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La littérature de jeunesse est définie par M.

Soriano, spécialiste des contes de Perrault, comme


étant « une communication historique (autrement dit
localisée dans le temps et dans l'espace) entre un
scripteur adulte et un destinataire enfant (récepteur) ».
C'est une littérature qui parle de et à la jeunesse. Elle
est agréable, amusante et accessible parce qu'elle se
caractérise par un style « simplifié par l'emploi des
phrases courtes, privilégiant les adjectifs aux relatives,
la juxtaposition à la subordination, les métaphores sont
moins nombreuses et le vocabulaire est moins complexe.
» selon C. Delpierre et E. Vlieghe (Delpierre &
Vlieghe, 1990, p.113). La littérature de jeunesse comprend
tous les genres, elle est riche en évocation poétique
sous de nombreuses formes: contes traditionnels
et modernes, albums, bandes dessinées, romans,
poèmes, fables. On note une diversité dans les genres
et dans les thèmes. La littérature conçue pour l'enfance
et l'adolescence aborde des thèmes divers, des
sujets qui font réfléchir les enfants dans les domaines
suivants: psychologique, sociologique, écologique
etc... Comme par exemple, les relations familiales, les
problèmes de fratrie, l'adoption, l'amitié pour ne citer
que cela.
Même si les enseignants appréhendent l’étude
du texte littéraire en classe de langue, ils admettent
que la lecture de ces documents permet non seulement
aux élèves d’acquérir des savoirs (linguistiques
ou thématiques) mais aussi elle développe chez eux le
goût de lire en français. Cependant, le problème qui
se pose est celui du choix des textes littéraires. Quels
textes, pour quels élèves ?
Incontestablement, les textes sélectionnés
doivent être à la portée des apprenants et le les thèmes
abordés doivent correspondre à leurs centres
d’intérêt. Ils doivent également répondre aux besoins
des enseignants et des élèves.

2.2 Les oeuvres de littérature jeunesse


Globalement, les thèmes traités dans les romans et albums se caractérisent par
leur appartenance à la catégorie socioréaliste (Lepage, 2000). En général, il est
question, dans le désordre, de l’adolescence, de l’amitié, de l’amour, de la drogue,
de l’école, de l’environnement, de la famille, des handicaps, de l’identité, de
l’immigration, de la liberté, de la mort, du racisme, des technologies, de la violence,
etc. (Noël-Gaudreault et Beaudry, 2009).
Divers produits culturels sont offerts aux jeunes lecteurs : comptines, romans,
poésie, documentaires, bandes dessinées, albums d’images, abécédaires, manuels
scolaires, contes, magazines, etc. Leur appartenance à la littérature pour la jeunesse
entraîne l’utilisation normale de stéréotypes (Dufays, 1996). Cependant,
pour accéder à une certaine littérarité et ainsi voir se distinguer son oeuvre comme
oeuvre singulière ou originale, l’auteur d’une production pour les jeunes devra
contester les frontières des genres littéraires en mêlant tradition et innovation
(Martin et Martin, 2009 ; Tsimbidy, 2008), en métissant les genres (Sorin, 2006)
ou en subvertissant les codes (Tauveron, 2002).

Par ailleurs, entre l’intentionnalité et la littérarité (Prud’homme, 2007), l’oeuvre


pour la jeunesse est lourde de toutes les fonctions qu’on lui assigne. Presque toujours,
les ambitieuses intentions éducatives de la littérature jeunesse le disputent
au plaisir de lire, si bien que les auteurs semblent tiraillés entre deux injonctions
apparemment contradictoires : instruire ou amuser (Prince, 2010).
D’un point de vue socioaffectif, la littérature jeunesse doit faciliter la construction
personnelle et sociale ; ou encore, tout simplement, aider l’enfant à vivre
(Todorov, 2007).

D’un point de vue moral, les romans et albums proposent des schèmes de
valeur, des modèles ou des anti-modèles de comportement : notamment, le droit
à la différence, la lutte contre les inégalités, contre la violence et la discrimination
(Pouliot, 1994). D’un point de vue culturel, comme reflet de la société postmoderne
(Guillemette, 2009), et en tant qu’héritage des Classiques, elle viserait à
transmettre un certain patrimoine national et international (Lepage, 2000). Elle
inviterait également le jeune lecteur à partager avec ses pairs des références
communes
(Lecercle et Shusterman, 2002 ; Sauvaire, 2011 ; Zoughebi, 2002). D’un
point de vue artistique, la littérature jeunesse a aussi pour fonction de contribuer
à la formation du sens esthétique de ce lecteur (Nikolajeva, 2005). Enfin, d’un
point de vue cognitif, les livres jeunesse constituent des instruments d’information
et de reflexion qui peuvent avoir une influence positive sur la réussite scolaire de
l’enfant/adolescent et sur sa créativité (Djikik, Oatley et Moldoveanu, 2013).

Pour nous rappeler les raisons de cette importance, et pour mieux


pouvoir les transmettre et promouvoir le livre de jeunesse, voici les Dixsept
raisons en faveur du livre pour enfants 1 proposées par l’Académie
suédoise du livre pour enfants :
1. Les livres peuvent nous divertir et nous stimuler. Ils peuvent nous
faire rire et pleurer. Ils peuvent nous réconforter et nous montrer
des possibilités nouvelles.
2. Les livres nous aident à développer le langage et le vocabulaire. Ils
nous apprennent à nous exprimer et à comprendre ce que d’autres
disent et écrivent.
3. Les livres stimulent notre imagination et nous entraînent à
construire des images intérieures.
4. Les livres peuvent nous éveiller à de nouveaux centres d’intérêt et
à de nouveaux sujets de réflexion.
5. Les livres développent notre pensée. Ils nous apportent de nouveaux
concepts
et de nouvelles idées. Ils élargissent notre conscience et
notre monde.
6. Les livres nous apportent des connaissances sur d’autres pays et
d’autres modes de vie, la nature, la technologie, l’histoire et tout ce
qui nous interroge.
7. Les livres développent notre capacité d’empathie. Ils nous donnent
l’occasion de nous mettre à la place des autres et de comprendre ce
qu’ils ressentent.
Si tous s’accordent
à reconnaître
l’importance du livre
scolaire, rares sont
ceux qui comprennent
l’importance de la lecture
« plaisir ».
1Traduit de l’anglais par Viviana
Quiñones
10 Actes du colloque | La littérature de jeunesse en Afrique - partie 1
8. Les livres nous font réfléchir sur ce qui est bien ou mal, bon ou
mauvais.
9. Les livres peuvent donner des explications aux choses et aider à
comprendre comment elles fonctionnent.
10. Les livres peuvent montrer qu’il n’y a pas toujours une seule
réponse à une question, mais que la plupart des choses peuvent
être considérées de différents points de vue.
11. Les livres nous aident à nous comprendre nous-mêmes. Ils
renforcent la confiance en soi : nous réalisons que d’autres pensent
et sentent comme nous.
12. Les livres nous aident aussi à comprendre que nous sommes tous
différents. Lire des livres écrits par des auteurs d’autres époques et
d’autres cultures, découvrir que leurs pensées et leurs sentiments
ressemblent aux nôtres, contribue au respect des autres cultures et
à combattre les préjugés.
13. Les livres peuvent être une compagnie quand nous sommes seuls.
Ils sont faciles à emporter avec soi et peuvent être lus partout. Ils
peuvent être empruntés gratuitement dans une bibliothèque.
[Je remarque ici l’importance des bibliothèques. Combien il
importe pour un pays d’avoir une politique de développement et
de soutien aux bibliothèques, avec les moyens nécessaires, des
lignes budgétaires établies, des professionnels formés. Car sans les
bibliothèques et sans des professionnels compétents et motivés, la
plupart des enfants ne bénéficieront pas de tout ce que les livres
apportent !]
14. Les livres nous transmettent une partie de notre héritage culturel.
Ils nous offrent des expériences partagées de lecture et un socle de
référence commun.
15. Un bon livre pour enfants peut être lu à voix haute de sorte que
tous les âges en profitent ; il peut être un lien entre les générations.
16. Les livres pour enfants font travailler beaucoup de monde :
auteurs, illustrateurs, graphistes, imprimeurs, critiques, libraires,
bibliothécaires... Ils peuvent aussi s’exporter, produisant ainsi
de la richesse pour le pays et contribuant à sa reconnaissance à
l’étranger.
17. Le livre pour enfants est notre premier contact avec la littérature,
un univers inépuisable pour toute la vie. Un premier contact
heureux avec le livre est donc vital, en apportant la révélation de ce
qu’un bon livre a à offrir.
J’ajouterai une autre raison : la lecture est essentielle pour le
développement personnel, mais aussi pour le développement de
l’entourage des enfants, de leur communauté, de leur pays !

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