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Parcours CM

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com/fr/courses/6144321-decouvrez-le-metier-de-community-manager

Découvrez le métier de
community manager
Bonjour !

Je m’appelle Julie et je suis consultante en social media : j’accompagne et j’aide les


entreprises dans leur communication digitale : stratégie et conseil social media,
community management, création de contenus.

J'imagine que vous avez sûrement déjà entendu parler des réseaux sociaux ? Ces
plateformes qui vous permettent d'échanger avec vos amis, de partager vos photos,
vos vidéos ou vos dernières compositions musicales. Les réseaux sociaux font partie
de notre quotidien, et les entreprises s'y mettent aussi !

Notez qu'il y a une différence entre communiquer en son nom, et communiquer


pour une marque ou pour une entreprise. Des règles et des bonnes pratiques
s'imposent. C'est pourquoi prendre en charge l'animation des réseaux
sociaux demande des compétences et des savoir-faire spécifiques. Et c'est
le community manager qui en a la responsabilité.

Vous vous imaginez en tant que professionnel de la communication, et aimeriez-


vous orienter vers le social media ? Vous êtes curieux et souhaitez connaître les
missions et l'environnement de travail d'un community manager ?

Je vous propose un cours d'introduction pour découvrir le métier de community


manager.

À la fin de ce cours, vous serez capable de :


 Identifier les missions du community manager ;
 Identifier les réseaux sociaux à animer.
Prérequis :
Aucun ! Ce cours sur le community management est une introduction sur le métier, et se veut
le plus accessible possible. 😉

I. Découvrez le métier de
community manager
1. Identifiez votre rôle de community manager

Bienvenue dans ce cours ! J'espère que vous allez en apprendre beaucoup, devenir
d’excellents community managers, et prendre soin de vos communautés !

Le community manager, appelé communément CM, est la personne en charge du


développement et de la communication sur les réseaux sociaux d’une organisation.
Son métier souffre parfois de certains clichés comme :

 il passe son temps sur Facebook ;


 son travail ne nécessite pas de compétences particulières, tout le monde peut
le faire ;
 il doit être disponible 24h/24, 7j/7 ;
 il doit savoir tout faire !
Être community manager demande des compétences et des savoir-faire spécifiques.
Ceux-ci varient en fonction de l’usage et de l’expérience du community manager : il est
important de faire la différence entre un usage personnel et professionnel des réseaux
sociaux, de même qu’entre un community manager débutant et un plus expérimenté.

Ces deux profils sont bien différents, et un community manager professionnel est loin
de passer tout son temps sur Facebook ou de travailler 24 h par jour. Le community
manager n’est pas non plus censé faire tout, tout seul (comme la création de
contenus ou la rédaction, par exemple).

Vous êtes - ou allez devenir - community manager pour une société, une association, ou un
projet ? Ce chapitre va vous aider à définir clairement votre rôle et votre fonction dans cette
organisation.
Vos différentes missions de community management
Veillez à la réputation de votre entreprise

Un de vos rôles, en tant que community manager, est d'assurer un travail de veille
informationnelle. C'est-à-dire de collecter des informations sur le web, pour vous
permettre de prendre des décisions stratégiques par la suite.

Il existe plusieurs types de veille :

 la veille métier, pour vous informer sur votre domaine de compétences (la
communication, le marketing...). Cela peut vous donner des idées d'action de
communication à faire sur vos réseaux sociaux ;
 la veille sectorielle, pour vous informer sur le secteur de votre entreprise.
Cela peut vous donner des idées de sujets à aborder avec votre
communauté ;
 la veille concurrentielle, pour surveiller ce que font vos concurrents. Cela
peut vous donner des idées de sujets dont vous pourriez vous inspirer, ou
encore vous permettre de réagir rapidement à une éventuelle critique de leur
part ;
 la veille d'image ou d'e-réputation, pour surveiller ce qu'il se dit sur votre
entreprise. L'e-réputation fait référence à l'image de votre organisation sur
Internet, par exemple. Celle-ci peut changer du jour au lendemain. D'où
l'importance, pour le community manager, d'assurer une veille efficace, pour
prévenir une crise interne et préserver la réputation de son entreprise.

Le
s différentes veilles
Comment assurer votre veille ?
Vous aurez à votre disposition plusieurs outils qui utilisent des systèmes de notifications pour
mieux tracker ce qu'il se passe sur les réseaux sociaux au quotidien. Pas d'inquiétude, nous
vous présenterons ces outils dans la suite du cours ! 😉

Accompagnez un changement de modèle


Regardons autour de nous : les organisations sont globalement mal connectées à leur
communauté. On peut avoir l’impression que cela a toujours été le cas, mais cela date
finalement de moins d’un siècle, avec l’essor des multinationales.

À partir des années 2000, le web a changé ce modèle. Certaines entreprises ont déjà adopté
cette nouvelle façon de voir les choses et ont de l’avance, mais d’autres doivent encore
prendre le train en marche. Les marques ne s’adressent pas simplement à des
consommateurs, mais à une communauté, qui peut leur répondre. Celle-ci peut influer sur
leur réputation et leur stratégie. Les organisations sont donc par défaut connectées !

Votre mission, si vous l'acceptez : gérer cette interface entre organisations et


communautés. Il est important de les rapprocher le plus possible ! Votre rôle est - ou
sera - d’assurer la cohésion de la communauté. Vous êtes un médiateur, un pont
entre les différentes fonctions de votre organisation, et votre communauté.

En tant que community manager, vous allez souvent être impliqué dans la stratégie
marketing et communication de votre organisation. Mais c’est en principe à votre
supérieur d’élaborer cette stratégie (direction Marketing, Communication, ou Social
Media). Votre rôle est d’ailleurs défini dans la stratégie social média. Si cette
stratégie n’est pas formalisée, nous vous invitons à consulter le
cours Construisez une stratégie social media.

Créez des contenus graphiques et textuels

Pour assurer votre rôle de médiateur entre votre organisation et votre communauté,
votre mission va être de produire des contenus. Pour cela, vous allez beaucoup
travailler en transverse : c’est-à-dire avec des personnes qui n’ont pas de lien
hiérarchique avec vous.
Le community manager : la voix de la communauté et de l'organisation
1. Collecte des informations

Vous allez tout d’abord collecter des informations auprès des différents
départements de votre entreprise (informations sur les produits et services, sur
l’actualité de votre société, etc.).

2. Création graphique et éditoriale

Puis, il vous faudra mettre en forme ces informations pour les communiquer à votre
communauté. Vous exploiterez alors vos différentes compétences, telles que la
création d’éléments graphiques et/ou textuels.

Pour la création, vous vous aiderez des chartes graphique et éditoriale. Si ces
documents n’existent pas, nous vous conseillons vivement de les formaliser !

3. Diffusion et suivi des contenus

Enfin, une fois les contenus créés, vous les diffuserez à votre communauté sur
différents réseaux sociaux, identifiés en amont dans la stratégie social media.

Votre rôle ne s’arrêtera pas à la diffusion d’informations. Vous pourrez être


également amené à participer à la stratégie de communication, à l’organisation
logistique d’événements et à la gestion de problèmes de communication de crise.

Suite à votre communication, votre communauté va réagir. Votre rôle de community


manager et de médiateur sera alors de transmettre ces retours à vos collègues :
demandes, suggestions, perception du produit ou du service. Vous partagerez
également avec votre organisation vos données collectées sur les profils
et comportements de la communauté.

Évaluez des actions de marketing et de communication

En tant que community manager, votre rôle implique une analyse des
performances, des points de suivi, et une capacité à identifier ce qui doit changer,
évoluer ou s’améliorer dans le temps.

Votre mission est d’évaluer vos actions en marketing et communication sur les
réseaux sociaux. Cela est important pour :

 partager les résultats de vos actions avec votre équipe ;


 croiser les résultats avec d’autres opérations en cours ;
 rendre compte de ce qui a réussi ;
 ajuster et corriger ce qui ne fonctionne pas.
Pour rendre compte de vos différentes opérations, vous réaliserez ce qu’on appelle
des rapports ou feedback analytics.

Pour en savoir plus, suivez notre cours sur le Social Media Analytics.
Votre place dans l’organisation
Votre rôle, ainsi que vos interactions avec les différents services, collègues ou
équipes, dépendront fortement de l’organisation dans laquelle vous vous trouverez. Il
est également possible que votre rôle évolue selon les missions qui vous seront
confiées, ainsi que selon les moyens et outils mis à votre disposition.
Votre place dans l’organisation variera d’une structure à l’autre. Nous allons exposer
ici les trois cas de structures classiques et vous détailler les types de missions qui
vous seront données, en fonction du service dont vous dépendrez.

Sous la responsabilité d’un service marketing/communication

Au sein des grandes entreprises, vous pouvez faire partie du pôle Social Media, lui-
même étant rattaché le plus souvent au(x) service(s) Marketing et/ou
Communication.

Le CM sous la responsabilité d'un service de marketing/communication


Sous la responsabilité de la direction générale
Il peut arriver que vous soyez le seul community manager. C’est par exemple le cas dans
des PME ou plus petites entreprises. Vous serez alors rattaché à la direction générale, ou à
un service en particulier :
 Marketing ;
 Communication ;
 Service après-vente (SAV) ;
 Relations presse (communément appelé RP).
Les objectifs de communication qui vous seront fixés dépendront du service dont
vous relèverez.

Le CM sous la responsabilité de la direction générale


Sous votre propre responsabilité, en freelance

Un community manager peut également être en freelance, c'est-à-dire travailler en


toute autonomie et choisir lui-même ses missions et ses clients.

Le CM sous sa propre responsabilité, en freelance


Vos missions au sein des différents services
Travaillez au sein du service de communication

Si vous dépendez du service Communication, vous devrez rendre des comptes sur
l’image de la marque et sa notoriété sur les réseaux sociaux. C’est-à-dire :

 collecter et étudier les avis positifs ou négatifs ;


 identifier et anticiper d’éventuels risques pour la réputation de votre
organisation.

Les missions du CM au
service Communication
Travaillez au sein du service Marketing
Si vous êtes au service Marketing/commercial, vos responsables vous demanderont des
résultats chiffrés sur :

 la génération de trafic vers un site marchand ou un point de vente ;


 la vente de produits ;
 les créations de contacts commerciaux (appelés leads) ;
 ou encore sur la résolution de soucis des consommateurs.
Les missions du CM au
service Marketing
Travaillez au sein du service après-vente

Cela nous amène à l’aspect service après-vente (SAV) du métier de community


manager. Vous êtes en première ligne pour prendre en charge et résoudre des
problèmes : par exemple, répondre à des clients déçus ou mécontents, ou rassurer
des clients inquiets.

En faisant partie de l’équipe SAV, vous aurez les mêmes directives et exigences que
vos collègues. Vous travaillerez en étroite collaboration avec eux. Vous garderez un
œil sur :

 la rapidité de prise en charge ;


 la rapidité de résolution de problèmes ;
 la satisfaction des clients.
Les missions du CM au
service après-vente
Travaillez au sein du service Relations presse

Au sein du service Relations presse, vous travaillerez bien souvent avec des
journalistes et/ou influenceurs, pour communiquer par exemple sur des lancements
de produits/services ou des événements.
Votre rôle sera notamment de rendre compte :

 des retombées presse ;


 de l’influence ;
 de la notoriété ;
 du nombre de vues sur vos contenus.
Les missions du CM au
service Relations presse
Travaillez au sein de la direction générale ou d'une équipe digitale

Dans une plus petite organisation, vous pourriez reporter directement à la direction
générale. Dans ce cas, vos objectifs vous seront donnés en fonction de la stratégie
adoptée par votre organisation. Cela peut concerner aussi bien des objectifs
marketing, de communication, de SAV ou de relations presse.

Il peut arriver également que ce soit à vous de définir les objectifs : il vous faudra
alors faire preuve de proactivité !

Expliquez et valorisez votre rôle au sein de votre organisation


Quel que soit le service auquel vous êtes rattaché, il est essentiel de valoriser votre
rôle et les actions que vous menez auprès de votre organisation.

Avec certains interlocuteurs, vous pourriez avoir un rôle d'évangélisation du social


media. Il est nécessaire de leur expliquer l’utilité et l’importance des réseaux
sociaux dans le parcours de la marque/produit/service.

Il est important pour vous, en tant que community manager, de collecter


ces exemples de réussite et d’en conserver les retombées palpables. Elles
pourront, plus tard, vous être utiles pour convaincre vos collègues de vous impliquer
dans leurs actions et/ou de participer à vos propres opérations.

Ici par exemple, Ben & Jerry’s a fait envoyer des gâteaux à certains de ses followers.
Leurs réponses ont témoigné de leur fort engagement et a apporté de la visibilité à la
marque.
Exemple d'un post Twitter pour Ben&Jerry's.
"Merci beaucoup à Ben&Jerry's pour la surprise de Saint Valentin"

Autre exemple d'un post Twitter pour


Ben&Jerry's : "Cher Ben&Jerry's, vous m'avez convaincu avec Phish Food [parfum de glace
de la marque]. Merci pour le gâteau, vous savez faire rougir une fille !"

La sensibilisation de vos collègues passe également par une explication


des bonnes pratiques à adopter sur les réseaux sociaux. Vous en êtes le garant !
En effet, en temps de crise ou dans d’autres cas de figure, certains salariés
pourraient avoir l’envie de défendre leur entreprise, leur marque ou leur produit, alors
que ce n’est pas leur rôle.

Veillez à faire ce travail de pédagogie avant qu’une crise ne survienne : expliquez-


leur qu’il n’est pas recommandé d’intervenir à titre personnel, car un salarié/employé
n’a pas forcément bien connaissance du contexte, n’a pas les mots ou les
informations officiels pour agir. Cette sensibilisation vous évitera ainsi ce qu’on
appelle un bad buzz : c’est-à-dire une crise de réputation qui survient de façon
virale.

Comment mieux parler de votre rôle dans votre organisation ? Identifiez et définissez
:

 votre poste ;
 vos missions ;
 vos responsabilités ;
 votre feuille de route ;
 les objectifs attendus/KPI (ou indicateurs clés de performance), ce sur quoi
sera jugée votre performance. Par exemple, le reach (portée des publications)
ou l’engagement (taux d’interaction avec les publications) sont deux KPI
souvent utilisés pour évaluer les performances sur les réseaux sociaux ;
 les budgets qui vous seront alloués pour la production de contenus, leur
médiatisation, l’organisation d’événements, les dotations ;
 à qui rendre compte de votre travail, c’est-à-dire quelle est votre hiérarchie ;
 à qui faire valider vos contenus : votre hiérarchie, mais aussi parfois en
transverse, à des chefs de produit, des responsables Relations presse, des
commerciaux...
Si tous ces éléments ne sont pas définis dès votre prise de poste, pas de panique !
Ce métier a un historique de seulement quelques années. Il est toujours à construire
et en constante évolution. À vous donc de devenir le ou la community manager
dont votre organisation a besoin !

Voyons à présent quels sont les différents interlocuteurs avec qui vous serez amené
à travailler !

2. Travaillez en équipe

Identifiez vos différents interlocuteurs


Un community manager ne travaille jamais seul. Il est possible que vous évoluiez :

 dans une agence ;


 dans une organisation (entreprise, marque…) ;
 en tant que freelance.
Les différents interlocuteurs avec qui vous échangerez varieront en fonction de la taille et de
la structure de votre organisation, et selon le cadre de votre mission, vos objectifs ou vos
projets en cours.

Vous aurez par exemple l’occasion d’interagir avec :


 votre responsable, celui/celle qui vous confie vos missions et avec qui vous
ferez des points réguliers ;
 le ou la social media manager, celui/celle qui établit la stratégie social media,
et avec qui vous pourrez travailler en collaboration ;
 les équipes Produits/Services, pour être briefé au mieux sur les enjeux
autour des produits/services de la marque à mettre en avant ;
 les équipes Marketing, Communication ou Presse ;
 des graphistes, pour produire des visuels ;
 des motion designers, pour créer des vidéos ou tout autre élément animé ;
 des rédacteurs, pour écrire des contenus plus longs, ou plus spécialisés que
ceux que vous produisez ;
 des traffic managers, pour identifier les contenus vers lesquels rediriger votre
communauté ;
 des data analysts, pour mesurer la performance des contenus.
Il est recommandé de rencontrer les personnes avec qui vous aurez le plus
d’interactions, afin de mieux faire connaissance ; surtout les personnes qui ont établi
la stratégie marketing et communication de l’organisation. Vous pourrez ainsi
maîtriser les tenants et aboutissants de votre mission, et être plus efficace.

Vous serez peut-être également amené à travailler avec d’autres agences, d’autres
freelances, ou d’autres partenaires. Par exemple, un photographe, le temps d’un
événement.

Les
différents interlocuteurs du CM
Sachez vous adapter pour une meilleure collaboration
Voici un conseil pour bien démarrer vos relations de travail avec de nouvelles
personnes : adaptez-vous au profil de votre interlocuteur.

Une personne qui a l’habitude de travailler sur le social media n’a pas besoin que
vous lui fassiez de grands discours. Laissez-lui de l’autonomie, faites preuve
d’écoute et de temps pour comprendre les différents enjeux : vous pourrez avancer
ensemble avec complicité.

Mais si vous êtes face à un collaborateur ou quelqu’un de peu habitué au monde du


social media, faites preuve de pédagogie. Donnez-lui des outils clé en main, des
explications, et simplifiez tous les termes techniques pour lui permettre de se
concentrer sur son cœur de métier. Pensez à privilégier des échanges en face à face
: l’écrit peut parfois donner l’impression d’être trop direct, et est sujet à interprétation.

Assurez une bonne collaboration en entreprise


Pour vous aider à mieux comprendre l’importance d’une bonne collaboration,
imaginez le scénario suivant :

Vous travaillez pour une marque de prêt-à-porter et vous souhaitez créer des
conversations autour de la nouvelle collection, pour laquelle un shooting est
organisé.

La responsable Relations presse (RP) de votre organisation est peu sensibilisée au


social media. Elle s’apprête à produire des contenus à destination de la presse, et
vous pourriez avoir besoin de visuels pour votre travail en tant que community
manager.

Voici comment vous pourriez procéder pour collaborer avec elle et la sensibiliser au
social media :

 allez la rencontrer en amont du shooting pour lui parler de vos besoins en


photos et vidéos pour le social media ;
 parlez-lui de votre métier, de vos missions et de l’importance de communiquer
en exclusivité avec votre communauté sur ce sujet ;
 proposez-lui de l’accompagner si besoin le jour du shooting, et son
autorisation pour utiliser les contenus pour le social media ;
 remerciez-la et faites-lui part des retours sur les différentes publications suite
au shooting.
Mutualiser les forces, les ressources, tout en respectant le champ d’action de
chacun, permet de créer de belles collaborations. De plus, vous venez de sensibiliser
une collègue au social media : vous aurez plus de facilité de l’impliquer dans vos
futurs projets (et elle aussi !)

Exercez en tant que freelance


En tant qu’indépendant, échanger avec votre client ou vos collaborateurs est tout
aussi important pour ne rien manquer.

Par exemple :
Peut-être qu’une nouvelle innovation est en cours de préparation et que personne ne
vous en a parlé. Ça serait dommage de passer à côté, vous pourriez faire du teasing
(procédé publicitaire pour éveiller la curiosité du public) sur les réseaux sociaux.

Échangez, discutez. Vous pourriez apprendre des informations utiles pour votre
travail même à la pause café. Ne négligez pas non plus la possibilité de parler de
votre métier : beaucoup de personnes ne connaissent pas encore le rôle du
community manager. Parler de vous est une occasion d’évangéliser chaque
personne à l’importance que vous avez dans la communication de l’entreprise.

Travaillez dans des social rooms


Certaines organisations ont mis en place des fonctionnements sous forme de “social
room” ou “content factory” pour réunir physiquement, dans une même pièce, les
profils impliqués dans la gestion des réseaux sociaux et la production de contenus.
Cela est souvent organisé pour une surveillance 24h/24 et 7jours/7.

Dans quels cas retrouve-t-on des social rooms ?


 Pour un événement spécifique, comme chez beaucoup de marques
américaines lors du Superbowl.
 Pour la gestion d'une crise de réputation, par exemple.
 De manière pérenne, pour assurer un service client continu, par exemple.
En tant que community manager, vous pourrez être amené à intégrer ce type de
dispositif. Quel que soit votre rôle précis, vous serez avant tout un créateur de
contenus et un connecteur de compétences.

Différenciez vos statuts et missions selon votre organisation


Comme nous l’avons vu précédemment, certains community managers sont
employés directement par l’organisation pour laquelle ils travaillent. D’autres sont
indépendants, ou encore salariés d’une agence.

Attention à quelques idées reçues quant à ces différents statuts du community


manager :

 la proximité ou l’éloignement géographique n’est pas dicté par le statut


administratif. Certains community managers en freelance travaillent en régie
chez leur client et ont l’occasion d’échanger et de mener des projets. À
l’inverse, certains community managers salariés travaillent à distance. Cela ne
les empêche pas de travailler avec des compétences différentes, mais les
rencontres doivent être planifiées. Il est moins facile pour ce type de profil de
s’intégrer dans les échanges naturels de l’organisation ;
 le temps plein ou le temps partiel ; ce n’est pas non plus une question de
statut. Certains community managers en agence sont dédiés à leur client, ils y
passent 100 % de leur temps. Au sein d’organisations, beaucoup d’employés
partagent leur temps entre community management et une autre fonction.
Bien entendu, certains sont encore uniquement community managers, mais
travaillent à temps partiel ;
 l’implication et la pérennité. Il n’est pas rare pour un community manager
freelance de garder le même client durant des années. Certaines agences
signent également des contrats très long terme et peuvent les faire exécuter -
ou non - par la même personne. De la même manière, employer un ou une
community manager n’est pas une garantie de le ou la garder pour toujours.
Comme vous l’avez compris, il existe beaucoup de cas de figure quand on devient
community manager. Plusieurs statuts sont possibles : vous avez l’opportunité de travailler
selon votre profil, vos besoins et votre sensibilité dans le cadre qui vous correspond. Et cela
ne préjuge pas de la capacité à remplir votre rôle de community manager.

Si vous souhaitez vous lancer en tant que community manager freelance, nous vous
invitons à suivre le cours Devenez auto-entrepreneur pour vous aider à vous lancer
!
Travailler avec autant d'interlocuteurs demande au community manager de s'adapter
en permanence. Voyons dans le prochain chapitre les bonnes attitudes à adopter. 😄

3. Adoptez une attitude professionnelle


Maintenant que vous avez défini vos rôle et place dans l’organisation, il est temps de rentrer
dans le vif du sujet !

Pour faire efficacement votre travail, à vous d’adopter la bonne attitude ! Même si le métier
de community manager existe depuis quelques années, il est relativement neuf, et donc en
constante évolution.

Il va falloir vous former régulièrement, rester connecté aux nouveaux usages et effectuer une
veille permanente de votre secteur, afin d’améliorer vos compétences : vous pourrez ainsi
faire évoluer votre rôle par vous-même !

Mettez en place un système de veille


Si vous ne le faites pas déjà, il est indispensable de suivre l’actualité des réseaux sociaux.
La veille va vous permettre de vous construire un écosystème stimulant. Vous aurez plus de
chance, à votre tour, de stimuler votre communauté.

Voici ce que vous pouvez faire pour améliorer votre savoir-faire en tant que community
manager :

 suivez le travail de vos confrères, dans votre secteur géographique, mais


aussi à l’international, dans toutes les langues que vous maîtrisez. Suivez les
meilleurs comptes d’organisations sur tous les réseaux. Cela sera bénéfique à
votre culture digitale, mais surtout à votre créativité ;
 suivez les médias spécialisés. Vous y trouverez des informations sur le
social media, et cela vous permettra aussi d’élargir votre culture sur la tech et
le digital : The Verge, TechCrunch, Mashable, The Next Web, ou les
français La Réclame, Siècle Digital, le Blog du
Modérateur, FrenchWeb. Choisissez vos préférés, et suivez leurs contenus.
Pas besoin de suivre trop de comptes, la veille ne doit pas prendre la moitié
de votre temps ;
 Instagram sort une nouvelle fonctionnalité ? Twitter évolue dans son
fonctionnement ? Restez à la pointe, essayez-la, et proposez ou non de
l’utiliser ;
 immergez-vous dans votre secteur. Si vous travaillez par exemple dans le
tourisme, suivez les destinations qui produisent des contenus de qualité sur
les réseaux sociaux. Et n’oubliez pas les influenceurs voyage et les
photographes qui produisent les meilleurs clichés de votre destination.
Pour faire votre veille de contenus, plusieurs outils sont à votre disposition. Nous
vous les présentons ci-après.

Soyez proactif
Comme mentionné précédemment, vous êtes aussi la voix de votre
communauté auprès de votre organisation. À vous d’inventer des solutions
pour mieux répondre aux attentes de la communauté. S’il y a une personne qui
doit faciliter la vie de la communauté, c’est bien vous !

Soyez donc en recherche permanente de (petits ou grands) soucis à résoudre, de


freins à lever, de problèmes à solutionner.

Votre mission : vous rendre utile auprès de votre communauté.


Par exemple, si vous travaillez pour un logiciel :

 créez un document partagé pour suggérer des améliorations à votre équipe


produit ;
 suggérez une priorisation de leur travail en notant le nombre de personnes qui
se plaignent, le nombre de personnes à qui pourrait bénéficier une
amélioration, et la gravité / l’urgence du problème ;
 vous pourriez aussi créer un contenu personnalisé pour une personne, de
façon désintéressée. Si un utilisateur prend le temps de vous déclarer sa
flamme pour vos produits ou services, vous pouvez à votre tour prendre le
temps de lui répondre. Cela peut prendre la forme d’une petite vidéo
personnalisée, ou de l’envoi d’un cadeau ;
 vous pouvez aussi voir les choses en grand et avoir un impact sur d’autres
aspects du marketing : par exemple, Burger King en France a dédicacé un
restaurant à son plus grand fan, tout en lui offrant 1 an de Burger King.
Autre exemple plus simple à réaliser : le service client de Spotify répond parfois à
ses membres en créant une playlist personnalisée. Comme ici avec Jelena qui
avait partagé des messages positifs par rapport à la plateforme musicale :
La playlist personnalisée de Spotify pour une fan

Avez-vous remarqué ? 🤔 Les titres de la playlist forment une phrase : "Jelena, tu es


extraordinaire. Merci beaucoup pour ces mots. Ça m'aide à impressionner. Le
management".
Suivez la stratégie social media
Vos meilleurs alliés sont les documents de votre équipe social media, comme
la stratégie social media et la charte éditoriale.

Ils détaillent beaucoup d’aspects de votre travail, et vous faciliteront la vie :

 Quelle communauté animez-vous ? Quels profils contient-elle ?


 Comment allez-vous profiter de leur engagement ou de leur capacité à créer
des contenus ?
 Sur quels réseaux allez-vous travailler ?
 Est-ce que les contenus sont différents suivant les réseaux sociaux?
 Quels contenus allez-vous pouvoir créer ? Et dans quel but ?
 Comment allez-vous produire ces contenus (champ lexical, sources,
iconographies) ?
 À quelles fréquence ou périodes pensez-vous publier ces contenus ?
 Quel est le circuit de validation de ces contenus ? Êtes-vous autonome ?
 Comment allez-vous animer votre communauté et dans quel but (typologie
des réactions, champ lexical et moyens à disposition pour y répondre) ?
 Comment allez-vous modérer votre communauté ?
 Comment allez-vous mesurer vos performances ?
Si certains points de la stratégie social media ne sont pas assez clairs, n’hésitez pas à vous
rapprocher de votre hiérarchie pour les clarifier. Si c’est votre rôle de répondre à ces
questions, nous vous invitons à consulter le cours “Construisez une stratégie Social Media”.
Avant de passer à la suite du cours, testez-vous avec un quiz ! 😉

[Link]
6158291-identifiez-les-plateformes-generalistes

1. Identifiez les plateformes généralistes

Afin de toucher votre communauté et interagir avec elle, il est important d’être présent sur les
bonnes plateformes. Pour cela, il faut choisir sur quel réseau social se lancer, et connaître
les spécificités de chacun.

Mais avant de choisir, n’oubliez pas : ne vous lancez pas sur un réseau social parce qu’il faut
être présent partout. Mieux vaut choisir la plateforme la plus pertinente.

Voyons ensemble quelle plateforme correspond à vos attentes, votre communauté et votre
stratégie en tant que community manager. Commençons par les plus connues, celles qui
réunissent le plus de personnes et que vous connaissez peut-être déjà :

Facebook

Un réseau social de masse, un leader dans le monde des réseaux sociaux. C’est
un lieu où vous pouvez créer des communautés via des pages, interagir avec un
profil, générer des interactions via des groupes… C’est l’un des plus actifs au monde
et Facebook possède également d’autres réseaux comme
Instagram, WhatsApp ou Workplace.
Facebook est un bon choix pour vous si :

 vous souhaitez avoir des retours de votre communauté sur vos services,
vos produits ou vos offres ;
 vous souhaitez échanger et interagir facilement avec votre communauté au
quotidien ;
 vous souhaitez rassembler vos premiers clients ou construire votre
communauté.
L’un des avantages de ce réseau social est qu’il touche un public large et varié :
vous aurez toutes vos chances de trouver des personnes intéressées par votre
thématique ou ce que vous racontez.
Instagram

Ce réseau social basé sur l’image et le visuel est devenu indispensable pour
beaucoup d’entreprises ou de marques. Tout est une question d'esthétique, que ce
soit en photo ou en vidéo.

Instagram permet également de toucher différents publics, peut-être plus jeunes,


vivant en ville et attachés à des modes de vies plus modernes (achat en ligne, ultra
connecté…). Sachez tout de même adapter votre communication en fonction des
usages de cette plateforme et de votre stratégie.

Vous pouvez communiquer sur Instagram via des stories (images éphémères et qui
disparaissent au bout de 24 h), ou des photos dans le fil d’actualité, aux formats
carré ou portrait.
Instagram est un bon choix pour vous si :

 vous souhaitez mettre en avant vos produits, services et offres de façon


visuelle (comme par exemple des plats d’un restaurant, ou des vêtements) ;
 vous souhaitez toucher une cible plus jeune (jusqu’à 35 ans environ) ;
 vous souhaitez mettre en place des stratégies d’influence avec des profils
spécifiques. Une stratégie d’influence, c’est utiliser l’influence de différents
individus pour amplifier le message de votre marque ou de votre entreprise.
Twitter

Si je vous dis "hashtags" et "viralité de l'information", cela vous parle ? Si oui, vous
pensez peut-être à Twitter. C’est un réseau social basé sur l’affinité, la viralité et
l’interactivité.

À la différence des autres réseaux sociaux, vous pouvez écrire des publications
jusqu'à seulement 280 caractères. Vous pouvez ajouter à votre texte des photos et
des vidéos. C’est un réseau social qui demande de la réactivité. Il est très plébiscité
pour des enjeux de relations publiques et de débats. On y retrouve des
personnalités publiques et politiques, ou des marques gérant leur service client.
Twitter est un bon choix pour vous si :

 vous souhaitez interagir en temps réel avec votre communauté ;


 vous souhaitez utiliser les actualités et les temps forts pour communiquer ;
 vous avez besoin de mettre en place une stratégie de relations publiques.
YouTube

Cette plateforme vidéo est bien un réseau social, même si l’on l’oublie souvent.
YouTube réunit des millions de créateurs de contenus à travers le monde, et reste la
plateforme la plus fréquentée, en ce qui concerne le visionnage de vidéos.

C’est un réseau social où l’on peut héberger ses vidéos, mais pas que ! Vous avez
un énorme catalogue de vidéos, des recommandations en fonction de vos
recherches, de l’interactivité avec les commentaires et un fil d’actualité par
chaîne.

YouTube peut vous servir comme outil d’hébergement et/ou comme réseau social, à
l’image de Facebook, par exemple.

YouTube est un bon choix pour vous si :

 vous avez une communication vidéo riche et régulière ;


 vous souhaitez utiliser la vidéo comme un outil de communication ;
 vous souhaitez développer une communauté d’abonnés pour interagir avec
vos vidéos.
Snapchat

Un réseau social qui vise les moins de 25 ans et qui demande de créer du contenu
instantané. Un peu comme les stories sur Instagram, Snapchat demande d’investir
dans la création de contenu, de mettre en scène sa communication et de garder les
codes de la plateforme pour s’intégrer : stickers, emojis, gif…

Vous pouvez utiliser des formats publicitaires pour mettre en avant vos contenus.
Snapchat est un bon choix pour vous si :

 vous avez une communauté jeune, voire adolescente ;


 vous pouvez créer du contenu très régulièrement pour alimenter ce réseau ;
 vous souhaitez vendre des produits ou les mettre en avant.
LinkedIn
La plateforme professionnelle par excellence. Pour travailler votre réseau, échanger
avec d’autres professionnels sur des thématiques plus business.

Que ce soit en créant une page pour votre entreprise, ou bien en tant que profil
personnel, LinkedIn est idéal si vous êtes là pour recruter, pour communiquer sur le
côté professionnel de votre entreprise, ou évoluer dans des communautés
professionnelles.

LinkedIn est un bon choix pour vous si :

 vous souhaitez développer une communauté B2B ( business to business) ;


 vous avez envie de communiquer votre expertise, votre pédagogie ;
 vous souhaitez développer votre réseau professionnel ou mettre en avant une
communication plus corporate.
Pour aller plus loin
Il existe d’autres réseaux sociaux, comme Pinterest par exemple, qui est un
excellent réseau pour générer du trafic sur votre site et mettre en avant vos
contenus. Que ce soit pour vendre vos produits, vos services ou être perçu comme
une source fiable dans une expertise particulière.

Vous rencontrerez d'autres réseaux sociaux dans votre parcours de CM, car rien
n'est figé ! Veillez à bien être à jour et à vous intéresser aux nouveautés concernant
ces plateformes.

N’hésitez plus à tester, et à découvrir par vous-même la plateforme qui correspondra


à vos attentes et vos besoins. Voyons au chapitre suivant les réseaux un peu moins
classiques !

2. Prenez en compte les réseaux sociaux spécifiques


Vous connaissez les principales plateformes ou réseaux sociaux qui existent aujourd’hui.
Mais saviez-vous qu’il existe également d’autres plateformes qui pourraient vous aider à
atteindre votre communauté ? On parle de plateformes “de niche”, moins connues ou
moins évidentes, mais tout aussi intéressantes pour vous et vos objectifs !

Les réseaux "live"

Le logo de Twitch
Ce réseau est dédié au streaming de jeux vidéo. Le principe est de visionner une personne
en train de jouer en direct à un jeu, avec la possibilité de commenter durant le direct, et
d’interagir avec la personne.

Twitch est aussi une plateforme où l’on peut visionner des événements ou des
spectacles en direct : il est possible pour vous de vous approprier ce réseau si vous
souhaitez utiliser ses mécaniques et ses avantages pour vos objectifs.

Les réseaux "événementiels"

Le logo de MeetUp
Réseau social pour la création d’événements qui se passent dans le réel, vous y
retrouvez des personnes qui souhaitent continuer à discuter avant et après
l’événement, pour rester en contact.

Il vous correspondra si vous travaillez dans l’événementiel, pour des rencontres


professionnelles, culturelles ou sportives, par exemple. Vous pouvez aussi vous en
servir pour des événements privés.

Les réseaux créatifs

Les
logos de Flickr, Behance et Dribbble

Que ce soit en tant que photographe avec Flickr, ou si vous évoluez dans
des métiers de design et de graphisme avec Dribbble ou Behance, ces réseaux
sont intéressants.

Vous touchez une communauté très spécifique et moins large (comme sur
Instagram, par exemple) et l’exposition de votre travail peut vous permettre de
toucher une communauté d’experts. Vous pouvez également vous construire un
réseau et trouver votre prochain collaborateur !

Les réseaux musicaux ou de podcasts

Les logos de Deezer, Spotify, [Link] et SoundCloud

Vous connaissez sûrement Spotify ou Deezer pour leurs fonctions de répertoire


musical assez vaste, et de streaming de musiques. Ce sont aussi des outils de
partage, avec la création de playlists, par exemple.

On parle aussi de SoundCloud, Grooveshark, [Link]. Sur chacune de ces


plateformes, vous pouvez également écouter des podcasts : un contenu audio
riche, au même titre qu’une vidéo ou qu’un article. Encore un moyen de
communiquer efficacement auprès de votre communauté.
Les réseaux anonymes ou privés

Les
logos de Reddit et 9Gag

Que ce soit avec Reddit, un réseau construit avec des sous-catégories (subreddit) où
l’on discute et vote pour les sujets/contenus partagés par les utilisateurs, ou 9gag,
une communauté plus obscure et parfois incontrôlable, il existe de nombreux
réseaux sur Internet, à exploiter ou non !

Les
logos de Discord et de Slack

Il existe également des plateformes comme Slack ou Discord, où se retrouvent des


communautés pour discuter, à l’écrit comme à l’audio, autour de thématiques. Ce
sont des cercles privés, souvent une extension d’une communauté publique
existante.

Les forums
Souvent publics et très plébiscités pour y poser des questions, les forums peuvent
permettre aux personnes de se retrouver selon leurs intérêts communs. Que vous
soyez fan de cuisine, enceinte, bricoleur ou avec une question administrative, vous
trouverez toujours un forum dédié.

Doctissimo est l’un des plus connus en France pour discuter santé, nutrition ou
éducation.

Les réseaux par pays


Selon chaque pays, certains réseaux sociaux dédiés sont plus utilisés que les
réseaux sociaux génériques. Par exemple en Chine, Weibo, YY, Baidu Tieba, Qzone
ou [Link] sont très utilisés, plus que Facebook ou Twitter. TikTok, qui devient un
réseau social très connu dans le monde, l’a d’abord été principalement en Chine.

En Russie, VKontakte ou Odnoklassniki sont deux réseaux sociaux très


utilisés. Viadeo est un réseau professionnel uniquement utilisé par le marché
français. Au Japon, LINE est un réseau de discussion et de jeux très connu et en
Corée du Sud, sur le même principe, il existe KakaoTalk.

Les réseaux propriétaires


Selon vos besoins, vous pouvez aussi développer votre propre réseau social.

À vous de choisir si vous avez besoin d’un espace dédié en fonction de la spécificité
du sujet, si vous souhaitez aborder un sujet sensible, si vous n’avez pas trouvé le
bon réseau dans ceux déjà existants, ou si vous souhaitez récupérer les données de
vos utilisateurs, par exemple.

AirBnB est un exemple de réseau propriétaire, avec son forum pour les “hosts” où
chacun peut échanger sur des sujets, donner son avis. Cela permet à l’entreprise de
récupérer les retours des différents utilisateurs et de leurs clients, de vérifier les
informations, de créer un lien avec la marque, de réduire les sollicitations envers le
service client…

Conclusion
Choisir la bonne plateforme ou le bon réseau social dépend de plusieurs facteurs :

 votre présence actuelle, et l'endroit où se trouve votre communauté ;


 ce que vous pouvez faire avec le réseau choisi ;
 votre vision à long terme du développement de votre communauté.
N’hésitez pas à choisir en fonction des critères que vous avez établis, et à considérer
les réseaux sociaux connus, mais également ceux qui ne sont pas très
concurrentiels.

Et surtout : ne vous obligez pas à continuer sur un réseau social ; cessez ou réduisez
l'animation si vous ne le jugez plus pertinent. Et ce, même si vous avez mis à disposition des
moyens importants en publicité ou stratégie de contenus.

Vous pouvez toujours pivoter et vous concentrer sur d’autres réseaux sociaux.
L’important est de toujours s’interroger sur les résultats obtenus par rapport à vos
attentes et à vos objectifs.

3. Optez pour les outils adaptés


Équipez-vous
Selon les moyens à votre disposition, les besoins de votre organisation ou pour réaliser votre
mission dans les bonnes conditions, vous devez utiliser les bons outils. Vous devez trouver
le juste milieu entre être suréquipé et sous-équipé !

À vous de tester et de savoir, selon le projet, ou la structure dans laquelle vous vous trouvez,
quels outils vont correspondre à vos attentes. Pour vous y aider, voici différentes possibilités.

Pour poster, planifier, modérer et analyser vos réseaux sociaux :

 vous pouvez utiliser la version native du réseau social ou sa version


améliorée (Facebook Business Manager, par exemple) ;
 vous pouvez utiliser des outils gratuits ou en freemium (produit qui propose en
général un service en libre accès gratuitement et une version améliorée qui
est payante), comme par exemple TweetDeck pour Twitter, ou Planoly pour
Instagram. Vous pouvez aussi avoir accès à quelques données analytiques
intéressantes, mais parfois limitées par rapport à vos besoins ;
 si vous avez beaucoup de clients ou de comptes à gérer simultanément, des
outils payants comme AgoraPulse vous permettront de gérer plusieurs
réseaux sociaux à la fois, sur un seul et même outil. Ces outils offrent
généralement plus de données pour vos reportings.
Pour faire votre veille

Pour votre veille de contenu, vous pouvez créer une liste de veille
sur Twitter, Tweetdeck, Hootsuite ou Feedly, par exemple. Feedly est un agrégateur
de flux RSS (flux de contenus gratuits en provenance de sites Internet), qui vous
permet de vous tenir au courant de ce qui est publié sur vos sites web favoris.

N’hésitez pas à créer une liste privée par thématique ; il suffit d’avoir un profil sur
ces comptes et d’y ajouter les sources qui vous paraissent les plus pertinentes selon
les thématiques recherchées. Vos listes ne sont pas définitives, sentez-vous libre de
les mettre à jour régulièrement.

Pour créer vos contenus sur les réseaux sociaux

Pour une création de contenu facile et gratuite, Canva peut se révéler utile, et reste
accessible pour les plus débutants en création de visuels. Pour aller plus loin, Adobe
Photoshop reste une valeur sûre si vous êtes prêt à vous former. Pour la création
de vidéos, Adobe Spark propose plusieurs possibilités de création pour vos réseaux
sociaux (avec plus d’options dans sa version payante).

Pour illustrer vos contenus avec des images, photos et vidéos :

 vous trouverez des banques d’images gratuites, comme par


exemple Unsplash ou Pexels ;
 ou des banques d’images payantes comme Adobe Stock ou Shutterstock,
pour des visuels de qualité et une grande variété de choix.
À vous de chercher aussi les outils dont vous avez besoin ! En effet, chaque jour, de
nouvelles plateformes font leur apparition et proposent des outils pour les usages et
besoins que vous pourriez avoir. Soyez curieux, et n’hésitez pas à en tester
régulièrement.
Schéma synthétique des outils

Organisez votre travail en tant que freelance


Si vous êtes freelance ou indépendant, organiser votre travail au quotidien est très
important. Pour vous et pour vos clients, avoir un système pour gérer vos projets et
vos différentes communications est la clé pour mener à bien vos missions.

Plusieurs choix s’offrent à vous :

 utiliser un logiciel de gestion de projet comme Trello ou Asana, afin


d’organiser vos projets au quotidien, avec des deadlines et une attribution des
tâches en fonction de la personne concernée ;
 utiliser un logiciel de communication partagée comme Slack, par exemple,
qui permet de créer des chaînes de discussion, d'envoyer des fichiers et de
gérer la relation client ;
 utiliser un outil de stockage et de partage des documents comme Google
Drive, pour travailler en collaboration sur un document et stocker en toute
sécurité tous les fichiers dans un seul et même endroit.
Pensez à tester et choisir un moyen d’organisation fiable sur la durée. Plus vous serez à
l’aise avec l’organisation et les outils que vous avez choisis, plus vous serez à même
d’inclure votre client dans votre système d’organisation.

Une façon de vous faciliter la vie, à vous et à votre client, pour une relation plus fluide et un
suivi des tâches durant votre mission, ce qui vous rendra plus professionnel à ses yeux !

Bravo ! Vous savez désormais à quoi ressemble le métier de community


manager.
Vous souhaitez en apprendre davantage ? Rejoignez-moi dans le cours "Animez
vos réseaux sociaux", pour apprendre à gérer et à promouvoir votre activité sur les
réseaux sociaux.

Il ne vous reste plus qu'à finaliser le cours avec le dernier quiz ! L'occasion de tester
vos connaissances sur le métier de community manager. 😉

II. Mettez en place un système


de veille informationnelle
CHAPITRE 1
Vous débutez votre carrière ou bien travaillez depuis plusieurs années déjà… ce
cours vous concerne tout autant !

La veille, c'est ce qui permet de rester à jour sur un ou plusieurs sujets, que l'on
débute ou que l'on ait des années d'expérience derrière soi.

Si vous vous êtes retrouvé ici, c'est que vous avez à cœur d'exercer votre métier du
mieux possible. Et c'est une excellente nouvelle, car cette volonté est puissante : elle
vous donnera l'impulsion au jour le jour pour apprendre sur de nouveaux sujets,
pour consolider et développer des compétences clés, valorisées dans le monde
du travail d'aujourd'hui et de demain.

Je vous y présente d'abord comment démarrer efficacement une veille,


en analysant vos besoins d'aujourd'hui. Ensuite, je ferai un tour des outils qui
peuvent vous aider à faire de la veille, sans y consacrer trop de temps. En dernière
partie, je vous explique comment vous pouvez mettre en pratique ce que vous
apprenez et même partager vos découvertes autour de vous.

Vous êtes prêt à devenir moteur dans votre métier ? C'est parti !

À la fin de ce cours, vous serez capable de :


 Définir vos objectifs de veille
 Identifier des sources d'information
 Accélérer votre veille grâce à des outils
 Intégrer les résultats de votre veille à votre quotidien
 Partager vos connaissances au sein d'une communauté
Prérequis : Aucun.
1. Tirez le maximum de ce cours
Apprenez en pratiquant
Nous consommons beaucoup de contenu en ligne, et il est vite arrivé de se retrouver dans
une posture passive. Les cours en ligne n'échappent pas à ce problème. Celui-ci a donc été
conçu pour vous donner des clés pour être autonome et vous offrir une expérience
d'apprentissage la plus concrète possible.

Dans ce cours, vous êtes invité à prendre en main le contenu qui vous parvient sur le web,
l'analyser et l'utiliser à bon escient. C'est la raison pour laquelle, nous vous invitons à le
suivre, chapitre par chapitre, en essayant, dès que cela est possible, d'intégrer et d'appliquer
ce que vous venez d'apprendre.

Une bonne option serait de suivre ce cours en travaillant en parallèle sur un sujet de veille
qui vous intéresse. Mais si pour l'instant, vous n'avez pas d'idée, ne vous inquiétez pas : on
se retrouve au chapitre suivant pour faire le point !

Téléchargez la fiche résumé du cours

Téléchargez la fiche résumé au format PDF.


2. Préparez-vous à évoluer professionnellement
Le monde du travail change très vite
Vous êtes responsable Marketing depuis plusieurs années et vous avez remarqué que la
profession a été bouleversée par l’arrivée des réseaux sociaux ? Que la façon dont vous
travaillez et les outils que vous utilisez aujourd’hui n’ont rien à voir avec ce que vous faisiez
quand vous avez débuté ?

C’est normal et cette transformation est commune à de nombreux métiers.

Il y a même des secteurs d’activités qui sont devenus essentiels en quelques mois pour
naviguer dans ce monde numérique : l’analyse et le traitement des données, notamment. La
quantité d’informations partagées numériquement aujourd’hui est telle qu’elle nécessite tout
un nouveau champ de compétences. Très en vogue en ce moment, car en demande accrue,
le métier de Data Analyst recrute en masse et peine parfois à trouver des candidats. En
cause ?

Les nouvelles technologies embarquent avec elle des changements qui s’opèrent très vite.
Et l’on peut avoir du mal à suivre… Les formations se déploient, notamment sur
OpenClassrooms avec 4 parcours pour répondre alors à la demande.

OpenClassrooms forme aux métiers clés qui recrutent aujourd’hui. Mais la formation
initiale ne fait pas tout. Car le monde continue de changer : de nouveaux outils et
méthodes de travail apparaissent. Cela demande de rester à jour régulièrement, quel
que soit votre métier, en mettant en place un système de veille.
Grâce à ce cours, vous verrez que vous n’aurez pas besoin d’y passer trop de temps
: la clé, c’est la régularité et la continuité dans le temps !

Votre métier est ou sera impacté par des changements


Que vous soyez :

 responsable Marketing ou Communication ;


 chargé de projet digital ;
 commercial ou chargé d'affaires ;
 ingénieur pédagogique ;
 comptable ou gestionnaire de paie ;
 développeur d’application ou data analyst…
…soyez certains que votre métier évoluera au rythme des nouveaux outils et des
nouvelles méthodes de travail, et que mettre en place un système de veille doit
devenir une compétence à part entière dans votre vie professionnelle.

Lorsque j’ai débuté ma carrière d’ingénieur pédagogique en 2013, je travaillais


essentiellement pour de la formation en présentiel. Je ne savais pas à l’époque à
quel point le numérique allait transformer mon quotidien. En effet, je suis arrivée au
moment du boom des MOOC (Massive Open Online Courses). En France, même si
la formation en ligne et à distance existait, elle ne bénéficiait pas du tout de
l’engouement qu’elle connaît à l’heure actuelle. Il y a 10 ans, les cours sur
OpenClassrooms étaient de simples articles au format texte. Aujourd’hui, non
seulement ils se sont élargis à tous les corps de métiers en tension, mais aussi ils
font l’objet d’un effort d’ingénierie pédagogique sans précédent : intégrés dans de
véritables parcours de formation, reconnus par l’État, offrant à la clé un emploi, ils
placent l’expérience d’apprentissage au centre… notamment via la vidéo enrichie,
les projets réels, et le mentorat personnalisé.

En termes de compétences, qu’est-ce que cela a changé pour le métier ?


Être ingénieur pédagogique aujourd’hui requiert, en plus des compétences de base :

 de maîtriser l’écriture d’un cours adapté pour le web et pour la vidéo (on
est loin des cours filmés en amphi ou des contenus récités face caméra) ;
 de mettre à disposition des étudiants des outils de travail
collaboratif comme Slack, Airtable ou Skype (pour les faire travailler
ensemble à distance et leur donner accès à un mentor ou tuteur pédagogique
qui puisse les accompagner) ;
 de collaborer avec d’autres corps de métier comme la production vidéo
(réalisation, motion design aujourd’hui… puis 3D, vidéo immersive, tournage
360° demain…).
Ces évolutions ne se sont pas faites toutes seules. Elles ne sont pas arrivées d’un
coup.

Le comportement des utilisateurs a progressivement changé avec l’utilisation


toujours plus importante du mobile, témoignant d’un besoin toujours plus fort de
consommer de manière nomade et frugale : un peu partout, un peu tout le temps.
En parallèle, via les réseaux sociaux, l’image et la vidéo ont pris une place centrale !
Force est de constater que pour plaire à la nouvelle cible d’apprenants, il fallait miser
sur un format d’apprentissage accessible, moderne, ludique et attractif (via la vidéo,
notamment).

Quelle posture adopter dans ce contexte ?


Ces évolutions dans le monde du travail peuvent faire peur. Parce qu’elles
demandent de rester à jour régulièrement. Mais pas d’inquiétude, c’est exactement
ce que l’on va vous aider à faire dans ce cours !

En vous inscrivant à ce cours, vous avez déjà entamé la première étape… Vous
avez à cœur d’évoluer dans votre métier en plaçant votre valeur sur votre capacité
à apprendre de nouvelles choses. Vous êtes donc en très bonne voie pour rester un
atout dans votre environnement professionnel !

Et ne croyez pas que la suite est plus difficile, car la posture est simple :

 rester à l’écoute de ce qui change, sur une base régulière afin de ne pas
être surchargé d’informations ;
 et utiliser les bons outils pour faciliter le travail de veille.
En effet, il existe aujourd’hui de nombreux outils qui vous permettent de vous tenir à jour en
automatisant la curation d’informations.

Ne vous laissez pas impressionner par le vocabulaire : la curation d’informations,


c’est le fait de chercher de l’information, en l’occurrence sur le web. Et
l’automatisation, c’est ce qui vous permettra de ne pas perdre votre temps à le faire
à la main.
Des outils simples d’utilisation, que l’on verra dans ce cours, vont vous faciliter la tâche.
Nous verrons aussi comment tirer parti de l’information pertinente et la mettre à profit dans
votre vie professionnelle.

En bref
 Tous les secteurs de métier sont amenés à évoluer et nécessitent que l’on se
penche sur ce que cela implique.
 Effectuer une veille sur des nouveaux outils et/ou méthodes de travail n’est
pas nécessairement chronophage, et il existe des outils pour la réduire à
quelques minutes par jour.
Avant de rentrer dans le vif du sujet, déterminons ensemble ce dont vous avez
besoin pour orienter votre veille informationnelle dans la bonne direction.

3. Identifiez vos besoins

Une veille est efficace et pertinente si elle est cohérente avec votre contexte
professionnel et en ligne avec des besoins que vous allez clairement déterminer en amont.

Analysez votre environnement professionnel


La première chose à faire est de comprendre qui vous êtes, ce que vous faites et le contexte
dans lequel vous évoluez professionnellement, en analysant les contraintes et les
opportunités au milieu desquelles vous naviguez.

Commencez par dresser le panorama de votre environnement.

Votre environnement professionnel change en fonction de :

 l'industrie dans laquelle votre entreprise s'insère ;


 la branche de métier dans laquelle vous exercez ;
 les collaborateurs qui vous entourent ;
 les utilisateurs/clients/cibles pour lesquels vous travaillez ;
 etc.
Étudiez votre profil (vos forces et vos faiblesses)
Ensuite, analysez vos forces et vos faiblesses.

Prenez le temps de vous poser pour réfléchir et coucher sur le papier avec exhaustivité :

1. Vos atouts, forces, talents, et compétences. Cela peut être votre sens de
l'humour, votre côté touche-à-tout, votre empathie… ;
2. vos difficultés, freins, faiblesses, lacunes. Cela peut-être votre timidité, un
manque de motivation, du stress…
Cela va vous aider à comprendre comment orienter votre veille.

Si, par exemple, vous notez que vous avez des problèmes à animer une réunion ou
à capter l'attention de vos collègues, vous allez explorer ce qui fait le charisme chez
certains et comment le développer, ou encore ce qui fait la force des grands orateurs
en étudiant les mécanismes du storytelling, l'art de raconter des histoires. Votre veille
s’oriente alors sur une méthodologie, une compétence transverse à votre métier.

Autre exemple : si vous êtes développeur, vous savez que les langages informatiques
utilisés dans les entreprises peuvent changer et que de nouveaux apparaissent
régulièrement. Vous allez faire de la veille pour apprendre de nouvelles choses. Votre veille
s’oriente donc vers l’acquisition d’une compétence technique.

Enfin, si vous êtes gestionnaire de paie et qu’un nouveau logiciel de saisie et


traitement de gestion vient de sortir, vous pouvez orienter votre veille vers les outils
de travail, en particulier ce logiciel.

Interrogez votre cas particulier pour voir ce qui est le plus pertinent pour vous à
l’heure actuelle, afin d'évoluer professionnellement et rester à jour.

Puis, notez votre ou vos objectifs de veille.


Décryptez votre contexte (opportunités et menaces)
Vous venez de lister vos forces et faiblesses personnelles, ainsi que vos objectifs de
veille.

Maintenant, listez les forces et faiblesses de ce qui est extérieur à vous-même. De


façon détaillée, décrivez tout ce qui constitue :

a. Une contrainte, un obstacle, un frein. (Ce qui vous empêche de travailler


comme vous le voudriez, comme un projet à réaliser en trop peu de temps ou
une ambiance de travail désagréable…).
b. Une opportunité, un champ de possibles, une marge de manœuvre. (C'est
tout ce qui autour de vous vous permettrait d'améliorer votre métier et
comment vous l’exercez : un environnement permissif et flexible, un supérieur
bienveillant et encourageant, une équipe de collaborateurs créatifs ou
motivés).
En bref
 La veille que vous allez faire vous est personnelle, elle se fait en fonction de
vos besoins.
 À vous de l’orienter dans un sens de manière à combler vos points faibles (sur
lesquels vous voulez travailler), en profitant des opportunités qui vous le
permettront.
Faire ce travail va vous permettre de comprendre ce sur quoi vous avez la main, ce
que vous pouvez faire pour agir sur ce qui ne va pas, en profitant du contrôle que
vous allez reprendre sur votre vie professionnelle.

4. Identifiez des sources d’informations


La veille informationnelle commence par une immersion dans le numérique, le web et les
réseaux sociaux.

Mais par où commencer quand on débute ?


Étendez votre présence sur Internet
Le principal objectif d’une veille est de mieux cerner son environnement professionnel et
d’anticiper ses évolutions. Mais avec les exercices précédents, vous savez précisément
dans quel sens vous souhaitez aller et si vous voulez orienter votre veille sur :

 des compétences douces (soft skills) comme l'empathie, la confiance, la


gestion de groupe, l'écoute, ou encore le storytelling ;
 des outils numériques et des technologies qui peuvent optimiser votre
productivité ;
 des techniques, méthodologies et bonnes pratiques pour mieux travailler
et communiquer ;
 des compétences techniques liées à la discipline dans laquelle vous
travaillez.
Si ce n'est pas déjà fait, un bon conseil est de développer une présence cohérente et
professionnelle sur les réseaux sociaux pour servir vos objectifs de veille.

Cela peut être sur Facebook, Twitter, LinkedIn, Pinterest, Tumblr, Wordpress…

À vous de choisir ce qui vous correspond le mieux !

Si vous êtes sur plusieurs réseaux sociaux, gardez partout la même "ligne éditoriale",
la même unité. Autrement dit, concentrez-vous sur un domaine ou un sujet en
particulier.

Exemple : le recrutement, la pédagogie, la 3D, la communication de crise,


l’intelligence artificielle, les logiciels de gestion de base de données, les techniques
de vente…
Lorsqu'il est question de faire de la veille, un réseau social se démarque en
particulier : Twitter, notamment grâce à la recherche par #hashtag.

Pourquoi Twitter s’est-il imposé en matière de veille ?


Internet offre une masse incroyable d'informations, et Twitter a l’avantage de
permettre de suivre de façon simple, optimisée, toute l'actualité qui vous intéresse.
C’est donc un très bon réseau social pour démarrer une veille..

Comprenez le principe d'un réseau professionnel et sa capacité à créer des ponts


Il est possible que vous soyez déjà inscrit(e) au moins sur LinkedIn et sur Facebook.

Mais pourquoi est-ce que ce n’est pas forcément efficace pour l’instant dans votre
veille ?
Parce qu’il est fort probable que vous utilisiez Facebook pour un usage privé. Et sans
doute que vous êtes sur LinkedIn (ou Viadeo) parce que c’est un peu votre CV en
ligne : cela vous sert ou vous a servi à trouver du travail et vous permet de rester
visible pour les employeurs.

C’est un bon début, mais vous pouvez utiliser LinkedIn de façon beaucoup plus
puissante ! Étant donné que ce réseau social est strictement professionnel, le
contenu partagé par vos pairs (qui font, a priori, majoritairement partie du même
secteur d’activité que vous) sera qualitatif et orienté sur les sujets qui vous impactent
directement.
Si ce n’est pas le cas, mettez-vous en relation avec des personnes qui exercent un
métier similaire au vôtre ou exerçant dans des industries/entreprises similaires à la
vôtre.
Si vous êtes responsable des ressources humaines, recherchez sur LinkedIn des
membres qui occupent ce poste dans des entreprises qui vous inspirent ou des
marques que vous appréciez. Vous verrez que certains sont de véritables
ambassadeurs du métier et relaient beaucoup d’informations qui pourraient vous
intéresser. Sur les techniques de recrutement ou leurs difficultés au quotidien, le
profil des candidats recherchés, la gestion des ressources, etc.

Même chose sur Facebook, si c’est un réseau qui vous parle plus.

En ce qui me concerne, j’ai effectivement la majeure partie de mes amis sur


Facebook, mais je suis surtout connectée à de nombreuses personnes qui travaillent
dans le même domaine que moi : l’éducation. Ce qui me permet de suivre, via les
autres, l’actualité de l’enseignement et de la pédagogie au jour le jour...

Je suis connectée à plusieurs de mes collègues mais également à des personnes


influentes ou qui entreprennent dans le domaine de la “ed tech”. Je suis abonnée
aux pages Facebook des médias de l’éducation et suis présente dans certains
groupes Facebook de réflexion et de partage. Je relaie les informations que je trouve
pertinentes et diffuse peu de contenu strictement privé ou trop personnel. J’essaie de
garder une cohérence. Par conséquence, mon fil d’actualité est très orienté
éducation et cela me permet d’alimenter ma veille sur une base quotidienne.

Croisez différentes sources d’information


Vous comprenez donc qu’un “réseau” n'est pas uniquement constitué de collègues
(ou ex-collègues) et amis. Il se nourrit d’un cercle beaucoup plus large, qui englobe à
la fois :

 des individus : profils similaires au vôtre, communauté d’un groupe de


réflexion, influenceurs et blogueurs (ceux qui créent du contenu) ;
 mais aussi des organisations : journaux et médias présents via leur page
officielle.
Parce que l’information se partage et se repartage, un réseau, c'est donc surtout le
maillage des sources d'informations qui vous parviennent :

 journaux (ex. : Le Monde, Le Point, Les Échos…) ;


 émissions TV ou radio (BFM Business, France Télévisions, Arte, France
Culture ou France Inter) ;
 blogs de référence ;
 podcasts et chaînes vidéo YouTube/Vimeo… ;
 conférences (ex. : TED, Meetup…) ;
 entreprises/ établissements/organisations innovants ;
 lieux d'innovation et d'expérimentation (Liberty Living Lab à Paris, The
Camp à Aix en Provence, la [Link] à Stanford…) ;
 experts, figures célèbres et/ou emblématiques, livres, et autres inspirations ;
 plateformes éducatives en ligne pour se former
(edX, Coursera, OpenClassrooms…).
Cette liste rassemble les principales sources d’informations dont on peut avoir besoin
pour une veille, et elles ont toutes un relais sur au moins Facebook, Twitter,
LinkedIn.

En fonction de vos objectifs de veille, abonnez-vous, suivez et connectez-vous aux


individus, pages et groupes en rapport avec les sujets qui vous intéressent, et qui
pourront nourrir votre fil d’actualité d’un contenu pertinent et instructif.

En Bref
 pour une veille efficace sur les réseaux sociaux, il vaut mieux se concentrer
sur un sujet en particulier ;
 pour être identifié comme une source d’information légitime, c'est important de
rester professionnel et cohérent sur les réseaux sociaux ;
 les sources d’informations sont à puiser sur différents media (qui ont la plupart
du temps un relais sur les réseaux sociaux).
Alors, vous pourriez avoir l'impression d'être noyé devant la quantité d'informations
disponibles, alors que vous n'avez pas autant de temps à y consacrer...

Et vous auriez raison…

Heureusement, il existe des solutions pour optimiser sa lecture sur le web et pour la
réduire à quelques minutes par jour !

CHAPITRE 2

1. Choisissez votre outil de curation


Qu'est-ce que la curation ?
La curation d’information est un synonyme de veille.

Lorsque l’on fait de la curation d’information, on sélectionne, raffine et partage de


l’information pertinente sur un sujet en particulier.

La curation d’information sur le web peut s’automatiser, et c’est tout l’objet de ce chapitre.

Cela veut dire qu’au lieu d’aller chercher l’information sur chaque média, un par un, source
après source, tout ce qui vous intéresse peut s’agréger automatiquement pour vous.

C’est déjà le cas lorsque l’on se sert des réseaux sociaux à cet effet. En effet, votre fil
d’actualité se remplit d’informations utiles et pertinentes pour lesquelles vous avez
sélectionné les sources au préalable :

1. En suivant des influenceurs/créateurs de contenu.


2. En aimant des pages.
3. En rejoignant des groupes sur Facebook ou LinkedIn.
Identifiez les sources d'informations et médias adéquats
Sur Twitter, vous avez la possibilité d’être précis dans vos recherches, notamment grâce aux
hashtags.
Dans l’exemple suivant, j’ai tapé dans la barre de recherche le mot dièse
“#classeinversée” (qui est une tendance pédagogique sur laquelle je fais de la veille)
pour voir ce que je peux trouver sur le sujet.

L’avantage de Twitter, c’est son fonctionnement : ceux qui tweetent utilisent des
"hashtags" pour décrire par mot-clé le contenu dont ils parlent.

Les mots-dièses (= "hashtags") permettent d’archiver numériquement toutes les


occurrences orthographiées de la même manière.
Exemple ci-dessus avec #classeinversée : j'ai accès à tous les tweets de ceux qui
ont intégré #classeinversée dans leur tweets.

Vous pouvez faire le même exercice avec un mot-clé qui résume précisément un
élément de votre veille. Cela peut être, par exemple :

 #recrutement (pour les ressources humaines) ;


 #SEO (pour le marketing) ;
 #RGPD (pour le web).
Ou encore :

 #futureofpay ;
 #javavspython ;
 #edtech ;
 #transfonum.
Avec cette méthode simple, en regardant les résultats “À la une” (les résultats les
plus populaires), vous avez des chances de tomber sur des influenceurs.
Des influenceurs sont des personnes qui ont partagé un contenu qui a été apprécié.
Repérez-les et suivez-les !

Si leur contenu est déjà assez suivi, c'est un premier critère de fiabilité, vous
pouvez les suivre aussi !

Votre fil d’actualité intégrera alors ce que ces personnes publient sur le sujet. Et c’est
aussi une bonne méthode pour découvrir de nouveaux hashtags qui vous donneront
accès à des informations encore plus précises.
Comparez les outils de curation automatisée
En dehors des réseaux sociaux, il existe des outils qui vous permettent d’agréger
automatiquement du contenu provenant de différentes sources et médias,
notamment des blogs et des journaux en ligne.

Si vous êtes nostalgique du journal à lire tous les matins, vous pouvez tout à fait
vous tourner vers cette solution qui vous donnera chaque jour un contenu
personnalisé regroupant les sources de contenu que vous préférez (réseaux sociaux,
blogs, journaux en ligne, vidéos etc.) sur un seul média.

Pour faire cela, 2 outils sont principalement utilisés :

 Netvibes (gratuit dans sa version basique) ;


 Feedly (intéressant, mais seulement dans sa version payante).
Ces outils fonctionnent globalement de la même façon :

1. Vous exprimez explicitement le sujet de votre veille.


2. Vous pointez les sources qui vous intéressent (notamment blogs, comptes
Twitter et chaînes YouTube).
3. L’outil rassemble chaque jour les publications qui sortent sur le sujet, à partir
des sources sélectionnées.
Netvibes

Personellement, je trouve Netvibes nettement moins bien, puisque dans sa version


basique (gratuite), on ne peut suivre que des sujets très généraux, et donc trop
larges :
Capture d'écran - Netvibes

Ce n’est pas du tout efficace lorsque l’on fait une veille… Cela dit, en devenant
premium, on peut ajouter une série d’extensions et de réseaux :

Extensions - Netvibes
Feedly

Et enfin nous avons Feedly, un outil avec lequel vous pouvez créer plusieurs
tableaux de veille : cela veut dire que vous pouvez mener différentes veilles en
parallèle.
Logo Feedly

Vous pouvez annoter votre flux, partager votre veille avec votre équipe via une
newsletter, recevoir des résumés par email… Mais tout cela c’est dans la version
Premium… et il ne semble pas possible d’agréger du contenu venant des réseaux
sociaux.

Autres outils

Autres outils de curation automatisée :

 Inoreader (gratuit dans sa version basique). Cet outil de curation automatisée


(agrégateur de flux RSS) a une particularité : il permet également de faire une
veille collaborative, en équipe ;
 Stample (payant). C’est un outil professionnel de veille collaborative qui va au-
delà de la simple veille, car il permet également de faire de la gestion d’équipe
et de temps.
Outils de curation non automatisée, mais qui valent vraiment le détour :

 Panda (gratuit dans sa version basique). Avantage : interface moderne,


ergonomique, intuitive, très agréable à utiliser. Inconvénient qui n’en est pas
vraiment un : ce n’est pas un outil de veille automatisée. En fait, il fonctionne
avec une extension pour le navigateur qui permet d’enregistrer n’importe quel
contenu sur le web et de l’archiver au même endroit ;
 Evernote (gratuit dans sa version basique). Cet outil fonctionne sur le même
principe de “clipper” pour capturer les pages qui nous intéressent sur le web.
Evernote est le premier outil du genre a être sorti, il était donc très populaire il
y a quelques années, mais voit des concurrents comme Pocket prendre de
plus en plus de notoriété ;
 Pocket (gratuit dans sa version basique). Idem : il fonctionne avec une
extension de marque-page pour le web. Cet outil est très populaire pour sa
facilité d’utilisation et son interface moderne et agréable à utiliser. Entre autres
: la lecture des articles est fluide, vous ne trouverez aucune publicité, chaque
article est affiché tel qu’il le serait sur une liseuse numérique.
Même si c’est une pratique répandue, évitez d’utiliser le service de “Google Alertes”
pour récupérer un flux d’informations sur un mot-clé, vous risquez de vous retrouver
inondé d’informations : vous aurez de la quantité, c’est sûr, de l’exhaustivité, mais
pour faire le tri et trouver du contenu qualitatif et pertinent, vous devrez y passer du
temps…
Capture d'écran - Google Alertes

En bref
 Twitter est LE réseaux social qui permet de faire de la veille par mot clé et
d’être au plus près de l’actualité ;
 il existe des outils de curation automatisée comme Feedly ou Netvibes, qui
capturent le contenu sur le web à partir des sources qui vous intéressent ;
 d’autres outils, non automatisés, vous permettent de conserver et ranger
l’information qui vous intéresse.
Une fois que vous avez testé et approuvé vos outils préférés, il est temps de rendre
la présentation de l’information un peu plus digeste !

2. Optimisez l'organisation de l'information


Luttez contre l'infobésité : ne croulez pas sous l'information
C’est exactement le problème qui arrive en utilisant des outils de veille trop larges comme
Google Alertes ou Netvibes. On se retrouve noyé sous une quantité incroyable
d’informations…

Mais même sur des outils plus précis, c’est possible d’engranger trop de contenu… sur les
réseaux sociaux eux-mêmes, notamment si l’on suit trop de pages ou de groupes : le fil
d’actualité se remplit et on est accaparé par des contenus informatifs plus ou moins
pertinents, plus ou moins en lien avec nos besoins d’origine.

Le risque de perte de temps (même si l’information s’est agrégée toute seule) est donc
grand.

Alors, oui, c’est normal au départ de sélectionner plus de sources que ce dont on a besoin
parce qu’on voit grand. Mais ensuite, il faut affiner.

En effet, en démarrant votre veille, vous vous apercevrez très vite que vous devrez réajuster
les sources d’informations sélectionnées.
Dès que vous vous rendez compte qu’une source d’information diffuse du contenu
qui ne répond pas à votre veille de façon adéquate, vous pouvez la supprimer de
votre flux. Autrement dit vous désabonner de la newsletter ou du blog en question,
arrêter de suivre le compte sur Twitter, quitter le groupe sur Facebook, etc.
Votre objectif sera donc progressivement d'affiner les sources (pages, groupes, blogs, et
individus) que vous récupérez dans votre fil d’actualité, que ce soit sur Facebook, Twitter ou
encore LinkedIn.

Pareil sur les journaux de curation automatisée comme Feedly. Vous pouvez gérer vos
sources de contenu, et en supprimer si besoin.

Optez pour un condensé visuel et agréable à parcourir


Une fois que vous êtes satisfait des sources de contenu qui vous parviennent, vous
pouvez toujours éditer votre journal tel qu’il apparaît, pour avoir un condensé visuel
qui soit agréable à parcourir.

Pour commencer, vous pouvez, en cliquant sur l’onglet “Modifier” en haut à droite,
supprimer certains articles en particulier, les réorganiser dans un ordre qui fait sens
pour vous, changer le titre de votre journal, lui ajouter un sous-titre, modifier l’encart
de l’auteur (en l’occurrence vous), en ajoutant une courte introduction au sujet.

Si vous n’êtes pas convaincu par le format journal, d’autres outils permettent de
présenter l’information sous un autre format, comme Pinterest par exemple, qui peut
vous permettre de faire une veille visuelle.

Logo Pinterest
Pinterest est un outil gratuit en ligne qui permet de capturer les images provenant de sites
web et de les conserver, classées par thématiques dans ce que l’on appelle des tableaux.

Si vous êtes :

 UI/UX designer ;
 graphiste ;
 front-end developer ;
 ou faites partie d’un métier concerné par le design visuel, l’image, la
composition…
… cet outil peut particulièrement vous intéresser. Dans ce cas précis, vous serez en mesure
d’effectuer une veille sur les tendances du web en termes de design d’interface pour des
sites web ou applications mobiles, par exemple !
Capture d'écran - Pinterest
Choisissez un ou des outils de présentation de l'information
Et si vous préférez présenter l’information en arborescence, vous pouvez utiliser des
outils de mindmap pour présenter votre veille.

L’outil en ligne Pearltrees est 2 en 1 !

PearlTrees logo

C’est à la fois :

1. Un outil de curation pour faire de la veille sur le web.


2. Une interface qui s’apparente à la carte heuristique (avec des branches et
des sous-branches dans lesquelles on peut trier le contenu).
C’est donc idéal !

Grâce à une extension à installer sur votre navigateur, vous pouvez enregistrer
sur Pearltrees ce que vous trouvez sur le web et souhaitez conserver pour votre
veille : des documents, des pages web, des posts sur des réseaux sociaux, des
photos et vidéos, etc.

L’outil Pearltrees permet d’organiser votre contenu en “perles” ; autrement dit, des
collections. Ce qui veut dire qu’à l’instar de Pinterest, vous pouvez alimenter des
veilles sur différents sujets en parallèle ! Vous pouvez tout réorganiser et déplacer à
loisir, c’est très flexible.
Capture d'écran - Pearltrees

Dans sa version gratuite basique, Pearltrees n’offre pas la possibilité de faire une
veille privée.

Elle est automatiquement publique :

1. Les autres peuvent voir le contenu de votre pearltree.


2. Vous pouvez voir celui des autres.
Et vous pouvez partager bien évidemment le fruit de votre travail sur les réseaux
sociaux, et même l’intégrer sur votre site web si vous en avez un.
C’est plutôt logique, considérant l’ADN de l’outil qui est avant tout un réseau social…

Cela dit, dans ses versions plus complètes (à un prix très abordable), on peut avoir
une veille privée et accès à plus d’options.

 Avec un outil comme Pearltrees, vous avez la possibilité d’avoir une vision
globale de votre veille, une vision en arborescence, très pratique.
En bref
 Une veille efficace requiert de réajuster régulièrement le contenu qui nous
parvient en optimisant le nombre de sources d’information qui nous
parviennent.
 Des outils comme Pearltrees ou Pinterest permettent de présenter votre veille
de façon plus visuelle et s’adaptent particulièrement bien aux métiers de
l’image/des interfaces utilisateurs.
Maintenant, si vous souhaitez restituer votre veille à vos collègues par exemple, il
peut être intéressant de retravailler le contenu ou en tout cas de ne garder que
l’essentiel. Et c’est ce qu’on voit dans le prochain chapitre. Lorsque notre magazine
ou journal de veille est complet et pertinent, il est temps de le partager aux autres !

3. Partagez un contenu synthétique avec vos collègues


Appropriez-vous l'information issue de la veille
Comme on l’a vu avec les outils présentés juste avant, vous pouvez éditer votre journal ou
tableau de bord pour affiner l’information que vous avez sourcée sur le web.

Si vous souhaitez personnaliser entièrement le fruit de votre travail, vous allez pouvoir
utiliser un outil dont je ne vous ai pas parlé jusqu’à présent : Wakelet.
Logo Wakelet
Wakelet est un outil de curation gratuit et pas comme les autres !

En plus de vous permettre de capturer tout le contenu qui vous intéresse sur le web
(article de blog, presse, publications sur les réseaux sociaux, vidéos, podcasts…),
vous pouvez entièrement éditer votre journal de veille en ajoutant des images et des
zones de texte !

Capture d'écran - Wakelet

Ce qui vous permet de raconter une histoire autour du sujet sur lequel vous avez
rassemblé de l’information, et de créer un format totalement unique et personnalisé !

Cela a un double avantage :

1. Cela vous permet de prendre entièrement possession de votre travail, de


comprendre ce sur quoi vous avez travaillé en ayant une vision claire.
2. Ce qui vous permet, par extension, de partager votre veille plus facilement :
vous êtes capable d’en parler clairement et de diffuser l’information qui le
mérite à vos collaborateurs.
En effet, lorsque l’on fait de la veille, même si c’est pour servir un intérêt personnel
en vue d’évoluer professionnellement, on ne le fait pas juste pour avoir des
informations.

On le fait aussi pour mettre en pratique ce que l’on a appris et, dans le meilleur des
cas, le transmettre aux autres.
Rédigez une note de veille ou une newsletter interne
C’est la raison pour laquelle dans ce cours sur la veille informationnelle, nous avons
voulu mettre l’accent aussi sur la dimension de partage…
Il peut arriver dans certains cas que vous ayez été mandaté pour faire une veille au
sein de votre entreprise, et que ce travail entre dans le cadre d’une de vos missions.

Dans ce cas, la façon dont vous restituez votre travail de veille est encore plus
important !
À cet effet, vous avez plusieurs possibilités :

1. Vous pouvez utiliser un outil comme Wakelet qui vous permet de créer un
contenu numérique interactif (les articles sont cliquables et l’on peut utiliser
votre journal comme un site web).
2. Si l’on attend de vous un travail plus formel, vous pouvez, à partir des
informations que vous avez collectées et que vous vous êtes appropriées,
rédiger une note de veille. Autrement dit, faire l’analyse, la synthèse (au
format texte ; 1 page) de ce que vous avez appris.
3. Enfin, si ce travail n’est pas destiné seulement à votre manager, mais qu’il a
vocation à être diffusé à vos collaborateurs, vous pouvez rédiger une
newsletter interne.
Partagez les fruits de votre veille grâce à ces outils
Voici une liste d’outils que vous pouvez utiliser pour partager votre travail de veille.

Les outils pour créer une newsletter :

 elink (gratuit dans sa version basique). Cet outil permet de diffuser des liens et
des ressources en ligne sous la forme d’une lettre de diffusion (newsletter) ou
d’une page web, en deux temps trois mouvements. Il suffit de choisir un
modèle parmi ceux disponibles, ils sont tous responsives (adaptés pour le
mobile). Vous pouvez ajouter des pages web, des vidéos, des publications sur
des réseaux sociaux ou encore des documents s’ils sont hébergés sur Google
Docs, Dropbox, Box ou OneDrive. D’un clic, vous pourrez créer un mail dans
Gmail ou encore importer votre contenu dans Mailchimp pour une diffusion
plus large. Elink propose aussi une URL unique si vous préférez partager via
une simple page consultable en ligne ;
 Revue (gratuit jusqu’à 50 destinataires). Considéré comme le meilleur outil
actuel pour créer une newsletter à partir d’une veille. Cet outil permet, grâce à
une extension Chrome, de faire de la curation en aspirant ce qui vous
intéresse sur le web, puis d’accéder grâce à l’archive à tous vos contenus.
Vous pouvez ensuite les insérer dans une newsletter, à l’instar d’autres
sources de contenus comme Twitter, Facebook, Instagram, Medium ou
encore des services comme Pocket. La création de la newsletter repose sur
un système de glisser-déposer, qui génère automatiquement des vignettes
avec une image et un extrait de texte. Vous pouvez ajouter des titres, des
catégories, des images… Et quand vous êtes prêt, il vous suffit de renseigner
les adresses email des destinataires et vous aurez accès à des statistiques
d’audience. Vous pouvez également la partager sur les réseaux sociaux…
Les outils de partage pensés pour les réseaux sociaux :

 Pocket
 Wakelet
Je vous ai déjà présenté ces outils précédemment, mais je tenais à les mentionner
ici car ils se prêtent particulièrement bien à un partage sur les réseaux sociaux.
Les outils de communication en interne
Enfin, il faut les mentionner car très populaires en entreprise : il s’agit des outils de
communication en interne (hors email) :

 Slack (gratuit pour les équipes de petite taille). Outil de messagerie, très utilisé
en entreprise, qui permet de créer des sujets de discussion par thématiques,
appelés des “chaînes”. Idéal pour le travail en équipe, il permet de partager
des informations rapidement sans passer par le classique email, et de réunir
tous les échanges de vos équipes au même endroit. Ergonomie soignée,
système de notification : cet outil est parfait pour notifier vos collègues du
travail de veille que vous effectuez ;
 Trello (gratuit dans sa version basique). Outil de gestion visuelle de tous vos
projets, inspiré de la méthode Kanban*, cet outil de communication et gestion
collaboratives est très populaire également en entreprise. Il permet
d’organiser par “tableaux” les différents sujets sur lesquels vous travaillez seul
ou avec votre équipe. Chaque tableau se compose d’une liste de “cartes”
réorganisables : *vous pouvez y ajouter texte, liens, images, pièces jointes,
etc. ; et glisser ces cartes d’une colonne à l’autre pour suivre la progression
des sujets. Il peut donc se prêter à un usage de partage de veille
collaborative.
Ces outils ne sont pas spécifiquement tournés vers la veille, mais dans leur fonctionnement
et leur usage, ils peuvent permettre de partager de l’information facilement aux
collaborateurs, notamment votre note de veille ou bien votre journal en ligne sur Wakelet,
entre autres.

En bref
 Des outils comme Wakelet vous permettent de personnaliser entièrement
votre journal ou magazine de veille !
 Vous pouvez restituer votre veille à vos collaborateurs via un format agréable
à lire.
 Des outils de communication professionnels se prêtent particulièrement à ce
partage d’information : la newsletter interne ou encore la messagerie Slack.
Vous avez désormais les clés pour effectuer une veille informationnelle efficace, pertinente
en utilisant des outils modernes et pratiques.

Mais faire une veille représente en réalité une première étape dans votre évolution
professionnelle…

Pour rester à jour et devenir un atout sur votre lieu de travail, quoi de mieux que de
mettre en pratique ce que vous avez appris pour être plus créatif et innovant dans
votre métier ? C’est ce que l’on voit dans la suite de ce cours !

CHAPITRE 3

1. Intégrez les meilleures pratiques au quotidien

Pour donner à votre veille un réel impact, vous allez l'intégrer à votre quotidien professionnel.
Quel que soit votre métier, vous avez un trésor à tirer de vos apprentissages sur le web et à
valoriser sur le terrain !
La veille a pour but d’impacter positivement votre quotidien professionnel
La veille informationnelle que vous effectuez ne doit pas rester théorique. Le but
du jeu, c’est de la mettre à profit dans votre quotidien professionnel.

Vous avez beaucoup lu sur les sujets qui vous intéressent, il est temps maintenant
d'appliquer les méthodologies, les outils ou les compétences qui vous tiennent à
cœur.

C'est parce que vous donnerez une dimension tangible, palpable, réelle à vos
recherches et à vos apprentissages que vous serez en mesure d'apprendre de
nouvelles compétences et de progresser plus vite dans votre métier.
Vous l'avez compris, il ne suffit donc pas de lire "passivement" en parcourant le web.
Ce qui vous démarquera des autres, c'est la mise en pratique !

 Si vous vous êtes intéressé(e) à la prise de parole en public ou l’animation de


réunion, vous devez tester sur le terrain ce que vous avez appris lors d’une
réunion avec votre équipe.
 Si vous avez fait une veille sur les nouveaux outils de gestion de projet censés
améliorer la productivité ou le travail en équipe, vous devez implémenter ces
bonnes pratiques dans votre façon de gérer des projets : testez les outils en
conditions réelles pour voir les résultats de façon concrète.
 Si vous avez fait une veille sur un nouveau logiciel de saisie et traitement de
données, vous devez l’essayer, etc.
Mettre en pratique sur le terrain ce que vous avez appris sur le web est la clé pour :

 progresser, acquérir rapidement de nouvelles compétences ;


 vous faire remarquer positivement par votre entourage professionnel.
Cela vous permet de rester à jour, d’être plus créatif, innovant et force de proposition. En
bref, de rester un atout de valeur !

Établissez des priorités pour l'appliquer progressivement à votre métier


N'ayez pas peur d'essayer, même à petite échelle, d’appliquer ce que vous apprenez via
votre veille.

Si vous craignez un "flop", un échec avec une innovation que vous tentez de mettre en
place, choisissez de la faire à petite dose.

1. Testez d'abord le système sur un jour par semaine.


2. Observez comment ça se passe et comment vos collègues réagissent, quel
impact cela a sur votre travail. En fonction, vous pourrez faire
des ajustements.
Quand vous pouvez considérer qu'une innovation a parfaitement été mise en place, c'est-à-
dire :

 testée morceau par morceau ;


 sur le long terme ;
 avec des résultats encourageants ;
 et appréciée du plus grand nombre,
…vous pourrez passer à une autre innovation à mettre en place.

Et ainsi de suite ! Petit à petit, conservez ce qui fonctionne et débarrassez-vous de ce qui n'a
pas donné de résultats probants.

Évoluez au fil des innovations que vous intégrez


Progressivement, vous révolutionnerez votre environnement de travail et
d'apprentissage, tout en développant pour vous-mêmes des compétences clés :

 la capacité à apprendre vite ;


 la créativité ;
 l'adaptation…
C'est un atout précieux que vous allez vouloir conserver dans la durée !

En bref
 Votre veille informationnelle doit vous permettre d’évoluer
professionnellement, en améliorant votre quotidien ou en vous rendant plus
performant.
 Établissez des priorités pour appliquer les bonnes pratiques issues de votre
veille.
Mais… il y a un "mais"… : incidemment, vos collègues et supérieurs vont noter les
changements que vous opérez. En effet, lorsqu'un collaborateur se fait remarquer pour ses
innovations, il n'a pas toujours le succès escompté auprès de collègues qui, malgré eux, se
retrouvent parfois partagés entre sentiment de jalousie, rejet, besoin de comparaison, etc.

Et c'est là que vous allez avoir un rôle important ! Ne la jouez pas solo, mais devenez
moteur en embarquant les autres avec vous ! Comment ? C'est ce que l'on voit dans le
prochain chapitre !

2. Devenez relayeur d'informations


Ne gardez pas pour vous ce que vous apprenez… Partagez, initiez le changement et
l'innovation en incitant vos collaborateurs à faire de même.

Passez d'amateur à expert en diffusant l'information


Vous parvenez à mettre en place des innovations dans votre vie professionnelle au quotidien
? C'est super ! C'est une excellente nouvelle pour votre avenir. Mais cela ne suffit pas…

Maintenant que vous développez des pratiques qui fonctionnent, vous devez vous tourner
vers l'extérieur pour partager ce que vous faites, comment et pourquoi.

C'est important de faire cela, car cela montre non seulement que vous avez acquis
une expérience légitime, mais aussi que vous êtes en mesure de la diffuser aux
autres.
Cela vous fera gagner en crédibilité et vous permettra de renforcer votre réseau. Mais là
encore, pas de panique, allez-y pas à pas.

Créez une routine pour partager vos actions


Avant de passer à vos collègues de travail et/ou relations directes sur votre lieu de
travail, commencez par partager en ligne.
Ét
ape 1 - Partagez avec votre communauté en ligne

Si vous avez suivi la mise en place d'une veille en utilisant un ou plusieurs outils cités
dans ce cours, il vous suffit simplement, dans un premier temps, de repartager à
votre communauté ce qui vous a semblé le plus intéressant : un article sur un journal
en ligne, une émission de radio, une vidéo YouTube…

Vous verrez que progressivement, vous gagnerez en notoriété, d'autant plus si vous
vous êtes créé un blog depuis lequel vous partagez ce que vous apprenez.

En devenant actif, vous ferez augmenter votre légitimité à vous exprimer sur des
sujets tels que l'innovation, la créativité ou encore le changement organisationnel.

Et naturellement, vous allez attirer autour de vous d'autres curateurs (en herbe, ou
experts) qui vont à la fois continuer de nourrir votre fil d'actualité, mais également
diffuser à leur réseau ce que vous partagez.
Lorsque vous en êtes là, c'est facile : vous avez les mots, le ton, la connaissance et
le recul nécessaires pour vous adresser aux autres sur les sujets d'innovation qui les
intéressent ou pourraient leur plaire.

Vous allez donc commencer un travail de partage de bonnes pratiques pour les
disséminer au sein de votre environnement de travail…

Faites-vous identifier comme un relayeur légitime


Ce n'est pas en gardant pour soi les lauriers que l'on tire le meilleur des profits, mais
c'est en les partageant qu'on démultiplie sa force d'impact.

En effet, si vous êtes passionné par l'innovation, c'est que vous avez une motivation
prononcée pour le changement et avez envie de voir votre environnement de travail,
voire votre industrie, aller vers plus de créativité, de flexibilité et de possibilités…

C'est la raison pour laquelle vous avez intérêt à devenir moteur auprès de vos
collègues !
Ét
ape 2 : Partagez directement avec vos collègues !

Plus de communication et d'entraide ne peuvent qu'améliorer votre vie


professionnelle.
La connaissance n'est pas un objet matériel : si vous donnez un ordinateur à
quelqu'un, vous ne possédez plus cet ordinateur, il est entre les mains de quelqu'un
d'autre ; alors que si vous donnez à quelqu'un une information, elle vous appartient
toujours, mais elle appartient aussi à celui ou celle à qui vous l'avez donnée, qui
pourra la partager à son tour.

La connaissance est immatérielle. Elle se partage et se démultiplie entre autant


d'individus qui la possèdent.

Allez-y, n'hésitez pas, vous n'en sortirez que grandi !

En bref
 Partager les résultats de votre veille sera bénéfique pour vous mais
également pour les autres.
 À force de communiquer sur ce que vous apprenez au quotidien, vous serez
identifié comme un influenceur positif au sein de votre environnement de
travail.
Et si vous souhaitez aller plus loin : la dernière étape, c’est la création de contenu ! À
votre tour, vous pouvez aussi créer de l’information à forte valeur ajoutée…

3. Devenez créateur de contenu à forte valeur ajoutée


Participez à la création de contenu
Vous êtes maintenant un pro de la veille !

Et vous l’avez compris, la portée bénéfique d’une veille informationnelle ne réside pas
seulement dans le travail de recherche, mais aussi dans le processus d’appropriation et de
partage.
Les informations que vous avez trouvées sur le web ont été créées, écrites, travaillées par
d’autres personnes.

Maintenant que vous êtes légitime, pourquoi ne pas créer vous-mêmes du contenu à forte
valeur ajoutée ; que ce soit des articles de blog ou des infographies ?

Deux options s’offrent à vous.

Parlez de votre expérience du curateur

Soit vous créez du contenu pour parler de votre expérience de curateur et


d’expérimentateur terrain : c’est-à-dire que vous écrivez sur comment vous avez
appliqué des bonnes pratiques dans votre vie professionnelle, ce qui a marché, ce
qui n’a pas marché, etc.

Exemple : vous êtes chef de projet digital et vous avez fait de la veille puis testé des
outils de gestion de projet collaboratifs. Vous pouvez raconter votre expérience réelle
avec les différents outils testés au sein de votre équipe, comparer les outils entre
eux, expliquer comment ils représentent un avantage ou un inconvénient sur le
terrain et pourquoi, puis conclure sur ce qui a le mieux fonctionné ;

Créez du contenu que les autres pourront utiliser à leur tour

Vous pouvez aussi créer du contenu que les autres pourront utiliser à leur tour dans
le cadre d’une veille : c’est-à-dire que vous faites un travail d’analyse sur ce que
vous avez appris en croisant différentes sources d’informations pertinentes pour
donner une nouvelle perspective sur un sujet donné.

Exemple : vous êtes commercial et vous avez fait de la veille sur le storytelling et la
prise de parole en public. En l’adaptant à votre métier et vos besoins au quotidien
(passer du temps avec des clients, parler souvent au téléphone, mener des rendez-
vous stratégiques), vous avez acquis une expérience et des compétences dont vous
pouvez maintenant parler en tant qu’expert (tout en restant humble, c’est-à-dire que
vous devez garder du recul), et donc créer du contenu pour, par exemple, la prise de
parole spéciale commerciaux, le storytelling quand on est commercial, etc.

Voyons maintenant deux façons de créer du contenu très populaires sur le web :

1. L’une visuelle avec l’infographie.


2. L’autre texte avec l’article de blog.
Créer une infographie grâce à ces outils
Si vous préférez les contenus condensés mais visuels qui ne requièrent que
quelques secondes pour faire passer un message, vous pouvez vous pencher sur
les infographies pour retravailler le fruit de votre veille informationnelle et le transcrire
en quelque chose de visuel…

Littéralement, infographie signifie “le dessin de l’information”.

Il s’agit de dessiner, de donner à voir l’information, de la rendre visuelle.

Cela rentre dans le cadre de ce que l’on appelle la facilitation visuelle, car c’est
facile à appréhender, c’est pédagogique.
Vous avez certainement lu beaucoup de documents au format texte au cours de
votre veille, alors pourquoi ne pas résumer puis traduire visuellement ce que vous
avez appris ?

Ne vous en faites pas, vous n’avez pas besoin d’être graphiste pour créer des
infographies…
Des outils en ligne existent pour cela !

 Piktochart (payant). Facile d’utilisation, cet outil est plutôt populaire en matière
de création d’infographies ;
 Canva (gratuit). J’utilise Canva très souvent pour créer et composer toute
sorte de visuels, dont des infographies. C’est mon préféré. Il suffit de choisir
un modèle et de l’éditer avec vos informations, ou de partir de zéro en
ajoutant des formes et du texte ;

 Snappa (gratuit). Il fonctionne sur le même principe que Canva. Il est moins
connu, mais pas moins bien que Canva ;
 Adioma (payant). Il est plus flexible puisqu’il permet de partir d’une page
blanche et d’avoir accès à de nombreux pictogrammes et types de
graphiques. Vous pouvez complètement personnaliser vos infographies. C’est
bien pour ceux qui ont déjà une idée en tête en termes de design, mais cela
demande plus de temps de création… ;
 Infogram (gratuit), [Link] (gratuit) sont des outils similaires ;
 Biteable (payant) et Animaker (payant) sont des outils particuliers : ils offrent
la possibilité de créer des vidéos infographiques !
J’ai listé beaucoup d’outils pour vous donner le plus de choix possibles. Explorez-les
et choisissez celui qui convient le mieux pour le type d’infographies que vous
souhaitez réaliser.
Rédigez un article de blog
Si vous êtes plutôt dans l’analyse et souhaitez créer du contenu plus approfondi,
vous pouvez écrire un article de blog.
Après, rien ne vous empêche de créer une infographie pour illustrer votre article de
blog, ce n’est même que mieux ! 👍
Plusieurs plateformes sont disponibles gratuitement pour écrire des articles de blog :

 soit vous voulez vous créer votre blog personnel et dans ce cas, vous
privilégierez une plateforme comme WordPress (la plus utilisée au
monde), Tumblr ou Blogger (plus simples à mettre en place) ;
 soit vous passerez par un service qui héberge vos articles parmi ceux des
autres, sans avoir à créer quoi que ce soit, comme l’option article sur
LinkedIn ou Medium (qui, soit dit en passant, bénéficient d’une très bonne
popularité et se prêtent particulièrement bien aux articles qui concernent le
monde du travail, de l’entreprise, de l’innovation) [lien en anglais].
Structurez votre contenu

Pour écrire un article de blog, vous n’avez pas besoin d’écrire un roman. L’usage sur
le web est plutôt tourné vers ce qui est synthétique.

Pour que ce soit facile à lire, on séquence normalement un article de blog en


plusieurs parties en insérant des titres à chaque début de section (en plus grand par
rapport à la police des paragraphes).

Choisissez un bon titre

Il n’est pas rare de trouver des articles de blog qui font une liste ou un TOP 10. Voici
des exemples :
Des exemples de titres d'articles accrocheurs

Ces titres sont accrocheurs et laissent penser que l’on va trouver un contenu
séquencé en plusieurs parties, facile à lire et à parcourir.

Dans le cadre d’une restitution de veille, vous pouvez parfaitement vous lancer dans
ce type de présentation de l’information !

Racontez une histoire

Autre possibilité, vous pouvez appliquer la technique du storytelling pour raconter


une histoire : votre expérience de curateur/testeur. Vous pouvez par exemple parler
de votre travail de recherche, en expliquant comment vous l’avez mis en pratique
dans votre vie professionnelle.

C’est, là aussi, un format très populaire sur le web car les gens sont sensibles à tout
ce qui fait montre d’authenticité et de vulnérabilité.

Raconter votre expérience en toute transparence, avec son lot de difficultés et les
leçons que vous en avez tirées, peut être très bénéfique et source d’apprentissage
pour ceux qui vous liront.

Pour vous aider à structurer votre article selon les principes du storytelling, je vous
invite à consulter les chapitres suivants (dans l’ordre) :

1. Initiez-vous à l’art du storytelling.


2. Structurez votre contenu comme un pro.
N.B. : ces chapitres sont tirés du cours “Prenez la parole en public”, mais peuvent
tout à fait s’adapter à un contenu écrit.

En bref
 Vous pouvez créer du contenu en tenant à jour un blog ou en créant
des infographies à partir des informations que vous avez collectées.
 Ou alors vous pouvez utiliser ces médias pour parler de votre expérience de
veille, et comment la mettre en pratique au quotidien a eu un impact sur votre
vie professionnelle.
Vous avez maintenant toutes les clés en mains pour :

1. Mener une veille informationnelle avec un maximum d’efficacité en utilisant


des outils puissants.
2. La restituer de façon synthétique et pertinente à votre entourage
professionnel.
3. Mettre en pratique ce que vous apprenez pour devenir plus créatif et innovant
au quotidien !
Téléchargez la fiche résumé du cours
Téléchargez la fiche résumé au format PDF.
J’espère que ce cours vous a plu, merci de l’avoir suivi, bon courage pour le dernier
quiz et à bientôt sur OpenClassrooms !

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