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Final Correcte Diallo

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Dédicaces

Par David BOUYOU TCHIVONGO :

Notre travail est dédié à mon père Mr. MATOUMPA POLLO Prospère Guy
Hector et sa sœur Nalendé OPA et j’en suis infiniment reconnaissant pour tout
l’amour reçu.

Par Ahmadou Oury DIALLO :

Notre travail est dédié à mon père, ma mère et ma petite sœur respectivement
nommés : Mr Mamadou Cellou DIALLO, Mme Hadiatou DIALLO, Mlle
Assiatou DIALLO pour leur sens du sacrifice et l’amour inconditionnel que j’ai
à leur égard.
Remerciements

Les remerciements sont exprimés à toutes les personnes qui, de par leurs pensées, leurs actes
ou conseils, ont contribué à la réalisation de ce projet. En particulier, la gratitude est
exprimée :

Tout d’abord à Dieu, pour le meilleur cadeau divin qu’il nous donne qui est la vie ;
Ensuite, à notre directeur de mémoire le Dr. Mouhamed Lamine Chérif AIDARA pour
sa présence sans oublier son œil critique, la connaissance et toutes les valeurs qu’il a
inculqué dans nos vies en nous apprenant le savoir-être et le savoir-faire ;
Ce travail a été mené au sein du département de génie civil de l’Institut Polytechnique
Panafricain, nous tenons à remercier le corps professoral pour la qualité de
l’enseignement dispensé et au personnel administratif ;
Aux familles DIALLO, BALDE, BARRY, MATOUMPA POLLO, OPA pour leurs
soutiens et disponibilités ;
Pour finir, à tous les étudiants de l’Institut Polytechnique Panafricain pour crédo de
panafricanisme en mettant en valeur le brassage de nos différentes cultures pour un
continent unifié.

A tous nos amis, nous tenons à exprimer nos sincères remerciements !


Liste des symboles

A : longueur semelle

A : longueur poteau

av : coefficient de compressibilité

B : largeur semelle

B’ : largeur effective

B0 : largeur de référence

b : largeur poteau

Cu : cohésion non drainée (essai consolidé drainé)

Cuu : cohésion non drainée (essai non consolidé non drainée)

Cu : coefficient d’uniformité

Cc : coefficient de courbure

Cc : coefficient de compression

Ce : coefficient d’efficacité

Cr : coefficient de recompressions

C’ : cohésion effective

Cv : coefficient de consolidation

D : profondeur d’encastrement

D : diamètre d’un pieu

d60 : ouverture de tamis pour lequel passe 60% des grains

d10 : ouverture de tamis pour lequel passe 10 % des grains

De : profondeur équivalente

EM : module pressiométrique

e : indices des vides

e : excentricité
Fs : facteur de sécurité

G : densité absolue

H : hauteur des fondations

H : hauteur de drainage

iq, ic, iγ : coefficient d’inclinaison de charge

Il : indice de liquidité

Ip : indice de plasticité

Kg : coefficient de capacité portante

K : coefficient de perméabilité

K0 : coefficient de butée

N : effort normal

Nγ, Nq, Nc : facteur de portance

Nu : charge à état limite ultime

Nser : charge à l’état limite de service

P : charge

Pa : poussée des terres

Pg : pression de gonflement

Pl : pression limite

P0 : contrainte horizontale mesurée au niveau de la fondation

Ple* : pression limite nette équivalente

Q : charge

Qu : charge limite

Qgu : charge limite d’un groupe de pieux

Qp : poids volumique des terres au-dessus du niveau des fondations

Qc : action de la cohésion sur la fondation en termes de charge

Qγ : action des terres sous la fondation en termes de charge


qu : contrainte de rupture à l’état limite ultime

qser : contrainte de rupture à l’état limite de service

qγ : contrainte due à la résistance du sol sous la fondation

qp : contrainte due au poids des terres

qc : contrainte de cohésion

Roc : rapport de sur consolidation

S : section

Sc : tassement

Sc : tassement de consolidation

Sf : tassement final

Sd : tassement dévia torique

Sγ,Sq,Sc : coefficient de forme

t : temps de consolidation

Tv : facteur temps

T : effort de cisaillement

u : pression interstitielle

VBs : valeur au bleu de méthylène

W : teneur en eau

W : charge

Ww : poids de l’eau

Ws : poids des grains

Wl : limite de liquidité

WP : limite de plasticité

α : coefficient rhéologique

Δe : variation de l’indice des vides

Δu : surpression interstitielle
Δ𝛔 : incrément de contrainte

Δhi : tassement immédiat

Δh : tassement

Δhc : consolidation primaire

φ : angle de frottement

φ’ : angle de frottement effectif

φu : angle de frottement ( essai consolidé drainé )

φuu : angle de frottement ( essai non consolidé non drainée )

γ : poids volumique des terres

γh : poids volumique apparent

γs : poids volumique des grains

γd : poids volumique sec

γ’ : poids volumique déjaugé

γsat : poids volumique saturé

γw : poids volumique de l’eau

𝜆d,𝜆c : coefficient de forme

τ : contrainte de cisaillement

𝛔’ : contrainte effective

𝛔’c et 𝛔’p : contrainte de pré consolidation

𝛔’vo : contrainte due au poids terres

𝛔v : contrainte verticale
Liste des abréviations
AIBD : Aéroport international blaise Diagne

BRT : Bus rapide transit

CMC : Colonne à module contrôlée

CPT : Pénétromètre à pointe électrique

CPTM : Pénétromètre à pointe mécanique

CBI : Colonne ballastée injectée

DTU : Documents techniques unifiés

ERTMS2 : European rail trafic management system

FCFA : Francs CFA

ISO : International organization for standardization

KPa : Kilopascal

KN : Kilonewton

LOG : Logarithme

MPa : Mégapascal

NF : Norme française

PIB : Produit interne brut

PTB : Petit train urbain

SMT : Sénégalaise de manutention et de transport

SMR : Société de maintenance et réparation

SC : sondage carotté

USCS : Unificated system classification soil

TA : Terrain actuel

VCC : Vibro concrete column

ZIG : Zone d’influence géotechnique


Table des matières
Dédicaces........................................................................................................................................................2
Remerciements................................................................................................................................................3
Liste des symboles..........................................................................................................................................4
Liste des abréviations......................................................................................................................................8
Résumé..........................................................................................................................................................12
Abstract.........................................................................................................................................................13
Introduction générale....................................................................................................................................15
Chapitre 1 : Généralités des fondations.........................................................................................................17
1. Introduction......................................................................................................................................17
2. Fondations superficielles..................................................................................................................18
2.1. Les semelles ponctuelles..........................................................................................................18
2.2. Les semelles filantes.................................................................................................................19
2.3. Semelle excentrée.....................................................................................................................19
2.4. Radier général..........................................................................................................................20
3. Amélioration des sols de fondation..................................................................................................22
3.1. Cas des sols cohérents..............................................................................................................23
3.2. Cas des sols pulvérulents..........................................................................................................27
4. Fondations Profondes.......................................................................................................................32
4.1. Définition.................................................................................................................................32
4.2. Les pieux..................................................................................................................................32
4.3. Micropieux...............................................................................................................................39
4.4. Puits..........................................................................................................................................40
5. Conclusion........................................................................................................................................42
Chapitre 2 : Identification et méthode de dimensionnement des fondations.................................................43
1. Introduction......................................................................................................................................43
2. Essais géotechniques en laboratoire.................................................................................................44
2.1. Cisaillements rectilignes directs [NF P 94-071-1]....................................................................44
2.2. L’essai œdométrique................................................................................................................45
2.3. L’essai de compression simple.................................................................................................46
3. Les essais géotechniques in situ........................................................................................................47
3.1. Essai pressiométrique...............................................................................................................47
3.2. Essai de pénétration statique....................................................................................................48
3.3. Pénétromètre dynamique..........................................................................................................48
3.4. Essai de pénétration au carottier...............................................................................................49
4. Classification des sols de fondation..................................................................................................49
4.1. Classification USCS.................................................................................................................49
4.2. Classification triangulaire.........................................................................................................50
5. Calcul de la capacité portante des fondations superficielles.............................................................51
5.1. Mécanisme de rupture d’une fondation superficielle...............................................................52
5.2. Méthode c et φ..........................................................................................................................53
5.3. Méthode pressiométrique.........................................................................................................58
5.4. Calcul du tassement..................................................................................................................60
6. Conclusion........................................................................................................................................65
Chapitre 3 : Présentation, investigation et contexte du projet.......................................................................67
1. Introduction......................................................................................................................................67
2. Présentation du projet TER (Train express régional)........................................................................67
3. Objectif.............................................................................................................................................67
4. Les impacts du projet........................................................................................................................68
4.1. Impacts positifs........................................................................................................................68
4.2. Impacts négatifs........................................................................................................................69
5. Etude du site et investigation géotechnique du site..........................................................................70
5.1. Sondage pressiométrique..........................................................................................................71
5.2. Sondage carotté........................................................................................................................73
5.3. Teneurs en eau [NF P 94-050]..................................................................................................74
5.4. Analyses granulométriques [NF P 94-056]..............................................................................74
5.5. Poids spécifiques [NF P 94-053]..............................................................................................75
5.6. Densités apparentes et absolues [NF P 94-053, 94-064]..........................................................76
5.7. Analyse géologique..................................................................................................................76
5.8. Risques naturels et anthropiques..............................................................................................77
5.9. Données sismiques et Hydrogéologie.......................................................................................77
6. Conclusion........................................................................................................................................77
Chapitre 4 : Dimensionnement de la fondation de la gare de Rufisque........................................................78
1. Introduction......................................................................................................................................78
2. Prédimensionnement de la semelle...................................................................................................78
3. Calcul de la capacité portante du sol et le dimensionnement de la semelle......................................78
3.1. Calcul de la pression limite nette équivalente..........................................................................79
3.2. Calcul de la profondeur équivalente.........................................................................................81
3.3. Calcul de la capacité portante...................................................................................................81
3.4. Vérification du critère de résistance :.......................................................................................81
3.5. Redimensionnement de la semelle...........................................................................................82
4. Calcul du tassement..........................................................................................................................83
5. Modélisation sur Géo5......................................................................................................................84
5.1. Calcul de la capacité portante avec la méthode c et φ..............................................................84
5.2. Calcul du tassement..................................................................................................................92
6. Conclusion........................................................................................................................................95
Conclusion générale......................................................................................................................................98
Bibliographie.................................................................................................................................................99
Webographie...............................................................................................................................................101
Liste des normes......................................................................................................................................... 102
Liste des inéquations...................................................................................................................................107
Liste des équations......................................................................................................................................108
Liste des tableaux........................................................................................................................................110
Récapitulatif du mémoire............................................................................................................................111
Annexes...................................................................................................................................................... 112
Résumé
La réhabilitation de l’ancienne gare ferroviaire de Rufisque se concrétise par la construction
d’une structure résistante reposant sur des fondations. Les fondations assurent donc le bon
fonctionnement de l’écosystème structurel tout en remplissant les exigences fixées par la
méthode des états limites. En fonction du type d’ouvrage et de la nature du sol, on adopte un
système de fondation approprié en termes de couts et de réalisations. L’effondrement des
structures dans le temps et la forte urbanisation ont vu naitre la mécanique des sols et son
ascension qui nous ont permis d’identifier, de dimensionner une fondation sur n’importe quel
type de sol. Les résultats des différentes investigations réalisées sur le site nous ont permis de
savoir que les couches de sol sont composées d’argile noire, de sable peu argileux et de marne
calcaire. Sur ses carottes, différents essais d’identifications, de natures ainsi que mécaniques
ont été réalisés selon les normes AFNOR. Les résultats de ses essais nous ont permis
d’adopter des fondations superficielles sur semelles isolées. La ville de Dakar étant de nos
jours une métropole phare de l’Afrique de l’ouest se voit étouffer à cause de l’exode rural et la
centralisation de tous les secteurs d’activités. Pour pallier à ce problème le projet du TRAIN
EXPRESS REGIONAL a été lancé en 2015 pour être opérationnel en 2019 afin de fluidifier
le transport des populations et des biens. Notre travail se voit donc d’analyser, d’étudier et de
dimensionner les fondations d’une des gares intermédiaires du projet dont celle de Rufisque.
Abstract

The rehabilitation of the former railway station Rufisque is reflected in the construction of a
resistant structure based on foundations. The foundations therefore ensure the proper
functioning of the structural ecosystem while meeting the requirements set by the limit state
method. Depending on the type of structure and the nature of the soil, an appropriate
foundation system is adopted in terms of costs and achievements. The collapse of the
structures over time and the strong urbanization saw the birth of the soil mechanics and its
ascent which enabled us to identify, to size a foundation on any type of soil. The results of the
various investigations carried out on the site have allowed us to know that the soil layers are
composed of brown clay, little clay sand and calcareous marl. On its carrots, various
identification tests, natures as well as mechanical tests were carried out according to the
AFNOR standards. The results of his tests allowed us to adopt superficial foundations on
insulated soles. The city of Dakar being nowadays a flagship metropolis of West Africa is
stifled because of the rural exodus and the centralization of all sectors of activities. To
overcome this problem, the TRAIN EXPRESS REGIONAL project was launched in 2016 to
be operational in 2019 in order to streamline the transport of people and goods. Our work is
therefore to analyze, study and size the foundations of one of the intermediate stations of the
project including that of Rufisque.
Introduction générale
Introduction générale

Le système de transport collectif actuel dans Dakar est constitué de bus, de « Cars Rapides »,
de taxis et du Petit Train de Banlieue (PTB). Ce système ne permettra pas de répondre de
manière satisfaisante aux besoins des déplacements estimé à 124.000 passagers en heure de
pointe du matin à Dakar. La gare de Rufisque est l’une des gares choisies dans le projet
TRAIN EXPRESS REGIONAL DE DAKAR (TER) afin de désenclaver le flux urbain
(Rapport train express régional de Dakar : TER - 2015) Ce projet favorisera la compatibilité
avec les perspectives de développement durable du réseau ferré à l’échelle nationale et
régionale. Les voies nouvelles autoriseront une charge à l’essieu suffisante pour accueillir des
trains de fret futur. A la fin de la réalisation de ce projet, 67 ouvrages d’art (passerelles, ponts,
ouvrages hydrauliques) s’intégreront à l’émancipation des infrastructures sénégalaises pour un
meilleur développement urbain et économique (Fiche de projet TER 2015). Ce présent
mémoire est composé de deux parties structurées en quatre chapitres. La première partie traite
l’étude bibliographique qui explique les généralités sur les fondations et les méthodes
d’indentification jusqu’à l’expression des différentes formules de la capacité portante d’un sol de
fondation. La deuxième partie concerne l’étude expérimental qui présente le site et son contexte
ainsi que le dimensionnement des fondations. Les fondations représentent la partie ancrée d’une
structure sur une couche de sol résistante. Au Sénégal les fondations superficielles sont les plus
utilisées à l’occurrence les semelles isolées lorsque l’emprise de la construction n’est pas sujet de
remontée de nappe phréatique ou d’infiltrations d’ions chlorures. Pour comprendre les lois qui
naissent entre l’interaction du sol support et les fondations, on effectue des sondages qui nous
permettent de recourir à la géologie, la géodynamique et la géotechnique afin de décrire les
matériaux depuis leur comportement minéralogique jusqu’à la définition de leurs critères de
résistances. C’est dans cette optique qu’est née deux campagnes d’investigations, ceux réalisées
au terrain et au laboratoire. Ces deux analyses nous permettront grâce à des approches
empiriques développées par certains chercheurs comme Terzaghi, Boussineq, Caquot à estimer
l’évolution du comportement d’un sol et sa capacité à résister à tout état de contrainte de deux
manières : méthodes basées sur les essais in situ et au laboratoire. C’est avec tous ses critères que
notre modeste travail se résume à estimer la capacité portante des fondations de la gare de
Rufisque en vue d’un dimensionnement rationnel.
Première partie
Chapitre 1 : Généralités des fondations

1. Introduction

L’aménagement du territoire se concrétise par la construction de structures résistantes qui


reposent sur des fondations. Les fondations jouent le rôle d’assise et d’interface entre le sol et
la structure en répartissant les contraintes de manière uniforme sans qu’il y ait rupture ni
tassements inadmissibles. Il s’en suit qu’elles doivent ancrer la superstructure pour qu’elle
résiste au glissement, au renversement et au soulèvement dus au vent, au mouvement soudain
du sol résultant d’un tremblement de terre et la poussée que les sols et les eaux souterraines
environnantes exercent sur elles. Les principales charges sur les fondations sont les charges
permanentes (poids propre, poussée), les surcharges variables (charges d’exploitation, charges
climatiques) et les charges accidentelles (séisme, explosion, cyclone, chocs de bateaux, chutes
d’avion). Ainsi en fonction du type d’ouvrage, de la nature du sol et du milieu environnant on
distingue :

Les fondations superficielles si le rapport profondeur d’encastrement/ largeur de base


inférieur à 6 (D/B<6) ; (DTU 13-11 ou NF P 11-211/CCT, 1988)
Les fondations profondes si le rapport profondeur d’encastrement/largeur de base≥10
(D/B≥10) ; (DTU 13-2 ou NF P 11-212-1, 1992)
Les fondations semi profondes si le rapport profondeur d’encastrement/largeur de base est
compris entre 6 et 10 (6≤D/B≤10). Dans ce chapitre nous parlerons des fondations
superficielles, des différentes méthodes d’amélioration du sol et des fondations profondes.

Figure 1. 1 - classification du type de fondation par le rapport H/B


(DTU 13-11 ou NF P 11-211/CCT, 1988)
2. Fondations superficielles

Elles sont envisagées lorsqu’il existe une couche de sol capable de supporter l’ouvrage à une
profondeur d’encastrement relativement faible. Ces types de fondation sont utilisés pour des
constructions légères et sont constitués par des semelles, ayant une plus grande largeur que
l’élément lui transmettant les charges de manière à ce que le taux de compression du sol ne
dépasse pas sa valeur admissible. (Filliat, 1999). Comme fondations superficielles on
distingue :

2.1. Les semelles ponctuelles

Ce sont des ouvrages de fondation en béton armé ou non placés sous les poteaux afin de
transmettre les charges appliquées au sol de manière stable et uniforme. Elles sont réalisées
dans des fouilles en puits de petite section mais de grande profondeur et sont souvent de
forme rectangulaire, carrée et circulaire. Les armatures des semelles rigides comportent deux
nappes orthogonales de section sensiblement égales qui reprennent les efforts de traction dans
les deux directions. Cependant les semelles de type flexible nécessitent des aciers
complémentaires afin de compenser les efforts tranchants. Plus légères elles présentent un
intérêt lorsque le sol est de qualité médiocre (Léonard, 1992). Si la hauteur de la semelle est
supérieure à 40cm ou qu’elle est très large il est préférable d’envisager un glacis, cela permet
d’économiser une section de béton non négligeable.

Figure 1. 2 - semelle ponctuelle sans glacis « la technique du


bâtiment existant » 2012
2.2. Les semelles filantes

Elles sont situées sous tous les murs porteurs et réalisées dans des fouilles en rigoles de petite
section mais de longueur importante. Elles peuvent être renforcées par des armatures si les
charges qu’elle reçoit sont importantes. Si les charges sont faibles, elle peut être en béton
cyclopéen. Dans certains cas où plusieurs poteaux alignés, il est préférable d’utiliser une
semelle continue ou filante utilisée comme appui pour éviter le tassement différentiel. Elles
permettent également de distribuer dans le sol les charges transmises par les murs porteurs et
périphériques de fondation. La semelle fonctionne comme une console renversée, créant des
lignes de rupture partant à 30° depuis la base du mur. Les armatures transversales qui
reprennent les efforts de traction sont déterminées par la méthode des bielles. Elle part du
principe que les charges aux semelles par les éléments verticaux de structure sont transmises
au sol par des bielles obliques. L’inclinaison de ses bielles permet de définir les efforts de
traction au niveau de l’assise de la semelle et de calculer les armatures correspondantes.
Suivant sa hauteur, la semelle est considérée comme flexible ou rigide. Si la condition H˃ (B-
b) /2 est remplie la semelle est considérée comme rigide, l’effort tranchant n’apporte pas de
contraintes excessives dans le béton. Si cette condition n’est pas remplie la semelle est
considérée comme flexible il est alors judicieux de prévoir des armatures résistantes à l’effort

tranchant (Hubert et Philiponnat, 1998).

Figure 1. 3 - semelle filante

2.3. Semelle excentrée


Une semelle est dite excentrée lorsque la résultante des efforts verticaux ne coïncide pas ou ne
passe pas par son centre de gravité. En supposant le sol dans sa phase pseudo élastique, il
s’ensuit que la répartition des contraintes sur le terrain n’est pas uniforme. De plus seule la
portion de semelle qui se trouve directement sous l’élément porteur intervient dans le report
des charges. J. Putati « technologie de la construction des bâtiments, fondations et
soutènements » Editions Eyrolles (Paris)

2.4. Radier général

C’est une dalle recouvrant toute l’emprise au sol d’un bâtiment qui transmet uniformément
l’ensemble du chargement au sol, ils permettent aussi de réduire le tassement différentiel au
minimum. Il est envisagé lorsque : La contrainte admissible du sol est si faible que la surface
nécessaire de fondation atteint la moitié de la surface de l’ouvrage. La couche d’assise étant
hétérogène on adopte alors un radier pour neutraliser ces points particuliers et éviter
d’éventuels tassements différentiels. Le dernier niveau du sous-sol se situe en dessous des
plus hautes eaux de la nappe phréatique, le recours au radier est obligatoire, car c’est le
support continu pour assurer la mise en place de l’étanchéité par produits noirs (bitume) ou
écran plastique souple. G. PHILIPONNAT et B. HUBERT Eyrolles, Paris, 1998 « les
Fondations et ouvrages en terre » On distingue cependant plusieurs types de radiers en
fonction des critères de résistance souhaité :

Figure 1. 5 - radier
2.4.1. Radier nervuré

Il est Composé d’une table de 10 à 20 cm, des nervures et des poutres qui seront liées à la
dalle pour mieux résister à la réaction du sol, les dimensions et le ferraillage sont déterminés
en fonction des charges à reprendre, de l’espacement des nervures et des poutres. DTU 13.11
(NF P 11-211), 1988

Figure 1 - 6: radier nervuré

2.4.2. Radier champignon :

Dans le cas d’une construction à ossature (dans le cas des bâtiments) on peut traiter le radier
selon le principe des planchers champignons. Il ne comporte pas de nervure, ce qui permet
d’avoir une surface plate et dégagée pour de grande portée. Les charges sont transmises par
des poteaux à la dalle épaisse (ep≥50 cm) par l’intermédiaire de chapiteaux. La portée Ly ne
doit pas dépasser deux fois la petite portée. Le calcul en plancher renverser n'est valable que
sous réserve de vérifier sensiblement l'équilibre entre la descente des charges apportées par la
superstructure et les réactions du sol sous chaque poteau. Deux cas se présentent : d’une part
les réactions du sol sont centrées sous chaque poteau et d’autre part les réactions du sol ne
peuvent être centrées sous chaque poteau. DTU 13.11 (NF P 11-211), 1992

Figure 1. 7 - radier champignon


2.4.3. Radier vouté

Les voutes permettent d’augmenter les portées sans augmenter sensiblement l’épaisseur du
radier. L’axe des voutes est perpendiculaire à la grande dimension du radier. L’épaisseur d’un
radier vouté est mince (12≤ep≤20) car il travaille essentiellement à la compression. Des
tirants en barre d’acier ou en béton armé sont placés tous les 4 m perpendiculairement à l’axe
des voutes (L. logeais (pathologie des fondations Edition le Moniteur)

Figure 1. 8 - radier vouté

3. Amélioration des sols de fondation

L’assise est un point clé de la stabilité et de la longévité d’une construction. Le sinistre le plus
ancien concerne la tour de pise, dont l’inclinaison est due au tassement différentiel des
fondations en raison d’une surépaisseur de matériau plus compressible au droit de l’une des
façades. En se basant sur la fiche technique de la tour de pise : construite entre 1173 et 1350,
soit 177 années, la tour a commencé à pencher vers 1274, lors de la construction du troisième
étage. À la fin de la construction, son inclinaison est de 1.47°, soit 1.40 m de décalage entre le
sommet et le pied : en 1817, le sommet de la tour de pise est décalé de 3.8 m, soit une
inclinaison de 4°; en 1993, l’inclinaison est de 5.63°; soit un décalage de 5.4 m. A travers
cette histoire nous nous rendons compte de la place importante qu’occupe le sol et toutes les
techniques existantes pour l’améliorer. En tant que Génie civil notre rôle est d’étudier toutes
les solutions optimales avant d’envisager des fondations profondes qui couteraient plus chères
à la place d’une amélioration du sol en place. On améliore le sol pour avoir les résultats
suivants : Augmenter la capacité portante du sol, Réduire les tassements ; Augmenter la
vitesse (rate) de consolidation ; Réduire les risques spécifiques (fluage, liquéfaction) ;
Augmenter la résistance au cisaillement du sol. Le diagramme ci-dessous énumère en fonction
du type de sol la résistance qu’on peut atteindre après amélioration : (DHOUIB 2004)

Figure 1. 9 - Domaine d’utilisation des techniques d’amélioration en fonction du sol

3.1. Cas des sols cohérents

3.1.1. Substitution partielle

La substitution contrairement à la purge est une action prévue et dimensionnée, qui consiste
enlever une partie du substratum pour le remplacer avec un matériau de bonne qualité. Le
dimensionnement est réalisé lors d’études géotechniques pour avoir la résistance escomptée.
La technique d’excavation mise en place doit être économiquement et techniquement
réalisable.

3.1.2. Drains verticaux avec pré-chargement (vertical drains & preloading)

Les drains verticaux sont utilisés pour l’amélioration des sols saturés en eau (terrains silteux,
ou argileux). La technique consiste à foncer verticalement dans le terrain, suivant un maillage
déterminé, un drain préfabriqué (par exemple Desol développée par Sol étanche Bachy). Au
moment de sa mise en œuvre le drain véhicule l’eau du terrain jusqu’à la surface. La
surcharge est apportée soit par un remblai de pré-chargement, soit par d’autres méthodes.
Elles permettent d’augmenter la vitesse de drainage et donc de consolidation.
Figure 1. 10 - Drain + remblai de pré-chargement

3.1.3. Remblai (embankment)

Cette méthode est utilisée sur des terrains dont le tassement va se prolonger durant plusieurs
années. On applique généralement ces méthodes sur des mauvais terrains de composition
principalement argileuse. Le principe consiste à surcharger le terrain pour qu’il tasse
naturellement, augmenter la résistance au cisaillement et donc la capacité portante. Le
principe de chargement des sols s’opère selon les mêmes principes dans le cas des sols fins ou
grenus. Le mode de réalisation est le même, mais la perméabilité élevée des sols grenus
permet d’obtenir l’amélioration souhaitée dans les délais beaucoup plus brefs que les sols fins
et surtout argileux.

3.1.4. Application de la pression atmosphérique

C’est une variante du pré-chargement par remblai. Cette méthode est de type isotrope. Elle
permet une amélioration des caractéristiques du sol, la rupture et le fluage sont impossibles.
Le terrain est recouvert d’une membrane étanche sous laquelle on fait le vide : le sol est ainsi
chargé par la pression atmosphérique. Ce système est toujours couplé à un réseau de drainage
horizontal parfois vertical. (solé[Link], 2018)

Figure 1. 11 - Drain + chargement à vide


3.1.5. Les inclusions rigides verticales

La charge appliquée en surface est transmise à un substratum rigide par l’intermédiaire de la


combinaison d’un réseau d’inclusion rigides et d’un matelas de transfert de charge. Les
inclusions rigides sont mises sont mises en place à travers l’horizon compressible et
permettent de transférer les charges vers le substratum par le développement d’un effort de
pointe et de frottements le long e l’inclinaison. Des dallettes peuvent être mise en place au
niveau des têtes d’inclusion afin d’augmenter la surface de reprise de charges. Le matelas de
transfert de charge est disposé entre le sol compressible renforcé par les inclusions et
l’ouvrage en surface. Sa fonction est de réduire et d’homogénéiser les tassements sous
l’ouvrage en assurant le transfert des charges vers les têtes d’inclusions. Le matelas de sable
est constitué de matériau granulaire. La présence de ce matelas différencie cette technique de
celle des pieux car les inclusions sont désolidarisées de l’ouvrage en surface. Elles sont
composées de : Mélange d’un liant avec le sol (Jet grouting, soil mixing, lime columns, lime-
cement columns), Inclusion béton (VCC®= CBI®, CMC) : Permettent de transférer les
charges de la surface vers une couche plus compétente (solé[Link], 2018)

Figure 1. 12 - Inclusion rigide

Figure 1. 13 - Atelier d'inclusion rigide Figure 1. 14 - Processus d'inclusion rigide


3.1.6. Les colonnes ballastées

La colonne ballastée fait partie de la famille des renforcements de sol. Sa mise en place dans
le sol conduit à une augmentation globale des caractéristiques mécaniques du sol en place.
C’est une inclusion composée seulement de graviers ou injectées de béton. (Plateforme et
Amélioration des sols de fondations SOLETANCHEBACHY) Ainsi le diamètre (0,5 à 1,2 m)
de la colonne ballastée est fonction de la compétence des couches traversées.

3.2. Cas des sols pulvérulents

Les sols pulvérulents : sable, gravier, cailloux, blocs sont constitués essentiellement de la
silice (quartz), du calcaire et d’autres roches inertes. Les effets capillaires dus à l’eau sont
négligeables ; Les grains se comportent comme les granulats inertes du béton. Les deux
techniques améliorations (inclusion rigides et colonnes ballastées) sont également valables

Figure 1. 15 - Processus de mise en place d'une colonne ballastée


pour ce type de sol. A cela s’ajoute :

Figure 1. 16 - Variation du diamètre en fonction de la compétence de la couche

3.2.1. La congélation du sol

Cette opération consiste à transformer l’eau du sol en glace, le rendant solide et imperméable.
Applicable aux terrains aquifères (saturation non nécessaire), teneur en eau supérieureà10%.
La vitesse de circulation de l’eau doit être < 10 m/s, sinon congélation impossible (apporte de
la chaleur par circulation). La résistance par cette méthode s’explique du fait qu’une fois le
zéro absolu atteint le sol congelé devient très dur et ne peut plus céder de chaleur, ainsi
s’explique la pérennité de cette méthode. (SOLETANCHEBACY 2018)

Figure 1. 17 - Processus de congélation du sol

3.2.2. La vibroflottation

La vibroflottation, (parfois appelée vibrocompactage), s'applique essentiellement aux sols


granulaires non cohérents, tels que sables et graviers. Cette technique consiste à foncer dans le
sol un vibreur relativement puissant, qui densifie l’empilement des particules du sol, et à
procéder à un apport de matériaux pour atteindre le niveau final de la plate-forme.
(SOLETANCHEBACHY Plateforme et Amélioration des sols de fondations)

Figure 1. 18 - Processus de vibroflottation


3.2.3. Le compactage dynamique

Le compactage dynamique est une technique de consolidation de sol permettant, sous l’effet
de l’apport de hautes énergies, de densifier le sol à grande profondeur. Elle s’applique
généralement sur des sols grenus (sables, remblais granulaires, sableux,) et pour de vastes
surfaces à traiter. Pour créer ces ondes de hautes énergies dans le sol, des masses de 15 à 40
tonnes sont lâchées en chute libre depuis des hauteurs de 10 à 30 mètres. Les paramètres
d’exécution du traitement (hauteur de chute, disposition des points d’impacts, phasage :
maille primaire, secondaire, compactage de fermeture) sont définis lors de la réalisation de
planches d’essais in situ avant le démarrage du chantier au moyen d’un contrôle géotechnique
in situ particulièrement intensif. L’objectif étant d’atteindre le plus rationnellement possible
les caractéristiques de densification recherchées. Les contrôles géotechniques sont ensuite
prolongés pendant la phase d’exécution sur l’ensemble des surfaces traitées pour s’assurer de
la bonne qualité du traitement. Le compactage dynamique entraîne une réduction immédiate
de l’indice des vides du sol qui améliore la qualité de ce dernier en provoquant sa
modification structurelle.

Figure 1. 19 - Processus de compactage dynamique

3.2.4. Sols armés par géo synthétiques

Les géo synthétiques sont des polymères : géo drain, géotextile, géomembrane, géogrille,
géospaceur, géo conteneur, géo composite. Il y’a en ce moment la firme MACCAFERI qui a
développé différents types de géo synthétiques et des logiciels de dimensionnement qui
révolutionnent l’amélioration des sols et sont utilisés pour le drainage la lutte contre la
corrosion, l’augmentation de la capacité portante, assure également le rôle de séparation et de
barrière de protection. (MACCAFERI)

Figure 1. 21 - MacGrid Figure 1. 20 - MacDrain

Figure 1. 22 - MacGrille

Figure 1. 23 - MacTube

L’avantage avec cette technique est qu’elle est utilisable pour tout type de structure, le tableau
ci-dessous nous renseigne sur ses applications :
Tableau 1. 1 - Différentes applications des géo synthétiques

3.2.5. Sols améliorés à la chaux et au ciment

On peut utiliser la chaux pour améliorer le comportement hydrique du sol, le ciment quant à
lui augmente les capacités mécaniques (capacité portante). (Guide de terrassement routier)
4. Fondations Profondes

4.1. Définition
Lorsque nous constatons que les couches superficielles d’un sol sont molles, peu résistantes
par rapport au couches adjacentes plus profondes qui sont plus résistantes à partir d’une
certaine profondeur, il est donc alors naturel de fonder notre ouvrage sur ses couches plus
résistantes afin d’assurer sa stabilité. Les fondations profondes sont celles qui permettent de
reporter les charges dues à l’ouvrage qu’elles supportent sur des couches situées depuis la
surface jusqu’à une profondeur variant de quelques mètres à plusieurs dizaines de mètres,
lorsque le sol en surface n’a pas une résistance suffisante pour supporter ces charges par
l’intermédiaire de fondations superficielles. Pour le calcul, les deux types de fondations
(profondes et superficielles) se différencient essentiellement par la prise en compte d’un
frottement sur les parois latérales de la fondation. Ainsi, pour atteindre la couche de sol
résistante, nous réalisons soit des puits peu profonds dont le diamètre varie peu de 1 à 3 m,
soit des pieux pour lesquels le rapport D/B˃10 avec B comme diamètre du pieu et D comme
longueur du pieu. (La technique du bâtiment existant, 2012). On distingue cependant deux
groupes de pieux distinct de la manière d’exécution et leurs conceptions (pieu exécuté avec
refoulement du sol ou non et pieu préfabriqué ou réalisé in situ). Le DTU 13.2 classe les
fondations profondes et semi profondes de la manière suivante : Pieux façonnés à l'avance
(Battu préfabriqué ; Métal battu ; Tubulaire précontraint ; Battu enrobé ; Battu ou vibro-foncé
injecté haute pression) ; Pieux à tube battu exécutés en place (Battu pilonné ; Battu moulé) ;
Pieux forés (Foré simple ; Foré tubé ; Foré boue ; Tarière creuse ; Vissé moulé ; Injecté haute
pression) ; Puits ; Pieux foncés (Béton foncé ; Métal foncé) ; Micropieux (Type I; Type II;
Type III ; Type IV )

4.2. Les pieux

Un pieu est une fondation élancée qui reporte les charges de la structure sur des couches de
terrain de caractéristiques mécaniques suffisantes pour éviter la rupture du sol et limiter les
déplacements à des valeurs très faibles. Ils prennent appui sur un sol situé à une profondeur
pouvant aller de 6 à 20 m voire même plus. Suivant la méthode de fabrication et de mise en
œuvre il faut distinguer les pieux préfabriqués et les pieux exécutés sur le site. DTU 13.2 (NF
P 11-212)
4.2.1. Pieu battu préfabriqué

Les pieux préfabriqués sont habituellement en béton armé et ils peuvent être en béton
précontraint. Le bois, qui fut beaucoup utilisé, ne l'est plus guère que dans des cas particuliers
et surtout hors de France, dans des pays tropicaux ou très riches en forêts (Amérique du
Nord). Certaines réglementations (Manuel du Génie/France - SIA 192/Suisse -
CP2004/Angleterre) comportent des indications sur ce type de pieux. Le présent chapitre
concerne uniquement les pieux en béton armé ou précontraint. Dans l'expression « battu
préfabriqué », le terme « battu » recouvre en fait tous les moyens de mise en œuvre utilisés
pour enfoncer les pieux dans le sol par un effet dynamique : battage proprement dit par chocs
(mouton à simple effet, à double effet, diesel,) ou par vibrations (vibrofonceurs, trépideurs).

4.2.2. Métal battu

Les pieux métalliques sont constitués d'acier. La section a une forme en H avec une épaisseur
de l'âme est égale à celle des ailes, ou en forme d'anneau (tube) : la nuance est conforme à la
norme NF A 35-501 ; la forme quelconque obtenue par soudage de palplanches par exemple :
la nuance est conforme à la norme NF A 35-520.

Figure 1. 27 - pieu métal battu. NF A 35-501


4.2.3. Tubulaire précontraint

La préfabrication à partir d'éléments tubulaires est classique, mais on trouve maintenant des
pieux tubulaires précontraints préfabriqués d'un seul tenant par centrifugation, dont la
longueur peut dépasser 20 m avec des diamètres extérieurs de 0,60 m à 1,00 m. Pour les pieux
fabriqués à partir d'éléments, les dimensions indiquées pour ceux-ci sont des dimensions
courantes : l'épaisseur varie de 10 à 15 cm environ, les diamètres extérieurs peuvent atteindre
1,40 m. On s'efforce de préfabriquer les pieux d'une longueur telle qu'il ne soit pas nécessaire
de procéder à une enture et que la longueur à recéper soit aussi courte que possible. Ces pieux
sont le plus souvent battus base ouverte pour faciliter l'enfoncement ; ils présentent cependant
la même charge nominale que les pieux équivalents à base fermée à condition que le bouchon
de terrain formé lors du battage soit de hauteur et de compacité suffisante.

4.2.4. Battu enrobé

L'âme du est métallique (acier E 24-1 ou similaire), il est constitué des tubes d'acier de 150 à
500 mm de diamètre extérieur et des profilés H. L'épaisseur des profilés est prévue suffisante
pour que les éléments ne subissent pas de déformations permanentes lors du battage
(épaisseur minimale de l'ordre de 10 mm). Contrairement au métal battu les profilés
classiques peuvent être utilisés.

4.2.5. Battu ou vibro-foncé injecté haute pression


Le pieu battu ou vibrofoncé haute pression est un pieu métallique battu ou vibrofoncé lorsque
les conditions de terrains autorisent ce type de mise en œuvre, de largeur supérieure ou égale à
250 mm
L'armature du pieu (tube ou profilé) est équipée d'un système d'injection constitué par un ou
plusieurs tubes à manchettes (TAM).

4.2.6. Battu pilonné

Un tube, muni à sa base d'un bouchon de béton ferme, est enfoncé par battage sur le bouchon.
Le diamètre nominal du pieu est le diamètre extérieur du tube au niveau du bouchon. La
longueur du tube est inscrite en tête du tube (chiffres au cordon de soudure de 15 cm de
hauteur au moins). Pour un terrain donné, au premier pieu, on détermine la hauteur optimale
du bouchon pour qu'il ne glisse pas au moment du battage et qu'il puisse être chassé par le
mouton lors de l'amorce du bétonnage. Le tube primaire est d'une seule pièce par construction,
d'épaisseur renforcée à sa base. Deux rallonges au plus peuvent être utilisées. Dans les terrains
aquifères, il y a risque d'entrée d'eau au raccord entre tube et rallonge ou entre deux rallonges.
L'utilisation de rallonges implique que l'étanchéité des raccords soit suffisante. Le béton
ferme est introduit dans le tube par petites quantités, successivement pilonnées à l'aide du
mouton de battage au fur et à mesure de l'extraction du tube.
4.2.7. Battu moulé

Un tube muni à sa base d'une pointe métallique, ou en béton armé, ou d'une plaque métallique
raidie, ou d'un bouchon de béton, est enfoncé par battage sur un casque placé en tête du tube
ou par battage sur le bouchon de béton. Le diamètre nominal du pieu est le diamètre du tube
au voisinage de la pointe et non le diamètre de la pointe perdue ou de la plaque. La longueur
du tube est inscrite en tête de celui-ci (chiffres au cordon de soudure de 15 cm de hauteur au
moins). La pointe (perdue ou récupérable) ou la plaque perdue a un diamètre supérieur à celui
de la base du tube pour une bonne tenue sous le tube au battage. Au fur et à mesure du
battage, le terrain se resserre contre le tube au-dessus de la pointe, c'est pourquoi la section à
prendre en compte pour le pieu ne peut dépasser celle de la base du tube. Le tube primaire est
d'une seule pièce par construction. Deux rallonges au plus peuvent être utilisées. Le tube est
rempli totalement de béton d'ouvrabilité moyenne avant son extraction. Si le battage s'effectue
en tête du tube et si la pointe est perdue, on peut remplir de béton tube et rallonges avant le
battage afin d'éviter les entrées d'eau pendant le battage. DTU 13.2 (NF P 11-212)

Figure 1. 28 - pieu battu moulé


(frank fondations 1999)

4.2.8. Foré simple


Le procédé qui n'utilise pas de soutènement de parois ne s'applique que dans les sols
suffisamment cohérents et situés au-dessus des nappes phréatiques. Le forage ne
s'accompagne d'aucune protection des parois, à l'exception de la virole de tête. Le procédé
peut concerner des pieux et barrettes de toutes dimensions. Son application est cependant
assez limitée car les terrains justifiant de fondations sur pieux sont généralement baignés par
une nappe phréatique. De la sorte, la profondeur de ce type de pieux dépasse rarement 20
mètres. Lorsque des pieux mixtes sont exécutés avec tubage partiel bloquant des sols hors
d'eau sujets à éboulement, on admet que la partie inférieure non tubée est un « foré simple ».
Un forage est exécuté dans le sol par des moyens mécaniques (tarière, benne, etc.). La bonne
tenue des parois du forage est essentielle : un essai est obligatoire sur chaque chantier. La
section est circulaire (pieux) ou de forme quelconque (barrettes). En cas d'éboulement, il y a
lieu d'utiliser une autre méthode d'exécution, généralement le forage sous boue benthonique.

Figure 1. 29 - pieu foré simple (franki fondations 2010)

4.2.9. Foré tubé


Un forage est exécuté dans le sol par des moyens mécaniques (tarière, benne, etc,), sous
protection d'un tubage dont la base est toujours située au-dessous du fond du forage. Le
tubage peut être enfoncé jusqu'à la profondeur finale par vibration ou foncé avec louvoiement
au fur et à mesure de l'avancement du forage. Le diamètre du pieu est le diamètre extérieur du
sabot du tubage. Le forage est rempli partiellement ou totalement d'un béton de grande
ouvrabilité, puis le tubage est extrait sans que le pied du tubage puisse se trouver à moins de 1
m sous le niveau du béton, sauf au niveau de la cote d'arase.
Figure 1. 30 - pieu foré tubé (frank fondations 1999)

4.2.10. Foré à la boue


Un forage est exécuté dans le sol par des moyens mécaniques (tarière, benne, etc.,) sous
protection d'une boue de forage. La section du forage est circulaire (pieux) ou de forme
quelconque, (barrettes). Le diamètre du pieu (largeur dans le cas d'une barrette) est celui de
l'outil de forage. Il s'agit souvent de fondations de section importante, donc de capacité
portante élevée. Des profondeurs d'une cinquantaine de mètres ont été atteintes dans certains
cas. Il convient de vérifier que la section de l'outil, en cours de travaux, reste au moins égale à
la section nominale. Le forage est rempli de béton de grande ouvrabilité, sous la boue, en
utilisant une colonne de bétonnage.

Figure 1. 31 - pieu foré à la boue (franki fondations 2010)

4.2.11. Tarière creuse


L'emploi des pieux de ce type exige une reconnaissance préalable du sol suffisamment dense
afin de bien cerner les variations de niveau de la couche d'ancrage. En effet, il est difficile de
contrôler en cours d'exécution la nature des couches traversées. Ces pieux ne peuvent être
utilisés en cas de rencontre d'obstacles enterrés (passages durs, béton, grosses maçonneries,)
ou de nécessité de s'ancrer dans le substratum résistant.

Figure 1. 32 - pieu tarière creuse (frank fondations 1999)

4.2.12. Vissé moulé

L'emploi des pieux de ce type exige une reconnaissance préalable du sol suffisamment dense
afin de bien cerner les variations de niveau de la couche d'ancrage. En effet, il est difficile de
contrôler en cours d'exécution la nature des couches traversées. Ces pieux ne peuvent être
utilisés en cas de rencontre d'obstacles enterrés (bancs rocheux, béton, grosses maçonneries).
Ce procédé ne s'applique aux sols sableux sans cohésion situés sous la nappe, et qui
risqueraient de provoquer des éboulements importants, que si on tient compte d'une réduction
de frottement latéral.

Figure 1. 33 - pieu vissé moulé (franki fondations 2010)


4.2.13. Pieu injecté haute pression
Le pieu foré injecté haute pression est un pieu de diamètre supérieur ou égal à 250 mm.
Le forage est équipé d'armatures et d'un système d'injection constitué par un ou plusieurs
tubes à machettes (TAM). Lorsque l'armature est un tube métallique, ce tube peut faire office
de tube à machettes. Dans certains cas, pour les pieux utilisés pour les ouvrages à la mer
(offshore) notamment, le tube métallique peut être équipé d'une succession de clapets
spéciaux indépendants ou de rampes spéciales, qui permettent l'injection. L'armature peut être
également constituée par des profilés (H ou caissons de palplanches). Le scellement au terrain
est effectué par injection sélective haute pression d'un coulis ou d'un mortier à partir d'un
obturateur simple ou double. Dans les sols mous, et pour les petits diamètres ou les grands
élancements, ce type de pieu doit être vérifié au flambement. Décembre 1995 Règles PS 92
(DTU NF P06-013)

4.2.14. Béton foncé


Les pieux foncés en béton sont constitués d'éléments cylindriques en béton armé préfabriqués
ou coffrés à l'avancement de 0,50 m à 2,50 m de longueur et de 30 cm à 60 cm de diamètre.
Dans certains cas particuliers, le diamètre des pieux peut descendre au-dessous de 30 cm.

4.2.15. Métal foncé


Les éléments sont soudés bout à bout au fur et à mesure de leur vérinage. Leur longueur est
comprise entre 0,50 m et 2,50 m. Les éléments métalliques sont foncés dans le sol à l'aide d'un
vérin qui prend appui sous un massif de réaction.

4.3. Micropieux
Micropieux sont des pieux forés, tubés ou non d’un diamètre inférieur à 250 mm, qui
travaillent en traction ou en compression grâce au frottement latéral. Le creusement est réalisé
par roto-percussion ou par rotation. L’armature est constituée d’une tige d’acier ou d’un tube
métallique et le bétonnage est effectué à l’aide d’un mortier mis en œuvre sous pression. Le
Type I un micropieu de ce type ne permet que la transmission d'efforts de quelques dizaines
de tonnes suivant son axe. Sa résistance à la flexion est faible. Le Type II un micropieu de ce
type peut permettre la transmission d'efforts importants. L'armature est constituée par un tube
à paroi épaisse ; des barres d'acier raccordées bout à bout ou par un faisceau de barres en acier
placées à l'intérieur d'un tube en acier de limite élastique comparable. La limite élastique des
aciers employés peut être très importante (jusqu'à 500 MPa pour les tubes, de 1 100 MPa pour
les barres). Il est recommandé de vérifier le flambement (méthode de Mandel par exemple),
ainsi que le raccourcissement élastique des micropieux. Le Type III ce micropieu est
caractérisé par une injection faite en tête à une pression supérieure ou égale à 1 MPa. Elle est
globale et unitaire (IGU). Dans les sols mous, ce type de pieu doit être calculé au flambement.
Lorsque la nature du sol le permet, le forage peut être remplacé par le lançage, le battage ou le
fonçage. Le Type IV ce micropieu est caractérisé par une injection à l'obturateur simple ou
double d'un coulis ou mortier de scellement à une pression d'injection supérieure ou égale à 1
MPa. L'injection est répétitive et sélective (IRS). Dans les sols mous, ce type de pieu doit être
calculé au flambement. Lorsque la nature du sol le permet, le forage peut être remplacé par le
lançage, le battage ou le fonçage.

Figure 1. 34 - micropieux

4.4. Puits
Les puits sont des fondations creusées à la main. Les moyens de forage employés exigent la
présence d'hommes au fond du forage. Les puits de section circulaire ont un diamètre
supérieur ou égal à 1,20 m. Les puits de section quelconque (rectangulaire, oblongue, en fer à
cheval, etc.) ont une largeur minimale de 0,80 m et une section minimale de 1,1 m².

Figure 1. 35 - coupe d'un puit de fondation


4.4.1. Cas d’un pieu isolé :
Un pieu transmet au sol les charges qu’il supporte par l’appui de sa base sur le sol résistant
(effort de pointe), par le frottement latéral entre le sol et le pieu (effet de frottement latéral).
L’effort de pointe est proportionnel à la section de base du pieu et la résistance de substratum.
L’effort de frottement latéral est proportionnel à la surface de contact entre le pieu et le sol au
coefficient de frottement entre sol-pieu (rugosité du pieu, pression latérale, coefficient interne
du sol) Le frottement latéral du pieu n’est mobilisable que s’il y’a déplacement relatif entre le
pieu et le sol. Si le pieu a tendance à s’enfoncer dans le sol le frottement du pieu génère un
effort vertical ascendant (frottement positif), il ne nuit pas à la stabilité. Par contre si le pieu
est immobile, le sol a tendance à se tasser le frottement sol-pieu est négatif. Cela a pour
conséquence de surcharger le pieu. Pour remédier à ce problème (couches compressibles,
remblais récents non stabilisés) on chemisera le pieu par un tubage afin d’atténuer le
frottement
négatif. (La technique du bâtiment existant, 2012)

4.4.2. Cas de groupe de pieu


D’une part lorsque les pieux sont suffisamment rapprochés, il ne suffit pas de vérifier la
résistance d’un pieu isolé. En effet il arrive que la charge limite d’un groupe de pieux Q gu soit
inférieure à la somme des charges limites de chaque pieu isolé Qui. DTU 13.2 (NF P 11-212)
Le coefficient d’efficacité d’un pieu se définit comme suit :

Q gu
Ce= ; EQ 1. 1
∑ Qui
Le principe de fonctionnement des pieux s’illustre comme suit :

Figure 1. 36 - pieu et groupe de pieux


5. Conclusion
Ce chapitre comporte l’étude des fondations superficielles, les améliorations des sols de
fondations et les fondations profondes pour une bonne compréhension de la partie ancrée de
la [Link] est à retenir : les fondations superficielles encore appelées fondations légères
sont réalisées lorsque le bon sol se trouve à une faible profondeur, le sol support résiste donc à
la charge appliquée. Les améliorations des sols de fondation sont envisagées lorsque le sont à
une mauvaise capacité portante. Elle se trouve être une alternative entre le choix d’une
fondation superficielle et une fondation profonde dans le but d’optimiser les couts du projet.
Les fondations profondes sont enfin exécutées lorsqu’aucune des deux options citées si dessus
n’apportent pas de critère de résistances rassurants. De ces différents points de vue
découleront une étude judicieuse du type et du mode de réalisation de la fondation d’une telle
gare ferroviaire adaptée aux normes de points tout en favorisant la pérennité de l’ouvrage.

Chapitre 2 : Identification et méthode de dimensionnement des


fondations

1. Introduction

Au fil des années les hommes se sont contentés de bâtir sans se soucier de connaitre la nature
du terrain sur lequel venait prendre appui la construction. Ils appliquaient des méthodes
empiriques. Ils se référaient au dire des anciens ou analysaient les constructions avoisinantes
pour déterminer les fondations à adopter, souvent surdimensionnées. Les constructions
pouvaient subir quelques désordres, tels des tassements différentiels, personne ne s’en souciait
sauf s’il y’avait risque d’effondrement (Sanctuaire Sainte Marie de Guadeloupe au Mexique
avec un tassement différentiel de l’ordre de 2 mètres). D’autre part les terrains dits à risques
étaient déclarés inconstructibles, tels les terrains marécageux. De nos jours les conditions
d’urbanisation sont telles que la moindre parcelle de terrain est déclarée constructible selon le
schéma d’urbanisme et le plan d’occupation des sols. La méthode empirique a été remplacée
par une méthode d’investigation qui ne peut plus laisser à une part d’inconnu. Cela veut dire
qu’on détermine les dimensions des éléments structuraux en fonction d’un point limite de
rupture sous une charge maximale augmenté d’un facteur de pondération et tenant compte de
la résistance de chaque élément à laquelle on ajoute un coefficient de réduction de capacité.
Elle permet d’adapter les techniques appropriées, d’ajuster les couts, de réduire les délais
d’exécution. Les fondations du bâtiment doivent être déterminées dès l’élaboration du projet,
de même que la couche de terrain sur laquelle elles prennent appui. Une nouvelle science est
née la mécanique des sols, sous l’impulsion de Terzaghi, Poncelet, Boussineq et d’autres
chercheurs. Elle a pour objet de déterminer par tous les moyens appropriés : la qualité des sols
sous-jacentes, leurs caractéristiques mécaniques, leur portance, l’épaisseur des différentes
couches rencontrées, le tassement sous l’action des surcharges amenées par les constructions.
(la fabrication du bâtiment tome 1 Edition Eyrolles 2012). De cette analyse d’écoulera une
série d’essais qu’on peut effectuer soit en laboratoire ou soit sur le terrain :

2. Essais géotechniques en laboratoire

Pour déterminer les caractéristiques géotechniques des couches rencontrées, différents essais
sont effectués en laboratoire sur les échantillons prélevés dans le sol en place à l’aide de
carottiers. Ces échantillons de terrain, si possible remaniés, sont repérés avec le numéro du
sondage correspondant, le niveau de prélèvement, sa partie supérieure et sa partie inférieure.
Toutes les précautions sont prises pendant le transport pour éviter les pertes fines et conserver
l’humidité naturelle de l’échantillon. Les essais sont effectués dans les plus courts délais après
prélèvement, par des personnes qualifiées, aptes à interpréter les résultats. Leur objectif est
d’identifier les sols et à cet effet de déterminer la capacité portante du sol. Entre autres nous
avons : (Théorie et pratique de la géotechnique tome 1)

2.1. Cisaillements rectilignes directs [NF P 94-071-1]

L’échantillon de sol, placé dans deux demi boites qui peuvent glisser l’une par rapport à
l’autre, est soumis sur l’élément supérieur à une contrainte normal (𝛔 =N/S, S : section
horizontale de la boite de cisaillement), puis à un effort cisaillement T jusqu’à la rupture tout
en mesurant le déplacement horizontal de la demi boite.
Trois échantillons identiques doivent être testés, pour trois contraintes normales différentes
Les valeurs des contraintes de cisaillement à la rupture sont représentées en fonction des
contraintes normales τ = f (𝛔). Cette représentation n’est autre que la traduction graphique de
l’équation de Coulomb :

τrupt =C +σ rupt tg ϕ; EQ 2. 1

Figure 2. 2 - Essai CD (décembre 1996 ;XP P 94-010_indice de classement : P 94-010)

c’, ϕ’: Les paramètres résistance au cisaillement


c’: Cohésion non drainée.
ϕ’ : Angle de frottement interne effectif.
Figure 2. 3 - Essai Cu (décembre 1996 ;XP P 94-010_indice de classement : P 94-010)

Cu : cohésion non drainée

2.2. L’essai œdométrique

Compressibilités à l’œdomètre [NF P 94-090-1]


L’essai s’effectue dans le monde en cellule œdométrique de Terzaghi. La réalisation de l’essai
œdométrique permet de tracer la courbe e=f (log 10 σ’) donnant les variations de l’indice des
vides e de l’échantillon en fonction du log10 de la contrainte effective σ’: c’est la courbe de
compressibilité.
Pression de consolidation :
Le chargement progressif de l’échantillon fait apparaître une courbe composée
De deux parties : une zone de chargement à déformations faibles et après la Contrainte de pré-
consolidation, une zone de chargement à déformations importantes dont les prolongements se
rencontrent en un point C. le point C définit la pression de consolidation du sol σ’p.
Si σ’v désigne la pression effective du au poids des terres avant que l’ouvrage ne soit édifié,
les cas suivants peuvent se présenter
 Si σ’c = σ’vo : on dit que le sol est normalement consolidé. Si h définit la profondeur

de prélèvement de l’échantillon σ’vo=‫’ץ‬h.

 Si σ’c > σ’vo : on dit que le sol est sur-consolidé. Un sol est sur-consolidé lorsqu’il a
supporté au cours des époques géologiques une charge supérieure à celle qu’il
supporte actuellement.
 Si σ’c < s’vo : on dit que le sol est sous consolidé.
Cependant l’étude du gonflement à l’œdomètre n’est pas un essai normalisé. L’essai consiste
à mesurer l’allongement d’une éprouvette œdométrique non saturée pendant sa saturation par
imbition.
Un large intervalle de pression. Si on appelle Cc l’indice de compression définit par :

Δe=Cc∗Δlog 10 σ ’ EQ 2. 2

Cc est alors constant Terzaghi donne la corrélation suivante :

Cc=0 , 009∗(WL – 10 % ) EQ 2. 3

2.3. L’essai de compression simple

L’essai se fait sur des échantillons cylindriques dont le diamètre doit être de 33mm et
l’élancement compris entre 2 et 3. Le matériau doit être suffisamment homogène pour que
l’essai ait un sens. La norme prévoit par exemple que la plus grosse doit avoir un diamètre
inférieur au dixième du diamètre de l’échantillon. On déduit la résistance à la compression
par :
Terzaghi évalue la consistance des argiles d’après leur résistance à la compression dans le
tableau suivant (fondations superficielles et profondes Edition presse des ponts Septembre
1992):

Figure 2. 5 - éssai de compression simple Figure 2. 4 - résistance à la compression

Rc
C u= Eq 2. 4
2
Tableau 2. 1 - Valeur de la résistance à la compression en fonction de la consistance du sol

3. Les essais géotechniques in situ

Ces essais nécessitent un matériel approprié, de mise en œuvre parfois complexe. Les
renseignements fournis, selon le procédé utilisé, sont à analyser avec précaution.

3.1. Essai pressiométrique

Il est utilisé pour tous les types de terrains sauf pour les sols rocheux. Mis au point par
Ménard, il permet de mesurer la déformation latérale de la paroi d’un forage par introduction
d’une cellule de mesure protégée par une enveloppe en caoutchouc. L’envoi d’eau sous
pression modifie le volume de la cellule de mesure et entraine la déformation du terrain sous
les contraintes radiales horizontales. Un diagramme indique la pression de fluage et la
pression limite. Toutefois, ces résultats sont à utiliser avec précaution pour deux raisons
majeures. La sonde agit sur une paroi remaniée lors de l’exécution du forage l’état de la paroi
peut donc influer sur les mesures ; le terrain est déformé sous des contraintes radiales alors
que les fondations ont des actions verticales. En revanche les résultats permettent d’étudier la
réaction du terrain sur une paroi soumise à un effort horizontal (mur de soutènement). Cours
pratique de mécanique des sols ; 1992

3.2. Essai de pénétration statique

L’essai de pénétration statique consiste à foncer dans le sol à faible vitesse constante une série
de tige de fonçage munie d’un cône à la base et de mesurer en continu ou en discontinu la
résistance à la pénétration du cône qc, et généralement le frottement sur le manchon. L’essai de
pénétration statique s’applique à tous les sols fins et grenus dont la dimension des grains ne
dépasse pas 20mm. La longueur de pénétration est limitée à la force de réaction de
l’appareillage (généralement 100 à 200 KN au maximum). Il est surtout employé pour le
dimensionnement de la capacité portante des pieux et de plus en plus pour l’identification et la
classification des sols, des sols mous en particulier. On distingue les pénétromètres à pointe
mécanique (CPTM), des pénétromètres à pointe électrique (CPT), les pénétromètres statiques
sont plus précis et plus fiables. La nouvelle norme ISO22476-12/P 94-521-12 (Octobre 2010)
régit l’essai du pénétromètre statique, la norme ISO22476-1 (Octobre 2010) pour l’essai CPT.

3.3. Pénétromètre dynamique

Deux pénétromètres dynamiques de reconnaissance, type A régies par les normes (NF P 94-
114) et B par (NF P 94-115) ont été normalisées, ces deux types de pénétromètres
d’apprécier : la succession des différentes couches de terrain, l’homogénéité d’une couche, la
position d’une couche résistante connue. Ces essais doivent être réaliser en parallèle avec
d’autres essais qui leur servent d’étalonnage. Il est déconseillé de calculer la capacité portante
de fondation d’un sol à l’aide d’essai de pénétration dynamique. En accompagnement d’autres
essais seul les essais les résultats du pénétromètre dynamique A permettent d’évaluer la
capacité portante des sols de fondations. Les résultats du type B permettent de connaitre le
type de fondation à adapter.

3.4. Essai de pénétration au carottier

Il s’applique sur les sols fins et grenus dont la dimension ne dépasse pas 20mm. L’essai
consiste de mesurer la résistance à la pénétration dynamique d’un carottier normalisé battu en
fond de forage préalable. L’essai de pénétration au carottier correspond à l’essai développé
aux USA et connu sous l’appellation de standard pénétration test (SPT). Il est peu pratiqué
dans les pays francophones mais demeurent le plus utilisé dans le monde et il a servi d’essai
de référence pour quantifier la liquéfaction des sols sous séisme. Il a fait l’objet de la norme
NF P 94-116.
4. Classification des sols de fondation

4.1. Classification USCS

Parmi tous les systèmes de classification le système de classification unifié est le plus connu
et le plus utilisé en Amérique du nord. Conçu en 1948 par Arthur Casagrande pour satisfaire
les besoins de constructions des infrastructures et des pistes d’atterrissage. Ce système fut
rapidement étendu à tous les autres types de construction : routes, barrages, fondations. Cette
classification se retrouve illustrée dans la figure ci-dessous : Il est également essentiellement
d’attirer l’attention sur la sédimentométrie qui permet de classifier le sol lorsque les particules
sont très petites.

Figure 2. 6 - classification USCS (XP P 94-010_indice de


classement : P 94-010 - 1996)
4.2. Classification triangulaire

L'abaque triangulaire de Taylor, qui utilise seulement la granulométrie, et qui permet de


baptiser un sol (argile, limon, sable, limon argilo-sableux...) COSTET J. et SANGLERAT G.
- Cours pratique de mécanique des sols DUNOD éditeur.

Figure 2. 7 - Classification triangulaire

5. Calcul de la capacité portante des fondations superficielles


Il existe deux approches pour déterminer la capacité portante et le tassement d’une fondation
superficielle : les méthodes à partir des résultats des essais de laboratoire et les méthodes à
partir des résultats des essais in situ. Considérons dans un premier temps une semelle
superficielle chargée Q axialement et verticalement. On exerce sur la fondation une charge
verticale croissante jusqu’à une certaine valeur pour laquelle l’équilibre plastique apparait
dans le sol de fondation. Les tassements sont fonction de l'intensité de la charge appliquée et
ont l'allure présentée sur la figure ci-dessous : (DTU 13.11 NF P 11-211)
Figure 2. 8 - Comportement d'une semelle chargée

Au début du chargement, le comportement est sensiblement linéaire, le tassement croit


proportionnellement à la charge appliquée. Ensuite le chargement n’est plus proportionnel à la
charge de rupture, il y’a poinçonnement du sol ou du moins le tassement n’est plus
contrôlé.Qu est la charge limite de la semelle : c'est la charge maximale que peut supporter
celle-ci et qui entraîne la rupture. Comme cette valeur n'est pas très précise, Qu est définie
conventionnellement comme la charge correspondant à un certain enfoncement, en général
pris égal à B/10. Soit A l'aire de la semelle, la contrainte limite ou contrainte de rupture de la
semelle qu est donnée par la formule suivante.

Qu
q u= Eq 2. 5
A

5.1. Mécanisme de rupture d’une fondation superficielle

Les études sur modèles réduits ont permis de mettre en évidence plusieurs zones de sol dans
lesquelles le comportement est différent pendant la phase de rupture. C'est ainsi que trois
zones principales peuvent être distinguées au moment de la rupture. La zone I est située
directement sous la fondation. Le sol fortement comprimé est en équilibre surabondant et se
déplace avec la fondation. Il forme un coin limité par les points A, B et C. La zone II est
refoulée vers la surface ; les déplacements et cisaillements sont très importants et il s'y produit
une rupture généralisée. Dans la zone III, le sol est peu ou n'est pas perturbé par la rupture. En
pratique, les sols n'étant pas homogènes et les charges n'étant pas rigoureusement centrées, il
se produit généralement un poinçonnement par rupture dite localisée avec basculement de la
fondation d'un côté ou de l’autre. ([Link] « fondations et ouvrages en terre)

5.2. Méthode c et φ

Déterminer la capacité portante d’un sol de fondation est l’une des tâches les plus ardues de la
mécanique des sols. Elle est généralement déterminée à partir des propriétés mécaniques
mesurées en laboratoire ou sur le terrain. La charge limite de la fondation est déterminée en
superposant trois états de résistance c’est-à-dire : la résistance du sol pulvérulent sous le
niveau de la semelle, entraînant une certaine résistance Q ɣ ɣ2 est le poids volumique des
terres sous le niveau de la semelle ; l’action des terres situées au-dessus du niveau des
fondations et supposées agir comme une surcharge q0 = ɣ*D (ou q'o = ɣ’1*D, le cas échéant)
sur un milieu pulvérulent non pesant, d'où une résistance Qp, est le poids volumique des terres
au-dessus du niveau de la semelle L’action de la cohésion, d'où une résistance Qc, La charge
limite la fondation ou capacité portante sera égale Qγ + Qp+ Qc, et la contrainte de rupture :
qu=q ɣ +qp+ qc Eq 2. 6
Avec qi = Qi/B

De nombreux auteurs ont résolu le problème en faisant des hypothèses différentes sur la
rugosité de la semelle et la forme de la zone en équilibre limite, c'est à-dire sur l'allure des
surfaces de glissement. Bien que les valeurs numériques soient parfois assez différentes,
toutes ces études conduisent à la formule générale en contraintes totales. (Règles techniques
de conception et calcul des fondations et des ouvrages de Génie Civil fascicule 62 Titre V)

q u=0 , 5 S γ γ 2 B N γ + Sq q 0 N q +S c C N C Eq 2. 7
S ɣ, Sq., et Sc sont des coefficients qui dépendent de la forme des fondations donnés par
terzaghi dans le tableau ci-dessous :

Tableau 2. 3 - Valeur des Coefficients de forme

Type de fondation Rectangulaires Carrées Circulaires

Sɣ 1-0,2*B/L 0,8 0,6

Sq 1+0,2*B/L 1,2 1,3

Sc 1 1 1

Les trois termes de cette formule correspondent à ceux définis précédemment : le premier
terme est appelé terme de surface il est proportionnel à B; le second est appelé terme de
profondeur il est proportionnel à D; le troisième est appelé terme de cohésion : il est
proportionnel à C.

5.2.1. Coefficients de forme

Figure 2. 10 - illustration des termes de critère de résistance

Nɣ, Nq et Nc, sont des coefficients numériques qui dépendent uniquement de l'angle de
frottement interne φ. Ces coefficients sont démontrés par Caquot et J. Krisel, ils sont illustrés
dans le tableau ci-dessous :
Tableau 2.' 4 - Coefficient
Nc de
N γcapacité
N qportante
φ
0° 5,14 0 1,00
5° 6,50 0,10 1,60
10° 8,40 0,50 2,50
15° 11,00 1,40 4,00
20° 14,80 3,50 6,40
25° 20,70 8,10 10,70
30° 30,00 18,10 18,40
35° 46,00 41,10 33,30
40° 75,30 100,00 64,20
45° 134,00 254,00 135,00

5.2.2. Les coefficients d’inclinaison de la charge et les charges excentriques

On utilise les coefficients, iq, ic, iɣ quand la charge est inclinée par rapport à la verticale. On
estime alors que la capacité de support du sol est plus faible parce que la charge comporte une
composante horizontale et verticale. Lorsque les conditions de chargement des fondations
superficielles d’un bâtiment sont normales. Les charges s’appliquent à la verticale :
iq=ic=iɣ =1. (DTU 13.11 NF P 11, 1988) ; On établit la valeur des coefficients à l’aide des
formules suivantes :

( )
2
δ
i c =i q= 1− EQ 2. 8
90 °

δ
(i γ =1− '
¿ ² EQ 2. 9
φ
δ est l’angle d’inclinaison de la charge avec par rapport à la verticale
φ’ est l’angle de frottement interne

Comme l’illustre la figure ci-dessous la résultante des forces W dus au poids du mur et du sol
au-dessus de la semelle du mur et P a dû à la poussée derrière le mur de soutènement forme un
angle δ avec la verticale. La capacité portante admissible du sol sous la semelle du mur doit
donc être évaluer au moyen des coefficients d’inclinaison de la charge, compte de
l’excentricité et de la résultante par rapport au centre de la semelle. il faut également tenir
(Vincent Robitaille et Denis Tremblay)
Figure 2. 11 - excentricité de charge sous une semelle
Lorsque le point d’application de la charge ne se situe pas au centre géométrique de la semelle
Meyerhof suggère afin de simplifier le problème de réduire la surface effective de support de
la semelle. La largeur effective B’ correspond à la largeur de la semelle diminuer de deux fois
l’excentricité de la charge (e). Par conséquent dans le terme de profondeur de l’équation
général de la capacité portante, on utilisera la largeur effective B’ de la semelle. Cependant la
pression appliquée au sol doit respecter le critère de stabilité à la rupture devrait réellement
être calculé avec la largeur effective de la semelle :

q app ≤ q a Inq 2. 1

Rcosδ
q app = ≤ qa Eq 2. 10
B'

De cette façon on tient doublement compte de l’effet de l’excentricité d’abord en diminuant la


capacité portante admissible par une réduction du terme de profondeur de l’équation générale.
Puis en majorant la pression réelle de contracte entre le sol porteur et la semelle. Dans le cas
particulier des murs de soutènement en plus de vérifier la stabilité à la rupture on doit aussi
vérifier la stabilité au glissement et au renversement.

5.2.3. L’influence de la nappe phréatique sur la capacité portante

Puisque la saturation réduit le frottement entre les grains du sol. On doit tenir compte de la
position de la position de la nappe phréatique dans le calcul de la capacité portante du sol.
Ainsi lorsque la profondeur de la nappe phréatique se trouve incluse dans la profondeur
d’influence des contraintes induites à la base de la semelle, la profondeur que l’on considère
est généralement égale à la largeur B de la semelle, on réduit la capacité portante admissible.
(Vincent Robitaille et Denis Tremblay). Quand la base de la semelle est située sous le niveau
de la nappe, on emploi dans le terme de profondeur de l’équation général la valeur du poids
volumique déjaugé ɣ’ du sol se trouvant dans la région d’influence de la charge.
Si la nappe est plus basse que la profondeur d’influence à la base de la semelle on estime
qu’elle n’a pas d’effet sur la capacité portante et on utilise le poids volumique ɣ dans
l’équation.
Quand la nappe se trouve à un niveau intermédiaire entre le niveau de la semelle et la
profondeur d’influence, la valeur du pois volumique est pondérée en fonction des hauteurs
associés du poids volumique total et celui déjaugé.
Le niveau de la nappe influe aussi sur le terme de surcharge de l’équation générale puisqu’on
utilise le paramètre σ’vo représentant la contrainte effective du au poids du sol au niveau des
semelles. La figure ci-dessous résume l’influence qu’exerce la position de la nappe phréatique
sur les termes de profondeur et de surcharge de la capacité portante.

Figure 2. 12 - Influence de la nappe phréatique sur l'équation de la capacité portante

Dans les sols argileux, la situation critique vis-à-vis de la rupture est le court terme
correspondant aux caractéristiques non-drainées. En effet sous l'action de la charge appliquée,
le sol se consolide dans le temps et donc la stabilité augmente progressivement. Règles
techniques de conception et calcul des fondations et des ouvrages de Génie Civil fascicule 62
Titre V)
Sols purement cohérents
La limite de cette expression conduit à la formule suivante pour une semelle lisse :
q u=qo+ ( 2+π ) C u EQ 2. 11

Pour une semelle rugueuse cette expression devient :


q u=q 0 +5 ,71 C u EQ 2. 12

A cela s’ajoute l’expression et la simplification de la capacité portante du sol en fonctions des


conditions de drainage et du type de sol d’après le tableau ci-dessous :

Tableau 2. 5 - Expression et simplification de la capacité portante d’après le manuel


canadien d’ingénierie des fondations

qu: capacité portante admissible en Kpa


Fs : facteur de sécurité pris égal à 3 généralement
c’: cohésion effective du sol sous la semelle en Kpa
Nc, Nq et Nɣ : coefficients de portance du sol dépendant de l’angle de frottement interne φ’
Sc, Sq et Sɣ : coefficient de géométrie des semelles
ic, iq et iɣ: coefficient d’inclinaison de la charge
σ’vo: contrainte effective actuelle du au poids du sol au niveau de la fondation en Kpa
ɣ : poids volumique du sol situé sous la semelle
B : largeur de la semelle

5.3. Méthode pressiométrique

En 1965 Menard suggérer une relation ou interviennent outre la pression limite mesurée au
pressiomètre, les contraintes verticales et horizontales au niveau des fondations : (PR NF P
94-261 Calcul géotechnique).
K g∗(Pl−P0 )
q a=σ v Eq 2. 13
Fs

qa : contrainte admissible en Kpa


σv : contrainte vertical total du au poids actuel du sol sous la fondation
Kg= coefficient de capacité portante associé au type de sol et à la géométrie de la semelle au-
dessus et en dessous du niveau des fondations
Pl= pression limite mesurée dans une région sise entre 1,5 fois la largeur de la semelle au-
dessus et en dessous du niveau des fondations
P0= contrainte horizontale totale mesurée au niveau des fondations pendant l’essai
Fs : facteur de sécurité pris égal à 3

Figure 2. 13 - Valeur du coefficient Kg permettant de calculer la


capacité portante admissible à l'aide de l'essai pressiométrique
Lorsque la résistance du sol de fondation varie sensiblement la pression limite nette de
l’équation précédente (pl-p0) est remplacée par une pression limite équivalente calculée à
l’aide de la formule suivante : (Vincent Robitaille et Denis Tremblay)

1
P¿ =( P11∗P12∗P13 ) 3 Eq 2. 14

P11, P12 et P13 sont des pressions limites nettes (pl-p0) mesurées respectivement à une fois la
largeur de la semelle au-dessus des fondations, au niveau des fondations et à une fois la
largeur au niveau des fondations. Quand les fondations reposent sur un matériau uniforme on
détermine la valeur du coefficient de capacité portante Kg à l’aide de la figure ci-dessus.
Selon la profondeur réelle des fondations (D) si on a calculé une pression limite équivalente
(ple) on doit utiliser une profondeur équivalente De calculée comme suit :

D e =( D−1, 5 B ) +B ( P11 + P12+ P13


6∗P¿ ) Eq 2. 15

D : profondeur réelle de la fondation


B : largeur de la semelle

5.4. Calcul du tassement

5.4.1. Cas des sols cohérents

Sous l’effet d’un chargement donné (fondation, remblai, etc..), le sol se déforme. On sait que
dans la plupart des cas, la surface du sol est horizontale et les charges sont verticales ; les
déformations et par conséquent les déplacements, seront dans la même direction. Ils sont
appelés tassements. Pour un sol, les tassements résultent essentiellement de sa compressibilité
(diminution de volume) qui est dû : À la compression du squelette solide, À l’évacuation de
l’eau contenu dans les vides et à la compression de l’eau et de l’air contenus dans les vides.
A noter que pour les contraintes courantes l’eau et le squelette solide peuvent être considérés
incompressibles. (Magnan J.P Remblais et fondations sur sol compressibles Presse des ponts
et chaussées) Dans le cas des sols grenus (sable et gravier ayant un coefficient de perméabilité
élevé), saturés ou non, le tassement est immédiat ∆hi. Pour les sols fins saturés (faible
coefficient de perméabilité), sous l’action d’une charge, l’eau libre ne peut s’évacuer
immédiatement et supporte toutes les contraintes appliquées (suppressions interstitielles
∆u=∆𝛔) pendant la phase de construction de l’ouvrage ; on aura le tassement immédiat ∆hi.
La transmission des contraintes au squelette solide se fait progressivement au cours du
drainage de l’eau et les surpressions interstitielles diminuent. Cet écoulement s’arrête lorsque
∆u s’annule ; on obtient donc le tassement à long terme ou le tassement final de consolidation
primaire ∆hc. (Magnan J.P Remblais et fondations sur sol compressibles Presse des ponts et
chaussées) À t infini : ∆h = ∆hi + ∆hc et à un instant (t) : ∆h(t)=∆hi + ∆hc(t)

Figure 2. 14 - Courbe de tassement ([Link] et G. Olilari Problèmes


pratiques de mécanique des sols) :

30000000)
Relations entre le tassement, l’indice des vides et la contrainte effective
Pour une couche de sol de hauteur h et d’indice des vides initial e0
Après un chargement donné et à un instant t on a : Notes de Cours de géotechnique (IUT Paul
Sabatier) ∆h et e sont le tassement et l’indice des vides à l’instant t

Δh e 0−e Δe
= = Eq 2. 16
h 1+e 0 1+ e 0

Pour déterminer la relation entre l’indice des vides et la contrainte 𝛔 : due à l’action des
charges », on doit réaliser un essai œdométrique qui permet d’étudier la consolidation des sols
(amplitudes et durée des tassements pour une charge donnée). L’essai consiste à placer un
échantillon de sol saturé dans un moule cylindrique indéformable (module œdométrique) et de
le charger verticalement (charge constante) jusqu’à dissipation des surpressions interstitielles,
tout en mesurant les tassements. En appliquant un chargement discontinu par paliers et en
déterminant la contrainte effective 𝛔’ et l’indice des vides e pour chaque palier
déchargement, on peut tracer la courbe : e= f (log𝛔’) appelée courbe œdométrique. Cette
courbe peut être schématisée par la suivante : (G. Sanglerat et G. Olilari Problèmes pratiques
de mécanique des sols)
.

Figure 2. 15 - courbe œdométrique (G. Sanglerat et G. Olilari Problèmes pratiques de


mécanique des sols) :

On déduit de cette courbe :


L’indice de compression (pente de la droite BC) : Δe=Cc Δlog 10 σ ’ Eq 2. 17
L’indice de gonflement (pente de la droite DC) : Δe=Cs Δlog 10 σ ’ Eq 2. 18
 La pression de pré consolidation 𝛔’p : C’est la plus grande contrainte qu’a supporté le
sol durant son histoire géologique.
 Le rapport de sur consolidation (Roc)nous permet de connaître l’état de consolidation
du sol. Il est défini par : (Théorie et pratique de la géotechnique Claude Plumelle
Tome 1)
σ 'p
Roc = Eq 2. 19
σ ' vo

Le dépôt est normalement consolidé (R oc=1), lorsque le dépôt de sol est normalement
consolidé, c’est-à-dire que la contrainte initiale normale σ ' vo est égale à la pression de
consolidation σ ' p, toutrer augmentation de la pression produit un nouvel état de contraintes et
entraine d’importantes déformations. On se sert donc de la relation suivante pour calculer le
tassement :
( )
'
C σ + Δσ v
Sc = C H log v 0 ' Eq 2. 20
1+e 0 σ v0

Le dépôt est sur consolidé (Roc > 1) dans les dépôts sur consolidés deux cas peuvent se
présenter, selon que la contrainte effective finale est inférieure ou supérieur à la pression de
pré consolidation. Dans le premier cas la surcharge ne provoque que de légers tassements
associés à l’indice de recompressions Cr, le tassement de consolidation se calcule alors
comme suit :

( )
'
C σ + Δσ v
Sc = c H log v 0 ' Eq 2. 21
1+e 0 σ v0

Dans le second cas non seulement la surcharge provoque la recompressions du sol jusqu’à un
indice des vides correspondant à la pression de pré consolidation mais elle atteint un niveau
inégalé causant une forte compression du sol et le développement d’un tassement plus
prononcé. L’équation du tassement fait alors appel aux deux indices de la courbe de
consolidation.

EQ 2. 22
( ) ( )
' '
C σ C σ + Δσ v
Sc = r H log ' P + C H log v0 '
1+e 0 σ v 0 1+e 0 σ v0

 Coefficient de compressibilité
Il est peu utilisé car la relation (e, 𝛔’) n’est pas linéaire et est défini par la relation

EQ 2. 23
−Δe
a v= '
Δσ
 Coefficient de consolidation

Le coefficient Cv permet de calculer l’évolution du tassement au cours du temps. Pour cela on


définit comme ci-après le degré de consolidation U, puis on calcule le facteur temps Tv.

EQ 2. 24
k (1+ e)
C v=
av γ w

 Facteur temps

C’est un nombre adimensionnel qui matérialise le temps qu’un tassement précis se produise
sous une pression donnée, dépendant de l’épaisseur de la couche étudiée, de ses propriétés et
des conditions de drainage. Il est donné par l’expression suivante :
EQ 2. 25
CV t
T V= 2
H
Tv : facteur temps
H : hauteur de drainage dans la couche d’argile
Demi épaisseur du dépôt s’il se draine vers le haut et le bas (si l’argile repose sur une couche
de sol perméable). Epaisseur totale du dépôt s’il se draine que vers le haut (si l’argile repose
sur une couche de sol imperméable)
t : temps de consolidation en (min)

tableau 2. 6: valeur du facteur temps en fonction du degré de


consolidation

. (Règles techniques de conception et calcul des fondations et des ouvrages de Génie Civil
fascicule 62 Titre V)
 Degré de consolidation à l’instant t

EQ 2. 26
Δu
U =1−
ui

Où ui est la pression interstitielle initiale et Δu la variation de pression. A t = 0, U = 0 et en


fin de consolidation, U = 1.

 Module œdométrique

Il est donné par la relation :

EQ 2. 27
'
Δσ ' Δσ
EM= =( 1+e 0 )
Δh /ho Δe
5.4.2. Cas des sols pulvérulents

A partir de l’essai pressiométrique, peut être déterminé le module pressiométrique EM. Dans le
cas d’un sol homogène, le tassement final sf se calcule en le décomposant en un tassement
sphérique sc et un tassement dévia torique sd. (Règles techniques de conception et calcul des
fondations et des ouvrages de Génie Civil fascicule 62 Titre V)

S f =Sc + Sd EQ 2. 28

(q −σ v 0)¿ EQ 2. 29
2 ' '
Sd =
9 Em

EQ 2. 30
α
Sc =
9 Em
( q −σ v 0 ) λ c B
' '

Em : module pressiométrique
q’ : contrainte effective moyenne appliquée au sol par la fondation
𝛔’v0 : contrainte effective verticale calculée avant travaux au niveau de la fondation
B0 : largeur de référence égal à 0.6 m
α : coefficient rhéologique dépendant de la nature du sol
𝜆c et 𝜆d : coefficient de forme fonction du rapport L/B

Tableau 2. 7 - valeurs des coefficients intervenant dans le calcul du


tassement d’après le DTU 13.12 - 1988

Tableau 2. 8 - Valeur du coefficient rhéologique d’après le DTU 13.12 - 1988


NB : Nous nous sommes limités qu’à la description et le dimensionnement des fondations
superficielles puisque d’après le rapport qui nous a été fourni il serait vraiment ambigu
d’envisager des fondations profondes.

6. Conclusion

Nous avons décrit dans ce chapitre les essais au laboratoires et in situ nécessaires à la
réalisation des fondations de la gare de Rufisque, de ces résultats expérimentaux ont découlé
une batterie d’approche de la capacité portante du sol de fondation. Le couplage
hydromécanique des sols induit par le postulat de Terzaghi décrit qu’il y’a interaction entre
squelette et l’eau. On décline alors ce postulat aux sols fins saturés pour décrire le phénomène
de consolidation et le calcul des tassements et leurs durées sous le chargement imposé au
massif de sol afin d’en maitriser l’impact pour la sécurité de l’ouvrage.

Deuxième partie
Chapitre 3 : Présentation, investigation et contexte du projet

1. Introduction
La ville de Dakar est confrontée à un problème majeur de transport. Cela s’explique non
seulement par l’exode rural, la concentration de tous les secteurs d’activités dans la capitale
entrainant un étouffement de cette dernière. Compte tenu de tous ses paramètres les autorités
compétentes décidé de mettre en place le TER afin de favoriser une politique de
développement urbain. Dans la suite de ce chapitre nous parlerons des différents types de
gares, leurs capacités, la présentation du site, la location du projet, le contexte géologique,
hydrologique, sismique et technique.

2. Présentation du projet TER (Train express régional)

Le Transport express régional Dakar-AIBD (ou TER Dakar-AIBD) est une ligne de chemin
de fer électrique à vitesse de 160 Km/h en construction au Sénégal dont l’ouverture du
premier tronçon est prévue pour début 2019. Elle reliera la capitale Dakar à l’aéroport
international Blaise-Diagne (AIBD) ainsi que la partie continentale du Sénégal.

Figure 3. 1 - coupe transversale typique adoptée (Rapport train


express régional de Dakar : TER - 2015)

3. Objectif
Dans la même optique de désenclaver Dakar du reste du pays, le TER est complémentaire à
l’autoroute A1 et s’oriente vers les réseaux de chemins de fer internationaux. La zone du
projet couvre deux (2) régions : Dakar et Thiès. Elle appartient au domaine climatique sahélo-
soudanien. Long de 38 km le premier tronçon relie Dakar à Diamniadio tant dis que le
deuxième tronçon mesure 19 km avec 13 gares intermédiaires dont celle de Rufisque sera
rénovée car elle date de l’époque coloniale et Diamniadio. La desserte est de type quasi-
omnibus (14 arrêts) de la banlieue et de l’aéroport AIBD en 45 min. La vitesse de pointe est
de 160 km/h. La fréquence est prévue entre de 6 et 8mn. Les 13 gares à aménager sont : Dakar
Plateau, Colobane, Hann, Baux maraichers, Pikine, Thiaroye, Yeumbeul, Keur-Massar,
M’bao, PNR, Rufisque, Bargny, Diamniadio, (+ AIBD en phase 2).Parmi les gares, il est
prévu : la rénovation des bâtiments classés de Dakar Plateau et de Rufisque ; la création d’une
gare emblématique à Diamniadio ainsi qu’en phase 2 la gare AIBD en tranchée ouverte et des
liens de raccordement vers les aérogares par tunnel. Les autres arrêts actuels du Petit Train
Bleu ne seront plus desservis.

Figure 3. 2 - tracé retenu (Rapport train express régional de Dakar : TER - 2015)

4. Les impacts du projet

4.1. Impacts positifs


Le projet aura un impact positif sur la mobilité des populations entre Dakar et Diamniadio. Le
projet consiste à substituer au Petit Train de Banlieue (PTB) le futur Train Express Régional
(TER) pour assurer, à travers une desserte omnibus et semi-directe, la desserte de la grande
banlieue de Dakar. Ce projet s’articulera avec le projet de lignes de Bus Rapide Transit (BRT)
et les autres modes de transport collectifs existants et/ou projetés. Parmi les impacts positifs,
le plus significatif est le gain de temps de 43 minutes pour les usagers, qui se reportent des
Transports Conventionnels en commun vers le TER, dont : 32 minutes de gain de temps de
parcours en véhicule (pour une distance moyenne parcourue sur le TER de 17 km), 9 minutes
d’autre gain de temps (attente, correspondance, rabattement…), 2 minutes de gain perçu lié à
moins de correspondances. Il contribuera aussi à : la réduction des coûts économiques
(estimées à 100 milliards de FCFA par an) que la congestion sur les voies de circulation. Il
engendre, par la même (v) une création d’emplois directs de près de 3300 en phase de
chantier, et de 560 en phase d’exploitation. En termes d’impacts positifs, les principaux effets
sont : (i) l’accompagnement du développement de pôles urbains décentralisés (ii) une
meilleure répartition des populations et emplois dans la structure de l’agglomération
dakaroise, (iii) les gains de temps, de confort et de fiabilité dans les déplacements,
l’amélioration de l’attractivité des transports en commun assorti d’un cout de transport réduit,
(v) le transfert modal et son corollaire ; la diminution de la congestion et de la pression en
stationnement en centre-ville de Dakar. Les effets sur l’environnement se déclinent
essentiellement par : Réduction de la consommation de carburant et des émissions de CO2
évitées par le fait du report modal, réduction du bruit et des vibrations, insertion quasi entière
sur du foncier ferroviaire existant, l’amélioration de l’environnement (assainissement de sites
pollués : SMI de Rufisque jadis site d’épandage d’eaux usées, SMR de Colobane aux sols
pollués, etc.). En matière de sécurité, les franchissements seront exposés au minimum de
risques d’accident, de par les ouvrages dénivelés et de la clôture érigée sur l’ensemble de
l’emprise. La sécurité et le confort de déplacement de par le système ERTMS 2. (Etude
environnemental et social stratégique – 2015)

4.2. Impacts négatifs

En phase de préparation de chantier l’occupation de l’emprise est sujette à une opération de


dégagement et de réinstallation. Les pertes d’activités : marchés, commerces, ateliers, maisons
et garages mécaniques, les activités exercées dans le voisinage immédiat des routes adjacentes
et pistes d’accès transversales (passages à niveau ou dénivelés), ainsi que les cheminements
des piétons, seront perturbées. Des déviations et dénivellations de franchissements seront
nécessaires ; les déplacements de réseaux seront imposés par les travaux, notamment les
réseaux électriques et téléphoniques et des conduites d’eau, ainsi que le déplacement de
clôtures, le débroussaillage, la coupe d’arbres en bordure d’emprise et leurs transplantations
dans la forêt de Mbao. Cette préparation est primordiale ; de par les interventions sur les
voies, une perturbation des circulations ferroviaires (arrêts / retards, croisements
dépassements, etc…) sera observée. En phase de chantier les activités généreront des risques
d’accident liés aux déplacements d’engins sur les voies de déviation ; les émissions de gaz et
de poussière, provenant de la circulation d’engins sur les routes en chantier et sur les
déviations, des machines, constituent également des sources d’impacts notamment sur le
milieu urbain ; les risques de déversements accidentels de produits dangereux, les fuites
d’hydrocarbures, d’huiles ou de lubrifiants des engins de chantier, peuvent également
constituer des sources de pollution des sols, des ressources hydrauliques et des oueds ; les
risques de découverte fortuite de vestiges archéologiques ou culturels Aussi, le projet
n’affecte à priori, aucun site archéologique, culturel. Bien qu’à ce stade les sites qui peuvent
contenir des ressources culturelles ne sont pas nécessairement connus, il est jugé prudent
d’adopter le principe de précaution qui consiste à s’assurer que les éventuels impacts sur
lesdites ressources soient évalués et atténuées autant que nécessaire. En Phase d’exploitation :
les activités correspondent à l’utilisation de l’infrastructure réalisée et des équipements
permettant son exploitation, ainsi que sa maintenance. L’augmentation de capacité et des
vitesses se traduiront par une fréquence élevée des circulations voyageurs (et fret sur la voie
métrique). Cela est susceptible de constituer un risque d’accidents potentiels, pour les
populations riveraines. Les nuisances sonores seront exacerbées dans les zones à proximité de
la ligne ; le projet n’affectera pas les habitats naturels, la faune et la flore, et on ne prévoit
aucune dégradation supplémentaire de la qualité du milieu abiotique durant l’exploitation de
la ligne réaménagée. (Etude environnemental et social stratégique – 2015)

5. Etude du site et investigation géotechnique du site

L’émergence à laquelle aspire le Sénégal ne pourrait s’effectuer que s’il y’a libre circulation
des personnes, biens et services de manière à accroitre le pouvoir d’achat afin d’augmenter le
PIB. C’est dans cette optique que le gouvernement sénégalais en accord avec des entreprises
turques et françaises ont initié le projet de la gare de Rufisque pour désenclaver le flux avec la
création du nouvel aéroport de Diamniadio. Alors, compte tenu de l’envergure du projet et de
l’accueil du public la gare de Rufisque classée comme historique fera l’objet d’une
réhabilitation La zone d’influence géotechnique (ZIG) ne se limite pas qu’à la parcelle
intéressée par le projet. La ZIG intéresse également : les ouvrages mitoyens (interface entre
fondations / terrassements), les parcelles mitoyennes (terrassements), l’environnement
périmétrique du site (terrassements).
Figure 3. 3 - position du site de la gare

5.1. Sondage pressiométrique

L’exécution de la reconnaissance du site s’est déroulée de la manière suivante :


Deux (02) sondages pressiométriques (SP1et SP2) réalisés en diamètre 63 mm La sondeuse
utilisée est la [Link] sondages ont atteint chacun une profondeur de 10m par rapport au
TA. Les essais pressiométriques ont été réalisés suivant un intervalle de 1m. Les formations
suivantes sont mises en évidence à partir des sondages SP1 et SC1 :
Remblai jusqu’à 0,15 m.
Argile noire peu sableuse identifiée jusqu'à une profondeur 2,20 m / TA
Ses caractéristiques mécaniques sont :
0,34  Pl  0,74 MPa (Pl moy = 0,54 MPa) ;
2,2 EM  4,22 MPa (EM moy = 3,19 MPa);
Coefficient rhéologique α = 0,33
Sable peu argileux brun identifié jusqu'à une profondeur 5,50 m/ TA
Ses caractéristiques mécaniques sont :
0,26  Pl  0,91 MPa (Pl moy = 0,6 MPa) ;
3,20  EM  4,9 MPa (EM moy = 4,22 MPa);
Coefficient rhéologique α = 0,33
Marne calcaire jaune verdâtre identifiée jusqu'à une profondeur 10,00 m/ TA
Ses caractéristiques mécaniques sont :
0,97  Pl  2,59 MPa (Pl moy = 2,23 MPa) ;
4,6  EM  47,3 MPa (EM moy = 27,41 MPa);
Coefficient rhéologique α = 0,5
Des essais de laboratoire ont été réalisés sur les échantillons de sol prélevés entre 1,50m et
6,00m et les résultats sont dans le tableau ci-après.

Tableau 3. 1 - récapitulatif des essais


5.2. Sondage carotté

Un (01) sondage carotté (SC1) réalisé en diamètre 116 mm La sondeuse utilisée est la E703.

De 0 à 4 m De 4 à 7.5 m De 7.5 à 10 m

Figure 3. 4 - sondages carottés à des différentes profondeurs

Ces sondages ont atteint une profondeur de 10m par rapport au TA. Il a permis de visualiser la
nature des sols traversés et de prélever des échantillons intacts pour analyses en laboratoire.
Des analyses de laboratoire sont réalisées sur des échantillons prélevés au niveau des carottes
entre 1,5m et 6,00m de profondeur par rapport au TA. Les essais de cisaillement donnent : les
échantillons d’argiles présentent une cohésion moyenne de 34,599 kPa et un angle de
frottement interne moyen de 9,27°, les échantillons de sables présentent une cohésion
moyenne de 8,31 kPa et un angle de frottement interne moyen de 35,79°. Les échantillons de
marnes présentent une cohésion moyenne de 37,345 kPa et un angle de frottement interne
moyen de 20,96°. Les essais de compressibilité à l’œdomètre effectués sur les marnes donnent
un coefficient de compressibilité 0,2 et une pression de pré-consolidation de 200KPa. Les
essais de gonflement à l’œdomètre montrent que les marnes rencontrées sont gonflantes avec
une pression de gonflement inférieure ou égale à 50kPa.
Figure 3. 5 - courbe œdométrique réalisée pour l'essai

5.3. Teneurs en eau [NF P 94-050]

Elle définit le rapport en pourcentage (%) du poids d'eau Poids de le l’eau que le sol
contientAu poids de d’éléments secs. L’obtention des éléments secs s'obtient par dessiccation
du sol pendant 24heures à l’étuve à 105°C.

PW
W= ∗100 EQ 3. 1
PS

5.4. Analyses granulométriques [NF P 94-056]

L’essai consiste à séparer les grains agglomérés d’une masse connue de matériau Par brassage
sous l’eau, à fractionner cet échantillon, une fois séché, au moyen d’une série de tamis
normalisés et à peser successivement le refus sur chaque tamis. La masse des refus est
cumulée et rapportée la masse totale de l’échantillon soumis à l’essai. La courbe
granulométrique est tracée, avec en abscisses, les diamètres des tamis et, en ordonnées, les
pourcentages des passants cumulés. Les résultats de cette étude nous permettront de prévoir
certaines propriétés du matériau telle que la perméabilité, l’aptitude au compactage, la
classification du sol. La forme de la courbe granulométrique permet de préciser le degré
d’étalement de la granulométrie ou encore son uniformité ; Cette uniformité est exprimée par
le Coefficient d’uniformité ou COEFFICIENT DE HAZEN " défini par le rapport :
d 60
Cu= Eq 3. 2
d 10

D60 : ouverture du tamis pour lequel passe 60% des grains.


D10 : ouverture du tamis pour lequel passe 10% des grains
Ce coefficient est donc immédiatement calculé à partir de la courbe granulométrique.
- si Cu < 2, la granulométrie est uniforme (ou serrée),
- si Cu > 2, la granulométrie est étalée (ou variée).
On définit également le coefficient de courbure Cc
2
d 30
Cc=( ) Eq 3. 3
d 10−d 60

D10 : ouverture du tamis pour lequel passe 10% des grains


A noter : Un sol est bien gradué si le coefficient de courbure est compris entre 1 et 3.

Figure 3. 6 - courbe granulométrique réalisée

Les résultats des essais effectués sur les échantillons montrent que les argiles et les marnes ont
une granulométrie fine avec des passants respectifs au tamis 80 µm de 48% et 72,1%. Les
sables ont une granulométrie grossière avec des passants au tamis 80 µm de 12,50%.
5.5. Poids spécifiques [NF P 94-053]

Le poids spécifique ou apparent d’un sol humide γ est le rapport d’une certaine quantité de sol
par rapport à son volume apparent.
W
γ= Eq 3. 4
V

5.6. Densités apparentes et absolues [NF P 94-053, 94-064]

La densité humide γh est défini comme étant le rapport de du poids volumique total au poids
volumique de l’eau alors que la densité absolue G représente le rapport du poids volumique
des grains solides au poids volumique de l’eau.

γ
γ h= Eq 3. 5
γw

γs
G= Eq 3. 6
γw

5.7. Analyse géologique

Les travaux menés dans la presqu’île du Cap-Vert par (Castelain et al, 1965 ; Tessier et al,
1967 ; Lappartient, 1985 ; Crevota et al, 1994 etc.) et bien d’autres auteurs et mise à jour par
le PASMIS (2009), ont permis de faire la synthèse stratigraphique des formations tertiaires de
la région de Dakar. Le site du projet est aussi caractérisé par des formations appartenant au
quaternaire ancien. Ces formations sont essentiellement : Les produits volcaniques liés au
volcanisme des Mamelles dont le centre d’émission est situé à l’ouest de la tête de la
presqu’île (Mermoz, Ouakam). Il est marqué par le dépôt de produits pyroclastiques
(cinérites, tufs, ponces et bombes volcaniques) et de coulées de basanite doléritique qui se
sont mis en place entre le Pléistocène inférieur (1,4 Ma) et le Pléistocène moyen. Ces produits
volcaniques affleurent largement au nord-ouest de la presqu’île (de la pointe de Fann à Yoff)
où ils forment des falaises littorales ainsi que les collines des Mamelles. Les dolérites de ce
volcanisme se rencontrent en forage jusqu’à la Patte-d’oie et sont interstratifiés avec des
sables dunaires de l’Inchirien inférieur. Les dernières coulées volcaniques ont été datées à
Mermoz de 570 000 ans (Crevota et al, 1994) ; les « sables infrabasaltiques » qui sont les plus
anciens dépôts quaternaires connus et ils reposent sur la latérite fini-tertiaire. Ces sables
affleurent à la base des premières coulées du volcanisme des Mamelles sur le littoral entre
Mermoz et Ouakam. Ils ont été retrouvés dans les forages de la tête de la presqu’île. C’est un
ensemble de sables et argiles à coquillages marins ainsi que sables argileux et dunaires. Cette
assise est attribuée à l’Inchirien inférieur dans la stratigraphie régionale et son épaisseur
maximale connue est de 74 m.

5.8. Risques naturels et anthropiques

Le site du projet se trouve sur le graben de Rufisque, une zone tectoniquement stable. Au
cours des sondages la nappe a été rencontrée à 2,00m de profondeur. Le substratum marneux
sous-jacent est une surface d’érosion. Par conséquent, il sera toujours possible de rencontrer
des remontées ou approfondissement de celui-ci. Lors de notre intervention, nous n’avons
détecté aucun indice évident de pollution dans les sondages réalisés (c'est-à-dire sous une
forme détectable visuellement ou olfactivement). Cependant, la recherche de polluant n’est
pas l’objet d’une mission géotechnique en général et de notre mission en particulier.

5.9. Données sismiques et Hydrogéologie

Le site du projet se trouve sur le graben de Rufisque, une zone tectoniquement stable et donc
réputé non sismique. La nappe a été rencontrée à 2,00m au droit du sondage. Le régime
hydrologique de surface est susceptible de varier, en fonction de la saison et de la pluviosité.
Par ailleurs, on ne peut pas exclure la présence de circulations anarchiques, liées à des
chenaux d’écoulement préférentiels. Le régime hydrologique de surface est susceptible de
varier, en fonction de la saison et de la pluviosité.

6. Conclusion
Un projet tel que le TER ne peut être réalisable que s’il est compris jusqu’au plus petit détail.
Ce chapitre retrace l’évolution de la formation des sols sur le site, les données sismiques et
hydrologiques enregistrées, les caractéristiques du projet ainsi que les investigations
géotechniques réalisées. Toute cette batterie de données nous permettra alors d’aborder le
dimensionnement des fondations et le calcul du tassement dans le chapitre suivant.
Chapitre 4 : Dimensionnement de la fondation de la gare de
Rufisque
1. Introduction

Lorsque la construction d’un ouvrage est décidé sur un terrain fixé, l’étude consistera à
réaliser la fondation en envisageant toutes les possibilités ou tous les types de fondations à
mettre en place. Ce chapitre permettra d’appréhender toutes les théories émises au niveau des
chapitres précédents. Nous avons choisit d’utiliser la méthode pressiométrique pour les
calculs qui suivront. On déterminera la capacité portante, les dimensions de la semelle la plus
chargée et enfin le tassement qui se produira. Nous nous sommes également attardés à
modéliser ses calculs sur le logiciel Geo5 avec la méthode c et φ tout en calculant le
tassement généré. Ces deux approches ( numérique et manuel ) nous permettront de prendre
position sur la précision des calculs et des méthodes de dimensionnement.

2. Prédimensionnement de la semelle

Les charges sont supposées etre limitées à 230 KN aux ELS et à 330 KN aux ELU d’après le
bureau d’étude Gaudillat. D’après le guide de calcul Béton armé ( J. Lamirault et [Link] )
le prédimensionnement d’une semelle s’écrit par la formule suivante :

S ≥ max
{ 1.05 N u 1.05 N ser
qu
;
q ser } Inq 4. 1

1.05Nu et 1.05Nser : sont les charges pondérés respectives à ELU et à ELS de 5% à cause du
poids des terres et du poids de la semelle qu’on ignore. qu et qser : sont les contraintes de
rupture respectives à ELU et à ELS.
qu = 0.5 MPa d’après le VICENT ROBITAILLE ET DENIS TREMBLAIS( capacité portante
2 2
la plus défavorable d’une argile ferme ) et q ser = qu = ∗0.5=0.33 Mpa
3 3

S ≥ max {1.05∗0.330
0.5
;
1.05∗0.230
0.33 }
S ≥ max { 0.70 cm2 ; 0.75 cm2}

La section de la semelle doit donc être supérieure à 0.75 cm 2 pour une contrainte de rupture à
ELS de 0.33 MPa sous une charge de 0.230 KN. Soit une semelle carrée de côté A :

S=0.75 cm² ↔ A=√ 0.75=0.9 m

Nous avons donc une semelle de 90 cm de côté.

3. Calcul de la capacité portante du sol et le dimensionnement de la semelle

L’équation de la capacité portante d’après la méthode pressiométrique s’écrit comme suit


(Vincent Robitaille et Denis Tremblay)
( )
¿
K ∗Ple
q a=σ v + g Eq 4. 1
Fs

qa= capacité portante admissible


Ple* : moyenne des pressions limites mesurées comme l’explique le chapitre 2, nous

𝛔v : contrainte du au poids des terres sur la fondation


l’utilisons puisque le sol est hétérogène

Kg : coefficient de capacité portante associé au type de sol et à la géométrie de la semelle au-


dessus et en dessous du niveau des fondations
Fs : facteur de sécurité

3.1. Calcul de la pression limite nette équivalente

La pression limite nette équivalente est donnée par la formule suivante :


1
Ple =( Pl ¿ ¿1 ∗Pl ∗Pl ) ¿ Eq 4. 2
¿ ¿ ¿
2
¿ 3
3

 Pl1* est la pression limite nette mesurée à 1.5 fois la largeur de la semelle au-dessus
des fondations, elle s’écrit comme suit :

Pl 1=( Pl1 −P 0 ) Eq 4. 3
¿

Pl1 : est la pression limite mesurée à 1.5 fois la largeur de la semelle au-dessus des fondations,
elle est donnée par les résultats d’essais pressiométriques.

Po : est la pression horizontale calculée à 1.5 fois la largeur de la semelle au-dessus des
fondations.

 Pl2* est la pression limite nette mesurée au niveau des fondations, elle s’écrit comme
suit :

Pl 2=( Pl 2−P0 ) Eq 4. 4
¿

Pl2 : est la pression limite mesurée au niveau des fondations, elle est donnée par les résultats
d’essais pressiométriques.

Po : est la pression horizontale calculée au niveau des fondations.

 Pl3* est la pression limite nette mesurée à 1.5 fois la largeur de la semelle en dessous
des fondations, elle s’écrit comme suit :

Pl 3=( Pl 3−P0 ) Eq 4. 5
¿

Pl3 : est la pression limite mesurée à 1.5 fois la largeur de la semelle en dessous des
fondations, elle est donnée par les résultats d’essais pressiométriques.
Po : est la pression horizontale calculée à 1.5 fois la largeur de la semelle en dessous des
fondations.

A ce niveau nous tiendrons compte de l’influence de la nappe sur la contrainte horizontale


puisque le sol à 1.5 fois la largeur de la semelle est immergée.

La contrainte horizontale est donnée par la formule suivante d’après (Vincent Robitaille et
Denis Tremblay) :

P0=K 0∗σ v Eq 4. 6

Cette formule est valable pour les couches de sol non immergées avec K0 = 0.5.

Pour les couches de sol immergées on retranchera la pression interstitielle dans l’expression
de la contrainte vertical toujours avec le même coefficient K0.

Des deux sondages pressiométriques réalisées nous avons considérés le plus défavorable
illustrée ci-dessous dans nos calculs :

Figure 4. 1 - Résultat d'essai pressiométrique


Les pressions limites nettes se calculent alors de la manière suivante :

Pl1* = (0.37-1.5*0.9*0.5*0.018) = 0.358 MPa

Pl2* = (0.34-2*0.5*0.018) = 0.322 MPa

Pl3* = [0.74- (0.018*2) -( 0.018-10) *1.35] = 0.727 MPa

La pression limite nette équivalente est alors :


1
Ple ¿=(O .358∗0.322∗0.727) 3 = 0.438 MPa

3.2. Calcul de la profondeur équivalente

La profondeur équivalente est calculée de la manière suivante :

( ) Eq 4. 7
P11 + P12+ P13
D e =( D−1, 5 B ) +B
6∗P¿
0.358+ 0.322+0.727
↔ De =(2−1 , 5∗0.9)+0.9 ( )
6∗0.438

↔ De = 1.13 m

De
D’après le rapport Kg = =1.25 , en projetant cette valeur sur l’abaque du coefficient de
B
portance, on a une valeur de 1.6

3.3. Calcul de la capacité portante

Nous pouvons à présent calculer la capacité portante admissible du sol :


¿
K ∗Ple
q a=σ v + g Eq 4. 8
Fs
1.6∗0.438
↔ q a=0.018∗2+ ↔ q a=¿ 0.270 MPa
3

3.4. Vérification du critère de résistance :

Pour qu’il y ait bonne répartition des contraintes au sol il faut que :

q developpee <q a Inq 4. 2


qdéveloppée: contrainte développée

qa: contrainte admissible


1.05∗0.330
A ELU : < 0.270 MPa ↔ 0.428 Mpa > 0.270 MPa (contrainte non vérifiée)
0.9∗0.9

1.05∗0.230
A ELS : < 0.180 MPa ↔ 0.298 > 0.180 MPa (contrainte non vérifiée)
0.9∗0.9

3.5. Redimensionnement de la semelle

Reconsidérons alors une semelle de 1.3 m de côté et revérifions à nouveau la capacité


portante et le critère de résistance :

Calcul des pressions limites nettes

Pl1* = [0.37- (1.5*1.32 *0.5*0.018)] = 0.35 Mpa

Pl2* = [0.34- (2*0.5*0.018)] = 0.322 Mpa

Pl3* = [0.74 – (0.018*2) -(0.018-0.01) *1.95] = 0.72 Mpa

Calcul de la pression limite nette équivalente


1
Ple ¿=(O .35∗0.32∗0.72) 3 =0.43 Mpa

Calcul de la profondeur équivalente

0.35+0.32+ 0.72
De =(2−1 , 5∗1.3)+1.3( ) = 1.20 m
6∗0.43

De
D’après le rapport Kg = =0.92, en projetant cette valeur sur l’abaque du coefficient de
B
portance, on a une valeur de 1.4

Nous pouvons à présent calculer la capacité portante admissible du sol :


¿
K ∗Ple
q a=σ v + g Eq 4. 9
Fs
1.4∗0.43
↔ q a=0.018∗2+ ↔ q a=¿ 0.236 MPa
3

Vérifions alors le critère de résistance :

Pour qu’il y ait bonne répartition des contraintes au sol il faut que :

q développée <q a Inq 4. 3

q développée: contrainte développée

q a: contrainte admissible
1.05∗0.330
A ELU : < 0.236 MPa ↔ 0.205 Mpa < 0.236 MPa (contrainte vérifiée)
1.3∗1.3

1.05∗0.230
A ELS : < 0.157 MPa ↔ 0.142 < 0.157 MPa (contrainte vérifiée)
1.3∗1.3

Nous avons donc une semelle de (130*130)

Déterminons sa hauteur

B−b
h≥ + 0.05 ( m ) Eq 4. 10
4
1.3−0.31
↔ h≥ + 0.05 ↔ h ≥ 0.297 md’où une hauteur de 30 cm
4

La semelle a finalement une dimension de (130 *130*30)

A présent nous devons utiliser le vrai poids de la semelle et du poids des terres pour s’assurer
de la bonne répartition des contraintes au sol.

N d é velopp é e =G0 +Gterre + N service Eq 4. 11

G0: poids de la semelle

Gterre : poids des terres au niveau de la fondation

N service : charge à ELS

N développée : charge développée à ELS

G0= V semelle∗γ b é ton Eq 4. 12

↔ G0= 1.32∗0.3∗25 = 12.675 KN

Gterre =[S ¿ ¿ semelle−( S poteau )∗( D−ep b é tonde propret é −h semelle)]∗γ sol ¿ Eq 4. 13

↔Gterre =1.32−( 0.312 )∗(2−0.05−0.30) ¿∗18 = 27.57 KN

→ N développée =G0 +Gterre + N service = 12.675+27.57+230 = 270.25 KN

Vérification du Critère de résistance :

0.270
q développée <q a ↔ 2 < 0.157 MPa ↔ 0.160 MPa > 0.157 MPa (condition non vérifiée)
1.3

Nous allons donc augmenter la dimension de la semelle de 5 cm de part et d’autre en


supposant que la contrainte admissible varie très faiblement puisque seul le coefficient k g
varie de manière insignifiante dans l’expression de la capacité portante.
0.270
q développée <q a ↔ 2 < 0.157 MPa ↔ 0.148 MPa < 0.157 MPa (condition vérifiée)
1.35

On peut constater qu’en terme de dimensionnement il faut toujours revérifier la répartition des
contraintes avec les vraies dimensions puisque le pré dimensionnement donne des approches
approximatives.

Les dimensions sous la semelle de fondation la plus chargée sont en définitive (135*135*30).

4. Calcul du tassement

Nous utiliserons la méthode œdométrique pour le calcul du tassement parce que le sol au
niveau des fondations est cohérent. Comme le confère Eq 2. 31 le rapport de consolidation se
calcule comme suit :

200
Roc = =7.27
27.57

Roc > 1→ le sol est sur consolidé

Cherchons Δ𝛔+𝛔’vo

𝛔’vo= 18*2= 36 KPa

330+12.675
Δ𝛔+𝛔’vo = 2 + 36 = 224 KPa
1.35

Δ𝛔+𝛔’vo > 𝛔’p → le tassement se calcule d’après Eq 2. 32 comme suit :

Sc =
0.01
1+0.358 ( )
0 .35 log
200
36
+
0.2
1+ 0.358 ( )
0 . 35 log
224
200
=0.446 cm

L’indice de recompression varie faiblement et se calcule d’après Eq 2.2 :

0.36−0.35
Cc= =0.01
5
log ( )
28

ep couche
On suppose que la couche d’argile draine vers le haut et le bas alors H=
2

5. Modélisation sur Géo5


5.1. Calcul de la capacité portante avec la méthode c et φ
Sur le logiciel Géo5, en premier lieu il faut le configurer comme l’indique la figure ci-
dessous :

Figure 4. 2 - paramétrage Géo5

Ensuite nous devons modéliser l’épaisseur des différentes couches :

Figure 4. 3 - entrée des interfaces


Nous devons saisir les différents paramètres des couches de sol :

Figure 4. 4 - saisi des paramètres des sols

Pour que les paramètres enregistrés soient appliqués au sol il faudra à chaque interface
assignés ses propriétés

Figure 4. 5 - assignation des paramètres aux interfaces


Voici La modélisations, en 3D.

Figure 4. 6 - Modélisation 3D

Nous devons à présent entrer la charge appliquée à la fondation.

Figure 4. 7 - saisi de la charge


Il faudra également matérialiser le niveau de la nappe phréatique.

Figure 4. 8 - saisi de la nappe phréatique

Lorsqu’on lance les calculs le logiciel nous donne de section carrée de 50*50 en condition
drainé, on peut également voir les sections d’armatures.

Figure 4. 9 - dimension de la semelle


Sur cette fenetre toujours après avoir lancé le calcul nous avons la vérification des sections
d’armatures suivant les deux directions.

Figure 4. 10 - section d'armature

La fenetre ci-dessous vérifie l’armature de la fondation, la résistance de la semelle isolée au


poinçonnement ainsi que la capacité portante maximale

Figure 4. 11 - contrainte développée


Conformément aux règles du BAEL il est recommandé au minimum d’avoir une semelle de
70 cm de côté, de ce fait nous allons modifier la section et relancer le calcul.

Figure 4. 13 - redéfinition des dimensions

On remarque que la résistance du sol augmente considérablement par rapport à la contrainte


développée. À cause d’une plus grande surface de répartition de contrainte.

Figure 4. 14 – capacité portante admissible en condition drainée

Pour la méthode c et φ il faudra prendre en compte les conditions non drainées afin de prendre
en compte l’état le plus défavorable. Pour cela nous devons redéfinir les paramètres et lancé le
calcul comme ci-dessus.
Figure 4. 15 - reconfiguration des paramètres

Figure 4. 16 - dimension de la semelle en condition non drainée

Figure 4. 17 - section d'armature en condition non drainée


On remarque que dans cet état, la semelle est beaucoup plus grande puisque le milieu est
saturé mais aussi parce que les couches d’argiles prennent du temps à évacuer la pression
interstitielle en sachant que c’est cette pression d’eau qui fait chuter la capacité portante.

Figure 4. 18 - capacite portante admissible en condition non drainée

5.2. Calcul du tassement

En condition non drainée

Figure 4. 19 - paramétrage du tassement


Nous devons en plus des paramètres assignés, renseigner le module œdométrique de chaque
couche.

Figure 4. 20 - saisi des paramètres des sols

Après avoir lancer les calculs nous avons un tassement de 7 .4mm.

Figure 4. 21 - calcul du tassement en non drainée


Figure 4. 22 - paramétrage en condition drainée

Figure 4. 23 - saisi des paramètres des sols

En condition drainée le tassement est un peu plus accentué (19.5 mm) vu la section de la
semelle, on peut donc conclure qu’il est préjudiciable d’envisager les deux états de drainages
pour enfin choisir les dimensions d’une fondation.
Figure 4. 24 - saisi de la charge

Figure 4. 25 - calcul du tassement en condition drainée

6. Conclusion

Un projet de dimensionnement d’un tel ouvrage peut sembler être assez complexe. Le
concepteur doit s’imprégner du mode de fonctionnement de sa structure pour réduire
sensiblement cette complexité. Ce chapitre traite un modèle de calcul manuel et numérique
afin d’aboutir à une extrême précision. Les logiciels de calculs sont plus pointus que les
méthodes manuelles, cela explique les légers décalages dans les résultats. L’application des
différentes dispositions et algorithmes de calcul à partir de la réglementation des DTU
permettent de trouver les dimensions optimales et les déformations admissibles sous les
efforts internes d’une semelle de fondation Nombreux sont les logiciels qui peuvent effectuer
des calculs géotechniques, cependant l’ingénieur doit être à même de critiquer, d’analyser les
résultats numériques si possible de proposer des solutions beaucoup plus adaptées aux réalités
rencontrées sur le terrain.
Conclusion générale
Conclusion générale

 Un petit résume de ta partie 1


 Donnez tous les conclusions partiel obtenues lors de letude
 Donnez les recommandations et les perspectives
Ce présent mémoire à travers ses deux vagues directives qui sont l’étude bibliographique et
l’étude expérimentale, nous ont permis de nous imprégner des techniques d’améliorations des
sols, les différents types de fondations, et leurs critères de mise en œuvre. Après cette étape
nous devrons interpréter les différents résultats de diverses investigations dans le but de
définir une ligne directrice dans le dimensionnement.

On devra pour assurer la sécurité de l’ouvrage trouver une section de semelle optimale en
termes de cout mais qui assure également la bonne répartition des contraintes au sol, cela
n’est pas la seule préoccupation puisqu’on construit sur un sol argileux qui est sujet de
gonflement. Il va falloir pour se faire contrer la pression de gonflement avec un remblai de 1.5
m d’après les estimations faites. Ceci étant dit nous devrions nous soucier de la maitrise du
tassement puisqu’il cause d’énormes dégâts. Dans ce projet le tassement est maitrisé et est
limité à moins d’un cm. Une partie de cette étude consistait à modéliser les calculs sur Géo5
et à les interpréter en vue de les adapter à n’importe quels projets. En somme, tout ce travail
nous a permis de développer un esprit critique de recherche couronné par une symbiose de
travail, ce mémoire aura donc été une étape incontournable pour nous préparer à une carrière
professionnelle épanouie et enrichissante.
Bibliographie

La bibliographie est mal faite !!!!!Voir


exemple :
Boussinesq, J. (1885), Application des Potentiels a l'etude de l'equilibre et du mouvement de
solides elastiques, Gauthier-Villars, Paris. (s.d.).

Burmister, D. M. (1943) The Theory of Stresses and Displacements in Layered Systems an


dApplications to the Design of Airport Runways, Proceedings, Highway Research Board, Vol.23,
pp . 126-144 . (s.d.).

Campen, W.H., Smith, J.R. (1984) A Study of the role of Angular Aggregates in the
Development of Stability in Bituminous Mixture, Proceeding of the Associations of Asphalt
Paving Technologies, Vol 17.

Carter, A. (2002) Rhéologie en petite déformation des enrobés bitumineux et mesure de leur
résistance à basse température à partir de l'essai TSRSTS, Maitrise en génie de la construction,
École de technologie supérieure.

Projet Train Express Régional de Dakar, Résumé de l’étude environnementale et sociale


stratégique (EESS), Banque Africaine de Développement 2015
Fiche de Projet TER 2015 Dakar-AIBD APIX SA 2015
Démarches Gares (Rapport des groupes de travail sur les gares du grand paris, Avril 2012)
Castelain et al, 1965 ; Tessier et al, 1967 ; Lappartient, 1985 ; Crevota et al, 1994 etc.)
(Théorie et pratique de la géotechnique Claude Plumelle Tome 1)
(Magnan J.P Remblais et fondations sur sol compressibles Presse des ponts et chaussées)
(Vincent Robitaille et Denis tremblais Eléments d’ingénierie de fondation)
(SOLETANCHEBACHY Plateforme et Amélioration des sols de fondations)
G. Philiponnat et B. hubert Eyrolles, Paris, 1998 « les Fondations et ouvrages en terre »
Costet J. et Sanglerat G. - Cours pratique de mécanique des sols DUNOD éditeur 2012)
(Filliat, la pratique des sols et des fondations Le moniteur Paris1999)
(Léonard, les fondations Dunod,1992).
J. Putati « technologie de la construction des bâtiments, fondations et soutènements Editions
Eyrolles (Paris,1999)
Franki (fondations 2010)
Frank (fondations 1999)
(L. logeais (pathologie des fondations Edition le Moniteur 2012)
(Gerard Karsenty le gros œuvre 2015)
(DHOUIB 2004 Améliorations des sols de fondations 2004)
(La technique du bâtiment existant, Bureau Véritas 2012)
(Franki fondations 2010)
Règles PS 92 (DTU NF P06-013) Décembre 1995
(La fabrication du bâtiment tome 1 Edition Eyrolles 2012)
J. M. Tchouani Nana avril 1999 Maj. par M. Callaud - Version de décembre 2003 (Ecole
inter-états des techniciens supérieurs de l’hydraulique et de l’équipement rural cours de
mécanique des sols tome1 Propriétés des sols rural)
Gérard Degoutte Paul Royet (Aide-mémoire de mécanique des sols Réédition 2009)
Y. Atlan (Catalogue d’essais réalisés au laboratoire d’Orléans 1998)
Schlosser (Eléments de mécanique des sols - Presses de l'ENPC 1989)
Pierre martin (La géotechnique appliquée au BTP Edition Eyrolles 2012)
(Fondations superficielles et profondes Edition presse des ponts Septembre 1992)
Webographie
([Link]) [Link]
Resultats-in-Situ consulté le 02 aout 2018

([Link])
[Link] Consulté le 20 juin 2018

[Link] Consulté le 15 Mai 2018


Liste des normes

DTU 13.11 (DTU P11-211/CCT) (mars 1988) : Fondations superficielles - Cahier des clauses
techniques + Modificatif 1 (juin 1997) (Indice de classement : P11-211)
DTU 13.11 (DTU P11-211/CCS) (mars 1988) : Fondations superficielles - Cahier des clauses
spéciales (Indice de classement : P11-211)
DTU 13.2 (P11-212-1) (septembre 1992) : Travaux de fondations profondes pour le bâtiment
- Partie 1 : Cahier des clauses techniques (Indice de classement : P11-212-1)
DTU 13.2 (NF P11-212-2) (novembre 1994) : Travaux de fondations profondes pour le
bâtiment-Partie 2 : Cahier des clauses spéciales (Indice de classement : P11-212-2)
(Règles techniques de conception et calcul des fondations et des ouvrages de Génie Civil
fascicule 62 Titre V)
NF P 94-053, 94-064 (Densité absolue et relative, AFNOR)
NF P 94-056 (Analyse granulométrique, AFNOR)
NF P 94-050 (Teneur en eau, AFNOR)
(PR NF P 94-261 Calcul géotechnique)
NF P 94-071 (Cisaillement rectiligne)
NF P 94-090 (Essai œdométrique).
XP P 94-010 (Indice de classement : P 94-010 décembre 1996)
(NF P 94-114) et B par (NF P 94-115), essai Pénétrométrique dynamique
NF P 94-116 (Sondage carotté)
ISO22476-12/P 94-521-12 (Octobre 2010) essai pénétromètre statique CPT
ISO22476-1 (Octobre 2010)
Classification USCS (XP P 94-010_indice de classement : P 94-010 - 1996)
Systèmes de revêtements de sol stratifiés posés flottants - Cahier des Prescriptions Techniques
d'exécution (e-Cahiers du CSTB, Cahier 3642, septembre 2008)
Liste des figures
Chapitre 1
Figure 1. 1 - classification du type de fondation par le rapport H/B (, DTU 13-11 ou NF P 11-
211/CCT, 1988)...................................................................................................................... 17

Figure 1. 2 - semelle ponctuelle sans glacis « la technique du bâtiment existant » 2012.........18

Figure 1. 3 - semelle filante.....................................................................................................19

Figure 1. 4 - semelle excentrée. J. Putati, 1992.......................................................................20

Figure 1. 5 - radier.................................................................................................................. 20

Figure 1 - 6: radier nervuré..................................................................................................... 21

Figure 1. 7 - radier champignon..............................................................................................21

Figure 1. 8 - radier vouté.........................................................................................................22

Figure 1. 9 - Domaine d’utilisation des techniques d’amélioration en fonction du sol............23

Figure 1. 10 - Drain + remblai de pré-chargement..................................................................24

Figure 1. 11 - Drain + chargement à vide................................................................................24

Figure 1. 12 - Inclusion rigide.................................................................................................25

Figure 1. 14 - Atelier d'inclusion rigide...................................................................................26

Figure 1. 13 - Processus d'inclusion rigide..............................................................................26

Figure 1. 15 - Processus de mise en place d'une colonne ballastée..........................................26

Figure 1. 16 - Variation du diamètre en fonction de la compétence de la couche...................26

Figure 1. 17 - Processus de congélation du sol........................................................................27

Figure 1. 18 - Processus de vibroflottation..............................................................................28

Figure 1. 19 - Processus de compactage dynamique...............................................................29

Figure 1. 20 - MacDrain..........................................................................................................29

Figure 1. 21 - MacGrid........................................................................................................... 29

Figure 1. 22 - MacGrille..........................................................................................................29

Figure 1. 23 - MacTube...........................................................................................................30

Figure 1. 24 - Géomembrane...................................................................................................30
Figure 1 - 25: MacTex............................................................................................................ 30

Figure 1. 26 - Pieu...................................................................................................................33

Figure 1. 27 - pieu métal battu. NF A 35-501.........................................................................33

Figure 1. 28 - pieu battu moulé...............................................................................................35

Figure 1. 29 - pieu foré simple (2010, franki fondations)........................................................36

Figure 1. 30 - pieu foré tubé (2010, franki fondations)...........................................................37

Figure 1. 31 - pieu foré à la boue (2010, franki fondations)....................................................37

Figure 1. 32 - pieu tarière creuse (2010, franki fondations)....................................................38

Figure 1. 33 - pieu vissé moulé (2010, franki fondations).......................................................38

Figure 1. 34 - micropieux........................................................................................................40

Figure 1. 35 - coupe d'un puit de fondation.............................................................................41

Figure 1. 36 - pieu et groupe de pieux.....................................................................................42

Chapitre 2
Figure 2. 1 - boite soumise à l'essai de cisaillement................................................................44

Figure 2. 2 - Essai CD (décembre 1996 ;XP P 94-010_indice de classement : P 94-010).......45

Figure 2. 3 - Essai Cu (décembre 1996 ;XP P 94-010_indice de classement : P 94-010)........45

Figure 2. 4 - résistance à la compression.................................................................................47

Figure 2. 5 - éssai de compression simple...............................................................................47

Figure 2. 6 - classification USCS (XP P 94-010_indice de classement : P 94-010 - 1996).....50

Figure 2. 7 - Classification triangulaire...................................................................................51

Figure 2. 8 - Comportement d'une semelle chargée................................................................51

Figure 2. 9 - Mécanisme de rupture d'une semelle..................................................................52

Figure 2. 10 - illustration des termes de critère de résistance..................................................54

Figure 2. 11 - excentricité de charge sous une semelle............................................................55

Figure 2. 12 - Influence de la nappe phréatique sur l'équation de la capacité portante............57

Figure 2. 13 - Valeur du coefficient Kg permettant de calculer la capacité portante admissible


à l'aide de l'essai pressiométrique............................................................................................59
Figure 2. 14 - Courbe de tassement.........................................................................................61

Figure 2. 15 - ourbe œdométrique (Problèmes pratiques de mécanique des sols : G. Sanglerat


G. Olilari et B. Cambou.)........................................................................................................ 62

Chapitre 3
Figure 3. 1 - coupe transversale typique adoptée (Rapport train express régional de Dakar :
TER - 2015)............................................................................................................................ 67

Figure 3. 2 - tracé retenu (Rapport train express régional de Dakar : TER - 2015).................68

Figure 3. 3 - position du site de la gare...................................................................................71

Figure 3. 4 - sondages carottés à des différentes profondeurs.................................................73

Figure 3. 5 - courbe œdométrique réalisée pour l'essai............................................................74

Figure 3. 6 - courbe granulométrique réalisée.....................................................................................75

Chapitre 4
Figure 4. 1 - Résultat d'essai pressiométrique.........................................................................80

Figure 4. 2 - paramétrage Géo5...............................................................................................84

Figure 4. 3 - entrée des interfaces............................................................................................85

Figure 4. 4 - saisi des paramètres des sols..............................................................................85

Figure 4. 5 - assignation des paramètres aux interfaces...........................................................86

Figure 4. 6 - Modélisation 3D.................................................................................................86

Figure 4. 7 - saisi de la charge.................................................................................................87

Figure 4. 8 - saisi de la nappe phréatique................................................................................87

Figure 4. 9 - dimension de la semelle......................................................................................88

Figure 4. 10 - section d'armature.............................................................................................88

Figure 4. 11 - contrainte développée.......................................................................................89

Figure 4. 12 - capacite portante admissible en condition drainée............................................89

Figure 4. 13 - redéfinition des dimensions..............................................................................90

Figure 4. 14 – capacité portante admissible en condition drainée...........................................90

Figure 4. 15 - reconfiguration des paramètres.........................................................................91


Figure 4. 16 - dimension de la semelle en condition non drainée............................................91

Figure 4. 17 - section d'armature en condition non drainée.....................................................91

Figure 4. 18 - capacite portante admissible en condition non drainée.....................................92

Figure 4. 19 - paramétrage du tassement.................................................................................92

Figure 4. 20 - saisi des paramètres des sols.............................................................................93

Figure 4. 21 - calcul du tassement en non drainée...................................................................93

Figure 4. 22 - paramétrage en condition drainée.....................................................................94

Figure 4. 23 - saisi des paramètres des sols.............................................................................94

Figure 4. 24 - saisi de la charge...............................................................................................95

Figure 4. 25 - calcul du tassement en condition drainée..........................................................95


Liste des inéquations
Chapitre 2

Inq 2. 1.......................................................................................................................................................56

Chapitre 4

Inq 4. 1.......................................................................................................................................................79

Inq 4. 2.......................................................................................................................................................82

Inq 4. 3.......................................................................................................................................................83

Inq 4. 4.......................................................................................................................................................84
Liste des équations
Chapitre 1
Eq 1.
1………………………………………………………………………………………………………………………………………….41

Chapitre 2
Eq 2. 1……………………………………………………………………………………………………………………………………………………. 44

Eq 2. 2………………………………………………………………………………………………………………………………………………….….46

Eq 2. 3………………………………………………………………………………………………………………………………………………….….46

Eq 2. 4………………………………………………………………………………………………………………………………………………….….47

Eq 2. 5……………………………………………………………………………………………………………………………………………………..52

Eq 2. 6………………………………………………………………………………………………………………………………………………….….53

Eq 2. 7……………………………………………………………………………………………………………………………………………………..53

Eq 2. 8……………………………………………………………………………………………………………………………………………….…….55

Eq 2. 9……………………………………………………………………………………………………………………………………………….…….55

Eq 2. 10………………..………………………………………………………………………………………………………………………………….56

Eq 2. 11…………………………………………………………………………………………………..……………………………………………….57

Eq 2. 12…………………………………………………………………..
……………………………………………………………………………….57

Eq 2. 13…………………………………..……………………………………………………………………………………………………………….59

Eq 2. 14…………………………………..……………………………………………………………………………………………………………….59

Eq 2. 15…………………………………..……………………………………………………………………………………………………………….60

Eq 2. 16…………………………………..……………………………………………………………………………………………………………….61

Eq 2. 17…………………..……………..……………………………………………………………………………………………………………….62

Eq 2. 18…………………………………..……………………………………………………………………………………………………………….62

Eq 2. 19…………………………………..……………………………………………………………………………………………………………….62

Eq 2. 20…………………………………..……………………………………………………………………………………………………………….62

Eq 2. 21…………………………………..……………………………………………………………………………………………………………….62

Eq 2. 22…………………………………..
……………………………………………………………………………………………………………….63
Eq 2. 23…………………………………..
……………………………………………………………………………………………………………….63

Eq 2. 24…………………………………..
……………………………………………………………………………………………………………….63

Eq 2. 25…………………………………..
……………………………………………………………………………………………………………….63

Eq 2. 26…………………………………..
……………………………………………………………………………………………………………….64

Eq 2. 27…………………………………..
……………………………………………………………………………………………………………….64

Eq 2. 28…………………………………..
……………………………………………………………………………………………………………….64

Eq 2. 29…………………………………..
……………………………………………………………………………………………………………….64

Eq 2. 30…………………………………..
……………………………………………………………………………………………………………….64

Chapitre 3

Eq 3. 1…………………………………..…………………………………………………………………………………………………………………74

Eq 3. 2…………………………………..…………………………………………………………………………………………………………………74

Eq 3. 3…………………………………..…………………………………………………………………………………………………………………75

Eq 3. 4…………………………………..…………………………………………………………………………………………………………………76

Eq 3. 5…………………………………..…………………………………………………………………………………………………………………76

Eq 3. 6…………………………………..…………………………………………………………………………………………………………………76

Chapitre 4

Eq 4. 1…………………………………..………………………………………………………………………………………………………………..79

Eq 4. 2…………………………………..………………………………………………………………………………………………………………..79

Eq 4. 3…………………………………..…………………………………………………………………………………………………………………
79

Eq 4. 4…………………………………..…………………………………………………………………………………………………………………
79

Eq 4. 5…………………………………..…………………………………………………………………………………………………………………
79

Eq 4. 6…………………………………..…………………………………………………………………………………………………………………
80
Eq 4. 7…………………………………..…………………………………………………………………………………………………………………
81

Eq 4. 8…………………………………..…………………………………………………………………………………………………………………
81

Eq 4. 9…………………………………..…………………………………………………………………………………………………………………
82

Eq 4. 10…………………………………..………………………………………………………………………………………………………………
83

Eq 4. 11…………………………………..………..
…………………………………………………………………………………………………….83

Eq 4. 12…………………………………..………………………………………………………………………………………………………………
83

Eq 4. 13…………………………………..………………………………………………………………………………………………………………
83
Liste des tableaux
Chapitre 1
Tableau 1. 1: Différentes applications des géo synthétiques...................................................31

Chapitre 2
Tableau 2. 1: Valeur de la résistance à la compression en fonction de la consistance du sol. .50

Tableau 2. 1: Valeur de la résistance à la compression en fonction de la consistance du sol. .50

Tableau 2. 2: Valeur des Coefficients de forme......................................................................56

Tableau 2. 3: Coefficient de capacité portante........................................................................57

Tableau 2. 4: Expression et simplification de la capacité portante d’après le manuel canadien


d’ingénierie des fondations..................................................................................................... 60

tableau 2. 5: valeur du facteur temps en fonction du degré de consolidation..........................66

Tableau 2. 6: valeurs des coefficients intervenant dans le calcul du tassement d’après le DTU
13.12....................................................................................................................................... 68

Tableau 2. 7: Valeur du coefficient rhéologique d’après le DTU 13.12..................................68

Chapitre 3
Tableau 3. 1: récapitulatif des essais.........................................................................................75
Récapitulatif du mémoire

Rubrique : travaux publics

Mots clés : gare, dimensionnement, fondations, réhabilitation

Présenté par : David lionel Bruno BOUYOU TCHIVONGO & Ahmadou Oury DIALLO

Encadreur : Dr. Mouhamed Lamine Chérif AIDARA

Nombre de pages : 118

Nombre de tableaux : 10

Nombre de figures : 85

Nombre d’ouvrages : 1

Nombre de normes : 17

Nombre de bibliographie : 27

Nombre de site : 3
Annexes

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