Rapport Presentation
Rapport Presentation
Aire de mise en
l’Architecture
Patrimoine
Valeur de
et du
Champagne
Cité du
Urbanisme Aménagement Architecture
2 rue Ernest Furgon - 10160 AIX EN OTHE
Tél. : [Link].96 - Email : u2a10@[Link]
Cité du
Champagne
. é
.
Cité du
Champagne
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Objectifs et
Outils
L’élaboration d'une Aire de Mise en Valeur de l'Architecture et du Patrimoine (AVAP) est un acte significatif dans l’histoire d’une ville : c’est la reconnaissance d’un
patrimoine à sauvegarder et à mettre en valeur.
Forte de l'héritage urbain, social et culturel présent sur le territoire communal, la ville d’Epernay a depuis longtemps souhaité mettre en valeur ce patrimoine et définir
un cadre pour sa préservation.
Cette démarche s’inscrit dans une politique globale de projet urbain à l'échelle de la commune, visant à préserver l’image de la ville par la qualité urbaine ; l'AVAP sera
l'un des éléments de la mise en œuvre du projet de la ville.
Les enjeux d'une étude du patrimoine urbain sont multiples : valorisation de l'image de son centre historique, mise en évidence de l'histoire de la commune et de son
identité, et besoin de comprendre l'évolution de cet ensemble pour en dessiner l'avenir.
En effet, les formes de la ville constituent le cadre spatial de la vie et en transmettent le témoignage. Elles influent aussi sur le devenir de la ville : édifices et ensembles
urbains modèlent par endroit des quartiers où les fonctions qui les ont engendrées ont aujourd'hui disparu. C'est pourquoi la connaissance du passé de la ville est
indispensable pour asseoir les actions de préservation et de valorisation des centres historiques. Mais elle est également indispensable pour envisager l'avenir de la ville
dans son ensemble.
C'est la connaissance du passé d’Epernay, du dynamisme caché de son évolution, qui doit aujourd'hui guider son projet urbain.
La mise en valeur du patrimoine d’Epernay doit ainsi s’appuyer sur le socle "objectif" que constitue l’analyse du tissu urbain, permettant la compréhension de la ville et
de son territoire, révélant la logique interne de cet ensemble, mettant en évidence le faisceau des lignes de force composant la cité, témoin des étapes de transformation
de la cité dans son histoire.
Sans ce travail identitaire, le "patrimoine" risque d’être perçu de façon anecdotique et muséifiée, et la mise en forme des projets d’aménagement altérera souvent et
dégradera quelquefois les qualités du tissu urbain que l’on souhaite préserver.
La mise en évidence de ces enjeux patrimoniaux pourra être concrètement réalisée à travers la mise en place de "l'outil" AVAP, cadre réglementaire permettant la prise
en compte des traces du passé dans le développement urbain ; car un développement réellement "durable" se doit de prendre en compte les acquis de l'histoire du
territoire.
Le patrimoine participe au cadre de vie quotidien. Il concerne tant les ouvrages d’architecture (les bâtiments avec leur volume, leur façade, leurs détails) que les espaces
urbains (rues, places, jardins) et les abords paysagers de la cité : voies d’accès, site d’implantation, aire culturale...
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Objectifs et
Outils
Ce patrimoine est vivant. Le protéger, c’est lui donner du sens, une valeur dans notre organisation sociale actuelle. Ainsi, la notion de "protection du
patrimoine" s’apparente plus à celle de "gestion du patrimoine", qui comprend plusieurs étapes :
la connaissance de la valeur ou de l’intérêt de certains éléments, le critère étant la rareté et surtout les qualités (esthétiques, spatiales, d’usage) de
réalisations propres aux productions d’époques passées ;
le choix de : conservation / réutilisation / élimination, compte tenu du fonctionnement actuel de la cité, suivant le principe que tout élément
conservé ou réutilisé joue un rôle actif grâce à sa mise en valeur ;
l’utilisation de techniques adaptées aux types d’ouvrage concernés.
L’objectif général de l’étude de l'AVAP est de montrer au public, propriétaire de ce patrimoine, qu’il est l’acteur et le producteur du patrimoine de demain, et de
lui proposer des « règles de bonne conduite » vis-à-vis de l'héritage de la ville d'aujourd'hui.
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Objectifs et
Outils
La sensibilisation : Le rapport de présentation sert de base à la sensibilisation du public, en donnant des informations sur l’évolution du tissu urbain au cours des
siècles et sur les éléments qui aujourd’hui constituent un patrimoine digne d’être protégé et mis en valeur.
Le diagnostic : il permet, face à un projet d’aménagement situé à l’intérieur du périmètre défini, de connaître les richesses et les problèmes propres au lieu
concerné et contient des indications sur le type d’intervention à envisager.
Ce document constitue une base de travail commune à tous les intervenants (particuliers, commune, services de l'Etat), permet un meilleur dialogue sur les
projets en amont de leur conception et constitue une annexe réglementaire au document d'urbanisme en vigueur.
1.2.1 - L’AVAP
L’Aire de mise en Valeur de l’Architecture et du Patrimoine a pour objet de promouvoir la mise en valeur du patrimoine bâti et des espaces dans le respect du
développement durable.
Elle est fondée sur un diagnostic architectural, patrimonial et environnemental, et prend en compte les orientations du Projet d’Aménagement et de
Développement Durable du Plan Local d’Urbanisme, afin de garantir la qualité architecturale des constructions existantes et à venir, ainsi que l’aménagement des
espaces.
un rapport de présentation des objectifs de l’aire. Ces objectifs sont fondés sur le diagnostic et déterminés en fonction du projet d’aménagement et de
développement durable du plan local d’urbanisme,
à l’intégration architecturale et à l’insertion paysagère des constructions, ouvrages, installations ou travaux visant tant à l’exploitation des énergies
renouvelables ou aux économies d’énergie qu’à la prise en compte d’objectifs environnementaux.
le périmètre de l’aire,
Il en est de même pour le règlement qui a intégré dans ses prescriptions des
protections particulières, notamment en terme d’éléments bâtis et de
valorisation des espaces publics.
Périmètre SPR
Cité du
Champagne
2.1 - L’Etat de lieux : l’évolution urbaine d’Epernay
La ville s'est organisée à l'origine selon une forme allongée suivant le sens Nord/Sud du vallon du Cubry,
perpendiculairement à la Marne. L'aspect marécageux du fond de la vallée, favorisait la défense de
l'agglomération, mais la véritable création de la cité par des tanneurs n'eut lieu qu'après drainage des eaux du
Cubry.
Des remparts flanqués de tours et de fossés profonds étaient ceinturés par le ruisseau. L'enceinte comportait 3
1 portes à pont-levis dès le 13ème siècle :
Porte Saint-Thibault au Sud (place René Cassin),
Porte de Châlons à l'Est (place de la République),
Porte Lucas à l'Ouest (place Victor Hugo).
Ce profil urbanistique obligea la cité à une évolution intra muros pendant longtemps. Le souci de défense était
essentiel vu la géographie régionale qui faisait d'Epernay une position très exposée.
La première action d'urbanisme à proprement parler affectant la ville d'Epernay correspond aux
travaux d'amélioration de l'itinéraire de la route royale de Paris vers l'Allemagne, permettant ainsi des
meilleures relations extérieures et un essor du commerce de vins plus important.
Le premier négociant en vin de champagne à s'installer à Epernay est Claude Moët, qui fonde son
établissement en 1743. Il s'implante dans le faubourg de la Folie, le long de la route qui part vers Metz
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(la future avenue de Champagne) car le sol crayeux y est particulièrement propice au creusement
de caves.
Progressivement, à la fin du 18ème siècle et au début du 19ème siècle, des négociants s'installent le
long de cette route et fondent leur maison de commerce. Les plus anciens hôtels particuliers de
l'avenue de Champagne datent de cette époque.
Dans la deuxième moitié du 19ème siècle, l'essor du commerce du vin de champagne s'accélère grâce
au passage du chemin de fer à Epernay, favorable au développement de la ville.
4 A partir des années 1840, la ville perd progressivement sa forme médiévale : les fossés sont comblés
et des immeubles construits à leur place, sans donner lieu à création de boulevards, sauf dans la partie
Nord où est tracé le boulevard de la Motte.
Epernay en 1831
2.1 - L’Etat de lieux : l’évolution urbaine d’Epernay
L'arrivée du chemin de fer, en 1849, vient renforcer l'essor industriel et commercial des années 1820-1870. Le tracé
de la ligne par la vallée de la Marne favorise Epernay et fait de la petite ville un carrefour ferroviaire avec ses
dépôts de machines, ateliers d'entretien et de réparation, attirant toute une population d'ouvriers et de techniciens.
5 L'installation de la ligne au plus près de la place de la Comédie, entraîne le réaménagement de celle-ci, le
déplacement du lit de la rivière et du ruisseau. L'activité du champagne et les ateliers de chemin de fer amènent une
forte augmentation de la population dans la deuxième moitié du 19è siècle.
Après la Révolution, en 1793, la municipalité avait acheté l'abbaye Saint-Martin qu'elle transforme en Mairie.
La forte croissance démographique et le besoin en logement dans la seconde moitié du 19ème siècle, s'est traduit par
un développement urbain rapide et multidirectionnel, notamment dans les faubourgs.
Des rues nouvelles sont créées durant les années 1870-1890 selon un tracé rectiligne et orthogonal, ceci malgré le Epernay en 1868
6 dénivelé des coteaux, et les empiètent sur la vigne.
Le faubourg Nord/Ouest autour de la rue Jean-Jaurès dont l'existence a été un élément déterminant de
l'urbanisation de ce secteur.
La cité ouvrière Thiercelin-Parrichault, destinée aux classes moyenne et ouvrière, est créée de 1895 à 1905.
Le faubourg Sud connaît une extension importante autour de l'actuelle avenue Foch.
Epernay en 1909
2.2 - L’Etat de lieux : le paysage urbain d’Epernay
Le réseau viaire
Bien que construite selon un système défensif composé de remparts, de tours et de fossés dès le 13ème siècle,
l’organisation interne de la cité ne relève pas d’une planification urbaine maîtrisée.
À l’intérieur des anciens remparts, le réseau viaire est organisé pour permettent une desserte externe de la cité.
1 C’est-à-dire que ce sont les échanges entre les différentes portes qui ont constitué le tracé du réseau viaire et non
une organisation interne défensive de la cité.
L’absence de centralité illustre cette organisation urbaine.
Le réseau viaire est alors hiérarchisé. Les grands axes permettent de traverser la cité et des axes secondaires
irriguent et favorisent les déplacements à l’intérieur des îlots bâtis.
La trame viaire médiéval est encore lisible.
Le cadastre napoléonien illustre bien comment la cité s’est développée sous forme d’îlots compacts.
Le grand paysage se définit par les éléments naturels qui façonnent l’espace.
Ce site primaire d’Epernay se délimite à l'Est par le Mont Bernon et à l'Ouest par les coteaux couronnés par la forêt
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d'Epernay.
La présence de la Marne a également façonné des paysages naturels de grande qualité.
Le paysage anthropique
Un paysage anthropique est non-seulement issu d’une fabrication humaine directe ou indirecte il est aussi le produit
d’une fabrication volontaire ou involontaire.
2 Ce plan de 1794, illustre parfaitement les aménagements paysagers déjà présents sur la commune d’Epernay : les
alignements d’arbres accompagnent les remparts et viennent sublimer l’actuelle rue de Verdun pour marquer l’entrée
de la cité ; un jardin ordonnancé qui semble être celui de Moët et Chandon se lit distinctement sur le plan tout comme
les champs, les bois et les haies d’accompagnement. À cette époque, le paysage naturel a déjà bien été modelé et mis Extrait du plan de Montmort à Epernay, partie de la route
en scène par l’homme et ses activités. projetée de Sézanne au dit Epernay, 1794.
La vigne
La commune d’Epernay compte 396 exploitants et 257,3 hectares de vignes.
Le paysage ordonnée résultant de la culture de la vigne date de 1900. Envahis par le phylloxera, les viticulteurs
Les rosiers
Une tradition reste présente visuellement par endroits dans le vignoble : la plantation de rosiers en bout de rangs.
Ils servaient à indiquer la présence de l’oïdium car ils y sont plus sensibles que les vignes.
4 Jadis, on donnait une autre explication, plus folklorique : le rosier planté en bout de rang servait de signal au cheval qui,
en le voyant et par réflexe, se retournait pour s’engager dans le rang suivant.
Aujourd’hui encore, les rosiers sont parfois utilisés pour indiquer les rangs de passage de l’enjambeur. On a donc des
taches de couleurs rose ou rouge aux extrémités de certaines parcelles.
Ces taches sont peu visibles de loin, mais elles le deviennent dès qu’on se promène dans le vignoble.
Le Cubry
Le nom «Cubry» provient du gaulois et signifie le «ruisseau du corbeau».
Louise de Savoie fait édifier au 16ème siècle de nouvelles fortifications autour d'Épernay. Le cours du Cubry, qui suivait les rues
des Fusiliers, Nationale, Chocatelle et de Brugny puis se jetait dans les douves du château, est dévié de son lit originel vers celui
qu'il possède encore aujourd'hui.
Les tanneurs, dont l'activité était ancienne, doivent s'établir sur le nouveau lit, vers l'actuelle rue des Tanneurs. D'autres
tanneurs s'exilent et la tannerie commence à se perdre sur les abords du ruisseau. Le Cubry a alimenté jusqu'à six moulins, dont
6 un à tan qui était encore en activité au 19ème siècle.
Le ruisseau est en partie recouvert en 1880 par la place Carnot ; puis en 1883, du pont de la Filature au pont de Nommois. Suite
aux crues de 1910, la ville d'Épernay fait construire en 1926 des retenues d'eau, aux moulins de la Planche et de la Filature.
Aujourd'hui, une grande partie du Cubry est recouverte. Les ouvrages subsistants liés à l’eau (vannages, lavoirs, etc…)
constituent un patrimoine peu visible car situé le plus souvent sur le domaine privé. Cependant ce petit patrimoine participe à
la mise en valeur d’Epernay.
Un projet de coulée verte située le long du Cubry est en cours. Offrir à tous des espaces paysagers de qualité, tisser un lien
entre des équipements sportifs et culturels existants, étendre l'offre de loisirs, valoriser les berges du Cubry, tels sont les
objectifs de ce projet structurant qui sera réalisé en plusieurs phases.
Les vergers sont présents également sur le Mont Bernon et sur le coteau Ouest, de façon assez diffuse. Il s’agit de vieux vergers,
composés d’arbres à hautes tiges qui, au-delà de leur utilité première, à savoir la récolte des fruits, présentent un intérêt
écologique ; ils peuvent notamment accueillir des espèces cavernicoles.
De plus, ils forment des unités paysagères intéressantes qui rompent avec l’ordonnancement régulier des vignobles.
Ces espaces paysagers sont sensibles car leur présence témoignent d’une histoire et d’un comportement. Leur situation
correspond à des espaces de transition « naturelle » entre une urbanisation et une activité viticole planifiées.
Savoir comment améliorer le confort thermique sans nuire aux caractéristiques du patrimoine d’Epernay
Malgré les difficultés de modélisation du comportement des bâtiments anciens, les observations approfondies
permettent d’en comprendre le fonctionnement, ses caractéristiques majeures et ce que l'on peut raisonnablement en
attendre. Elles révèlent des qualités importantes et méconnues : comportement bioclimatique, forte inertie, ventilation
2 naturelle, confort d’été …
Définir clairement les limites du patrimoine d’Epernay à recevoir les éléments dédiés aux économies d’énergie.
Mettre en parallèle les logiques contemporaines de confort avec le bâti ancien.
S’appuyer sur des principes à respecter et choisir des solutions adaptées au bâti ancien.
En conclusion, préserver l’identité patrimoniale de la ville d’Epernay tout en s’assurant que les
constructions les plus anciennes sont à même d’accueillir des éléments liés au développement
durable et aux économies d’énergie.
Le règlement du SPR AVAP devra s’appuyer sur une hiérarchisation des constructions afin de
ne pas banaliser les interventions sur les bâtiments les plus fragiles et sur les espaces
paysagers les plus sensibles.
Cité du
Champagne
3
Enjeux pour
l’AVAP
3 - LES ENJEUX
La description des intérêts architecturaux, urbains et paysagers, ainsi que de leurs éléments régulateurs permet
d’établir lieu par lieu et sur l’ensemble du territoire les enjeux de protection et de mise en valeur.
2. ENCADRER LES INTERVENTIONS SUR LE BATI AU REGARD DE LA VALEUR ARCHITECTURALE ET DES QUALITES D’ENSEMBLE DES EDIFICES TOUT EN GARANTISSANT LE
MAINTIEN DE LA POPULATION EN CENTRE VILLE
3. ASSURER L’INTEGRATION ET LA VISIBILITE DES DEVANTURES COMMERCIALES DANS LE RESPECT DE L’ECRITURE ARCHITECTURALE
- Affirmer les limites (bâties ou non) entre espaces public et privé le long de l'espace public (construction neuve, clôture), pour appuyer la participation de la continuité du
bâti au paysage urbain, et compenser la perte de lisibilité de l'espace public lorsque le bâti est en retrait, par un travail sur les clôtures.
Circulations et liaisons
- Définir un aménagement des espaces publics en accord avec la hiérarchie des voiries, qui s’adapte à la largeur disponible entre les alignements et est conçu de manière à
privilégier l’agrément résidentiel de la voirie, en accordant la priorité aux usages piéton et vélo.
- Garantir les perméabilités visuelles et physiques, essentielles pour assurer les liaisons, mais qui doivent préserver la qualité des usages (publics et privés).
- Inscrire Epernay dans un double réseau de trames : la trame-rue et la trame-sente, selon le principe de liaisons est-ouest et nord-sud qui permettent de relier les
anciennes maisons d’habitations entre elles et d’irriguer l’ensemble de la population.
La présence végétale
- Souligner certaines perspectives par l'accompagnement d'ordonnances végétales.
- Valoriser et compléter l'offre d'essences végétales existantes, en accompagnement du paysage urbain et de l'architecture.
- Requalifier les espaces publics stratégiques à travers un projet d’ensemble, afin d’assurer la cohérence de leur aménagement.
- Optimiser l’aménagement des nœuds de circulations qui doivent concilier les différents modes de transports actuels (bus, vélos, piétons, voitures).
- Orienter les nouveaux bâtiments et espaces ouverts en fonction des angles d'ensoleillement et des vents dominants, afin de répondre aux enjeux de l'adaptation du milieu
urbain aux évolutions climatiques.
- Favoriser l’infiltration des eaux pluviales, afin de participer à la réalimentation de la nappe et de soulager les réseaux d'évacuation,
- Permettre l’infiltration d’une partie des eaux de ruissellement dans l'espace public, par le revêtement des voies et des places par des éléments discontinus, en privilégiant
l’utilisation de revêtements en pierre, sous formes de pavés ou de dalles, posés sur sable.
3
Enjeux pour
l’AVAP
12. FAVORISER LES CHEMINEMENTS PIETONNIERS, LES TRANSPORTS EN COMMUN ET LES MODES DE DEPLACEMENTS ACTIFS
- Favoriser les mobilités "actives" et les transports en commun, afin de réduire la part modale des véhicules automobiles individuels.
- Permettre la mise en place d'un meilleur maillage piéton, afin de limiter l'utilisation de la voiture individuelle pour des trajets locaux et d'amoindrir la pollution sonore liée
au trafic automobile.
- Améliorer et développer des cheminements piétons et cyclistes sécurisés, lisibles et agréables.
13. PERMETTRE L'INTEGRATION DES DISPOSITIFS d’ECONOMIE D'ENERGIE ET DE PRODUCTION D'ENERGIE RENOUVELABLES
Orienter les bâtiments futurs ainsi que les espaces ouverts en fonction des angles d'ensoleillement et des vents dominants.
Pour les bâtiments dont les façades latérales sont déjà "isolées" par les constructions voisines, préconiser pour les autres plans de façade :
- La mise en place de double vitrage, la réfection ou le remplacement de châssis pour améliorer l’isolation des baies.
- La remise en place de dispositifs d'occultation devant les baies (amélioration de l’isolation, limitation de l’impact solaire en été).
- L’isolation renforcée de la toiture, qui constitue le principal plan de déperdition calorifique des bâtiments.
- La possibilité d’isolation intérieure et extérieure, sous conditions d'intégration architecturale.
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Enjeux pour
l’AVAP
Permettre l'intégration de solutions techniques dans l'architecture, en termes d'isolation, de choix des matériaux, de modes constructifs, d'orientation, d'économies
d'énergie…, qui soient adaptées au contexte local et ne dénaturent pas les éléments caractéristiques du patrimoine d’Epernay.
Favoriser l'emploi de matériaux proches des matériaux constitutifs de la ville, afin de limiter les importations lointaines et les transports générateurs de gaz à effet de
serre.
Favoriser les matériaux locaux et naturels dans les interventions tant sur l'espace public que le bâti ancien, afin de permettre la récupération et la réutilisation des
matériaux et la réparation ou le complément au niveau de la mise en œuvre de ces matériaux, plutôt que le principe de la démolition –reconstruction.
Imposer une palette limitée de matériaux dans le traitement des espaces publics.
Cité du
Champagne
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AVAP et PLU
Une nouvelle obligation de cohérence a été introduite entre l’Aire de mise en Valeur de l’Architecture et du Patrimoine et le Plan Local d’Urbanisme. L’AVAP doit
désormais prendre en compte les orientations du PADD (Projet d’Aménagement et de Développement Durable).
L'AVAP d’Epernay,
Le diagnostic du PLU a permis de dresser un certain nombre de constats et d’identifier les principaux enjeux du développement durable de la Ville d’Epernay.
C’est à partir de ce socle que les objectifs du PADD ont été définis et mis en débat.
La définition des principes et des enjeux de l’AVAP d’Epernay résultent des analyses architecturales, urbaines et paysagères du diagnostic de l’AVAP.
Les principes et enjeux de l’AVAP répondent parfaitement aux objectifs énoncés dans le PADD de la Ville d’Epernay.
Protéger le patrimoine sparnacien sur l’ensemble du territoire afin de Identifier et protéger les édifices remarquables, patrimoine architectural, urbain et culturel.
poursuivre la politique de protection du patrimoine bâti dans le PLU Encadrer les interventions sur le bâti au regard de la valeur architecturale et des qualités
et au-delà du périmètre AVAP. d’ensemble des édifices tout en garantissant le maintien de la population en centre ville.
Poursuivre la valorisation du patrimoine naturel du territoire.
Augmenter et gérer la densité urbaine afin de gérer au mieux la Optimiser le choix géographique des zones d’extension de l’habitat.
restructuration d’une partie du tissu urbain déjà urbanisée. Poursuivre la densification du tissu urbain existant par une identification des dents creuses.
O
Ralentir le déficit migratoire en stabilisant la démographie. Continuer à œuvrer pour stopper la baisse de population et enrayer le phénomène de « fuite
de la population vers l’extérieur ».
Continuer à favoriser la remise sur le marché de logements vacants.
Renforcer les liens sociaux entre les quartiers.
Vieille à la mixité urbaine, sociale et intergénérationnelle.
Permettre le développement des réseaux d’énergie renouvelable.
Définir une politique de préservation du patrimoine architectural.
Poursuivre la politique de préservation du patrimoine historique et de renouvellement urbain.
Conforter les équipements publics et les services de proximité. Renforcer l’attractivité des commerces du centre-ville
Permettre l’implantation de commerces de proximité dans les quartiers d’habitat.
Préserver l’activité vitivinicole et les activités artisanales. Conforter les entités économiques principales d’Epernay
Veiller à préserver le principe de mixité des fonctions habitat/activités
Renforcer l’attractivité économique à l’échelle de la ville en
favorisant les activités tertiaires, touristiques et commerciales.
Restructurer les transports collectifs en améliorant les déplacements interquartiers.
Valoriser les axes de circulation et développer les transports en Poursuivre le développement des déplacements doux.
commun. Poursuivre les actions en faveur des déplacements « durables » et de l’intermodalité.
Rationaliser et sécuriser la circulation routière en centre-ville.
Promouvoir l’offre et l’usage des « modes doux ». Assurer l’accessibilité du stationnement aux résidents et commerçants du centre-ville.
Améliorer l’accessibilité pour les personnes à mobilité réduite ou handicapées.
Favoriser le désenclavement du territoire sparnacien.
Préserver les continuités écologiques par la mise en place des Garantir sur le long terme les échanges écologiques entre les différentes entités
trames verte et bleue, en protégeant les coteaux, les espaces paysagères.
boisés, les cœurs « verts » de ville, les jardins publics et Identifier les espaces boisés méritant d’être classés par le PLU.
alignements d’arbres, la plaine d’Aÿ, la Marne et le Cubry.
Aménager les entrées de ville et mettre en valeur les vues. Poursuivre et développer la valorisation des entrées de ville.
Préserver le paysage et les vues sur et depuis la ville.
Cité du
Champagne
Classer les immeubles, identifier les éléments paysagers…
5.1 - La classification des immeubles et des éléments urbains et paysagers dans le périmètre du SPR AVAP : un travail de « groupe »…
Une simplification des catégories d’intérêt est proposée. Ainsi, la troisième catégorie est tout simplement enlevée car elle n’a aucune répercussion sur le règlement.
Les constructions classées au titre des MH : légendées en noir. Ces constructions ne font pas l’objet de réglementation AVAP. Elles sont simplement
repérées au titre du patrimoine sur la cartographie.
Les immeubles de premier intérêt pour les édifices de qualité exceptionnelle ou participant fortement à la structuration qualitative de la ville.
Les immeubles de deuxième intérêt pour les édifices remarquables par la qualité de leur architecture ou du fait de leur appartenance à un ensemble
intéressant, présentant une cohérence urbaine.
Les autres constructions : légendées en blanc (trame cadastrale). Elles sont réglementées par le régime général du SPR AVAP.
5.2 - Cartographie partielle des éléments repérés : extrait
Secteur paysager
La ZPPAUP couvre 390,20 hectares, soit 17% de la commune. Ces surfaces se décomposent Le SPR AVAP couvre 531,64 hectares, soit plus de 23% de la commune. Ces surfaces
comme suit : se décomposent comme suit :
24,2 hectares
englobe toutes les strates historiques qui la composent.
Le secteur A de la ZPPAUP correspond à la ville ancienne, autrefois délimitée A l‘inverse de la ZPPAUP, l’AVAP a pris le parti de créer un secteur
A par les remparts. unique à l‘intérieur duquel toutes les typologies de constructions
218 hectares
déterminées dans le diagnostic sont présentes.
Ce secteur trouve ses limites aux abords des quartiers plus récents,
qui ne sont pas d’un intérêt patrimonial fort.
Le secteur B de la ZPPAUP correspond à des quartiers d'expansion le long
51,9 hectares
d'axes urbains assurant une relation directe et de continuité avec le centre Dans le règlement
B ancien. Il inclut _une part importante des édifices les plus représentatifs de la Ce secteur a une réglementation qui lui est propre et qui tient
créativité architecturale locale, à la grande époque de développement compte de la classification des constructions déterminée en
d'Epernay. fonction de leur valeur patrimoniale .
Le secteur C de la ZPPAUP correspond à l'ancienne cité ouvrière dite « des Le secteur paysager : il tient compte des enjeux des espaces
6,5 hectares
7,2 hectares
313,64 hectares
Le secteur D de la ZPPAUP correspond à un quartier d'habitation réalisé entre leur identité (les bords de Marne) ou sur les vues remarquables sur
D des édifices majeurs de la ville (les Terres de la Justice avec la vue
1885 et 1900, très représentatif de l'habitat de cette fin du 19ème siècle.
sur la Tour Castellane).
Dans le règlement
Dans la ZPPAUP, ces secteurs sont réglementés dans le cadre des
106,6 hectares
Le secteur G de la ZPPAUP correspond à des coteaux proches de la ville et se découpage qui démultiplie le
G dessinant en fond de décor de l'avenue de Champagne ou de certaines zonage mais pas toujours la
voies importantes.. réglementation, et notamment, en
ce qui concerne les constructions
neuves.
153,4 hectares
Le secteur urbain correspond au secteur bâti à l’intérieur duquel ont été repérées des constructions Le secteur paysager correspond aux secteurs situés en périphérie de la ville : les coteaux et le Mont
de qualité. Bernon agrandit aux vignobles alentours, ainsi qu’aux bords de Marne et au secteur des coteaux
Il recouvre une très grande partie de la ville et englobe toutes les strates historiques qui la proches de la ville, constitués de vignobles et dessinant la toile de fond de l’avenue de Champagne
composent. et des « Terres de la Justice » ainsi que l’entrée Est de la ville.
L’AVAP a pris le parti de créer un secteur unique à l‘intérieur duquel toutes les typologies de Il recouvre la quasi-totalité de la limite ouest de la commune, formant un arc et rejoignant la ville
constructions déterminées dans le diagnostic sont présentes. par le Fort Chabrol et le cimetière.
Ce secteur trouve ses limites aux abords des quartiers plus récents et qui ne sont pas d’un intérêt Ce secteur trouve ses autres limites aux abords de la Marne, notamment sur la partie couverte par
patrimonial fort. le secteur urbain.
La vocation de ce secteur est de préserver l’unité urbaine et architecturale de la ville tout en tenant La vocation de ce secteur est de préserver l’identité de la ville dans ce qu’elle a de plus fort et
compte de sa diversité et de son évolution. notamment la culture de la vigne, de pérenniser cette activité tout en permettant des constructions
Il s’agit : liées à son expansion.
D’éviter la dégradation, voire la disparition de certains éléments du patrimoine,
De mettre en valeur des édifices ou lieux identifiés pour leur qualité, Il s’agit :
De restituer à l’occasion de travaux d’entretien ou de construction neuve, la cohérence des D’afficher la primauté de la vocation paysagère de ce secteur,
alignements bâtis et façades d’îlots, D’affirmer la mise en valeur paysagère de ces espaces,
D’améliorer la lecture des espaces urbains majeurs constitutifs des paysages de la ville. De pérenniser la culture de la vigne tout en permettant à cette activité de se développer.
Ce chapitre s’organise suivant 2 parties distinctes : les constructions existantes et les constructions
neuves.
Les prescriptions environnementales intègrent un chapitre spécifique commun à tous les secteurs.
Il en est de même pour les façades commerciales.
Il s’agit d’aborder les règles propres aux prescriptions environnementales, aux équipements
techniques, aux façades commerciales, aux espaces publics et aux plantations.
Cité du
Champagne
7.1 - La communication autour de l’AVAP… L’exposition
L’exposition « évolutive »
L’exposition « évolutive »