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THEME : CONTRIBUTION A L’AMELIORATION DE L’EFFICACITE

ENERGETIQUE DANS LES BATIMENT DES SERVICES INDUDTRIELS


AU CAMEROUN (cas de la centrale thermique de Log baba)

REVUE DE LITTÉRATURE
INTRODUCTION
L'énergie constitue une ressource fondamentale qui est utilisée dans les activités humaines
sous diverses formes, notamment mécaniques, thermiques, chimiques, électriques et
nucléaires, servant ainsi un large éventail de consommateurs. Reconnue comme un atout
sociétal, l'énergie fait partie intégrante de notre existence et améliore considérablement notre
bien-être général. L'édifice, qui englobe ses multiples secteurs (résidentiel, commercial,
institutionnel, etc.), exploite cette énergie pour répondre à de nombreuses demandes et
améliorer le confort (éclairage, processus culinaires, régulation thermique, climatisation, etc.).
La consommation d'énergie associée aux phases de construction, de rénovation et
d'exploitation d'un bâtiment peut être évaluée quantitativement de manière globale, ce qui
permet de réduire considérablement la consommation énergétique globale. Une évaluation
complète de l'édifice nécessite la prise en compte de la consommation d'énergie tout au long
de ses phases de construction, d'utilisation et de déconstruction. L'augmentation notable de la
consommation énergétique mondiale au cours des dernières décennies est une réalité
indéniable. À l'heure actuelle, malgré une décélération économique mondiale, la
consommation d'énergie est restée excessivement excessive. Cette augmentation a engendré
de nouveaux défis en termes de facteurs environnementaux et économiques, étant donné que
le changement climatique, qui est intrinsèquement lié à l'augmentation des gaz à effet de serre,
est principalement induit par les émissions de CO2 résultant de la production et de la
consommation d'énergie.
ÉTAT DE L’ART
Avant de commencer la simulation thermique dynamique dans notre étude de cas, il nous a
semblé pertinent d'explorer certaines expériences, en tenant compte de divers paramètres liés à
ce dispositif. Ce type d'analyse a pour but d'enrichir la compréhension objective qui assure une
bonne conduite de la recherche à travers l'examen d'exemples spécifiques et variés. Pour cela,
nous avons mentionné plusieurs études réalisées ces dernières années et avons brièvement
discuté des travaux qu'elles ont effectués ainsi que des méthodes employées pour nourrir une
réflexion approfondie sur la simulation des bâtiments et acquérir des idées sur l'évolution de la
recherche dans le domaine de l'habitat.

Travaux consultez à travers le monde


[1] Cet article présente un modèle mathématique pour optimiser la consommation énergétique
des entreprises industrielles, en se concentrant particulièrement sur leurs systèmes de
chauffage. Il compare deux scénarios de modernisation : le simple remplacement des
équipements de production de chaleur (chaudières, réseaux) et une approche intégrée incluant
également la rénovation thermique des bâtiments. Les résultats, basés sur des données
d'entreprises russes, démontrent que la modernisation intégrée (Scénario B) est plus

1
avantageuse, conduisant à des économies d'énergie significatives et à une période de
récupération des investissements plus courte, notamment lorsque la consommation de chaleur
spécifique des bâtiments est élevée et que le réseau de chaleur est court. L'article souligne que
la part des coûts d'exploitation domine dans le coût total, quelle que soit la source d'énergie.
[2] Cet article traite de l'efficacité énergétique dans les bâtiments publics, en se basant sur une
étude de cas menée dans un petit bâtiment gouvernemental au Mexique. Les auteurs ont
réalisé un audit énergétique pour identifier les sources de gaspillage d'énergie, en analysant
l'infrastructure, les équipements et le comportement des occupants. Les résultats révèlent que
le comportement des utilisateurs (comme laisser les climatiseurs allumés inutilement) est la
principale cause de gaspillage, suivi par les défauts d'isolation du bâtiment et l'état des
équipements électriques. L'étude estime que 1 414 kW d'énergie ont été gaspillés pendant la
période auditée, entraînant des émissions inutiles de CO₂. Les auteurs proposent des solutions
comme la sensibilisation des occupants, la nomination d'un superviseur énergétique et
l'utilisation d'outils technologiques pour le suivi. Bien que des rénovations structurelles soient
idéales, elles sont coûteuses, et des mesures peu onéreuses sont privilégiées. L'article souligne
l'importance des audits énergétiques pour établir des références et mesurer les progrès futurs.
Cette recherche s'inscrit dans le cadre des Objectifs de développement durable de l'ONU et de
la loi mexicaine sur le changement climatique, visant à réduire les émissions de gaz à effet de
serre. Enfin, l'étude montre que des actions simples peuvent significativement améliorer
l'efficacité énergétique des bâtiments publics.
[3] Cet article présente une étude menée dans la province de Teruel (Espagne) visant à aider
les autorités locales à améliorer l'efficacité énergétique des bâtiments publics. Les auteurs
identifient des obstacles tels que le manque de données, les compétences techniques limitées
et les contraintes budgétaires, puis développent une méthodologie en trois phases : analyse du
statu quo, création d'une boîte à outils (PrioritEE) incluant un outil d'aide à la décision, et
formation des acteurs locaux. Les résultats révèlent que 51 % des bâtiments ont une faible
performance énergétique, avec une consommation élevée de fioul léger. Des mesures comme
le remplacement de l'éclairage par des LED, la rénovation des toitures et l'installation de
chaudières à biomasse pourraient économiser 1,3 MWh/an et réduire les émissions de CO₂ de
245 tonnes/an. L'article souligne l'importance d'une meilleure coordination institutionnelle et
d'une planification à long terme pour surmonter les défis, proposant des solutions
reproductibles dans d'autres régions
[4] Cet article analyse le marché des services d'efficacité énergétique (SEE) dans le secteur
résidentiel de l'Union européenne. Il identifie un potentiel d'économies d'énergie substantiel
mais souligne que le marché des SEE y est beaucoup moins développé que dans les secteurs
industriel ou tertiaire en raison de barrières spécifiques (coûts de transaction élevés,
fragmentation du marché, dilemme propriétaire-locataire, etc.). L'étude, basée sur une
méthodologie appliquée dans 18 pays de l'UE, révèle des tendances positives dans certains
marchés (Allemagne, Danemark, France, etc.) et estime le volume de marché annuel
additionnel potentiel à 1,64 milliard d'euros pour les investissements avec un temps de retour
inférieur à 8 ans. L'article propose deux modèles de développement prometteurs
(communautaire et ménage) et discute des politiques nécessaires pour stimuler ce marché, en
concluant qu'un soutien politique fort est essentiel pour surmonter les barrières et exploiter le
potentiel identifié.

2
[5] Cet article évalue la durabilité des projets d'investissement dans des bâtiments publics en
Serbie et en Croatie, en intégrant à la fois les coûts d'efficacité énergétique (EE) et les coûts
non liés à l'EE, tels que les améliorations structurelles ou sanitaires. À l'aide d'une
méthodologie d'analyse coûts-avantages (ACB) conforme aux directives de l'UE, les auteurs
analysent trois cas concrets (un hôpital, un centre de soins d'urgence et un complexe scolaire)
pour déterminer leur viabilité financière et économique. Les résultats montrent que les
bénéfices énergétiques seuls ne suffisent souvent pas à justifier les investissements, mais que
l'inclusion d'avantages non énergétiques (comme l'amélioration des services de santé ou le
confort thermique) rend certains projets économiquement viables, avec des rapports
bénéfices/coûts supérieurs à 1. L'article souligne l'importance des subventions publiques et
propose des outils pour hiérarchiser les projets, tout en mettant en garde contre la sensibilité
des résultats au choix du taux d'actualisation social. Les implications politiques incluent la
nécessité de stratégies nationales pour soutenir la rénovation énergétique et la décarbonisation
des bâtiments publics.
[6] L'article traite de l'amélioration de l'efficacité énergétique dans les bâtiments, en particulier
à travers les contrats de performance énergétique (EnPC). Il analyse différents modèles de
ces contrats, tels que les économies garanties, les économies partagées et les contrats First-
Out, en mettant en avant leur rôle pour surmonter les contraintes budgétaires des propriétaires
et attirer des investissements privés. L'étude inclut une analyse comparative internationale de
cas réels en Europe et une simulation appliquée à une école publique au Portugal, démontrant
le potentiel des EnPC pour réduire la consommation d'énergie et les émissions de gaz à effet
de serre, tout en soulignant l'importance de choisir le modèle contractuel le plus adapté pour
équilibrer les intérêts des parties prenantes.

Besoin énergétique
Les besoins énergétiques globaux d'un bâtiment comprennent la quantité totale d'énergie
nécessaire pour maintenir, pendant une durée déterminée, un environnement intérieur adéquat
tout en répondant aux exigences de service du bâtiment (telles que la fourniture d'eau chaude,
les besoins culinaires, l'éclairage, le chauffage et la climatisation, entre autres). Cette nécessité
se caractérise par ses diverses expressions, raison pour laquelle elle est qualifiée de «
protéiforme ». Dans le contexte des bâtiments, les efforts visant à maintenir un environnement
thermique confortable semblent contredire les initiatives visant à économiser l'énergie. Par
conséquent, cette situation apparemment paradoxale ne peut être conciliée que par un point de
vue « holistique » de l'édifice. Pour atteindre cet objectif, il est impératif de bien comprendre
les variables climatiques, l'inertie thermique intrinsèque aux bâtiments et leur orientation
géographique. Cette approche concernant les besoins énergétiques, ainsi que le chauffage et la
climatisation, repose sur trois facteurs explicatifs fondamentaux. [7]:
 Le besoin de température correspond à un besoin de climat intérieur, défini par la
température moyenne à l'intérieur, qui explique de manière quantitative le besoin
d'énergie pour le chauffage ou la climatisation. Ce besoin de température est également
un besoin « social ».
 Les caractéristiques physiques du logement qui jouent un rôle principal dans la
création du besoin énergétique sont le volume et le niveau d'isolation.
D'autres facteurs importants, comme l'exposition au soleil et au vent, ainsi que le type
de vitrage, doivent être pris en compte dès la conception et l'implantation du logement .

3
Le climat du site, qui détermine la période du besoin.
Besoin social Besoin d’énergie Demande d’énergie finale

Température intérieur Besoin de chaleur Demande de combustible

Dans le logement d’électricité ou d’eau


chaude

Taille de logement Climat Degré de logement Equipement de chauffage

Figure 1: Demande de l’énergie finale dans le cas du chauffage domestique. [7]

Le besoin d’énergie se traduit par la demande d’énergie finale, par exemple les besoins de
chaleur pour le chauffage d’une maison donnent naissance à une demande d’électricité, du
fuel-oil ou de gaz cette demande est schématisée dans la figure 1 :

LA CONSOMMATION ENERGITIQUE DANS LE BATIMENT AU CAMEROUN

La consommation énergétique mondiale par secteur d’activité

Le secteur des bâtiments a des enjeux énergétiques mondiaux et régionaux importants. Au


niveau mondial, Le secteur des bâtiments représente à lui seul autour de 32 % de la
consommation d’énergie finale et contribue à hauteur d’un tiers environ des émissions de CO 2.
L’industrie requière principalement de l’énergie pour fonctionner des machines de même que
pour les processus thermodynamiques. On utilise à cet effet en particulier des combustibles
fossiles et de l’énergie électrique, comme le montre la figure 2 suivant[8] :

Autre
13%
Bâtiments
32%

Industries
28%

Transports
27%

Figure 2 : Répartition de la consommation mondiale d’énergie finale par


secteurs en 2008, (Agence internationale de l’énergie, 2010).

4
Le potentiel d’économies d’énergie dans le secteur du bâtiment est estimé autour de 40 %, Selon
ADEME 2010, en grande partie via des mesures économiquement viables selon l’Agence
internationale de l’énergie (2009).

Consommation énergétique national par secteur d’activité


Le Cameroun, pays doté de ressources pétrolières et gazières ainsi que d’un potentiel
important en énergies renouvelables, a mis en place une politique énergétique visant à
diversifier ses sources d’énergie et à promouvoir le développent durable. L’état a lancé des
initiatives pour finances des projets industriels, sociaux et économiques afin d’optimiser
l’utilisation des ressources énergétiques[9].
Quelque indicateur énergétique
Les indicateurs énergétiques sont des mesures clés pour évaluer la production, la
consommation, l’efficacité et l’impact environnemental des systèmes énergétiques [10].
Il est à noter que le taux de croissance annuel moyen du PIB cst hhc se situe à un niveau
appréciable entre %6(2017-2007/an) et le PIB cst ahc à un niveau moindre (%3/an) pour la
période.
• L’intensité énergétique finale : 7.037 TEP/MDA2000
• L’intensité énergétique primaire : 8.133 TEP/MDA2000
• L’intensité environnementale finale : 15 TCO2/MDA2000
• L’intensité environnementale primaire : 24 TCO2/MDA2000
• Le PIB cst (hhc) par habitant : 0.150 MDA2000/hab
• Le PIB cst (ahc) par habitant : 0.175 MDA2000/hab
• La Consommation finale moyenne : 1.058 TEP/hab
• La Consommation primaire moyenne : 1.422 TEP/hab
• L’Emission finale moyenne : 2.263 TCO2/hab
• L’Emission primaire moyenne : 3.812 TCO2/hab La consommation d’énergie finale au
Cameroun en 2008 est d’environ 6 Mtep, repartie en 77% de biomasse, et 23% des produits
pétroliers et d’électricité [11]. Le tableau ci-dessous donne la structure de cette
consommation finale d’énergie en 2008.

Secteur Produits
Electricité pétroliers Biomasse Total %

Industrie 228,8 93,4 _ 322,2 5,3


Transport _ 735,0 _ 735,0 12,2
Autres
secteurs 68,2 12,5 430,4 511,1 8,5

5
Résidentiel
128,8 123,9 4206,0 4458,7 73,9

Total 425,8 964,8 4636,4 6027 100%


% 7,0 16,0 76,9 100%
Tableau 1: Consommation d’énergie par secteur en 2008 (en Ktep)[11]

Par secteur d’activité, le bâtiment résidentiel constitue le plus grand consommateur


d’énergie, toute source confondue. Il absorbe plus de 74% des parts du total d’énergie
primaire fournie. Ensuite viennent le secteur des transports (12,2%) et les autres secteurs
(8,5%). Il faut noter que « autres secteurs » inclut le bâtiment tertiaire selon le regroupent
élaboré par le SIECAM, rapport 2009. Et donc globalement, la consommation d’énergie
dans le secteur du bâtiment résidentiel et tertiaire est autour de 95% pour la période 2001-
2008.

4500
4000
3500
3000
2500 Electricité
2000 Produits pétroliers
1500 Biomasse
1000
500
0
Industrie Transport Autres Résidentiel
Secteurs

Figure3: Energie consommée par source et par secteur d’activité en 2008

La consommation finale du secteur résidentiel :

L’évolution de la consommation d’énergie dans le secteur résidentiel est représentée dans le


tableau ci-dessous.

Secteur 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008


Biomasse 3490 3585 3681 3780 3883 3988 4095 4206

6
Produits
pétroliers 141 146 170 160 140 142 132 124

Electricité 70 84 88 104 98 106 122 129


Total 3701 3814 3939 4045 4121 4235 4351 4459
Tableau 2 : Evolution de la consommation d’énergie du secteur résidentiel (Ktep)

La consommation est largement dominée par le bois de feu et énergies dérivées. Cette part
de la biomasse représente plus de 90% des consommations entre 2001 et 2008, le reste étant
couvert par les produits pétroliers et l’électricité. La figure présente l’importance de ces
consommations.

4500
400
350
300
Secteur
250
Biomas
200 Produits
150 Electric

100
50
0
2001200 200 200 200 200 200 200

Figure4: Importance des consommations du secteur résidentiel

Le tableau 3 et la figure4 ci-dessous présentent les proportions de chaque type d’énergie


consommée en 2008 dans le secteur résidentiel au Cameroun.

Source d’énergie Consommation %


Bois et énergies dérivées 4206 94,3
Produits pétroliers 123,9 2,8
Electricité 128,8 2,9

Total 4458,7 100%


Tableau 3 : Consommation par source d’énergie dans le résidentiel en 2008 (Ktep)

7
2,8 2,9

Bois et énergies dérivées


Produits pétroliers
Electricité

94,3

Figure5: proportions par source d'énergie dans le résidentiel en 2008

Consommation énergétique dans le secteur du bâtiment

Comme l’indique le diagramme de la figure précédente, le secteur du bâtiment est responsable de 33%
de la consommation de l’énergie totale du pays. Ce taux connaît une forte croissance annuelle estimée
autour de 6,4% (source : Ministère de l’Habitat - 2017).
La stratégie énergétique nationale adoptée en 2009 a précisé que, dans les 15% d’économie d’énergie
fixés comme objectif pour 2030, le secteur du bâtiment contribuerait à hauteur de 19% pour le
résidentiel et 10 % pour le tertiaire.
Le secteur recèle un gisement d’économie d’énergie prometteur que les parties prenantes gagneraient à
explorer. Si les acteurs professionnels n’intègrent pas la dimension EE de la conception jusqu’a la
réalisation des bâtiments, les consommations énergétiques peuvent se révéler prohibitives pour des
usagers qui cherchent à rétablir le confort thermique au sein des locaux, et ce à cause des multiples
sources de déperdition comme illustré ci-après [12]:

8
Figure 6: Pertes de chaleur d’un local individuel non isolé
(source : Ventec)

Afin d’inciter les professionnels du secteur et les autres parties concernées (santé, éducation
nationale, …) à prendre en considération cette dimension, l’AMEE a lancé le programme
CEEB, dont les mesures phares sont :
 L’opérationnalisation de la RTCM,
 L’obligation de l’installation de chauffe-eau solaires pour toute nouvelle construction
et le soutien pour l’acquisition des chauffe-eau solaires,
 La mise en place des audits obligatoires pour les bâtiments tertiaires dont la
consommation dépasse un seuil fixé.
Dans ce secteur, les experts estiment que l’implémentation des mesures précitées pourrait
engendrer un potentiel d’économie d’énergie pouvant atteindre 50% de l’énergie électrique
appelée.
Outre les bâtiments publics et les administrations auxquels s’est adressée une circulaire parue
en Août 2018 incitant à l’exemplarité de l’Etat, les mosquées connaissent aussi une opération
de mise à niveau énergétique, dénommée « Mosquée verte ». Ce programme a été élargi aux
autres types de bâtiment et est désormais dénommé bâtiment vert[13].
Consommation énergétiques dans le secteur des industries

Elle concerne celles des unités de transformation et des infrastructures de transport


(raffineries, centrales électriques, unités GNL & GPL, Oléoducs et Gazoducs…).
Elle représente une part de 12% de la consommation nationale[14].
Produit Pétrole Unités 2019 2020 Evolution
brut 230 53,4
K Tep 431 660

K Tonne 390 599


Gaz naturel K Tep
4140 4176 36 0,9

9
10 6 m3 4381 4419

Electricité K Tep 2321 2592 271 11,7


GWh 9754 11126
Produits pétroliers K Tep 174 150 -24 -13,9
K Tonne 168 144
Gaz de Hauts K Tep 256 150 -120 -46,9
Fourneaux (GHF) 10 6 M3 271 144
GNL K Tep - 10 10 _
10 6 M3 - 11
GPL K Tep 8,2 8,4 0,2 3,0
K Tonne 6,9 7,1
Tableau 4 : Consommation des industries énergétiques

Cette consommation est passée de 7,3 M Tep en 2019 à 7,7 M Tep en 2020, reflétant une
hausse de 5,5%, induite principalement par l’accroissement de l’autoconsommation du
pétrole brut dans les raffineries.

Unités de Liquéfactions 40%


Centrales Electriques 28%

Autres* 4,4 %

Transport par Canalisation 8 %

Unités de Raffinages 19 %

Total : 7,7 M Tep


Figure8 : Structure de la consommation des industries énergétiques[15]
* Autres : Consommations aux champs, unités de séparation, refroidissement des navires...

La consommation énergétique d’un moyen de production :


1 Niveau d’analyse de la consommation énergétique :
L’analyse des flux d’énergie d’un moyen de production est une étape essentielle pour
identifier l’origine de la demande énergétique du moyen de production et de ses différents
composants. La consommation énergétique peut être abordée avec différents niveaux
d’analyse.
- Niveau du process de fabrication : il s’agit de l’étude d’énergie liée aux mécanismes
physiques du procès de fabrication lui-même.

10
- Niveau de la machine : l’énergie analysée est celle consommée par le process de
fabrication et celle consommée par les composants du moyen de production afin
d’assurer un bon fonctionnement de la machine.
- Niveau de la ligne de production : il s’agit de l’étude de l’énergie liée à un ensemble
de moyens de production et aux équipements périphériques afin d’assurer un bon
fonctionnement d’une ligne de production.
- Niveau de l’usine : il s’agit de l’étude d’énergie consommée liée à un ensemble de
lignes de production. A ce niveau d’analyse, l’étude de l’énergie se concentre sur
l’énergie consommée par les infrastructures et les services permettant de maintenir les
conditions de production demandées, par exemple : ventilation, éclairage…
▪ L’état de fonctionnement du système de production :
Dans l’industrie on peut avoir différents états de fonctionnement du système de production.
La consommation énergétique d’un système de production est la somme de l’énergie
consommée par ses différents organes. L’état de fonctionnement du système de production
nous donne des connaissances sur le fonctionnement de chaque organe du système au cours du
processus de fabrication. Dans l’ISO/DIS 14955-1 [ISO/DIS 14955-1][16], l’état de
fonctionnement est la combinaison des différents états « ON », « OFF » des organes du
système.
2 La consommation énergétique d’un moyen de production :
2.1 La consommation énergétique des machines :
Une entreprise qui veut augmenter son efficacité énergétique doit identifier tous les postes qui
consomment de l’énergie. Pour cela, elle doit, bien évidemment, connaître la consommation
des appareils et des machines quand ils tournent. Elle doit tenir, aussi, en compte de l’énergie
que ces appareils et machines utilisent quand ils sont à l’arrêt. Il faut, donc, faire la distinction
entre « consommation en fonctionnement » et « consommation cachée ».
2.2 Consommation cachée :
De nombreux appareils consomment de l’énergie même lorsqu’on ne les utilise pas. En effet,
tant qu’un appareil reste branché à la prise électrique, il continue à consommer de l’énergie.
C’est ce qu’on appelle la consommation cachée. En général cette consommation est très faible,
il ne s’agit que de quelques Watts. Mais quand on additionne la consommation cachée de tous
les appareils et sur une durée d’un an, cela fait une quantité d’énergie considérable. C’est le
même principe pour la consommation en mode de veille. De nombreux appareils sont équipés
de témoins lumineux. Tant que ces témoins sont allumés, l’appareil consomme de l’énergie.
2.3 Consommation en fonctionnement :
Lorsqu’une machine ou un appareil fonctionne, on peut définir ce type de puissance par sa
puissance par la durée pendant laquelle il fonctionne. Elle se mesure en Wattheures (Wh) ou
en kilowattheures (kWh).
L’énergie consommée par un moyen de production est fonction de deux facteurs : la puissance
énergétique nécessaire (P) et le temps de production (t)[17]:
E = .t (I.1)
L’énergie consommée par la machine-outil se compose de 2 parties : une partie d’énergie
consommée par le process (Wp) qui dépend des propriétés de matériaux, du choix de l’outil de

11
coupe et des paramètres de procédé de fabrication ; une autre partie fixe consommée par les
composants de la machine (Wf) qui fournit les conditions nécessaires à l’accomplissement du
bon fonctionnement de la machine.

LA STRATÉGIE NATIONALE DE LA MAITRISE D’ÉNERGIE :

En effet elle vise à promouvoir une utilisation rationnelle de l’énergie, à travers l’efficacité
énergétique et le développement des énergies renouvelables. Élaborée dans un contexte de
croissance démographique et de demande énergétique croissante, elle s'inscrit dans la vision
de développement durable du pays. Elle prévoit notamment la mise en place d’un cadre
institutionnel adapté, la décentralisation des actions au niveau local, et la création d’un Fonds
National de Maîtrise de l’Énergie (FNME) pour financer les projets. Cette stratégie encourage
également l’engagement citoyen, l’éducation à l’énergie dans les écoles, et la sensibilisation
des ménages à des comportements plus économes en énergie[18].

Par ailleurs, la SNME s’aligne sur les engagements climatiques du Cameroun, notamment la
réduction des émissions de gaz à effet de serre de 35 % d’ici 2030 et l’atteinte de 25 %
d’énergies renouvelables dans le mix énergétique d’ici 2035. Elle comprend des mesures
concrètes comme l’introduction de normes minimales de performance énergétique pour les
appareils électriques, la promotion du solaire photovoltaïque, et la construction de mini-
centrales hydroélectriques. En renforçant la gouvernance énergétique et en favorisant
l’innovation technologique, le Cameroun cherche à garantir un accès durable, abordable et
sécurisé à l’énergie pour tous, tout en réduisant sa dépendance aux énergies fossiles[18].

L’agence nationale pour la Promotion et la Rationalisation de l’Utilisation de l’Énergie


(APRUE) :

L’APRUE représente l’élément central des instruments, elle est chargée de missions
d’information, de communication et de formation en direction de tous les acteurs publics
impliqués dans la maitrise de l’énergie. L’APRUE dispose d’un certain nombre de
programmes et d’initiative visant la maitrise de l’énergie dans le secteur du bâtiment parmi ces
programmes il y a :

La Comité Sectoriel de la Maitrise de l’énergie (CIME)

La CIME est un organisme consultatif, elle est chargée d’organiser la concertation et le


développement du partenariat public/privé. Aussi, elle émet des avis sur toutes les questions
relatives aux domaines de la maitrise de l’énergie, sur les travaux d’élaboration, de mise en
œuvre et de suivi du programme nationale de maitrise de l’énergie (PNME).

Le Programme Nationale de Maitrise de l’Énergie (PNME) :

12
Le PNME constitue le cadre de mise en œuvre de la maitrise de l’énergie au niveau national. Il
comprend : Le cadre et les perspectives de la maitrise de l’énergie ; L’évaluation des
potentiels et la définition des objectifs de la maitrise de l’énergie ; Les moyens d’action
existants et à mettre en œuvre pour atteindre les objectifs à long terme ; Un programme
d’action quinquennal.

Le Fond National de Maitrise de l’énergie (FNME) :

Le FNME est un instrument public spécifique d’incitation financière de la politique de


maitrise de l’énergie. Il doit favoriser la continuité des moyens de cette politique.

Objectifs stratégiques par secteurs


Analyse stratégique
Il est essentiel de disposer d’une institution de base chargée de la coordination générale de
toutes les activités EE au Cameroun. Il est suggéré que l’APRUE soit le coordonnateur
national de la mise en œuvre du Plan d’Action et la politique d’efficacité énergétique. Le
MINEE comme le Ministère responsable mettra en place un réseau de points focaux qui
représentent les différentes administrations concernées par les questions d’efficacité
énergétique. Il est important de souligner la priorité des thèmes transversaux de tous les
secteurs comme mentionné précédemment, et de mettre l’accent sur la façon dont la
coopération intersectorielle sur ces sujets est susceptible de créer des synergies positives. La
coopération sur ces questions sera supervisée par l’APRUE et coordonnée avec les points
focaux. Il est conseillé d’avoir des réunions régulières sur ces sujets.
Objectifs stratégiques pour l’efficacité énergétique dans l’industrie
L’industrie est le secteur où la progression de la demande énergétique attendue est la plus
forte. Sans intervention, en 2025, la demande industrielle aura doublé par rapport à celle de
2012, la principale raison étant un développement important des activités économiques en
particulier dans la zone de Kribi avec la mise en service du port en eau profonde et les projets
industriels qui l’accompagnent. Sur le court terme une augmentation progressive de la
demande d’ALLUCAM et une croissance générale de la demande augmentent le risque de
retour à une situation critique du système électrique d’autant que les mises en service
d’ouvrages comme Lom Pangar ou Memv'ele sont prévus qu’à l’horizon 2018-2020.
L’enjeu dans le secteur industriel est de limiter la progression de la demande en mettant en
œuvre des mesures ciblées sur les consommations des moteurs électriques, pompes et
compresseurs et en valorisant le potentiel de cogénération dans les agro-industries et les
industries de transformation du bois. La mise en œuvre d’une approche rationnelle pour
permettre la réalisation du potentiel d’efficacité énergétique dans le secteur industriel nécessite
des audits énergétiques indépendants conduits par un vérificateur qui est à la fois indépendant
(externe à l’entreprise) et qualifié (la mise en place de procédure de certification des auditeurs
est une nécessité et une priorité sur laquelle les autorités camerounaises doivent travailler).
L’audit énergétique permettra d’identifier toutes les actions à mener dans l’entreprise pour
améliorer sa performance énergétique. Cela peut combiner des actions à faible coût (mesure et
suivi de la consommation d’énergie, sensibilisation du personnel, optimisation des opérations
et de maintenance, etc.) et celles nécessitant des investissements lourds (introduction de
technologies plus efficaces en termes de performance de processus industriel comme en terme
de performance des équipements). Un moyen efficace pour accélérer la modernisation du

13
secteur industriel et pour réduire sa consommation d’électricité serait d’inciter les entreprises à
entreprendre ces audits en leur donnant un caractère réglementaire, avec un soutien financier
(par exemple, une subvention de 50 % du coût de l’audit) pour une période à déterminer[19].
Objectif Résultats Raisonnement
stratégique
Amélioration de Les intensités La mise en place effective de systèmes
la gestion de énergétiques des de gestion de l’énergie constitue le
l’énergie dans les secteurs industriels premier axe de travail. Leur concept est
industries diminuent par rapport de mettre en place une approche pérenne
dans la démarche d’amélioration de la
à leur niveau de 2012
gestion de l’énergie.
De son côté, la communauté nationale se
dote des moyens nécessaires pour
appuyer les prises de décisions des
industriels. C’est la création d’un
observatoire national de l’énergie
collectant et diffusant l’information et le
lancement de l’APRUE dont une des
missions est d’aider les industries avec
des programmes d’audits énergétiques
subventionnés à plus de 50 %.
Mise à niveau Les technologies La volonté politique et les moyens
technologique des performantes sont financiers pour le développement de
industries dans diffusées dans l’EE sont présents. Les investissements
tous les domaines l’industrie et une offre dans les technologies performantes
(lignes de d’équipements comme les investissements dans des
production, techniques, efficaces machines de production efficaces sur le
équipements, etc.) et adaptés aux besoins plan énergétique nécessitent une
du secteur industriel, approche programme orientée vers le
se développe marché et la mobilisation de ressources
financières. Une action sur les conditions
du marché (des incitations tarifaires et
des normes techniques dans certains cas)
permet d’accélérer l’émergence des
projets.
Renforcement de Les décideurs et les Des compétences de haut niveau en EE
capacité et responsables des industrielle sont développées au
développement de entreprises sont Cameroun. Les structures comme les
compétences formées à la gestion Bureaux d'études, les Sociétés de
de l’énergie et en
Services Énergétiques sont renforcées.
appliquent-les
principes

14
Développement Valorisation d’une Les potentiels de la cogénération à partir
de la cogénération ressource énergétique de la biomasse dans l’industrie sont
dans les agro- biomasse et exploités pour résoudre à court terme les
industries et développement et déficits de la production du système
industrie du bois mise en œuvre électrique. Les projets peuvent être
d’investissement dans développés rapidement, car la ressource
la cogénération. biomasse est présente sur les sites et
dans des zones où ils peuvent contribuer
à la production pour des réseaux
connectés ou isolés.
Tableau 5 : Objectifs stratégiques pour le secteur de l’industrie

Objectifs stratégiques pour l’efficacité énergétique dans le secteur des bâtiments


tertiaires
La demande énergétique du secteur des bâtiments tertiaires au Cameroun représente 20 % de
la demande d’électricité sur les réseaux publics (720 GWh en 2012) avec une prévision de
croissance entre 2012 et 2025 d’environ 55 %. Réduire la consommation d’électricité dans ce
secteur est une question essentielle qui s’appuie fortement sur la mise en place et la formation
d’un gestionnaire de l’énergie. Il est chargé de coordonner les initiatives de sensibilisation et
d’appliquer des mesures à faible coût d’investissement (par exemple, imposer une température
raisonnable, mais pas trop basse pour les bureaux climatisés, c’est-à-dire optimiser la
consommation d’électricité sans pour autant dégrader le niveau de confort pour les occupants).
En outre, comme dans le secteur industriel mentionné ci-dessus, l’audit énergétique est une
condition préalable pour la rénovation énergétique des bâtiments, avec un accent particulier
sur l’introduction de technologies d’éclairage, de ventilation et de climatisation nouvelles et
efficaces. L’enjeu majeur dans le secteur des bâtiments tertiaires est la maîtrise des
consommations des bâtiments climatisés. Selon la typologie et l’exploitation du bâtiment, les
systèmes de climatisation représentent en général les postes de consommation les plus
importants avec des proportions comprises entre 45 % et 60 % de la consommation des
bâtiments concernés. Les enquêtes de terrain du Consultant confirment que les fortes
consommations de bâtiments tertiaires au Cameroun sont la conséquence de leur mauvaise
conception initiale (pas d’isolation et de grandes surfaces vitrées très ensoleillées et non
protégées), du défaut de maintenance (perte d’efficacité des équipements) et enfin du
comportement des usagers peu sensibilisés aux dépenses que représente une climatisation. Le
comportement des usagers est un point important, car des mesures simples et suivies
permettent des économies sans investissement (outre les climatiseurs, cela concerne également
l’éclairage)[19].

Objectifs Résultats Raisonnement


stratégiques
Améliorer Un nouveau code Un code du bâtiment prenant en compte
l’efficacité d’efficacité l’efficacité énergétique est le moyen le
énergétique dans énergétique pour la plus efficace pour réduire la
les bâtiments construction des consommation d’énergie des nouveaux

15
neufs. bâtiments est établi et bâtiments. Le surcoût d’une construction
appliqué. dont la conception met en œuvre des
solutions pour rendre le nouveau
bâtiment intrinsèquement efficace est
plus faible que l’amélioration énergétique
d’un bâtiment existant. Le code de
construction définit quelles sont les
conceptions qui améliorent l’efficacité
énergétique.
Objectifs Résultats Raisonnement
stratégiques
Améliorer En 2018, 60 % des L’efficacité énergétique des bâtiments
l’efficacité bâtiments tertiaires existants peut être améliorée de façon
énergétique dans auront réalisé un audit rentable par une attention particulière à
les bâtiments énergétique et 100 des l’exploitation du bâtiment. La promotion
existants bâtiments en 2025. de la fonction de gestionnaire de
l’énergie sur place, des mesures pour
aider les maîtres d’ouvrages à financer
des audits énergétiques et trouver les
financements des travaux sont autant
d’incitations pour progresser dans cette
voie.
Améliorer Les factures La préoccupation de l’État est de réduire
l’efficacité d’électricité des sa facture d’électricité dans les bâtiments
énergétique dans bâtiments publics sont publics. La mise en place de responsable
les bâtiments réduites de 20 % en énergie dans les bâtiments publics est
publics 2020 stratégique. Le responsable assure la
liaison avec l’administration centrale qui
gère l’ensemble du patrimoine public et il
est force de proposition pour
l’amélioration du site et développe des
plans d’action pour la réhabilitation du
bâtiment. Le gestionnaire supervise les
équipements tels que les climatiseurs et
sensibilise les usagers.
Augmentation de Les professions Les étudiants en architecture sont formés
l’éducation et de impliquées dans le avec les bases nécessaires pour
la sensibilisation à secteur des bâtiments comprendre les questions d’efficacité
l’efficacité (architectes, énergétique dans la pratique
énergétique dans responsables énergie, professionnelle. Les architectes
les bâtiments etc.. ) appliquent au professionnels sont formés et informés
quotidien les principes pour améliorer l’efficacité énergétique
de l’efficacité dans la construction de bâtiments.
énergétique.

16
Tableau 6: Objectifs stratégiques pour les bâtiments tertiaires

SITUATION ENERGETIQUE ACTUEL DU CAMEROUN


La mise en place d’une politique énergétique nationale implique un diagnostic du potentiel
énergétique, des infrastructures et de la structure de production par sources et par secteurs,
l’analyse du modèle de consommation ainsi que l’accès aux services énergétiques. Selon les chiffres
du Ministère de l’Énergie et de l’Eau (MINEE) et le 4éme rapport du PDSE sur les ressources
énergétiques, 5% des ressources du Cameroun sont actuellement mis en valeur de nos jours grâce
aux multiples projets des scénarios dits des « Grandes Ambitions » (Ministére de l'Eau et de
l'ENERGIE-PDSE 2030, JUILLET 2006). Le système énergétique camerounais est un ensemble de
circonscriptions des ressources et des processus regroupant en leur sein les gisements d’énergie
primaire, les transformations en énergie finale, les réseaux de distribution des énergies finales ainsi
que leurs modes de consommation dont l’organisation et l’évolution sont régies par des facteurs
politiques, technologiques, socio-économiques et environnementaux (Njomo D and Nkué V, 2009) .

1 Cadre Institutionnel du secteur de l’énergétique au Cameroun

Au Cameroun le secteur de l’ Énergie est partitionné en trois grandes branches : les hydrocarbures,
l’électricité et les énergies renouvelables. De nombreux régimes dirigent ce secteur. Parmi lesquelles
l’administration publique, les sociétés publiques ou parapubliques et les sociétés privées. Chacune
entre -elle joue un rôle spécifique dans le secteur de l’énergie. Les structures administratives ou
l’administration publique interviennent dans la politique et la géostratégie énergétique du pays. Dans
l’ordre décroissant de l’administration publique, la Présidence de la République ordonne et dirige la
politique générale du secteur de l’énergie. Le Premier ministère coordonne l’action de l’ensemble du
gouvernement et donc des ministères intervenant dans les différents sous-secteurs de l’énergie. Le
Ministère en charge des finances assure la tutelle financière du secteur. Le Ministère de l’énergie et
l’eau (MINEE) assure la tutelle technique dudit secteur et à ce titre est chargé de la conception, de la
mise en œuvre et du suivi de la politique gouvernementale dans le secteur de l’énergie. Plusieurs
autres ministères interviennent également dans le secteur de l’énergie. La présentation des sociétés
publiques ou parapubliques et privées est couplée et se fait suivant les sous-secteurs du secteur de
l’énergie. (TAMBA J.G., 2013). Partant de la base de production vers les terminaisons de
consommateur des produits pétroliers sur plusieurs formes nous pouvons citer :

• La Société Nationale de Raffinerie (SONARA) raffine le pétrole brut et est contrôlée à 72,29% par
l’État camerounais. Elle possède une capacité de traitement de 2.100.000 Tonne métrique (TM) de
pétrole brut par an ;

• La Société Camerounaise des Dépôts Pétroliers (SCDP) où sont stockés les produits pétroliers est
contrôlée à 51% par l’État du Cameroun et comporte 13 dépôts d’une capacité totale de stockage de
265.988 m3 depuis l’année 2006 ;

• La Caisse de Stabilisation des Prix des Hydrocarbures (CSPH) qui s’occupe de la régularisation des
prix des hydrocarbures appartient à 100% à l’État camerounais ;

• TRADEX et HYDRAC appartiennent respectivement à 56% et 51% à l’État camerounais ;

• Les sociétés privées quant à elles sont réparties en deux secteurs: le secteur amont qui assure
l’exploitation et la production du pétrole brut (les deux grands producteurs Pecten et Perenco); et le
secteur aval qui s’occupe du le transport et de la distribution des produits pétroliers par les marketers
(Total SA, Oilybia, Texaco, Tradex, SCTM, Camrail, Camship…). D’autre multinationale interviennent

17
dans la recherche d’un équilibre entre l’offre et la demande, la production et la consommation la
régulation des prix et la protection de la nature tel que :

➢ La société Electricity Development corporation (EDC) est une société a capital Public avec l’État
comme actionnaire Unique ➢ La société nationale d’électricité du Cameroun (AES-Sonel) qui assure la
production, le transport et la distribution de l’énergie électrique ;

➢ La société Kribi Power Développent corporation (KPDC) filiale d’AES-Sonel ;

➢ La vulgarisation de l’électrification rurale qui est assurée par l’Agence d’Électrification Rurale (AER)
;

➢ La régularisation du secteur est assurée par l’Agence de Régulation du Secteur de l’Électricité


(ARSEL). Retrouvons sur l’organigramme suivant la répartition institutionnelle du secteur Électrique
lié aux sources fossiles et renouvelable.

Retrouvons sur l’organigramme suivant la répartition institutionnelle du secteur électrique


liés aux sources fossiles et renouvelable.
.

La structure Sociétés parapublique Sociétés


Présidence de la république EDC
Les sociétés Flutbush
Le Premier Ministère
solar, EED, GESAC,
Ministère des Finances
Sunpower, et Total
SONATREL
Solar, ANAFOR,
Ministère de l’eau et de l’énergie LRE
Ministère consommateurs
:
Pèche et Animales, Transport, ENEO
Industries,…

Figure : cadre institutionnel du secteur électrique produit par des sources fossiles et
renouvelable (Source : LESEE)

MISE EN APPLICATION DE LA RÉGLEMENTATION THERMIQUE DES


BÂTIMENTS :
La mise en application de la loi 99.09 relative à la maîtrise de l’énergie dans le secteur du
bâtiment s’est concrétisée par la promulgation le 24 avril 2000 d’un décret exécutif n°2000-90
portant réglementation thermique dans les bâtiments neufs. Celle-ci a pour objectif

18
l’introduction de l’efficacité énergétique dans les bâtiments neufs à usage d’habitation et
autres et dans les parties de constructions réalisées comme extension des bâtiments existants.
Dans le cadre de cette réglementation le Centre National de la Recherche de l’Industrie du
Bâtiment [CNERIB] a préparé trois documents techniques réglementaires à l’usage des
professionnels du bâtiment à savoir:
 Le DTR.C 3-2 qui établit les règles de calcul des déperditions calorifiques d’hiver
pour les bâtiments à usage d’habitation.
 Le DTR.C 3-4 relatif aux règles de calcul des apports calorifiques d’été pour les
bâtiments à usage d’habitation.
 Le DTR.C 3-31 relatif à la ventilation naturelle des locaux à usage d’habitation.
Cette réglementation dont la finalité est le renforcement de la performance énergétique
globale du bâtiment, laisse ainsi de larges possibilités aux concepteurs et aux maîtres
d’ouvrage de choisir entre les performances thermiques globales du bâtiment aussi bien dans
le choix des matériaux que la conception du cadre bâti. La mise en application de cette
réglementation permettra d’après nos estimations de réduire les besoins calorifiques de
nouveaux logements de l’ordre de 40% pour les besoins en chauffage et en climatisation.
Cependant, sa mise en application effective nécessitera notamment, sa vulgarisation auprès
des bureaux d’études, des architectes et des promoteurs à travers notamment des journées
techniques dédiées à cet effet[13].
L’EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE :
L’efficacité énergétique d’un bâtiment est influencée par divers facteurs : orientation, forme,
qualité de l’isolation thermique, choix des fenêtres, utilisation de protections solaires, etc.
Pour limiter les besoins en chauffage et en climatisation, et par là même les rejets polluants
dans l’atmosphère, les communes pourront veiller à ce que tous ces aspects soient optimisés
dès le stade de la construction
QU'EST-CE QUE L’EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE ?
Il existe plusieurs définitions de l’efficacité énergétique, nous a retiendrons que quelques-unes
Minimisation de la consommation d’énergie pour assurer un service Objectifs économiques,
sociaux et environnementaux.[20].
L’efficacité énergétique définit le champ des technologies et pratiques permettant la
diminution de la consommation d’énergie pour un même service final[21].
En physique, c’est le rapport entre l’énergie utile produite par un système et l’énergie totale
consommée pour le faire fonctionner[22].
La démarche d’amélioration de l’efficacité énergétique :
En matière d’efficacité énergétique, il faut principalement jouer sur deux leviers : diminuer les
besoins qui sont relatifs au bâti proprement dit, et améliorer les équipements techniques du
bâtiment et leur gestion. Un troisième levier très difficile à quantifier et qui est le
comportement de l'utilisateur être inclus[23].

Efficacité Efficacité Performance


énergétique énergétique énergétique
Comportement
global
de l’utilisation « Active » « Passive »

19
 Système  Système intelligent  Isolation (murs, Réduction des
intelligence de mesure de fenêtre…) consommations
consommations régulation  Perméabilité à l’air (facteur énergétique)
 Répartition des  Automatisme et/ou
frais de chauffage  Produit performant
Amélioration du
dans le logement
service rendu à
collectif
consommation égale
Figure8: La démarche d’amélioration de l’efficacité énergétique (Alix DESSONS,
Giles CAMBILLAU, David DESSONS) [23]

Diminuer les besoins : efficacité énergétique « passive » :


L’efficacité énergétique passive résulte d’une part de l’isolation du logement et sa
perméabilité à l’air, en utilisant par exemple des matériaux performants d’isolation thermique
ou des menuiseries à triple vitrage, d’autre part, du choix d’équipements les plus performants
c’est à dire des produits qui rendront le même service en consommant moins.
Superviser et gérer les équipements techniques du bâtiment efficacité énergétique «
active » :
Basée sur une offre de produits performants et de systèmes intelligents de régulation,
d’automatismes et de mesure, l’efficacité énergétique active permet de : Réduire les
consommations d’énergie, donc la facture énergétique ; Améliorer la qualité et la disponibilité
de l’énergie en consommant l’énergie juste nécessaire.
Les objectifs des services énergétiques assurés par et pour le bâtiment
Nous avons mis en évidence précédemment dans l’ACV du bâtiment les services énergétiques
procurés par l’ouvrage pour fournir un confort à l’utilisateur. Les services énergétiques ont un
autre objectif, celui de contribuer à la conservation du bâti comme peut l’illustrer le maintien
du chauffage en période d’inoccupation du bâtiment. Enfin, l’ouvrage sert aussi de point
d’alimentation énergétique ou de support fonctionnel aux équipements ou aux appareils
employés dans le cadre de l’activité. Nous avons ainsi identifié trois objectifs principaux aux
services énergétiques du bâtiment :
 Assurer le confort et la qualité de l’environnement intérieur ;
 Assurer la pérennité de la structure du bâtiment (ventilation, chauffage,
hygrométrie…) ;
 Assurer les usages courants conformes à la destination (bureautique, électroménager,
transports, procédé industriel…) ;
Les étapes d’amélioration de l’efficacité énergétique :
Un projet d’amélioration de l’efficacité énergétique d’un bâtiment comporte plusieurs étapes
qui vont, à travers des actions cohérentes, permettre des gains énergétiques en agissant sur
différents paramètres humains et matériels.

20
L’approche conceptuelle d’amélioration de l’efficacité énergétique est identique pour les
secteurs résidentiel et tertiaire. En revanche la mise en pratique sur le terrain sera différente en
raison des divergences liées aux :
• Aspects techniques
• Matériels à mettre en œuvre
• Coûts d’exploitation et de maintenance
• Méthodes de financement
• Temps de retour sur investissement

Mesure les
consommations

Intégration des

Intégration Utilisation de
des Produits
Renouvelables
énergies Performants
renouvelab Efficacité
le Énergétique

Régulation et Affichage des


Gestion Consommations

Figure 9: Les leviers de l’efficacité énergétique


Source : Efficacité énergétique des bâtiments, FIEEC - 2011

L’importance de l’efficacité énergétique dans l’industrie


Les industriels sont de plus en plus conscients de l’importance de l’économie d’énergie pour
la compétitivité, la performance et réduire leur coût de production. L’énergie est le deuxième
poste de coût chez les industriels qui s’accaparent à eux seuls le tiers de la consommation
nationale. Les 7640 entreprises industrielles de transformations existantes sont tenues de
réduire leurs besoins en énergie fossile, adopter de nouveaux process plus économiques et
faire appel aux énergies renouvelables (éolien et solaire).
Actuellement, le secteur industriel réalise des efforts significatifs de réduction de la
consommation d’énergie grâce aux progrès techniques et aux innovations technologiques avec
l’aide et le support de l’état. L’AMEE (agence Marocaine pour l’efficacité énergétique[12]) a
lancé au début de l’année 2013 les Etats Généraux de l’Efficacité Energétique, un débat
national qui a conduit à l’élaboration d’une vision nationale d’efficacité énergétique à
l’horizon 2030, et les plans d’actions associés à court, moyen et long terme. Il est estimé que

21
la mise en œuvre des mesures de l’efficacité énergétique permet de faire des économies
d’énergie au niveau de l’industrie.
La consommation d’énergie dans l'industrie est un enjeu écologique majeur, mais également
un enjeu économique car elle représente une part significative des coûts de production.
L’amélioration de l’efficacité énergétique permet aux industries de[24] :
A. Répondre aux enjeux de compétitivité :
La compétitivité d’une industrie repose sur la maîtrise de la facture énergétique. Dans un
contexte de crise industrielle et de concurrence de plus en plus acerbe, la maîtrise de la
consommation d’énergie et l’amélioration de l’efficacité énergétique représente donc des
enjeux majeurs de compétitivité pour l’industrie. L’amélioration de l’efficacité énergétique
permet à l’industrie de réduire ses coûts de production et donc d’augmenter sa marge de
profits.
B. Répondre aux enjeux environnementaux :
L’amélioration de l’efficacité énergétique dans l’industrie permet aussi de diminuer les
émissions du CO2. Elle contribue donc à la lutte contre le réchauffement climatique.

Enveloppe du bâtiment :
Pour certains bâtiments, l’enveloppe (les murs, les toitures, les sols, les fenêtres, les portes)
peut avoir un impact significatif sur la consommation d’énergie. L’auditeur énergétique doit
déterminer les caractéristiques actuelles de l’enveloppe. Pendant l’enquête, une fiche
d’évaluation de l’enveloppe du bâtiment sera établie pour inclure les informations sur les
matériaux de construction (niveau d’isolation des murs, sols et toitures), la surface et le
nombre des différents composants de l’enveloppe (type et nombre de vitrages pour les
fenêtres). De plus, les commentaires sur les besoins de réparation et les remplacements récents
seront notés pendant l’enquête.
Quelques mesures classiques pour améliorer la performance thermique de l’enveloppe du bâtiment
sont indiquées ci-dessous[25]:

• Ajout d’isolation thermique : pour les parois de bâtiments sans aucune isolation thermique, cette
mesure peut être rentable.
• Remplacement des fenêtres : si les fenêtres occupent une partie importante des surfaces
exposées des bâtiments, l’utilisation des fenêtres à haut rendement (une valeur de rendement
élevé, un vitrage avec couche à faible émissivité, l’étanchéité à l’air, etc.) peut réduire la
consommation d’énergie et améliorer le confort intérieur.

Déperdition thermique :
Les déperditions représentent la quantité d'énergie qu'il est nécessaire d’émettre en œuvre pour
chauffer une pièce, un bâtiment.
Les pertes d’énergie d’un bâtiment sont en majorité dues à une enveloppe inadaptée.
L’enveloppe comprend les murs, les sols, le toit, les portes et les fenêtres. La figure ci-après

22
nous montre d’où provient généralement le transfert de chaleur, à savoir des murs extérieurs et
des espaces mitoyens non-chauffés. Des majorations doivent être appliquées aux déperditions.
Ces majorations sont dues :
 A l’orientation : les parois orientées vers le nord ou vers l’est sont soumises à des
déperditions plus importantes
 Aux vents : les parois exposées aux vents sont soumises à des déperditions plus
importantes.

Figure 10 : Pertes d’énergie dans un bâtiment non isolé- (Ademe)

L'impact des ponts thermiques sur les déperditions thermiques globales du logement sera
fonction de leur nombre et de leur importance (matériaux, longueur et épaisseur).
Les ponts thermiques sont les déperditions provoquées par des liaisons d’éléments constructifs
entre eux (dalle, mur, menuiserie, poutres…). Ces pertes de chaleur (ou de fraîcheur en été)
s’ajoutent aux déperditions dites surfaciques[8].

Contexte et enjeux de l’efficacité énergétique dans les bâtiments (approche bioclimatique


et isolation thermique) :
Le secteur du bâtiment est aujourd’hui l’un des premiers postes de consommation énergétique
et l’un des principaux responsables des émissions de gaz à effet de serre. Derrière ce constat,
les enjeux environnementaux en termes d’épuisement des ressources et de changement
climatique sont très importants. Pour ces raisons, de nombreux efforts de recherche se portent

23
sur l’efficacité énergétique des bâtiments et plus précisément sur la réduction de leur
consommation énergétique. Cette volonté conduit à deux voies de recherche distinctes :
La conception bioclimatique des bâtiments :
La conception bioclimatique des bâtiments permet de réaliser des constructions intégrées à
leur environnement et optimales pour les besoins énergétiques. Aussi elle a pour objectif de
réduire les besoins énergétiques des bâtiments et d'obtenir des conditions de vie adéquates et
confortables (température, taux d'humidité, luminosité...etc.) de manière la plus naturelle
possible grâce à une conception intelligente des bâtiments[23].
Architecture bioclimatique :
L’architecture bioclimatique n’est pas chose nouvelle, nos ancêtres suivaient déjà la plupart de
ses principes. Malheureusement, ce type de construction a été oublié pendant quelques temps
et est remis au goût du jour récemment en y incluant des progrès de la technique. Quelques
principes qui guident la conception des maisons bioclimatiques[26] :

 L’implantation et l’intégration au relief : les façades vitrées sont à placer vers


le sud et le bâtiment sera abrité par un talus ou un écran de végétation afin
d’optimiser l’ensoleillement et de minimiser les pertes dues aux vents froids.
 Le volume de la maison : une forme compacte est à préférer pour éviter les
déperditions thermiques (en été comme en hiver). Afin d’augmenter le confort
thermique, des matériaux tels que la dalle massique, l’argile, ...seront utiliser pour
leurs propriétés d’inertie thermique et ainsi créer des accumulations de chaleur ou
de fraîcheur.
 La disposition des pièces de vie : Au Sud, peut accueillir une serre non chauffée.
C’est un espace tampon, capteur de calories et de lumière habité temporairement.
Au côté Nord, on place les pièces nécessitant peu de chauffage (garage cellier...)
pour jouer le rôle de ’zone tampon’ entre l’extérieur et l’habitation. C’est le
principe de la « double enveloppe » (Figure 2-5).
 Des parois performantes : permettant des gains en chaleur passive et en lumière
naturelle.
 L’inertie thermique : utilisation de matériaux lourds à l’intérieur ayant la
capacité de stocker les calories (exemple : un sol en pierre sombre isolé dans une
serre bien exposée), permettant un déphasage jour/nuit.
 L’isolation : performante et de préférence posée par l’extérieur pour réduire les
ponts thermiques.
 Le vitrage : à placer de préférence au sud pour profiter des apports caloriques du
soleil et de la lumière.
 Les matériaux : l’utilisation de matériaux ’bio’, respirant et hygroscopiques
permet une régulation naturelle de l’humidité ambiante.
 Les murs : les murs exposés au soleil doivent être plutôt sombres (les couleurs
sombres accumulent le rayonnement solaire tandis que les couleurs claires le
réfléchissent), l’entrée principale doit être protégée par un sas pour limiter
l’entrée/sortie de l’air chaud ou froid[23].

24
Figure 11 : L’implantation et l’orientation du bâtiment ou de la maison et des différentes pièces[23].

Isolation thermique :
Thermique des bâtiments :
L'ensemble des parties d'un bâtiment est soumis aux transferts thermiques, qui sont des
échanges de chaleur entre l'intérieur du bâtiment et l'extérieur. La connaissance et la maîtrise
de ces transferts thermiques permet une gestion de la facture énergétique d'un bâtiment. La
diminution de ces échanges thermiques permet de maintenir une température tempérée à
l'intérieur du bâtiment en y apportant le moins d'énergie possible. Elle permet également
d'orienter la conception du bâtiment dans un cadre réglementaire tout en visant un compromis
entre coût énergétique et confort.
Conductivité thermique :
Un matériau isolant thermique est un matériau à basse conductivité thermique apparente.
Avec épaisseur relativement faible, il présente une résistance thermique suffisante pour les
besoins envisagés. C'est donc un matériau qui transmet mal la chaleur, que ce soit par
conduction, convection ou rayonnement[27].
 Pour éliminer la conduction, il faut éliminer la matière. Le vide ne conduit pas la
chaleur.
 Pour éliminer la convection, il faut immobiliser ou supprimer les fluides. Il n'y a de
convection possible ni dans le vide, ni dans un fluide immobilisé.
 Pour éliminer le rayonnement, il faut des écrans opaques au rayonnement, ou des
surfaces non émissives (donc réfléchissantes) au rayonnement thermique.
 Pour éliminer l'évaporation - condensation, il faut utiliser des matériaux secs.

L’isolation extérieure :
L’isolation thermique par l’extérieur permet de supprimer les ponts thermiques au niveau des
planchers intermédiaires et des refends. Elle permet également de tirer parti de l’inertie des
murs pour récupérer les apports solaires en hiver et pour réduire l’inconfort en été [28].

25
Placer l’isolation à l’extérieur permet d’optimiser principalement :

 Les performances thermiques du bâtiment dans son ensemble.


 Le coût global de l’opération.
 L’entretien.[29].

En revanche, ce type d’isolation (sous enduit, vêture, bardage, …) implique des précautions
spécifiques de mise en œuvre pour garantir le traitement thermique de la jonction avec les
planchers bas, les encadrements de fenêtres, portes, loggias, balcons, etc. et les acrotères des
toitures plates ou les combles. Le groupement du mur manteau a décrit des solutions de
traitement des points singuliers en isolation par l’extérieur[28].

L’isolation intérieure :
L’isolation thermique par l’intérieur permet de traiter aisément les jonctions avec les
menuiseries, portes, balcons, … etc., ainsi que celles avec l’isolation des combles et toitures.
Pour respecter les conditions de confort d’été, la masse des murs n’étant pas en contact avec
les volumes intérieurs, il sera pertinent de composer avec des parois intérieures lourdes. C’est
la technique dominante, qui peut se traduire par des ponts thermiques importants au niveau des
planchers intermédiaires et des refends lorsque ceux-ci sont maçonnés. En maison
individuelle, le poids de ces ponts thermiques est assez limité, entre autre parce que des
solutions simples de traitement existent.

En revanche, au fur et à mesure que le nombre de niveaux augmente, le traitement des ponts
thermiques des planchers intermédiaires nécessite le recours à des solutions de rupteurs
thermiques plus complexes ou à des structures intégrant le traitement thermique.

Comparaison entre l’isolation l’intérieur par et l’isolation par l’extérieur:


Chacune des solutions présente des avantages et des inconvénients. Dans le tableau suivant
nous dressons le comparatif entre les différentes méthodes[8].
Le tableau 4 illustre une comparaison entre l’isolation par l’intérieur et l’isolation par
l’extérieur.

Critère Isolation par l’intérieur Isolation par l’extérieur

Inertie L’inertie du mur n’est pas Le confort intérieur est


utilisée. amélioré par la capacité
d‘accumulation de chaleur
des murs.
Ponts thermiques Ne sont pas traités ou Les ponts thermiques sont
Difficilement traitable. pratiquement inexistants.

26
Protection contre les Le mur est sujet à toutes les La paroi est protégée des
Écarts de température variations extérieures. écarts de température trop
importants.
Mise en œuvre Facile mais nécessite Nécessite une main d’œuvre
beaucoup d’attention pour le Spécialisée avec un
traitement des ponts Apprentissage préalable.
thermiques.
Durabilité Moyenne Bonne
Le tableau 5: Comparaison entre l’isolation par l’intérieur et l’isolation par l’extérieur

Figure 12: A gauche, isolation intérieure : de nombreux ponts thermiques sont inévitables à chaque
étage. A droite, isolation extérieure, entourant complètement la structure[30]

Isolation des Murs par extérieurs


Les murs extérieurs peuvent également être un vecteur important d’apport de chaleur et de charges
frigorifiques, particulièrement s’ils sont directement exposés aux radiations solaires.La résistance
thermique des murs peut néanmoins être améliorée en utilisant l’une ou plusieurs des méthodes
suivantes :

• accroître leurs coefficients de réflexion (couleurs claires) ;


• diminuer leurs valeurs U ;
• protéger les parois contre les radiations via des techniques d’ombrage.
Une attention particulière devra être apportée aux façades Est et Ouest en régions tropicales. Des
méthodes de protection simples (peinture blanche, végétation, surplomb) peuvent en revanche
s’avérer suffisantes pour les murs orientés Nord et Sud.

Isolation des murs par l’intérieur


Les techniques d’isolation des murs par l’intérieur sont nombreuses, avec en particulier dès
Les techniques d’isolation des murs par l’intérieur sont nombreuses, avec en particulier
systèmes à plâtre et à contre Les techniques d’isolation des murs par l’intérieur sont
nombreuses, avec en particulier-cloison maçonnée. L’isolant (généralement sous forme de
panneaux) est appliqué directement sur l’intérieur du L’isolant (généralement sous forme de
panneaux) est appliqué directement sur l’intérieur du mur, soit en étant collé, soit posé sur
lattage[31]

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1. Maçonnerie 1. Maçonnerie

2. Isolant thermique 2. Isolant thermique

3. Pare-vapeur 3.pare-vapeur

4. Panneau de finition 4. Panneau de finition

5. Plots de colle 5. Plots de colle

Conception du système d’isolation par intérieur :


 Chauffage
La qualité d’une installation de chauffage est définie par la qualité du système de production
de chaleur, de la distribution, du système d’émission ou des corps de chauffe, et de la
régulation. Chacun de ces aspects devra être analysé pour vérifier qu’il convient à la nouvelle
situation, après la réalisation du système d’isolation par l’intérieur. Une installation
performante, bien entretenue et bien régulée permettra des économies d’énergie importantes.
 Ventilation
La ventilation est une nécessité absolue dans nos logements très isolés et bien chauffés, pour
notre bien-être, notre santé et celle de notre habitation. Elle évacue en effet les nombreux
polluants qui peuvent s’accumuler et dont certains, comme le monoxyde de carbone, sont
extrêmement dangereux. Elle contrôle l’excès d’humidité, responsable de l’apparition de
moisissures et de dégradations du bâti. Elle fournit l’oxygène nécessaire à notre vie et au bon
fonctionnement des appareils de chauffage à combustion.

L’optimisation du système de ventilation est nécessaire lorsque l’isolation est renforcée. La


ventilation peut être naturelle ou assistée mécaniquement. Ainsi, il est incontournable de
maîtriser le renouvellement de l’air par un bon équipement de ventilation pour le confort des
habitants et une bonne conservation du bâti.

Les caractéristiques thermiques d’un isolant performant :


Les performances d’un isolant thermique sont déterminées par un certain nombre de
coefficients qu’il est intéressant de comparer lors du choix d’un matériau.

 La conductivité thermique (λ) (en W/m. °C)


La conductivité thermique d'un matériau Représente sa capacité à véhiculer un flux de
chaleur, traversant un matériau d’un mètre d’épaisseur pour une Différence de

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température de 1 degré entre les deux faces. Elle s’exprime en W/m°C. Cette valeur
permet de quantifier le pouvoir isolant de chaque matériau. Plus elle est faible, plus le
matériau sera isolant.
 Résistance thermique « R » (en m². °C/W)
Un autre indicateur est la mesure la plus significative pour représenter la performance
d’une isolation. La résistance thermique noté (R), elle exprime la capacité d’un matériau à
résister au froid et à la chaleur c.à.d. sa capacité à s’opposer au transfert de chaleur plus
l’indice(R) est élevé plus le matériau est isolant, moins la maison perd de chaleur et donc plus
il y a économie d’énergie. L’indice R s’obtient par le rapport de l’épaisseur en mètre sur la
conductivité thermique du matériau on peut alors facilement calculer la résistance thermique
par la relation R=e/λ (avec e : l’épaisseur en m et λ : la conductivité en W/m. °C). 
L’épaisseur (e)
C’est la largeur en millimètres de l’isolant posé. Plus l’isolant est épais, plus la résistance
thermique est forte.

Figure13: Résumé des principales valeurs qui permettent de caractériser les performances
thermiques d’une paroi opaque [32].

LES DIFFERENTS TYPES D’ISOLANTS THERMIQUES:


Plusieurs familles d’isolants coexistent sur le marché. Le classement peut se faire suivant le mode
d’isolation:

Isolation par lame d’air immobile (entre parois)


Ces isolants piègent l’air dans les petites cavités qui se trouvent entre leurs fibres. Or l’air
immobile est un excellent isolant avec un coefficient de conductivité thermique très faible. A
savoir tous les isolants à base de fibres :

• Minérales (laines de verre, laines de roche,)


• Animales (laines de mouton, plumes de canard,)
• Végétales (fibres de bois, ouate de cellulose, chanvre, lin,)
• Synthèse : Mousses alvéolaires (Le polyuréthanne (PUR), Le polystyrène extrudé
(XPS), Le polystyrène expansé (PSE), …)

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Isolation par le vide (lame d'air)
Le vide est le meilleur isolant possible car, en l’absence de matière, les déperditions de chaleur
par conduction et par convection ne peuvent pas s’opérer. Seul le transfert par rayonnement
est possible[33].

Isolation par gaz piégé


Le principe est le même que celui de l’air immobile mais dans ces isolants, l’air est remplacé par un
gaz ayant un coefficient de conductivité thermique plus faible que celui de l’air. C’est le cas par
exemple des mousses de polyuréthane, du polystyrène expansé et du polystyrène extrudé.

. Isolants minces multicouches réflecteurs


Ils représentent un cas très particulier de matériaux fonctionnant suivant le principe de l’air
immobile, car[34] :

 Ils sont constitués de plusieurs couches de matériaux fibreux ou de mousses


alvéolaires appelées séparateurs, intercalées par des films métallisés appelés
réflecteurs,
 Ils sont mis en œuvre entre 2 lames d’air immobiles qui empêchent l’énergie de se
transmettre par contact,
 L’ensemble est étanche à l’air et à l’eau.

Les isolants minces thermo-réflecteurs agissent sur les transferts thermiques qui se produisent
par rayonnement, convection et conduction.

CONCLUSION

Il était question de démontré l'amélioration de l'efficacité énergétique dans les bâtiments des
services industriels au Cameroun qui repose sur une approche multidimensionnelle intégrant
optimisation de l'enveloppe thermique, modernisation des équipements, adoption de systèmes
de gestion intelligente et mise en œuvre effective de la réglementation énergétique, offrant
ainsi une opportunité significative de réduire la consommation énergétique, les coûts
opérationnels et l'impact environnemental, tout en contribuant aux objectifs nationaux de
sécurité énergétique et de développement durable.

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Deuxième partie : Méthodes et Outils de Collecte de Données
Introduction
Chapitre présente une étude de simulation thermique en régime dynamique réalisée avec le
logiciel Design Builder, afin d’analyser et d’optimiser le comportement thermique de
bâtiments industriels situés à la centrale thermique de Log-baba. L’objectif principal est
d’évaluer l’apport des matériaux innovants, des système énergétiques avancés et stratégies
passives pour améliorer l’efficacité énergétique des infrastructures industrielles.
L’étude se concentre sur la comparaison du comportement thermique de bâtiments en utilisant
différents enveloppes architecturales (murs en brique, béton armé, structures composites) et
l’impact de systèmes de fenêtres performants, ainsi que l’effet de l’orientation sur les
performances énergétiques globales.
Présentation du site
Situation géographie du site
La centrale thermique de Log-baba est située dans la région du littoral au Cameroun à 15km
du centre-ville de douala dans le quartier de Logbaba à Douala 3ème, Plus précisément dans la
zone industrielle de Logbaba encore appelé Douala Bassa, la capitale économique du pays
avec une superficie de 210km², latitude : 4°02’30"Nord, longitude : 9°42’00"Est.

Figure14: Localisation de la Centrale thermique de Log-baba

31
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