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Secretion Et Role Physiologique de La Corticotrophine

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A.B.

Diallo, UFR SANTE DE THIES QUESTION D’INTERNAT : Biochimie

SECRETION ET ROLE PHYSIOLOGIQUE DE LA CORTICOTROPHINE (OU ACTH) :


I. Introduction :
A. Définition :
La corticotrophine ou ACTH est une hormone antéhypophysaire ayant pour rôle majeur de
stimuler l’activité de la glande corticosurrénale
B.Intérêt :
- Influence dans le développement et l’activité de la glande corticosurrénale
- Pathologique : syndrome de Cushing ACTH-dépendant
II. Nature, élaboration et dosage :
A.Nature :
- Polypeptide de 39 acides aminés et de poids moléculaire 4500 Daltons
- Les 24 premiers acides aminés ont une activité analogue à celle de la chaine entière,
sans en avoir la spécificité immunologique
- Cette spécificité est donc liée aux 15 derniers acides aminés, variables selon l’espèce
animale, supportant le pouvoir antigénique responsable de la formation d’anticorps
- Une séquence de 13 acides aminés est commune à l’ACTH et à la MSH, expliquant la
faible activité mélanostimulante de l’ACTH
- Une séquence de 5 acides aminés est commune à l’ACTH et aux hormones
lipolytiques hypophysaires
B. Elaboration :
- Les cellules basophiles β 1 de l’antéhypophyse synthétisent et stockent l’ACTH
- Cette synthèse se fait au niveau des ribosomes, suivant une information génétique
détenue par l’ADN et transmise par l’ARN messager
C. Dosage :
1. Méthodes :
- Méthode biologique : test de Sayers : déplétion de l’ascorbie surrénalienne du rat
hypophysectomisé
- Méthode radio-immunologique : nécessite des anticorps anti-ACTH et de l’ACTH
radioactive
2. Unités :
1 mg est égal à environ 100 UI
3. Résultats :
- Le taux plasmatique est variable suivant un rythme circadien :
• Maximal le matin vers 6 h (25 à 40 picogrammes/ml)
• Minimal le soir vers minuit
- Ces taux peuvent être très augmentés en cas de stress
III. Régulation de la sécrétion :
A. Commande de la sécrétion :
- Elle siège dans l’hypothalamus au niveau de l’éminence médiane et se fait par
l’intermédiaire d’un petit polypeptide, le CRF (Corticotrophin Releasing Factor) qui
active la synthèse et la libération de l’ACTH

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- Ce médiateur chimique est transporté vers l’hypophyse par le système porte
hypothalamo-hypophysaire
B. Mise en jeu et régulation :
Elle se déroule à 3 niveaux : le rétrocontrôle, le rythme circadien, la sécrétion d’urgence
1. Rétrocontrôle :
- Mise en évidence :
• La surrénalectomie bilatérale, la maladie d’Addison, la métopirone, en provoquant
une hypocortisolémie, augmentent la synthèse d’ACTH
• Au contraire, l’hypercortisolémie ou le test à la dexaméthasone provoquent une
diminution du taux d’ACTH
- Mise en jeu : il semble que les variations brutales mais brèves de la cortisolémie aient
moins d’influence que les modifications prolongées
- L’action du cortisol s’exerce aussi bien sur l’hypothalamus que sur l’hypophyse
- Seul le cortisol entre en jeu, et non pas les androgènes ou l’aldostérone
- Il existe de plus, un circuit court de rétrocontrôle, le taux d’ACTH même régulant, au
niveau de l’hypothalamus, la sécrétion de CRF
2. Rythme circadien :
- Apparait vers 4-5 ans
- S’ajuste et se synchronise en raison de l’alternance veille-sommeil et lumière-
obscurité
- Est indépendant du rétrocontrôle
3. Sécrétion d’urgence :
- Elle est en rapport avec une décharge mais aussi avec une synthèse d’ACTH sous
l’effet de certains stress
- Ces stress, modifiant la cortisolémie de façon brutale et peu prolongée, n’agissent
pas ou agissent peu sur le rétrocontrôle
IV. Actions physiologiques :
A. Actions extra-surrénaliennes :
- Action mélanotrope :
  Mélanodermie dans la maladie d’Addison
- Action lipolytique : libération des acides gras du tissu adipeux
- Action hypoglycémiante avec augmentation du glycogène musculaire
- Diminution de l’amino-acidémie
- Prolongation de la demi-vie du cortisol
- Action stimulante sur la synthèse des catécholamines médullo-surrénaliennes
B. Actions surrénaliennes :
1. Mise en évidence :
- L’hypophysectomie provoque :
• Une atrophie cortico-surrénalienne (portant essentiellement sur les couches
fasciculée et réticulée, la zone glomérulée n’étant pratiquement pas touchée)
• Un effondrement de la sécrétion de cortisol et d’androgènes surrénaliennes, alors
que celle de l’aldostérone est peu diminuée
- L’ACTH corrige ces troubles

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- Le surdosage en ACTH entraine :
• Une hypertrophie cortico-surrénalienne
• Une augmentation du taux des hormones cortico-surrénaliennes
2. Description des actions :
- L’effet trophique est indiscutable
- La synthèse des stéroïdes hormonaux porte sur plusieurs étapes de la synthèse du
cortisol mais surtout sur le passage du cholestérol à la prégnénolone qui est l’étape
commune aux synthèses des 3 types de stéroïdes hormonaux (minéralocorticoïdes,
glucocorticoïdes, androgènes)
3. Mécanisme d’action de l’ACTH :
L’ACTH agit par l’intermédiaire de l’AMP cyclique dont elle augmente le taux au niveau des
cellules cibles, et qui exerce les mêmes effets que l’ACTH à ce niveau
C. Actions par l’intermédiaire des hormones cortico-surrénaliennes :
1. Aldostérone :
L’ACTH n’intervient que pour une faible part dans la régulation de cette hormone
2. Androgènes :
Ils ont peu de rôle, car l’ACTH ne stimule pas la sécrétion de testostérone
3. Cortisol :
- Action sur le métabolisme glucido-protidique : néoglucogenèse à partir des acides
aminés glucoformateurs
- Action sur les lipides : lipolyse, par effet permissif sur les catécholamines
- Action sur l’eau et les électrolytes :
• Faible action minéralocorticoïde à forte dose
• Correction de l’opsiurie de la maladie d’Addison
- Actions anti-inflammatoire, antiallergique, anti-immunitaire : n’existent qu’à des
doses supra physiologiques
V. Exploration :
A. Epreuves statiques :
- 17 cétostéroïdes et 17 hydroxystéroïdes urinaires
- Cortisolémie, ACTH émie
B. Epreuves dynamiques :
- Test de Thorn (au Synacthène®) : explore la réponse surrénalienne
- Test à la métopirone : stimule la sécrétion d’ACTH, contrairement au test à la
dexaméthasone
- Test à la LVP : permet de différencier un déficit hypothalamique d’un trouble
hypophysaire
VI. Pathologies :
- La sécrétion excessive et inappropriée d’ACTH aboutit au syndrome de Cushing-ACTH
dépendant
- Cet ACTH peut être d’origine eutopique et sécrétée par une tumeur développée à
partir de cellules corticotropes hypophysaires  maladie de Cushing

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- Elle peut être également d’origine ectopique, produite par une tumeur endocrine
non hypophysaire  syndrome de Cushing paranéoplasique
VII. Conclusion :

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