émissivité, l’étanchéité à l’air, etc.) peut réduire la
consommation d’énergie et améliorer le confort intérieur.
Déperdition thermique :
Les déperditions représentent la quantité d'énergie qu'il est nécessaire d’émettre en œuvre pour
chauffer une pièce, un bâtiment.
Les pertes d’énergie d’un bâtiment sont en majorité dues à une enveloppe inadaptée.
L’enveloppe comprend les murs, les sols, le toit, les portes et les fenêtres. La figure ci-après
22
nous montre d’où provient généralement le transfert de chaleur, à savoir des murs extérieurs et
des espaces mitoyens non-chauffés. Des majorations doivent être appliquées aux déperditions.
Ces majorations sont dues :
A l’orientation : les parois orientées vers le nord ou vers l’est sont soumises à des
déperditions plus importantes
Aux vents : les parois exposées aux vents sont soumises à des déperditions plus
importantes.
L'impact des ponts thermiques sur les déperditions thermiques globales du logement sera
fonction de leur nombre et de leur importance (matériaux, longueur et épaisseur).
Les ponts thermiques sont les déperditions provoquées par des liaisons d’éléments constructifs
entre eux (dalle, mur, menuiserie, poutres…). Ces pertes de chaleur (ou de fraîcheur en été)
s’ajoutent aux déperditions dites surfaciques[8].
23
sur l’efficacité énergétique des bâtiments et plus précisément sur la réduction de leur
consommation énergétique. Cette volonté conduit à deux voies de recherche distinctes :
La conception bioclimatique des bâtiments :
La conception bioclimatique des bâtiments permet de réaliser des constructions intégrées à
leur environnement et optimales pour les besoins énergétiques. Aussi elle a pour objectif de
réduire les besoins énergétiques des bâtiments et d'obtenir des conditions de vie adéquates et
confortables (température, taux d'humidité, luminosité...etc.) de manière la plus naturelle
possible grâce à une conception intelligente des bâtiments[23].
Architecture bioclimatique :
L’architecture bioclimatique n’est pas chose nouvelle, nos ancêtres suivaient déjà la plupart de
ses principes. Malheureusement, ce type de construction a été oublié pendant quelques temps
et est remis au goût du jour récemment en y incluant des progrès de la technique. Quelques
principes qui guident la conception des maisons bioclimatiques[26] :
24
Figure 11 : L’implantation et l’orientation du bâtiment ou de la maison et des différentes pièces[23].
Isolation thermique :
Thermique des bâtiments :
L'ensemble des parties d'un bâtiment est soumis aux transferts thermiques, qui sont des
échanges de chaleur entre l'intérieur du bâtiment et l'extérieur. La connaissance et la maîtrise
de ces transferts thermiques permet une gestion de la facture énergétique d'un bâtiment. La
diminution de ces échanges thermiques permet de maintenir une température tempérée à
l'intérieur du bâtiment en y apportant le moins d'énergie possible. Elle permet également
d'orienter la conception du bâtiment dans un cadre réglementaire tout en visant un compromis
entre coût énergétique et confort.
Conductivité thermique :
Un matériau isolant thermique est un matériau à basse conductivité thermique apparente.
Avec épaisseur relativement faible, il présente une résistance thermique suffisante pour les
besoins envisagés. C'est donc un matériau qui transmet mal la chaleur, que ce soit par
conduction, convection ou rayonnement[27].
Pour éliminer la conduction, il faut éliminer la matière. Le vide ne conduit pas la
chaleur.
Pour éliminer la convection, il faut immobiliser ou supprimer les fluides. Il n'y a de
convection possible ni dans le vide, ni dans un fluide immobilisé.
Pour éliminer le rayonnement, il faut des écrans opaques au rayonnement, ou des
surfaces non émissives (donc réfléchissantes) au rayonnement thermique.
Pour éliminer l'évaporation - condensation, il faut utiliser des matériaux secs.
L’isolation extérieure :
L’isolation thermique par l’extérieur permet de supprimer les ponts thermiques au niveau des
planchers intermédiaires et des refends. Elle permet également de tirer parti de l’inertie des
murs pour récupérer les apports solaires en hiver et pour réduire l’inconfort en été [28].
25
Placer l’isolation à l’extérieur permet d’optimiser principalement :
En revanche, ce type d’isolation (sous enduit, vêture, bardage, …) implique des précautions
spécifiques de mise en œuvre pour garantir le traitement thermique de la jonction avec les
planchers bas, les encadrements de fenêtres, portes, loggias, balcons, etc. et les acrotères des
toitures plates ou les combles. Le groupement du mur manteau a décrit des solutions de
traitement des points singuliers en isolation par l’extérieur[28].
L’isolation intérieure :
L’isolation thermique par l’intérieur permet de traiter aisément les jonctions avec les
menuiseries, portes, balcons, … etc., ainsi que celles avec l’isolation des combles et toitures.
Pour respecter les conditions de confort d’été, la masse des murs n’étant pas en contact avec
les volumes intérieurs, il sera pertinent de composer avec des parois intérieures lourdes. C’est
la technique dominante, qui peut se traduire par des ponts thermiques importants au niveau des
planchers intermédiaires et des refends lorsque ceux-ci sont maçonnés. En maison
individuelle, le poids de ces ponts thermiques est assez limité, entre autre parce que des
solutions simples de traitement existent.
En revanche, au fur et à mesure que le nombre de niveaux augmente, le traitement des ponts
thermiques des planchers intermédiaires nécessite le recours à des solutions de rupteurs
thermiques plus complexes ou à des structures intégrant le traitement thermique.
26
Protection contre les Le mur est sujet à toutes les La paroi est protégée des
Écarts de température variations extérieures. écarts de température trop
importants.
Mise en œuvre Facile mais nécessite Nécessite une main d’œuvre
beaucoup d’attention pour le Spécialisée avec un
traitement des ponts Apprentissage préalable.
thermiques.
Durabilité Moyenne Bonne
Le tableau 5: Comparaison entre l’isolation par l’intérieur et l’isolation par l’extérieur
Figure 12: A gauche, isolation intérieure : de nombreux ponts thermiques sont inévitables à chaque
étage. A droite, isolation extérieure, entourant complètement la structure[30]
27
1. Maçonnerie 1. Maçonnerie
3. Pare-vapeur 3.pare-vapeur
28
température de 1 degré entre les deux faces. Elle s’exprime en W/m°C. Cette valeur
permet de quantifier le pouvoir isolant de chaque matériau. Plus elle est faible, plus le
matériau sera isolant.
Résistance thermique « R » (en m². °C/W)
Un autre indicateur est la mesure la plus significative pour représenter la performance
d’une isolation. La résistance thermique noté (R), elle exprime la capacité d’un matériau à
résister au froid et à la chaleur c.à.d. sa capacité à s’opposer au transfert de chaleur plus
l’indice(R) est élevé plus le matériau est isolant, moins la maison perd de chaleur et donc plus
il y a économie d’énergie. L’indice R s’obtient par le rapport de l’épaisseur en mètre sur la
conductivité thermique du matériau on peut alors facilement calculer la résistance thermique
par la relation R=e/λ (avec e : l’épaisseur en m et λ : la conductivité en W/m. °C).
L’épaisseur (e)
C’est la largeur en millimètres de l’isolant posé. Plus l’isolant est épais, plus la résistance
thermique est forte.
Figure13: Résumé des principales valeurs qui permettent de caractériser les performances
thermiques d’une paroi opaque [32].
29
Isolation par le vide (lame d'air)
Le vide est le meilleur isolant possible car, en l’absence de matière, les déperditions de chaleur
par conduction et par convection ne peuvent pas s’opérer. Seul le transfert par rayonnement
est possible[33].
Les isolants minces thermo-réflecteurs agissent sur les transferts thermiques qui se produisent
par rayonnement, convection et conduction.
CONCLUSION
Il était question de démontré l'amélioration de l'efficacité énergétique dans les bâtiments des
services industriels au Cameroun qui repose sur une approche multidimensionnelle intégrant
optimisation de l'enveloppe thermique, modernisation des équipements, adoption de systèmes
de gestion intelligente et mise en œuvre effective de la réglementation énergétique, offrant
ainsi une opportunité significative de réduire la consommation énergétique, les coûts
opérationnels et l'impact environnemental, tout en contribuant aux objectifs nationaux de
sécurité énergétique et de développement durable.
30
Deuxième partie : Méthodes et Outils de Collecte de Données
Introduction
Chapitre présente une étude de simulation thermique en régime dynamique réalisée avec le
logiciel Design Builder, afin d’analyser et d’optimiser le comportement thermique de
bâtiments industriels situés à la centrale thermique de Log-baba. L’objectif principal est
d’évaluer l’apport des matériaux innovants, des système énergétiques avancés et stratégies
passives pour améliorer l’efficacité énergétique des infrastructures industrielles.
L’étude se concentre sur la comparaison du comportement thermique de bâtiments en utilisant
différents enveloppes architecturales (murs en brique, béton armé, structures composites) et
l’impact de systèmes de fenêtres performants, ainsi que l’effet de l’orientation sur les
performances énergétiques globales.
Présentation du site
Situation géographie du site
La centrale thermique de Log-baba est située dans la région du littoral au Cameroun à 15km
du centre-ville de douala dans le quartier de Logbaba à Douala 3ème, Plus précisément dans la
zone industrielle de Logbaba encore appelé Douala Bassa, la capitale économique du pays
avec une superficie de 210km², latitude : 4°02’30"Nord, longitude : 9°42’00"Est.
31
RÉFÉRENCE BIBLIOGRAPHIE
32
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34