0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
23 vues5 pages

Examen MED

un sujet

Transféré par

Francois Declermont
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
23 vues5 pages

Examen MED

un sujet

Transféré par

Francois Declermont
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

UCA - UFR de Mathématiques L2 Mathématiques année 2020-21 session 1

EC Approfondissement (Z220CM02) de la Mineure Maths en découverte (Z220CU04)


Examen du 04 janvier 2021 (16h15-17h45, durée 3 fois 30 minutes)
Ce sujet est constitué du formulaire (pages 1 et 2) puis des 4 sujets d’examen (pages 3, 4 et 5)
Chaque étudiant doit traiter UNIQUEMENT les 3 sujets des enseignants référents qui ne
l’ont pas encadré pour son exposé, et rendre 3 copies, avec sur chacune de façon clairement
lisible le numéro de la partie traitée (et le nom de l’enseignant référent associé)
Documents et calculatrice non autorisés

Formulaire
Partie I : Autour des courbes planes (enseignant référent : Thierry LAMBRE)
Réduction de l’intervalle d’étude d’un arc paramétré.
Soit γ un arc géométrique plan de paramétrisation f : I −→ R2 , de support supp(γ) = Γ =
Im(f ) ⊂ R2 . On pose f (t) = (x(t), y(t)).
On suppose qu’il existe
— une application changement de paramètre θ : R −→ R,
— une transformation géométrique F : R2 −→ R2 ,
— un intervalle J contenu dans I réalisant une partition I = J t θ(J),
tels que pour tout t ∈ I, on a f (θ(t)) = F (f (t)).
Alors dans R2 , on a l’égalité Γ = f (J) ∪ F (f (J)).
On dit dans ce cas que l’on a réduit l’intervalle d’étude de Γ à l’intervalle J et que la courbe Γ
se déduit de Γ0 = f (J) par la transformation géométrique F .

Partie II : Géométrie riemanienne (enseignant référent : Robert YUNCKEN)


Longueur d’un arc paramétrique γ par rapport à une métrique riemannienne A :
Z t1 q
L(γ) = γ 0 > .A.γ 0 dt
t0

Produit scalaire et norme : hv, wi := v>.A.w kvk2 := hv, vi hv, wi = kvk kwk cos θ.
Aire d’une région D encadrée entre deux courbes d’équations y = a(x) et y = b(x) pour
x ∈ [c; d] : !
Z d Z b(x) p
Aire(D) = det(A) dy dx.
x=c y=a(x)

Quelques métriques.
 
1 0
1. Plan euclidien : A = .
0 1
R2 sin2 (φ) 0
 
2. Sphère de rayon R — projection plate carrée : A =
0 R2
où θ signifie l’angle de longitude, φ signifie l’angle de colatitude.
3. Sphère de rayon R — ! Projection de Mercator
! :
4R2 e2y R2
2y 2 0 2 0
A = (1+e ) 4R2 e2y = ch(y) R2 où x = θ, y = ln(tan( φ2 )).
0 (1+e2y )2
0 ch(y)2
!
4
(1−x2 −y 2 )2
0
4. Plan hyperbolique — disque de Poincaré : A = 4
0 (1−x2 −y 2 )2
où x2 + y 2 ≤ 1.
1 
y2
0
5. Plan hyperbolique — demi-plan de Poincaré : A = 1
0 y2
où x ∈ R, y > 0.

1
Partie III : Un peu d’analyse numérique matricielle (enseignant référent : Véro-
nique BAGLAND)
Soit n ∈ N∗ .
Définition 1 : Une permutation σ de l’ensemble {1, . . . , n} est une application bijective de
l’ensemble {1, . . . , n} dans lui-même. La matrice de permutation Pσ associée vérifie, pour
tout i, j ∈ {1, . . . , n}, 
1 si i = σ(j)
(Pσ )i,j =
0 sinon
Définition 2 : On dit que I et J forment une partition de {1, . . . , n} si et seulement si
— I 6= ∅, J 6= ∅,
— I ∪ J = {1, . . . , n},
— I ∩ J = ∅.
Lemme 1 : Une matrice A = (ai,j ) ∈ Mn (R) est réductible s’il existe une partition de {1, . . . , n}
en I et J telle que ai,j = 0 pour tout i ∈ I et tout j ∈ J.
Définition 3 : Soit A = (ai,j ) ∈ Mn (R). On associe à la matrice A un graphe orienté de n
sommets notés S1 , . . . , Sn tel que un arc (une arête) relie Si à Sj si ai,j 6= 0.
Définition 4 : On appelle chemin allant de Si à Sj une suite de sommets (Si , Si1 , . . . , Sip , Sj ),
si elle existe, telle que (Si Si1 ), (Si1 Si2 ), . . . , (Sip Sj ) soient des arêtes du graphe.

Partie IV : Fractions continues (enseignant référent : François MARTIN)


Soit x ∈ R, notons x = [a0 , a1 , . . . , aN , . . .] son développement en fractions continues.
pn
Pour tout n ≥ 0, la n-ième réduite xn = de x est égal au rationnel xn = [a0 ; . . . ; an ].
qn
On détermine les réduites grâce aux formules de récurrence :

pn = an pn−1 + pn−2 , qn = an qn−1 + qn−2 , avec p−2 = 0, p−1 = 1, q−2 = 1, q−1 = 0;

Pour tout n ≥ 1, on note θn = [an ; an+1 ; ...]. Le réel θn vérifie l’égalité x = [a0 ; a1 ; . . . ; an−1 ; θn ].
1
On a θ0 = x, a0 = Ent(x), et, pour tout n ≥ 1, θn = et an = Ent(θn ).
θn−1 − an−1
Tout rationnel s’écrit de manière unique comme une fraction continue finie telle que le dernier
coefficient aN est strictement supérieur à 1 (Principe : Algorithme d’Euclide...)
Remarque : un réel x dont le développement en fractions continues est infini est nécessairement
un irrationnel (c’est-à-dire ∈
/ Q).
Théorème : Soit x ∈ R, et notons xn = pqnn la n-ième réduite du développement en fraction
p pn pn p
continue de x. Alors, pour tout 0 ≤ q ≤ qn , tel que q
6= qn
, on a x − qn
< x− q
.
Théorème : Soit x ∈ R. Si un rationnel pq vérifie l’inégalité x − pq < 2q12 , alors il existe n ≥ 0
tel que pq est la n-ième réduite du développement en fraction continue de x.

Notation : Soit x = [a0 ; a1 ; an ; . . .] le développement en fraction continue de x ∈


/ Q. S’il
existe L ∈ N et k ≥ 1 tel que, pour tout ` ≥ L on a a`+k = a` , on dit que x admet un
développement en fraction continue périodique à partir d’un certain rang, et on note x =
[a0 ; . . . ; aL−1 ; aL ; . . . ; aL+k−1 ].
Définition : Soit x un réel. On dit que x est un irrationnel quadratique si x ∈
/ Q et s’il existe
(A; B; C) ∈ Z3 tel que Ax2 + Bx + C = 0.
Proposition : Soit x ∈ R. Alors x admet un développement en fraction continue périodique
à partir d’un certain rang si et seulement si x est un irrationnel quadratique.

2
Enoncés de l’examen
Partie I : Autour des courbes planes (enseignant référent :
Thierry LAMBRE)
1-Quelques transformations géométriques.
Nommer les transformations géométriques ci-dessous.
1. F1 (x, y) = (−x, y) ;
2. F2 (x, y) = (x, −y) ;
3. F3 (x, y) = (−x, −y) ;
4. F4 (x, y) = (y, x)
5. F5 (x, y) = (−y, −x)
6. F6 (x, y) = (−y, x) ;
7. F7 (x, y) = (y, −x) ;
2- Symétries d’une courbe
On considère l’arc géométrique plan γ de paramétrisation f (t) = (x(t), y(t)) où
f : [−π, π] −→ R2 , x(t) = sin(2t) et y(t) = sin(3t).
On pose g(t) = f 0 (t) = (x0 (t), y 0 (t)). Soit Γ ∈ R2 le support de γ.
On considère l’intervalle d’étude J = [0, π/2] et on pose Γ1 = f (J).
1. Justifier l’inclusion Γ ⊂ [−1, 1] × [−1, 1].
2. Recopier (à main levée) et compléter le double tableau de la paramétrisation f .

t 0 π/6 π/4 π/2

x0 ? signe? ? signe? ? signe? ?

x ? variations? ? variations? ? variations? ?

y ? variations? ? variations? ? variations? ?

y0 ? signe? ? signe? ? signe? ?

Point O A B C

On note O, A, B et C les points de paramètres respectifs t = 0, t = π/6, t = π/4 et


t = π/2.
3. Tracer (en noir) à main levée l’allure de la courbe Γ1 . Préciser les coordonnées de chacun
des quatre points remarquables O,A, B et C ainsi qu’un vecteur directeur de la tangente
en chacun des points A, B et C.
4. Expliquer à l’aide du théorème de réduction de l’intervalle d’étude comment obtenir, à
partir du tracé précédent, le tracé de Γ sur l’intervalle [0, π]. Préciser la transformation
géométrique F utilisée, ainsi que le changement de paramètre.
5. On désigne par A1 , B1 et C1 les images des points A, B et C par la transformation
géométrique F . Préciser les paramètres des points A1 , B1 et C1 et compléter votre
croquis.

3
Partie II : Géométrie riemanienne (enseignant référent : Ro-
bert YUNCKEN)
Dans cet exercice, on considère la projection sté-
reographique de la sphère de rayon R, centrée au
pole nord. Cette projection est indiquée dans la
carte de la terre à droite.
Pour les coordonnées de la carte, on place l’ori-
gine O au pole nord, et on utilise les coordon-
nées cartésiennes usuelles (x, y).
La métrique riemannienne de la projection sté-
réographique est :
!
4R4
2 2 2 2 0
A = (R +x +y ) 4R4
0 (R2 +x2 +y 2 )2

Soit b > 0 et notons B le point de coordonnées (b, 0) dans cette carte.


1. On considère d’abord le segment de droite [OB].
(a) Donner une expression paramétrique γ(t) pour le segment [OB]. Préciser l’intervalle
[t0 , t1 ] sur lequel γ est défini.
(b) Montrer que la longueur l = L(γ) du segment sur la sphère est donnée par

l = 2R arctan(b/R).

(c) En déduire une expression pour la constante b en fonction de R et la longueur l.


2. On considère maintenant l’arc paramétrique décrit par

β(t) = (b cos(t), b sin(t)), t ∈ [0, 2π]

(a) A quelle courbe dans la carte correspond cette expression paramétrique ? Quels sont
les points de départ et d’arrivée ?
(b) Trouver la longueur de cette courbe dans la métrique de la projection stéréographique,
en fonction des constantes b et R.
(c) En déduire que le périmètre du cercle de rayon l sur une sphère de rayon R est donnée
par
P = 2πR sin(l/R)
NB : Ici l signifie le rayon sphérique du cercle, c’est-à-dire la distance OB sur la
sphère. On admettra que le segment [OB] est une géodésique et que le cercle sur la
carte correspond bien à un cercle sur la sphère.

4
Partie III : Un peu d’analyse numérique matricielle (ensei-
gnant référent : Véronique BAGLAND)
On considère la matrice A suivante :
 
0 0 0 0 2

 1 0 0 0 0 

A=
 0 1 0 1 0 

 0 1 1 0 0 
0 1 0 0 0

1. (a) Justifier que la matrice A n’est pas une matrice de permutation.


(b) Proposer une modification de la matrice A (en ne changeant pas plus de 6 coefficients)
qui conduise à une matrice de permutation.
(c) Donner la permutation associée à la matrice obtenue.
2. (a) Représenter le graphe associé à la matrice A. On note S1 , . . . , S5 ses sommets.
(b) On note I l’ensemble des indices des sommets qui peuvent être joints par un chemin
issu de S1 . Déterminer I.
(c) Déterminer un ensemble J de {1, . . . , n} tel que le couple (I, J) forme une partition
de {1, . . . , n}.
(d) Déduire du Lemme 1 (voir formulaire) que la matrice A est réductible.

Partie IV : Fractions continues (enseignant référent : Fran-


çois MARTIN)
79
1. Déterminer le développement en fractions continues de .
28
2. Déterminer le réel y dont le développement en fractions continues est y = [ 3 ]

3. On considère le nombre réel x = 11. On veut calculer son développement en fractions
continues. On reprend dans cet exercice les notations du formulaire. Ici, pas besoin de
calculatrice, il suffit pour faire les calculs demandés de remarquer qu’on a 9 < 11 < 16.
(a) Déterminer
√ a0 , puis déterminer θ1 en l’écrivant comme une fraction de la forme
a + b 11
où a, b et c sont des entiers à déterminer.
c
(b) Déterminer, en procédant de la même façon, les θi et les ai , i ≥ 2, jusqu’à trouver
un j ≥ 2 tel qu’il existe 0 ≤ i < j vérifiant θj = θi .
(c) En déduire le développement en fractions continues de x (on utilisera la notation du
formulaire pour l’écrire comme un développement périodique à partir d’un certain
rang).
(d) Justifier grâce au résultat précédent que x ∈
/ Q.
p
(e) Déterminer le rationnel , avec q ≤ 60, le plus proche de x.
q

Vous aimerez peut-être aussi