La figure montre la distribution spatiale de la fréquence annuelle moyenne des pauses sèches de
courte durée (2 à 3 jours consécutifs sans pluie significative) sur la région de l’Afrique de l’Ouest.
Cette carte met en évidence des contrastes marqués entre les zones côtières et l’intérieur du
continent, traduisant la forte variabilité spatiale du régime pluviométrique intra-saisonnier.
Les valeurs les plus élevées (supérieures à 30 occurrences annuelles) sont observées le long du
littoral, notamment dans le sud du Ghana, de la Côte d’Ivoire et du Nigeria. Ces régions, soumises à
un climat équatorial caractérisé par une double saison des pluies, connaissent une alternance
fréquente entre jours pluvieux et pauses sèches courtes. Cette dynamique peut favoriser une bonne
infiltration de l’eau et limiter le ruissellement, mais elle rend aussi les cultures sensibles aux
décalages intra-saisonniers.
En progressant vers les zones de latitude plus élevée, on observe une nette diminution du nombre
moyen de ces pauses. Le nord du Ghana, le Burkina Faso, le Mali et le Niger présentent des
fréquences nettement plus faibles, généralement inférieures à 15 événements par an. Ces régions
sont soumises à un régime sahélien plus aride, où les périodes sèches tendent à être plus longues et
moins fragmentées, ce qui peut induire un stress hydrique plus sévère pour les cultures pluviales.
De façon générale, la carte illustre l’importance des pauses sèches courtes dans la structuration du
régime des précipitations en Afrique de l’Ouest. Leur distribution spatiale constitue un indicateur
clé de la variabilité intra-saisonnière, avec des implications directes pour la planification agricole, la
gestion des ressources en eau et les stratégies d’adaptation au changement climatique.