0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
53 vues2 pages

Cours Exercices Logique MPSI Complet

Transféré par

jamal
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
53 vues2 pages

Cours Exercices Logique MPSI Complet

Transféré par

jamal
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

■ Fiche de Logique – MPSI

1. Propositions logiques
Une proposition est un énoncé qui peut être vrai (V) ou faux (F).
1 « 2 est pair » (Vrai)
2 « 7 est divisible par 2 » (Faux)

2. Connecteurs logiques
1 ¬ P : non P
2 P ∧ Q : P et Q (vrai si les deux sont vrais)
3 P ∨ Q : P ou Q (vrai si au moins un est vrai)
4 P ⇒ Q : si P alors Q (faux uniquement si P est vrai et Q est faux)
5 P ⇔ Q : P si et seulement si Q (vrai si P et Q ont la même valeur)

3. Quantificateurs
1 ∀ x ∈ E, P(x) : pour tout x de E, P(x) est vrai
2 ∃ x ∈ E, P(x) : il existe au moins un x de E tel que P(x) est vrai
3 Négation : ¬(∀ x, P(x)) ⇔ ∃ x, ¬P(x)
4 Négation : ¬(∃ x, P(x)) ⇔ ∀ x, ¬P(x)

4. Preuves et raisonnements
1 Preuve directe : on part des hypothèses pour arriver à la conclusion
2 Contraposition : montrer P ⇒ Q équivaut à prouver ¬Q ⇒ ¬P
3 Par l’absurde : on suppose l’énoncé faux et on arrive à une contradiction
4 Par récurrence :
5 1. Initialisation : P(n■) est vrai
6 2. Hérédité : P(k) ⇒ P(k+1)
7 3. Conclusion : P(n) est vrai pour tout n ≥ n■

5. Exemples classiques
1 Si n² est pair, alors n est pair (preuve par contraposée)
2 La somme de deux entiers pairs est paire (preuve directe)
3 Il existe une infinité de nombres premiers (preuve par l’absurde, Euclide)
■ À retenir : La logique est la grammaire des mathématiques. Bien la maîtriser facilite toutes les
démonstrations du programme.

■ Exercices de Logique – Niveau MPSI

Exercice 1 : Contraposée
Montrer que si n² est pair, alors n est pair.
Correction : Par contraposée : si n est impair, alors n² est impair. Si n=2k+1, alors
n²=(2k+1)²=4k²+4k+1 impair. Donc si n² est pair, n est pair.

Exercice 2 : Raisonnement par l’absurde


Prouver qu’il existe une infinité de nombres premiers.
Correction : Supposons un nombre fini de nombres premiers : p■,…,p■. Considérons
N=p■p■…p■+1. N n’est divisible par aucun p■, donc est premier ou possède un nouveau
facteur premier. Contradiction. Donc infinité de nombres premiers.

Exercice 3 : Quantificateurs
Traduire et nier correctement : ∀n ∈ ■, n² ≥ n ; ∃x ∈ ■, x² < 0.
Correction : 1) Proposition : Pour tout n ∈ ■, n² ≥ n. Négation : Il existe n tel que n² < n. 2)
Proposition : Il existe x ∈ ■ tel que x² < 0. Négation : Pour tout x, x² ≥ 0.

Exercice 4 : Récurrence
Prouver que 1+2+…+n = n(n+1)/2.
Correction : Initialisation pour n=1, vrai. Hérédité : supposons vrai pour n=k. Pour n=k+1 :
somme = k(k+1)/2+(k+1) = (k+1)(k+2)/2. Donc vrai pour tout n.

Exercice 5 : Implications et équivalences


Montrer : « Si n est divisible par 6 alors n est divisible par 2 et par 3 ».
Correction : Si n=6k, alors divisible par 2 (n=2(3k)) et par 3 (n=3(2k)). Donc vrai.

■ Exercices plus difficiles (niveau concours)

Exercice 6 : Contre-exemple
Montrer que la proposition : « ∀x ∈ ■, (x² ≥ x) » est fausse.
Correction : Pour x=1/2, on a (1/2)²=1/4 < 1/2. Donc la proposition est fausse.

Exercice 7 : Double implication


Prouver que pour tout n, n est divisible par 4 ⇔ n² est divisible par 16.
Correction : Si n divisible par 4, n=4k donc n²=16k² divisible par 16. Réciproquement, si n²
divisible par 16, alors n est pair, écrivons n=2m. Donc n²=4m² divisible par 16 ⇒ m pair ⇒
n=4k. Équivalence démontrée.

Exercice 8 : Irrationalité de √2
Montrer par l’absurde que √2 n’est pas rationnel.
Correction : Supposons √2=p/q irréductible. Alors 2q²=p². Donc p² pair ⇒ p pair. p=2k ⇒
2q²=4k² ⇒ q²=2k² ⇒ q pair. Contradiction (p et q ont un facteur 2). Donc √2 est irrationnel.

Vous aimerez peut-être aussi