Cours de Prévention Des Infections NV1
Cours de Prévention Des Infections NV1
COURS DE SANTE
ENVIRONNEMENTALE/HYGIENE
HOSPITALIERE
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PREVENTION DES INFECTIONS
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Les chaussures assurent confort, hygiène et sécurité. Elles sont spécifiques à l’activité.
Elles sont silencieuses, antidérapantes, fermées sur le dessus, et au b out, facilement
nettoyables et maintenues propres.
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permet à votre système cardiovasculaire de travailler plus efficacement. Et, si votre cœur
et vos poumons fonctionnent mieux, vous aurez davantage d’énergie.
5. L’exercice physique améliore le sommeil. Faire du sport régulièrement permet de
s’endormir rapidement et de dormir plus profondément. Attention: mieux vaut éviter de
faire de l’exercice juste avant de plonger sous la couette: vous n’arrivez pas à dormir!
6. L’activité physique améliore la vie sexuelle. Elle vous donne plus d’énergie et a un effet
positif réel sur votre vie sexuelle. En outre, le sport active l’excitation sexuelle chez les
femmes et est un stimulant efficace. En outre, les hommes qui bougent beaucoup ont
moins de risque de dysfonction érectile.
7. Faire du sport est amusant. En effet, l’exercice physique est une façon amusante de passer
son temps. Il vous donne la possibilité de faire ce que vous aimez ou de vous détendre,
tout simplement. Faire du sport entre amis ou en famille est une réelle source
d’amusement et permet de profiter de sa vie sociale.
Il est indiqué de mener au moins trois séances de sport par semaine. Au cours de chaque
séance, tous les muscles du corps doivent être sollicités et l’exercice doit durer au moins une
heure par séance.
Mentale (sommeil, bruit, toxicomanie)
L’hygiène mentale est l’ensemble des procédés d'ordre préventif qui sont mis en œuvre pour
protéger et promouvoir la santé mentale. Prendre des habitudes saines est aussi important pour
le corps que pour l'esprit. L'hygiène mentale propose plusieurs recommandations :
Avoir confiance en soi : pratiquer des activités valorisant ses aptitudes et ses capacités
permet de faire évoluer sa confiance. Il peut s'agir d'activités sportives, mais aussi de
techniques de valorisation de soi. S'ouvrir aux compliments et devenir son propre meilleur
ami permet de diminuer les autocritiques négatives.
Pratiquer une activité physique régulière : non seulement elle a un effet euphorisant dès
30 minutes, mais aussi un effet relaxant à long terme lorsqu'elle est pratiquée
régulièrement. Elle permet aussi d'améliorer le sommeil et de prévenir la dépression. Il est
conseillé de faire 30 minutes de marche par jour et 3 fois 30 minutes d'activité modérée à
intense par semaine.
Se relaxer : s'aménager des temps de pause pendant la journée, apprendre à respirer
calmement et en confiance, s'étirer et s'écouter, améliore le bien être mental et prévient
l'apparition de l'anxiété à long terme.
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Méditer : la méditation permet de remplacer les pensées parasitaires par des pensées
positives, tournées vers le présent. Elle favorise la contemplation de l'instant présent et
réduit les ruminations.
Bien dormir : le sommeil est l'un des piliers d'une bonne santé mentale. Avoir une bonne
hygiène de sommeil est primordial. Se coucher à heure régulière, se déconnecter des
écrans au moins une heure avant le coucher, pratiquer des activités relaxantes, lire et
éviter les repas copieux et les excitants le soir participent à un sommeil réparateur.
Éviter les intoxications : certaines habitudes peuvent favoriser le bien-être et la santé
mentale, mais d'autres peuvent avoir un effet délétère et entraîner une dépression, un
isolement ou une anxiété : l'ennui, l'isolement, l'évitement des tâches importantes, la
consommation de tabac, d'alcool, de café ou de drogues.
Lutter contre le stress : le stress chronique et mal géré augmente le risque de dépression,
de troubles anxieux et d'addictions. L'hygiène mentale recommande de pratiquer des
activités favorisant la relaxation : la respiration profonde, l'activité physique, les activités
de partage avec les autres, le massage, les activités qui apportent de l'expérience.
Pratiquer la diète médiatique : se déconnecter des réseaux sociaux, des mails, de la
télévision, de la radio ou des journaux pendant quelques heures ou quelques jours permet
de se recentrer sur soi et de limiter les sollicitations extérieures souvent anxiogènes.
Faire un travail personnel sur les traumatismes : une psychothérapie avec un
psychologue aide à surmonter les émotions négatives liées à un choc psychologique et
émotionnel.
Il n'est pas toujours facile d'appliquer l'ensemble de ces recommandations. Dans certains cas,
le frein se trouve dans l'organisation du quotidien. Il est alors important de réfléchir à ses
priorités et d'appliquer ces principes progressivement, à son rythme.
Dans d'autres cas, le blocage peut être plus profond et l'aide d'un psychologue peut s'avérer
nécessaire. Des outils d'aides et de motivation au changement de comportements permettent
de changer progressivement les habitudes de vie de façon satisfaisante et selon les objectifs
propres à chacun.
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Le lait ;
Le fromage ;
Le miel ;
Les œufs ;
La pasteurisation permet conserver la salubrité des aliments. Il est conseillé aux personnes
immunodéprimées de consommer des aliments pasteurisés.
La stérilisation
La stérilisation alimentaire est un traitement pouvant atteindre la température de 150 °C
(upérisation) et le but en est de détruire tous les micro-organismes, y compris les spores. La
pasteurisation fait aussi partie des traitements thermiques et assure la conservation des
aliments, ses buts en diffèrent cependant ; ils sont de :
réduire la quantité microbienne de l'aliment ;
reculer la date limite de consommation de l'aliment.
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La stérilisation change les qualités gustatives car elle entraîne une plus grande dénaturation
des protéines et une modification des globules de matière grasse et des micelles protéiques à
cause de l’homogénéisation
Elle consiste à éliminer tous les germes microbiens d'un aliment, y compris les spores
microbiennes, en le portant à haute température. Les températures appliquées resteront
supérieures à 100 °C (des températures autour de 120°C en général).
La conservation à froid comprend trois techniques ;
la réfrigération ; la température est comprise entre 0 et 10°C. il faut choisir
l’emplacement des aliments en fonction de leur vulnérabilité. Exemple : le poisson est
conservé entre 0 et 4°C, les fruits et légumesà 6°C,
la congélation ; la température est comprise entre -18 et -26°C : à cette température, le
développement des micro-organismes est arrêté et d’autres sont tués.
La surgélation ; permet de stopper le développement des microorganismes en baissant la
température jusqu’à -35°C
Il convient de souligner que la conservation des aliments n’est pas sans impact pour la santé.
Exemple ; les aliments conservés par la salaison présentent un risques pour les maladies
cardiovasculaires. Les aliments conservés par la chaleur ont les protéinesdénaturés et surtout
la vitamine C.
1.3.2. Eau de boisson (traitement domestique de l’eau de boisson)
Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), une eau potable est une eau que l’on peut
boire sans risque pour la santé. L’OMS la définit comme une eau ayant les caractéristiques
microbiennes, chimiques et physiques qui répondent aux directives de l’OMS ou aux normes
nationales relatives à la qualité de l’eau de boisson. En clair, une eau potable est une eau qui
ne contient pas d’agents pathogènes ou d’agents chimiques à des concentrations pouvant nuire
à la santé.
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On qualifie la filtration en fonction du diamètre des particules retenues par le filtre (tamis) et
on distingue plusieurs appellations courantes.
La filtration classique
Le filtre retient les particules dont le diamètre est supérieur à 1 mm. Cette filtration est
obligatoire sur une récupération d’eau de pluie lorsque celle-ci sera employée à l’intérieur des
locaux (chasse d’eau et entretien des sols seulement et lavage du linge sous conditions). La
filtration ne réclame pas de pression d’eau pour que celle-ci traverse le filtre.
La microfiltration
Généralement, il s'agit d'une membrane que l’eau traverse dans un filtre à membrane et qui
réclame une mise en pression du liquide. La microfiltration retient les solides dissous dans
l’eau dont la taille est supérieure de 10 à 0,1 µm (micromètres) selon la membrane. Il s’agit
alors de retenir depuis les boues en suspension (turbidité) jusqu’aux bactéries et à
certains virus agglomérés à ces bactéries.
L’ultrafiltration
Elle est obligatoirement réalisée grâce à une membrane capable de bloquer les virus mais
aussi les antibiotiques et toutes les substances organiques nocives, puisque la taille des mailles
varie de 0,1 à 0,001 µm selon le degré de filtration recherché.
La nanofiltration
Elle retient jusqu’aux molécules plus grosses que celles de l’eau (H2O), soit de 0,1 nm
(nanomètre) à 0,001 µm (micromètre). L’eau peut ainsi être débarrassée de tous ses
polluants, métaux, colorants et même du calcaire (calcium et magnésium), ce qui revient à
un adoucissement total.
L’hyperfiltration
C'est l’autre nom donné à l’osmose inverse qui consiste en général à utiliser une succession de
filtres et une polarisation de l’eau dans les membranes. L’osmose inverse produit de l’eau
ultra-pure telle qu’utilisée en électronique et en industrie pharmaceutique.
La chloration
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La filtration sur tissu permet d’éliminer les larves d’insectes susceptibles de s’y trouver ainsi
que les impuretés solides de l’eau. Utilisez un tissu en coton suffisamment épais pour retenir
les impuretés, mais pas trop afin que la filtration ne dure pas trop longtemps. Simple à mettre
en œuvre, cette méthode s’avère utile en prétraitement.
Le traitement par ébullition permet de tuer la totalité des micro-organismes et des germes
présents dans l’eau qui doit être préalablement décantée ou filtrée, puis bouillie. L’eau doit
être portée à ébullition à gros bouillons. En plus du coût important de la source d’énergie
nécessaire pour faire bouillir l’eau, cette méthode de désinfection a le défaut de changer le
goût de l’eau. Ceci peut être amélioré en aérant l’eau, en la secouant vigoureusement dans un
bidon fermé après refroidissement.
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L’idéal est de ne même pas consommer de l’alcool du tout. Mais de petite quantités sont
autorisées pour ses bien faits à savoir ; l’euphorie
Pour le whisky ;
Empêcher la prise de poids ;
Améliore la santé du cœur et du cerveau (risques de souffrir de démence et de la maladie
d'Alzheimer);
Prévient le cancer ;
Réduit le risque d’infarctus : améliore la circulation sanguine en aidant le corps à se
débarrasser du cholestérol présent dans les vaisseaux sanguins ;
Combat le stress ;
Bonifie la mémoire : Les antioxydants présents dans le whisky améliorent la santé du
cerveau en stimulant la mémoire. Ces propriétés, qui réduisent le risque de souffrir de
démence, gardent le cerveau jeune et actif.
Favorise la digestion ;
Allonge l’espérance de vie ; Puisque les antioxydants et les nutriments présents dans le
whisky éloignent les maladies, l’espérance de vie des amateurs de la boisson est plus
grande. Il empêche également la dégradation des cellules les plus importantes du corps,
qui ne se régénèrent pas par elles-mêmes ;
Sans danger pour les diabétiques : Puisque le whisky contient très peu de glucides, il
n’augmente pas le taux de sucre dans le sang. C’est ce qui en fait la boisson idéale pour
les personnes souffrant de diabète.
NB : Educ’Alcool (…) rappelle que les femmes devraient limiter leur consommation à 2
verres par jour et à 10 par semaine, alors que pour les hommes, ces limites sont
respectivement de 3 verres par jour et de 15 par semaine.
Le vin rouge
Riche en polyphénols, le vin rouge pourrait bien contribuer à repousser les maladies
cardiaques. Leur rôle d’antioxydants naturels permet notamment de prévenir des maladies
inflammatoires et cardiovasculaires. Le vin rouge contient également de la vitamine E
protectrice des tissus des vaisseaux sanguins.
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Selon des recherches menées par des scientifiques espagnoles, le vin rouge permet de prévenir
l’apparition de plusieurs bactéries responsables d'infections dentaires.
D’après une étude conduite par l'Institut central de la santé mentale de Mannheim en
Allemagne, la consommation de vin rouge pourrait contribuer à une bonne santé
neurologique. En effet, l’étude menée sur un panel de personnes âgées, montre que les sujets
qui consommaient 1 à 3 verres de vin rouge par jour étaient ceux qui présentaient le moins de
troubles de déficience mentale (tel que la maladie d’Alzheimer).
Un rapport des archives internes de médecine de 2010, note que pour les femmes d'âge moyen
qui consomment du vin rouge pendant leurs repas, les risques de développer un surpoids sont
moindres.
On retrouve dans le vin du resvératrol, une molécule présente dans le raisin et qui porte de
nombreuses vertus anti-âges. Le resvératrol élimine les molécules responsables des
inflammations dans le sang et joue un rôle antioxydant. Ces éléments auraient donc des
bienfaits pour la durée de vie.
NB : Toutefois, il ne faut pas se laisser aller à une consommation de vin trop importante car
en excès, les circonstances ne sont plus si réjouissantes. L'alcool augmente les risques de
cancer. C’est la raison pour laquelle nous vous conseillons de ne pas dépasser un verre de vin
rouge bio par jour, afin de n’en tirer que les bienfaits.
La bière
D’autres bien faits des consommations modérée de l’générale comme la prévention du diabète
de type 2 et de l’ostéoporose et le maintien des facultés cognitives chez les personnes
vieillissantes.
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Actuellement, il est conseillé de ne pas dépasser 2 à 3 verres par jour pour les hommes, 1 à 2
verres pour les femmes, et de pratiquer deux jours d’abstinence complète par semaine pour
tous.
Les quantités sont données en verre équivalent à 10 grammes d’alcool pur, soit un décilitre de
vin, 2,5 décilitres de bière ou 2,5 centilitres d’alcool fort.
Selon Jean-Bernard Daeppen, « Deux jours sans, c'est se rappeler qu'on a le choix. » Les deux
jours d'abstinence conseillés doivent rappeler que boire tous les jours "se rapproche de la
dépendance à l'alcool", note le spécialiste. "Ne pas boire tous les jours, c'est garder une
certaine liberté par rapport au choix de consommer ou pas."
Santé publique. Malgré les nombreuses études montrant l'effet cardioprotecteur de l'alcool,
les instances médicales se refusent à faire des recommandations pour l'ensemble de la
population, notamment parce que l'abus d'alcool entraîne des problèmes bien connus.
Plusieurs chercheurs partagent cette position et suggèrent plutôt que les médecins fassent des
recommandations personnalisées à leurs patients en tenant compte de leur profil. 2 Cependant,
lorsqu'en 2001, l'American Heart Association a affirmé que les preuves n'étaient pas encore
suffisantes pour recommander la consommation modérée de vin ou d'alcool pour prévenir les
maladies cardiaques37, certains chercheurs ont trouvé que cette position était trop frileuse et
qu'elle ne rendait pas service à la population. 38,39 Du côté de la Fondation des maladies du
cœur du Canada, on ne va pas non plus jusqu'à recommander l'alcool en prévention, mais on
recommande aux Canadiens qui consomment de l’alcool de le faire de façon modérée
(14 consommations par semaine pour les hommes, 9 pour les femmes).
Le tabac et les drogues
Les motivations de la consommation des drogues
Les raisons pour lesquelles chacun peut être amené à consommer des drogues diffèrent
pour chaque individu, son histoire, son état de santé, son environnement familial. En
général, on peut citer :
Pour s’amuser et se détendre ;
Pour faire des expériences différentes ;
Pour faire face à des problèmes ;
Pour appartenir à un groupe ;
Pour améliorer ses performances ;
Pour affronter certaines situations ; avoir le cran.
Les effets des drogues
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Les effets varient donc selon la nature de la drogue, nous l’avons vu précédemment dans le
"classement des drogues selon leurs effets", pour mémoire :
Rappelons que certaines drogues peuvent, selon la dose absorbée et le contexte d’utilisation,
présenter des effets de plusieurs catégories, c’est par exemple le cas du cannabis.
Les inconvénients des drogues
un potentiel intoxicant,
un potentiel agressogène,
un potentiel addictif.
Pour les drogues et tabac, aucune étude n’à montrer leurs effets bénéfiques pour l’organisme.
Alors même les doses aussi minimales soit-elles ne sont pas tolérées.
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La surpopulation, la manière de construire sont des facteurs à tenir en compte pour l’hygiène
de l’habitat. Les eaux usées doivent être bien canalisées, les déchets bien éliminées et bien
traitées. Les marres d’eau ne doivent pas exister aux alentours des maisons.
Votre logement mérite au quotidien toute votre attention. Comme, il doit être aéré, bien
ensoleillé et régulièrement lavé. Le négliger peut détériorer votre santé. Et pour cela nous
vous conseillons de :
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PREVENTION DES INFECTIONS
INTRODUCTION
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Les infections nosocomiales sont connues dans le monde entier et touchent aussi bien les pays
développés que les pays pauvres en ressources. Les infections contractées en milieu médical
figurent parmi les causes majeures de décès et de mortalité accrue parmi les patients. Elles
représentent une charge importante pour le patient comme pour la santé publique L’hôpital est
un lieu à risque d’infection accrues, en effet, Le regroupement dans un même lieu des malades
atteints d’infections souvent graves d’une part, et les techniques invasives utilisées pour les
soigner d’autre part, font de l’hôpital un lieu où le risque de contracter une infection est
important. Toute infection contractée en milieu hospitalier est appelée infection « hospitalière
» ou « nosocomiale » ou encore infections liées aux soins. Elle peut toucher les malades, leur
famille, et même le personnel de la formation sanitaire.
I. CLARIFICATION DES CONCEPTS
1- LES RESERVOIRS DES GERMES OU L’HOTE
Un hôte : est un organisme vivant sur ou dans lequel vit un autre organisme (le parasite
par exemple). Il s’agit ici d’un organisme humain ou animal qui a été exposé et est porteur de
l’agent pathogène, L’hôte peut être l’organisme qui développe la maladie ou qui héberge juste
le germe, on parle ainsi de porteur (les moustiques). IL peut s’agir de :
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L’air, les poussières, les gouttelettes de salive contiennent les germes leurinhalation
entraine les maladies telles que la rougeole, la tuberculose…
c) La voie digestive :
Le passage dans le tube digestif des aliments et boissons souillées engendrent de
nombreuses maladies telles que : le choléra, la thyphoïde…
Les autres voies de pénétration :
Les voies génitales et urinaires (génito-urinaire)
Les conjonctives
Les voies sanguines
La voie placentaire exemple : le tétanos néonatal, VIH, hépatites virales
4-Reservoire
Les réservoirs : sont des sources comme des organismes vivants (humains et
animaux) ou des objets inanimés, qui fournissent à un Micro-organisme pathogène des
conditions favorables à sa survie et à sa propagation. L’existence de réservoirs animaux et
humains explique la persistance des maladies infectieuses à travers les époques de l’histoire,
puisqu’il y’a toujours dans le monde un certain nombre d’individus infectés qui transmettent
les agents microbiens a d’autre hôtes.
II. MECANISME DES INFECTIONS NOSOCOMIALES
1- AGENTS INFECTIEUX EN CAUSE
DÉFINITION
L'augmentation des infections nosocomiales est en partie liée aux progrès
diagnostiques et thérapeutiques de la médecine : la prise en charge de patients de plus en plus
fragiles, notamment atteints de déficit congénital de l'immunité ou, le plus souvent, d'un
déficit acquis par l'administration de médicaments immunosuppresseurs.
Les nouveau-nés, les prématurés et les personnes âgées sont particulièrement sujets
aux infections nosocomiales. Les techniques invasives utilisées dans les hôpitaux pour le
diagnostic, la surveillance et le traitement ouvrent souvent de nouvelles portes à l'infection :
sonde urinaire à demeure, mesure de la pression veineuse centrale, perfusions de toute nature,
implantation de prothèses…
Les infections nosocomiales ne sont donc pas toutes évitables, même si près de la moitié de
ces infections peuvent être prévenues par des moyens simples, comme le lavage des mains et
une formation continue adaptée.
Le terme nosocomial est issu du grec nosos (maladie), komein : soigner.
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Selon l'OMS : une infection nosocomiale – ou infection hospitalière peut être définie
comme suit : Infection acquise à l’hôpital par un patient admis pour une raison autre que
cette infection. Infection survenant chez un patient à l’hôpital ou dans un autre établissement
de santé et chez qui cette infection n’était ni présente ni en incubation au moment de
l’admission.
Cette définition inclut les infections contractées à l’hôpital mais qui se déclarent après
la sortie, et également les infections professionnelles parmi le personnel de l’établissement.
Pour les infections de la plaie opératoire, IN survient dans les 30 jours suivant
l'intervention. S’il y a mise en place d'un implant ou d'une prothèse, le délai est d’une année
après l'intervention.
Une infection est dite associée aux soins, si elle survient au cours ou au décours d’une
prise en charge (diagnostique, thérapeutique, palliative, préventive ou éducative) d’un
patient et si elle n’était ni présente, ni en incubation au début de la prise en charge. Lorsque
l’état infectieux au début de la prise en charge n’est pas connu précisément, un délai d’au
moins 48 heures ou un délai supérieur à la période d’incubation est couramment accepté pour
définir une IN.
Les agents infectieux responsables des IN sont des micro-organismes : parasites et
champignons, bactérie, virus, agent transmissibles non conventionnels (ATNC) tel que le
prion. Chaque individu est porteur d’une flore qui lui est propre.
Les zones ‘’d’habitat’’ préférentiel des micro-organismes sont les ;
-les zones de plis : aisselles, plis sous-mammaires, ombilic, mains, sillons interdigitaux,
ongles, périnée, plis inguinaux
-zones pileuses : cheveux et barbes, aisselle, pubis
-muqueuses : nasales et buccales, muqueuses génitales et anales
2- MODES DE TRANSMISSION
Une infection peutêtre générer par :
-des micro-organismes provenant d’un environnementcontaminé ; l’infection est dite
EXOGENE
- des germes hébergés par le patient ; l’infection est dite ENDOGENE
2.1- les infections exogènes ou infections croisés
Font intervenir des sources de contamination ou réservoir de germes :
Par des éléments inanimés contaminés : objet, air, surface, aliments, etc.
Par des êtres humains : le personnel, les visiteurs et les malades.
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La dénutrition : facteur favorisant important pour tous les sites d'infection. L’obésité
favorise les abcès pariétaux post-opératoires.
De plus l’âge (avant 1 an et après 65ans) peut être un facteur de risque majoré
Liés aux soins
La nature et la qualité des soins influent sur le risque d’IN, notamment :
Les interventions chirurgicales
Le risque d'infection de plaie opératoire est inégal selon le type d'intervention pratiquée
(Classification d’Altemeier).
Les actes invasifs
Surtout le sondage urinaire, le cathétérisme veineux, la ponction, l’intubation-ventilation, la
cœlioscopie …
Certains traitements diminuent la résistance à l'infection corticothérapie prolongée
radiothérapie chimiothérapie anti-cancéreuse.
Les insuffisances dans l'organisation des soins
-hygiène des mains défectueuse -désinfection insuffisante
-asepsie insuffisante -stérilisation inefficace.
Une antibiothérapie aveugle peut entraver la multiplication bactérienne (ex : pénicilline,
vancomycine, aminoside, érythromycine).
Les bactéries développent alors des mécanismes de résistance. Cette utilisation abusive
sélectionne les bactéries résistantes à un ou plusieurs antibiotiques.
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• Favorisée par
– Les lésions ou l’atonie de l’urètre :
• Âge,
• Grossesse, ménopause
– Une diurèse insuffisante
• Progression des bactéries vers la vessie :
– Par l’extérieur de la sonde
• À partir du périnée
– Par l’intérieur de la sonde :
• Contaminationmanu portée si déconnection sonde-sac ou erreur
manipulation vidange
- reflux d’urines contaminées si sac non déclive
La prévention des infections urinaires passe par :
• Hydratation +++ : vidange vésicale limite la prolifération bactérienne
• Éviter le sondage !
• Raccourcir le sondage : à réévaluer en visite et contre-visite
• Sonder en système clos (et maintenir clos le système pendant la durée du sondage)
• Utiliser des matériaux adaptés : latex = courte durée, silicone si longue durée
• Asepsie lors de la pose de sonde (geste stérile) et lors des manipulations
• Sac vidé régulièrement et en position déclive
4.2 Les pneumopathies
Elles représentent :
• 15-20% des infections nosocomiales
• Graves : décès dans 1/3 des cas
• Mécanismes : contamination de l’arbre respiratoire par
– Manu portage de germes exogènes
– Contamination par les sécrétions ORL
– Reflux de liquide digestif (fausses routes)
– Colonisation oropharyngée par les germes digestifs
Facteurs de risque :
– Terrain :
• Sujet âgé, état général, tabac
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PREVENTION DES INFECTIONS
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PREVENTION DES INFECTIONS
– Mortalité
– Morbidité : possible foyer secondaire (endocardite, etc…)
• Deux sources :
– Cathéters veineux centraux
– Cathéters veineux périphériques (infections mal recensées)
Le mécanisme de contamination est :
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PREVENTION DES INFECTIONS
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PREVENTION DES INFECTIONS
soignant de retirer tout bijou et ornement corporel transportant idéalement des germes
même après détersion, destruction du matériel à usage unique.
Constitution d'un Comité de Lutte contre les Infections Nosocomiales chargé
d'élaborer un programme pour le contrôle des infections nosocomiales en association à
une Équipe Opérationnelle d'Hygiène.
IV- PRECAUTIONS STANDARD
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Principes fondamentaux
La tenue des mains
Ongles courts, sans vernis, pas de faux ongles.
Mains et avant-bras dépourvus de bijoux : ni alliance, ni bagues, ni bracelets, ni
montre…
Tenue à manchescourtes.
Le port des gants ne dispense pas du lavage des mains.
Le matériel
Il faut proscrire :
Le Savon en pain.
Les essuie-mains en tissu.
Le séchage des mains à air chaud.
Le transvasage du savon liquide d'un récipient dans un autre.
Le lavage simple des mains
Buts
Eliminer les souillures.
Permet la diminution de la flore transitoire.
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Prévient la contamination
Indications
Prise de service/ fin de service.
Gestes de la vie courante : se coiffer, se moucher…
Lors des soins d'hygiène, de confort et de continuité de la vie.
Avant et après le port des gants à usage unique.
Lors de soins infirmiers non invasifs.
Après tout soinsinfirmier.
Mains visiblement sales et ou souillées par des contaminations non microbiennes.
Soins de contact avec la peau saine.
Matériels
Savon doux (non désinfectant).
Eau du réseau.
Essuie-mains à usage unique non stériles.
Réalisation du lavage simple des mains
Se mouiller les mains.
Prendre une dose de savon liquide.
Savonner durant 30 secondes, mains et poignets avec le savon doux en insistant plus
particulièrement sur les pouces, le dos des doigts, le dos des mains, le pourtour des
ongles, les espaces interdigitaux.
Rincer abondamment en allant des mains vers les coudes, les mains se situant toujours
au-dessus des coudes : en commençant par les doigts et en finissant par les poignets
afin de ne pas ramener les germes au bout des mains.
Sécher par tamponnement, des doigts vers les poignets, avec les essuie-mains à usage
unique non stérile.
Fermer le robinet avec l'essuie-mains.
Jeter les essuie-mains dans la poubelle à commande non manuelle.
Durée de 30 secondes.
Le lavage hygiénique ou antiseptique des mains
Buts
Eliminer la floretransitoire.
Diminuer la florerésidente.
Indications
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Après tout contact avec un patient en isolement septique et/ou infecté ou avec son
environnement.
Après tout contact accidentel avec du sang ou des liquides biologiques.
Avant réalisation d’un geste invasif (cathéter périphérique, sonde ou urinaire et autres
dispositifs analogues).
Avant tout actestérile.
Entre deux patients, après tout geste potentiellement contaminant.
Avant tout contact avec un patient en isolement protecteur.
Avant réalisation d’une ponction lombaire, d’ascite, articulaire ou autres situations
analogues.
Avant manipulation des dispositifs intra-vasculaires (cathéters), drains pleuraux,
chambre implantable, et autres situations analogues.
En cas de succession de gestes contaminants pour le même patient.
Avant préparation et reconstitution alimentaire en restauration collective ou en office
individuel.
Matériels
Savon liquide antiseptique : savon antiseptique polyvidone iodée (Bétadine Scrub®)
ou savon à base de chlorhexidine (Hibiscrub®).
Eau du réseau.
Essuie-mains à usage unique non stériles.
Réalisation du lavage hygiénique ou antiseptique des mains
Se mouiller les mains.
Prendre une dose de savon liquide.
Savonner durant une minute, mains et poignets avec le savon doux en insistant plus
particulièrement sur les pouces, le dos des doigts, le dos des mains, le pourtour des
ongles, les espaces interdigitaux.
Rincer abondamment en allant des mains vers les coudes, les mains se situant toujours
au-dessus des coudes : en commençant par les doigts et en finissant par les poignets
afin de ne pas ramener les germes au bout des mains.
Sécher par tamponnement, des doigts vers les poignets, avec les essuie-mains à usage
unique non stérile.
Fermer le robinet avec l'essuie-mains.
Jeter les essuie-mains dans la poubelle à commande non manuelle.
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IL a été démontré que le traitement hygiènique des mains par frictions est plus efficace que le
lavage simple et le lavage hygiènique ou antiseptique des mains.
N.B. : Les solutions hydro-alcooliques ne sont pas sporicides, ils ne sont donc pas efficaces
sur les spores du Clostridium difficile. Il ne faut donc pas les utiliser en cas de diarrhée. Ils
ne sont pas non plus efficaces sur les ectoparasites (gales, poux, lentes…).
Indications pour les procédures à risques infectieux faibles
Prise de service/ fin de service.
Gestes de la vie courante : se coiffer, se moucher…
Lors des soins d'hygiène, de confort et de continuité de la vie.
Avant et après le port des gants à usage unique.
Lors de soins infirmiers non invasifs.
Après tout soinsinfirmier.
Soins de contact avec la peau saine.
Indications pour les risques infectieux intermédiaires
Après tout contact avec un patient en isolement septique et/ou infecté ou avec son
environnement.
Avant réalisation d’un geste invasif (cathéter périphérique, sonde ou urinaire et autres
dispositifs analogues).
Avant toutactestérile.
Entre deux patients, après tout geste potentiellement contaminant.
Avant tout contact avec un patient en isolement protecteur.
Avant réalisation d’une ponction lombaire, d’ascite, articulaire ou autres situations
analogues.
Avant manipulation des dispositifs intra-vasculaires (cathéters), drains pleuraux,
chambre implantable, et autres situations analogues.
En cas de succession de gestes contaminants pour le même patient.
Avant préparation et reconstitution alimentaire en restauration collective ou en office
individuel.
Contre-indications
Mains visiblement sales.
Mains souillées par des substances biologiques.
Mains présentant des traces de poudre ou de talc.
Mains mouillés.
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Peaulésée.
Matériel
Solution hydro-alcoolique.
Réalisation du traitement hygiénique des mains par frictions
Remplir le creux de la main du volume préconisé par le fabricant (voir verso du
flacon).
Frictionner les mains et les poignets pendant le temps nécessaire à l'action du produit.
Frotter rigoureusement mains et poignets jusqu'à évaporation complète du produit, en
insistant sur les paumes, le dos de la main, les espaces interdigitaux et le pourtour des
ongles.
Étapes de la friction des mains avec une solution hydro-alcoolique
Etape 1: paumeContrepaume.
Étape 2 : paume de la main droite sur le dos de la main gauche, et paume de la main
gauche sur le dos de la main droite.
Étape 3 : paume contre paume avec les doigts entrelacés.
Étape 4 : dos des doigts contre la paume opposée avec les doigts emboîtés.
Étape 5 : friction circulaire du pouce droit enchâssé dans la paume gauche, et vice-
versa.
Étape 6 : friction et rotation, en mouvement de va-et-vient avec les doigts joints de la
main droite dans la paume gauche, et vice-versa.
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Avant tout geste pour lequel une asepsie de type chirurgical est chirurgicalement
requise : pose de cathéter central, rachidien, chambre implantable, ponction
amniotique, drain pleural et autres situations analogues
Il a été démontré que la désinfection chirurgicale des mains par frictions est plus efficace que
la désinfection chirurgicale des mains par lavage.
N.B. : Les solutions hydro-alcooliques ne sont pas sporicides, ils ne sont donc pas efficaces
sur les spores du Clostridium difficile. Il ne faut donc pas les utiliser en cas de diarrhée. Ils
ne sont pas non plus efficaces sur les ectoparasites (gales, poux, lentes…).
Contre-indications
Mains visiblement sales.
Mains souillées par des substances biologiques.
Mains présentant des traces de poudre ou de talc.
Mains mouillés.
Peaulésée.
Matériels
Solution hydro-alcoolique
Savon non désinfectant.
Brosses à ongles.
Eau du réseau.
Essuie-mains à usage unique.
Réalisation de la désinfection chirurgicale des mains par frictions
Temps n°1 : effectuer un lavage simple des mains + brossage des ongles
Se mouiller les mains.
Prendre une dose de savon liquide.
Savonner durant 30 secondes, mains et poignets avec le savon doux en insistant plus
particulièrement sur les pouces, le dos des doigts, le dos des mains, le pourtour des
ongles, les espaces interdigitaux.
Brosser les ongles 1minute (30 secondes /main).
Rincer abondamment en allant des mains vers les coudes, les mains se situant toujours
au-dessus des coudes : en commençant par les doigts et en finissant par les poignets
afin de ne pas ramener les germes au bout des mains.
Sécher soigneusement par tamponnement, des doigts vers les poignets, avec les essuie-
mains à usage unique non stérile.
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Les ongles sont courts propres et sans vernis, même incolore car il risque de s’écailler.
L’absence de faux ongles est également requise.
Les bijoux constituent un réservoir de germes, réduisent la performance des techniques
d’hygiène des mains conformes et augmentent également le risque d’accidents (par
accrochage notamment…).
Les effets personnels tels foulard, sous-vêtements à manches longues ou avec col, gilets de
laine, téléphone, MP3) sont interdits. Toutefois, pour les personnes frileuses, on peut autoriser
le port de T-shirts spécifiques sous la tenue.
Les lunettes doivent être nettoyées à chaque prise de fonction avec un détergent pour les
montures et à l’alcool pour les verres.
La montre est accrochée à la tunique ou à la blouse et elle est facilement nettoyable.
Les dispositifs médicaux non stériles (ciseaux, pinces, garrots, stéthoscopes) sont tolérés
mais ils doivent toutefois être limités. Ils doivent être nettoyés chaque jour, et après tout geste
contaminant (après chaque utilisation et entre deux patients) avec un détergent désinfectant.
Les INCONTOURNABLES de l’hygiène des mains
■ Manches courtes ou relevées,
■ Mains et poignets sans bijou (ni alliance, ni montre…)
■ Ongles courts sans vernis
2.2- LA TENUE STANDARD
Le port en est obligatoire pour tous soins dispensés.
a- ELÉMENTS
Tunique
Pantalon
Blouse
Chaussures
b- DESCRIPTIF ET CARACTÉRISTIQUES
La tenue standard se compose d’une tunique pantalon ou d’une blouse. La blouse devrait
être portée avec un pantalon appartenant à la tenue standard de l’établissement.
■ La tunique est à manches courtes, assez longue, adaptée à la taille de la personne.
■ Le pantalon ou le pantacourt est sans poche, avec un élastique à la taille.
■ La blouse à manches courtes pour faciliter l’hygiène des mains, doit toujours être fermée.
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■ Les chaussures assurent confort, hygiène et sécurité. Elles sont spécifiques à l’activité.
Elles sont silencieuses, antidérapantes, fermées sur le dessus, et au bout, facilement
nettoyables et maintenues propres.
- blanche : personnel paramédical et médical
- rose : sage-femme et auxiliaire de puériculture en crèche
- vert : personnel d'anesthésie
- vert Nil : praticien en chirurgie
- bleu : personnel des blocs opératoires
- jaune : personnel médical des urgences
L’identification des personnels est réalisée par des badges par service.
La tenue est portée fermée.
c- TEXTILE
Le mélange polyester coton (65 % - 35 %) reste la référence en matière de vêtement
hospitalier, il est plus résistant que le mélange 50/50. D’entretien facile, il autorise un lavage à
haute température. Il émet peu de particules. Il a des propriétés isolantes, résiste à l’humidité
et présente une moindre adhérence aux micro-organismes que le coton seul.
d- RYTHME DE CHANGEMENT
La dotation doit être suffisante pour un change quotidien et chaque fois que souillée. Un
minimum de 6 à 11 tenues est requis selon la durée de [Link] la prise des repas du
personnel, la tenue professionnelle est remplacée par la tenue de ville afin de la protéger des
souillures et limiter les risques de transmission de micro-organismes dont elle est porteuse ou
susceptible de l’être.
LA TENUE DE TRAVAIL NE DOIT PAS ÊTRE PORTÉE DANS UNE ZONE DE
RESTAURATION COLLECTIVE
2.3- TENUE « ADDITIONNELLE EN FONCTION DES SITUATIONS »
Certaines situations nécessitent le port d’une tenue additionnelle : soins contaminants,
soins de nursing, douche, manipulation de produits toxiques types cytostatiques.
a- ELÉMENTS
Sur blouse,
Tablier, chasuble
Masque
Lunettes
Gants
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b- DESCRIPTIF ET CARACTÉRISTIQUES
Sur-blouse : Selon son utilisation, elle est sans poche à usage unique et toujours fermée.
Lunettes de protection ou masques à visière : Sont à utiliser selon les situations et s’il existe
un risque de projection
V- MESURES EN CAS D’ACCIDENT D’EXPOSITION AU SANG(AES)
Ils sont représentés essentiellement par les piqures (70%), les coupures, projections de
sang. Le risque de contracter un SIDA avec un malade contaminé est de 0,25%, une hépatite
B de 20 à 30%, une hépatite C de 15%.
En cas de piqures ou coupure :
+ Se laver les mains.
+ tremper immédiatement la zone piquée ou coupée durant 10 minutes dans une solution
antiseptique : Bétadine dermique ; alcool à 70 ou Dakin Cooper.
En cas de projection sur l’œil :
+ Se laver les mains.
+ Rincer à grande eau
+ Consultation ophtalmologique
Dans tous les cas, il faut déclarer l’accident de travail et suivre les recommandations
du médecin du personnel : sérologie à Jo, à 3 mois et 6 mois, vérification du statut
immunitaire vis-à-vis de l’hépatite B et du tétanos ; examen sérologique du patient à l’origine
de l’accident, en le prévenant et éventuel traitement anti-VIH.
VI- PRECAUTION COMPLEMENTAIRE : ISOLEMENT
L’ISOLEMENT
L’isolement est le constat d'une situation dans laquelle un individu est séparé de gré ou
de force du reste de son environnement habituel.
L’isolement peut correspondre à une nécessité sanitaire :L’OMS, préconise l'isolement dans
ses différentes composantes et notamment le placement en chambres individuelles.
L’isolement concerne aussi le port d'équipements de protection, masques, gants, blouses, etc.
l'isolement des patients est prescrit comme mesure efficace contre la propagation des maladies
contagieuses tel que ; tuberculose, fièvre hémorragique du virus d’EBOLA, peste...
VII- ENTRETIEN DE L’ENVIRONNEMENT
1- GESTION DES DÉCHETS
Les Buts de l’élimination des déchets est de :
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DÉFINITION
Dans le langage courant, le terme désinfectant comprend à la fois les désinfectants au sens
strict et les antiseptiques. Les deux termes désignent les produits qui ont en commun la
capacité d’inhiber ou de tuer les micro-organismes indésirables. Les désinfectants au sens
strict sont destinés aux milieux inertes (instruments, surfaces) ; les antiseptiques sont destinés
aux tissus vivants (peau, muqueuse).
Ces produits agissent de façon momentanée, ils ne protègent pas contre une nouvelle
contamination ni la prolifération naturelle (mitose, réplication). Ils doivent donc être
réappliqués régulièrement.
MODE D’ACTION DES ANTISEPTIQUES ET DESINFECTANTS
Les antiseptiques et désinfectants sont capables d’inhiber la croissance des micro-organismes
(action bactériostatique, fongistatique, virostatique) ou de les éliminer (= tuer) (action
bactéricide, fongicide, virucide, sporicide). Certains produits possèdent les deux actions en
fonction de la concentration utilisée. Généralement, plus la concentration est élevée, plus
l'effet est de type létal (exception ex : éthanol 70% plus actif qu'à 96%).
Les sources de contamination en milieu hospitalier sont variées :
• Système pileux (cheveux, barbe)
• Peau (mains, en particulier sous les ongles, bagues, entre-les doigts…)
• Bouche, nez
• Tenue vestimentaire (blouses de travail, chaussures)
• Environnement (surfaces planes ou horizontales, poignées, lavabos, sols)
On distingue différentes familles d'antiseptiques et de désinfectants en fonction de leur mode
d’action sur la cellule des microorganismes : atteinte membranaire, coagulation de
constituants intracellulaires, blocage d'enzymes protéiques… (cf. tableau 1). Hormis la
concentration, différents facteurs peuvent influencer l’activité des produits :
• Temps de contact (augmentation de l’activité avec augmentation du temps de contact)
• Température (augmentation de l’activité avec augmentation de la température), pH (baisse
ou augmentation d'activité selon les familles)
• Liposoluble (pénétration de la couche cornée)
• Présence de fluides ou autres matières biologiques (sang, pus) (diminution de l’activité pour
toutes les familles à l'exception des phénols)
• Présence de savon (diminution de l’activité des ammoniums quaternaires, de la
Chlorhexidine et des produits chlorés).
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PREVENTION DES INFECTIONS
Les incompatibilités avec les matières organiques et les savons impliquent la nécessité d’un
bon nettoyage et rinçage de la peau avant l’application de l’antiseptique et un changement
fréquent de la solution (solution d'immersion par exemple) pour les désinfectants en cas
d’utilisation importante.
Tableau 1 : Principales familles d’antiseptiques et désinfectants
SPECTRE D’ACTION
La plupart des produits ont une activité satisfaisante sur les bactéries et les virus enveloppés
(ex. HIV, hépatites B et C, herpes, grippe). Par contre, l’activité sur les virus nus (ex.
poliovirus, hépatite A et E, papillomavirus), les mycobactéries (tuberculose), les moisissures
ou les spores varie d’un produit à l’autre. Le choix du produit dépendra du type de
désinfection envisagée et de l’objectif à atteindre (HLD, MLD, LLD : niveau de désinfection
élevé respectivement moyen et bas).
Tableau 2 : Spectre d’activité des antiseptiques et désinfectants (adapté de réf. 5)
Remarque :
- Aldéhydes : utilisation pour la désinfection uniquement
- Halogénés iodés : utilisation pour l'antisepsie uniquement
CONSERVATION ET STABILITE
Dans leurs emballages d’origine, fermés et à l’abri de la lumière, les désinfectants et
antiseptiques peuvent être conservés jusqu’à leur date d’expiration.
Une fois ouverts, les désinfectants gardent normalement leur activité 6 mois à une année
selon le produit. Lorsqu’ils ont été dilués au moment de l’emploi, leur stabilité est réduite. La
durée de conservation d’une dilution varie de quelques heures à quelques semaines selon les
produits, et elle doit être respectée afin d’éviter deux risques majeurs, à savoir l’inactivation
du produit et/ou la contamination [Link] les antiseptiques, il existe un risque de
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PREVENTION DES INFECTIONS
contamination après ouverture par des bactéries résistantes, en particulier en cas de spectre
d’action étroit. Les antiseptiques doivent donc être utilisés dans des délais raisonnables et
manipulés sans faire courir le risque d’une contamination du produit. Les solutions aqueuses
sont rapidement contaminées après ouverture et doivent être utilisées dans les 24h.
b. Inconvénients
o Corrosif pour les instruments métalliques
o Doit être remplacé tous les jours
Eau de javel Irritant (peau, yeux, voies Corrosif - Détruit par la lumière
respiratoires) - Laisse des résidus
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PREVENTION DES INFECTIONS
Formaldéhyde Irritant (peau, yeux, voies Non corrosif Laisse des résidus
respiratoires)
5. Moyens utilisables
La désinfection des surfaces se fait de deux façons principales : la désinfection par
contact et la désinfection par immersion.
i) Désinfection par contact
Elle peut se faire de façon manuelle ou par pulvérisation.
- De façon manuelle, la qualité de la désinfection tient à la compétence et à la
conscience professionnelle de l’agent qui la réalise : en effet s’il néglige certaines
localisations d’une surface ou d’un matériel, ces points resteront éventuellement
porteurs de micro-organismes qui pourront être source d’infection ; c’est une méthode
de choix dans de nombreuses unités car elle allie action mécanique et désinfection
chimique.
- Par pulvérisation de bactéricides de contact, elle pallie l’inconvénient de la prestation
manuelle mais nécessite un matériel performant et un personnel formé à ces
techniques pour éviter les accidents et les réactions allergiques.
ii) Désinfection par immersion
Elle concerne essentiellement le matériel hôtelier de petite taille et se pratique en
immergent pendant 15-20 minutes au minimum le matériel dans une solution
désinfectante selon les cas.
3.5- La stérilisation
But
Assurer la destruction de tous les micro-organismes y compris les endospores
bactériennes
Deux types
Stérilisation à la chaleur
i. Chaleur sèche = poupinel
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Plan
Introduction
La période pré-opératoire
◦ La consultation d’anesthésie
◦ La veille de l’intervention
◦ Le matin de l’intervention
La période per-opératoire
La période post-opératoire
◦ Le post-opératoire immédiat: J0 post-op
◦ Les jours suivants
Conclusion
INTRODUCTION
Ce sont les soins à réaliser avant une intervention chirurgicale et après celle-ci pour
éviter les infections, réduire l'angoisse souvent présente...
Trois temps dans les soins infirmiers en chirurgie:
Le pré-opératoire
Le per-opératoire
Le post-opératoire
Une prise en charge efficace en chirurgie = qualité:
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PREVENTION DES INFECTIONS
De la préparation pré-op
De la surveillance et des soins post-op
1. La période pré-opératoire
Elle s’étend du moment où l’intervention est planifiée, jusqu’au départ du patient pour
le bloc:
a. Préparation « physique »
b. Préparation « psychologique »
On retrouve généralement 3 cas de figure:
--Intervention programmée: « bloc froid »
--Urgence: « bloc chaud »
--Urgence différée
1.1 La consultation d’anesthésie
Obligatoire au moins 48h avant l’intervention, réalisée par le médecin anesthésiste
permet de
Dépister les facteurs de risques
Evaluer l’état psychologique
Informer, éventuellement négocier
Expliquer le déroulement
Le patient doit bénéficier d’une information claire : les raisons de l’intervention, ses
modalités… L’anesthésiste doit obtenir le consentement éclairé du patient.
Elle va consister en :L’interrogatoire, l’examen clinique, le bilan sanguin et les examens
complémentaires.
a. L’interrogatoire
◦ Bilan de l’état général et psychologique
◦ Recherche des ATCD, pathologies, allergies, ttt habituels, habitudes de vie
b. L’examen clinique
◦ Auscultation ♥
◦ Auscultation pulmonaire
◦ Évaluation de l’état cutané
c. Le bilan sanguin
Au minimum:
Groupe rhésus
NFS + plaquettes
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PREVENTION DES INFECTIONS
Bilan d’hémostase
Ionogramme sanguin
glycémie
d. les examens complémentaires
ECG (électrocardiogramme)
RP (radiographie pulmonaire)
Autres: ECBU, ASP, scanner, IRM, échographie, fibroscopie...
Au terme de la consultation:
Fiche d’observation de pré-anesthésie qui devra figurer dans le dossier du patient lors de
son départ au bloc opératoire
± Prescription de prémédication
± Réajustement du traitement personnel, 1 ou plusieurs jours avant l’intervention
L’IDE est responsable de vérifier le contenu du dossier du patient, notamment du dossier
d’anesthésie, qui doit comporter les examens sanguins et radiologiques prescrits.
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EXERCICES D’ASSIMILATION
1. Définir les termes suivants
- infection hospitalière - résistance acquise - asepsie - désinfectant - décontamination -
stérilisation
2. Préparation d’une solution de décontamination
En salle de soin, vous voulez préparer une solution de décontamination à 0,05%. Vous
disposez de l’eau de javel diluée à 12°.
Décrivez minutieusement votre préparation.
3. Présentez un tableau comparatif entre les antiseptiques et les désinfectants
4. Quels sont les différents types de Bétadine qui existent dans les commerces ?
Précisez pour chacune : son type, son mode d’utilisation, et ses indications.
5. CAS CLINIQUE
Vous êtes nouvellement affecté dans le service de Médecine où au cours de votre
ronde le cas du patient Djasso âgé de 50 ans diabétique connu et admis pour pathologie réno-
prostatique attire votre attention. Il est hospitalisé depuis 10 jours et dès l’entrée porte un
cathéter veineux et une sonde urinaire à demeure. Il serait polygame car entouré de ses 3
femmes et ses 12 enfants.
1) Selon vous, quel risque encoure le patient Djasso ? Justifiez votre réponse.
2) Quels facteurs de risques infectieux retrouvez-vous chez lui ?
3) D’après vous, quels sont les délais de pose d’un cathéter veineux ? D’une sonde urinaire ?
4) Au vue de ce qui précède, que préconisez-vous ?
5) Mr Djassoa-t-il d’autres risques liés au décubitus ?
6. Les antiseptiques ont pour but de détruire le maximum de micro-organismes sans
abimer ou irriter la peau et les muqueuses sur lesquels on les applique.
a) Qu’appelle-t-on antiseptiques ?
b) Quels sont les critères de choix d’un bon antiseptique ?
c) Enumérez trois (3) antiseptiques que vous connaissez les mieux.
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