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Expose Legislation

Législation domaniale

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République du Tchad Unité-travail-progrès

Présidence de transition
Ecole nationale d’administration
Direction générale
Direction de la formation initiale
Et des stages
Groupe N°1/AG

TAF : Le législateur tchadien de 1967 accorde une


prééminence à l’Etat dans la gestion du foncier. Selon vous
faudrait-il continuer à lui remettre le rôle de gérer le foncier ?

LISTE DES EXPOSANTS :

1. MAHAMAT ABDELKADIR
2. ABDELAZIZ MOUSSA GARBA
3. KISSIM KIDINGUERA GABRIELLA
4. DJIVIRA MOULSOU IREINE
5. ABAKAR MOUSTAPHA MOUSSA
6. NGATANA NGAMAYE
7. OUSMANE HASSANE BREME
8. DJILOUWEHTI MOSTANAN YANNICK
9. LOUAPAMBE TAMIBE SEBASTIEN
10. SOUABE GUIRKI JAPHET
11. ALI BRAHIM ADEF
12. ABAKAR ANIMER MOUSSA
13. MAHAMT ZAKARIA ARAMA
14. DJEKONBE SERAPHIN MBAYO
15. TOLOUM CELESTIN
16. DERGUE ELIE
17. MADJASSOUM SAUVE
18. MASRA ISIDORE
19. MBAI JOSEPH THEOPHILE
20. AHMAT DERIVAL MAHAMAT
INTRODUCTION

Le système foncier tchadien a évolué dans le temps suivant un ordre chronologique dont
nous retenons d’abord, l’époque avant la colonisation, ensuite, sous la colonisation et enfin,
pendant l’indépendance. Au lendemain des indépendances, surtout avec l’adoption des lois
N°23, 24 et 25/PR/1967 du 22 juillet 1967, la domanialité permet à l’État de se comporter en
véritable « maitre de la terre ». C’est ce qui donne une idée claire sur la prééminence de l’État
sur la gestion foncière. En effet, par définition, la gestion foncière est la manière d’organiser la
mise en valeur d’un fonds, en d’autres termes, c’est la façon de conduire, de diriger,
d’administrer les conditions de mise en valeur. Il convient de noter que la gestion foncière est
un enjeu majeur de développement pour de nombreux États au rang desquels le Tchad ne peut
se situer en marge. La thématique se révèle par ailleurs d’un grand intérêt théorique et pratique
en ce sens qu’il permet de cerner l’esprit des différentes lois sur la gestion foncière et la conduite
à tenir par l’État dans la mise en valeur d’un fond. D’ores et déjà, la question que suscite la
présente thématique est celle de savoir si la gestion foncière doit rester un monopole propre à
l’Etat ? Ne pourrait-il pas être utile de réexaminer la législation en vigueur en vue d’une
implication des autres structures dans la gestion foncière ? Afin de mieux cerner l’intérêt de
cette étude, nous nous appesantirons dans un premier temps sur la prééminence de l’État dans
la gestion foncière (I), puis en second lieu sur la nécessité d'une gestion inclusive et participative
(II).
I. LA PREEMINENCE DE L’ETAT DANS LA GESTION DU
FONCIER

Au Tchad, le législateur concède à l’Etat des larges responsabilités en matière de la gestion


foncière, lesquelles responsabilités sont sous-tendues par des fondements (A) d’une part et
révèlent de limites d’autre part (B).

A. LES FONDEMENTS DE LA PREEMINENCE


La gestion du foncier par l'État repose sur plusieurs fondements et raisons qui visent à assurer
une utilisation équitable, durable et efficiente des ressources foncières. Ainsi, L’État est chargé
de veiller à l'intérêt général et à la satisfaction des besoins collectifs de la population en matière
d'accès à la terre, de protection de l'environnement et de développement économique. En tant
que garant de l'intérêt général, l'État intervient dans la gestion foncière pour assurer une
répartition équitable des terres et des ressources naturelles. En plus, la gestion du foncier par
l'État vise également à protéger l'environnement et les ressources naturelles contre les risques
de surexploitation, de dégradation et de pollution. En réglementant l'utilisation des terres et en
imposant des normes environnementales, l'État contribue à préserver la biodiversité, les
écosystèmes et les paysages naturels. Par ailleurs, la promotion du développement économique
et la garantie de la sécurité juridique peuvent être soulevées comme argument permettant la
prééminence de l’Etat dans la gestion du foncier. Bref, la gestion du foncier par l'État repose
sur des fondements liés à la protection de l'intérêt général, à la préservation de l'environnement,
à la promotion du développement économique et à la garantie de la sécurité juridique des droits
fonciers. Ces fondements visent à assurer une gestion équilibrée et durable des ressources
foncières au bénéfice de l'ensemble de la société même s’ils admettent quelques limites.

B. LES LIMITES DE LA PREEMINENCE


La prééminence de l’Etat tchadien dans la gestion du foncier est le résultat d’une longue histoire
coloniale, où les autorités coloniales ont établi des systèmes de propriété foncière qui ont
souvent marginalisé les populations locales au profit des colons. Cependant, cette prééminence
de l’Etat présente des limites qui ont un impact sur la gestion du foncier au Tchad. Tout d’abord,
la concentration du pouvoir entre les mains de l’Etat limite la participation et l’autonomie des
communautés locales dans la gestion de leurs terres. Les décisions concernant l’attribution des
terres sont souvent prises au niveau central, sans prendre en compte les besoins et les intérêts
des communautés locales. Cela crée un sentiment de marginalisation et de frustration parmi les
populations rurales et autochtones, qui ont souvent des connaissances traditionnelles
approfondies sur la gestion des terres. De plus, la corruption et les abus de pouvoir au sein de
l’administration publique tchadienne ont également un impact sur la gestion du foncier. Les
pratiques de corruption peuvent influencer les décisions relatives à l’attribution des terres,
favorisant ainsi certains individus ou groupes d’intérêts au détriment d’autres. Cela crée des
inégalités dans l’accès à la terre et peut conduire à des conflits entre différentes parties
prenantes. Par ailleurs, les pressions démographiques et l’urbanisation rapide au Tchad ont
entraîné une demande accrue de terres. Cela rend la gestion du foncier plus complexe, car il
devient de plus en plus difficile de répondre aux besoins de logement, d’agriculture et
d’infrastructures tout en préservant les droits des communautés locales. Les conflits fonciers
sont devenus fréquents, car différentes parties cherchent à revendiquer les mêmes terres. Pour
surmonter ces limites, il est nécessaire de promouvoir une gestion du foncier plus inclusive et
participative. Cela implique de renforcer le rôle des communautés locales dans la prise de
décisions concernant leurs terres, de lutter contre la corruption et les abus de pouvoir, et de
mettre en place des mécanismes de résolution des conflits fonciers efficaces.

II. LA GESTION INCLUSIVE ET PARTICIPATIVE DU FONCIER

Il s’avère nécessaire de prendre en compte pour ce qui est de la gestion foncière la


participation des autorités traditionnelles et coutumières d’une part (A) et l’implication des
collectivités locales d’autre part (B).

A. LA PARTICIPATION DES AUTORITÉS TRADITIONNELLES ET


COUTUMIERES
Les autorités traditionnelles et coutumières jouent un rôle très important dans la gestion foncière au
Tchad. Elles sont impliquées dans la prise de décision concernant la location des terres, l’utilisation des
ressources naturelles et la résolution des conflits fonciers. Dans des nombreuses communautés
tchadiennes, les autorités traditionnelles, telles que les chefs de village, le chef de tribu et les chefs
religieux sont considérés comme des gardiens des terres communautaires. Elles sont souvent consultées
lorsqu’il s’agit de déterminer l’utilisation des terres pour l’agriculture, l’élevage ou d’autres activités
économiques. Les autorités traditionnelles ont également un rôle important dans la gestion des
ressources naturelles, telles que les forêts et les ressources hydrographiques. Elles peuvent définir les
règles et les réglementations relatives à l’exploitation des ressources en ce qui concerne les droits
d’accès et l’utilisation durable des terres. En ce qui concerne la résolution des conflits fonciers, les
autorités traditionnelles et coutumières jouent souvent un rôle de médiation, leurs connaissances
approfondies des coutumes et des traditions locales leur permettent la résolution des différends entre les
communautés, les individus ou les groupes d’utilisateurs des terres.

B. L’IMPLICATION DES COLLECTIVITES LOCALES


Les collectivities locales jouent un rôle important dans la gestion du foncier au Tchad. En effet,
elles sont responsables de l'attribution et de la gestion des terres situées sur leur territoire. Elles
sont également chargées de veiller à la bonne utilisation des terres, en prévenant les conflits et
en s'assurant que les activités agricoles et pastorales respectent les règles de préservation de
l'environnement. Par ailleurs, Les collectivités locales ont également un rôle d'arbitrage dans
les litiges fonciers. Elles doivent résoudre les conflits entre les différentes parties prenantes et
faciliter les négociations pour trouver des solutions équitables. Enfin, les collectivités locales
sont impliquées dans l'aménagement du territoire. Elles peuvent élaborer des plans d'urbanisme
et de développement qui intègrent la gestion durable du foncier et permettent de concilier les
besoins des habitants et les impératifs environnementaux. L'implication des collectivités locales
dans la gestion foncière au Tchad est cruciale pour assurer une gestion efficace et équitable des
terres. Les autorités locales jouent un rôle essentiel dans l'attribution, la régulation et la
protection des terres, en tenant compte des besoins et des intérêts des communautés locales.
Cela favorise le développement durable et la gestion responsable des ressources naturelles.

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