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Cours Masse, Volume

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Les opérations de mesure en volume et en masse

Tout corps peut être mesuré en volume qu’il soit solide, liquide ou gazeux. En pharmacie, les
mesures de volume s’appliquent en pratique toujours aux liquides, sauf pour certaines
préparations comme les gélules ou l’on mesure le volume de corps solides pulvérisés. D’autre
part, une mesure de volume est plus rapide qu’une pesée sur une balance mécanique. L’unité
de volume utilisée est le litre et ses sous multiples.

Les instruments de mesure en volume

Les récipients non jaugés : ils donnent des mesures approximatives

Les cuillerées : elles sont utilisées couramment pour l’administration de médicaments :

Cuillère à café : 5ml


Cuillère à dessert : 10ml
Cuillère à soupe : 15 ml

Les verres :

Verre à liqueur : 30 ml
Verre à vin de Bordeaux : 70 ml
Verre ordinaire : 150 ml

Unités de volumes:

L'unité est dérivée de celle des longueurs puisque nous calculons un volume en manipulant
des longueurs (longueur de côtés, de rayons,..) et des aires (aires de base diverses). Il s'agit du
mètre cube (symbole: m3). Cette unité représente le volume d'un cube de 1m d'arête. Les
multiples sont : le décamètre cube (dam 3), l'hectomètre cube (hm3) et le kilomètre cube (km3).
Les sous multiples sont: le décimètre cube (dm 3), le centimètre cube (cm3) et le millimètre
cube (mm3). Dans chaque colonne du tableau ci-dessous, trois points rappellent qu'il faut
mettre trois chiffres dans chaque colonne. La technique de conversion est toujours la même: il
faut placer d'abord le chiffre des unités sur la droite de la colonne correspondante.
Les récipients jaugés :

Les éprouvettes

L'éprouvette graduée est constituée d'un cylindre vertical gradué, ouvert en haut et
généralement muni d'un bec verseur, fermé en bas et reposant sur un pied pour assurer sa
stabilité. L'éprouvette graduée fait partie de la verrerie volumétrique peu précise, c’est-à-dire
qu'elle est utilisée pour mesurer des volumes de liquides ou de gaz mais avec une précision
moins importante que la verrerie jaugée ou verrerie volumétrique de précision.

Pour lire le volume de liquide, il faut poser l'éprouvette sur un support horizontal et placer
l'œil au niveau de la graduation. La lecture se fait à la base du ménisque.

A : le ménisque est orienté vers le bas, il est concave


B : le ménisque est orienté vers le haut, il est convexe.

Les pipettes

Une pipette est un outil qui sert à prélever une solution. Elle est en forme de tube plus ou moins fin
(pipettes graduées) parfois élargi en son milieu (pipettes jaugées). Elle peut être en plastique ou en
verre. La pipette fonctionne sur le même principe que les pailles : on aspire dans le tube pour aspirer
un liquide.

On distingue deux types de pipettes :

 la pipette jaugée, dont la contenance est fixe, permet de prélever très


précisément un volume donné (par exemple 20 mL). Les pipettes jaugées
disposent d'une graduation qu'on appelle le « trait de jauge ». Il suffit de
remplir la pipette jusqu'à son trait de jauge puis de la laisser se vider pour
considérer que le volume correspondant a été mesuré.
 la pipette graduée, qui comme son nom l'indique, dispose de graduations permettant de
mesurer le volume prélevé. Ces graduations marquent des sous-unités (ou des portions
d'unités). Cependant, la pipette graduée est moins précise que la pipette jaugée et ne
doit donc être utilisée que pour transférer des volumes pour lesquels il n'existe pas de
pipette jaugée.

Certaines solutions dangereuses nécessitent l'usage d'une propipette ou d'un


pipeteur pour la sécurisation du prélèvement (l'utilisateur ne met pas la bouche
directement au contact de la pipette) : il s'agit d'une extension placée en amont
de la pipette qui contrôle l'aspiration de solution. La propipette est en réalité une
poire : lors de sa compression, la solution est aspirée ; lors de sa dépression, la
solution est libérée.

On utilise également les pipettes automatiques ou micropipettes ou


pipetteurs automatiques. Ce sont des systèmes de pipettage de précision.
actionnant des pistons. La modification de la longueur de la colonne d'air à
l'intérieur de l'appareil permet d'aspirer ou de chasser des volumes de liquides
avec une grande précision. Une molette permet à l'utilisateur de régler le volume
à prélever, à l'aide d'un indicateur à chiffres.Il existe généralement une gamme
de modèles selon le volume à pipetter et la précision du prélèvement à
effectuer :

 P5000 : permet de pipetter jusqu'à 5 ml de solution ;


 P1000 : permet de pipetter de 200 à 1 000 µl de solution ;
 P200 : permet de pipetter de 20 à 200 µl ;
 P20 : permet de pipetter de 10 à 20 µl ;
 P10 : permet de pipetter de 0,5 à 10 µl.

Il est nécessaire d'avoir des embouts (cônes de pipettes) qui soient adaptés à la
micropipette utilisée.
Fioles

Une fiole jaugée est un instrument de verrerie utilisé dans un laboratoire de chimie destiné à
préparer des solutions de titre précis, par exemple des solutions étalons. Une fiole jaugée est
étalonnée pour contenir un volume précis de liquide. La précision de la fiole jaugée est
mentionnée sur la pièce (par exemple : 10±0,025 ml à 20 °C). Outre la préparation de
solutions de titre précis, elle sert à préparer des dilutions (par exemple une solution diluée à
1/100) pour réaliser le dosage d'une solution concentrée ou une gamme d'étalonnage, le
prélèvement se faisant au moyen d'une pipette jaugée ou automatique.

Burettes graduées : utilisées en laboratoire d’analyse

Une burette est un accessoire de laboratoire permettant d'ajouter au goutte-à-goutte un


liquide dans un récipient.

Elle est composée d'un tube en verre d'environ 1 cm de diamètre (il existe plusieurs tailles),
gradué (généralement en dixième de millilitres), munie à son embouchure d'un robinet
permettant de faire varier le débit du liquide, et ouvert à son autre extrémité.

Historiquement, le robinet était fabriqué en verre, qui était lubrifié afin de faciliter sa rotation.
De nos jours, la plupart des burettes sont équipées de robinets en Téflon, ce qui évite les
problèmes reliés aux bloquages. En effet, certains titrages nécessitent l'utilisation de bases
fortes, telles l'hydroxyde de sodium. Ce dernier, en plus de dissoudre à long terme la silice
composant le verre, réagit également avec le dioxyde de carbone présent dans l'air afin de
former des carbonates de sodium, qui peuvent alors obstruer l'interstice entre le robinet et la
burette, empêchant le premier de tourner. La burette est fréquemment utilisée lorsque l'on
désire effectuer un titrage manuellement. C'est un instrument précis.
La burette étant un instrument de précision, il importe de bien l'utiliser afin d'obtenir la plus
grande précision possible. Avant chaque utilisation, il faut bien veiller à :

 rincer la burette avec de l'eau distillée, puis avec de la solution titrante ;


 remplir la burette avec la solution titrante, puis titrer ;
 une fois le dosage terminé, vider la burette, la rincer plusieurs fois à l'eau distillée et la
ranger.

Autres récipients jaugés

Béchers

Erlenmeyers

Ballons jaugés : pour pratiquer des opérations comme le chauffage ou


la distillation.

Pycnomètre

Un pycnomètre désigne un instrument de laboratoire utilisé pour mesurer, à une température


déterminée, la masse volumique d'un produit liquide, pâteux (mastic, adhésif, peinture, etc.)
ou solide (poudre, par exemple).

Le pycnomètre en verre est généralement composé de deux éléments en verre s'assemblant


précisément par un joint en verre rodé :
 une fiole (classiquement d'une capacité de 50 cm3) ;
 un bouchon percé d'un tube très fin (capillaire).
On trouve aussi l'appellation « pycnomètre à bouchon capillaire ».
Lorsque l'on ajuste le bouchon sur la fiole, le trop-plein de liquide
s'échappe par l'extrémité supérieure du tube et, dans la mesure
où ce tube est très fin, le volume de liquide est déterminé avec une grande
précision. La capacité du pycnomètre propre étant connue avec précision (indiquée par le
fabricant ) il suffit de peser au moyen d'une balance de précision le
pycnomètre avant et après remplissage pour déterminer par calcul la masse volumique d'un
produit liquide, ou éventuellement solide.
Le compte-gouttes normalisé

il permet de mesurer de petites quantités de liquide, il est en verre


incolore. lorsqu’un liquide s’écoule librement dans un tube
capillaire, il se forme à son extrémité une goutte qui grossit peu à
peu, le liquide est retenu par une sorte de sac constitué par une
membrane due aux forces de la tension superficielle. Quand le
poids de la goutte devient supérieur aux forces de la tension
superficielle, la goutte tombe. La pharmacopée indique que 20
gouttes à 20°C qui sécoulent en chute libre d’un compte goutte
normal tenu en position vertical à un débit constant d’une goutte
par seconde pèsent 1000 mg.

Les gouttes qui se forment à l’extrémité d’un capillaire ont pour un même liquide des poids
proportionnels à la surface dont ils se détachent. pour une même surface , le poids des gouttes
dépends de la nature du liquide c'est-à-dire de sa viscosité à une température donnée. Donc, pour un
liquide donné, à une température donné et pour un capillaire donné, les forces de tension
superficielles sont toujours identiques, le poids des gouttes est toujours constant. Par exemple 1g
d’eau purifiée donne XX gouttes ( le nombre de gouttes s’exprime en chiffre romains)

I V X L C D M
1 5 10 50 100 500 1000
Les autres chiffres sont formés à partir des règles suivantes :

- Tous les signes semblables placés côte à côte (avec un maximum de 3) s’ajoutent : CC = 200
- Tout signe placé à la droite d’une autre valeur supérieure s’ajoute : XIII = 13
- Tout signe inférieur placé à la gauche d’un autre signe se retranche : XL = 40.

Maniement des récipients jaugés :

Tous ces instruments doivent être en position stable et verticale pour que la lecture soit juste. Par
contre la surface du liquide à l’intérieur du récipient ne sera jamais horizontale, elle forme un
ménisque concave (rarement convexe).

Les instruments de mesure en masse

Les balances

Une balance, du latin bis (2 fois) et lanx (plateau), est un instrument de mesure qui sert à
évaluer des masses. Pour effectuer cette mesure, on utilise des « poids », appellation que l'on
emploie dans le langage courant ; en termes scientifiques, on utilise l'appellation « masses
marquées ». Les balances ne sont devenues de véritables instruments de précision qu’au
XIXe siècle.

Au XVIIe siècle, l’invention de Roberval révolutionne le pesage. La balance Roberval est


perfectionnée par Béranger qui parvient à réduire les forces latérales et les frottements en
utilisant des petits fléaux secondaires qui remplacent les tiges de force. Au XXe siècle, les
balances « Roberval » et « Béranger » sont sur tous les comptoirs des commerçants
lorsqu'apparaît, à la fin du XIXe siècle, la «balance automatique» constituée d’un cadran
gradué, circulaire ou en forme d’éventail où l’on peut directement lire la masse de l’objet pesé
indiqué par une aiguille, et sans avoir à déplacer de poids manuellement. Les dernières
évolutions sont dues à l'électronique. Dorénavant les balances électroniques affichent ou
impriment directement la masse et bien souvent calculent même le prix correspondant.

Les masses

Les unités principales de masse sont le kilogramme et le gramme, en pharmacie, le gramme.

Peser un corps c’est déterminer sa masse d’après les unités adaptées, c’est comparer sa masse à
d’autres masses étalonnées. Les masses marquées pour la Roberval sont en grammes et
kilogrammes, alors que pour le trébuchet on utilise en plus des lamelles en centigrammes auxquelles
sont ajouéts des masses en gramme.

Les pesées

Les substances solides ou pulvérisées sont pesées sur des feulles de papier dont on peut relever les 4
angles ou faire deux plis en diagonale, ainsi le papier prends la forme d’une cuvette dans laquelle la
substance se maintient. Les substances molles sont pesées sur un verre de montre.

Les substances liquides sont pesées dans des flacons.

Les masses doivent être placées au centre du plateau. En dehors de toute pesée les plateaux doivent
être au repos, l’appareil doit être horizontal.

Différents types de balance

Balance à deux fléaux dite balance Roberval

Balance Roberval de capacité maximale 30 kg


Cette balance doit son nom à son inventeur Gilles Personne, mathématicien et physicien
français, connu sous le nom de Roberval, car il était originaire de Roberval dans l'Oise.

La balance Roberval comprend un fléau à trois couteaux, dont les deux extrémités supportent
les 2 plateaux découverts. Les déplacements des plateaux sont guidés par des tiges verticales
liées à un contre-fléau. L'ensemble fléau, contre-fléau, tiges verticales, constitue un
parallélogramme articulé. Lorsque les deux bras du fléau sont égaux, des masses égales
placées sur les deux plateaux sont en équilibre.

De façon à améliorer la sensibilité des balances à plateaux, les fléaux et les couteaux sont
dimensionnés en fonction de la capacité maximale de la balance. C'est pourquoi la capacité
maximale est clairement indiquée sur chaque balanceNote 2

Balance à pendule

Un modèle particulier de ce type de balance est la balance « Béranger » (du nom de son
fabricant Joseph BérangerNote 3).

Grande balance de type « Béranger »

Trébuchet
Le trébuchet est un type particulier de balance ordinaire. C'est une balance de précision,
utilisée pour peser de faibles quantités de substances. Il était également utilisé pour peser les
pièces de monnaies.

Dans ce type de balance, le levier à bras égaux est constitué d'un fléau rigide dont le point
d'appui est un couteau central, fabriqué avec un matériau très dur, dont une arête repose sur un
petit plan horizontal du même matériau. Aux extrémités du fléau, deux autres couteaux
équidistants du couteau central supportent 2 petits plans horizontaux auxquels ont été fixés les
étriers portant les deux petits plateaux. Les arêtes des trois couteaux doivent être absolument
parallèles.

Balance électronique

Balance électronique de laboratoire

Le principe de fonctionnement de ces balances repose sur les variations des caractéristiques
électriques de certains matériaux lorsqu'ils sont soumis à des compressions mécaniques. Ces
variations électriques sont mesurées et envoyées à un cadran qui permet de donner une
indication sur la masse de la charge inconnue qui a comprimé le matériau.

Selon la plus petite masse qu'elles peuvent mesurer, les balances électroniques sont classées
en fonction de la plus petite division et de la capacité typique :

 Balance analytique :
o Ultramicroanalytique (0.1 μg / 3 g)
o Microanalytique (0.001 mg / 3 g)
o Semimicroanalytique (0.01 mg / 30 g)
o Macroanalytique (0.1 mg / 160 g)
 Balance de Précision (1 mg / 160 g - 60 kg)
Verre de montre

Un verre de montre est un équipement de laboratoire, de forme concave, en verre. On


l'utilise principalement pour couvrir un bécher, pour évaporer un liquide et pour peser une
quantité de matière (généralement sous forme solide).

La double pesée :

Cette technique permet d’avoir des pesées exactes, car il


n’ya pas d’intermédiaires (flacons, béchers…) sur lesquels
les liquides adhéreraient. Elle permet aussi un gain de
temps. Le procédé est identique pour une poudre ou un
liquide.

1/ placer le flacon de service sur la balance et faire la tare.

2/ placer les poids marqués à côté du flacon de service. La


balance est déséquilibrée et penche du côté de flacon de
service.

3/ retirer de la substance à peser jusqu’à ce que l’équilibre


soit rétabli.
Les techniques d’entretien du matériel :

Dans les préparations en pharmacie, le matériel doit être adapté, conçu de façon à pouvoir être
facilement, nettoyé, désinfecté, éventuellement stérilisé, qu’en aucun cas il ne puisse souiller le
médicament ni ses composants. Il doit être maintenu propre (nettoyé le plus rapidement possible
après usage) et en bon état de fonctionnement.

Les appareils de mesure doivent faire l’objet de contrôle et d’étalonnages réguliers.

- La décoloration
Divers moyens de décoloration pour les produits suivants :
1/ Bleu de méthylène KMnO4 + bisulfite de soude
Eau de javel
2/ Carmin Ammoniaque
3/Goudrons, résines Essence de térébenthine, alcool
4/ Violet de gentiane Chloroforme ou acétone
Eau de javel
- La désodorisation
Divers moyens de désodorisation
1/ Ammoniaque Eau bouillante
2/ Chloroforme Eau bouillante
3/ Essence Farine de moutarde
4/ Eau de cologne Farine de moutarde
5/ formol Eau bouillante
6/ Menthol Eau bouillantesavonneuse

Remarques

On obtient souvent un bon résultat par flambage à l’alcool du matériel en cause après lui avoir
fait subir un nettoyage classique.

Bien des produits aromatiques voient leur odeur disparaître par lavage à l’eau bouillante
savonneuse.

Le marc de café absorbe certaines odeurs et peut rendre de précieux services.

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