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PREVENTION DES INFECTIONS

COURS DE SANTE
ENVIRONNEMENTALE/HYGIENE
HOSPITALIERE

CIBLES : TC SANTE 1(2023/2024)


Dispensé par M. TUEAM Alain

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PREVENTION DES INFECTIONS

PARTIE A : SANTE ENVIRONNEMENTALE

1. Hygiène et assainissement du milieu


1.1. Hygiène individuelle
1.1.1. Hygiène physique (vêtement propreté, sport)
Encore appelée hygiène corporelle, elle est indispensable. Elle contribue au bien-être
et au confort des personnes. Elle se pratique au quotidien, en hôpital et dans d’autres
structures c’est un soin. Qu’est-ce que l’hygiène corporelle ?
L’hygiène corporelle se définit comme un soin qui maintient la propreté des
téguments. La peau et les muqueuses forment les téguments. C'est un facteur de bien-être
physique et moral de la personne soignée. Il s'agit du 8ème besoin fondamental de Virginia
HENDERSON : Le besoin d'être propre, soigné et protéger ses téguments est une nécessité
pour chaque individu de maintenir l'intégrité de la peau, des muqueuses et des phanères,
d'éliminer les germes et les souillures, et d'avoir une sensation de propreté corporelle, élément
de bien-être. Ceci permet de valoriser l’image de soi et l’image sociale.
L’hygiène corporelle fait partie du rôle propre de l’infirmière ; Dans le cadre de son
rôle propre, l'infirmier ou l'infirmière accomplit les actes ou dispense les soins suivants visant
à identifier les risques et à assurer le confort et la sécurité de la personne et de son
environnement et comprenant son information et celle de son entourage :
1° Soins et procédés visant à assurer l'hygiène de la personne et de son environnement ;
2° Surveillance de l'hygiène et de l'équilibre alimentaire ;

1.1.2. Hygiène vestimentaire ;


Les cheveux sont propres, courts ou attachés et relevés.
Les ongles sont courts propres et sans ver ni s, même incolore car il risque de s’écailler.
L’absence de faux ongles est également requise.
Les bijoux constituent un réservoir de germes, réduisent la performance des techniques
d’hygiène des mains con formes et augmentent également le risque d’accidents (par
accrochage notamment...)
La tenue du soignant est composée de ;
 La tunique est à manches courtes, assez longue, adaptée à la taille de la personne.
 Le pantalon ou le pantacourt est sans poche, avec un élastique à la taille.
 La blouse à manches courtes pour faciliter l’hygiène des mains, doit toujours être fermée.

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PREVENTION DES INFECTIONS

 Les chaussures assurent confort, hygiène et sécurité. Elles sont spécifiques à l’activité.
Elles sont silencieuses, antidérapantes, fermées sur le dessus, et au b out, facilement
nettoyables et maintenues propres.

1.2. Activité sportive


Le sport moderne se définit par quatre éléments indispensables :
 La mise en œuvre d'une ou plusieurs qualités physiques : activités d'endurance, de
résistance, de force, de coordination, d'adresse, de souplesse, etc.
 Une activité institutionnalisée, ses règles tendent à être identiques pour l'ensemble de la
planète
 Une pratique majoritairement orientée vers la compétition
 Une pratique fédérée (sous la tutelle d'une fédération sportive)
Ces piliers qui mettent surtout en avant l'organisation des différentes disciplines sportives
n'excluent nullement les pratiques comme le sport-loisir, le sport-aventure, le sport-santé, le
sport scolaire ou l'éducation physique et sportive. Si la compétition est prédominante, il existe
toutefois d'autres formes de pratique mettant plutôt en avant le plaisir, la santé, l'éducation ou
l'épanouissement
 Les avantages de la pratique sportive
1. Bouger vous permet de contrôler votre poids. L’activité physique est essentielle contre le
surpoids et l’obésité! Pourquoi? Lorsque vous vous entraînez, vous brûlez des calories. Et,
plus l’intensité de l’activité physique est importante, plus vous brûlez des calories.
2. Le sport prévient les maladies et problèmes de santé. Il stimule les lipoprotéines de haute
densité (HDL) et diminue le niveau de triglycéride, constituant principal des graisses.
L’activité physique améliore la circulation sanguine, réduisant ainsi le risque de maladies
cardiaques. En fait, l’exercice régulier aide à prévenir les problèmes de santé tels que les
accidents vasculaires cérébraux, les problèmes métaboliques, les crises cardiaques, le
diabète de type 2, la dépression, les différents types de cancer et l’arthrite.
3. L’exercice rend de bonne humeur. Stimulant diverses substances chimiques du cerveau, le
sport rend plus heureux et plus calme. En outre, le sport influence positivement la
confiance en soi. Ainsi, si vous vous entraînez régulièrement, vous vous sentirez mieux
dans votre corps, mais aussi dans votre tête.
4. Le sport augmente votre niveau d’énergie. Il renforce vos muscles et améliore votre
endurance. Grâce au sport, vous oxygénez davantage vos muscles et votre cœur, ce qui

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PREVENTION DES INFECTIONS

permet à votre système cardiovasculaire de travailler plus efficacement. Et, si votre cœur
et vos poumons fonctionnent mieux, vous aurez davantage d’énergie.
5. L’exercice physique améliore le sommeil. Faire du sport régulièrement permet de
s’endormir rapidement et de dormir plus profondément. Attention: mieux vaut éviter de
faire de l’exercice juste avant de plonger sous la couette: vous n’arrivez pas à dormir!
6. L’activité physique améliore la vie sexuelle. Elle vous donne plus d’énergie et a un effet
positif réel sur votre vie sexuelle. En outre, le sport active l’excitation sexuelle chez les
femmes et est un stimulant efficace. En outre, les hommes qui bougent beaucoup ont
moins de risque de dysfonction érectile.
7. Faire du sport est amusant. En effet, l’exercice physique est une façon amusante de passer
son temps. Il vous donne la possibilité de faire ce que vous aimez ou de vous détendre,
tout simplement. Faire du sport entre amis ou en famille est une réelle source
d’amusement et permet de profiter de sa vie sociale.
Il est indiqué de mener au moins trois séances de sport par semaine. Au cours de chaque
séance, tous les muscles du corps doivent être sollicités et l’exercice doit durer au moins une
heure par séance.
Mentale (sommeil, bruit, toxicomanie)
L’hygiène mentale est l’ensemble des procédés d'ordre préventif qui sont mis en œuvre pour
protéger et promouvoir la santé mentale. Prendre des habitudes saines est aussi important pour
le corps que pour l'esprit. L'hygiène mentale propose plusieurs recommandations :
 Avoir confiance en soi : pratiquer des activités valorisant ses aptitudes et ses capacités
permet de faire évoluer sa confiance. Il peut s'agir d'activités sportives, mais aussi de
techniques de valorisation de soi. S'ouvrir aux compliments et devenir son propre meilleur
ami permet de diminuer les autocritiques négatives.
 Pratiquer une activité physique régulière : non seulement elle a un effet euphorisant dès
30 minutes, mais aussi un effet relaxant à long terme lorsqu'elle est pratiquée
régulièrement. Elle permet aussi d'améliorer le sommeil et de prévenir la dépression. Il est
conseillé de faire 30 minutes de marche par jour et 3 fois 30 minutes d'activité modérée à
intense par semaine.
 Se relaxer : s'aménager des temps de pause pendant la journée, apprendre à respirer
calmement et en confiance, s'étirer et s'écouter, améliore le bien être mental et prévient
l'apparition de l'anxiété à long terme.

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PREVENTION DES INFECTIONS

 Méditer : la méditation permet de remplacer les pensées parasitaires par des pensées
positives, tournées vers le présent. Elle favorise la contemplation de l'instant présent et
réduit les ruminations.
 Bien dormir : le sommeil est l'un des piliers d'une bonne santé mentale. Avoir une bonne
hygiène de sommeil est primordial. Se coucher à heure régulière, se déconnecter des
écrans au moins une heure avant le coucher, pratiquer des activités relaxantes, lire et
éviter les repas copieux et les excitants le soir participent à un sommeil réparateur.
 Éviter les intoxications : certaines habitudes peuvent favoriser le bien-être et la santé
mentale, mais d'autres peuvent avoir un effet délétère et entraîner une dépression, un
isolement ou une anxiété : l'ennui, l'isolement, l'évitement des tâches importantes, la
consommation de tabac, d'alcool, de café ou de drogues.
 Lutter contre le stress : le stress chronique et mal géré augmente le risque de dépression,
de troubles anxieux et d'addictions. L'hygiène mentale recommande de pratiquer des
activités favorisant la relaxation : la respiration profonde, l'activité physique, les activités
de partage avec les autres, le massage, les activités qui apportent de l'expérience.
 Pratiquer la diète médiatique : se déconnecter des réseaux sociaux, des mails, de la
télévision, de la radio ou des journaux pendant quelques heures ou quelques jours permet
de se recentrer sur soi et de limiter les sollicitations extérieures souvent anxiogènes.
 Faire un travail personnel sur les traumatismes : une psychothérapie avec un
psychologue aide à surmonter les émotions négatives liées à un choc psychologique et
émotionnel.
Il n'est pas toujours facile d'appliquer l'ensemble de ces recommandations. Dans certains cas,
le frein se trouve dans l'organisation du quotidien. Il est alors important de réfléchir à ses
priorités et d'appliquer ces principes progressivement, à son rythme.
Dans d'autres cas, le blocage peut être plus profond et l'aide d'un psychologue peut s'avérer
nécessaire. Des outils d'aides et de motivation au changement de comportements permettent
de changer progressivement les habitudes de vie de façon satisfaisante et selon les objectifs
propres à chacun.

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PREVENTION DES INFECTIONS

1.3. Hygiène alimentaire


Elle est très importante pour se maintenir en bonne santé (Isara & Isah, 2009). L'hygiène
alimentaire se définit comme l'ensemble des règles simples permettant d'éviter les
intoxications alimentaires et de s'alimenter en toute sécurité.
Les germes les plus incriminés
 Les Salmonelles. On les trouve partout, y compris dans les intestins des hommes et des
animaux qui contaminent le milieu extérieur avec leurs excréments. C'est pour cela que les
salmonelloses se manifestent surtout dans les pays à l'hygiène insuffisante. Elles se
développent en particulier dans les œufs crus ou insuffisamment cuits, la mayonnaise, les
pâtisseries à la crème, les pâtés, et les viandes contaminées par des salmonelles.
 La listeria. Elle vit dans le sol, les végétaux, les eaux douces et salées, et peut survivre
plusieurs années. On la trouve dans les produits laitiers comme le lait cru et les fromages
tant au lait cru qu'au lait pasteurisé. La contamination après pasteurisation est due au
manque d'hygiène lors de l'affinage. Autre aliment susceptible de contenir cette bactérie :
les viandes hachées surgelées, les charcuteries crues, les poissons fumés. La listériose est
dangereuse chez les femmes enceintes car elle provoque des fausses couches et des
accouchements prématurés . Autres personnes menacées : les personnes âgées et les
immunodéprimés.

1.3.1. Aliments (équilibre, conservation)


L’équilibre alimentaire joue un rôle important en santé publique, en participant à la
prévention de certaines maladies. Il s’obtient en variant l’alimentation pour apporter à
l’organisme l’énergie et les nutriments nécessaires à son fonctionnement. Les aliments sont
classés suivant leur composition en nutriments (protides, lipides, glucides, eau, minéraux,
vitamines, fibres…)
Les traitements de conservation appliqués aux aliments visent à préserver leur comestibilité et
leurs propriétés gustatives et nutritives en empêchant le développement des bactéries,
champignons et microorganismes qu'ils contiennent et qui peuvent dans certains cas entraîner
une intoxication alimentaire.
Les trois méthodes utilisées pour la conservation des aliments reposent sur :
 la chaleur : pasteurisation, stérilisation ;
 le froid : surgélation, congélation, réfrigération ;
 autres techniques : lyophilisation, déshydratation et séchage, fermentation, salage ou la
salaison, le sucrage, saumurage, fumage ou fumaison, ionisation, etc.

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PREVENTION DES INFECTIONS

Les techniques de conservation par la chaleur


Les plus connues sont la pasteurisation et la stérilisation. Le traitement des aliments par la
chaleur est la technique la plus utilisée pour la conservation de longue durée.
 La pasteurisation
Elle a pour but la destruction des micro-organismes pathogènes et d’altération. La
technique utilisée consiste à soumettre les aliments à une température comprise entre 85° C et
100° C pendant une durée déterminée et à les refroidir brutalement. Avantage de cette
méthode : elle préserve les caractéristiques des denrées alimentaires, notamment leur saveur.
Les denrées pasteurisées comportent une date limite de conservation (DLC) et sont à
conserver au frais.
Après la pasteurisation, pour le lait en particulier, il est important de réfrigérer les aliments
pasteurisés autour de 3 à 4 °C afin de prévenir la multiplication des bactéries qui n'auraient
pas été détruites. Cependant, même à cette température, certains germes psychrophiles
peuvent se développer.
Quelques aliments pasteurisés ;

 Le lait ;

 Le fromage ;

 Le miel ;

 Le cidre et le jus des fruits ;

 Les œufs ;
La pasteurisation permet conserver la salubrité des aliments. Il est conseillé aux personnes
immunodéprimées de consommer des aliments pasteurisés.
 La stérilisation
La stérilisation alimentaire est un traitement pouvant atteindre la température de 150 °C
(upérisation) et le but en est de détruire tous les micro-organismes, y compris les spores. La
pasteurisation fait aussi partie des traitements thermiques et assure la conservation des
aliments, ses buts en diffèrent cependant ; ils sont de :
 réduire la quantité microbienne de l'aliment ;
 reculer la date limite de consommation de l'aliment.

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PREVENTION DES INFECTIONS

La stérilisation change les qualités gustatives car elle entraîne une plus grande dénaturation
des protéines et une modification des globules de matière grasse et des micelles protéiques à
cause de l’homogénéisation

Elle consiste à éliminer tous les germes microbiens d'un aliment, y compris les spores
microbiennes, en le portant à haute température. Les températures appliquées resteront
supérieures à 100 °C (des températures autour de 120°C en général).
La conservation à froid comprend trois techniques ;
 la réfrigération ; la température est comprise entre 0 et 10°C. il faut choisir
l’emplacement des aliments en fonction de leur vulnérabilité. Exemple : le poisson est
conservé entre 0 et 4°C, les fruits et légumesà 6°C,
 la congélation ; la température est comprise entre -18 et -26°C : à cette température, le
développement des micro-organismes est arrêté et d’autres sont tués.
 La surgélation ; permet de stopper le développement des microorganismes en baissant la
température jusqu’à -35°C
Il convient de souligner que la conservation des aliments n’est pas sans impact pour la santé.
Exemple ; les aliments conservés par la salaison présentent un risques pour les maladies
cardiovasculaires. Les aliments conservés par la chaleur ont les protéinesdénaturés et surtout
la vitamine C.
1.3.2. Eau de boisson (traitement domestique de l’eau de boisson)
Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), une eau potable est une eau que l’on peut
boire sans risque pour la santé. L’OMS la définit comme une eau ayant les caractéristiques
microbiennes, chimiques et physiques qui répondent aux directives de l’OMS ou aux normes
nationales relatives à la qualité de l’eau de boisson. En clair, une eau potable est une eau qui
ne contient pas d’agents pathogènes ou d’agents chimiques à des concentrations pouvant nuire
à la santé.

Traitement domestique de l’eau de boisson


 La filtration
La filtration consiste à retenir dans un tamis (le filtre ou la membrane) les particules dont le
diamètre est trop important pour en traverser les mailles. Il suffit de faire passer l’eau au
travers du filtre pour que celle-ci en coule débarrassée de ces particules.

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PREVENTION DES INFECTIONS

On qualifie la filtration en fonction du diamètre des particules retenues par le filtre (tamis) et
on distingue plusieurs appellations courantes.
La filtration classique

Le filtre retient les particules dont le diamètre est supérieur à 1 mm. Cette filtration est
obligatoire sur une récupération d’eau de pluie lorsque celle-ci sera employée à l’intérieur des
locaux (chasse d’eau et entretien des sols seulement et lavage du linge sous conditions). La
filtration ne réclame pas de pression d’eau pour que celle-ci traverse le filtre.
La microfiltration

Généralement, il s'agit d'une membrane que l’eau traverse dans un filtre à membrane et qui
réclame une mise en pression du liquide. La microfiltration retient les solides dissous dans
l’eau dont la taille est supérieure de 10 à 0,1 µm (micromètres) selon la membrane. Il s’agit
alors de retenir depuis les boues en suspension (turbidité) jusqu’aux bactéries et à
certains virus agglomérés à ces bactéries.

L’ultrafiltration

Elle est obligatoirement réalisée grâce à une membrane capable de bloquer les virus mais
aussi les antibiotiques et toutes les substances organiques nocives, puisque la taille des mailles
varie de 0,1 à 0,001 µm selon le degré de filtration recherché.

La nanofiltration

Elle retient jusqu’aux molécules plus grosses que celles de l’eau (H2O), soit de 0,1 nm
(nanomètre) à 0,001 µm (micromètre). L’eau peut ainsi être débarrassée de tous ses
polluants, métaux, colorants et même du calcaire (calcium et magnésium), ce qui revient à
un adoucissement total.

L’hyperfiltration

C'est l’autre nom donné à l’osmose inverse qui consiste en général à utiliser une succession de
filtres et une polarisation de l’eau dans les membranes. L’osmose inverse produit de l’eau
ultra-pure telle qu’utilisée en électronique et en industrie pharmaceutique.
 La chloration

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PREVENTION DES INFECTIONS

La chlorationest un moyen simple et efficace pour désinfecter l’eau en vue de la rendre


potable. Elle consiste à introduire des produits chlorés (pastilles de chlore, eau de javel,….)
dans de l’eau pour tuer les micro-organismes qu’elle contient. Après un temps d’action
d’environ 30 minutes, l’eau est normalement potable. Elle le reste pendant quelques heures ou
jours (en fonction des conditions de stockage) grâce à l’effet rémanent du chlore.
Le chlore, ou ses dérivés chlorés, est un oxydant puissant qui, mélangé à l’eau, brûle les
matières organiques qu’elle contient, et en particulier les virus pathogènes et les microbes en
une demie heure. Une partie importante du chlore étant nécessaire pour neutraliser ces
matières organiques, il n’en reste cependant qu’une partie, appelée chlore résiduel libre, pour
traiter la contamination éventuelle ultérieure de l’eau dans le réseau ou les habitations. La
concentration en chlore libre de l’eau traitée doit être selon l’OMS de 0,2 à 0,5 mg/l. il
faut utiliser 5 mg de chlore actif par litre d’eau et attendre environ 30 minutes.

 La filtration sur tissu

La filtration sur tissu permet d’éliminer les larves d’insectes susceptibles de s’y trouver ainsi
que les impuretés solides de l’eau. Utilisez un tissu en coton suffisamment épais pour retenir
les impuretés, mais pas trop afin que la filtration ne dure pas trop longtemps. Simple à mettre
en œuvre, cette méthode s’avère utile en prétraitement.

Pour ce qui est de la filtration, il est meilleur de procéder a la javellisation ou à la chloration


après la filtration pour maximiser l’élimination des germes pathogènes.

 Le traitement par ébullition

Le traitement par ébullition permet de tuer la totalité des micro-organismes et des germes
présents dans l’eau qui doit être préalablement décantée ou filtrée, puis bouillie. L’eau doit
être portée à ébullition à gros bouillons. En plus du coût important de la source d’énergie
nécessaire pour faire bouillir l’eau, cette méthode de désinfection a le défaut de changer le
goût de l’eau. Ceci peut être amélioré en aérant l’eau, en la secouant vigoureusement dans un
bidon fermé après refroidissement.

Toxicomanie (alcool, tabac, drogues)


L’alcool

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PREVENTION DES INFECTIONS

L’idéal est de ne même pas consommer de l’alcool du tout. Mais de petite quantités sont
autorisées pour ses bien faits à savoir ; l’euphorie
 Pour le whisky ;
 Empêcher la prise de poids ;
 Améliore la santé du cœur et du cerveau (risques de souffrir de démence et de la maladie
d'Alzheimer);
 Prévient le cancer ;
 Réduit le risque d’infarctus : améliore la circulation sanguine en aidant le corps à se
débarrasser du cholestérol présent dans les vaisseaux sanguins ;
 Combat le stress ;
 Bonifie la mémoire : Les antioxydants présents dans le whisky améliorent la santé du
cerveau en stimulant la mémoire. Ces propriétés, qui réduisent le risque de souffrir de
démence, gardent le cerveau jeune et actif.
 Favorise la digestion ;
 Allonge l’espérance de vie ; Puisque les antioxydants et les nutriments présents dans le
whisky éloignent les maladies, l’espérance de vie des amateurs de la boisson est plus
grande. Il empêche également la dégradation des cellules les plus importantes du corps,
qui ne se régénèrent pas par elles-mêmes ;
 Sans danger pour les diabétiques : Puisque le whisky contient très peu de glucides, il
n’augmente pas le taux de sucre dans le sang. C’est ce qui en fait la boisson idéale pour
les personnes souffrant de diabète.
NB : Educ’Alcool (…) rappelle que les femmes devraient limiter leur consommation à 2
verres par jour et à 10 par semaine, alors que pour les hommes, ces limites sont
respectivement de 3 verres par jour et de 15 par semaine.
 Le vin rouge

 Bon pour notre santé cardiaque

Riche en polyphénols, le vin rouge pourrait bien contribuer à repousser les maladies
cardiaques. Leur rôle d’antioxydants naturels permet notamment de prévenir des maladies
inflammatoires et cardiovasculaires. Le vin rouge contient également de la vitamine E
protectrice des tissus des vaisseaux sanguins.

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PREVENTION DES INFECTIONS

 Une bonne hygiène dentaire à la clé

Selon des recherches menées par des scientifiques espagnoles, le vin rouge permet de prévenir
l’apparition de plusieurs bactéries responsables d'infections dentaires.

 Une santé mentale de fer

D’après une étude conduite par l'Institut central de la santé mentale de Mannheim en
Allemagne, la consommation de vin rouge pourrait contribuer à une bonne santé
neurologique. En effet, l’étude menée sur un panel de personnes âgées, montre que les sujets
qui consommaient 1 à 3 verres de vin rouge par jour étaient ceux qui présentaient le moins de
troubles de déficience mentale (tel que la maladie d’Alzheimer).

 Un bon moyen de garder la ligne

Un rapport des archives internes de médecine de 2010, note que pour les femmes d'âge moyen
qui consomment du vin rouge pendant leurs repas, les risques de développer un surpoids sont
moindres.

 Prolonger votre durée de vie

On retrouve dans le vin du resvératrol, une molécule présente dans le raisin et qui porte de
nombreuses vertus anti-âges. Le resvératrol élimine les molécules responsables des
inflammations dans le sang et joue un rôle antioxydant. Ces éléments auraient donc des
bienfaits pour la durée de vie.

NB : Toutefois, il ne faut pas se laisser aller à une consommation de vin trop importante car
en excès, les circonstances ne sont plus si réjouissantes. L'alcool augmente les risques de
cancer. C’est la raison pour laquelle nous vous conseillons de ne pas dépasser un verre de vin
rouge bio par jour, afin de n’en tirer que les bienfaits.

 La bière

D’autres bien faits des consommations modérée de l’générale comme la prévention du diabète
de type 2 et de l’ostéoporose et le maintien des facultés cognitives chez les personnes
vieillissantes.

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PREVENTION DES INFECTIONS

Actuellement, il est conseillé de ne pas dépasser 2 à 3 verres par jour pour les hommes, 1 à 2
verres pour les femmes, et de pratiquer deux jours d’abstinence complète par semaine pour
tous.

Les quantités sont données en verre équivalent à 10 grammes d’alcool pur, soit un décilitre de
vin, 2,5 décilitres de bière ou 2,5 centilitres d’alcool fort.
Selon Jean-Bernard Daeppen, « Deux jours sans, c'est se rappeler qu'on a le choix. » Les deux
jours d'abstinence conseillés doivent rappeler que boire tous les jours "se rapproche de la
dépendance à l'alcool", note le spécialiste. "Ne pas boire tous les jours, c'est garder une
certaine liberté par rapport au choix de consommer ou pas."
Santé publique. Malgré les nombreuses études montrant l'effet cardioprotecteur de l'alcool,
les instances médicales se refusent à faire des recommandations pour l'ensemble de la
population, notamment parce que l'abus d'alcool entraîne des problèmes bien connus.
Plusieurs chercheurs partagent cette position et suggèrent plutôt que les médecins fassent des
recommandations personnalisées à leurs patients en tenant compte de leur profil. 2 Cependant,
lorsqu'en 2001, l'American Heart Association a affirmé que les preuves n'étaient pas encore
suffisantes pour recommander la consommation modérée de vin ou d'alcool pour prévenir les
maladies cardiaques37, certains chercheurs ont trouvé que cette position était trop frileuse et
qu'elle ne rendait pas service à la population. 38,39 Du côté de la Fondation des maladies du
cœur du Canada, on ne va pas non plus jusqu'à recommander l'alcool en prévention, mais on
recommande aux Canadiens qui consomment de l’alcool de le faire de façon modérée
(14 consommations par semaine pour les hommes, 9 pour les femmes).
Le tabac et les drogues
Les motivations de la consommation des drogues
Les raisons pour lesquelles chacun peut être amené à consommer des drogues diffèrent
pour chaque individu, son histoire, son état de santé, son environnement familial. En
général, on peut citer :
 Pour s’amuser et se détendre ;
 Pour faire des expériences différentes ;
 Pour faire face à des problèmes ;
 Pour appartenir à un groupe ;
 Pour améliorer ses performances ;
 Pour affronter certaines situations ; avoir le cran.
Les effets des drogues

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PREVENTION DES INFECTIONS

Les effets varient donc selon la nature de la drogue, nous l’avons vu précédemment dans le
"classement des drogues selon leurs effets", pour mémoire :

 Les dépresseurs : Alcool, Médicaments tranquillisants et somnifères (Barbituriques,


Benzodiazépines...), Opiacés (Héroïne, Méthadone, Codéine, Morphine, etc.).
Ces produits entraînent une sensation de détente, de bien-être et de rêve ainsi parfois
qu'une perte d'inhibition.

 Les stimulants : Tabac, Cocaïne, Crack, Amphétamines, Médicaments stimulants et


dopants, Ecstasy, GHB.
Ces produits favorisent temporairement un état d'éveil et d'excitation et masquent la
fatigue. Ils induisent un sentiment fallacieux d'assurance et de contrôle de soi. L'effet est
généralement suivi d'un état d'épuisement et de dépression.

 Les hallucinogènes ou perturbateurs : Cannabis et produits dérivés, produits volatils


(colles et solvants, anesthésiques volatils), Kétamine, L.S.D., champignons hallucinogènes
etc. Ces produits provoquent une perturbation de la perception de l'environnement et de la
réalité : modifications de la perception du temps et de l'espace, sensibilité exacerbée aux
couleurs et aux sons, confusion des sens (on "voit les sons" ou on "entend les images").

Rappelons que certaines drogues peuvent, selon la dose absorbée et le contexte d’utilisation,
présenter des effets de plusieurs catégories, c’est par exemple le cas du cannabis.
Les inconvénients des drogues

Chaque drogue présente un potentiel de nuisance dans trois domaines :

 un potentiel intoxicant,
 un potentiel agressogène,
 un potentiel addictif.

Pour les drogues et tabac, aucune étude n’à montrer leurs effets bénéfiques pour l’organisme.
Alors même les doses aussi minimales soit-elles ne sont pas tolérées.

1.3. Hygiène de l’environnement


Habitat (surpopulation, aménagement, eaux usées, déchets)

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PREVENTION DES INFECTIONS

La surpopulation, la manière de construire sont des facteurs à tenir en compte pour l’hygiène
de l’habitat. Les eaux usées doivent être bien canalisées, les déchets bien éliminées et bien
traitées. Les marres d’eau ne doivent pas exister aux alentours des maisons.

Votre logement mérite au quotidien toute votre attention. Comme, il doit être aéré, bien
ensoleillé et régulièrement lavé. Le négliger peut détériorer votre santé. Et pour cela nous
vous conseillons de :

 Nettoyer régulièrement vos issues d’aération ;


 Aérez souvent pour renouveler l’air
 Aérez votre logement lorsque vous fumez le cas échéant
 Eliminez régulièrement les poussières
 Limitez l’usage trop intensif des produits chimiques d’entretien
 Nettoyez régulièrement les sols (aspirez les tapis et moquettes, lavez les sols et
planchers,...)
 Evacuez les ordures ménagères régulièrement (ne les laissez surtout pas
l’accroissement des déchets)
 Utilisez des insecticides et/ou raticides si nécessaire en respectant les conseils
d’utilisation mais attention aux enfants, animaux ou produits alimentaires

En bref, L’accumulation de détritus à l’intérieur d’un logement ou le manque d’entretien va


favoriser la prolifération d’animaux et d’insectes indésirables tels que les cafards, les rats ou
encore les acariens.

En milieu hospitalier, l’hygiène de l’habitat concerne :

 L’entretien de chambre du patient (nombre de lits, la propreté, les ouvertures et autres


matériels qui s’y trouvent),
 Son linge (vêtement, literie…),
 Le tri et l’élimination des déchets,
 Les fosses septiques,
 Le lieu d’incinération,
 L’hygiène corporelle du personnel soignant,
 Hygiène rigoureuse des surfaces et matériaux de soins
 L’asepsie dans les soins

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PREVENTION DES INFECTIONS

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PREVENTION DES INFECTIONS

INTRODUCTION

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PREVENTION DES INFECTIONS

Les infections nosocomiales sont connues dans le monde entier et touchent aussi bien les pays
développés que les pays pauvres en ressources. Les infections contractées en milieu médical
figurent parmi les causes majeures de décès et de mortalité accrue parmi les patients. Elles
représentent une charge importante pour le patient comme pour la santé publique L’hôpital est
un lieu à risque d’infection accrues, en effet, Le regroupement dans un même lieu des malades
atteints d’infections souvent graves d’une part, et les techniques invasives utilisées pour les
soigner d’autre part, font de l’hôpital un lieu où le risque de contracter une infection est
important. Toute infection contractée en milieu hospitalier est appelée infection « hospitalière
» ou « nosocomiale » ou encore infections liées aux soins. Elle peut toucher les malades, leur
famille, et même le personnel de la formation sanitaire.
I. CLARIFICATION DES CONCEPTS
1- LES RESERVOIRS DES GERMES OU L’HOTE
Un hôte : est un organisme vivant sur ou dans lequel vit un autre organisme (le parasite
par exemple). Il s’agit ici d’un organisme humain ou animal qui a été exposé et est porteur de
l’agent pathogène, L’hôte peut être l’organisme qui développe la maladie ou qui héberge juste
le germe, on parle ainsi de porteur (les moustiques). IL peut s’agir de :

- L’hôte malade : porte le germe et manifeste la maladie


- L’hôte porteur sain (porteur de germe, ne manifestant aucun symptôme de la maladie,
mais capable de la transmettre. Ex : le sero positif.
- Le porteur convalescent
Le réservoir du germe peut aussi être un animal on parle alors de zoonose (maladie
infectieuse ou parasitaire transmise à l’homme par un animale. Ex : la toxoplasmose, la rage)
2- L’agent pathogène
C’est le germe causal de la maladie (Les virus, Les bactéries, Les parasites etc.…)
Un germe : micro-organismes vivants qui sont à l’origine des maladies
3- les voies de pénétrations
Chez l’hôte, tous les orifices naturels ou artificiels sont les voies de pénétrations des
germes ; on distingue ainsi :
a) La voie cutanée :
La peau qui est la voie privilégiée de pénétration des microorganismes Ex : le
plasmodium.
b) La voie Rhinopharyngée :

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PREVENTION DES INFECTIONS

L’air, les poussières, les gouttelettes de salive contiennent les germes leurinhalation
entraine les maladies telles que la rougeole, la tuberculose…
c) La voie digestive :
Le passage dans le tube digestif des aliments et boissons souillées engendrent de
nombreuses maladies telles que : le choléra, la thyphoïde…
Les autres voies de pénétration :
 Les voies génitales et urinaires (génito-urinaire)
 Les conjonctives
 Les voies sanguines
 La voie placentaire exemple : le tétanos néonatal, VIH, hépatites virales
4-Reservoire
Les réservoirs : sont des sources comme des organismes vivants (humains et
animaux) ou des objets inanimés, qui fournissent à un Micro-organisme pathogène des
conditions favorables à sa survie et à sa propagation. L’existence de réservoirs animaux et
humains explique la persistance des maladies infectieuses à travers les époques de l’histoire,
puisqu’il y’a toujours dans le monde un certain nombre d’individus infectés qui transmettent
les agents microbiens a d’autre hôtes.
II. MECANISME DES INFECTIONS NOSOCOMIALES
1- AGENTS INFECTIEUX EN CAUSE
DÉFINITION
L'augmentation des infections nosocomiales est en partie liée aux progrès
diagnostiques et thérapeutiques de la médecine : la prise en charge de patients de plus en plus
fragiles, notamment atteints de déficit congénital de l'immunité ou, le plus souvent, d'un
déficit acquis par l'administration de médicaments immunosuppresseurs.
Les nouveau-nés, les prématurés et les personnes âgées sont particulièrement sujets
aux infections nosocomiales. Les techniques invasives utilisées dans les hôpitaux pour le
diagnostic, la surveillance et le traitement ouvrent souvent de nouvelles portes à l'infection :
sonde urinaire à demeure, mesure de la pression veineuse centrale, perfusions de toute nature,
implantation de prothèses…
Les infections nosocomiales ne sont donc pas toutes évitables, même si près de la moitié de
ces infections peuvent être prévenues par des moyens simples, comme le lavage des mains et
une formation continue adaptée.
Le terme nosocomial est issu du grec nosos (maladie), komein : soigner.

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PREVENTION DES INFECTIONS

Selon l'OMS : une infection nosocomiale – ou infection hospitalière peut être définie
comme suit : Infection acquise à l’hôpital par un patient admis pour une raison autre que
cette infection. Infection survenant chez un patient à l’hôpital ou dans un autre établissement
de santé et chez qui cette infection n’était ni présente ni en incubation au moment de
l’admission.
Cette définition inclut les infections contractées à l’hôpital mais qui se déclarent après
la sortie, et également les infections professionnelles parmi le personnel de l’établissement.
Pour les infections de la plaie opératoire, IN survient dans les 30 jours suivant
l'intervention. S’il y a mise en place d'un implant ou d'une prothèse, le délai est d’une année
après l'intervention.
Une infection est dite associée aux soins, si elle survient au cours ou au décours d’une
prise en charge (diagnostique, thérapeutique, palliative, préventive ou éducative) d’un
patient et si elle n’était ni présente, ni en incubation au début de la prise en charge. Lorsque
l’état infectieux au début de la prise en charge n’est pas connu précisément, un délai d’au
moins 48 heures ou un délai supérieur à la période d’incubation est couramment accepté pour
définir une IN.
Les agents infectieux responsables des IN sont des micro-organismes : parasites et
champignons, bactérie, virus, agent transmissibles non conventionnels (ATNC) tel que le
prion. Chaque individu est porteur d’une flore qui lui est propre.
Les zones ‘’d’habitat’’ préférentiel des micro-organismes sont les ;
-les zones de plis : aisselles, plis sous-mammaires, ombilic, mains, sillons interdigitaux,
ongles, périnée, plis inguinaux
-zones pileuses : cheveux et barbes, aisselle, pubis
-muqueuses : nasales et buccales, muqueuses génitales et anales
2- MODES DE TRANSMISSION
Une infection peutêtre générer par :
-des micro-organismes provenant d’un environnementcontaminé ; l’infection est dite
EXOGENE
- des germes hébergés par le patient ; l’infection est dite ENDOGENE
2.1- les infections exogènes ou infections croisés
Font intervenir des sources de contamination ou réservoir de germes :
 Par des éléments inanimés contaminés : objet, air, surface, aliments, etc.
 Par des êtres humains : le personnel, les visiteurs et les malades.

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PREVENTION DES INFECTIONS

Il existe quatre modes de transmission exogène :


i. Par contact
Il peut être direct de la source au patient, ou indirect par l’intermédiaire d’un “support” entre
la source et le patient (mains, objets...). La transmission manu-portée est prépondérante dans
ce mode d’infestation
ii. Par gouttelette
Ce sont des sécrétions du rhino-pharynx ou du tractus respiratoire, la source est alors proche
du patient.

iii. Par voie aérienne


Il s’agit de microorganismes sur support de poussière ou de cellules squameuses, la source
peut êtredistant du patient.
iv. Par dispositifs médicaux, produits biologiques, aliments
Dans ce cas il n’y a pas nécessité de multiplication des micro-organismes sur le support pour
que le risque de transmission existe.
2.2- les infections endogènes ou auto-infections
La flore résidente constitue une véritable barrière bactérienne renforçant les défenses
immunitaires de l'individu en le protégeant contre des germes potentiellement pathogènes.
Certains gestes invasifs peuvent déplacer des germes d'un endroit où ils sont
inoffensifs vers un autre où ils se multiplient différemment et deviennent pathogènes.
3- TYPE DE RISQUE LIES AU MALADE ET AUX SOINS
Liés aux malades :
Certains patients sont plus à risques de contracter une IN :
Les patients porteurs de pathologies chroniques :
-- diabète -- insuffisance rénale
-- insuffisance hépatique -- incontinence urinaire
-- immunodépression (aplasie, leucémie, cancer, SIDA)
Certaines pathologies aiguës motivant l'hospitalisation :
* Polytraumatismes
* brûlures
* défaillance viscérale aiguë
État nutritionnel perturbé :

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PREVENTION DES INFECTIONS

 La dénutrition : facteur favorisant important pour tous les sites d'infection. L’obésité
favorise les abcès pariétaux post-opératoires.
 De plus l’âge (avant 1 an et après 65ans) peut être un facteur de risque majoré
Liés aux soins
La nature et la qualité des soins influent sur le risque d’IN, notamment :
 Les interventions chirurgicales
Le risque d'infection de plaie opératoire est inégal selon le type d'intervention pratiquée
(Classification d’Altemeier).
 Les actes invasifs
Surtout le sondage urinaire, le cathétérisme veineux, la ponction, l’intubation-ventilation, la
cœlioscopie …
 Certains traitements diminuent la résistance à l'infection corticothérapie prolongée
radiothérapie chimiothérapie anti-cancéreuse.
 Les insuffisances dans l'organisation des soins
-hygiène des mains défectueuse -désinfection insuffisante
-asepsie insuffisante -stérilisation inefficace.
Une antibiothérapie aveugle peut entraver la multiplication bactérienne (ex : pénicilline,
vancomycine, aminoside, érythromycine).
Les bactéries développent alors des mécanismes de résistance. Cette utilisation abusive
sélectionne les bactéries résistantes à un ou plusieurs antibiotiques.

4- LOCALISATIONS DES IN OU PRINCIPAUX SITES D’INFECTIONS


4.1 Infection urinaire
Elle représente environ :
• 40 à 50% des infections nosocomiales
• 85% sont dues au sondage vésical
• Germes : Escherichia coli, entérocoque, Pseudomonasaeruginosa
• Facteurs de risque :
– Terrain : âge, sexe F, diabète, sténose voies urinaires
– Sondage vésical (durée du sondage), déconnections sonde-sac collecteur,
gestes invasifs sur les voies urinaires
Le mécanisme habituel est celui d’un malade sondé chez qui on retrouvera :
• Progression des bactéries du périnée vers la vessie

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PREVENTION DES INFECTIONS

• Favorisée par
– Les lésions ou l’atonie de l’urètre :
• Âge,
• Grossesse, ménopause
– Une diurèse insuffisante
• Progression des bactéries vers la vessie :
– Par l’extérieur de la sonde
• À partir du périnée
– Par l’intérieur de la sonde :
• Contaminationmanu portée si déconnection sonde-sac ou erreur
manipulation vidange
- reflux d’urines contaminées si sac non déclive
La prévention des infections urinaires passe par :
• Hydratation +++ : vidange vésicale  limite la prolifération bactérienne
• Éviter le sondage !
• Raccourcir le sondage : à réévaluer en visite et contre-visite
• Sonder en système clos (et maintenir clos le système pendant la durée du sondage)
• Utiliser des matériaux adaptés : latex = courte durée, silicone si longue durée
• Asepsie lors de la pose de sonde (geste stérile) et lors des manipulations
• Sac vidé régulièrement et en position déclive
4.2 Les pneumopathies
Elles représentent :
• 15-20% des infections nosocomiales
• Graves : décès dans 1/3 des cas
• Mécanismes : contamination de l’arbre respiratoire par
– Manu portage de germes exogènes
– Contamination par les sécrétions ORL
– Reflux de liquide digestif (fausses routes)
– Colonisation oropharyngée par les germes digestifs
Facteurs de risque :
– Terrain :
• Sujet âgé, état général, tabac

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PREVENTION DES INFECTIONS

• Pathologie broncho-pulmonaire (dilatation des bronches, traumatisme


thoracique avec contusion pulmonaire…)
• Fausses routes, troubles de conscience, opérés récents
– Ventilation artificielle
• Le risque augmente avec la durée de ventilation
– Prise en charge :
• Nutrition entérale,
• Décubitus
Facteur le plus important : durée d’exposition (durée de l’intubation, de la ventilation,
durée de séjour) variations dans le temps non linéaire :
– Pic autour de 5 jours
– Plateau jusqu’à 15 jours
– Puis diminution (rare chez les ventilés chroniques)
La prévention des pneumopathies passe par :
• Aspects généraux :
– Mobiliser, éviter le décubitus,
– Ne pas sédater,
– Ne pas faire manger sans précautions un malade qui fait des fausses routes, pas
de nutrition orale ou entérale en décubitus
– Opérés :
• Faciliter la toux (antalgiques, kiné, …)
• Arrêter le tabac en préopératoire
• Ventilation :
– Raccourcir la durée de ventilation
– Hygiène des manipulations (aspirations, etc.…)
– Entretien du matériel (respirateurs, etc…)
4.3 Infection sur abords veineux/bactériémie
Elles représentent :
• 10 à 15% des infections nosocomiales
• Deux types :
– Infections locales
– Bactériémies sur cathéter
• Graves

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PREVENTION DES INFECTIONS

– Mortalité
– Morbidité : possible foyer secondaire (endocardite, etc…)
• Deux sources :
– Cathéters veineux centraux
– Cathéters veineux périphériques (infections mal recensées)
Le mécanisme de contamination est :

– Contaminationendoluminale : manipulations/déconnections de la ligne


– Contaminationexoluminale à partir de la peau du malade ou des mains de
l’opérateur : pose du cathlon ou d’un catheter
– Greffe à partir d’un foyer infectieux à distance (rare)
– Liquide de perfusion contaminé (très rare)
La prévention des infections sur cathéter vasculaire implique :
• Pose
– Cathéters centraux : asepsiechirurgicale pour l’opérateur + antisepsie
chirurgicale de la peau du malade ; pose en milieu spécialisée ; retrait
précoce des KT posés en urgence
– Cathéters courts : hygiène des mains ++ (SHA) + antisepsie de la peau du
malade
• Maintenance
– Changement des cathéters courts à 4 jours ou si douleur

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PREVENTION DES INFECTIONS

– Manipulation aseptique des connections, système clos, réduction des


manipulations
4.4 Infection sur site opératoire
Elle représente :
• 10 à 15% des infections nosocomiales
• Abcès superficiels (= abcès de paroi) ou profonds
• Graves :
– 1ère cause de décès après chirurgie
– 1ère cause de ré intervention
– Séquelles esthétiques, fonctionnelles préjudice = plainte
– Prolongation de séjour (coût+++)
Le mécanisme est le suivant :
– Contamination pendant l’incision :
• Germes cutanés entraînés par l’incision vers le site opératoire
– Contamination pendant l’intervention :
• Geste septique (ex : appendicite abcédée)
• Faute d’asepsie
• Sédimentation des particules aériennes
• Foyer infectieux à distance
– Contamination après l’intervention : marginale
Facteurs de risque
• Terrain :
– Obésité ou dénutrition, diabète, troubles de l’hémostase, âge, infections à
distance, maladies associées
• Durée de séjour préopératoire > 24 h
• Rasage (X par 2 à 4 le risque d’ISO)
• Type de chirurgie
– « Sale » (classification d’Altemeier)
– Urgente
– Longue
Préventions des ISO
• Prise en charge du terrain :

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PREVENTION DES INFECTIONS

– Équilibre du diabète, traitement des foyers infectieux à distance, arrêt du


tabac+++
• Préparation avant l’intervention :
– Séjour préopératoire < 24h, JAMAIS de rasage, douches antiseptiques,
détersion + antisepsie du champ opératoire avec antiseptique alcoolique
• Au bloc :
– Tenue et comportement, matériel stérile, entretien des locaux, ventilation
• Antibioprophylaxie :
– cf. conférence de consensus
III- PREVENTION DES IN
Les principales mesures pour combattre les infections nosocomiales relèvent de l'hygiène :
 Hygiène des mains des soignants, des patients et de leur entourage (Souvent par
friction hydro-alcoolique en l'absence de cas de Clostridium ou de souillure sur les
mains) ;
 Dépistage à l'arrivée dans l'hôpital des patients considérés comme les plus à risques
(tranches d'âge extrêmes, patients ayant déjà subi de nombreuses hospitalisations,
immunodéprimés, transferts venus d'autres hôpitaux) en particulier pour les SARM
(Staphylococcus Aureus resistant à la meticilline).
 Isolement septique (en particulier dans une chambre individuelle) des malades
susceptibles de propager l'infection ;
 Isolement protecteur des sujets anormalement susceptibles aux infections ;
 Surveillance de l'usage des antibiotiques dans l'hôpital ;
 Surveillance de l'environnement par un technicien bio hygiéniste (traitement d'air: au
bloc opératoire, chambres de greffes; contrôle de l'eau : eau bactériologiquement
maîtrisée, eau chaude sanitaire (légionnelles).
 Actions préventives techniques : traitement des conduites transportant les fluides,
notamment l'eau (choc thermique / choc chloré) des tours aéro-réfrigérantes et l'air
(nettoyage chauffage, climatisation) ;
 Formation et contrôle médical périodique du personnel de l'hôpital : lavage des mains
entre chaque patient (détersion avec du savon si nécessaire, et friction à la solution
hydro-alcoolique), utilisation de gants stériles et de masques si nécessaire,
désinfection du matériel (notamment à l'autoclave), obligation pour le personnel

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PREVENTION DES INFECTIONS

soignant de retirer tout bijou et ornement corporel transportant idéalement des germes
même après détersion, destruction du matériel à usage unique.
 Constitution d'un Comité de Lutte contre les Infections Nosocomiales chargé
d'élaborer un programme pour le contrôle des infections nosocomiales en association à
une Équipe Opérationnelle d'Hygiène.
IV- PRECAUTIONS STANDARD

1- HYGIENE DES MAINS ET TECHNIQUES DE LAVAGE DE MAINS


Objectifs
 Expliquer l’importance du lavage des mains
 Décrire les techniques :
◦ Du lavage simple des mains
◦ Du lavage antiseptique des mains
◦ Du lavage chirurgical des mains

Principes
 Diminue le nombre de micro-organismes causant des maladies
 Diminue la morbidité et la mortalité des clients en diminuant le nombre
◦ De germes résidents, et
◦ De germes transitoires
Quand se laver les mains ?
 Se laver les mains avant et après avoir examiné un client (contact direct)
 Se laver les mains après avoir retiré les gants car ceux-ci peuvent avoir des trous
 Se laver les mains après toute exposition à du sang ou des liquides organiques
(sécrétions ou excrétions) même si l’on a porté des gants
Plus de 90% des infections nosocomiales sont manu portées. Le lavage des mains quel
que soit son type, est le geste de prévention par excellence des infections nosocomiales.
1.1-Types de lavage des mains
Il existe trois types de lavage des mains :
a) Lavage ordinaire ou simple : savon doux ordinaire, une application ; durée de lavage
(savonnage et rinçage) 15 secondes au minimum.
b) Lavage antiseptique ou hygiénique : savon antiseptique, une application ; durée de
lavage (savonnage et rinçage) 1 minute minimum.

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PREVENTION DES INFECTIONS

c) Lavage chirurgical : savon antiseptique, deux ou trois applications ; durée du lavage


(savonnage et rinçage) 5 minutes au minimum.
d) Une quatrième technique d’hygiène des mains est possible : l’antiseptise des mains
sans eau (par friction).
1.2- Principe du lavage des mains
-Mouiller abondamment les mains, de façon
prolongée pour les préparer efficacement au →→ Production de mousse qui englobe les micro-
savonnage organismes présents sur la surface de la peau.
-Mettre du savon en quantité suffisante.
-se frotter les mains →action mécanique de l’eau : élimination de la
-se rincer les mains mousse et donc des micro-organismes enrobés dans
la mousse
Recommencer plusieurs fois le cycle savonnage et
rinçage.

Principes fondamentaux
La tenue des mains
 Ongles courts, sans vernis, pas de faux ongles.
 Mains et avant-bras dépourvus de bijoux : ni alliance, ni bagues, ni bracelets, ni
montre…
 Tenue à manchescourtes.
 Le port des gants ne dispense pas du lavage des mains.
Le matériel
Il faut proscrire :
 Le Savon en pain.
 Les essuie-mains en tissu.
 Le séchage des mains à air chaud.
 Le transvasage du savon liquide d'un récipient dans un autre.
Le lavage simple des mains
Buts
 Eliminer les souillures.
 Permet la diminution de la flore transitoire.

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PREVENTION DES INFECTIONS

 Prévient la contamination
Indications
 Prise de service/ fin de service.
 Gestes de la vie courante : se coiffer, se moucher…
 Lors des soins d'hygiène, de confort et de continuité de la vie.
 Avant et après le port des gants à usage unique.
 Lors de soins infirmiers non invasifs.
 Après tout soinsinfirmier.
 Mains visiblement sales et ou souillées par des contaminations non microbiennes.
 Soins de contact avec la peau saine.
Matériels
 Savon doux (non désinfectant).
 Eau du réseau.
 Essuie-mains à usage unique non stériles.
Réalisation du lavage simple des mains
 Se mouiller les mains.
 Prendre une dose de savon liquide.
 Savonner durant 30 secondes, mains et poignets avec le savon doux en insistant plus
particulièrement sur les pouces, le dos des doigts, le dos des mains, le pourtour des
ongles, les espaces interdigitaux.
 Rincer abondamment en allant des mains vers les coudes, les mains se situant toujours
au-dessus des coudes : en commençant par les doigts et en finissant par les poignets
afin de ne pas ramener les germes au bout des mains.
 Sécher par tamponnement, des doigts vers les poignets, avec les essuie-mains à usage
unique non stérile.
 Fermer le robinet avec l'essuie-mains.
 Jeter les essuie-mains dans la poubelle à commande non manuelle.
 Durée de 30 secondes.
Le lavage hygiénique ou antiseptique des mains
Buts
 Eliminer la floretransitoire.
 Diminuer la florerésidente.
Indications

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PREVENTION DES INFECTIONS

 Après tout contact avec un patient en isolement septique et/ou infecté ou avec son
environnement.
 Après tout contact accidentel avec du sang ou des liquides biologiques.
 Avant réalisation d’un geste invasif (cathéter périphérique, sonde ou urinaire et autres
dispositifs analogues).
 Avant tout actestérile.
 Entre deux patients, après tout geste potentiellement contaminant.
 Avant tout contact avec un patient en isolement protecteur.
 Avant réalisation d’une ponction lombaire, d’ascite, articulaire ou autres situations
analogues.
 Avant manipulation des dispositifs intra-vasculaires (cathéters), drains pleuraux,
chambre implantable, et autres situations analogues.
 En cas de succession de gestes contaminants pour le même patient.
 Avant préparation et reconstitution alimentaire en restauration collective ou en office
individuel.
Matériels
 Savon liquide antiseptique : savon antiseptique polyvidone iodée (Bétadine Scrub®)
ou savon à base de chlorhexidine (Hibiscrub®).
 Eau du réseau.
 Essuie-mains à usage unique non stériles.
Réalisation du lavage hygiénique ou antiseptique des mains
 Se mouiller les mains.
 Prendre une dose de savon liquide.
 Savonner durant une minute, mains et poignets avec le savon doux en insistant plus
particulièrement sur les pouces, le dos des doigts, le dos des mains, le pourtour des
ongles, les espaces interdigitaux.
 Rincer abondamment en allant des mains vers les coudes, les mains se situant toujours
au-dessus des coudes : en commençant par les doigts et en finissant par les poignets
afin de ne pas ramener les germes au bout des mains.
 Sécher par tamponnement, des doigts vers les poignets, avec les essuie-mains à usage
unique non stérile.
 Fermer le robinet avec l'essuie-mains.
 Jeter les essuie-mains dans la poubelle à commande non manuelle.

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PREVENTION DES INFECTIONS

 Durée de 1 minute : le savonnage prolongé permet l'action de l'antiseptique.


La désinfection chirurgicale des mains par lavage
Buts
 Eliminer la floretransitoire.
 Diminuer de façon significative la flore résidente.
Indications
 Avant tout acte chirurgical, d'obstétrique et de radiologie interventionnelle.
 Avant tout geste pour lequel une asepsie de type chirurgical est chirurgicale requise :
pose de cathéter central, rachidien, chambre implantable, ponction amniotique, drain
pleural et autres situations analogues
Matériels
 Savon liquide antiseptique : savon antiseptique polyvidone iodée (Bétadine Scrub®)
ou chlorhexidine (Hibiscrub®).
 Eau filtréebactériologiquement.
 Brosse à ongles stérile à usage unique.
 Essuie-mains stériles.
Réalisation de la désinfection chirurgicale des mains par lavage
 Technique en 3 temps:
 3 phases de lavage.
 Temps total de 5 minutes.
 Mouiller les mains et les avant-bras.
 Savonner les mains et les avant-bras, 1 minute pour chaque côté.
 Brosser les ongles 1 minute (30 secondes /main).
 Rincer les mains et poignets.
 Savonner les mains et les poignets 1 minute.
 Rincer les mains et les avant-bras.
 Sécher avec des essuie-mains stériles.
Le traitement hygiénique des mains par frictions
Buts
 Eliminer la Floretransitoire.
 Diminuer la florerésidente.
Indications
 Substitution au lavage des mains (ne le remplace pas).

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PREVENTION DES INFECTIONS

IL a été démontré que le traitement hygiènique des mains par frictions est plus efficace que le
lavage simple et le lavage hygiènique ou antiseptique des mains.
N.B. : Les solutions hydro-alcooliques ne sont pas sporicides, ils ne sont donc pas efficaces
sur les spores du Clostridium difficile. Il ne faut donc pas les utiliser en cas de diarrhée. Ils
ne sont pas non plus efficaces sur les ectoparasites (gales, poux, lentes…).
Indications pour les procédures à risques infectieux faibles
 Prise de service/ fin de service.
 Gestes de la vie courante : se coiffer, se moucher…
 Lors des soins d'hygiène, de confort et de continuité de la vie.
 Avant et après le port des gants à usage unique.
 Lors de soins infirmiers non invasifs.
 Après tout soinsinfirmier.
 Soins de contact avec la peau saine.
Indications pour les risques infectieux intermédiaires
 Après tout contact avec un patient en isolement septique et/ou infecté ou avec son
environnement.
 Avant réalisation d’un geste invasif (cathéter périphérique, sonde ou urinaire et autres
dispositifs analogues).
 Avant toutactestérile.
 Entre deux patients, après tout geste potentiellement contaminant.
 Avant tout contact avec un patient en isolement protecteur.
 Avant réalisation d’une ponction lombaire, d’ascite, articulaire ou autres situations
analogues.
 Avant manipulation des dispositifs intra-vasculaires (cathéters), drains pleuraux,
chambre implantable, et autres situations analogues.
 En cas de succession de gestes contaminants pour le même patient.
 Avant préparation et reconstitution alimentaire en restauration collective ou en office
individuel.
Contre-indications
 Mains visiblement sales.
 Mains souillées par des substances biologiques.
 Mains présentant des traces de poudre ou de talc.
 Mains mouillés.

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PREVENTION DES INFECTIONS

 Peaulésée.
Matériel
 Solution hydro-alcoolique.
Réalisation du traitement hygiénique des mains par frictions
 Remplir le creux de la main du volume préconisé par le fabricant (voir verso du
flacon).
 Frictionner les mains et les poignets pendant le temps nécessaire à l'action du produit.
 Frotter rigoureusement mains et poignets jusqu'à évaporation complète du produit, en
insistant sur les paumes, le dos de la main, les espaces interdigitaux et le pourtour des
ongles.
Étapes de la friction des mains avec une solution hydro-alcoolique
 Etape 1: paumeContrepaume.
 Étape 2 : paume de la main droite sur le dos de la main gauche, et paume de la main
gauche sur le dos de la main droite.
 Étape 3 : paume contre paume avec les doigts entrelacés.
 Étape 4 : dos des doigts contre la paume opposée avec les doigts emboîtés.
 Étape 5 : friction circulaire du pouce droit enchâssé dans la paume gauche, et vice-
versa.
 Étape 6 : friction et rotation, en mouvement de va-et-vient avec les doigts joints de la
main droite dans la paume gauche, et vice-versa.

La désinfection chirurgicale des mains par frictions


Buts
 Eliminer la Floretransitoire.
 Diminuer de façon significative la flore résidente.
Indications
 Avant tout acte chirurgical, d'obstétrique et de radiologie interventionnelle.

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PREVENTION DES INFECTIONS

 Avant tout geste pour lequel une asepsie de type chirurgical est chirurgicalement
requise : pose de cathéter central, rachidien, chambre implantable, ponction
amniotique, drain pleural et autres situations analogues
Il a été démontré que la désinfection chirurgicale des mains par frictions est plus efficace que
la désinfection chirurgicale des mains par lavage.
N.B. : Les solutions hydro-alcooliques ne sont pas sporicides, ils ne sont donc pas efficaces
sur les spores du Clostridium difficile. Il ne faut donc pas les utiliser en cas de diarrhée. Ils
ne sont pas non plus efficaces sur les ectoparasites (gales, poux, lentes…).
Contre-indications
 Mains visiblement sales.
 Mains souillées par des substances biologiques.
 Mains présentant des traces de poudre ou de talc.
 Mains mouillés.
 Peaulésée.
Matériels
 Solution hydro-alcoolique
 Savon non désinfectant.
 Brosses à ongles.
 Eau du réseau.
 Essuie-mains à usage unique.
Réalisation de la désinfection chirurgicale des mains par frictions
 Temps n°1 : effectuer un lavage simple des mains + brossage des ongles
 Se mouiller les mains.
 Prendre une dose de savon liquide.
 Savonner durant 30 secondes, mains et poignets avec le savon doux en insistant plus
particulièrement sur les pouces, le dos des doigts, le dos des mains, le pourtour des
ongles, les espaces interdigitaux.
 Brosser les ongles 1minute (30 secondes /main).
 Rincer abondamment en allant des mains vers les coudes, les mains se situant toujours
au-dessus des coudes : en commençant par les doigts et en finissant par les poignets
afin de ne pas ramener les germes au bout des mains.
 Sécher soigneusement par tamponnement, des doigts vers les poignets, avec les essuie-
mains à usage unique non stérile.

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PREVENTION DES INFECTIONS

 Fermer le robinet avec l'essuie-mains.


 Jeter les essuie-mains dans la poubelle à commande non manuelle.
 Temps n°2 : 1re friction des mains aux coudes inclus, jusqu’à séchage complet.
 Temps n°3 : 2e friction des mains aux avant-bras (coudes exclus), jusqu’à séchage
complet.
Utilisation de la solution hydro-alcoolique
 Remplir le creux de la main du volume préconisé par le fabricant (voir verso du
flacon).
 Frictionner pendant le temps nécessaire à l'action du produit.
 Frotter rigoureusement jusqu'à évaporation complète du produit, en insistant sur les
paumes, le dos de la main, les espaces interdigitaux et le pourtour des ongles.
Étapes de la friction des mains avec une solution hydro-alcoolique
 Etape1 :paumecontrepaume.
 Etape 2 : paume de la main droite sur le dos de la main gauche, et paume de la main
gauche sur le dos de la main droite.
 Etape 3 : paume contre paume avec les doigts entrelacés.
 Etape 4 : dos des doigts contre la paume opposée avec les doigts emboîtés.
 Etape 5 : friction circulaire du pouce droit enchassé dans la paume gauche, et vice-
versa.
 Etape 6 : friction et rotation, en mouvement de va-et-vient avec les doigts joints de la
main droite dans la paume gauche, et vice-versa.
2- EQUIPEMENT DE PROTECTION INDIVIDUELLE
La tenue de travail en milieu hospitalier a pour but de remplacer la tenue de ville afin
de limiter les risques infectieux liés à la transmission des micro-organismes, omniprésents
dans l’environnement, et de protéger ainsi selon les circonstances le patient et les
professionnels de santé. Les recommandations proposées en matière de tenue vestimentaire se
basent sur les conceptions générales de l’hygiène et de l’asepsie en secteur de soins.
2.1- HYGIÈNE CORPORELLE ET PRE REQUIS
L’hygiène corporelle de base est un élément fondamental. L’agent arrive au travail
douché, il porte des sous-vêtements propres. Il doit pouvoir prendre une douche dans les
vestiaires à la fin de son service.
Les cheveux sont propres, courts ou attachés et relevés.

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PREVENTION DES INFECTIONS

Les ongles sont courts propres et sans vernis, même incolore car il risque de s’écailler.
L’absence de faux ongles est également requise.
Les bijoux constituent un réservoir de germes, réduisent la performance des techniques
d’hygiène des mains conformes et augmentent également le risque d’accidents (par
accrochage notamment…).
Les effets personnels tels foulard, sous-vêtements à manches longues ou avec col, gilets de
laine, téléphone, MP3) sont interdits. Toutefois, pour les personnes frileuses, on peut autoriser
le port de T-shirts spécifiques sous la tenue.
Les lunettes doivent être nettoyées à chaque prise de fonction avec un détergent pour les
montures et à l’alcool pour les verres.
La montre est accrochée à la tunique ou à la blouse et elle est facilement nettoyable.
Les dispositifs médicaux non stériles (ciseaux, pinces, garrots, stéthoscopes) sont tolérés
mais ils doivent toutefois être limités. Ils doivent être nettoyés chaque jour, et après tout geste
contaminant (après chaque utilisation et entre deux patients) avec un détergent désinfectant.
Les INCONTOURNABLES de l’hygiène des mains
■ Manches courtes ou relevées,
■ Mains et poignets sans bijou (ni alliance, ni montre…)
■ Ongles courts sans vernis
2.2- LA TENUE STANDARD
Le port en est obligatoire pour tous soins dispensés.
a- ELÉMENTS
Tunique
Pantalon
Blouse
Chaussures
b- DESCRIPTIF ET CARACTÉRISTIQUES
La tenue standard se compose d’une tunique pantalon ou d’une blouse. La blouse devrait
être portée avec un pantalon appartenant à la tenue standard de l’établissement.
■ La tunique est à manches courtes, assez longue, adaptée à la taille de la personne.
■ Le pantalon ou le pantacourt est sans poche, avec un élastique à la taille.
■ La blouse à manches courtes pour faciliter l’hygiène des mains, doit toujours être fermée.

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PREVENTION DES INFECTIONS

■ Les chaussures assurent confort, hygiène et sécurité. Elles sont spécifiques à l’activité.
Elles sont silencieuses, antidérapantes, fermées sur le dessus, et au bout, facilement
nettoyables et maintenues propres.
- blanche : personnel paramédical et médical
- rose : sage-femme et auxiliaire de puériculture en crèche
- vert : personnel d'anesthésie
- vert Nil : praticien en chirurgie
- bleu : personnel des blocs opératoires
- jaune : personnel médical des urgences
 L’identification des personnels est réalisée par des badges par service.
 La tenue est portée fermée.
c- TEXTILE
Le mélange polyester coton (65 % - 35 %) reste la référence en matière de vêtement
hospitalier, il est plus résistant que le mélange 50/50. D’entretien facile, il autorise un lavage à
haute température. Il émet peu de particules. Il a des propriétés isolantes, résiste à l’humidité
et présente une moindre adhérence aux micro-organismes que le coton seul.
d- RYTHME DE CHANGEMENT
La dotation doit être suffisante pour un change quotidien et chaque fois que souillée. Un
minimum de 6 à 11 tenues est requis selon la durée de [Link] la prise des repas du
personnel, la tenue professionnelle est remplacée par la tenue de ville afin de la protéger des
souillures et limiter les risques de transmission de micro-organismes dont elle est porteuse ou
susceptible de l’être.
LA TENUE DE TRAVAIL NE DOIT PAS ÊTRE PORTÉE DANS UNE ZONE DE
RESTAURATION COLLECTIVE
2.3- TENUE « ADDITIONNELLE EN FONCTION DES SITUATIONS »
Certaines situations nécessitent le port d’une tenue additionnelle : soins contaminants,
soins de nursing, douche, manipulation de produits toxiques types cytostatiques.
a- ELÉMENTS
 Sur blouse,
 Tablier, chasuble
 Masque
 Lunettes
 Gants

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PREVENTION DES INFECTIONS

b- DESCRIPTIF ET CARACTÉRISTIQUES
Sur-blouse : Selon son utilisation, elle est sans poche à usage unique et toujours fermée.
Lunettes de protection ou masques à visière : Sont à utiliser selon les situations et s’il existe
un risque de projection
V- MESURES EN CAS D’ACCIDENT D’EXPOSITION AU SANG(AES)
Ils sont représentés essentiellement par les piqures (70%), les coupures, projections de
sang. Le risque de contracter un SIDA avec un malade contaminé est de 0,25%, une hépatite
B de 20 à 30%, une hépatite C de 15%.
En cas de piqures ou coupure :
+ Se laver les mains.
+ tremper immédiatement la zone piquée ou coupée durant 10 minutes dans une solution
antiseptique : Bétadine dermique ; alcool à 70 ou Dakin Cooper.
En cas de projection sur l’œil :
+ Se laver les mains.
+ Rincer à grande eau
+ Consultation ophtalmologique
Dans tous les cas, il faut déclarer l’accident de travail et suivre les recommandations
du médecin du personnel : sérologie à Jo, à 3 mois et 6 mois, vérification du statut
immunitaire vis-à-vis de l’hépatite B et du tétanos ; examen sérologique du patient à l’origine
de l’accident, en le prévenant et éventuel traitement anti-VIH.
VI- PRECAUTION COMPLEMENTAIRE : ISOLEMENT

L’ISOLEMENT
L’isolement est le constat d'une situation dans laquelle un individu est séparé de gré ou
de force du reste de son environnement habituel.
L’isolement peut correspondre à une nécessité sanitaire :L’OMS, préconise l'isolement dans
ses différentes composantes et notamment le placement en chambres individuelles.
L’isolement concerne aussi le port d'équipements de protection, masques, gants, blouses, etc.
l'isolement des patients est prescrit comme mesure efficace contre la propagation des maladies
contagieuses tel que ; tuberculose, fièvre hémorragique du virus d’EBOLA, peste...
VII- ENTRETIEN DE L’ENVIRONNEMENT
1- GESTION DES DÉCHETS
Les Buts de l’élimination des déchets est de :

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PREVENTION DES INFECTIONS

◦ Prévenir tout risque d’infection pour le personnel et la communauté


◦ Créer un environnement esthétique
Les déchets d'activités de soins sont des déchets issus des activités de diagnostic, de
suivi et de traitement préventif, curatif ou palliatif dans les domaines de la médecine.
L'établissement de soins à des obligations par rapport à toutes les étapes d'éliminations
des déchets d'activités de soins :
● Aux tris des déchets d'activités de soins.
● Au conditionnement des déchets d'activités de soins.
● A l’entreposage déchets d'activités de soins.
● Au suivi de l’élimination : la traçabilité.
Tri et conditionnement
Le tri des déchets permet :
● D'assurer la sécurité des personnes.
● De respecter les règles d’hygiène.
● D'éliminer chaque type de déchet par la filière appropriée, dans le respect de la
réglementation.
● De contrôler l’incidence économique de l’élimination des déchets
Chaque catégorie de déchets doit être conditionnée de manière distincte en assurant le
respect de la réglementation, des procédures internes et des codes couleur é[Link]
conditionnement doit toujours être adapté aux déchets :
● Déchets d'activités de soins à risques infectieux : double emballage.
● Déchets d'activités de soins à risques infectieux « mous » : le sac, le carton doublé
plastique, le fût.
Les critères de bon conditionnement sont :
● L'étanchéité.
● La résistance à la traction.
● La présence d’un système de fermeture et préhension efficace et sûre.
● La capacité adaptée à la production.
● Le code couleur ou le pictogramme jaune : différenciation obligatoire.
Les déchets doivent être stockés dans un local réservé à cet usage, local propre et nettoyé tous
les jours.
Elimination des déchets
Déchets solides

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PREVENTION DES INFECTIONS

 Porter des gants de ménage


 Jeter les déchets solides dans une poubelle lavable avec un couvercle
 Vider les poubelles régulièrement
 Enterrer les déchets non combustibles immédiatement
 Décontaminer et laver les gants
 L’incinérateur est la meilleure méthode pour tuer les micro-organismes
Aiguilles et autres tranchants
- Porter des gants de ménage
- Jeter les lames, bistouris et aiguilles dans une boite à tranchants
- Ne pas recapuchonner les aiguilles
- Si recapuchonner est indispensable, le faire avec une seule main
- Incinérer ou enterrer la boite à tranchants lorsqu’elle est au ¾ pleine
- Décontaminer et laver les gants
Liquides contaminés
 Porter des gants de ménage
 Verser lentement les liquides dans un évier muni de chasse d’eau ou dans
des latrines
 Rincer l’évier ou les toilettes abondamment
 Décontaminer et laver les gants
Poubelles
Précautions utiles
◦ Utiliser des poubelles lavables pour les déchets contaminés
◦ Placer à un endroit pratique
◦ Ne pas les utiliser à d’autres tâches
◦ Laver et désinfecter au chlore
◦ Séparer les déchets combustibles des non combustibles
◦ Séparer les solides des liquides
2- hygiène des locaux
Élimination des déchets
Déchets solides
 Porter des gants de ménage
 Jeter les déchets solides dans une poubelle lavable avec un couvercle
 Vider les poubelles régulièrement

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PREVENTION DES INFECTIONS

 Enterrer les déchets non combustibles immédiatement


 Décontaminer et laver les gants
 L’incinérateur est la meilleure méthode pour tuer les micro-organismes
Aiguilles et autres tranchants
- Porter des gants de ménage
- Jeter les lames, bistouris et aiguilles dans une boite à tranchants
- Ne pas décapuchonner les aiguilles
- Si recapuchonner est indispensable, le faire avec une seule main
- Incinérer ou enterrer la boite à tranchants lorsqu’elle est au ¾ pleine
- Décontaminer et laver les gants
Liquides contaminés
 Porter des gants de ménage
 Verser lentement les liquides dans un évier muni de chasse d’eau ou dans
des latrines
 Rincer l’évier ou les toilettes abondamment
 Décontaminer et laver les gants
Poubelles
Précautions utiles
◦ Utiliser des poubelles lavables pour les déchets contaminés
◦ Placer à un endroit pratique
◦ Ne pas les utiliser à d’autres tâches
◦ Laver et désinfecter au chlore
◦ Séparer les déchets combustibles des non combustibles
◦ Séparer les solides des liquides
3- traitement des dispositifs médicaux
Traitement des instruments souillés
 La décontamination : Permet de nettoyer les objets souillés avec plus de sécurité (tue
les virus des VHB-C et du VIH)
 Le nettoyage : Enlève mécaniquement la plupart (80 %) des micro-organismes
 La stérilisation : Détruit tous les micro-organismes (y compris les endospores)
 La désinfection de haut niveau : Détruit toutes les bactéries, les virus, les champignons
et les parasites

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PREVENTION DES INFECTIONS

 L’évacuation des déchets : Consiste à jeter en s’entourant des précautions nécessaires,


les articles contaminés
3.1- Décontamination
Principes
 Inactive les VHB-C et le VIH
 Rend les articles moins dangereux à manipuler
 Doit être faite avant le nettoyage
Pratiques
 Placer les instruments et les gants réutilisables dans une solution chlorée à 0,5
% après utilisation
 Laisser tremper pendant 10 mn et rincer immédiatement
 Essuyer les surfaces (tables d’examen, tables d’opération, sol) avec une
solution chlorée
Instructions pour préparer des solutions chlorées diluées
Parts totales d’eau = (% concentré /% dilué) – 1 NB : 1 degré chlorium =
0,3 %
3.2- Nettoyage
Le nettoyage est important parce que :
 Façon la plus efficace de réduire le nombre de micro-organismes sur les
instruments et les matériels souillés
 La stérilisation et la désinfection de haut niveau ne seront pas efficaces sans un
nettoyage préalable
Principes
 Enlève les matières organiques qui
i. Protègent les micro-organismes contre la stérilisation et la DHN
ii. Peuvent inactiver les désinfectants
 Doit être fait pour que la stérilisation et la DHN soient efficaces
 Méthode pour réduire mécaniquement le nombre des endospores
 Utiliser un détergent liquide
 Le détergent dissout les graisses-huiles et les corps étrangers
 Éviter certains produits abrasifs
 Brosser avec une brosse souple sous l’eau
 Nettoyer à l’eau simple supprime 50 % des micro-organismes

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PREVENTION DES INFECTIONS

 Nettoyage avec un détergent supprime 80 % des micro-organismes


Directives
 Porter des barrières (gants de ménage, lunette, tablier, bottes ou chaussures en
plastique fermées) pendant le nettoyage
 Utiliser une vieille brosse à dent dans de l’eau savonneuse
 Bien rincer avec de l’eau pour enlever le reste de savon pouvant interférer avec
la désinfection chimique
 Bien sécher
 Aiguilles et seringues réutilisables devraient être démontées et nettoyées avec
de l’eau savonneuse
3.3- La désinfection de haut niveau (DHN)
Principes
 Détruit tous les micro-organismes y compris les VHB-C et le VIH ; mais ne tue pas
efficacement toutes les endospores bactériennes
 C’est la seule alternative acceptable lorsque l’équipement de la stérilisation n’est pas
disponible

DHN par ébullition


o Faire bouillir les instruments et autres articles pendant 20 mn dans une
marmite avec un couvercle
o Commencer à chronométrer lorsque l’eau entre en ébullition
o Ne rien ajouter à la marmite après avoir commencé le chronométrage
o Laisser sécher à l’air avant l’utilisation ou l’emmagasinage
DHN à la vapeur
o Passer les instruments, gants et autres articles à la vapeur pendant 20 mn
o Être certain qu’il y a assez d’eau au fond de la marmite pour faire durer le
cycle entier de DHN à la vapeur
o Porter l’eau à ébullition à gros bouillons
o Commencer à chronométrer lorsque la vapeur commence à sortir d’en dessous
le couvercle
o Ne rien ajouter à la marmite après que le chronométrage ait commencé
o Laisser sécher à l’air et emmagasiner
3.4- DESINFECTANTS ET ANTISEPTIQUES

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PREVENTION DES INFECTIONS

DÉFINITION
Dans le langage courant, le terme désinfectant comprend à la fois les désinfectants au sens
strict et les antiseptiques. Les deux termes désignent les produits qui ont en commun la
capacité d’inhiber ou de tuer les micro-organismes indésirables. Les désinfectants au sens
strict sont destinés aux milieux inertes (instruments, surfaces) ; les antiseptiques sont destinés
aux tissus vivants (peau, muqueuse).
Ces produits agissent de façon momentanée, ils ne protègent pas contre une nouvelle
contamination ni la prolifération naturelle (mitose, réplication). Ils doivent donc être
réappliqués régulièrement.
MODE D’ACTION DES ANTISEPTIQUES ET DESINFECTANTS
Les antiseptiques et désinfectants sont capables d’inhiber la croissance des micro-organismes
(action bactériostatique, fongistatique, virostatique) ou de les éliminer (= tuer) (action
bactéricide, fongicide, virucide, sporicide). Certains produits possèdent les deux actions en
fonction de la concentration utilisée. Généralement, plus la concentration est élevée, plus
l'effet est de type létal (exception ex : éthanol 70% plus actif qu'à 96%).
Les sources de contamination en milieu hospitalier sont variées :
• Système pileux (cheveux, barbe)
• Peau (mains, en particulier sous les ongles, bagues, entre-les doigts…)
• Bouche, nez
• Tenue vestimentaire (blouses de travail, chaussures)
• Environnement (surfaces planes ou horizontales, poignées, lavabos, sols)
On distingue différentes familles d'antiseptiques et de désinfectants en fonction de leur mode
d’action sur la cellule des microorganismes : atteinte membranaire, coagulation de
constituants intracellulaires, blocage d'enzymes protéiques… (cf. tableau 1). Hormis la
concentration, différents facteurs peuvent influencer l’activité des produits :
• Temps de contact (augmentation de l’activité avec augmentation du temps de contact)
• Température (augmentation de l’activité avec augmentation de la température), pH (baisse
ou augmentation d'activité selon les familles)
• Liposoluble (pénétration de la couche cornée)
• Présence de fluides ou autres matières biologiques (sang, pus) (diminution de l’activité pour
toutes les familles à l'exception des phénols)
• Présence de savon (diminution de l’activité des ammoniums quaternaires, de la
Chlorhexidine et des produits chlorés).

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PREVENTION DES INFECTIONS

Les incompatibilités avec les matières organiques et les savons impliquent la nécessité d’un
bon nettoyage et rinçage de la peau avant l’application de l’antiseptique et un changement
fréquent de la solution (solution d'immersion par exemple) pour les désinfectants en cas
d’utilisation importante.
Tableau 1 : Principales familles d’antiseptiques et désinfectants

SPECTRE D’ACTION
La plupart des produits ont une activité satisfaisante sur les bactéries et les virus enveloppés
(ex. HIV, hépatites B et C, herpes, grippe). Par contre, l’activité sur les virus nus (ex.
poliovirus, hépatite A et E, papillomavirus), les mycobactéries (tuberculose), les moisissures
ou les spores varie d’un produit à l’autre. Le choix du produit dépendra du type de
désinfection envisagée et de l’objectif à atteindre (HLD, MLD, LLD : niveau de désinfection
élevé respectivement moyen et bas).
Tableau 2 : Spectre d’activité des antiseptiques et désinfectants (adapté de réf. 5)

Remarque :
- Aldéhydes : utilisation pour la désinfection uniquement
- Halogénés iodés : utilisation pour l'antisepsie uniquement
CONSERVATION ET STABILITE
Dans leurs emballages d’origine, fermés et à l’abri de la lumière, les désinfectants et
antiseptiques peuvent être conservés jusqu’à leur date d’expiration.
Une fois ouverts, les désinfectants gardent normalement leur activité 6 mois à une année
selon le produit. Lorsqu’ils ont été dilués au moment de l’emploi, leur stabilité est réduite. La
durée de conservation d’une dilution varie de quelques heures à quelques semaines selon les
produits, et elle doit être respectée afin d’éviter deux risques majeurs, à savoir l’inactivation
du produit et/ou la contamination [Link] les antiseptiques, il existe un risque de

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PREVENTION DES INFECTIONS

contamination après ouverture par des bactéries résistantes, en particulier en cas de spectre
d’action étroit. Les antiseptiques doivent donc être utilisés dans des délais raisonnables et
manipulés sans faire courir le risque d’une contamination du produit. Les solutions aqueuses
sont rapidement contaminées après ouverture et doivent être utilisées dans les 24h.

Principe d’utilisation des désinfectants


-- jamais d’époussetage ou de balayage a sec pour ne pas remettre les poussières et donc
les micro-organismes en suspension.
-- passer des surfaces les plus propres aux plus sales dans un ordre logique.
-- passer des chambres des malades les moins infectés aux chambres des malades les plus
infectés.
-- travailler avec une tenue adaptée, produits bien dilués et selon un protocole.
Il existe spécifiquement quatre types de zones à nettoyer, de façon spécifique allant du
plus au moins critique on peut citer :
◦ Les zones à risques : blocs opératoires, service de réanimation,…
◦ Les zones ordinaires : chambre de malades dans les unités de soins,
◦ Les zones communes : offices de soins, offices alimentaires, couloirs de service, …
◦ Les zones de circulation : couloirs de bâtiments, escaliers, annexes,…
4. Caractéristiques des désinfectants
 Solution chlorée
a. Avantages
o Peu coûteux
o Actif sur les virus
o Accessible
o Disponible
o Utile pour les grandes surfaces

b. Inconvénients
o Corrosif pour les instruments métalliques
o Doit être remplacé tous les jours

Eau de javel Irritant (peau, yeux, voies Corrosif - Détruit par la lumière
respiratoires) - Laisse des résidus

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PREVENTION DES INFECTIONS

Formaldéhyde Irritant (peau, yeux, voies Non corrosif Laisse des résidus
respiratoires)

Glutaraldéhyde Irritant Non corrosif Laisse des résidus

Eau oxygénée Irritant Non corrosif Ne laisse pas de


résidus

5. Moyens utilisables
La désinfection des surfaces se fait de deux façons principales : la désinfection par
contact et la désinfection par immersion.
i) Désinfection par contact
Elle peut se faire de façon manuelle ou par pulvérisation.
- De façon manuelle, la qualité de la désinfection tient à la compétence et à la
conscience professionnelle de l’agent qui la réalise : en effet s’il néglige certaines
localisations d’une surface ou d’un matériel, ces points resteront éventuellement
porteurs de micro-organismes qui pourront être source d’infection ; c’est une méthode
de choix dans de nombreuses unités car elle allie action mécanique et désinfection
chimique.
- Par pulvérisation de bactéricides de contact, elle pallie l’inconvénient de la prestation
manuelle mais nécessite un matériel performant et un personnel formé à ces
techniques pour éviter les accidents et les réactions allergiques.
ii) Désinfection par immersion
Elle concerne essentiellement le matériel hôtelier de petite taille et se pratique en
immergent pendant 15-20 minutes au minimum le matériel dans une solution
désinfectante selon les cas.

3.5- La stérilisation
But
 Assurer la destruction de tous les micro-organismes y compris les endospores
bactériennes
Deux types
 Stérilisation à la chaleur
i. Chaleur sèche = poupinel

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PREVENTION DES INFECTIONS

ii. Chaleur humide = autoclave


 Stérilisation chimique ou à froid
Principes
 Stérilisation à la vapeur
i. La vapeur saturée à haute pression constitue l’agent stérilisant
ii. Efficacité pour deux raisons
-La vapeur transporte rapidement l’énergie thermale
-La vapeur détruit les couches protectrices extérieures des micro-organismes
 Stérilisation à la chaleur sèche
 Stérilisation par conduction thermale
 Tue les microorganismes par combustion lente (coagulation) des
protéines dans les micro-organismes
 Processus plus long que l’autoclave parce que absence d’humidité pour
conduire la chaleur
Directives pour l’utilisation de l’autoclave
◦ Décontamination – nettoyage préalable
◦ Instruments articulés doivent être en position ouverte
◦ Instruments pas trop serrés
◦ Bonne circulation et préparation de la vapeur
◦ Durée 20 mn pour les objets non emballés et 30 mn pour les objets emballés à
121 °
◦ Laisser refroidir 20 à 30 mn avant de l’ouvrir pour faire sortir la vapeur
◦ Laisser sécher les paquets d’instruments avant de les sortir de l’autoclave : 15
–30 mn
◦ Tenir un registre du stérilisateur : Début de la chaleur, T° et pression atteintes,
Chauffage à diminué, Chaleur a été coupée
Directives pour l’utilisation du poupinel
◦ 170° C →→→ 60 mn
◦ 160° C →→→ 120 mn
◦ 150° C →→→ 150 mn
◦ 140° C →→→ 180 mn
◦ 140° C →→→ 180 mn

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PREVENTION DES INFECTIONS

Figure 1 : Représentation schématique de la stérilisation


ENTRETIEN
But :
 Diminuer le nombre de micro-organismes auxquels peuvent être exposés les clients ou
le personnel
 Diminuer le nombre d’accidents en prévenant les chutes
 Offrir un cadre agréable
Principe :
-- Le nettoyage à la brosse est le meilleur moyen pour enlever la saleté et les micro-
organismes
-- Toujours porter des gants lorsqu’on nettoie
-- Utiliser un chiffon ou une serpillière mouillée pour les murs les planchers et les halls
-- Utiliser un matériel uniquement réservé aux secteurs à haut risque
-- Changer les solutions de nettoyage lorsqu’elles n’ont plus l’air propre
-- Nettoyer et sécher régulièrement les serpillières, brosses, chiffons et autres matériels de
nettoyage entre les utilisations
-- Laver du haut vers le bas
-- Suivre les instructions pour diluer les désinfectants

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PREVENTION DES INFECTIONS

Préparation d’une solution désinfectante de nettoyage


 Une solution désinfectante de nettoyage contient un détergent (savon) et un
désinfectant (eau de javel, acide carbonique)
 L’eau de javel ne doit pas être mélangée avec des solutions de nettoyage contenant de
l’acide
SOINS INFIRMIERS PRE ET POST-OPERATOIRES
Objectifs
 Décrire et expliquer les éléments constituant la préparation globale, locale et
psychologique d’un patient en phase pré-opératoire
 Citer les éléments que doit contenir le dossier du patient en pré-opératoire
 Expliquer les éléments de surveillance d’un patient en post-opératoire immédiat

Plan
 Introduction
 La période pré-opératoire
◦ La consultation d’anesthésie
◦ La veille de l’intervention
◦ Le matin de l’intervention
 La période per-opératoire
 La période post-opératoire
◦ Le post-opératoire immédiat: J0 post-op
◦ Les jours suivants
 Conclusion

INTRODUCTION
Ce sont les soins à réaliser avant une intervention chirurgicale et après celle-ci pour
éviter les infections, réduire l'angoisse souvent présente...
Trois temps dans les soins infirmiers en chirurgie:
 Le pré-opératoire
 Le per-opératoire
 Le post-opératoire
Une prise en charge efficace en chirurgie = qualité:

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PREVENTION DES INFECTIONS

 De la préparation pré-op
 De la surveillance et des soins post-op
1. La période pré-opératoire
Elle s’étend du moment où l’intervention est planifiée, jusqu’au départ du patient pour
le bloc:
a. Préparation « physique »
b. Préparation « psychologique »
On retrouve généralement 3 cas de figure:
--Intervention programmée: « bloc froid »
--Urgence: « bloc chaud »
--Urgence différée
1.1 La consultation d’anesthésie
Obligatoire au moins 48h avant l’intervention, réalisée par le médecin anesthésiste
permet de
 Dépister les facteurs de risques
 Evaluer l’état psychologique
 Informer, éventuellement négocier
 Expliquer le déroulement
Le patient doit bénéficier d’une information claire : les raisons de l’intervention, ses
modalités… L’anesthésiste doit obtenir le consentement éclairé du patient.
Elle va consister en :L’interrogatoire, l’examen clinique, le bilan sanguin et les examens
complémentaires.
a. L’interrogatoire
◦ Bilan de l’état général et psychologique
◦ Recherche des ATCD, pathologies, allergies, ttt habituels, habitudes de vie
b. L’examen clinique
◦ Auscultation ♥
◦ Auscultation pulmonaire
◦ Évaluation de l’état cutané
c. Le bilan sanguin
Au minimum:
 Groupe rhésus
 NFS + plaquettes

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PREVENTION DES INFECTIONS

 Bilan d’hémostase
 Ionogramme sanguin
 glycémie
d. les examens complémentaires
 ECG (électrocardiogramme)
 RP (radiographie pulmonaire)
 Autres: ECBU, ASP, scanner, IRM, échographie, fibroscopie...
Au terme de la consultation:
Fiche d’observation de pré-anesthésie qui devra figurer dans le dossier du patient lors de
son départ au bloc opératoire
± Prescription de prémédication
± Réajustement du traitement personnel, 1 ou plusieurs jours avant l’intervention
L’IDE est responsable de vérifier le contenu du dossier du patient, notamment du dossier
d’anesthésie, qui doit comporter les examens sanguins et radiologiques prescrits.

1.2 La veille de l’intervention


Elle comporte trois éléments essentiels :
a. l’accueil: préparation psychologique
b. préparation générale
c. préparation cutanée
 Les soins préopératoires ont pour but d’amener le patient à l’intervention chirurgicale
dans les meilleures conditions possibles de sécurité et de confort
 La relation soignant-soigné est basée sur l’écoute, le dialogue et la disponibilité
 Accueil et explication du déroulement
 Repérer le niveau de compréhension et d’information du patient et de la famille
 Rassurer, ré expliquer si besoin. Ne pas mentir
 Accueillir, orienter la famille
LES GESTES TECHNIQUES
• TOMIE : ouverture d’un viscère : gastrotomie,
• STOMIE : abouchement d’un viscère (provisoire ou définitif) à la peau ou à un
autre viscère
• ECTOMIE : exérèse totale ou partielle d’un viscère
• GREFFE : remplacement d’un organe ou d’un tissu

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PREVENTION DES INFECTIONS

Il faudra aussi veiller aux éléments suivant :


-Informer le patient sur la prise en charge de la douleur postopératoire
-Prise des constantes
-Informer le patient qu’il devra rester à jeun à partir de minuit (ni boire, ni manger, ni
fumer, ni chewing-gum…)
2. La période per-opératoire
Elle s’étend de l’arrivée du patient au bloc opératoire jusqu’en salle de réveil, cette
période permet à l’IDE de préparer la chambre pour le retour du patient
◦ Aérer, réchauffer la chambre…
◦ Installer système de monitorage
◦ prise O2, aspiration...
◦ feuille de surveillance, matériel spécifique (attelle)
◦ Mettre un pied à perfusion, un bassin, un urinal
1. La période post-opératoire
C’est le retour du bloc, il faut prendre connaissance du compte rendu de l’intervention,
des prescriptions postopératoires, des médicaments déjà reçus avant son retour dans le
service.
i. Le post-opératoire immédiat: J0 post-op
 premier regard sur le patient
 installation confortable du patient
 vérification du dispositif dont le patient est porteur
 surveillance
ii. Les jours suivants
 prévention et dépistage des complications de décubitus
 Dépistage des complications locales spécifiques
 Devenir
La surveillance du patient va comporter :
=Surveillance hémodynamique
=Surveillance neurologique
=Surveillance respiratoire
2. Les complications post-opératoires
Tout patient peut présenter une complication locale ou générale dans les suites d’une
intervention.

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PREVENTION DES INFECTIONS

a. prévention et dépistage des complications de décubitus


◦ Broncho-pulmonaires: encombrement, fièvre…
◦ Urinaires: quantité, aspect des urines…
◦ Intestinales: état du transit
◦ Thromboemboliques: dépister les signes de thrombophlébite
◦ Cutanées: escarres
b. Dépistage des complications locales spécifiques:
 Hémorragiques
 Surveiller et quantifier les drainages
 Surveiller les pansements
 Surveiller π, TA, sueurs, pâleur, marbrures, dyspnée
 Infectieuses
 Dépister la présence de pus lors de la réfection de pst
 Dépister la présence de pus dans les drainages
 Odeur des pansements
 Température
CONCLUSION
 Quotidien de l’IDE en chirurgie
 Ne pas le banaliser
 De la qualité
 de la préparation pré-opératoire
 et de la surveillance post-opératoire
 dépend une prise en charge efficace
 et en toute sécurité
 du patient dans un contexte chirurgical

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PREVENTION DES INFECTIONS

EXERCICES D’ASSIMILATION
1. Définir les termes suivants
- infection hospitalière - résistance acquise - asepsie - désinfectant - décontamination -
stérilisation
2. Préparation d’une solution de décontamination
En salle de soin, vous voulez préparer une solution de décontamination à 0,05%. Vous
disposez de l’eau de javel diluée à 12°.
Décrivez minutieusement votre préparation.
3. Présentez un tableau comparatif entre les antiseptiques et les désinfectants

4. Quels sont les différents types de Bétadine qui existent dans les commerces ?

Précisez pour chacune : son type, son mode d’utilisation, et ses indications.
5. CAS CLINIQUE
Vous êtes nouvellement affecté dans le service de Médecine où au cours de votre
ronde le cas du patient Djasso âgé de 50 ans diabétique connu et admis pour pathologie réno-
prostatique attire votre attention. Il est hospitalisé depuis 10 jours et dès l’entrée porte un
cathéter veineux et une sonde urinaire à demeure. Il serait polygame car entouré de ses 3
femmes et ses 12 enfants.
1) Selon vous, quel risque encoure le patient Djasso ? Justifiez votre réponse.
2) Quels facteurs de risques infectieux retrouvez-vous chez lui ?
3) D’après vous, quels sont les délais de pose d’un cathéter veineux ? D’une sonde urinaire ?
4) Au vue de ce qui précède, que préconisez-vous ?
5) Mr Djassoa-t-il d’autres risques liés au décubitus ?
6. Les antiseptiques ont pour but de détruire le maximum de micro-organismes sans
abimer ou irriter la peau et les muqueuses sur lesquels on les applique.
a) Qu’appelle-t-on antiseptiques ?
b) Quels sont les critères de choix d’un bon antiseptique ?
c) Enumérez trois (3) antiseptiques que vous connaissez les mieux.

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