0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
119 vues25 pages

Module 1 Caida Ce-Cgpca c1

Transféré par

ahoussou2eric
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
119 vues25 pages

Module 1 Caida Ce-Cgpca c1

Transféré par

ahoussou2eric
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Certificat d’Expert en Conception et Gestion de Projets Carbone en Afrique (CE-CGPCA), Cohorte 1

Module 1 : Introduction à la gestion de projets


Carbone en Afrique
Afriqueen Afrique

E-mail : caidaafrique@[Link] ; infocaida9@[Link] Tel : 2250104310721 ; 2250104310720


Certificat d’Expert en Conception et Gestion de Projets Carbone en Afrique (CE-CGPCA), Cohorte 1

Objectifs pédagogiques :

A l’issue de cette formation, les participants seront capables de :

1- Comprendre les principes fondamentaux de la gestion de projet et le cycle de vie


appliqué aux projets carbone.
2- Expliquer le rôle des projets carbone dans la lutte contre le changement climatique,
en lien avec les mécanismes internationaux et les standards existants.
3- Identifier les critères de qualité et les exigences techniques (additionnalité, MRV,
permanence) nécessaires à la conception et au suivi de projets carbone crédibles.

Ce cours se déroulera en 03 séquences :


Séquence 1 : Concepts de base de la gestion de projet carbone
Séquence 2 : Introduction aux projets carbone et aux mécanismes internationaux
Séquence 3 : Spécificités des projets carbone et normes applicables

E-mail : caidaafrique@[Link] ; infocaida9@[Link] Tel : 2250104310721 ; 2250104310720


Certificat d’Expert en Conception et Gestion de Projets Carbone en Afrique (CE-CGPCA), Cohorte 1

Séquence 1 : Concepts de base de la gestion de projet


carbone
La gestion de projet carbone englobe l'ensemble des activités visant à 1) mesurer et suivre
l'empreinte carbone d'une organisation ou d'une activité, 2) mettre en œuvre des stratégies
et des projets pour réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES), et 3) capturer ou
stocker le CO2 déjà présent dans l'atmosphère. Ces projets peuvent inclure des initiatives
technologiques de captage et de stockage du carbone (CSC), des méthodes d'élimination
directe du CO2 de l'air (CDAC) ou des projets de séquestration naturelle comme l'agriculture
durable, la gestion des forêts ou la restauration des zones humides et des écosystèmes
marins. Selon SAP, La gestion du carbone désigne le processus consistant à mesurer et à
déclarer une empreinte carbone et à établir une base de référence pour la réduction des
émissions de carbone.

1.1. Définitions clés (projet, programme, activité, plan d’action)

▪ Projet carbone : Un projet carbone est une initiative visant à réduire les émissions
de gaz à effet de serre (GES) ou à séquestrer du dioxyde de carbone (CO2) dans
l'atmosphère, souvent dans le but de générer des crédits carbone, des certificats qui
attestent de cette réduction ou séquestration. Ces projets peuvent être de deux types
: ceux qui évitent des émissions futures (projets d'évitement) ou ceux qui capturent
ou stockent le CO2 déjà présent (projets de séquestration ou de capture du carbone).

▪ Programme : Un "programme carbone" est un cadre mis en place pour gérer,


réduire ou compenser les émissions de gaz à effet de serre. Il peut prendre la forme
de marchés où des crédits carbone sont échangés pour financer des projets de
réduction d'émissions, ou d'initiatives comme le Label bas-carbone, qui vise à
atteindre les objectifs climatiques en incitant les acteurs à réduire leur empreinte
carbone.

▪ Activité : Une activité de gestion de projet carbone (ou gestion du carbone) est
l'ensemble des actions menées pour mesurer, réduire, et compenser les émissions de
gaz à effet de serre d'une organisation. Elle comprend : la réalisation de bilans
carbone pour identifier les sources d'émissions, la mise en œuvre de plans de
réduction basés sur des stratégies bas-carbone, et enfin, le financement de projets
environnementaux externes ou internes (insetting) pour compenser les émissions
résiduelles.

E-mail : caidaafrique@[Link] ; infocaida9@[Link] Tel : 2250104310721 ; 2250104310720


Certificat d’Expert en Conception et Gestion de Projets Carbone en Afrique (CE-CGPCA), Cohorte 1

▪ Plan d’action dans la gestion de projet carbone : Un plan d'action dans la gestion
de projet carbone est une feuille de route stratégique définissant les mesures
concrètes pour réduire les émissions de gaz à effet de serre d'une organisation et
atteindre des objectifs de neutralité carbone. Il comprend l'analyse des résultats du
bilan carbone, la fixation d'objectifs de réduction, l'identification des leviers d'action
(technologiques, organisationnels, etc.), la planification des tâches, la mise en œuvre,
et le suivi continu des progrès pour ajuster la stratégie.

▪ Système MRV : Selon la UNFCCC Glossary of Climate Change Acronyms and Terms
le MRV (Mesure, Notification et Vérification en français) désigne un ensemble
structuré de processus visant à quantifier, déclarer et valider les émissions de
gaz à effet de serre (GES), les réductions d’émissions ou les contributions
financières liées au climat.
▪ Co-bénéfices : Selon le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du
climat (GIEC), dans son 6ᵉ rapport d’évaluation (AR6), les co-bénéfices désignent les
avantages sociaux, économiques, environnementaux ou sanitaires supplémentaires
générés par un projet ou une politique climatique, au-delà de la seule réduction des
émissions de gaz à effet de serre. Ces bénéfices annexes renforcent l'intérêt global
des actions climatiques, en contribuant simultanément au développement durable et
à l'amélioration des conditions de vie des populations.

1.2. Terminologie dans la gestion de projet carbone

▪ Concept du paiement pour les services écosystémiques (PSE) : Le paiement pour


les services écosystémiques (ou encore paiement pour les services
environnementaux) est un terme générique désignant l’octroi des incitations ou
récompenses pour mettre en œuvre des pratiques qui conservent, améliorent ou
restaurent un bénéfice environnemental donné. L’objectif du PSE est de permettre à
un bénéfice environnemental d’exister là où il n’existerait pas, tout en répondant aux
besoins de subsistance. Les programmes de PSE suscitent un intérêt croissant en
Afrique, en raison de l’attention que portent les entreprises, les gouvernements et les
ONG aux questions environnementales.

E-mail : caidaafrique@[Link] ; infocaida9@[Link] Tel : 2250104310721 ; 2250104310720


Certificat d’Expert en Conception et Gestion de Projets Carbone en Afrique (CE-CGPCA), Cohorte 1

▪ Principe des projets carbone : Les réductions et séquestrations d’émissions


permises par un projet d’atténuation correspondent à la différence entre les GES
émis sur la période du projet et les GES qui auraient été émis en l’absence de projet,
suivant un scénario de référence business as usual. Une fois certifiés par un standard,
les projets d’atténuation peuvent valoriser les réductions d’émissions sous la forme
de crédits carbone, générés à hauteur des émissions évitées par le projet, qui peuvent
ensuite être vendus sur les marchés carbone.

Source : I4CE

▪ Critères de qualité : Les projets doivent remplir six principaux critères de qualité
pour être certifiés et pouvoir générer des crédits carbone :

-L’additionnalité : Le porteur de projet doit démontrer que le projet n’aurait pas été mis
en œuvre en l’absence de crédits carbone (un projet qui aurait été rentable sans l’obtention
de crédits n’est en général pas éligible). La démonstration financière de l’additionnalité peut
toutefois être remplacée par la démonstration de l’existence de barrières technologiques ou
culturelles à la mise en œuvre du projet. Certains labels du marché volontaire autorisent
également l’établissement d’un seuil de performance comme critère d’évaluation de

E-mail : caidaafrique@[Link] ; infocaida9@[Link] Tel : 2250104310721 ; 2250104310720


Certificat d’Expert en Conception et Gestion de Projets Carbone en Afrique (CE-CGPCA), Cohorte 1

l’additionnalité. Dans tous les cas, la preuve devra être faite que le projet va au-delà des
préconisations réglementaires du pays où le projet se réalise.

-Le suivi : Les émissions ou la séquestration font l’objet d’un plan de suivi (monitoring)
quantitatif tout au long de la période de comptabilisation. Une méthodologie approuvée par
le label concerné décrit la méthode de calcul des émissions/séquestrations du projet et de
son scénario de référence. La différence entre les deux correspond à la quantité de crédits
carbone générés par le projet. De plus, la méthodologie détermine comment prendre en
compte les fuites, c’est-à-dire les émissions indirectes réalisées hors du périmètre du projet
dues à la mise en œuvre du projet. Enfin, la méthodologie détermine comment prendre en
compte les « fuites », c’est-à-dire les émissions indirectes – réalisées hors du périmètre du
projet – dues à la mise en œuvre du projet. Prenons l’exemple d’un projet REDD : il protège
un espace de la déforestation ou la dégradation, mais celle-ci peut se transférer en réaction
aux zones périphériques. Le projet n’aurait alors pas d’effet positif sur les émissions
globales.

-La vérification : Les crédits ne sont obtenus qu’après la réalisation des réductions
d’émissions et leur vérification par un tiers indépendant et accrédité.

-La traçabilité : Les crédits sont émis dans un registre. Un numéro de série permet de
s’assurer de leur origine et de la correspondance entre un crédit et une tonne de CO2e évitée
ou séquestrée.

-La permanence : Le carbone stocké dans le sol ne l’est pas indéfiniment. Différentes
pratiques ou aléas naturels sont susceptibles d’entraîner un relargage du carbone séquestré
dans l’atmosphère. Pour le secteur agricole, un projet d’arrêt du labour permet de stocker
du carbone dans le sol sur une certaine période (avant d’atteindre saturation), mais si le sol
est labouré de nouveau, le carbone séquestré est alors libéré dans l’atmosphère. De la même
manière, le retournement d’une prairie entraîne un décaissement de carbone. Pour le
secteur forestier, la forêt peut être abattue ou endommagée suite à des aléas naturels comme
des incendies, maladies, tempêtes, etc. Le carbone séquestré est alors libéré dans
l’atmosphère. Ce risque de non permanence est géré différemment sur les marchés
réglementés et volontaires. La plupart des labels ont mis en place un mécanisme d’assurance
pour garantir à l’acheteur le remplacement des crédits au cas où le projet de compensation
carbone s’avèrerait défaillant.

-La non double-comptabilité : La traçabilité des unités de carbone qui s’échangent sur les
marchés est une condition nécessaire pour asseoir leur crédibilité. En particulier, un projet
ne peut émettre des crédits carbone que dans le cadre d’un seul programme de réduction
d’émissions de GES et un crédit carbone ne peut être vendu qu’une seule fois. Ainsi dans le
cadre du Protocole de Kyoto, un projet réduisant les émissions d’un Etat de l’annexe B doit
E-mail : caidaafrique@[Link] ; infocaida9@[Link] Tel : 2250104310721 ; 2250104310720
Certificat d’Expert en Conception et Gestion de Projets Carbone en Afrique (CE-CGPCA), Cohorte 1

obtenir que l’Etat lui rétrocède une quantité équivalente de quotas nationaux (UQA). Au cas
où le crédit serait acheté par une entreprise d’un autre pays, cela permet de garantir que les
réductions d’émissions sont seulement comptabilisées au bénéfice du pays d’appartenance
de l’acheteur, et pas une seconde fois au bénéfice de l’Etat-hôte du projet. En dehors du cadre
du Protocole, et notamment pour des échanges au sein d’un même Etat ou sur le marché
volontaire, la pertinence de ce critère est sujette à discussion.

1.3. Le cycle de vie d’un projet


Le passage de l’idée de projet de départ à la réalisation concrète du projet suivant un certain
nombre d’étapes nécessaires à sa réussite est ce qu’on appelle la Gestion du Cycle de Projet
(GCP) ou encore l’approche projet. La gestion du cycle de projet désigne l’activité de gestion
et de prise de décision pendant le cycle du projet (y compris les missions, rôles et
responsabilités, documents clés et choix de décisions). Le concept de GCP s’inspirant d’une
l’analyse de l’efficacité de l’aide au développement réalisée par l’Organisation de
Coopération et de Développement Economique (OCDE) au cours des années 1980, avait pour
objectif d’améliorer la qualité de la conception et de la gestion des projets et donc de
l’efficacité de l’aide au développement.

1.3.1. Phase de conception ou initiation


La phase de conception d'un projet carbone correspond à la phase de planification du cycle
de vie, où l'on évalue la faisabilité, définit la méthode, le financement, et rédige le PADD
(Projet d'Atténuation des Émissions de Gaz à Effet de serre). Cette étape inclut
l'identification des sources d'émissions, l'analyse des réductions potentielles, la préparation
des documents techniques, la validation des données et la soumission du projet à un registre
de crédits carbone comme le Gold Standard ou le Verified Carbon Standard.

1.3.2. Phase de planification ou construction


La phase de planification d'un projet carbone établit la faisabilité, la conception, le
financement et le périmètre du projet. La phase de construction, quant à elle, est l'étape
de mise en œuvre (ou exécution), où l'équipe réalise concrètement les activités pour réduire
ou séquestrer les émissions, développer les livrables et atteindre les objectifs fixés.

-Faisabilité et conception : Durant les premières étapes, on évalue la viabilité du projet, sa


conception détaillée et les sources de financement.
-Définition du projet : On établit clairement les objectifs, le périmètre du projet (par
exemple, pour un projet carbone, il s'agira des activités spécifiques de réduction ou de
séquestration) et les ressources nécessaires.

E-mail : caidaafrique@[Link] ; infocaida9@[Link] Tel : 2250104310721 ; 2250104310720


Certificat d’Expert en Conception et Gestion de Projets Carbone en Afrique (CE-CGPCA), Cohorte 1

-Documentation : On prépare le dossier de développement du projet (PDD) et les documents


requis pour l'enregistrement auprès des standards carbone (comme le Verified Carbon
Standard ou Gold Standard).

1.3.3. Phase de d’exploitation


La phase d'exploitation d'un projet carbone (qui n'est pas une phase classique du cycle de
vie d'un projet mais plutôt une période de suivi post-mise en œuvre) implique le suivi et la
vérification des réductions/séquestrations d'émissions réalisées au fil du temps, le suivi des
activités sur le terrain, la délivrance des crédits carbone correspondants après vérification,
et l'annulation de ces crédits une fois utilisés. Elle se situe après la phase de mise en œuvre
(exécution) et avant la clôture définitive, et est une étape clé pour la crédibilité des projets
carbone.

1.4. Monitoring des projets carbone : cas des projets de foyers de cuisson
améliorés
Au-delà du nombre de foyers de cuisson diffusés, pour lesquels il faut un processus de
traçabilité à tous les niveaux de diffusion (producteurs, distributeurs, utilisateurs)
permettant notamment d’éviter le double-comptage, une évaluation de la performance de la
combustion des cuiseurs doit être faite, à compléter par des tests et enquêtes auprès des
ménages pour vérifier sur le terrain la réduction des combustibles consommés.

Le dispositif correspondant du projet GERES au Cambodge est présenté ci-dessous dans ses
grandes lignes, en tant qu’illustration des processus à mettre en place. Initié lors du
démarrage du projet en 1997, il a été constamment amélioré tout au long de la durée de vie
du projet (soit sur une quinzaine d’années).

Processus de traçabilité des foyers de cuisson produits et diffusés : un système complexe est
en place sur les différents échelons de la chaîne, à partir de carnets de suivi des ventes, selon
le processus suivant :

▪ Processus de collecte et vérification des données : croisement des données (cahiers


producteurs et intermédiaires, reçus utilisateurs, bases de données nationales de
recensement de la population), avec un volume important de données à traiter
E-mail : caidaafrique@[Link] ; infocaida9@[Link] Tel : 2250104310721 ; 2250104310720
Certificat d’Expert en Conception et Gestion de Projets Carbone en Afrique (CE-CGPCA), Cohorte 1

(ajustements itératifs du système de collecte, traitement et archivage des


informations pour des gains en efficacité).
▪ Tests utilisateurs : combinaison des résultats d’études nationales sur un échantillon
statistiquement représentatif d’utilisateurs, menée tous les deux ans, avec des
campagnes de tests utilisant des protocoles de test développés par l’équipe du GERES
Cambodge (Water Boiling Test, Control cooking test). L’équipe de suivi et monitoring
correspondante est composée de 25 personnes (jusqu’à 40 personnes sur des étapes
précédentes), avec un coût opérationnel très lourd.

1.4.1. Phase de communication

La communication dans le monitoring des projets de foyers de cuisson améliorés se


concentre sur l'information des communautés, des partenaires et des parties prenantes sur
les bénéfices des foyers, la progression du projet et les opportunités de financement carbone.
Cela inclut la sensibilisation aux risques de la déforestation, la formation des artisans et des
utilisateurs, la promotion des impacts socio-économiques (réduction de la pauvreté,
amélioration de la vie) et l'identification de nouveaux projets

E-mail : caidaafrique@[Link] ; infocaida9@[Link] Tel : 2250104310721 ; 2250104310720


Certificat d’Expert en Conception et Gestion de Projets Carbone en Afrique (CE-CGPCA), Cohorte 1

Tableau : Traitement des principes de qualité par l’art 6 Accord de Paris pour les projets
agro-forestiers

Critères Traitement par l’Article 6 (Accord de Paris)


Type de crédits A6.2 : ITMOs (Internationally Transferred Mitigation Outcomes), transférés entre
Parties, mesurés en tonnes de CO₂e. A6.4 : crédits générés sous le Mécanisme de
Développement Durable (A6.4ER – Article 6.4 Emission Reductions). Applicables
aux projets agricoles (agriculture durable, gestion des engrais, méthanisation) et
forestiers (A/R, REDD+).
Type de projets Agriculture & bioénergie : substitution d’énergies fossiles par biomasse durable,
biocarburants, gestion des fertilisants azotés, riziculture améliorée, efficacité
énergétique en agriculture. Forestiers : boisement/reboisement (A/R),
restauration des forêts, REDD+, agroforesterie.
Localisation des Applicables dans tous les pays signataires de l’Accord de Paris. Obligation
projets / Gestion d’assurer l’absence de double comptage via les ajustements correspondants
du double (corresponding adjustments – Art. 6.2). Chaque pays doit tenir une comptabilité
comptage nationale (NDC registry).
Permanence Gestion du risque de non-permanence via : – Exigence de plans de gestion des
risques (incendies, maladies, déforestation). – Mise en place possible de réserves
de crédits (buffer pool). – Obligation de suivi et compensation en cas de perte de
carbone (reversal).
Démonstration de Doit être démontrée conformément aux règles de l’Article 6.4 : – Contribution au-
l’additionnalité delà du scénario de référence (baseline). – Alignement avec la NDC du pays hôte.
– Prise en compte des co-bénéfices (ODD, durabilité). Méthodologies en cours
d’adaptation (inspirées du MDP, VERRA, Gold Standard).
Période de Flexible selon les règles fixées par l’Article 6.4 Supervisory Body : – Généralement
comptabilisation 5 à 10 ans renouvelables, ou cycles alignés avec les NDC (souvent 10 ans). –
Ajustement possible pour projets agroforestiers de longue durée.

E-mail : caidaafrique@[Link] ; infocaida9@[Link] Tel : 2250104310721 ; 2250104310720


Certificat d’Expert en Conception et Gestion de Projets Carbone en Afrique (CE-CGPCA), Cohorte 1

Figure 22 : Fonctionnement possible du cadre de certification (source : I4CE)

1.5. Outils de base de la gestion de projet carbone


▪ Cadre logique

Le Cadre Logique est un outil d'analyse et de conception des projets, développée au cours
des années 1970. Depuis lors, il est utilisé sous différentes formes par des États ainsi que de
nombreux et divers organismes de développement, notamment les agences d'aide
multilatérales ou bilatérales, les ONG internationales. Les procédures de formulation de
projets financés ou cofinancés demandent généralement que soit mise au point une Matrice
du Cadre Logique (Annexe n°1). L'Approche du Cadre Logique aux différentes étapes du
cycle de gestion du projet (ACL). L'ACL est un outil d'analyse et de gestion très efficace
lorsqu'il est bien compris et judicieusement employé. Néanmoins, il ne saurait remplacer
l'expérience et le jugement professionnel. En outre, l’ACL, doit être complétée par d'autres
outils spécifiques (l'analyse économique et financière, l'évaluation de l’impact
environnemental, etc.), ainsi que par le recours à des techniques de travail favorisant la
participation effective des parties prenantes. L’élaboration du cadre logique, l’outil principal
de l’ACL, comporte deux (02) étapes essentielles qui se déroulent de manière progressive
dans les phases d’identification et d’instruction du cycle de projet : l’étape d’analyse et l’étape
de planification.

E-mail : caidaafrique@[Link] ; infocaida9@[Link] Tel : 2250104310721 ; 2250104310720


Certificat d’Expert en Conception et Gestion de Projets Carbone en Afrique (CE-CGPCA), Cohorte 1

▪ L’étape d’analyse

À cette étape, la situation existante est analysée afin de développer une vision de la situation
future souhaitée et de sélectionner les stratégies à mettre en œuvre pour y parvenir. L’idée
développée dans cette étape est que les projets sont conçus pour résoudre des problèmes
auxquels les groupes cibles sont confrontés et pour répondre à leurs besoins et intérêts. Elle
comporte quatre (04) types d’analyse qui sont :
- L’analyse des parties prenantes ;
- L’analyse des problèmes (donne une image de la réalité) ;
- L’analyse des objectifs (donne une image de la situation future améliorée) et
- L’analyse des stratégies.

▪ L’étape de la planification

À cette étape, l’idée du projet est précisée et traduite dans un plan opérationnel pratique à
mettre en œuvre. C’est à cette étape qu’on élabore le cadre logique, on définit les différentes
activités et les ressources intégrées dans des calendriers respectifs. Le tableau ci-dessous
résume ces deux (02) étapes.

E-mail : caidaafrique@[Link] ; infocaida9@[Link] Tel : 2250104310721 ; 2250104310720


Certificat d’Expert en Conception et Gestion de Projets Carbone en Afrique (CE-CGPCA), Cohorte 1

▪ Le plan de travail ou calendrier des activités

Après l'élaboration du cadre logique, un plan de travail est établi. Il permettra tout au long
du projet de s’assurer que les ressources sont utilisées efficacement et servira également à
la préparation du budget. Le plan de travail est un outil méthodologique présentant les
activités du projet et identifiant leur séquence logique ainsi que leur interdépendance. Le
calendrier sert de base à la répartition des responsabilités de gestion pour mener à bien
chaque activité. Pour son élaboration, quatre outils sont développés : Matrice des activités
et des responsabilités, Diagramme des flux d'activités, Calendrier de travail et Emploi du
temps.

E-mail : caidaafrique@[Link] ; infocaida9@[Link] Tel : 2250104310721 ; 2250104310720


Certificat d’Expert en Conception et Gestion de Projets Carbone en Afrique (CE-CGPCA), Cohorte 1

Séquence 2 : Introduction aux projets carbone et aux


mécanismes internationaux
2.1 Les objectifs climatiques mondiaux (Accord de Paris, NDC, neutralité
carbone)

L'Accord de Paris est un traité international juridiquement contraignant sur les


changements climatiques. Il a été adopté par 196 Parties lors de la COP 21, la Conférence des
Nations unies sur les changements climatiques à Paris, France, le 12 décembre 2015. Il est
entré en vigueur le 4 novembre 2016. Son objectif primordial est de maintenir
« l'augmentation de la température moyenne mondiale bien en dessous de 2°C au-dessus
des niveaux préindustriels » et de poursuivre les efforts « pour limiter l'augmentation de la
température à 1,5°C au-dessus des niveaux préindustriels. »

Dans leurs NDC, les pays communiquent les mesures qu'ils vont prendre pour réduire leurs
émissions de gaz à effet de serre afin d'atteindre les objectifs de l'Accord de Paris. Les pays
communiquent également dans les NDC les mesures qu'ils prendront pour renforcer leur
résilience afin de s'adapter aux effets de la hausse des températures.

L'Accord de Paris fournit un cadre pour le soutien financier, technique et de renforcement


des capacités aux pays qui en ont besoin. Avec l'Accord de Paris, les pays ont établi un cadre
de transparence renforcée (ETF). Dans le cadre de ce cadre, à partir de 2024, les pays
rendront compte de manière transparente des mesures prises et des progrès réalisés en
E-mail : caidaafrique@[Link] ; infocaida9@[Link] Tel : 2250104310721 ; 2250104310720
Certificat d’Expert en Conception et Gestion de Projets Carbone en Afrique (CE-CGPCA), Cohorte 1

matière d'atténuation du changement climatique, de mesures d'adaptation et de soutien


fourni ou reçu. Il prévoit également des procédures internationales pour l'examen des
rapports soumis.

2.2 Le marché du carbone :

▪ Marché réglementé (MDP, mécanisme de l’Article 6)

L’article 6 de l’Accord de Paris (AP) permet aux parties de coopérer à titre volontaire afin de
mettre en œuvre leurs contributions déterminées au niveau national (CDN). La coopération
envisagée peut prendre la forme de démarches fondées sur le marché et de démarches non
fondées sur le marché. L’AP définit deux démarches fondées sur le marché : l’article 6.2
permet l’échange de « résultats d’atténuation transférés au niveau international » (RATI
pour l’abréviation en français, ITMOs pour l’abréviation anglaise) entre deux ou plusieurs
parties. L’article 6.4 établit un mécanisme d’octroi de crédits géré centralement qui
permettra de générer et de commercialiser des « réductions d’émissions visées au
paragraphe 4 de l’article 6 » (A6.4ER pour l’abréviation en anglais).

▪ Marché volontaire (VERRA, Gold Standard, Plan Vivo, etc.)

E-mail : caidaafrique@[Link] ; infocaida9@[Link] Tel : 2250104310721 ; 2250104310720


Certificat d’Expert en Conception et Gestion de Projets Carbone en Afrique (CE-CGPCA), Cohorte 1

Pour émettre des crédits carbone sur le Marché Volontaire du Carbone (MVC), un projet doit
obtenir une certification auprès d’une norme reconnue au niveau international ou national.
Ces normes ont été établies pour garantir la conformité et l’intégrité tout au long du cycle
de vie des projets carbone, en fournissant des méthodologies qui définissent comment les
crédits carbone sont générés et enregistrés dans des registres standards dédiés.
Le MVC fonctionne avec de nombreuses normes, et cette diversité peut poser des défis pour
les acteurs du marché, qui peuvent trouver la multitude de normes déroutante, d'autant plus
que toutes ne respectent pas le même niveau de qualité ou de rigueur. À une époque de
surveillance accrue et de controverses autour du MVC, garantir l'intégrité de ces normes est
essentiel, car la crédibilité de l'ensemble du secteur volontaire du carbone dépend en grande
partie de leur robustesse.

2.3 Les co-bénéfices des projets carbone

Les projets carbone génèrent des co-bénéfices qui vont au-delà de la simple réduction des
émissions de CO2, incluant des améliorations de la biodiversité par la création d'habitats,
des retombées positives pour l'inclusion sociale et le développement des communautés
locales (emploi, formation), ainsi qu'un développement local durable (meilleure fertilité des
sols, gestion de l'eau, résilience aux événements climatiques). Ces avantages multiples
créent des synergies positives qui renforcent l'efficacité globale des projets et contribuent à
des objectifs environnementaux, sociaux et économiques plus larges. Les puits de carbone
naturels, au-delà de permettre de stocker du carbone, présentent également de nombreux
co-bénéfices ayant un impact local sur le territoire, tout aussi essentiels.

2.3.1. Co-bénéfices liés à la biodiversité


Les projets carbone, notamment ceux axés sur la plantation et l’agroforesterie, génèrent
d’importants co-bénéfices pour la biodiversité. En contribuant à la protection des
écosystèmes, ces projets permettent la création d’habitats et de corridors écologiques
essentiels au maintien et au développement de la diversité des espèces animales et végétales.
Par ailleurs, l’intégration de pratiques agricoles régénératrices, souvent au cœur de ces
initiatives, joue un rôle clé dans la régénération des sols. Ces pratiques améliorent la fertilité,

E-mail : caidaafrique@[Link] ; infocaida9@[Link] Tel : 2250104310721 ; 2250104310720


Certificat d’Expert en Conception et Gestion de Projets Carbone en Afrique (CE-CGPCA), Cohorte 1

la structure et la résilience des sols, ce qui favorise à son tour une biodiversité souterraine
plus riche et durable.

2.3.2. Co-bénéfices liés à l'inclusion sociale


Les projets carbone apportent également des retombées positives sur le plan social, en
contribuant à l’inclusion et au développement des communautés locales. Ils peuvent générer
des opportunités d’emploi et de formation, en particulier pour les petits exploitants, les
femmes, les jeunes et les groupes vulnérables, renforçant ainsi les capacités locales et
favorisant l’autonomisation. De plus, ces projets participent à l’amélioration des conditions
de vie, notamment à travers des actions telles que la création de boisements, qui peuvent
transformer le cadre de vie local en apportant des îlots de fraîcheur, des ressources
naturelles supplémentaires, ou encore une meilleure qualité de l’air.

3. Co-bénéfices liés au développement local


Les projets carbone jouent un rôle important dans le renforcement du développement local,
en générant des effets positifs sur l’environnement immédiat des communautés. La
régulation locale du climat est l’un des premiers bénéfices observés : l’extension des forêts
et des zones boisées permet de modérer les températures, de briser les vents violents, de
limiter les effets des tempêtes et de favoriser l’infiltration de l’eau dans les sols. Ces effets
contribuent à améliorer la qualité de vie et à stabiliser les écosystèmes locaux. Par ailleurs,
les aménagements paysagers durables et les pratiques agricoles résilientes mises en œuvre
dans ces projets renforcent la capacité d’adaptation des communautés face aux aléas
climatiques, tels que la chaleur extrême, la sécheresse ou les inondations. Enfin, les projets
de plantation participent activement au soutien du cycle de l’eau, en améliorant la rétention,
la circulation et la qualité de l’eau dans les écosystèmes locaux.

E-mail : caidaafrique@[Link] ; infocaida9@[Link] Tel : 2250104310721 ; 2250104310720


Certificat d’Expert en Conception et Gestion de Projets Carbone en Afrique (CE-CGPCA), Cohorte 1

Séquence 3 : Spécificités des projets carbone et normes


applicables
3.1 Critères de qualité d’un projet carbone :

-Additionnalité (au-delà du statu quo)

-Permanence (durabilité des réductions d’émissions)

La permanence, dans le contexte de la durabilité des réductions d'émissions, signifie que le


carbone qui a été stocké ou les émissions qui ont été évitées restent hors de l'atmosphère
sur le long terme, sans risque de réversion (par exemple, un reboisement qui serait détruit
par un incendie). Les projets de réduction d'émissions, comme ceux du programme REDD+
en Côte d'Ivoire, doivent intégrer des mesures pour assurer cette permanence afin de
garantir des bénéfices réels et durables pour le climat.

-Évitement des fuites (effets indirects)

L'évitement des fuites de carbone consiste à empêcher les entreprises de délocaliser leur
production vers des pays où les politiques climatiques sont moins strictes, afin d'échapper
aux coûts de la tarification du carbone. Les mesures d'évitement incluent l'«allocation
gratuite de quotas» dans les systèmes d'échange de quotas d'émission (SEQE) et le
«Mécanisme d'Ajustement Carbone aux Frontières» (MACF) de l'UE, qui applique un prix
du carbone aux importations pour équilibrer la compétitivité et encourager des politiques
climatiques plus ambitieuses à l'échelle mondiale.

3.2 Spécificités techniques et exigences des standards carbone

o Rédaction du Project Design Document (PDD)

La rédaction d'un PDD (Project Design Document) est la création d'un document détaillé qui
spécifie le fonctionnement d'un projet, souvent dans le domaine de la compensation carbone
ou de l'automatisation de processus robotisés (RPA). Il décrit les aspects techniques, les

E-mail : caidaafrique@[Link] ; infocaida9@[Link] Tel : 2250104310721 ; 2250104310720


Certificat d’Expert en Conception et Gestion de Projets Carbone en Afrique (CE-CGPCA), Cohorte 1

méthodologies (comme celles de réduction des gaz à effet de serre), les impacts sociaux et
environnementaux, le plan de suivi et les commentaires des parties prenantes. Un PDD
solide est essentiel pour la vérification et l'impact réel d'un projet.

La première étape avant de commencer la rédaction du PDD est de déterminer la catégorie


du projet. Afin d’être rigoureux et de tenir compte de la variété des projets éligibles au MDP,
ces derniers sont regroupés en fonction de leur nature (la distinction est faite entre les
projets de reboisement et les autres) et de leur envergure (petite ou grande échelle). Cette
dernière distinction a été introduite pour simplifier les démarches des plus petits projets. Le
modèle du PDD ainsi que la méthodologie à suivre dépendent de cette catégorie. Les modèles
sont très proches d’une catégorie à l’autre. La suite de la Fiche Outil s’appuiera sur le cas des
projets à petite échelle, très prometteurs en Afrique de l’Ouest.

Dans quelle catégorie se classe le projet ? La première étape avant de commencer la


rédaction du PDD est de déterminer la catégorie du projet. Afin d’être rigoureux et de tenir
compte de la variété des projets éligibles au MDP, ces derniers sont regroupés en fonction
de leur nature (la distinction est faite entre les projets de reboisement et les autres) et de
leur envergure (petite ou grande échelle). Cette dernière distinction a été introduite pour
simplifier les démarches des plus petits projets. Le modèle du PDD ainsi que la méthodologie
à suivre dépendent de cette catégorie. Les modèles sont très proches d’une catégorie à
l’autre. La suite de la Fiche Outil s’appuiera sur le cas des projets à petite échelle, très
prometteurs en Afrique de l’Ouest.

E-mail : caidaafrique@[Link] ; infocaida9@[Link] Tel : 2250104310721 ; 2250104310720


Certificat d’Expert en Conception et Gestion de Projets Carbone en Afrique (CE-CGPCA), Cohorte 1

o Présentation de la structure d’un PDD : cas du CDM-SSC-PDD

Le CDM-SSC-PDD est divisé en 5 sections, complétées par 4 annexes : A. La description


générale des activités du projet ; B. L’application d’une méthodologie de scénario de
référence et de suivi ; C. La durée du projet et la période d’émission des crédits ; D. Les
impacts environnementaux, sociaux et économiques ; E. Les commentaires des parties
prenantes
Annexe 1 : les informations personnelles des participants du projet de petite échelle proposé
Annexe 2 : les informations concernant le financement public
Annexe 3 : les informations sur le scénario de référence Annexe 4 : les informations sur le
suivi

Section a :
❖ Description générale des activités du projet
Pour qui : toutes les structures et tous les acteurs intéressés par le projet
Objectif : présenter la conception du projet, ses objectifs, ses impacts, etc.
Langage : non technique Dans cette section sont exposées les informations principales : Le
titre du projet qui sera utilisé sur le site de la CCNUCC doit contenir : Le pays d’accueil et
la localisation du projet ; Une description technique du projet et la technologie utilisée ; La
liste des participants ; La catégorie du projet ; Une brève explication sur la façon dont la
réduction des émissions de gaz à effet de serre va être réalisée

❖ Sélection et application d’une méthodologie, calcul des réductions d’émissions


Pour qui : EOD de validation, vérificateurs (voir Fiche Outil n°5)
Objectif : calculer la réduction des émissions en tonne équivalent CO2 (voir Fiche Outil n°1)

E-mail : caidaafrique@[Link] ; infocaida9@[Link] Tel : 2250104310721 ; 2250104310720


Certificat d’Expert en Conception et Gestion de Projets Carbone en Afrique (CE-CGPCA), Cohorte 1

Langage : technique La méthodologie (« baseline and monitoring methodology ») est un


document approuvé par le Conseil Exé- cutif ou par le programme de certification (dans le
cas du marché volontaire). Il définit les limites du projet, le scénario de référence, les
méthodes de calcul des réductions d’émissions estimées et les grandes lignes du travail de
suivi (monitoring).
Les limites du projet permettent de préciser les activités qui sont prises en compte ou non
par le projet. Le scénario de référence permet de définir le mode de calcul des émissions de
gaz à effet de serre en l’absence de la technologie de substitution envisagée par le projet
(énergies renouvelables, foyers améliorés, etc.). Choisir la méthodologie est donc une étape
clé du projet. Les méthodologies relatives aux petits projets sont simplifiées : elles admettent
souvent des hypothèses simplificatrices dans le mode de calcul ou le suivi. Le calcul de la
réduction des émissions de teqCO2 s’effectue comme suit :
-Calcul des émissions du scénario de référence
-Calcul des émissions résultant du projet après introduction de la nouvelle technologie
-Calcul des fuites éventuelles

❖ Suivi et évaluation carbone (MRV)

Un plan de suivi, de reporting et de vérification (MRV) rigoureux est essentiel pour garantir
qu'un projet carbone produise des résultats concrets et mesurables. Un document de
conception de projet (PDD) bien rédigé doit préciser les données spécifiques à collecter, leur
fréquence et les parties responsables. Il doit également détailler la manière dont les
réductions d'émissions seront déclarées et vérifiées par un tiers indépendant afin de garantir
la transparence et d'instaurer la confiance avec les parties prenantes et les investisseurs.
Au-delà de la réduction des émissions, les projets carbone doivent également contribuer au
développement durable en apportant des bénéfices aux communautés locales et à
l'environnement. Un PDD complet doit démontrer comment le projet contribue aux objectifs
de développement durable, tels que l'amélioration des moyens de subsistance locaux, la
protection de la biodiversité ou la promotion des énergies propres. De plus, le projet doit

E-mail : caidaafrique@[Link] ; infocaida9@[Link] Tel : 2250104310721 ; 2250104310720


Certificat d’Expert en Conception et Gestion de Projets Carbone en Afrique (CE-CGPCA), Cohorte 1

respecter les législations locales et nationales, en tenant compte de tout impact négatif
potentiel grâce à des stratégies d'atténuation claires et efficace
La mesure, la notification et la vérification (MRV) jouent un rôle crucial dans les efforts
d'atténuation du changement climatique en offrant une approche systématique pour suivre
les émissions de gaz à effet de serre (GES) et l'efficacité des mesures d'atténuation. Ce
processus en plusieurs étapes est essentiel pour garantir la transparence, la responsabilité
et la crédibilité des politiques et actions climatiques.
MRV désigne les processus intégrés de mesure des émissions, de communication des
résultats et de vérification de leur exactitude. Ce concept est né du Plan d'action de Bali de
2007, qui soulignait l'importance de rendre les actions climatiques mesurables, déclarables
et vérifiables.
Ce système joue un rôle crucial dans l’amélioration de la transparence en fournissant des
données claires sur les émissions de gaz à effet de serre et les efforts d’atténuation,
favorisant ainsi la confiance entre les gouvernements, les organisations et le public.
Il soutient également l'élaboration des politiques en aidant les décideurs à identifier les
tendances en matière d'émissions et à prioriser les domaines d'intervention. De plus, le MRV
facilite la responsabilisation en garantissant des rapports et des vérifications réguliers,
aidant ainsi les pays à respecter leurs engagements au titre d'accords internationaux comme
l'Accord de Paris.
Le processus MRV comprend trois éléments clés : la mesure, le reporting et la vérification.
1. La mesure (M) implique la collecte de données sur les émissions de gaz à effet de
serre (GES) provenant de diverses sources. Il peut s'agir de mesures physiques
directes, d'estimations basées sur des données d'activité et des facteurs d'émission,
et du suivi des changements liés au développement durable. Une mesure précise est
essentielle pour comprendre les niveaux d'émissions de référence et suivre les
progrès au fil du temps.
2. Le reporting (R) compile les données collectées dans des formats standardisés, tels
que des inventaires nationaux ou des rapports climatiques. Cela garantit l'accès des
informations aux parties prenantes, favorisant ainsi la transparence et une prise de
décision éclairée.
3. La vérification (V) implique des évaluations indépendantes visant à garantir
l'exhaustivité et la fiabilité des données déclarées. Ce processus peut inclure des
examens internes par des organismes nationaux ou des audits externes par des tiers
accrédités. La vérification renforce la crédibilité des résultats déclarés et fournit des
informations précieuses pour améliorer les pratiques MRV futures.
4. Catégories du système MRV
Les systèmes MRV peuvent varier en fonction de leurs objectifs et des utilisateurs cibles,
mais se répartissent généralement en trois catégories :

E-mail : caidaafrique@[Link] ; infocaida9@[Link] Tel : 2250104310721 ; 2250104310720


Certificat d’Expert en Conception et Gestion de Projets Carbone en Afrique (CE-CGPCA), Cohorte 1

1. Le MRV des émissions de GES vise à quantifier les émissions à l'échelle nationale ou
organisationnelle au moyen d'inventaires. Il permet d'obtenir une vision claire des
tendances des émissions au fil du temps.
2. MRV des mesures d’atténuation, qui évalue l’efficacité de politiques ou de projets
spécifiques dans la réduction des émissions ou la réalisation des objectifs de
développement durable.
3. Le MRV du soutien suit les flux de financement climatique et les efforts de
renforcement des capacités liés aux activités d'atténuation. Bien que chaque type
réponde à des objectifs distincts, ils permettent ensemble une compréhension globale
des impacts de l'action climatique.
La mesure, la notification et la vérification (MRV) constituent un aspect fondamental de
l'atténuation du changement climatique. Elles garantissent la transparence, la responsabilité
et l'efficacité de la réduction des émissions de gaz à effet de serre. En mesurant
systématiquement les émissions, en communiquant les résultats et en vérifiant les résultats,
les pays peuvent mieux comprendre leurs impacts climatiques et améliorer leurs stratégies
d'atténuation.
Assurez-vous que votre projet de réduction des émissions respecte les normes
internationales grâce au Document de conception et de spécification de projet (PDDS) d'IML
Carbon. Grâce à un système MRV précis et fiable.

Section b : l’application de la méthodologie de suivi (monitoring)

Pour qui : le porteur de projet, le validateur, le vérificateur


Objectifs : établir un plan pour suivre sur le terrain les réductions des émissions réellement
effectuées
Langage : technique
• Le suivi (voir Fiche Outil n°7) est une phase cruciale
pour la vérification, l’enregistrement et la commercialisation des crédits.
• Le suivi d’un projet demande un savoir faire en suivi-
évaluation et en contrôle de qualité.
• Les porteurs de projets doivent s’assurer que les
émissions sont mesurables et vérifiables.
• C’est sur le plan de suivi que l’EOD (voir Fiche Outil
n°5) se base pour le processus de vérification.
• Le suivi doit être assez précis pour être validé.
• Le suivi ne doit pas être trop strict pour pouvoir être
soutenable.
• Le vérificateur examine le suivi tous les ans (tous les
deux ans pour les projets de petite échelle).
Pour en savoir plus, consultez la Fiche Outil n°7 : « Comprendre le suivi et la vérification »

E-mail : caidaafrique@[Link] ; infocaida9@[Link] Tel : 2250104310721 ; 2250104310720


Certificat d’Expert en Conception et Gestion de Projets Carbone en Afrique (CE-CGPCA), Cohorte 1

Section c : la durée du projet et sa periode d’émission des crédits


Pour qui : investisseurs, les enregistreurs
Objectifs : établir la période de Réduction des Emissions (RE) des activités du projet
Langage : technique Il convient de distinguer la durée estimée du projet et la période
d’éligibilité aux crédits carbone. La première précise le début et la durée envisagée pour les
activités du projet. La seconde se réfère à la période accréditée durant laquelle la réduction
des émissions de gaz à effet de serre va générer les crédits carbone.
Deux options sont autorisées pour la période d’accréditation :
• Une période de 10 ans non reconductible
• Une période de 7 ans renouvelable deux fois (21 ans au total)
L’avantage d’une période de 10 ans est de ne pas dé- pendre du renouvellement des activités
du projet et d’avoir ainsi 3 années supplémentaires assurées. Le renouvellement n’est pas
systématiquement autorisé

Section d : les impacts environnementaux, sociaux et économiques


Pour qui : les autorités nationales, internationales, etc.
Objectifs : vérifier que le projet n’entraîne pas une dégradation des conditions de vie et de
l’environnement
Langage : explicatif et compréhensible
Ce travail est normalement imposé par les réglementations en vigueur pour tout projet dans
les pays hôtes. Il s’appuie donc sur les textes et méthodes préconisées. Les deux formats les
plus récurrents sont la notice et l’étude d’impacts environnementaux et sociaux. La notice
représente un travail allégé. Le choix entre les deux dépend des réglementations.

E-mail : caidaafrique@[Link] ; infocaida9@[Link] Tel : 2250104310721 ; 2250104310720


Certificat d’Expert en Conception et Gestion de Projets Carbone en Afrique (CE-CGPCA), Cohorte 1

Quelques exemples de projets carbone en afrique de l’ouest

Retombées potentielles des projets carbone

Il convient de clarifier ce que peuvent être les revenus d’un projet s’inscrivant sur un marché
carbone et en quoi la composante carbone est susceptible de générer des revenus
supplémentaires - ou non. Comme souligné précédemment, dans le contexte actuel des
marchés, si l’on prend en compte d’une part l’ensemble des coûts de déploiement du projet
- dont des coûts significatifs imputables au processus carbone, on ne peut pas compter sur
un surplus financier à partager. Le tableau suivant donne une vision simplifiée de la
rémunération et des coûts d’un projet carbone :

E-mail : caidaafrique@[Link] ; infocaida9@[Link] Tel : 2250104310721 ; 2250104310720

Vous aimerez peut-être aussi