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Revision Finance Publique

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FINANCE PUBLIQUE :

CHAPITRE 1 : FINANCES PUBLIQUES

DÉFINITIONS
 Les « Finances Publiques » et leur organisation sont à l'origine de la puissance d'un
État, elles regroupent à la fois les dépenses publiques, les recettes publiques et le
solde, qui correspond à la différence entre les recettes et les dépenses publiques, à
savoir la dette publique.
La « Dette Publique » c’est la différence entre les recettes et les dépenses publiques. Elle
désigne les déficits publics antérieurs et actuels.
 Les « Finances Publiques » sont un facteur de puissance pour l’État.
L’organisation des finances publiques permet de prendre en charge des besoins
nouveaux. Elles sont aussi une source d’enrichissement.

ORGANISATION GENERALE :
Outre, les administrations publiques, l'État et les administrations de sécurité sociale, les
finances publiques sont pilotées par des acteurs principaux, à savoir :
 les Parlements, dont le rôle est de voter les recettes et les dépenses publiques, de
consentir (ou autoriser) la politique de l'impôt et d'approuver les comptes publics ;
 le Ministère des Finances, qui est compétent pour créer les règles des Finances
Publiques, les contrôler et recouvrer les impôts et taxes ;
 la Cour des Comptes, habilitée à assister les Parlements et le Gouvernement.
 Dans l’ensemble des problèmes que suscite tout programme de développement
économique et social, ceux qui ont trait ou important à l’administration publique ne
sont pas les moindres. Dans les pays en voie de développement, l’administration
publique se voit assigner à une tâche qui dépasse largement celle qui lui incombe ou
surviens dans les pays développés.
 Comme dans ces derniers, c’est à l’administration publique qui revient d’assurer la
gestion des services publics indispensables à la vie de la nation. Mais
l’administration publique doit également assumer des missions spécifiques, inhérents
au sous-développement.

LA LOI ORGANIQUE SUR LES LOIS DE FINANCES AU SERVICE DES


FINANCES PUBLIQUES

1. Cadre juridique

 Déterminé par la Constitution et la Loi organique n° 2004-007 du 26 juillet 2004.


 La Loi de Finances fixe la nature, le montant et l'affectation des ressources et des
charges de l’État, en tenant compte des contraintes macroéconomiques.
2. Objectif de la LOLF

 Fixer un cadre juridique aux lois de finances publiques.


 Constituer le fondement législatif des finances publiques.

3. Rôles

 Fixer les dispositions relatives aux recettes et dépenses publiques.


 Déterminer les plafonds de dépenses et l'affectation des ressources.
 Organiser, voter et contrôler les finances publiques.

4. Grandes réformes introduites par la LOLF

 Remplacement des chapitres budgétaires par des missions, contenant des


programmes, eux-mêmes subdivisés en objectifs avec des moyens d’action et des
indicateurs de performance.
 Principe de sincérité budgétaire : obligation de transparence et suppression des
erreurs manifestes.
 Meilleur contrôle parlementaire : suivi en cours d'exécution et contrôle post-
exécution via la loi de règlement.
 Budget pluriannuel : plusieurs contrôles dans l’année au lieu d’un seul en début
d’année.
 Utilisation de la rationalisation des choix budgétaires (RCB) :
o Définition des objectifs prioritaires de l’État (santé, éducation, emploi…).
o Détermination des moyens nécessaires pour atteindre ces objectifs.

Donc, il y a beaucoup de moyens. Comment choisir le moyen d'action le plus adapté? C'est
là que rentre en jeu la « rationalisation des choix budgétaires ».
4- NOTION DE RATIONALISATION DES CHOIX BUDGETAIRES (RCB) :

. Définition de la RCB

 Rationalisation : Choisir l’option la plus adaptée en termes d’efficacité et de coûts.


 Budgétaire : Concerne l’allocation des ressources de l’État.
 Principe : Identifier l’action la plus économique et efficace pour atteindre un objectif
précis.

Processus de la RCB
 Définir un objectif (ex. : taux de scolarisation de 95 % pour les enfants de 4 à 12 ans).
 Déterminer l’action correspondante (ex. : sensibilisation, construction d’écoles).
 Mettre en place des indicateurs de performance (KPI) pour évaluer l’efficacité des
actions menées.
 Concevoir un programme basé sur ces éléments.
 Comparer les programmes en fonction du rapport coût/avantages pour retenir les
plus rentables.

Dispositif de performance de la LOLF

 Chaque programme est accompagné d’un Projet Annuel de Performance (PAP)


détaillant :
o Les responsables du programme.
o Les objectifs poursuivis et les coûts estimés.
o Les résultats obtenus dans le passé et attendus pour l’année suivante.
 Trois catégories d’indicateurs de performance :
1. Indicateurs de qualité des services publics (ex. : satisfaction des usagers).
2. Indicateurs d’efficacité socio-économique (ex. : impact sur l’éducation,
l’emploi, la santé).
3. Indicateurs d’efficience de la gestion (ex. : rapport coût-résultats pour les
contribuables).
 Chaque indicateur a une cible annuelle et les responsables de programme sont évalués
selon les résultats obtenus.

Contrôle après l’exécution du budget


La « Loi de règlement » constitue un élément de contrôle de l’exécution du budget par les
parlementaires.

 Loi de règlement :
o Vérifie et valide les résultats financiers de l’année écoulée.
o Compare les recettes et dépenses réelles aux prévisions de la Loi de Finances
initiale.
o Approuve les écarts justifiés et les dépassements de crédits en cas de force
majeure.
o Présente les rapports annuels de performances (RAP) pour chaque
programme.

Objectif global de la RCB : Assurer une gestion budgétaire plus transparente, efficace et
axée sur la performance.

LE PCOP 2006 :
PCOP : ensemble des dispositions relatives à la comptabilité de l’État, énumère ses différents
domaines de la comptabilité et définit les principes qui leur sont applicables.
• Assurer la sincérité et la clarté des comptes de l’État.
LES CADRES COMPTABLES :

1. Plan Comptable des Opérations Publiques (PCOP 2006)

 Plan comptable spécifique au secteur public, inspiré du PCG 2005 des entreprises.
 Conforme aux normes internationales IAS/IFRS et en cohérence avec les normes du
secteur public (IPSAS).
 Structure similaire au PCG 2005 pour faciliter son application.

2. Comptabilité générale de l’État

 Système d’organisation de l’information financière permettant d’enregistrer, classer


et évaluer les opérations publiques.
 Objectif : fournir une image fidèle de la situation financière de l’État et des entités
administratives autonomes.

3. Processus d’exécution du budget


 Dépenses publiques

1. Engagement : reconnaissance d’une obligation pour l’État.


2. Liquidation : vérification et validation des dépenses.
3. Ordonnancement/Mandatement : ordre de paiement donné au comptable public.
4. Paiement : décaissement effectué par le comptable public.

 Recettes publiques

1. Constatation : identification de la créance.


2. Liquidation : évaluation du montant de la recette.
3. Transmission : ordre de perception envoyé au comptable public.
4. Recouvrement : encaissement effectif des recettes.

LE CADRE CONCEPTUEL :
Le cadre conceptuel du Plan Comptable des Opérations Publiques introduit les concepts qui
sont à la base de la préparation et de la présentation des Etats financiers :
 Conventions comptables de base ;
 Caractéristiques qualitatives de l’information financière ;
 Principes comptables fondamentaux
LE CADRE LEGAL :

 Loi organique N° 2004-007 (26 juillet 2004) sur les Lois de Finances (remplace la loi
de 1963).
 Fixe les règles budgétaires et comptables de l’État.
 Principes clés :
o Dépenses enregistrées au visa du comptable assignataire.
o Recettes comptabilisées lors de leur encaissement.
o Soldes des comptes particuliers du Trésor reportés d’année en année.

6. Normes comptables applicables à l’État malgache

 IPSAS (International Public Sector Accounting Standards) adaptées au secteur


public.
 IAS/IFRS appliquées et complétées par les normes IPSAS/IFAC.
 Référence aux normes comptables françaises pour certaines spécificités.

LES CONVENTIONS COMPTABLES DE BASE :


C’est une base pour l’élaboration des normes comptables et la recherche de solutions
appropriées aux problèmes comptables posés:
 la Convention de l’entité
 la Convention de l'unité monétaire
 la Convention de trésorerie (Comptabilité d'exercice)
 la Convention d’exploitation (Continuité d’exploitation)
CARACTÉRISTIQUES QUALITATIVES DE L’INFORMATION FINANCIÈRE
 L’INTELLIGIBILITE : facilement compréhensible
 LA PERTINENCE : influencer les décisions
 LA FIABILITE : exempte d’erreurs, d’omissions et de préjugés significatifs.
 LA COMPARABILITE : respect de la permanence des méthodes et permet à son
utilisateur de faire des comparaisons significatives dans le temps au sein de l’entité et
dans l’espace.
PRINCIPES COMPTABLES FONDAMENTAUX
 Le principe d’indépendance des exercices :
 Le principe d’importance relative (seuil de signification) : les états financiers doivent
mettre en évidence toute information significative.
 Le principe de prudence : les actifs et produits ne doivent pas être surévalués, et les
passifs et les charges ne doivent pas être sous-évalués.
 Le principe de permanence des méthodes : la cohérence et la comparabilité des
informations comptables au cours des périodes successives impliquent une
permanence dans l’application des règles et procédures relatives à l’évaluation des
éléments et à la présentation des informations.
 Le principe du coût historique
 Le principe d’intangibilité du bilan d’ouverture
 Le principe de prééminence de la réalité sur l’apparence
 Le principe de non compensation

COMPTABILISATION DES OPERATIONS PUBLIQUES :


Il constitue 8 classes de comptes dont 5 classes des comptes du Bilan ou de Situation Nette, 2
classes des comptes de Gestion et 1 classe des comptes Hors Bilan
 classe 1 : comptes des capitaux (fonds propres, réserves, résultat, emprunts et
dettes assimilés, …)
 classe 2 : comptes des immobilisations
 classe 3 : comptes des stocks et en cours
 classe 4 : comptes des tiers
 classe 5 : comptes financiers
 classe 6 : comptes des charges
 classe 7 : comptes des produits
 Classe 8 : comptes spéciaux hors bilan (cautions et garanties, …)
Sources des revenus de l’Etat (RECETTES) :

Dépenses de l’Etat (DÉPENSES) :

Dépenses de l’Etat :
Opérations sur fonds de contre-valeur (FCV) :
Ce sont des fonds destinés à financer des programmes du Gouvernement, en accord avec
le Bailleur de fonds. Les aides financières et les aides en nature octroyées par les Bailleurs
de fonds peuvent faire l’objet, selon les dispositions de la convention d’aide, d’une
constitution de fonds de contre-valeur.
Aides financières : les fonds de contre-valeur sont à comptabiliser au moment de leur
constitution, c’est-à-dire lors de la réception de l’avis de crédit relatif à l’approvisionnement
du compte FCV ouvert à la Banque Centrale de Madagascar.
Pour le cas des aides budgétaires, le compte FCV ouvert à la Banque Centrale de
Madagascar sert uniquement de compte de transit, les fonds seront en effet virés au compte
courant du Trésor afin de renforcer la trésorerie de l’Etat.
Opérations sur fonds de contre-valeur (FCV) :
Aides en nature : les FCV sont à comptabiliser au moment où les montants à constituer sont
déterminés d’une manière fiable, c’est-à-dire au moment de la signature de la convention de
rétrocession des dons aux opérateurs.
Les fonds ainsi constitués n’étant disponibles pour le Budget de l’Etat qu’après la
signature d’un devis programme et leur inscription dans la Loi de Finances. Ainsi, leur
prise en charge dans un compte de produits (subvention d’exploitation) ou dans un compte de
fonds (subvention d’équipement) ne peut intervenir qu’au cours de l’exercice auquel la
destination finale de fonds est déterminée, c’est-à-dire l’exercice correspondant à la
réalisation du programme financé sur les FCV.
Dettes publiques ou Dettes financières :
Les « dettes financières » résultent d’une décision de financement de l’Etat. Elles se
présentent sous forme de titres négociables qui sont :
- Soit la contrepartie de fonds destinés à assurer le financement de l’Etat, remboursables
à terme et donnant lieu à rémunération ;
- Soit la contrepartie d’un actif qu’ils ont pour objet de financer.
Comptabilisation des dettes financières de l’Etat : Elles ne peuvent être inscrites dans les
comptes qu’à plusieurs conditions :
- Être autorisées législativement ;
- Constituer une dette certaine, c’est-à-dire une obligation de l’Etat à l’égard d’un tiers
qui entraînera une sortie de ressources au profit de ce dernier ;
- Être évaluable de façon fiable.
CHAPITRE 2 : LE BUDGET DE L’ETAT
CONCEPTS

1. Cadre juridique

 Déterminé par la Constitution et/ou une Loi organique.


 La LOLF n° 2004-007 du 26 juillet 2004 est en vigueur depuis le 1er janvier 2005.

2. Objectifs et portée de la LOLF

 Fixe les règles budgétaires et financières de l’État.


 Pilier législatif des finances publiques, assurant un cadre juridique clair et structuré.
 Outil de développement économique durable, via une politique budgétaire efficace.

3. Principales dispositions de la LOLF

- Définit la nature, le contenu et la procédure des Lois de Finances :

 Élaboration : règles de préparation du budget.


 Présentation : structuration et contenu du projet de loi de finances.
 Adoption : procédure parlementaire de validation.

-Encadre les opérations budgétaires de l’État :

 Exécution : gestion des dépenses et recettes.


 Contrôle :
o Administratif (par les organes de gestion).
o Parlementaire (via l’Assemblée nationale et le Sénat).
o Juridictionnel (par la Cour des comptes).

-Assure l’équilibre budgétaire et financier en prenant en compte les contraintes


macroéconomiques.

DÉFINITIONS DU BUDGET DE L’ÉTAT


En général, le Budget de l’Etat est régi par la Constitution et/ou une « Loi organique »,
constitué par l’ensemble des comptes qui décrivent, pour une année civile, toutes les
ressources et toutes les charges permanentes de l’Etat. Etant adopté par les Parlements, le
budget prend la forme d’une Loi, dite « Loi de Finances » : Loi de Finances Initiale (LFI) ou
Loi de Finances Rectificative (LFR).
 peut être défini comme l’ensemble des documents, votés par les Parlements, qui
prévoient et autorisent les ressources et les charges de l’État pour chaque année.
 est un plan financier qui alloue des ressources afin de réaliser les objectifs poursuivis
par une organisation.
 regroupe l’ensemble des Recettes et des Dépenses de l’Etat.
CARACTÉRISTIQUES DU BUDGET DE L’ÉTAT

1. La Loi de Finances Initiale (LFI)

 Rôle :
o Prévoit, évalue et autorise les ressources et charges de l’État pour l’année
civile.
o Principal instrument de la politique économique du Gouvernement.
 Caractéristiques :
-Acte juridique : ne peut être modifié que par une autre loi.
-Acte de prévision : anticipe les recettes et les dépenses.
-Acte d’autorisation : permet le recouvrement des recettes et l’exécution des
dépenses.
-Établie en Ariary (monnaie nationale).
-Respecte l’équilibre budgétaire.

2. La Loi de Finances Rectificative (LFR)

 Modification en cours d’année de la LFI (augmentation ou réduction des prévisions).


 Dépôt obligatoire en second semestre, sauf en cas d’urgence.
 Présente les mêmes formes que la LFI (totale ou partielle).

3. Annexes à la LFR

� Rapport explicatif sur l’évolution économique et budgétaire.


� Annexe sur les modifications des recettes et dépenses, avec l’impact sur l’équilibre
budgétaire.

RÔLES DU BUDGET DE L’ÉTAT


 Rôle politique :
o Le Contrôle des recettes de l'Etat et de l'utilisation des ressources publiques.
 Rôle économique :
o Allocation optimale des ressources et des facteurs de production.
o Stabilisation économique.
 Rôle social :
o L’amélioration du niveau de vie et de la qualité de vie de toutes les
composantes sociales.
o L’amélioration de la politique de santé.

DOCUMENTS NÉCESSAIRES A L’ÉLABORATION DU BUDGET DE L’ÉTAT


 Document politique de développement globale du pays (MAP, IEM, PGE,
DIALOGUE POLITIQUE, …)
 Document politique sectorielle (Feuille de route, convention politique)
 Lettre de politique de développement d’une filière (par exemple: la politique de
développement du secteur tourisme, …)
 Code, Charte (par exemple: élaboration du code miniers, amendement du code des
douanes, élaboration de PGE, …)
 LOLF
 Cadrage macro-économie (Programmation Budgétaire)
 Etc…
La Loi Organique sur les Lois de Finances (LOLF)
 La « LOLF » est le premier texte de base traduisant la volonté de mettre en
œuvre le développement rapide et durable grâce à une politique budgétaire utilisée
comme instrument d’orientation et de promotion des activités financières et
économiques.
 La LOLF prend figure d’une véritable « constitution budgétaire et financière ».
Le Budget de Programme
Le budget est organisé par le budget de programme.
Définition :
« Procédure de budgétaire » dans laquelle
 La formulation des programmes est articulée autour d’un ensemble d’objectifs
prédéfinis et de résultats escomptés;
 Les ressources nécessaires sont déterminées à partir des résultats escomptés, en
fonction des produits requis pour obtenir ceux-ci;
 Les résultats obtenus sont mesurés à l’aide d’indicateurs objectifs (KPI: Key
Performance Indicator)
STRUCTURE DU BUDGET DE L’ETAT :
PROCESSUS D’ÉLABORATION ET VOTE DU BUDGET DE L’ÉTAT
Les règles de présentation, de préparation et d’exécution du Budget de l’Etat revêtent une
importance particulière pour la cohérence et la compréhension des finances publiques.
 AUTORITES EXECUTIVES :
 Les Ministres
 Les Chefs d’Institutions
 Le Premier Ministre, Chef du Gouvernement
 Le Président de la République

 AUTORITES PARLEMENTAIRES :
 L’Assemblé Nationale
 Le Sénat
Le processus d’élaboration budgétaire se déroule généralement en 2 phases :
-La première phase commence dès l’année N-1 sous la supervision du Ministre des Finances
et du Budget, après une délibération en Conseil des Ministres. Elle implique les Ministres et
Chefs d’Institutions dépensiers, et repose sur un cadrage macroéconomique, l’estimation des
ressources de l’État et la répartition des enveloppes budgétaires entre les différents secteurs.
Le projet de Loi de Finances Initiale (LFI) est ensuite déposé à l’Assemblée Nationale au plus
tard le 30 octobre.
-La deuxième phase concerne le vote par les deux chambres du Parlement dans un délai de
60 jours. L’Assemblée Nationale dispose de 30 jours pour la première lecture, le Sénat de
15 jours, et chaque lecture suivante bénéficie d’un délai supplémentaire de 5 jours. En cas
de non-adoption avant la clôture de la session parlementaire, la Loi de Finances peut être mise
en vigueur par ordonnance. Toute modification impliquant une augmentation des dépenses ou
une réduction des recettes doit être compensée par une mesure équivalente.
Après son adoption, la Loi de Finances est soumise au contrôle de constitutionnalité par la
Haute Cour Constitutionnelle (HCC) avant d’être promulguée par le Président de la
République. Un décret de répartition des crédits est ensuite pris pour permettre l’exécution du
budget, marquant ainsi le début de son application effective.
Chapitre III : PRINCIPES BUDGÉTAIRES ET PROCÉDURES
DÉROGATOIRES
LES PRINCIPES BUDGÉTAIRES ET LES DÉROGATIONS
Comme dans toutes disciplines juridiques, les principes sont souvent assortis des dérogations
ou des assouplissements. Autrement dit, la règle est toujours suivie d’exceptions.
Lors de l’élaboration et du processus de vote du budget, les principes suivants sont à
respecter:
• Le principe d’annualité
• Le principe d’unité
• Le principe d’universalité
• Le principe de spécialité
• Le principe de sincérité
• Le principe d’équilibre
Avec les aménagements, les dérogations et les exceptions majeurs qu’ils ont reçus, les
principes budgétaires sont caractérisés par:
 La périodicité d’élaboration : annualité
 Les modalités de conception : universalité
 Les modalités de présentation : unité et spécialité
 Les modalités de construction : équilibre
Il convient d’ajouter le principe de sincérité consacré par la loi organique relative aux lois de
finances (LOLF) du 26 juillet 2004.
LE PRINCIPE D’ANNUALITÉ ET LES DÉROGATIONS

A. Le Principe d’Annualité

Le budget de l’État est voté chaque année par les Parlements et doit être exécuté sur une
période d’un an. L’autorisation de percevoir les recettes et d’engager les dépenses est valable
uniquement pour l’année concernée.

B. Les Dérogations

1. Dérogations au vote annuel

 Budgets plus courts : Budgets établis pour une durée inférieure à un an (trimestriels,
semestriels).
 Douzièmes provisoires : En cas de non-adoption de la Loi de Finances, l’ancien
budget est reconduit mensuellement à hauteur d’un douzième.
 Lois de Finances Rectificatives (LFR) : Permettent de modifier la Loi de Finances
initiale en cours d’année.

2. Dérogations budgétaires excédant un an


 Autorisations de programme (AP) : Permettent l’engagement de crédits sur
plusieurs années pour financer des investissements jusqu’à achèvement du projet.
 Budgets pluriannuels :
o Budget de législature : Couvre la durée d’un mandat parlementaire avec
plusieurs contrôles par an.
o Budget cyclique : Adapté aux cycles économiques dépassant une seule année
(ex. : saison cyclonique).

3. Dérogations à l’exécution annuelle

 Période complémentaire : Permet d’exécuter certaines dépenses de l’année N


jusqu’aux deux premiers mois de l’année N+1.
 Crédits de report : Les crédits non consommés en fin d’année peuvent être reportés
sur l’année suivante.

LE PRINCIPE D’UNITÉ ET LES DÉROGATIONS

A. Le Principe d’Unité

L’unité budgétaire garantit la clarté et la transparence des finances publiques. Il repose sur
deux règles :

 Unité : Le budget de l’État est présenté dans un document unique (loi de finances).
 Exhaustivité : Toutes les recettes et dépenses doivent être prévues et autorisées dans
la loi de finances.
Ce principe empêche l’existence de comptes hors budget.

B. Les Dérogations

1. Budgets Annexes

 Retracent l’activité de services produisant biens et services sans personnalité morale


(ex. : Imprimerie Nationale, SPAT).
 Financement par des ressources propres, avec déficit couvert par le budget général et
excédent reversé à ce dernier.

2. Comptes Particuliers du Trésor

 Excluent du budget général les opérations non définitives.


 Gèrent des flux provisoires comme les comptes d’affectation spéciale, de commerce,
d’investissements extérieurs, d’avances ou de prêts (ex. : fonds COVID-19)

LE PRINCIPE D’UNIVERSALITÉ ET LES DÉROGATIONS

A. Le Principe d’Universalité

Ce principe repose sur deux règles fondamentales :

 Non-compensation : Toutes les recettes et dépenses doivent être inscrites


intégralement dans le budget, sans compensation.
 Non-affectation : Aucune recette ne doit être directement affectée à une dépense
spécifique, toutes les recettes étant versées dans une caisse unique.
B. Les Dérogations

1. Au budget général

 Fonds de concours : Crédits ouverts pour financer des dépenses publiques, alimentés
par des fonds non fiscaux, legs ou donations.
 Dons et legs : Contributions financières privées destinées à des projets spécifiques.
 Rétablissements de crédits : Remboursement à l’État de sommes indûment perçues.

2. En dehors du budget général

 Budgets annexes : Recettes propres servant au financement de services spécifiques


(ex. : prestations payantes de services publics).
 Comptes particuliers du Trésor (CPT) : Gèrent des opérations spécifiques en dehors
du budget général, répartis en plusieurs catégories (affectation spéciale, commerce,
investissements extérieurs, avances, prêts, participations)

LE PRINCIPE DE SPÉCIALITET LES DÉROGATIONS


A- LE PRINCIPE DE SPÉCIALITÉ
Indication précise du montant et de la nature des opérations prévues par la loi de
finances.
• Ouverture de manière détaillée des crédits spécialisés par programmes depuis la
mise en œuvre de la LOLF, et rattachement à un objet spécifique de dépense, qui
ne doit pas être dénaturé en exécution par le Gouvernement (impossible pour le
Gouvernement de la modifier).
• Implication d’une nomenclature budgétaire appropriée.
• Affectation des crédits à un service, ou à un ensemble de services, spécialisés par
chapitre groupant les dépenses selon leur nature ou selon leur destination.
B- LES DÉROGATIONS
• La non spécialisation des crédits ou les crédits globaux : ce sont des crédits qui sont
destinés à faire face à des dépenses éventuelles ou accidentelles, qu’il est
impossible de déterminer leur utilisation précise au moment où ils sont votés.
• Les transferts de crédits : consistent à modifier la détermination du service
responsable de l’exécution de la dépense sans modifier la nature de la dépense.
C’est un mouvement de crédit d’un programme à un autre programme entre
deux ministères distincts.
• Les virements de crédits : conduisent à modifier la nature de la dépense prévue
dans la loi de finances initiale donc peuvent comporter dans les dangers. Aussi, la
pratique des virements est strictement réglementée. C’est un mouvement de crédits
entre programmes à l’intérieur d’un même ministère ou institution.
• L’aménagement de crédits : l’aménagement de crédits à l’intérieur d’une activité
relevant d’un même gestionnaire d’activités.
• L’aménagement de crédits : l’aménagement de crédits entre activités d’un même
gestionnaire d’activités.
• L’aménagement de crédits : l’aménagement de crédits entre activités des
gestionnaires d’activités différents mais relevant d’un même programme.
- Acte matérialisé par un Arrêté visé par le Contrôle Financier et la Direction Générale
chargée du Budget et signé par le Chef d’Institution ou le Ministre Ordonnateur
délégué.
- Validation du Responsable de programme pour prise de décision.
Pour les EPN, il y a deux sortes de mouvements de crédits :
• L’aménagement de crédits : lorsque le mouvement se trouve à l’intérieur d’un
programme. Il est procédé par décision de l’Ordonnateur visée par le Contrôle
Financier avec copie à la Direction du Budget ou au Service Régional du Budget.
• Le virement de crédits : entre deux programmes. Il est procédé par délibération du
Conseil d’Administration visée par le Contrôle Financier et approuvée par les
Ministères de tutelle technique et financière. Le virement est limité à 10% des crédits
inscrits, sinon établissement d’un budget rectificatif.
LE PRINCIPE D’ÉQUILIBRE
• Le budget c’est un instrument pour la réalisation d’un plan d’intervention sur la
vie économique et sociale d’un pays.
• Le déséquilibre est considéré comme constituant un moyen d’atteindre les
objectifs fixés. Alors, le déficit budgétaire n’est pas forcément une mauvaise chose
(mauvaise gestion) si l’on peut utiliser comme instrument d’intervention de l’Etat dans
l’économie.
• L’Etat ne peut dépenser plus qu’il reçoit. C’est la règle classique des finances
publiques.
• On parle de « déficit budgétaire » pour indiquer le solde négatif dans les opérations à
caractère définitif pour le budget général.
• On parle d’ « impasse » pour modifier le solde négatif dans les opérations à caractère
définitif et temporaire.
LE PRINCIPE DE SINCÉRITÉ
• Ce principe de sincérité budgétaire, est inspiré du droit comptable privé, implique
l’exhaustivité, la cohérence et l’exactitude des informations financières fournies
par l’État.
• Selon l’article 42 de la LOLF : "les lois de finances présentent de façon sincère
l’ensemble des ressources et des charges de l’État. Leur sincérité s’apprécie compte
tenu des informations disponibles et des prévisions qui peuvent raisonnablement en
découler".
• L’application de ce principe est limitée par la nature prévisionnelle de la loi de
finances.
CONSEIL DE DISCIPLINE BUDGÉTAIRE ET FINANCIÈRE
I-CADRE JURIDIQUE
Le CDBF est une autorité administrative instituée auprès du Premier Ministre, Chef du
Gouvernement. Il est doté d’une autonomie administrative et financière.
Références juridiques :
Constitution ;
 Loi Organique sur les Lois de Finances (LOLF) n° 2004-007 du 26 juillet 2004 ;
 Loi n° 2004-006 du 26 juillet 2004 portant réorganisation et fonctionnement du CDBF
 Loi n° 2016-055 du 25 janvier 2017 portant Code des Marchés Publics ;
 Décret n° 2017-564 du 11 juillet 2017 portant réorganisation et fonctionnement du
CDBF ;
 Arrêté n° 19076/2017 du 11 août 2017 portant organisation et attributions des services
auprès du CDBF.

II- ORGANISATION ET STRUCTURE


Le CDBF est composé de deux organes :
 Le Conseil : organe de délibération ;
 La Direction Générale : organe d’administration.
1- LE CONSEIL
Le « Conseil » est l’organe qui examine les fautes de gestion et prononce les sanctions
adéquates à l’encontre des agents fautifs.
Il est composé de membres permanents ainsi que de membres ès qualité. Le secrétariat de
séance est assuré par un Greffier.
Le Directeur Général du CDBF est de droit le Rapporteur du Conseil
Le Conseil est doté d’une pluralité de compétence qui assure la qualité professionnelle des
décisions rendues.
COMPOSITION DU CONSEIL :
 Président du Conseil
 Rapporteur : Directeur Général du CDBF
 Membres permanents :
 Un Inspecteur d’Etat
 Un Administrateur civil
 Un Inspecteur des impôts
 Un Inspecteur des douanes
 Un Ingénieur des travaux publics
 Membres ès qualité :
 Directeur Général de l’IGE
 Directeur Général du Contrôle Financier
 Directeur Général du Trésor
 Directeur Général du Budget
 Secrétariat de séance : Greffier
2- LA DIRECTION GÉNÉRALE

 Organe d’administration du CDBF, chargé de la prévention et de l’investigation.


 Dispose de trois Directions et d’une PRMP.

Directions et leurs rôles

 Direction Technique : Assiste le Directeur Général, instruit les dossiers et suit


l’exécution des décisions du Conseil.
 Direction de la Prévention : Élaboration et mise en œuvre de la stratégie de
prévention des infractions financières.
 Direction Administrative et Financière : Gestion du budget, des crédits, du
patrimoine et des ressources humaines.

3- RELATION ENTRE LE CDBF ET LES AUTRES ORGANES DE CONTRÔLE


Le « CDBF » fait partie des organes de contrôle des finances publiques (OCFP).
Son intervention se situe en aval de la chaîne de contrôles des finances publiques du fait
qu’il est habilité à prononcer des sanctions à l’encontre des ordonnateurs fautifs.
En effet, les autorités traduisent les Responsables devant le CDBF sur la base des
rapports effectués par les OCFP.
III- ORGANES DE CONTRÔLE
1- ORGANES DE CONTRÔLE DES FINANCES PUBLIQUES
 La Direction Générale de Contrôle Financier (DG CF) ;
 La Direction Générale de l’Inspection Générale de l’État (DG IGE);
 La Direction de la Brigade d’Investigation Financière et Audit (DBIFA) ;
 La Direction Générale des Avoirs Illicites auprès du Ministère de l’Economie et des
Finances (DG AI-MEF) ;
 Les Tribunaux Financiers.
2- ORGANES DE CONTRÔLE DES MARCHÉS PUBLICS
 La Commission Nationale des Marchés (CNM) ;
 La Commission Régionale des Marchés (CRM)
IV- MISSIONS ET ATTRIBUTIONS
o Prévenir les infractions en matière de gestion des finances publiques ;
o Proposer des améliorations relatives à la gestion des finances publiques ;
o Promouvoir la bonne gouvernance financière ;

PRONONCER DES SANCTIONS


1- TYPE DE SANCTION
Le CDBF prononce une sanction pécuniaire à l’encontre des agents fautifs
AMENDE relative à la faute de gestion : 300 000 à 30 000 000 000 MGA

2- CARACTÈRE DE LA DÉCISION DU CDBF


Décision du Conseil : Exécutoire d’office

V- ACTEURS RESPONSABLES DEVANT LE CDBF


1- Au niveau de l’Administration Centrale :
Secrétaire Général (SG), Directeur Général (DG), Directeur (DAF), PRMP, Chef de Service,
Comptable, Ordonnateur Secondaire (ORDSEC), Gestionnaire d’Activités (GAC), Receveur,
Régisseur.
2- Au niveau des Services Techniques Déconcentrés (STD) :
Préfet, SG de Préfecture, Directeur Régional, Chef de District, Chef de Service Régional,
ORDSEC, GAC, PRMP Régionale, Comptable, Receveur, Régisseur.
3- Au niveau des Collectivités Territoriales Décentralisées (CTD) :
Chef de Région, SG de Région, Maire, SG Municipal, Directeur (DAF), PRMP, Chef de
Service, Percepteur, Receveur, Secrétaire-Trésorier-Comptable, Régisseur.
4- Au niveau des Autorités Administratives Indépendantes :
Président, Secrétaire Exécutif (SE), SG, DG, Directeur (DAF), Chef de Service, Ordonnateur,
GAC, PRMP, Comptable, Régisseur.
5- Au niveau des Établissements Publics Nationaux (EPA, EPIC) :
DG, Directeur, Chef de Service, Ordonnateur, GAC, PRMP, Comptable, Régisseur, Receveur.
6- Au niveau des Institutions :
SG, DAF, Directeur, Chef de Service, ORDSEC, GAC, PRMP.
VI- FAUTES DE GESTION
La Loi ne donne pas une définition de ce qu’on entend par faute de gestion. Cependant, elle
énumère de manière non exhaustive les agissements passibles de sanction devant le CDBF. Il
s’agit de :

1. En matière de RECETTES

 Violation des règles d’exécution des recettes.


 Violation du principe d’universalité (compensation et affectation non autorisées).

2. En matière de MARCHÉS PUBLICS

 Général : Violation des règles de passation, négligence de l’intérêt de


l’administration, prix abusifs.
o -Surfacturation, fausse facturation, avantages personnels, travaux non
conformes

Phase de préparation :

 Dossiers d’appel d’offres discriminatoires, non-respect des seuils de passation.


 Usage d’informations confidentielles, pratiques faussant la concurrence.

Phase d’attribution :

 Conflit d’intérêt, favoritisme, clientélisme.

Phase d’exécution et de réception :

 Non-application des clauses, certification de prestations incomplètes ou non


conformes.

3. En matière d’ENGAGEMENT DE DÉPENSES

 Engagement sans visa préalable, sans qualité d’ordonnateur, ou avant mise en place
des crédits.
 Violation du principe de spécialité des crédits.
 Dépassement de crédits limitatifs ou violation des taux de régulation.
 Engagement après clôture des opérations.

4. En matière de LIQUIDATION

 Fausse certification de service fait, prise en charge comptable ou réception de travaux.

5. En matière d’ORDONNANCEMENT et de PAIEMENT

 Réquisition de paiements irréguliers ou abusifs.


 Défaut de régularisation avant ordonnancement.

6. Fautes de gestions assimilées

 Négligence portant atteinte aux finances publiques.


 Obstruction aux audits et enquêtes.
 Non-exécution des décisions du Conseil.

VII- AUTORITÉS DE SAISINE


1- Autorités de saisine
Les autorités habilités à saisir le CDBF sont citées limitativement par la Loi. Certaines sont
dotées d’une compétence générale tandis que d’autres sont limitées au niveau régional ou
sectoriel.
1.1- Autorités Exécutives
• ETAT : Président de la République, Premier Ministre, Membres du Gouvernement,
Directeur Général du Trésor, Directeur Général du Budget, Préfet de Région et Chef
de District.
• CTD : Chefs de Région et Maires.
• EPN : Président du Conseil d’Administration, Directeur Général et Directeur.
1.2- Autorités Législatives
• Président du Sénat ;
• Président de l’Assemblée Nationale.
1.3- Autorité Juridictionnelle
• Président de la Cour des Comptes.
1.4- Organes de Contrôle des Finances
• Directeur Général de l’IGE ;
• Directeur Général du CF
VIII- SAISINE
1- Dossier de saisine
• Lettre de saisine adressée au Président du Conseil du CDBF (déposée auprès du Greffe
pour enregistrement) ;
• Rapport d’inspection, d’audit ou de contrôle en trois exemplaires.
L’Agent est notifié de sa traduction devant le CDBF par le soin du Greffier.
Dès réception, le Président transmet immédiatement le dossier au Rapporteur (DG du CDBF)
aux fins d’instruction.
2- Délai de saisine
Quatre (4) ans à compter du jour de la découverte de la faute.
IX- GARANTIES DE DROIT
1- Collégialité de la prise de décision
• Délibération par au moins 5 membres du Conseil.
2- Respect du droit de la défense
• Notification de l’Agent mis en cause dès le début de l’instruction ;
• Possibilité de dépôt de mémoire de défense ;
• Liberté de choix de son propre défenseur (Avocat ou personne spécialiste dans le
domaine)
3- Voies de recours
Deux voies de recours sont offertes aux Acteurs non satisfaits des décisions du Conseil :
• Soit ils intentent un recours en annulation devant le Conseil d’État ;
• Soit ils introduisent un recours en révision devant le CDBF.
Chapitre IV : PROCESSUS DE PRÉPARATION DE LA LOI DE
FINANCES

Section 1 : Établissement des Perspectives Budgétaires et Détermination des


Grandes Orientations

1. Communication au Conseil du Gouvernement


o Le Ministre chargé des finances et du budget communique au Conseil du
Gouvernement pour indiquer que chaque Ministère et Institution doit préparer
ses grandes orientations et ses perspectives budgétaires pour l'année de
programmation.
2. Pré-conférence budgétaire
o Une réunion est organisée où chaque ministère et institution présente les
informations concernant son secteur.
3. Objectifs de l’établissement des grandes orientations
o Présenter les politiques de développement de chaque secteur, les stratégies de
mise en œuvre, les priorités et les budgets nécessaires.

Cannevas de Présentation des Grandes Orientations et Perspectives Budgétaires

 Ministère
 Mission
 Programme
o Politique sectorielle
o Objectifs
o Stratégie de mise en œuvre
o Priorités
o Perspectives budgétaires

Phase de Préparation du Budget

 État comptable prévisionnel : Programme des recettes et des dépenses annuelles de


l'État.
 Actions nécessaires : Toutes les démarches doivent être entreprises pour réaliser le
projet de Loi de Finances.
 Enchaînement d’actions planifiées : Celles-ci doivent aboutir à un résultat.

Fiches de Programmation Budgétaire

 Ce sont des documents qui saisissent toutes les informations budgétaires nécessaires
pour la confection de la Loi de Finances.

PHASE DE PREPARATION DU BUDGET (par exemple: 2010)


PHASE DE PREPARATION DU BUDGET

I- Selon la caractéristique du Budget :


- 0 : LFI (Loi de Finances Initiale)
- 1 : LFR (Loi de Finances Rectificative)
II- Selon la nature ou la catégorie de l’opération :
- Catégorie 1 : Intérêt
- Catégorie 2 : Comptes de soldes (601#, 602#)
- Catégorie 3 : Comptes de classes 6, 7 et 9 (par exemple : 6#
fonctionnement hors solde, 92# report sur l’excédent budgétaire)
- Catégorie 5 : Comptes de classes 1 et 2 (investissements)

PROCESSUS DE PREPARATION DU BUDGET (PROJET DE LOI DE FINANCES)


 COMMUNICATION EN CONSEIL DU GOUVERNEMENT (Cf. Modèle ci-joint de
la communication pré-conférence)
 PRE-CONFERENCE BUDGETAIRE
 CADRAGE MACROECONOMIE  PROGRAMMATION BUDGETAIRE
 LETTRE DE CADRAGE BUDGETAIRE (définir leurs grandes orientations et établir
leurs perspectives budgétaires ainsi que leurs PIP. La lettre de cadrage est un
instrument de prévision et d’aide à la décision. Elle retrace la traduction des objectifs
de la politique gouvernementale « PGE »)
 PREPARATION MATERIELS (Outils informatiques, documents, logistiques, …)
 CIRCULAIRE DE PREPARATION BUDGETAIRE
 CONFERENCE BUDGETAIRE
 ENVELOPPE BUDGETAIRE FINALE
 FINALISATION DE SAISIE SUR LA BASE DU SIIGFP
 SYNTHESE, EQUILIBRE ET ASSEMBLAGE ET IMPRESSION DES
DOCUMENTS DU PROJET DE LOI DE FINANCES
PROGRAMME D’INVESTISSEMENT PUBLIC (PIP)

Le Programme d'Investissement Public (PIP) est un outil essentiel de l'État pour atteindre ses
objectifs de développement économique et socio-culturel. Il consiste en des projets et
opérations ponctuelles visant à réaliser des objectifs spécifiques, en se basant sur des
stratégies de développement sectorielles ou multisectorielles. Ces projets, tels que la
construction de routes, d’écoles, de barrages, et de centres de santé, contribuent à la
croissance économique et à l'amélioration des conditions de vie de la population.

Le questionnaire PIP est utilisé pour collecter des informations sur ces projets et se divise en
trois parties principales :

1. Identification du projet : mission, programme, objectif, et intitulé du projet.


2. Description du projet : présentation détaillée du projet.
3. Financement du projet : dispositions financières.

Le financement du PIP provient de sources internes et externes :

 Financement externe : subventions (dons des bailleurs de fonds), emprunts extérieurs


garantis par l'État, et autres emprunts publics.
 Financement interne : ressources propres internes de l'État, taxes sur la valeur
ajoutée (TVA), et droits et taxes à l'importation.

LETTRE DE CADRAGE BUDGETAIRE

1- La Lettre de Cadrage Budgétaire est un document présenté au Gouvernement pour


guider la préparation du budget en fonction des objectifs économiques et des prévisions pour
l’année à venir. Elle sert d'instrument de prévision, d’aide à la décision et permet de définir
les priorités en matière de développement économique, comme le MAP, l'IEM ou la PGE.

Objectifs :

 Alignement de la Loi de Finances avec la stratégie gouvernementale.


 Présentation transparente des prévisions macroéconomiques et financières.
 Base pour la préparation de la circulaire budgétaire.

Contenus :

 Cadrage macroéconomique et fiscal des plans de développement (MAP, IEM, PGE).


 Résultats économiques et financiers de l'année précédente.
 Perspectives économiques et financières pour l'année à venir.
 Politique de dépenses et politique fiscale.
 Réformes du système de finances publiques.

Section 2 : ELABORATION DU PROJET DE BUDGET

Élaboration du Projet de Budget

L’élaboration du projet de budget est un processus collaboratif impliquant plusieurs directions


générales au sein du Ministère des Finances et du Budget ou du Ministère de l’Économie et
des Finances. Les principales directions sont :

 Direction Générale du Budget : Chef de file.


 Direction Générale des Impôts : Responsable des recettes fiscales.
 Direction Générale des Douanes : Responsable des recettes douanières.
 Direction Générale du Trésor : Supervision des équilibres budgétaires.
Le budget retrace la nature, le montant et l’affectation des ressources et charges de l'État pour
un exercice annuel. Il est une planification financière des activités de l'État et une traduction
des politiques gouvernementales (fiscale, économique, monétaire, etc.).

Le budget est constitué de :

 Recettes : fiscales, non fiscales et douanières.


 Dépenses : dépenses d'intérêts de la dette, fonctionnement et investissements.

Circulaire de Préparation Budgétaire

La circulaire de préparation budgétaire est un document clé préparé par la Direction du


Budget pour guider les Institutions et Ministères dans l'élaboration du budget. Elle permet une
communication efficace entre le Ministère des Finances et les Ministères sectoriels.

Elle sert à :

 Informer sur les nouvelles pratiques et la nomenclature (budget programme à 3


niveaux : Ministère, Missions, Programmes).
 Présenter la répartition des enveloppes budgétaires par Institution et Ministère.
 Fixer les dates limites des actions à entreprendre.

Elle communique également la répartition des enveloppes et la saisie informatique des


informations budgétaires.

Section 3 : Négociation et Arbitrages Budgétaires

La Conférence Budgétaire est le moment crucial pour les négociations et les arbitrages du
budget. Les discussions portent sur :

 Missions, objectifs et politique sectorielle, ainsi que les résultats attendus.


 La répartition de l'enveloppe budgétaire, surtout entre les grandes rubriques.
 Les mesures nouvelles, telles que :
o Recrutement et création de nouveaux postes budgétaires.
o Nouveaux projets et financements extérieurs.
o Les demandes d'augmentation ou de diminution des enveloppes
budgétaires, justifiées.

Section 4 : Arbitrages Ultimes et Présentation de la Loi de Finances

Cette phase représente le dernier arbitrage du projet de loi de finances, souvent influencée par
de nouvelles informations en Conseil des Ministres.

4.1 Dépôt du Projet de Budget en Conseil du Gouvernement

Les étapes incluent :

 Multiplication du Projet de Loi de Finances (PLF) en 35 exemplaires.


 Arbitrage sur les nouvelles mesures proposées.
 Prise de décret pour dépôt du PLF à l’Assemblée Nationale.
 Dépôt du PLF modifié à la Présidence de la République.
4.2 Impression du PLF

Le PLF est numéroté, daté et imprimé en 400 exemplaires :

 35 exemplaires pour la Primature.


 350 exemplaires pour l’Assemblée Nationale (A.N) et le Sénat.
 Le reste est destiné au Ministère des Finances ou au Ministère de l'Économie et des
Finances.

4.3 Dépôt du PLF à l'Assemblée Nationale

 Le Bordereau d’Envoi (BE) signé par le SG MFB est transmis à l'Assemblée


Nationale, accompagné du décret de présentation du PLF.
 Le projet est ensuite transmis au Sénat pour examen.

Les étapes de cette phase visent à assurer la préparation, l'examen et le dépôt du budget
finalisé auprès des instances législatives.
Chapitre V :
PROCESSUS D’EXÉCUTION BUDGÉTAIRE, ACTEURS ET
CONTRÔLES

Le processus budgétaire se déroule généralement en 3 phases :


 Phase 1 : ÉLABORATION ET VOTE (voir chapitres précédents)
 Phase 2 : EXÉCUTION ET SUIVI
 Phase 3 : REDDITION DE COMPTES
Phase 2 « EXÉCUTION ET SUIVI» :
 Année de l’exécution du budget : N
 Principaux intervenants : Tous les Gestionnaires Responsables et le MFB ou le MEF.
 Les Ministères et les Organismes budgétaires gèrent leurs enveloppes dans le respect
du budget alloué :
 Effectuer des contrôles relatifs à la gestion d’activités
 Autoriser des engagements financiers
 Durant cette phase, des ajustements peuvent également être apportés au Budget de
l’État, par le biais de la Loi de Finances Rectificatives (LFR).

Phase 3 « REDDITION DE COMPTES » :


 Période suivant l’exécution du budget : N+1
 Principaux intervenants : MFB ou MEF
 Objectifs :
o Rendre compte aux Parlements de la conformité de l’exécution des Lois
de Finances (LFI & LFR), en particulier, en regard au budget voté par
rapport aux dépenses réelles et au résultat atteint.
o Obligation pour l’exécutif de rendre compte au législatif.
o Obligation de comptes rendus périodiques : Reddition de comptes à la
cour des comptes
Le processus budgétaire peut se résumer en 4 étapes :
 Le pouvoir exécutif (Gouvernement) prépare le budget
 Le pouvoir législatif (Parlements) vote le budget
 Les Institutions et les Ministères l’exécutent
 Les Parlements le contrôlent (contrôles parlementaires : administratifs
et politiques)
Contrôles de l’Exécution Budgétaire

I. Contrôles Administratifs

Les contrôles administratifs sont internes et peuvent être réalisés à priori ou a posteriori par
des corps spécialisés de l'État, concernant les ordonnateurs et les comptables publics.

1. Le Contrôleur Financier :
o L’ordonnateur délégué doit transmettre une demande d'engagement au
Contrôle Financier, incluant toutes les pièces nécessaires.
o Le Directeur Général du Contrôle Financier assure le contrôle financier et
impose des actes à l’Agent Comptable.
2. Le Comptable Public :
o Le comptable public vérifie la conformité des dépenses en termes de légalité,
disponibilité des fonds et crédits, et validité des documents de paiement, en
particulier pour les investissements.
3. L'Inspection Générale de l'État (IGE) :
o L'IGE s'assure de la bonne gestion des finances publiques, vérifie le respect
des lois et règlements, et protège les intérêts du Trésor public.

II. Contrôles Juridictionnels

Les contrôles juridictionnels sont externes et réalisés après l’exécution du budget.

1. La Cour des Comptes :


o La Cour des Comptes juge les comptes des comptables publics, examine la
gestion des ordonnateurs du budget de l'État et des établissements publics, et
saisit les juridictions répressives en cas d'irrégularités financières.
2. Le Tribunal Administratif et Financier :
o Les tribunaux financiers examinent la gestion des collectivités territoriales
décentralisées (CTD) et leurs établissements publics, en matière de budget et
de gestion financière.

III. Contrôles Politiques

Les contrôles politiques se font par le biais du Parlement et concernent l'exécution du budget
en cours et après son exécution.

1. Contrôle en Cours d'Exécution :


o Les contrôles parlementaires consistent en un droit d'information sur
l'exécution du budget, principalement exercé par la commission des finances,
qui reçoit des communications régulières sur les dépenses et les recettes
fiscales.
2. Contrôle Après Exécution :
o La commission des finances constate les résultats financiers de l'année et
approuve les écarts entre les prévisions et les réalisations budgétaires.
o Le processus de loi de règlement permet d'examiner les résultats financiers
définitifs et d’approuver les différences entre prévisions et réalisations, y
compris les éventuels dépassements de crédits. Elle permet aussi le transfert du
solde annuel au Trésor.
Les Acteurs Budgétaires

1. Dans le cadre de la gestion financière :

 L’Ordonnateur :
o Gère les crédits (recettes et dépenses).
o Assure la conformité avec la législation et la réglementation financières.
o Dirige le Ministère, l'Institution, ou l’Organisme.
 Ordonnateur Principal et Délégué :
o L'ordonnateur principal nomme un ordonnateur délégué ou secondaire
(souvent le responsable financier : DAF ou RAF), qui est habilité à exécuter le
budget de l'EPN (Établissement Public National).
o L'ordonnateur délégué exécute les recettes et dépenses, sans signer de
nouveaux contrats.
 Personne Responsable des Marchés Publics (PRMP) :
o Habilitée à signer des marchés publics au nom de l'autorité contractante.
 Le Dépositaire Comptable :
o Responsable de la réception des biens et des quitus, ainsi que de la gestion de
la comptabilité matière (comptes matières).
 Le Comptable Public :
o Responsable du recouvrement des créances et du paiement des dettes.
o Tient la comptabilité de trésorerie et conserve les fonds.
o Responsable personnellement des opérations et peut refuser des opérations en
cas d'irrégularités.
 Le Contrôle Financier :
o Habilité à effectuer le visa préalable des actes ayant une incidence financière.
 Le Titulaire :
o Peut-être un prestataire ou agent de l'État, impliqué dans le processus
budgétaire (ex. régisseur de caisse d’avance).

2. Dans le cadre de la gestion des activités :

 Le Coordonnateur de Programmes (CdP) :


o Coordonne les programmes, assure leur suivi et évaluation.
o Élabore le budget de l’institution et répartit les crédits selon les priorités.
o Consolide les documents de suivi et le Rapport Annuel de Performance (RAP).
 Le Responsable de Programmes (RdP) :
o Pilote la mise en œuvre des programmes sous l'autorité du CdP.
o Répartit les crédits aux Services Opérationnels d’Activités (SOA).
o Dresse le rapport de performance en fonction des rapports des ordonnateurs et
des gestionnaires d’activités.
 Le Gestionnaire d’Activités (GAC) :
o Détermine les moyens nécessaires pour réaliser les activités.
o Exécute les activités sous l’autorité du RdP, définit les besoins et établit le Plan
de Travail Annuel (PTA).
o Certifie les services rendus.
 Le Service Opérationnel d’Activités (SOA) :
o Collabore étroitement avec le Gestionnaire d’Activités (GAC) pour assurer la
réalisation des programmes
NOTIONS DE LA COMPTABILITE PUBLIQUE
« PRINCIPAUX OBJECTIFS » :
 Reglementer l’execution budgetaire de l’Etat dans la règle de présentation des comptes
publics
 Sécuriser les finances publiques
 Sécuriser les données et les fonds publiques
 Aider les collectivités publiques à exécuter leur obligation de rendre compte

DOMAINE DE LA COMPTA PUBLIQUE :


La comptabilité publique est applicable :
 à l’ETAT (exécution du budget général, des budgets annexes et la tenue des comptes
particuliers du Trésor) : Institutions et Ministères
 aux COLLECTIVITES TERRITORIALES : Régions, Communes
 aux ETABLISSEMENTS PUBLICS : Etablissements Publics à caractère
Administratif (EPA), Etablissements Publics à caractère Industriel et Commercial
(EPIC)
La comptabilité de ces établissements publics et de ces collectivités, à l'exception des
Communes rurales de deuxième catégorie, est tenue par des Comptables du Trésor.

LE PRINCIPE DE LA SÉPARATION ENTRE ORDONNATEURS ET COMPTABLES


PUBLICS

-Les ordonnateurs sont chargés de prescrire l'exécution des recettes et des dépenses. Ils
prennent les décisions liées à l'exécution du budget, engagent les dépenses et ordonnent les
paiements. Il existe trois catégories d'ordonnateurs : les ordonnateurs principaux, qui
détiennent la compétence d'attribution, les ordonnateurs secondaires, bénéficiant d'une
délégation générale de compétence, et les ordonnateurs délégués, qui ne disposent que d'une
délégation simple. Les ordonnateurs principaux peuvent déléguer leurs pouvoirs à des
ordonnateurs secondaires, qui peuvent à leur tour se faire suppléer en cas d'absence.

-D'autre part, les comptables publics sont responsables de l'exécution des paiements et du
recouvrement des créances. Leur rôle consiste à s'assurer de la régularité des opérations
financières, et ils ont le droit de refuser toute opération jugée irrégulière. Il existe
plusieurs catégories de comptables publics : les comptables directs du Trésor, chargés des
finances du gouvernement central, les comptables spéciaux, qui gèrent les finances des
administrations locales, et les agents comptables, responsables des établissements publics
nationaux, comme les universités ou les hôpitaux.

-La séparation des fonctions entre ordonnateurs et comptables publics vise à garantir un
contrôle mutuel. D'un côté, les ordonnateurs prennent les décisions, et de l'autre, les
comptables assurent l'exécution, avec la possibilité de refuser en cas d'irrégularité. Cela
permet de sécuriser les finances publiques et de renforcer la transparence dans l'exécution des
budgets.
LES RESPONSABILITÉS DES ORDONNATEURS

-Les ordonnateurs, qu'ils soient principaux ou secondaires, ont une responsabilité importante
tant sur le plan disciplinaire que pécuniaire dans le cadre de l'exécution budgétaire. Leur
responsabilité disciplinaire peut entraîner diverses sanctions, allant de l'avertissement à la
révocation, selon la gravité de la faute commise, et elle est basée sur la gestion effectuée
plutôt que sur la personne du comptable. En ce qui concerne les comptables publics, leur
responsabilité est principalement pécuniaire. Ils sont responsables des erreurs commises
dans le cadre de leur mission, que ce soit pour un déficit de caisse, un non-recouvrement de
recettes, ou un paiement non libératoire de dépenses.

-Les ordonnateurs ont un rôle essentiel dans la gestion des paiements. Ils donnent des ordres
de paiement au comptable, qui est chargé de leur exécution. Ces ordres sont formalisés par
une ordonnance de paiement lorsqu’ils sont émis par un ordonnateur principal. Si
l’ordonnateur est secondaire ou d'une autre entité publique, un mandat de paiement est utilisé
pour effectuer la transaction. L'ordonnateur dispose également d’un pouvoir discrétionnaire
pour décider de l’ordonnancement des paiements, ce qui lui donne une certaine latitude dans
la gestion des finances publiques.

PROCÉDURE GÉNÉRALE POUR L’EXÉCUTION DU BUDGET


LE PROCESSUS DE CRÉATION DE LA RÉGIE D’AVANCE
 La demande de création de la régie d’avances est faite par le Chef d’Établissement et
envoyée au Centre Informatique Régionale CIR pour exécution sur SIIGFP.
 La régie d’avances est créée par un arrêté du Ministère de tutelle technique, pour des
dépenses telles que les factures d’eau, d’électricité, et d’entretien.
 Le régisseur est nommé par une décision du Directeur de l’Établissement Public, et
l’agrément du comptable public est requis sur la décision.
 Le projet d’arrêté et la décision de nomination doivent être soumis au visa préalable du
Contrôle Financier.
 La création du régisseur est enregistrée sur SIIGFP, et l'agent comptable débloque le fonds
à gérer par le régisseur.
 Le régisseur est responsable de l’exécution des dépenses éligibles et doit régulariser dans
les délais.
 Aucun régisseur ne peut entrer en fonction sans justifier un cautionnement si le fonds
dépasse 1.000.000 Ariary. Le montant du cautionnement est de 1/20ème du fonds, sans
dépasser 800.000 Ariary.
 Une indemnité de responsabilité est fixée à 1% du montant maximum du fonds détenu, sans
excéder 100.000 Ariary.

CIRCUIT DU DOSSIER DE LA CAISSE D’AVANCES

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