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ÉLECTRON

- Exercices - Devoirs

PHYSIQUE-CHIMIE
Cours - Activités

▪ Ondes
▪ Nucléaire
▪ Électricité
▪ Chimie

Réalisé par :
Physique
❖ Ondes …………………………………………….………………....4
▪ Les ondes mécaniques progressives………………………....……5
▪ Les ondes mécaniques progressives périodiques…….…….13
▪ Propagation d’une onde lumineuse …………………………..…23
❖ Nucléaire ………………………………………….…..………….35
▪ Décroissance radioactive …………….………….…….……..……..36
▪ Noyaux –masse et énergie…………………………….……………..48
❖ Électricité ………………………………………….….………….60
▪ Dipôle RC …………………………………………………….….……….….61
▪ Dipôle RL ………………………………………………………….……......76
▪ Les oscillations libres dans un circuit RLC série …...……..89
▪ Transmission d’informations – Modulation
d’amplitude …………………………………………………….…….…….99
Chimie
❖ Transformations rapides et transformations
lentes d’un système chimique ………………………..113
▪ Transformations rapides et transformation lentes ……..114
▪ Suivi temporel d’une transformation chimique – Vitesse
de réaction …………………………………………………………………124
❖ Transformations non totales d’un système
chimique ………………………………………………….…….136
▪ Transformations chimiques s’effectuant dans les
deux sens………………………………………………………….………...137
▪ État d’équilibre d’un système chimique …………….……….149
▪ Transformations liées aux réactions acidobasiques
dans une solution aqueuse …………………………..……………159
Devoirs……………..……………………….……..175
Bibliographies utilisées ……..……..………213
Ce livre est destiné aux élèves de la deuxième
année du baccalauréat série sciences
expérimentales option sciences physiques et
aux enseignants de la matière physique-
chimie . Il a été conçu selon les approches et
les orientations officiels marocaines .
D’autre part ‘l’élève peut répondre aux
exercices et activités directement sur les pages
du livre ou les couper et les coller dans son
cahier .
Nous espérons que vous trouvez dans ce livre
un outil qui vous aidera à améliorer vos
apprentissages et à renforcer vos compétences
et d’assurer une bonne performance .
PARTIE 𝑰 : LES ONDES

1 Les Ondes Mécaniques Progressives

2 Les Ondes Mécaniques Progressives Périodiques

3 Propagation d’une Onde Lumineuse

Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟒


Unité 1

Ondes
Les Ondes Mécaniques Progressives

Situation-problème
Lorsqu’on laisse tomber un caillou sur la surface de l’eau , des
rides (des vagues ) se forment et se propagent à la surface de
l’eau . Ce sont des ondes mécaniques .
• Qu’est-ce qu’une onde mécanique ?
• Quelles sont ses caractéristiques ?
• Quels sont les différents types d’ondes
mécaniques ?

Objectifs
Définir l’onde mécanique et sa célérité .
Définir et reconnaitre une onde transversale et longitudinale .
Connaitre et exploiter les propriétés générales des ondes .
Utiliser un dispositif expérimental pour mesurer un retard
temporel ou une distance lors de propagation d’une onde
mécanique .
Exploiter la relation entre le retard , la célérité et la distance .

Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟓


𝐈 Ondes mécaniques progressives et ses caractéristiques
 Activité : Notion d’onde mécanique
On laisse tomber un caillou On comprime quelques
On provoque une perturbation à
sur la surface de l’eau . spires d’un ressort puis on
l’extrémité d’une corde .
les libère .

Exploitation
 Donner une description de ce qui se propage sur la surface de l’eau après la chute du
caillou.
 Quelle est la nature du milieu de propagation dans chacune des trois expériences ?
 Proposer une définition de l’onde mécanique.
La propagation de l’onde est- elle accompagnée du transport de matière ?
 On observe que , l’impact du caillou à la surface provoque une déformation au point
d’impact . Cette déformation se propage à la surface de l’eau sous forme des anneaux
circulaires dont leur centre est le point d’impact .
 Le milieu de propagation dans l’expérience 1 est l’eau , dans l’expérience 2 est le
ressort , et dans l’expérience 3 est la corde ; ces trois milieux sont des milieux matériel
élastiques .
 Le phénomène de propagation d’une perturbation(déformation) dans un milieu matériels
élastique est appelé onde mécanique .
 On observe que les points constituant le milieu de propagation se déplacent lors de
propagation de l’onde puis ils reviennent à leurs positions initiales , ce qui montre que la
propagation de l’onde n’est pas accompagnée du transport de la matière .

 Définition
L’onde mécanique : Est le phénomène de propagation d’une perturbation dans un milieu
matériel élastique sans transport de la matière constituant ce milieu mais avec transfert
d’énergie .

 Les différents types d’ondes mécaniques

▪ L’onde est dite transversale si la direction Onde se propage le long d’une corde 
de perturbation est perpendiculaire à celle Direction de
de propagation . propagation
▪ L’onde est dite longitudinale si la
direction de perturbation et la direction Direction de déformation
propagation sont parallèles entre elles .
Exploitation
Onde se propage le long d’un ressort 
Direction de propagation
 Pour les deux expériences comparer la
direction de déformation avec celle de
propagation , puis identifier la nature de
Direction de déformation
chacune des deux ondes .

Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟔


▪ Dans l’expérience  , la direction de perturbation est perpendiculaire à celle de
propagation. Donc l’onde se propageant le long de la corde est transversale .
▪ Dans l’expérience  , la direction de perturbation est parallèle à celle de propagation.
Donc l’onde se propageant le long du ressort est longitudinale .

▪ L’onde transversale : Est celle dont la direction de perturbation est perpendiculaire à


la direction de propagation .
▪ L’onde longitudinale : Est celle dont la direction de perturbation et la direction
propagation sont parallèles entre elles .

𝐈𝐈 Ondes sonores
 Activité : Mise en évidence de l’onde sonore
Expérience 𝟏 : Propagation d’une onde sonore
On met une source sonore sous la cloche , puis on crée
le vide dans la cloche à l’aide d’une pompe
Observation
Lorsqu’on crée le vide dans la cloche , on remarque que
le son émet par la source sonore a disparu .
 Que peut-t-on dire sur la nature du son ?
Expérience 𝟐 : nature de l’onde sonore
Lorsqu’on fonctionne le haut-parleur on remarque que la
flame de bougie se déplace horizontalement suivant la
direction de propagation de l’onde sonore
 L’onde sonore est-elle transversale où longitudinale ?
 La disparition du son après avoir vidé la cloche d’air , montre que le son nécessite un
milieu matériel pour se propager. On conclut que le son est une onde mécanique .
 Puisque la flame de bougie se déplace horizontalement suivant la direction de
propagation de l’onde sonore, alors le son est une onde mécanique longitudinale .

 Conclusion :
Le son est une onde mécanique progressive longitudinale se
propage dans les milieux matériels élastiques (solide , liquide
et gaz ) et ne se propage pas dans le vide .
L’onde sonore se propage grâce à une compression et un
dilatation des couches constituants le milieu de propagation .

Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟕


𝐈𝐈𝐈 Les propriétés générales d’une onde mécanique
 Direction de propagation d’une onde mécanique
Une onde mécanique se propage , à partir de sa source , dans toutes les directions qui lui
sont offertes .
Le long de la corde et le ressort , l’onde se propage dans un milieu unidimensionnel .
À la surface de l’eau , l’onde se propage dans un milieu bidimensionnel (un plan ) .
L’onde sonore se propage dans un milieu tridimensionnel (l’espace)
 La superposition de deux ondes mécaniques
Lorsque deux ondes mécaniques (d’une perturbation très faible
) se croisent , elles se superposent et continent à se propager
après leur rencontre sans de perturber (elles gardent la même
forme et la même célérité ) .
Lors de leur rencontre , les amplitudes des deux s’ajoutent .

𝐈𝐕 La vitesse de propagation d’une onde mécanique


 Définition
On définit la vitesse de propagation d’une onde mécanique dans un milieu matériel
𝒅
élastique homogène par la relation suivant : 𝑽 = ∆𝒕 avec 𝒅 (en mètre 𝒎 )est la distance
parcourue par l’onde pendant la durée ∆𝒕 en (seconde 𝒔 ) .

❖ Application
On crée en un point S de la surface de l’eau , à un instant 𝒕𝟎 = 𝟎 , une onde mécanique ;
cette onde atteint un point M situé à une distance 𝒅 = 𝟖𝒄𝒎 de S à un instant 𝒕𝑴 = 𝟏𝟓𝒎𝒔
 Calculer la vitesse de propagation de l’onde à la surface de l’eau .
 Trouver la valeur de la date 𝒕𝑵 correspond au passage de l’onde par un point N situé à
une distance 𝒅′ = 𝟏𝟐𝒄𝒎 de la source S .
 Calculons la vitesse de propagation de l’onde à la surface de l’eau .d’
𝒅
On a : 𝑽 = ∆𝒕
𝟖×𝟏𝟎−𝟐
A.N: 𝑽 = 𝟏𝟓×𝟏𝟎−𝟑 = 𝟓, 𝟑𝟑𝒎. 𝒔−𝟏
d’
 On a : 𝑽 = ∆𝒕′
d’
Donc : ∆𝒕’ = 𝑽 avec ∆𝒕’ = 𝒕𝑵 − 𝒕𝟎 = 𝒕𝑵
d’ 𝟏𝟐×𝟏𝟎−𝟐
D’ou : 𝒕𝑵 = 𝑽 = 𝟓,𝟑𝟑 = 𝟐𝟐, 𝟓𝒎𝒔

 Facteur influençant la vitesse de propagation d’une onde mécanique


Dans un milieu matériel élastique et homogène , la vitesse de propagation d’une onde
mécanique est constante et indépendante de la forme de la perturbation . Tandis qu’elle
dépend de la nature du milieu : son élasticité , son inertie et sa température .

Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟖


❖ Exemples
𝑭
➢ La vitesse de propagation d’une onde mécanique le long d’une corde est : 𝐯 = où
𝝁
𝒎
F est la tension de la corde et 𝝁 sa masse linéique (𝝁 = 𝑳 avec 𝑳 la longueur de la
corde en mètre (m) et 𝒎 sa masse en kilogramme (𝒌𝒈) .
➢ La vitesse de propagation d’une onde mécanique à la surface de l’eau est : 𝐯 = 𝒈. 𝒉
où 𝒈 est l’intensité de la pesanteur en (𝒎. 𝒔−𝟐 ) et 𝒉 la profondeur de l’eau en (𝒎).

❖ Application
Une onde se propage le long d’une corde tendue de masse 𝒎 = 𝟔𝟎𝒈 et de longueur 𝑳 = 𝟒𝒎
et de tension 𝑭 = 𝟑𝑵
 Calculer la vitesse de propagation de l’onde le long de la corde .
 Quel est le temps mis par l’onde pour parcourir la corde tout entière ?
 Calculons la vitesse de propagation de l’onde le long de la corde .
𝑭 𝒎
On a : 𝐯 = avce 𝝁 =
𝝁 𝑳
𝑭.𝑳
Donc : 𝐯 = 𝒎
𝟑×𝟒
A.N : 𝐯 = = 𝟏𝟗, 𝟏𝟓𝒎. 𝒔−𝟏
𝟔𝟎×𝟏𝟎−𝟑
 Calculons le temps mis par l’onde pour parcourir la corde tout entière.
𝒅
On a : 𝑽 = ∆𝒕 avec 𝒅 = 𝑳
𝑳
Donc : ∆𝒕 = 𝑽
𝟒
A.N : ∆𝒕 = 𝟏𝟗,𝟏𝟓 ≈ 𝟎, 𝟐𝟏𝒔

 Le retard temporel
Lors de propagation d’une onde mécanique non amortie
(l’amplitude de la perturbation se conserve au cours du la
propagation de l’onde ) , tous les points du milieu de
propagation subissent la même perturbation que la source ,
𝑺𝑴
mais avec un retard temporel 𝝉𝑴 tel que :𝝉𝑴 = 𝒕𝑴 − 𝒕𝑺 = 𝒗

La relation entre l’élongation d’un point M du milieu de propagation et celle de la source S


est : 𝒚𝑴 (𝒕) = 𝒚𝑺 (𝒕 − 𝝉) ou 𝒚𝑺 𝒕 = 𝒚𝑴 (𝒕 + 𝝉)

Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟗


Série d’exercices
Exercice 1
On crée à l’extrémité S d’une corde à un instant 𝑡0 = 0 , une onde mécanique . La figure
ci-dessous représente l’aspect de la corde à un instant 𝒕𝟏 = 𝟏𝟓𝒎𝒔

 Quelle est la nature de l’onde ? (longitudinale ou transversale) .justifier votre réponse


 Déterminer à l’instant 𝒕𝟏 les points qui se dirigeront vers le bas ainsi que ceux se
dirigeront vers le haut .
 Calculer la valeur de la vitesse de propagation de l’onde le long de la corde .
 Pendant quelle durée un point de la corde est-il affecté par le passage de l’onde ?
 À quel instant s’arrête le point M ?
❻ À quel instant l’onde arrive au point N , tel que 𝑺𝑵 = 𝟐𝟎𝒄𝒎 ?

Exercice 𝟐
Pour mesurer la vitesse de propagation des ondes sonores dans l’air on réalise le montage
expérimental représentant ci-dessous , la distance entre les deux microphones 𝑹𝟏 et 𝑹𝟐 est
𝒅 = 𝟏, 𝟕𝒎 .La courbe ci-dessous représente la variation de la tension aux bornes de chaque
microphone .

▪ La sensibilité horizontale : 𝑺𝑿 = 𝟏𝒎𝒔/𝒅𝒊𝒗


Données ▪ La célérité des ondes sonore dans l’eau : 𝑽𝒆𝒂𝒖 = 𝟏𝟓𝟎𝟎𝐦/𝐬
▪ La température : 𝑻 = 𝟐𝟓°𝑪
 Quelle est la nature de l’onde sonore ?(longitudinale ou transversale) . justifier la réponse .
 Déterminer la valeur du retard temporel 𝝉 entre les microphones 𝑹𝟏 et 𝑹𝟐 .
 Déduire la valeur de 𝑽𝒂𝒊𝒓 la célérité des ondes sonores dans l’air .
 Déterminer la valeur du retard temporel 𝝉′ , lorsqu’on déplace le microphone 𝑹𝟐 vers la
droite à partir de sa position initiale d’une distance 𝐝′ = 𝟓𝟏𝒄𝒎
 Comparer 𝑽𝒂𝒊𝒓 et 𝑽𝒆𝒂𝒖 . Que peut-t-on déduire ?

Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟏𝟎


Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟏𝟏
Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟏𝟐
Unité 2
Ondes mécaniques progressives

Ondes
périodiques

Situation-problème
La houle (onde de la mer ) peut être considérée comme une onde
mécanique périodique .
Lorsque cette onde traverse un détroit sa forme change
lorsqu’elle se propage dans l’autre coté .
• Qu’est-ce qu’une onde mécanique périodique ?
• Quelles sont ses caractéristiques ?
• Que se passe-t-il lorsqu’une onde rencontre un
obstacle avec une ouverture ?

Objectifs
Définir l’onde mécanique progressive périodique et sinusoïdale
Connaitre la période , la longueur d’onde , et la relation entre
elles.
Mise en évidence expérimentale du phénomène de diffraction
des ondes mécaniques .
Mise en évidence de la notion de milieu dispersif .

Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟏𝟑


𝐈 Ondes mécaniques progressives et ses caractéristiques
 Activité : Onde mécanique périodique et sinusoïdale
Un microphone capte le son émis par un
instrument de musique jouant une note
continue, puis le son émis par un diapason.
A l’aide d’un oscilloscope relié au microphone,
on visualise les deux signaux sonores.

 Onde émise par un instrument de musique  Onde émise par un diapason


Exploitation
 Est-ce que les ondes obtenues sont-elles périodiques.
 Comparer les deux oscillogrammes.
 Calculer la période 𝑻 pour chaque oscillogramme.
 En déduire la fréquence 𝑵 pour l’onde émise par le diapason.
 Les ondes obtenues sont périodiques , car la perturbation de chaque point du milieu de
propagation change d’une manière périodique au cours du temps .
 L’onde émise par l’instrument de musique est une onde mécanique progressive
périodique , tandis que l’onde émise par le diapason est une onde mécanique
progressive sinusoïdale ?
 Pour l’onde émise par l’instrument de musique on a : 𝑻 = 𝟒𝒎𝒔
Pour l’onde émise par le diapason on a : 𝑻′ = 𝟒, 𝟐𝒎𝒔
𝟏 𝟏
 Pour l’onde émise par le diapason on a : 𝑵′ = 𝑻′ = 𝟒,𝟐×𝟏𝟎−𝟑 = 𝟐𝟑𝟖, 𝟏𝑯𝒛

 Définitions
▪ Une onde mécanique progressive est dite périodique si l’évolution temporelle de
l’élongation de chaque point du milieu de propagation est périodique .
▪ Une onde mécanique progressive est dite sinusoïdale si l’évolution temporelle de
l’élongation de chaque point du milieu de propagation varie selon une fonction
sinusoïdale : 𝒚 𝒕 : L’élongation en 𝒎
𝟐𝝅 𝑨 : L’amplitude en 𝒎
𝒚 𝒕 = 𝑨𝒄𝒐𝒔( 𝑻 𝒕 + 𝝋) avec : 𝑻 : La période en 𝒔
𝝋 : La phase à l’origine des dates (𝐭 = 𝟎)

Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟏𝟒


 La périodicité temporelle d’une onde mécanique périodique
La périodicité temporelle 𝑻 (la période ) d’une onde
mécanique progressive périodique est la plus petite T
durée au bout de laquelle un point du milieu de
propagation se retrouve dans le même état vibratoire .
La fréquence 𝑵 est le nombre de perturbation effectuer
par un point du milieu de propagation par seconde :
𝟏
𝑵 = 𝑻 ; avec 𝑻 est en seconde (𝒔) et 𝑵 en Hertz (𝑯𝒛)

 La périodicité spatiale d’une onde mécanique périodique


❖ Activité
Mise en évidence la périodicité spatiale d’une onde mécanique .
Pour mettre en évidence la périodicité spatiale d’une onde mécanique , on réalise le
montage expérimental ci-dessous qui est constitué par :
▪ Deux microphones 𝑹𝟏 et 𝑹𝟐 placés côte à côte et reliés avec les entrées de
l’oscilloscope
▪ Un haut-parleur relié à un générateur de basse fréquence (GBF)
▪ Une règle graduée
On fixe le microphone 𝑹𝟏 et on déplace le microphone 𝑹𝟐 le long de la règle graduée , en
observant les oscillogrammes sur l’écran de l’oscilloscope .

Données ▪ La célérité du son dans l’air 𝐕 = 𝟑𝟒𝟎𝒎/𝒔


▪ La sensibilité horizontale 𝑺𝒙 = 𝟎, 𝟐𝟓𝒎𝒔/𝒅𝒊𝒗

𝐺𝐵𝐹

4𝑐𝑚

Observations expérimentales
▪ Les deux courbes sont en phase pour la première fois , lorsque la distance entre
les deux microphones 𝑹𝟏 et 𝑹𝟐 est : 𝒅𝟏 = 𝟑𝟒𝒄𝒎 .
▪ Les deux courbes sont en phase pour la deuxième fois , lorsque la distance entre
les deux microphones 𝑹𝟏 et 𝑹𝟐 est : 𝒅𝟐 = 𝟔𝟖𝒄𝒎 .
▪ Les deux courbes sont en phase pour la troisième fois , lorsque la distance entre
les deux microphones 𝑹𝟏 et 𝑹𝟐 est : 𝒅𝟑 = 𝟏𝟎𝟐𝒄𝒎 .
▪ Les deux courbes sont en opposition de phase pour la première fois , lorsque la
distance entre les deux microphones 𝑹𝟏 et 𝑹𝟐 est : 𝒅′𝟏 = 𝟏𝟕𝒄𝒎 .
▪ Les deux courbes sont en opposition de phase pour la deuxième fois , lorsque la
distance entre les deux microphones 𝑹𝟏 et 𝑹𝟐 est : 𝒅′𝟐 = 𝟓𝟏𝒄𝒎 .

Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟏𝟓


Exploitation
❶Déterminer la courbe correspondant au signal capté par le microphone 𝑹𝟏
 La distance 𝒅𝟏 est appelée longueur d’onde ou périodicité spatiale et notée 𝝀 elle
s’exprime en mètre (m). Définir la longueur d’onde
𝒅𝟐 𝒅𝟑
 Calculer les rapports et , que remarquez-vous ?
𝝀 𝝀
𝒅′𝟏 𝒅′𝟐
❹ Calculer
les rapports et 𝝀 , que remarquez-vous ?
𝝀
❺ Déterminer la période T des ondes sonores .
𝝀
❻Calculer le rapport 𝑻 , et le comparer avec la valeur de célérité 𝑉 . Déduire la nouvelle
définition de la célérité 𝑉 .
 La courbe représentée en rouge est celle qui correspond à l'onde reçue du microphone
𝑹𝟏 car les ondes sonores s’amortissent en éloignant de la source .
 La longueur d’onde 𝝀 est la petite distance séparant deux points du milieu de propagation
vibrent en phase
𝒅𝟐 𝟔𝟖 𝒅𝟑 𝟏𝟎𝟐
 On a : = 𝟑𝟒 = 𝟐 et = = 𝟑 . On remarque deux points du milieux de propagation
𝝀 𝝀 𝟑𝟒

vibrent en phase si la distances qui les sépare est : 𝒅 = 𝒌. 𝝀 où 𝒌 ∈ ℕ∗


𝒅′𝟏 𝟏𝟕 𝟏 𝒅′𝟐 𝟓𝟏 𝟑
 On a : = 𝟑𝟒 = 𝟐 et = 𝟑𝟒 = 𝟐 . On remarque deux points du milieu de propagation
𝝀 𝝀

𝟏
vibrent en opposition phase si la distances qui les sépare est : 𝒅 = (𝒌 + 𝟐). 𝝀 où 𝒌 ∈ ℕ

 Graphiquement , on trouve 𝑻 = 𝟏𝒎𝒔


𝝀 𝟑𝟒×𝟏𝟎−𝟐 𝝀
 On a : 𝑻 = = 𝟑𝟒𝟎𝒎. 𝒔−𝟏 . On déduit que : 𝐕 = 𝑻
𝟏×𝟏𝟎−𝟑

❖ Définition
La périodicité spatiale (longueur d’onde ) 𝝀 d’une onde mécanique progressive périodique
est la petite distance séparant deux points successifs du milieu de propagation ayant le
même état vibratoire .

λ
Propagation d’une onde le long Propagation d’une onde à la Propagation d’une onde le long
d’un ressort surface de l’eau d’une corde

❖ La vitesse de propagation d’une onde mécanique progressive périodique


On définit la vitesse de propagation d’une onde mécanique progressive périodique dans
𝝀
un milieu matériel élastique par la relation suivante : 𝐯 = 𝑻 = 𝝀. 𝑵
𝒗 : est la vitesse de propagation en 𝒎/𝒔 ; 𝑻 : est la période en 𝒔 ; N : la fréquence en 𝑯𝒛

Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟏𝟔


❖ Comparaison de l’état vibratoire de deux points du milieu de propagation
Soient A et B deux points du milieu de propagation .
▪ A et B vibrent en phase si la distance qui les sépare est : 𝒅 = 𝒌. 𝝀 où (𝒌 ∈ ℕ∗ )
▪ A et B vibrent en opposition de phase si la distance qui les sépare est :
𝟏
𝒅 = (𝒌 + 𝟐). 𝝀 où (𝒌 ∈ ℕ)

 Les courbes sont en phase  Les courbes sont en opposition de phase


❖ Application
On fixe l’extrémité de la corde à la lame d’un vibreur où son mouvement rectiligne
sinusoïdale de fréquence 𝑵 = 𝟐𝟎𝑯𝒛 . On fait fonctionner le vibreur à un instant 𝒕𝒐 = 𝟎 ,
La figure ci-contre représente la forme de la corde à un instant 𝒕

❶ Déterminer la valeur de la longueur d’onde λ .


❷ Calculer la célérité de propagation de l’onde le long de la corde.
 Comparer les états vibratoires des points 𝑺 𝒆𝒕 𝑴 .
❹ Quel est l’instant 𝒕, où l'aspect de la corde est présenté ?

❶ D’après la figure on a : 𝒅 = 2λ
𝒅
Donc : 𝝀 = 𝟐 = 𝟐𝒄𝒎
❷ Calculons la célérité de propagation de l’onde le long de la corde
On a : 𝑽 = 𝝀. 𝑵
A.N: 𝑽 = 𝟎, 𝟎𝟐 × 𝟐𝟎 = 𝟎, 𝟒𝒎. 𝒔−𝟏
 D’après la figure on a : 𝑺𝑴 = 𝟑λ
Donc les point S et M vibrent en phase.
❹ Déterinons l’instant 𝒕, où l'aspect de la corde est présentée .
𝑺𝑴
On a : 𝛕 = 𝑽 avec 𝛕 = 𝒕 − 𝒕𝒐
𝑺𝑴
Donc : 𝒕 = 𝑽
𝟎,𝟎𝟔
A.N: 𝒕 = 𝟎,𝟒
= 𝟎, 𝟏𝟓𝒔

Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟏𝟕


𝐈𝐈 Phénomène de diffraction
 Activité
Mise en évidence le phénomène de diffraction des ondes mécaniques
On fait créer dans la cuve à ondes , des ondes rectilignes qui se propagent avec une vitesse
𝑽 = 𝟏𝒎/𝒔 , puis on éclaire la surface de l’eau avec un stroboscope de tel sorte que sa
fréquence est égale à celle des ondes 𝑵 = 𝟏𝟎𝑯𝒛 , et on voit que tous les points de la
surface de l’eau apparaissent immobiles. On place deux plaques parallèles dans la cuve de
manière à former une fente de largeur 𝒂 modifiable.
On fait varier 𝒂 et on obtient les deux figures ci-dessous .

𝑎
𝑎
 Cas de 𝒂 = 𝟏𝟓𝒄𝒎  Cas de 𝐚 = 𝟓𝐜𝐦

Exploitation
 Calculer la langueur 𝝀 d’onde incidente et la comparer avec la largeur 𝒂 de la fente
pour chaque figure.
 Décrire pour chaque figure, ce qui arrive aux ondes lorsqu’elles traversent la fente.
 Le phénomène observé dans la figure  s’appelle phénomène de diffraction . Quelles
sont les conditions pour que ce phénomène soit réalisé ?
 Comparer la langueur d’onde diffractée avec la langueur d’onde incidente et déduire .
 On calcule la valeur de la longueur d’onde se propageant à la surface de l’eau .
𝑽
On a : 𝐕 = 𝝀. 𝑵 donc : 𝝀 = 𝑵

𝟏
A N : 𝝀 = 𝟏𝟎 = 𝟎, 𝟏𝒎 = 𝟏𝟎𝒄𝒎

Pour la figure  on a : 𝐚 = 𝟓𝐜𝐦 donc : 𝝀 > 𝒂


Pour la figure  on a : 𝐚 = 𝟏𝟓𝐜𝐦 donc : 𝝀 < 𝒂
 Dans la figure  , l’onde obtenue après avoir traversé la fente est circulaire , tandis
que dans la figure  , l’onde obtenue après avoir traversé la fente n’est pas circulaire
 Pour que le phénomène de diffraction des ondes mécaniques soit observable ; il faut
que la dimension de la fente est inférieur à la longueur d’onde (𝒂 < 𝝀)
 Londe incidente et l’onde diffractée ont la même longueur d’onde .

Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟏𝟖


 Définition
Lorsqu’une onde mécanique progressive périodique rencontre un obstacle avec une
ouverture de largeur 𝒂 , une modification de la structure de l’onde se produit ( un
changement de direction de propagation de l’onde ) , si 𝒂 < 𝝀 où 𝝀 est la longueur d’onde
incidente sur l’obstacle , ce phénomène s’appelle phénomène de diffraction

Onde incidente Onde diffractée


Onde incidente Onde diaphragmée
𝑎 𝑎
Cas de 𝒂 < 𝝀 Cas de 𝒂 > 𝝀

 Propriétés de l’onde diffractée


Les ondes incidente et diffractée ont la même fréquence , la même célérité et la même
longueur d’onde , si le milieu de propagation n’est pas changé

𝐈𝐈𝐈 Le milieu dispersif


 Activité
On provoque une onde circulaire dans la cuve à ondes à l'aide d’un vibreur , et on éclaire la
surface de l’eau par un stroboscope dont la fréquence est réglée sur une valeur égale à la
fréquence de source vibrante
𝑵(𝑯𝒛) 𝟐𝟎 𝟐𝟓 𝟑𝟎 𝟑𝟓
𝝀(𝒎) 𝟏 𝟎, 𝟗 𝟎, 𝟖 𝟎, 𝟕
𝑽(𝒎/𝒔)
Exploitation
 Compléter le tableau ci-dessus
 On dit qu’un milieu est dispersif si la vitesse de propagation d’une onde dans ce milieu
dépend de sa fréquence . l’eau est-elle un milieu dispersif ?
 Voire le tableau ci-dessus
 On constate que la vitesse de propagation de l’onde dépond de sa fréquence . Donc
l’eau est un milieu dispersif .

 Définition
Le milieu est dispersif si la vitesse de propagation d’une onde dans ce milieu dépend de sa
fréquence

Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟏𝟗


Série d’exercices

Exercice 1
Pour déterminer la vitesse de propagation des ondes sonores dans l’aire on réalise le
montage expérimental ci-dessous .
On visualise sur l’écran de l’oscilloscope les ondes captées par les microphones 𝑹𝟏 et 𝑹𝟐 .
▪ Les deux courbes sont en phase lorsque la distance qui sépare les deux
Données microphones 𝑅1 et 𝑅2 est 𝒅𝟏 = 𝟏𝟕𝒄𝒎
▪ La sensibilité horizontale 𝑺𝒉 = 𝟎, 𝟏𝒎𝒔/𝒅𝒊𝒗

 Définir la longueur d’onde .


 Choisir les bonnes réponses :
▪ Les ondes sonores et les ultrasons sont des ondes transversales .
▪ Les ultrasons sont des ondes audibles par l’Homme .
▪ La fréquence des ondes sonores varie avec le changement du milieu de propagation .
▪ Les ondes sonores se propagent dans le vide et dans les milieux matériels .
▪ L’onde sonore est tridimensionnelle .
 Déterminer la période de l’onde sonore et déduire sa fréquence .
 On déplace le microphone 𝑹𝟐 horizontalement jusqu’à ce que les courbes deviennent en
phase pour une distance 𝒅𝟐 = 𝟑𝟒𝒄𝒎 .
𝒂 − Déterminer la longueur d’onde 𝝀 de l’onde sonore .
𝒃 − Déduire la vitesse V de propagation des ondes sonores dans l’air .

Exercice 𝟐
On crée à l’instant 𝒕 = 𝟎, en un point S de la surface de l’eau , une onde mécanique progressive
sinusoïdale de fréquence 𝑵 = 𝟓𝟎𝑯𝒛 . La figure ci-dessous représente une coupe verticale de la
surface de l’eau à un instant 𝒕 . La règle graduée sur le schéma indique l’échelle utilisé

 Déterminer la longueur d’onde 𝝀 .


 Calculer la valeur de la vitesse de propagation de l’onde à la surface de l’eau .
 Quel est l’instant 𝒕 , où la coupe de la surface de l’eau est présentée ?
 On considère un point M de la surface de l’eau , éloigné de la source S d’une distance
𝑺𝑴 = 𝟏𝟐𝒄𝒎 . Le point M reprend le mouvement de S après un retard temporel 𝝉 . Calculer
la valeur de 𝝉
❺ Ecrire la relation entre l’élongation du M et celle de la source S

Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟐𝟎


Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟐𝟏
Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟐𝟐
Unité 3
Propagation d’une Onde

Ondes
Lumineuse

Situation-problème

L’arc en ciel est un phénomène optique qui se produit dans le ciel


et qui rend visible le spectre continu de la lumière du soleil .
• Comment mettre en évidence l’aspect
ondulatoire de la lumière ?
• L’onde lumineuse possède-t-elle les mêmes
propriétés des ondes mécaniques ou non ?

Objectifs

Mise en évidence expérimentale de la diffraction de la lumière


Savoir exploiter un document de diffraction et décrire la
lumière comme une onde .
Définir une lumière monochromatique et une lumière
polychromatique .
Mise en évidence expérimentale du phénomène de dispersion
de la lumière par un prisme .

Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟐𝟑


𝐈 Le module ondulatoire de la lumière
 Mise en évidence l’aspect ondulatoire de la lumière
❖ Activité
On éclaire une fente, de largeur 𝒂 variable (ou un trou de diamètre variable ), par un
faisceau de laser comme illustré par la figure ci-contre

❶ Cas d’une fente rectangulaire ❷ Cas d’un trou circulaire


Exploitation
 Qu’observez-vous sur l’écran lorsque la largeur de la fente devient grande ?
 Qu’observez-vous sur l’écran lorsque la largeur de la fente devient petite ?
 Rappeler le principe de propagation rectiligne de la lumière. Est-il vérifié ?
 Avez-vous déjà rencontré comme ce phénomène dans le cas des ondes mécaniques .
Donner le nom, de ce phénomène.
❺ Que peut-on conclure à propos de la nature de la lumière ?

 On voit la formation d’une seul tache lumineuse sur l’écran .


 On voit sur l’écran la formation de plusieurs taches lumineuses brillantes séparées par
des taches sombres .
 Le principe de propagation rectiligne de la lumière : dans un milieu homogène et
transparent la lumière se propage en ligne droite .
Le principe de propagation rectiligne de la lumière est vérifié lorsque la largeur de la
fente est grande . Mais ce principe n’est pas vérifié lorsque la largeur de la fente
devient petite , car la formation des taches lumineuses à des endroits au-delà de
l’obstacle montre que la lumière n'a pas suivi un chemin rectiligne lors de sa
propagation de la source à l'écran
 Oui c’est le phénomène de diffraction des ondes mécaniques .
 Par analogie avec les ondes mécaniques on considère que la lumière a un aspect
ondulatoire .

❖ Conclusion
Si on se limite à la propagation rectiligne de la lumière , on ne peut pas expliquer l’arrivé
de la lumière à des endroits au-delà de l’obstacle . Et par analogie avec les ondes
mécaniques , on considère que la lumière a un aspect ondulatoire

Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟐𝟒


 Module ondulatoire de la lumière
La lumière est une onde électromagnétique (association d’un champ magnétique et d’un
champ électrique ) progressive transversale se propage dans les milieux transparents
matériels ou non matériels .
L’onde lumineuse possède double périodicité :
𝟏
▪ Périodicité temporelle : est caractérisée par sa période 𝑻 ou sa fréquence 𝝂 telle que 𝝂 = 𝑻
▪ Périodicité spatiale : est caractérisée par sa longueur d’onde 𝛌

𝐈𝐈 Propriétés de l’onde lumineuse


 Lumière monochromatique et lumière polychromatique
Toute radiation lumineuse ayant une seule couleur est dite monochromatique . Elle est
caractérisée par sa fréquence 𝝂 qui ne dépend pas du milieu de propagation .
La lumière polychromatique est composée de plusieurs radiations monochromatiques .

❖ Exemples
▪ Le laser est une source de la lumière monochromatique
▪ La lumière blanche est une lumière polychromatique
 Le spectre visible de la lumière blanche
Le spectre visible de la lumière blanche est le domaine auquel l’œil humain est sensible .
Ce domaine est tel que : 𝟒𝟎𝟎𝐧𝐦 < 𝛌 < 𝟖𝟎𝟎𝒏𝒎

 La vitesse de propagation d’une onde lumineuse


❖ La vitesse de propagation de la lumière dans le vide
Dans le vide (ou dans l’air) la lumière se propage avec une vitesse (nommée célérité) tel que
𝛌
𝐜 = 𝛌𝟎 . 𝝂 = 𝑻𝟎 avec 𝐜 = 𝟐𝟗𝟗𝟕𝟗𝟐𝟒𝟓 ≈ 𝟑. 𝟏𝟎𝟖 m/s
𝐜 : la vitesse de l’onde en m/s ; 𝛌𝟎 : la longueur d’onde en m ; 𝝂 : la fréquence en 𝑯𝒛

❖ La vitesse de propagation de la lumière dans un milieu matériel


Dans un milieu matériel transparent la lumière se propage avec une vitesse 𝐯 tel que
𝛌
𝐯 = 𝛌. 𝝂 = 𝑻
𝐯 : la vitesse dans le milieu en m/s ; 𝛌: la longueur d’onde dans le milieu en m

❖ L’indice de réfraction du milieu


Chaque milieu matériel transparent est caractérisé par un indice de réfraction noté 𝐧 tel
𝒄 𝛌
que : 𝐧 = 𝐯 = 𝛌𝟎 avec 𝐯 : la vitesse dans le milieu en m/s ; 𝐜 : la vitesse dans le vide en m/s
𝐧 : est un facteur sans unité et 𝐧 ≥ 𝟏

Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟐𝟓


❖ Application
On éclaire un morceau de verre par deux sources lumineuses monochromatiques , l’une est
rouge et l’autre est jaune
La célérité de la lumière dans le vide : 𝐜 = 𝟑. 𝟏𝟎𝟖 m/s
La longueur d’onde de la radiation rouge dans le verre est : 𝛌𝒓 = 𝟒𝟕𝟓𝒏𝒎
Données La fréquence de la radiation rouge est : 𝛎𝒓 = 𝟑, 𝟗𝟏. 𝟏𝟎𝟏𝟒 𝑯𝒛
La longueur d’onde de la radiation jaune dans le verre est : 𝛌𝒋 = 𝟑𝟔𝟐𝒏𝒎
La longueur d’onde de la radiation jaune dans le vide est : 𝛌𝟎𝒋 = 𝟓𝟖𝟗𝒏𝒎
❶ Calculer la fréquence 𝛎𝒋 de la radiation jaune .
❷ Calculer les célérités 𝐯𝒋 et 𝐯𝒓 des radiations jaune et rouge dans le morceau de verre
 Comparer les célérités 𝐯𝒋 et 𝐯𝒓 que peut-on déduire à-propos du verre constituant le
morceau ?
❶ Calculons la fréquence 𝛎𝒋 de la radiation jaune.
𝑪
On a : 𝐯𝒓 = 𝛌𝒓 . 𝛎𝒓
On a : 𝛎𝒋 = 𝛌 A.N: 𝐯𝒓 = 𝟒𝟕𝟓 × 𝟏𝟎−𝟗 × 𝟑, 𝟗𝟏 × 𝟏𝟎𝟏𝟒
𝟎𝒋
𝟑×𝟏𝟎𝟖 On trouve : 𝐯𝒋 = 𝟏, 𝟖𝟔 × 𝟏𝟎𝟖 m/s
A.N : 𝛎𝒋 = 𝟓𝟖𝟗×𝟏𝟎−𝟗 = 𝟓, 𝟎𝟗 × 𝟏𝟎𝟏𝟒 𝑯𝒛
 On constate que 𝐯𝒋 ≠ 𝐯𝒓 ce qui montre
❷ Calculon les célérités 𝐯𝒋 et 𝐯𝒓 des radiations
que la vitesse de propagation de l’onde
jaune et rouge dans le morceau de verre lumineuse monochromatique dans ce
On a : 𝐯𝒋 = 𝛌𝒋 . 𝛎𝒋 morceau de verre dépend de sa
A.N: 𝐯𝒋 = 𝟑𝟔𝟐 × 𝟏𝟎−𝟗 × 𝟓, 𝟎𝟗 × 𝟏𝟎𝟏𝟒 fréquence
On trouve : 𝐯𝒋 = 𝟏, 𝟖𝟒 × 𝟏𝟎𝟖 m/s

𝐈𝐈𝐈 Etude de diffraction d’une onde lumineuse monochromatique

 Activité

On éclaire une fente, de largeur 𝒂 variable


situé à une distance 𝑫 = 𝟏. 𝟓𝒎 d’un écran E,
par un faisceau de laser de longueur d’onde 𝝀
= 𝟔𝟔𝟕𝒏𝒎 .
On fait varier la largeur de la fente 𝒂 , et on
mesure les valeurs de 𝑳 la largeur de la tache
centrale , et on obtient le tableau ci-contre.
Exploitation
 L’écart ongulaire 𝜭 est l’angle sous lequel est 𝑎(𝜇𝑚) 40 60 80 100 120
vu la moitié de la tache centrale depuis la
𝟏/𝐚(𝑚𝑚−𝟏 ) 25 16,67 12,5 10 8,33
fente. Sachant que pour des petits angles 𝜭,
𝑳 𝐿(𝑚𝑚) 50,5 33,7 25,3 20,2 16,8
on a 𝒕𝒂𝒏 𝜭 ≈ 𝜭. Montrer que 𝜭 = 𝟐𝑫 .
 En utilisant le résultat de la question 𝜭 16,8 11,2 8,43 6,73 5,60
= (𝒓𝒂𝒅) × 𝟏𝟎−𝟑
précédant, compléter le tableau ci-contre .

Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟐𝟔


 La courbe ci-contre représente les variations de 𝜭
𝟏
en fonction de
𝒂
𝟏
𝒂 − Quelle est la nature de la courbe 𝜭 = 𝒇(𝒂) .
𝟏
𝒃 − Calculer k la pente de fonction 𝜭 = 𝒇(𝒂) .
𝒄 − En déduire la relation entre 𝑳 , 𝑫 , 𝝀 𝒆𝒕 𝒂 .
𝑳ൗ 𝑳
 D’après la figure on a : 𝐭𝐚𝐧 𝜭 = 𝑫𝟐 = 𝟐𝑫
et puisque 𝜭 est faible on a : 𝒕𝒂𝒏 𝜭 ≈ 𝜭
𝑳
Donc : 𝜭 = 𝟐𝑫
 Voire le tableau

𝟏 𝟏
𝒂 − La courbe 𝜭 = 𝒇(𝒂) est une fonction linéaire d’équation : 𝜭 = 𝑲. 𝒂 Où K est le
coefficient directeur
𝟏
𝒃 − On calcule le coefficient directeur de la courbe 𝜭 = 𝒇(𝒂)
𝟏𝟎−𝟎
Graphiquement on : 𝐊 = 𝟏,𝟓−𝟎 = 𝟔, 𝟔𝟕 × 𝟏𝟎−𝟕 𝒎 = 𝟔𝟔𝟕𝐧𝐦
 D’après la question ( 𝒃 − ) on a : 𝐊 = 𝝀
𝝀
Donc : 𝜭 = 𝒂
𝑳
Et d’après la question () on a 𝜭 = 𝟐𝑫
𝝀 𝑳
D’ où :𝒂 = 𝟐𝑫

 Conclusion
Au cours de la diffraction d’une onde lumineuse monochromatique de longueur d’onde 𝝀 ,
par une fente de largeur 𝒂 (ou par un fil de diamètre 𝒂 ), l’écart angulaire 𝜽 est l’angle entre
𝑳 𝝀
le centre de la tâche centrale et la première tâche sombre tel que : 𝜭 = 𝟐𝑫 = 𝒂

❖ Remarques
▪ Le phénomène de diffraction est plus important lorsque la largeur de la fente est
petite ou la longueur d’onde de la lumière monochromatique utilisée est grande
▪ Dans le cas de diffraction par un trou circulaire de diamètre 𝒅 , l’écart ongulaire est :
𝝀
𝜭 = 𝟏, 𝟐𝟐. 𝒅
𝝀
▪ Dans le cas de diffraction par un fil mince de diamètre 𝒅 , l’écart ongulaire est : 𝜭 = 𝒅

❖ Application
On réalise le phénomène de diffraction des ondes lumineuses , en éclairant une fente de
largeur 𝒂 par un laser de longueur d’onde 𝝀𝟎 , et on observe des taches lumineuses , dont la
tache centrale est de largeur L

Données : ▪ La largeur de la fente 𝒂 = 𝟒𝟎𝝁𝒎


▪ La largeur de la tache centrale 𝑳 = 𝟒, 𝟓𝒄𝒎
▪ La distance entre la fente et l’écran 𝑫 = 𝟏, 𝟓𝒎

Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟐𝟕


 Quelle est la nature de la lumière que montre cette expérience ?
 Rappeler la relation qui lie 𝜽 ,𝝀𝟎 et 𝒂 .
 Donner l’expression de 𝝀𝟎 en fonction de D , L et 𝒂 (on suppose 𝜽 petit ) . Calculer 𝝀𝟎
 Cette lumière est-elle visible ? Justifier votre réponse .
 On replace le fente par un trou de diamètre 𝒅 = 𝟎, 𝟓𝒎𝒎 . Calculer la valeur de 𝑳′ la
largeur de la tache centrale
 L’expérience montre que la lumière a un aspect ondulatoire.
𝝀𝟎
 La relation entre l’écart angulaire, la largeur de la fente et la longueur d’onde est : 𝜽 = 𝒂
𝑳 𝝀𝟎
 On a 𝜭 = 𝟐𝑫 et d’après la question précédente, on a 𝜽 = 𝒂
𝝀𝟎 𝑳
Donc : = 𝟐𝑫
𝒂
𝑳
D’où : 𝝀𝟎 = 𝟐𝑫 . 𝒂
𝟒,𝟓×𝟏𝟎−𝟐
A.N: 𝝀𝟎 = × 𝟒𝟎 × 𝟏𝟎−𝟔 = 𝟔 × 𝟏𝟎−𝟔 𝒎
𝟐×𝟏,𝟓
 On a 𝝀𝟎 = 𝟔𝟎𝟎𝒏𝒎
𝑎
Donc : 𝟒𝟎𝟎𝐧𝐦 < 𝝀𝟎 < 𝟔𝟎𝟎𝒏𝒎
 Lorsqu’on replace le fente par un trou de diamètre 𝒅 = 𝟎, 𝟓𝒎𝒎, l’écart ongulaire
𝝀𝟎 𝑳′
devient 𝜭 = 𝟏, 𝟐𝟐. avec : 𝜭 =
𝒅 𝟐𝑫
𝑳′ 𝝀
Donc : 𝟐𝑫 = 𝟏, 𝟐𝟐. 𝒅𝟎
𝝀
D’où : 𝑳′ = 𝟏, 𝟐𝟐. 𝒅𝟎 . 𝟐𝑫
𝟔×𝟏𝟎−𝟔
A.N: 𝑳′ = 𝟏, 𝟐𝟐 × 𝟎,𝟓×𝟏𝟎−𝟑 × 𝟐 × 𝟏, 𝟓 = 𝟒, 𝟒𝒄𝒎

𝐈𝐕 Dispersion des ondes lumineuses


 Réfraction de la lumière
❖ Définition
La réfraction de la lumière est le changement de direction que
subit un rayon lumineux quand il traverse la surface séparant
deux milieux transparents d’indices de réfraction différents .

❖ Les lois de Descartes de réfraction


▪ Le rayon incident 𝑺𝑰 et le rayon réfracté 𝑰𝑹 se trouvent dans
le même plan .
▪ L’angle d’incidence 𝒊 et l’angle de réfraction 𝒊’ sont lié par la
relation suivante : 𝒏𝒔𝒊𝒏 𝒊 = 𝒏′ 𝒔𝒊𝒏 𝒊′

❖ Remarque
Un rayon perpendiculaire à la surface de séparation des deux
milieux (𝒊 = 𝟎°) n’est pas dévié

Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟐𝟖


❖ Application
On envoie un faisceau SI d’une lumière monochromatique
avec un angle d’incidence 𝒊 = 𝟑𝟓° par rapport à la normale
IN à la surface de l’eau (la figure ci-contre)
Données :
▪ L’indice de réfraction de l’air est : 𝒏𝒂𝒊𝒓 = 𝟏
▪ L’indice de réfraction de l’eau est : 𝒏𝒆𝒂𝒖 = 𝟏, 𝟑𝟑
 Calculer l’angle de réfraction 𝒊’ .
 Quelle sera la valeur de l’angle d’incidence si
l’angle de réfraction est 𝒊′ = 𝟒𝟎°
 Calculons l’angle de réfraction 𝒊’ .
D’après la loi de Descartes on a : 𝒏𝒂𝒊𝒓 . 𝒔𝒊𝒏 𝒊 = 𝒏𝒆𝒂𝒖 . 𝒔𝒊𝒏(𝒊′ )
𝒏𝒂𝒊𝒓 .𝒔𝒊𝒏 𝒊
Donc : 𝒔𝒊𝒏 𝒊′ = 𝒏𝒆𝒂𝒖
′ 𝑎 𝑎
−𝟏 𝒏𝒂𝒊𝒓 .𝒔𝒊𝒏 𝒊
D’où : 𝒊 = 𝒔𝒊𝒏 ( 𝒏 )
𝒆𝒂𝒖
𝒔𝒊𝒏 𝟑𝟓
A.N: 𝒊′ = 𝒔𝒊𝒏−𝟏 𝟏,𝟑𝟑 = 𝟐𝟓, 𝟓𝟓°
𝒏𝒆𝒂𝒖 .𝒔𝒊𝒏 𝒊′
 On a :𝒔𝒊𝒏 𝒊 = 𝒏𝒂𝒊𝒓
𝒏 .𝒔𝒊𝒏 𝒊′
Donc : 𝒊 = 𝒔𝒊𝒏−𝟏 ( 𝒆𝒂𝒖𝒏 )
𝒂𝒊𝒓
A.N: 𝒊′ = 𝒔𝒊𝒏 −𝟏
𝟏, 𝟑𝟑 × 𝒔𝒊𝒏(𝟒𝟎) = 𝟓𝟖, 𝟕𝟓°

 Relations caractéristiques du prisme


❖ Définition du prisme
Le prisme est un milieu transparent et homogène , limité par
deux plans inclinés définit entre eux un angle 𝑨 s’appelle l’angle
du prisme .

❖ Activité

On envoie un faisceau émis de la source du laser à la


face du prisme (la figure ci-contre )
Exploitation
 Combien de réfraction a subi le faisceau lumineux
après avoir traversé le prisme ?
 Rappeler la deuxième loi de réfraction
 Ecrire la deuxième loi de réfraction aux points I et K .
 Monter que 𝑨 = 𝒓 + 𝒓′
❺ Déduire que 𝑫 = 𝒊 + 𝒊′ − 𝑨

𝒊 : L’angle d’incidence sur la 1è𝑟𝑒 face 𝒓 : L’angle de réfraction sur la 1è𝑟𝑒 face
𝒓′ : L’angle d’incidence sur la 𝟐è𝒎𝒆 face 𝒊′ : L’angle de réfraction sur la𝟐è𝒎𝒆face
𝑨 : L’angle du prisme 𝑫 : L’angle de déviation 𝒏 : L’indice de réfraction du prisme
𝒏𝒂𝒊𝒓 : L’indice de réfraction de l’aire(𝒏𝒂𝒊𝒓 = 𝟏)

Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟐𝟗


 La lumière a subit le phénomène de réfraction deux fois après avoir traversée le prisme .
 L’angle d’incidence 𝒊 et l’angle de réfraction 𝒊’ sont lié par la relation suivante :
𝒏𝒔𝒊𝒏 𝒊 = 𝒏′ 𝒔𝒊𝒏 𝒊′
 Application de la deuxième loi de réfraction
Au point I on a : 𝒔𝒊𝒏 𝒊 = 𝒏𝒔𝒊𝒏 𝒓 .
Au point K on a : 𝐧𝒔𝒊𝒏 𝒓′ = 𝒔𝒊𝒏 𝒊′ .

𝝅 𝝅
 Dans le triangle AIK on a : 𝟐 − 𝒓 + 𝟐 − 𝒓′ + 𝑨 = 𝝅
Donc : 𝒓 + 𝒓′ + 𝑨 = 𝟎 ⇔ 𝒓 + 𝒓′ = 𝑨
 On a : 𝑫 = 𝜶 + 𝜷
Au point I on a : 𝒊 = 𝒓 + 𝜶 ⇔ 𝜶 = 𝒊 − 𝒓
Au point K on a : 𝒊′ = 𝒓′ + 𝜷 ⇔ 𝜷 = 𝒊′ − 𝒓′
Donc : 𝑫 = 𝒊 − 𝒓 + 𝒊′ − 𝒓′ ⇔ 𝑫 = 𝒊 + 𝒊′ − 𝑨

❖ Conclusion
Le prisme est caractérisé par les relations suivantes :
▪ 𝒔𝒊𝒏 𝒊 = 𝒏𝒔𝒊𝒏 𝒓
▪ 𝐧𝒔𝒊𝒏 𝒓′ = 𝒔𝒊𝒏 𝒊′
▪ 𝒓 + 𝒓′ = 𝑨
▪ 𝑫 = 𝒊 + 𝒊′ − 𝑨

 Dispersion de la lumière blanche par un prisme


❖ Activité
On envoie un faisceau de la lumière blanche à la face du prisme (la figure ci-dessous) .
Exploitation
 Décrire la figure observée sur l’écran
 Quelle est la couleur la plus déviée et celle la moins déviée ?
 L’indice de réfraction du prisme n est le même pour toutes
les couleurs visibles ?
𝑪
❺ Sachant que l’indice du milieu est : 𝐧 = 𝑽 (C : La célérité de la
lumière dans le vide est une constante ) . Montrer que la
vitesse V de propagation d’une radiation monochromatique
dépend de sa fréquence .
❻ Le verre constituant le prisme , est-il un milieu dispersif pour la lumière blanche ?
 On observe sur l’écran la formation d’une tache colorée
 Le rayon le plus dévié est le violet et le rayon le moins dévié est le rouge .
 Puisque les radiations constituant la lumière blanche ne sont pas déviées de la même
façon 𝑫𝑹 ≠ 𝑫𝑩 ≠ 𝑫𝑽 ≠ ⋯ . . alors leurs indices de réfraction dans le prisme sont
différents . On conclut que l’indice de réfraction d’une radiation monochromatique
dans le prisme dépend de sa fréquence .
𝑪 𝑪
 On a 𝐧 = donc : 𝑽 = avec 𝒄 est une constante .
𝑽 𝒏
Puisque l’indice de réfraction d’une radiation monochromatique dans le prisme dépend
de sa fréquence , alors la vitesse de propagation d’une radiation monochromatique dans
le prisme dépend est aussi de sa fréquence .

Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟑𝟎


 La vitesse de propagation de d’une radiation monochromatique dans le prisme dépend
de sa fréquence , alors le verre constituant le prisme est un milieu dispersif pour les ondes
lumineuses .

❖ Conclusion
Lorsqu’un faisceau de la lumière blanche traverse un prisme, on obtient sur un écran, une
tache colorée appelée spectre de la lumière blanche, chaque radiation correspond une
couleur précise et qui est caractérisée par sa fréquence .
Puisque les radiations de différentes fréquences composant la lumière blanche ne sont pas
déviées de la même façon 𝑫𝑹 ≠ 𝑫𝑩 ≠ 𝑫𝑽 ≠ ⋯ . . par le prisme , cela signifier que l’indice
de réfraction du verre constituant le prisme dépend de la fréquence 𝒏𝑹 ≠ 𝒏𝑽 ≠ ⋯ . . .
𝑪
Comme 𝐧 = 𝑽 , donc la vitesse de 𝑽 la lumière dans le prisme dépend de la fréquence de
radiation alors le verre constituant le prisme est un milieu dispersif .

Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟑𝟏


Série d’exercices

Exercice 1
Pour déterminer la longueur d’onde 𝝀𝟎 lors d’une séance de travaux pratiques , le
professeur demande à deux groupes de ses élèves de proposer des expériences permettent
de déterminer la valeur de 𝝀𝟎
I-L ’expérience proposée par le groupe ’’A’’
On réalise le phénomène de diffraction des ondes
lumineuses , en éclairant une fente de largeur 𝒂 par le
laser , et on observe des taches lumineuses , dont la tache
centrale est de largeur L
▪ La largeur de la fente 𝒂 = 𝟒𝟎𝝁𝒎
Données : ▪ La largeur de la tache centrale 𝑳 = 𝟗𝟒, 𝟓𝒎𝒎
▪ La distance entre la fente et l’écran 𝑫 = 𝟑𝒎
 Quelle est la nature de la lumière que montre cette expérience ?
 Rappeler la relation qui lie 𝜽 ,𝝀𝟎 et 𝒂 .
 Donner l’expression de 𝝀𝟎 en fonction de D , L et 𝒂
(on suppose 𝜽 petit et prend 𝒕𝒂𝒏 𝜽 ≈ 𝜽). Calculer 𝝀𝟎
 Décrire la figure observée sur l’écran , lorsqu’on remplace le laser par une source de la
lumière blanche
II-L ’expérience proposée par le groupe ’’B’’
On réalise l’expérience de diffraction , en utilisant des
fils de différentes diamètres à la place de la fente , et on
mesure la largeur 𝑳’ de la tache centrale pour chaque fil ,
et on trace le diagramme qui représente les variations de
𝟏
𝑳’ en fonction de la courbe ci-contre
𝐝
 Exprime la largeur L’ en fonction de d diamètre du filet D
la distance enta le fil et l’écran et la longueur d’onde 𝝀𝟎 .
 En utilisant le diagramme ci-contre , déterminer la valeur de 𝝀𝟎 .

Exercice 𝟐
Un rayon monochromatique arrive sur l’une des deux faces d’un prisme avec un angle
d’incidence 𝒊 = 𝟓𝟓°
▪ L’indice de réfraction du prisme pour cette radiation 𝒏 = 𝟏, 𝟔𝟒
Données : ▪ L’indice de réfraction de l’air 𝒏𝒂𝒊𝒓 = 𝟏
▪ L’angle du prisme 𝑨 = 𝟔𝟎°
 Ecrire la loi de réfraction aux points I et I’ .
 Calculer la valeur de 𝒓 , l’angle de réfraction sur la première face .
 Calculer la valeur de 𝒓’, l’angle d’incidence sur la deuxième face .
 Calculer la valeur de 𝒊’, l’angle de réfraction sur la deuxième face .
❺ Déduire la valeur de D l’angle de déviation .

Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟑𝟐


Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟑𝟑
Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟑𝟒
PARTIE 𝑰𝑰 : TRANSFORMATIONS NUCLEAIRES

1 Décroissance Radioactive

2 Noyaux – Masse et Energie

Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟑𝟓


Nucléaire
Unité 1
La Décroissance Radioactive

Situation-problème
L’évolution temporelle d’un ensemble de noyaux radioactifs obéit à la loi
de décroissance radioactive , dont l’une des applications majeures est la
datation des roches et d’estimer la date de la mort de certains être
vivant , telles que les momies pharaoniques par exemple .
• Qu’est-ce qu’un noyau radioactif ?
• Comment évolue la radioactivité au cours du temps ?
• Comment peut-on dater un évènement ancien ?

Objectifs
Connaître et le symbole et la composition d’un noyau .
Connaitre l’élément chimique et les isotopes .
Savoir exploiter le diagramme (N,Z) pour déterminer la stabilité et
l’instabilité des noyaux .
Savoir utiliser les lois de conservation de Soddy pour écrire les
équations de désintégration nucléaire .
Savoir utiliser la loi de décroissance radioactive pour dater un
évènement spécifique .
Définir l’activité nucléaire .

Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟑𝟔


𝐈 Stabilité et instabilité des noyaux

 Composition du noyau

L’atome est constitué d’un noyau , autours duquel tournent


des électrons qui forment un nuage électronique .
Le noyau d’un atome est constitué des protons et des neutrons
appelés nucléons .
Le noyau d’un atome est représenté par le symbole 𝑨𝒁𝑿 avec :
A: est le nombre de masse et représente le nombre de
nucléons (protons et neutrons ) .
Z: est le nombre de charge , et représente le nombre de
protons .
N : est le nombre de neutrons tel que : 𝑵 = 𝑨 − 𝒁

❖ Quelques propriétés du proton et du neutron

Nucléon Masse en (Kg) Charge en (C) Découvreur Date de découverte

Proton 𝟏, 𝟔𝟕𝟐𝟔. 𝟏𝟎−𝟐𝟕 𝟏, 𝟔. 𝟏𝟎−𝟏𝟗 Rutherford 𝟏𝟗𝟏𝟎

Neutron 𝟏, 𝟔𝟕𝟒𝟗. 𝟏𝟎−𝟐𝟕 𝟎 Chadwick 𝟏𝟗𝟑𝟐

 Élément chimique
On appelle élément chimique , l’ensemble des atomes et des ions ayant le même nombre de
protons Z.

 Les nucléides
On appelle nucléides en physique nucléaire , l’ensemble des atomes identiques ayant le
même nombre de protons Z et le même nombre de nucléons A .

 Les isotopes
On appelle les isotopes d’un élément chimique, l’ensemble des atomes qui possèdent le
même nombre de protons Z mais de nombre de nombre de nucléons A défférent.

❖ Exemple : les isotopes d’uranium et leur abondance naturelle

L’élément chimique Les isotopes

L’uranium 238𝑈 234𝑈 235𝑈


92 92 92

Abondance naturelle % 99,276 0,718 0,006

Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟑𝟕


 Le diagramme (N,Z) : Diagramme de Segré
❖ Activité
Certains noyaux gardent la même structure (même
composition), on dit qu’ils sont stables . Par contre
il y a des noyaux qui se transforment spontanément
en autres noyaux après l’amission d’un
rayonnement , on dit qu’ils sont instables ou
radioactifs .
Le diagramme de Segrè permet d’étudier la
stabilité des noyaux atomiques en fonction de leur
nombre de proton Z et de neutron N , et de fournir
le type d’émission radioactifs . De sorte que chaque
noyau (stable ou instable) est représenté par un
petit carré d’abscisse Z et d’ordonnée N .
La zone centrale en rouge est appelée vallée de
stabilité elle correspond aux noyaux stables

Exploitation
𝐴
 Rappeler la signification de la lettre A qui est motionnée dans la représentation 𝑍𝑋 et
donner la relation entre A et Z et N .
𝑨
 Quels sont les caractéristiques des noyaux stables de Z< 𝟐𝟎 ? Déduire que 𝒁 ≈ 𝟐 pour
ces noyaux .
𝑨
 Comment devient le rapport 𝒁 pour les noyaux lourds stables (Z> 𝟐𝟎 )
 La zone bleue correspond les noyaux de radioactivité 𝜷− . Comparer Z et N
❺ Pour cette zone .Que concluez-vous ?
❻ Comparer Z et N pour la zone jaune et conclure .
❼ Les noyaux lourds (Z> 𝟖𝟐 et A> 𝟐𝟎𝟎 ) ,sont-ils stables ? Si la réponse est non quel est
leur type radioactif ?
 La lettre A indique le nombre de nucléons (protons +neutrons ) : A=N+Z tel que Z est
le nombre du protons , et N est le nombre de neutrons .
 Les noyaux stables de Z< 𝟐𝟎 ont un nombre de protons Z égale au nombre de neutrons N.
𝑨
Et comme A=N+Z , on aura 𝑨 = 𝑵 + 𝒁 = 𝟐𝒁 alors 𝒁 ≈ 𝟐
𝑨
 Les noyaux stables de Z> 𝟐𝟎 ont plus de neutrons que de protons N> 𝒁 . Donc > 𝟐
𝒁
 Les noyaux de la zone bleue possèdent plus de neutrons que de protons (𝐍 > 𝒁) .
 Pour se stabilisent , ils doivent transformer certains de leurs neutrons en protons .
 Les noyaux de la zone jaune possèdent plus de protons que de neutrons (𝐙 > 𝑵) .
pour se stabilisent , ils doivent transformer certains de leurs protons en neutrons .
 Les noyaux lourds (Z> 𝟖𝟐 et A> 𝟐𝟎𝟎 ) sont instables , pour se stabilisent ils doivent perdre
des particules d’hélium 𝟒𝟐𝑯𝒆 (notées particules 𝜶 )

Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟑𝟖


❖ Conclusion
▪ Les isotopes d’un élément chimique se trouvent sur la même droite parallèle à l’axe des
ordonnées .
▪ Pour les noyaux de Z< 𝟐𝟎 : la vallée de stabilité se situe au voisinage du premier
médiateur (Z= 𝑵) c’est-à-dire que les noyaux légers stables possèdent de protons que de
neutrons .
▪ Pour les noyaux de Z> 𝟐𝟎 : la vallée de stabilité se déplace au-dessus du premier
médiateur c’est-à-dire que les noyaux stables possèdent plus de neutrons que protons.
▪ Tous les noyaux de Z> 𝟐𝟎 (noyaux lourds A> 𝟐𝟎𝟎 ) sont instables .
▪ Le domaine 𝜷− : se trouve au-dessus de la vallée de stabilité . Ces noyaux émettent des
électrons (transforment un neutron en un proton ) selon l’équation : 𝟏𝟎𝒏 → 𝟏𝟏𝒑 + −𝟏𝟎𝒆
▪ Le domaine 𝜷+ : se trouve au-dessous de la vallée de stabilité . Ces noyaux émettent des
positrons (transforment un proton en un neutron ) selon l’équation : 𝟏𝟏𝒑 → 𝟏𝟎𝒏 + 𝟎𝟏𝒆
▪ La domaine 𝜶 : comprend les noyaux lourds émettent le noyau d’hélium 𝟒𝟐𝑯𝒆

𝐈𝐈 La radioactivité
 Définitions
Un noyau radioactif est un noyau instable qui se désintègre spontanément en émettant une
particule .
La radioactivité est désintégration naturelle d’un noyau radioactif à un noyau fils plus
stable avec émission d’une particule .
En générale pour décrire une transformation nucléaire on utilise l’équation suivante :
𝑨𝟏 𝑨𝟐 𝑨𝟑 𝑨𝟏 𝑨𝟐
𝒁𝟏𝑿 → 𝒁𝟐𝒀 + 𝒁𝟑𝑷 avec 𝒁𝟏𝑿 et le symbole du noyau père , 𝒁𝟐𝒀 est le symbole du noyau fils et
𝑨𝟑
𝒁𝟑𝑷 celui de la particule émise .

 Propriétés de la radioactivité
La radioactivité est une transformation :
Aléatoire : on ne peut pas prédire l’instant exact où un noyau va se désintégrer .
Spontanée : la désintégration se fait sans intervention extérieur .
Inévitable : le noyau radioactif sera désintégré tôt ou tard , rien ne peut l’empêcher .

 Lois de conservation ( lois de Soddy)


Lors d’une transformation nucléaire il y a conservation du nombre de protons Z et du
nombre de nucléons A

❖ Application : compléter les transformations nucléaires suivantes


𝟎 𝟐𝟑𝟒 𝟐𝟑𝟎 𝟒
𝟐𝟑𝟖
𝟗𝟐𝑼 → 𝟐𝟑𝟒
𝟗𝟎𝑻𝒉 + 𝟒𝟐𝑯𝒆 , 𝟏𝟒 𝟏𝟒.
𝟕𝑪 → 𝟕𝑵 + −𝟏𝒆 , 𝟗𝟎𝑻𝒉 → 𝟖𝟖𝑷𝒂 + 𝟐𝑯𝒆

Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟑𝟗


 Les différents types d’émissions radioactives
❖ La radioactivité 𝛽 −
La radioactivité 𝜷− est une désintégration
nucléaire naturelle spontanée , dans laquelle un
noyau père 𝑨𝒁𝑿 se transforme en un noyau fils 𝒁+𝟏𝑨𝒀
en émettant un électron −𝟏𝟎𝒆 appelé 𝜷−
L’équation de cette transformation est:
𝑨 𝑨 𝟎
𝒁𝑿 → 𝒁+𝟏𝒀 + −𝟏𝒆
𝟔𝟎 𝟔𝟎
Exemple : 𝟐𝟕𝑪𝒐 → 𝟐𝟖𝑵𝒊 + −𝟏𝟎𝒆 La désintégration 𝜷− dans le diagramme de Segré

❖ La radioactivité 𝛽 +
La radioactivité 𝜷+ est une désintégration
nucléaire naturelle spontanée , dans laquelle un
noyau père 𝑨𝒁𝑿 se transforme en un noyau fils
+
𝑨
𝒁−𝟏𝒀 en émettant un positron 𝟎𝟏𝒆 appelé 𝜷
L’équation de cette transformation est:
𝑨 𝑨 𝟎
𝒁𝑿 → 𝒁−𝟏𝒀 + 𝟏𝒆

𝟏𝟑 La désintégration 𝜷+ dans le diagramme de Segré


Exemple → 𝟏𝟑𝟕𝑵 + 𝟎𝟏𝒆
𝟔𝑪
❖ La radioactivité 𝜶
La radioactivité 𝛂 est une désintégration
nucléaire naturelle spontanée , dans laquelle un
noyau père 𝑨𝒁𝑿 se transforme en un noyau fils 𝑨−𝟒
𝒁−𝟐𝒀 𝟐𝟎𝟔
𝟖𝟐𝑷𝒃
en émettant un noyau d’Hélium 𝟒𝟐𝑯𝒆 appelé 𝛂
L’équation de cette transformation est:
𝑨 𝑨−𝟒 𝟒
𝒁𝑿 → 𝒁−𝟐𝒀 + 𝟐𝑯𝒆
𝟐𝟏𝟎 𝟐𝟎𝟔
Exemple 𝟖𝟒𝑷𝒐 → 𝟖𝟐𝑷𝒃 + 𝟒𝟐𝑯𝒆 La désintégration 𝛂 dans le diagramme de Segré
❖ La radioactivité 𝜸
Le rayonnement 𝛄 est émission des ondes électromagnétiques de très grande énergie , lors
des désintégrations 𝜷− , 𝜷+ et 𝛂 , le noyau fils est généralement produit dans un état excité
(il possède un excèdent d’énergie par rapport à son état fondamental) . Ce noyau libère un
rayonnement 𝛄 selon l’équation suivante : 𝑨𝒁𝑿∗ → 𝑨𝒁𝑿 + 𝛄
Exemple 𝟏𝟔
𝟕𝑵 → 𝟏𝟔 ∗
𝟖𝑶 + −𝟏𝟎𝒆− (𝜷− ) ⇒ 𝟏𝟔𝟖𝑶∗ → 𝟏𝟔𝟕𝑶 + 𝛄
 La famille radioactive
Le noyau fils obtenu après désintégration d’un noyau père
peut parfois , à son tour de se désintégrer en un nouveau
noyau fils (le fils de fils ) , et ainsi de suite , jusqu’à ce
qu’on obtienne un noyau stable .
L’ensemble de ces noyaux forme ce qu’on appelle une
famille radioactive du noyau père de départ .
Il existe quatre familles radioactives naturelles provenant
des noyaux suivants: 𝟐𝟑𝟖 𝟐𝟑𝟓 𝟐𝟑𝟐
𝟗𝟐𝑼 , 𝟗𝟐𝑼 , 𝟗𝟎𝑻𝒉, 𝟗𝟑𝑵𝒑
𝟐𝟑𝟕
Famille radioactive du noyau d’uranium 𝟐𝟑𝟖
𝟗𝟐𝑼

Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟒𝟎


𝐈𝐈𝐈 La loi de décroissance radioactive
 Définition
La décroissance radioactive est la réduction du nombre de noyaux radioactifs dans un
échantillon. La décroissance radioactive se produit jusqu'à ce que tous les noyaux
radioactifs de l'échantillon deviennent stables .
Le nombre de noyaux non désintégrés d’un échantillon radioactif obéit la loi de
décroissance suivante : 𝑵 𝒕 = 𝑵𝟎 𝒆−𝝀𝒕 .
𝑵 𝒕 : le nombre de noyaux restant à l’instant 𝒕
𝑵𝟎 : le initial du noyaux radioactifs .
𝝀 : la constante radioactive (est un facteur caractérisant le noyau radioactif ) , son unité
dans le (SI) est : 𝒔−𝟏

❖ Application
On dispose un échantillon de césium 𝟏𝟑𝟕
𝟓𝟓𝑪𝒔, dont le nombre initial de noyaux est : 𝑵𝟎 = 𝟏𝟎
𝟐𝟒
−𝟏𝟎 −𝟏
La constante radioactive du césium 137 est 𝝀 = 𝟕, 𝟑 × 𝟏𝟎 𝒔 .
 Calculer le nombre de noyaux restant dans cet échantillon au bout de 𝟑𝟎𝒂𝒏𝒔 et déduire
le nombre de noyaux du césium désintégrés à cet instant .
 Déterminer l’instant 𝒕 où le nombre de noyaux restant est : 𝑵 = 𝟒𝟎% 𝑵𝟎
 Calculer la masse initiale de césium contenant cet échantillon .
 Le césium 137 est radioactif, dont le noyau fils est l’isotope 𝟏𝟑𝟕
𝟓𝟔𝑩𝒂 du baryum . Écrire
l’équation de désintégration du césium 137 en précisant sa nature.
Données : 𝑵𝑨 = 𝟔, 𝟎𝟐 × 𝟏𝟎𝟐𝟑 𝒎𝒐𝒍−𝟏 , la masse molaire de césium137 est : 𝑴 = 𝟏𝟑𝟕𝒈. 𝒎𝒐𝒍−𝟏
 D’après la loi de la décroissance radioactive  Calculons la masse initiale de césium
On a : 𝑵𝟏 = 𝑵𝟎 𝒆−𝝀.𝒕𝟏 contenant cet échantillon .
𝒎 𝑵
−𝟏𝟎
A.N : 𝑵𝟏 = 𝟏𝟎𝟐𝟒 𝒆−𝟕,𝟑×𝟏𝟎 ×𝟑𝟎×𝟑𝟔𝟓×𝟐𝟒×𝟑𝟔𝟎𝟎 On a 𝑴𝟎 = 𝑵𝟎
𝑨
On trouve : 𝑵𝟏 = 𝟓, 𝟎𝟏 × 𝟏𝟎𝟐𝟒 𝑵
Donc : 𝒎𝟎 = 𝑵𝟎 . 𝑴 avec
 On a : 𝑵(𝒕) = 𝑵𝟎 𝒆−𝝀.𝒕 𝑨
𝟏𝟎𝟐𝟒
⇔ 𝒆−𝝀.𝒕 =
𝑵(𝒕)
avec 𝑵 𝒕 = 𝟎, 𝟒 𝑵𝟎 A.N: 𝒎𝟎 = × 𝟏𝟑𝟕
𝟔,𝟎𝟐×𝟏𝟎𝟐𝟑
𝑵𝟎
𝟎,𝟒 𝑵𝟎 On trouve : 𝒎𝟎 = 𝟐𝟐𝟕, 𝟔𝒈
⇔ 𝒍𝒏(𝒆−𝝀.𝒕 ) = 𝒍𝒏( )  L’équation de désintégration du
𝑵𝟎
⇔ −𝝀. 𝒕 = 𝒍𝒏(𝟎, 𝟒) césium137 est :
𝟏
⇔ 𝒕 = − 𝝀 𝒍𝒏(𝟎, 𝟒)
𝟏𝟑𝟕
𝟏 𝑪𝒔 → 𝟏𝟑𝟕 𝟎
𝟓𝟔𝑩𝒂 + −𝟏𝒆
A.N : 𝒕 = − 𝒍𝒏 𝟎, 𝟒 = 𝟏, 𝟐𝟔 × 𝟏𝟎𝟐𝟗 𝒔 𝟓𝟓𝟏𝟑𝟕
Le 𝟓𝟓𝑪𝒔 est radioactif 𝜷−
𝟕,𝟑×𝟏𝟎−𝟏𝟎

❖ Remarques
▪ On peut exprimer la loi de décroissance radioactive en fonction de la quantité de
matière de l’échantillon radioactif tel que : 𝒏 𝒕 = 𝒏𝟎 𝒆−𝝀𝒕 avec 𝒎 𝒕 la quantité de
matière restante à l’instant 𝒕 et 𝒏𝟎 la quantité de matière initiale de l’échantillon .
▪ À chaque instant, la somme du nombre de noyaux restants et désintégrés est égale au
nombre du noyau initial : 𝑵 𝒕 + 𝑵 𝒕 ′ = 𝑵𝟎 ,
▪ On peut exprimer la loi de décroissance radioactive en fonction de de nombre de noyaux
désintégrés tel que 𝑵 𝒕 ′ = (𝟏 − 𝒆−𝝀𝒕 ) avec 𝑵 𝒕 ′ est le nombre de noyaux désintégrés à
l’instant 𝒕 .

Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟒𝟏


 La constante du temps
On définit la constante du temps d’un substance radioactif
𝟏
par la relation suivante : 𝝉 = 𝝀 , son unité dans le (SI) est
la seconde 𝒔
À l’instant 𝒕 = 𝝉 on a 𝑵 𝒕 = 𝑵𝟎 𝒆−𝝀𝝉 = 𝑵𝟎 𝒆−𝟏 = 𝟎, 𝟑𝟕 𝑵𝟎
Alors la constant du temps est la duré correspond à la
désintégration de 𝟔𝟑%𝑵𝟎

❖ Remarque
La tangente à la courbe 𝑵 = 𝒇 𝒕 à l’instant 𝒕 = 𝟎 coupe l’axe des abscisses à l’instant 𝒕 = 𝝉
 La demi-vie
❖ Définition
La demi-vie , notée 𝒕𝟏Τ𝟐 d’un noyau radioactif , est la
durée au bout de laquelle le nombre de noyaux
radioactifs restants est égale à la moitié de sa valeur
𝑵𝟎
initiale . 𝑵 𝒕𝟏Τ𝟐 = 𝟐

❖ La relation entre la demi-vie 𝒕𝟏Τ𝟐 et la constante radioactive 𝝀


D’après la loi de la décroissance radioactive 𝟏
On a :𝑵 𝒕𝟏Τ𝟐 = 𝑵𝟎 𝒆−𝝀.𝒕𝟏Τ𝟐 ⇔ 𝒍𝒏(𝒆−𝝀..𝒕𝟏Τ𝟐 ) = 𝒍𝒏(𝟐)
𝑵𝟎 ⇔ −𝝀. 𝒕𝟏Τ𝟐 = −𝒍𝒏(𝟐)
Et on a 𝑵 𝒕𝟏Τ𝟐 = 𝒍𝒏(𝟐)
𝟐
−𝝀.𝒕𝟏Τ𝟐 𝑵 ⇔ 𝒕𝟏Τ𝟐 =
Donc : 𝑵𝟎 𝒆 = 𝟐𝟎 𝝀
𝟏
⇔ 𝒆−𝝀.𝒕𝟏Τ𝟐 =
𝟐

❖ Valeurs de demi-vie 𝒕𝟏Τ𝟐 pour quelques noyaux radioactifs


Noyau Type d’émission radioactif Demi-vie 𝒕𝟏Τ𝟐
𝟐𝟏𝟐
𝟖𝟒𝑷𝒐 𝛂 𝟑. 𝟏𝟎−𝟕 𝒔
𝟑𝟎
𝟏𝟔𝑺 𝜷+ 𝟑𝒎𝒊𝒏
𝟐𝟏𝟗 𝜷− 𝟏𝟎, 𝟔𝒉
𝟖𝟐𝑷𝒃
𝟐𝟑𝟓 𝛂 𝟕. 𝟏𝟎𝟖 𝒂𝒏𝒔
𝟗𝟐𝑼

 L’activité nucléaire
❖ Définition
L’activité nucléaire 𝒂(𝒕) (vitesse de désintégration ) d’une substance radioactive , est
𝒅𝑵(𝒕)
égale au nombre moyen de désintégration par seconde : 𝒂 𝒕 = − 𝒅𝒕
Avec 𝒂(𝒕) est en Becquerel 𝑩𝒒 et le temps en seconde 𝒔 .
𝟏𝑩𝒒 = 𝒖𝒏𝒆 𝒅é𝒔𝒊𝒏𝒕é𝒈𝒓𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒑𝒂𝒓 𝒔𝒆𝒄𝒐𝒏𝒅𝒆

Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟒𝟐


❖ L’évolution temporelle de l’activité d’une substance radioactive
𝒅𝑵(𝒕)
On a : 𝒂 𝒕 = − avec 𝑵 𝒕 = 𝑵𝟎 𝒆−𝝀𝒕
𝒅𝒕
Donc : 𝒂 𝒕 = 𝝀. 𝑵𝟎 𝒆−𝝀.𝒕𝟏Τ𝟐
D’où : 𝒂 𝒕 = 𝝀. 𝑵(𝒕)
Ou bien : 𝒂 𝒕 = 𝒂𝟎 𝒆−𝝀𝒕 avec 𝒂𝟎 = 𝝀. 𝑵𝟎
On constate que, l’activité nucléaire d’un échantillon à
est proportionnelle au nombre de noyaux radioactifs
restants dans cet échantillon.

❖ Application

Un échantillon radioactif de plomb 𝟐𝟎𝟗 𝟔


𝟖𝟐𝑷𝒃 a une activité 𝒂𝟎 = 𝟏, 𝟓. 𝟏𝟎 𝑩𝒂
 Calculer l’activité de cet échantillon au bout de deux jours . On donne : 𝒕𝟏Τ𝟐 = 𝟑, 𝟐𝟓𝒉 .
 Calculer le nombre de noyaux radioactifs du plomb au bout de deux jours .
 Le plomb 𝟐𝟎𝟗 − 𝑨
𝟖𝟐𝑷𝒃 est radioactif 𝜷 dont le noyau fil est un isotope de Bismuth 𝒁𝑩𝒊 . Écrire
𝟐𝟎𝟗
l’équation de désintégration de 𝟖𝟐𝑷𝒃 en déterminant les valeurs des nombres A et Z .
𝒍𝒏(𝟐) 𝟐𝟎𝟗
 On a: 𝒂 𝒕 = 𝒂𝟎 𝒆−𝝀𝒕 avec 𝝀 =  L’équation de désintégration de 𝟖𝟐𝑷𝒃
𝒕𝟏Τ𝟐
𝒍𝒏(𝟐) 𝟐𝟎𝟗

𝒕𝟏Τ𝟐
𝒕 𝟖𝟐𝑷𝒃 → 𝑨𝑨𝑩𝒊 + −𝟏𝟎𝒆
Donc : 𝒂 𝒕 = 𝒂𝟎 𝒆

𝒍𝒏(𝟐)
×𝟒𝟖 D’après les lois de Soddy on a :
A.N : 𝒂 𝒕 = 𝟏, 𝟓 × 𝟏𝟎𝟔 𝒆 𝟑,𝟐𝟓 𝟐𝟎𝟗 = 𝑨 + 𝟎 et 𝟖𝟐 = 𝒁 − 𝟏
On trouve :: 𝒂 𝒕 = 𝟓𝟑, 𝟕𝟐𝑩𝒒 Donc: 𝐀 = 𝟐𝟎𝟗 et 𝒁 = 𝟖𝟑
 On a : 𝒂 𝒕 = 𝝀. 𝑵(𝒕) Donc l’équation de désintégration devient:
𝒂(𝒕)
Donc: 𝑵 𝒕 = 𝟐𝟎𝟗 𝟐𝟎𝟗
𝝀 𝟖𝟐𝑷𝒃 → 𝟖𝟑𝑩𝒊 + −𝟏𝟎𝒆
𝒂(𝒕)
Ou bien : 𝑵 𝒕 = 𝒍𝒏(𝟐) . 𝒕𝟏Τ𝟐
𝟓𝟑,𝟕𝟐
A.N : 𝑵 𝒕 = × 𝟑, 𝟐𝟓 × 𝟑𝟔𝟎𝟎
𝒍𝒏(𝟐)
On trouve : 𝑵 𝒕 = 𝟗, 𝟎𝟕 × 𝟏𝟎𝟓

 La datation par la radioactivité


Les géologues et les archéologues utilisent différentes techniques pour déterminer l'âge
des fossiles et des roches . Parmi ces techniques , on compte celles qui reposent sur la
radioactivité . Ainsi , un échantillon peut être daté en comparant s’activité à celle de l’autre
échantillon témoin .
Plus l’échantillon à dater est ancien , plus la demi-vie de nucléide utilisé est élevée .
Le carbone 14 est produit en permanence par le rayonnement cosmique à partir de l’azote
dans la haute atmosphère . Les échanges qui se produisent entre l’atmosphère et le monde
vivant maintiennent quasiment constante le rapport entre la quantité de carbone 14 et
celle de carbone 12 . Mais dès qu’un organisme meurt , le carbone 14 qu’il contient n’est
plus renouvelé puisque les échanges avec le monde extérieur cessent , sa proportion se met
à décroitre car il est radioactif .
On peut déterminer l’âge d’un échantillon par la relation suivante : 𝒂 𝒕 = 𝒂𝟎 . 𝒆−𝝀𝒕
𝟏 𝒂 𝒕 𝒕 Τ 𝒂
Donc 𝒕 = − 𝝀 𝒍𝒏 = ln𝟏 𝟐𝟐 𝒍𝒏(𝒂 𝟎𝒕 )
𝒂𝟎

Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟒𝟑


Série d’exercices
Exercice 1
La figure ci-contre représente la famille radioactive de
l'uranium 𝟐𝟑𝟖, c'est-à-dire les noyaux résultant des
désintégrations successives de l'uranium 238 et de ses
noyaux fils, petit-fils etc....
 Donner, en justifiant vos réponses, la nature de
désintégrations qui conduisent de l'uranium 238 à
l'uranium 234 (on ne demande pas d'écrire les
équations de ces désintégrations).
 La désintégration de l'uranium 234 conduit à un
noyau manquant. Donner, en justifiant votre réponse, le symbole complet de ce noyau.
 Compléter le symbole Rn du noyau de radon (il manque les valeurs de A et Z ).
 Un noyau de la famille peut donner lieu à deux types de désintégrations radioactives.
Écrire les équations de ces désintégrations.
❺ La famille radioactive s’arrête au plomb 𝟐𝟎𝟔 . A votre avis pourquoi ?

Exercice 𝟐
La demi-vie radioactive d’uranium239 est 𝒕𝟏Τ𝟐 = 𝟐𝟑𝒎𝒊𝒏 .
 Déterminer l'activité 𝒂𝟎 d'un échantillon d’uranium239 à la date t=0 si le nombre de
noyaux initialement présents est 𝑵𝟎 = 𝟏𝟔. 𝟏𝟎𝟐𝟒 .
 Déterminer son activité au bout de 23min et au bout 46min .
 D'une façon plus générale, exprimer son activité au bout de n demi-vie en fonction de 𝒂𝟎
 Calculer 𝒎 la masse de l’échantillon à l’instant 𝒕 = 𝟐𝟑𝒎𝒊𝒏 .
❺ Déterminer à quel instant t’ l’activité de cet échantillon devient 𝟓%𝒂𝟎 .
𝟐𝟑𝟗 𝟐𝟑𝟗
❻ L’uranium 𝟗𝟐𝑼 est radioactif , dont le noyau fils est un isotope de Neptunium 𝟗𝟑𝑵𝒑 . Écrie
l’équation de désintégration d’uranium239 en précisant sa nature .

Exercice 𝟑
L'iode est indispensable à l'organisme humain. Il participe à la synthèse des hormones
thyroïdiennes. L'assimilation de cet iode 𝟏𝟐𝟕 non radioactif se fait sous forme d'ion
iodure dans la glande thyroïde.
Lors des accidents nucléaires, il y a émission dans l'atmosphère d'iode 131, radioactif 𝜷−
de demi-vie 𝒕𝟏ൗ𝟐 = 𝟖, 𝟏𝒋𝒐𝒖𝒓𝒔. Lors de sa désintégration l'iode 131 donne du Xénon (Xe).
Données : 𝑴 𝟏𝟑𝟏 𝟓𝟑𝑰 = 𝟏𝟑𝟏𝒈/𝒎𝒐𝒍 ; 𝑵𝑨 = 𝟔, 𝟎𝟐 × 𝟏𝟎 𝒎𝒐𝒍
𝟐𝟑 −𝟏

 Écrire l'équation de désintégration de l'iode 131.


 La population française vivant dans les environs des centrales nucléaires a reçu des
comprimés d'iode127 (sous forme d'iodure de potassium) à prendre en cas d'accident
nucléaire. Justifier cette mesure.
 L'iode 131 est aussi utilisé en médecine, par exemple pour l'examen par scintigraphie des
glandes surrénales. Déterminer l'activité 𝒂 de 𝒎 = 𝟏, 𝟎𝒈 d'iode 131.
 Sachant que pour cet examen il faut une solution d'iode 131 d'activité 𝒂𝟎 = 𝟑𝟕𝑩𝒒. Quelle
est alors la masse 𝒎𝟎 d'iode 𝟏𝟑𝟏 injectée au patient?

Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟒𝟒


Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟒𝟓
Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟒𝟔
Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟒𝟕
Nucléaire
Unité 2
Noyaux – Masse et Energie

Situation-problème

L’énergie nucléaire et une source plus importante que l’énergie fossile


mais elle est parfois destructive .
• Comment effectuer le bilan énergétique d’une
réaction nucléaire?
• Quelles sont les applications et les dangers de la
radioactive ?

Objectifs

Connaitre la relation d’équivalence « masse -énergie» .


Connaitre les différentes unités de masse et d’énergie .
Savoir calculer le défaut de masse et l’énergie de liaison d’un noyau .
Savoir analyser la courbe d’Aston .
Connaitre les réactions de fusion et de fission .
Savoir calculer la variation de l’énergie d’une transformation
nucléaire.
Connaitre quelques applications et dangers de la radioactivité .

Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟒𝟖


𝐈 Equivalence ‘‘masse –énergie’’

 Relation d’Einstein
Toute particule de masse 𝒎 , au repos possède une énergie E appelée énergie de masse
donnée par la relation 𝑬 = 𝒎𝑪𝟐
▪ C : La célérité de la lumière dans le vide 𝑪 = 𝟐, 𝟗𝟗𝟕𝟗𝟐𝟒𝟓𝟖 × 𝟏𝟎𝟖 𝒎 /𝒔
▪ m : La masse de la particule en 𝑲𝒈
▪ E : L’énergie de la masse en joule (𝑱)

❖ Application
 Calculer l’énergie de masse du neutron sachant que 𝒎𝒏 = 𝟏, 𝟔𝟕𝟒𝟗. 𝟏𝟎−𝟐𝟕 𝒌𝒈
On a : 𝑬 = 𝒎𝒏 𝑪𝟐
A.N: 𝑬 = 𝟏, 𝟔𝟕𝟒𝟗. 𝟏𝟎−𝟐𝟕 × (𝟐, 𝟗𝟗𝟕𝟗𝟐𝟒𝟓𝟖 × 𝟏𝟎𝟖 )𝟐
On trouve : 𝑬 = 𝟏, 𝟓 × 𝟏𝟎−𝟏𝟎 𝑱
❖ Remarque
Toute variation de la masse du système par la grandeur ∆𝒎 s’accompagne d’une variation
d’énergie ∆𝑬 tel que : ∆𝑬 = ∆𝒎𝑪𝟐
Lorsque la masse du système diminue, alors ∆𝒎 < 𝟎 donc ∆𝑬 < 𝟎 ; on dit que le système
cède de l’énergie au milieu extérieur .
Lorsque la masse du système augmente, alors ∆𝒎 > 𝟎 donc ∆𝑬 > 𝟎 ; on dit que le système
reçoit de l’énergie du milieu extérieur .
 Unité de masse et de l’énergie dans la physique nucléaire
Dans le système international , la masse s’exprime en kilogramme(Kg) et l’énergie en joule (J) .
Dans la physique nucléaire ces unités sont inadaptables , les particules ont des masses et des
énergies très faibles , alors on privilégie des unités adaptables à l’échelle du noyau pour la
masse et pour l’énergie .
▪ Électronvolt (unité d’énergie) : est égal à l’énergie acquise par un électron accéléré par
une tension d’un volt 𝟏𝒆𝑽 = 𝟏, 𝟔𝟎𝟐𝟎𝟓 × 𝟏𝟎−𝟏𝟗 𝑱
▪ Unité de masse atomique (𝒖) : est égale à un douzième de la masse d’un atome de
𝟏 𝟏𝟐 𝑴 𝟏𝟐𝟔𝑪 𝟏𝟐
carbone 𝟏𝟐 : 𝟏𝒖 = 𝟏𝟐 𝒎 𝟔𝑪 = = 𝟏𝟐×𝟔,𝟎𝟐𝟐 = 𝟏, 𝟔𝟔𝟎𝟓𝟒 × 𝟏𝟎−𝟐𝟕 𝒌𝒈
𝟏𝟐×𝑵𝑨
❖ 𝑳′ é𝒏𝒆𝒓𝒊𝒆 𝒄𝒐𝒓𝒓𝒆𝒔𝒑𝒐𝒏𝒕 à 𝒍′ 𝒖𝒏𝒊𝒕é 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝒎𝒂𝒔𝒔𝒆 𝒂𝒕𝒐𝒎𝒊𝒒𝒖𝒆
Soit un système nucléaire de masse 𝒎 = 𝟏𝒖
L’énergie de masse associée à ce système est :
𝑬 = 𝒎. 𝑪𝟐 avec 𝒎 = 𝟏𝒖
Donc : 𝑬 = 𝒖. 𝑪𝟐
A.N : 𝑬 = 𝟏, 𝟔𝟔𝟎𝟓𝟒 × 𝟏𝟎−𝟐𝟕 × (𝟐, 𝟗𝟗𝟕𝟗𝟐𝟒𝟓𝟖 × 𝟏𝟎𝟖 )𝟐 = 𝟏, 𝟒𝟗𝟐𝟒 × 𝟏𝟎−𝟏𝟎 𝑱
𝟏,𝟒𝟗𝟐𝟒×𝟏𝟎−𝟏𝟎
Ou bien: 𝑬 = 𝟏,𝟔𝟎𝟐𝟎𝟓×𝟏𝟎−𝟏𝟗 = 𝟗𝟑𝟏, 𝟓 × 𝟏𝟎𝟔 𝒆𝑽 = 𝟗𝟑𝟏, 𝟓𝑴𝒆𝑽
On déduit que 𝒖. 𝑪𝟐 = 𝟗𝟑𝟏, 𝟓𝑴𝒆𝑽
Ou bien : 𝒖 = 𝟗𝟑𝟏, 𝟓𝑴𝒆𝑽/𝑪𝟐

Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟒𝟗


𝐈𝐈 Energie de liaison
 Défaut de masse
❖ Activité
Un noyau d’Hélium 𝟒𝟐𝑯𝒆 possède deux protons et deux neutrons .
Exploitation
 Calculer la masse totale des nucléons séparés au repos .
 Comparer la masse du noyau d’Hélium avec la masse totale des nucléons séparés
 Cette différence de masse est appelée défaut de masse noté ∆𝒎
𝒂 −Calculer le défaut de masse ∆𝒎( 73𝐿𝑖) du noyau de lithium 73𝐿𝑖
𝒃 −Interpréter ces résultats
Données :
𝒎 𝟒𝟐𝑯𝒆 = 𝟒, 𝟎𝟎𝟏𝟓𝟎𝒖 ; 𝒎 𝟕𝟑𝐋𝒊 = 𝟕, 𝟎𝟏𝟔𝟎𝒖 ; 𝒎𝑷 = 𝟏, 𝟎𝟎𝟕𝟐𝟖𝒖 ; 𝒎𝒏 = 𝟏, 𝟎𝟎𝟖𝟔𝟔𝒖
 On calcule la masse des nucléons séparés :
𝒎 = 𝒁. 𝒎𝑷 + (𝑨 − 𝒁). 𝒎𝒏
𝒎 = 𝟐 × 𝟏, 𝟎𝟎𝟕𝟐𝟖 + (𝟒 − 𝟐) × 𝟏, 𝟎𝟎𝟖𝟔𝟔
𝒎 = 𝟒, 𝟎𝟑𝟏𝟖𝟖𝒖
 On a : 𝒎 𝟒𝟐𝑯𝒆 = 𝟒, 𝟎𝟎𝟏𝟓𝟎𝒖 et 𝒎 = 𝟒, 𝟎𝟑𝟏𝟖𝟖𝒖
on a 𝒎 − 𝒎 𝟒𝟐𝑯𝒆 = 𝟒, 𝟎𝟑𝟏𝟖𝟖 − 𝟒, 𝟎𝟎𝟏𝟓𝟎
𝒎 − 𝒎 𝟒𝟐𝑯𝒆 = 𝟑, 𝟎𝟑𝟖. 𝟏𝟎−𝟐 𝒖 > 𝟎
donc la somme des masses des nucléons séparés est supérieur à la masse du noyau

𝒂 −On calcule le défaut de masse du noyau de lithium 73𝐿𝑖
∆𝒎 73𝐿𝑖 = 𝒁. 𝒎𝑷 + (𝑨 − 𝒁). 𝒎𝒏 −𝒎 𝟕𝟑𝐋𝒊
∆𝒎 73𝐿𝑖 = 𝟑 × 𝟏, 𝟎𝟎𝟕𝟐𝟖 + 𝟕 − 𝟑 × 𝟏, 𝟎𝟎𝟖𝟔𝟔 − 𝟕, 𝟎𝟏𝟔𝟎
∆𝒎 73𝐿𝑖 = 𝟒, 𝟎𝟒𝟖. 𝟏𝟎−𝟐 𝒖
𝒃 − On constate que le défaut de masse d’un noyau 𝑨𝒁𝑿 est toujours positif ∆𝒎( 𝐀𝐙𝑿𝒆).

❖ Définition
𝑨
Le défaut de masse d’un noyau 𝒁𝑿 est donné par la relation suivante :
∆𝒎( 𝐴𝑍𝑋) = 𝒁 × 𝒎𝒑 +(𝑨 − 𝒁) × 𝒎𝒏 −𝒎( 𝑨𝒁𝑿)
▪ 𝒎𝑷 : La masse de proton : 𝒎𝑷 = 𝟏, 𝟎𝟎𝟕𝟐𝟖𝒖
▪ 𝒎𝒏 : La masse de neutron : 𝒎𝒏 = 𝟏, 𝟎𝟎𝟖𝟔𝟔𝒖
▪ 𝒁 : Le nombre de protons
▪ 𝑨 : Le nombre de nucléons
▪ ∆𝒎( 𝐴𝑍𝑋) : Le défaut de masse du noyau 𝐴𝑍𝑋
Défaut de masse du noyau 𝟒𝟐𝑯𝒆

❖ 𝑹𝒆𝒎𝒂𝒓𝒒𝒖𝒆 : Le défaut de masse d’un noyau 𝐴


𝑍𝑋 est toujours positif (∆𝒎( 𝐴𝑍𝑋) > 𝟎 )

Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟓𝟎


 Énergie de liaison
❖ Définition
L’énergie de liaison d’un noyau 𝑨𝒁𝑿 , est l’énergie qu’il faut
fournit à ce noyau au repos pour le dissocier en ses
nucléons pris au repos 𝑬𝒍 ( 𝐴𝑍𝑋) = ∆𝒎( 𝐴𝑍𝑋) × 𝑪𝟐

❖ Remarque
▪ L’énergie de liaison d’un noyau 𝑨𝒁𝑿 est toujours positive .
▪ L’énergie de liaison d’un nucléon isolé est toujours nulle
❖ Application
 Calculer l’énergie de liaison pour les noyaux 𝟒𝟐𝑯𝒆 et 𝟕𝟑𝑳𝒊
❑ Calculons l’énergie de liaison du noyau 𝟒𝟐𝑯𝒆
On a :𝑬𝒍 𝟒𝟐𝑯𝒆 = ∆𝒎( 𝟒𝟐𝑯𝒆 ) × 𝑪𝟐 avec ∆𝒎 𝟒𝟐𝑯𝒆 = 𝟑, 𝟎𝟑𝟖. 𝟏𝟎−𝟐 𝒖 et 𝟏𝒖 = 𝟗𝟑𝟏, 𝟓𝑴𝒆𝑽/𝑪𝟐
𝑴𝒆𝑽
Donc: 𝑬𝒍 𝟒𝟐𝑯𝒆 = 𝟑, 𝟎𝟑𝟖. 𝟏𝟎−𝟐 × 𝟗𝟑𝟏, 𝟓 × 𝑪𝟐 = 𝟐𝟖, 𝟐𝟗𝑴𝒆𝑽
𝑪𝟐
❑ Calculons l’énergie de liaison du noyau 𝟕𝟑𝑳𝒊
On a : 𝑬𝒍 ( 𝟕𝟑𝑳𝒊 ) = ∆𝒎(𝟕𝟑𝑳𝒊 ) × 𝑪𝟐 avec ∆𝒎 𝟕𝟑𝑳𝒊 = 𝟒, 𝟎𝟒𝟖. 𝟏𝟎−𝟐 𝒖et 𝟏𝒖 = 𝟗𝟑𝟏, 𝟓𝑴𝒆𝑽/𝑪𝟐
𝑴𝒆𝑽
Donc: 𝑬𝒍 𝟕𝟑𝑳𝒊 = 𝟒, 𝟎𝟒𝟖. 𝟏𝟎−𝟐 × 𝟗𝟑𝟏, 𝟓 × 𝑪𝟐 = 𝟑𝟕, 𝟕𝟏𝑴𝒆𝑽
𝑪𝟐

 Énergie de liaison par nucléon


❖ Définition
𝑬𝒍 ( 𝐴
𝑍𝑋)
L'énergie de liaison par nucléon d'un noyau notée 𝝃 est : 𝝃 𝑨𝒁𝑿 = 𝑨
▪ 𝑬𝒍 ( 𝐴𝑍𝑋) : L’énergie de liaison en : 𝑴𝒆𝒗
▪ 𝑨 : Le nombre de nucléons
▪ 𝝃 𝑨𝒁𝑿 : L’énergie de liaison par nucléon en : 𝑴𝒆𝒗/𝒏𝒖𝒄𝒍é𝒐𝒏
Un noyau est d’autant plus stable que son énergie de liaison par nucléon est grande .

❖ Application
 Calculer l’énergie de liaison par nucléon pour les noyaux 𝟒𝟐𝑯𝒆 et 𝟕𝟑𝑳𝒊 et déduire le noyau le
plus stable
 Calculons l’énergie de liaison par nucléon pour les noyaux 𝟒𝟐𝑯𝒆 et 𝟕𝟑𝑳𝒊 .
❑ Pour le noyau 𝟒𝟐𝑯𝒆
𝑬𝒍 ( 𝟒𝟐𝑯𝒆 )
On a : 𝝃 𝟒𝟐𝑯𝒆 = avec 𝑬𝒍 𝟒𝟐𝑯𝒆 = 𝟐𝟖, 𝟐𝟗𝑴𝒆𝑽
𝑨
𝟐𝟖,𝟐𝟗
A.N : 𝝃 𝟒𝟐𝑯𝒆 = = 𝟕, 𝟎𝟕𝑴𝒆𝑽/𝒏𝒖𝒄𝒍é𝒐𝒏
𝟒
❑ Pour le noyau 𝟒𝟐𝑯𝒆
𝑬𝒍 ( 𝟕𝟑𝑳𝒊 )
On a : 𝝃 𝟕𝟑𝑳𝒊 𝒆 = 𝑨
avec 𝑬𝒍 𝟒𝟐𝑯𝒆 = 𝟐𝟖, 𝟐𝟗𝑴𝒆𝑽
𝟕 𝟑𝟕,𝟕𝟏
A.N : 𝝃 𝟑𝑳𝒊 = 𝟕 = 𝟓, 𝟑𝟗𝑴𝒆𝑽/𝒏𝒖𝒄𝒍é𝒐𝒏
❑ Puisque 𝝃 𝟒𝟐𝑯𝒆 > 𝝃 𝟕𝟑𝑳𝒊 , donc 𝟒𝟐𝑯𝒆 est plus stable que 𝟕𝟑𝑳𝒊

Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟓𝟏


𝐈𝐈𝐈 Fission et fusion nucléaires
 La courbe d’Aston
❖ Activité
La courbe d’Aston représente la variation de l’opposé de
−𝑬𝒍
l ’énergie de liaison par nucléon en fonction de nombre
𝑨
de nucléons 𝑨
La fusion
Exploitation
 Dans quelle région de la courbe d’Aston se situent les La fission

noyaux stables
 Citer deux noyaux pour lesquels l’énergie de liaison par
nucléon est très importante .
 Comparer la stabilité des noyaux 𝟓𝟔 𝟐𝟑𝟓
𝟐𝟔𝑭𝒆 et 𝟗𝟐𝑼 .
Les noyaux stables se situent dans la région où 𝟒𝟎 < 𝑨 < 𝟏𝟗𝟓 (la région II)
Les noyaux 𝟓𝟔 𝟗𝟒
𝟐𝟔𝑭𝒆 et 𝟑𝟖𝑺𝒓 ont une énergie de liaison par nucléon très importante
D’après la courbe d’Aston on a𝝃( 𝟓𝟔 𝟐𝟑𝟓 𝟓𝟔
𝟐𝟔𝑭𝒆) > 𝝃( 𝟗𝟐𝑼). Donc le noyau 𝟐𝟔𝑭𝒆 est plus stable
que 𝟐𝟑𝟓
𝟗𝟐𝑼

❖ Conclusion
La courbe d’Aston représente la variation de l’opposé de
−𝑬𝒍
l ’énergie de liaison par nucléon en fonction de
𝑨
nombre de nucléons 𝑨
▪ Les noyaux stables se situent dans la région où
𝟒𝟎 < 𝑨 < 𝟏𝟗𝟓
▪ Les réactions de fusion nucléaire affecteront les
noyaux les plus légers (𝑨 < 𝟒𝟎)..
▪ Les réactions de fission nucléaire affecteront
les noyaux les plus lourds (A>𝟏𝟗𝟓) .

 La fission nucléaire
❖ Définition
La fission est une réaction nucléaire provoquée, au
cours de laquelle un noyau lourd éclate,
généralement en deux noyaux plus légers, sous
l'impact d'un neutron thermique .
F𝐢𝐬𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐝′ 𝐮𝐧 𝐧𝐨𝐲𝐚𝐮 𝐝′ 𝐮𝐫𝐚𝐧𝐢𝐮𝐦 𝟐𝟑𝟓
𝟗𝟐𝐔

❖ Exemples
1 235 91 142
0n + 92U 36 Kr + 56 Ba + 3 10n
235 94 140
92U + 10n 38 Sr + 54 Xe + 2 10n

Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟓𝟐


❖ Remarque
▪ La fission nucléaire est une réaction en chaîne . Elle
produit des neutrons qui peuvent provoquer d’autre
réactions de fission .
▪ La réaction en chaîne doit être contrôler pour qu’elle
ne soit pas explosive (le cas de la bombe A). lorsque la
fission est contrôlée c’est le cas des réacteur nucléaire. 𝟐𝟑𝟓
Ré𝐚𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐟𝐢𝐬𝐬𝐢𝐨𝒏 𝒆𝒏 𝒄𝒉𝒂𝒊𝒏𝒆 𝒅𝒖 𝒏𝒐𝒚𝒂𝒖 𝟗𝟐𝐔

 La fusion nucléaire
❖ Définition
La fusion est une réaction nucléaire provoquée, au
cours de laquelle deux noyaux légers s’assemblent ,
pour former un noyau plus lourd . Ré𝐚𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 𝒅𝒆 𝒇𝒖𝒔𝒊𝒐𝒏𝒆𝒏 𝒏𝒖𝒄𝒍é𝒂𝒊𝒓𝒆

❖ Exemples 2
+ 21H 3
+ 11H
1H 1H
2
1H + 31H 4
2He + 10n
❖ Remarques
▪ La fusion n'est possible que si les deux noyaux possèdent une grande énergie cinétique
pour vaincre les forces de répulsion électriques.
▪ La fusion se produit naturellement dans les étoiles. Dans une bombe thermonucléaire
(appelée bombe H), la fusion nucléaire est incontrôlée et explosive.

𝐈𝐕 Bilan massique et énergétique d’une transformation nucléaire


 Cas générale d’une réaction nucléaire
On considère la transformation nucléaire modélisée

par l’équation suivante : 𝑨𝟏 𝑿𝟏 + 𝑨𝟐𝑿𝟐 ⟶ 𝑨𝟑 𝑨


+ 𝒁𝟒𝟒𝑿𝟒
𝒁𝟏 𝒁𝟐 𝒁𝟑 𝑿𝟑

L’énergie de cette réaction est :


∆𝑬 = 𝒎 𝒑𝒓𝒐𝒅𝒖𝒊𝒕𝒔 − 𝒎 𝒓é𝒂𝒄𝒕𝒊𝒇𝒔 × 𝑪𝟐
𝐴3 𝐴 𝐴1 𝐴
∆𝑬 = 𝒎 𝑍3 𝑋3 + 𝒎( 𝑍44𝑋4 ) − 𝒎 𝑍1 𝑋1 − 𝒎( 𝑍22𝑋2 ) × 𝑪𝟐

❖ Remarques
▪ Si ∆𝑬 < 𝟎 : la réaction est exoénergétique .
Diagramme énergétique
▪ Si ∆𝑬 > 𝟎 : la réaction est endoénergétique .
▪ L’énergie libérée (produite) par une réaction nucléaire est: 𝑬𝒍𝒊𝒃é𝒓é𝒆 = ∆𝑬
▪ On peut calculer l’énergie de la réaction à partir des énergies de liaison , en utilisant
𝑨𝟏 𝑨𝟐 𝑨𝟑 𝑨𝟒
la relation suivante : ∆𝑬 = 𝑬𝒍 𝒁𝟏𝑿𝟏 + 𝑬𝒍 𝒁𝟐 𝑿𝟐 −𝑬𝒍 𝒁𝟑𝑿𝟑 −𝑬𝒍 𝒁𝟒𝑿𝟒

 Applications
❖ Bilan énergétique d’une réaction de fission

Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟓𝟑


Calculer l’énergie produite par la réaction de fission suivante : 𝟐𝟑𝟓
𝟗𝟐𝐔 + 𝟏𝟎𝐧 → 𝟗𝟒
𝟑𝟖𝐒𝐫 + 𝟏𝟒𝟎
𝟓𝟒𝐗𝐞 + 𝟐 𝟏𝟎𝐧
On donne :

❖ Bilan énergétique d’une réaction de fusion


Calculer l’énergie produite par la réaction de fission suivante : 2H + 3 4 1
1 1H → 2 He + 0n
On donne :

❖ Bilan énergétique d’une réaction 𝜷_


Calculer l’énergie produite par la réaction de fission suivante : 𝟏𝟒𝟔𝑪 → 𝟏𝟒𝟕𝑵 + −𝟏𝟎𝒆
On donne : 𝒎( 𝟏𝟒𝟔𝑪) = 𝟏𝟑, 𝟗𝟗𝟗𝟗𝒖 ; 𝒎 𝟏𝟒𝟕𝑵 = 𝟏𝟑, 𝟗𝟗𝟗𝟐𝒖 ; 𝒎( −𝟏𝟎𝒆 ) = 𝟎, 𝟎𝟎𝟎𝟓𝟓𝒖

❖ Bilan énergétique d’une réaction 𝜷+


Calculer l’énergie produite par la réaction de fission suivante : 𝟏𝟑𝟕𝑵 → 𝟏𝟑𝟔𝑪 + 𝟎𝟏𝒆
On donne 𝒎( : 𝟏𝟑𝟔𝑪) = 𝟏𝟑, 𝟎𝟎𝟎𝟎𝟔𝒖 ; 𝒎 𝟏𝟑𝟕𝑵 = 𝟏𝟑, 𝟎𝟎𝟓𝟕𝟒𝒖 ; 𝒎( −𝟏𝟎𝒆 ) = 𝟎, 𝟎𝟎𝟎𝟓𝟓𝒖

❖ Bilan énergétique d’une réaction 𝜶


𝟐𝟐𝟔
→ 𝟐𝟐𝟐
Calculer l’énergie produite par la réaction de fission suivante : 𝟒
𝟖𝟖𝑹𝒂
𝟖𝟔𝑹𝒏 + 𝟐𝑯𝒆
On donne : 𝑚 226 222 4
88𝑅𝑎 = 225,9770𝑢 ; 𝑚 86𝑅𝑛 = 221,9702𝑢 ; 𝑚 2𝐻𝑒 = 4,0015u

Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟓𝟒


𝐕 Applications et dangers de la radioactivité

 Le pouvoir de pénétration des rayonnements nucléaires


Le pouvoir de pénétration dépend du type de rayonnement et du pouvoir d'arrêt de la matière
Cela définit des épaisseurs différentes de matériaux pour s'en protéger, si nécessaire et si
possible.
▪ Les rayons 𝛼 : peuvent être arrêtés par une
feuille de papier
▪ Les rayons 𝛽 : peuvent être arrêtés par une
plaque d’aluminium
▪ Les rayons γ peuvent être arrêtés par un mur
de béton ou de plomb
 Les dangers de la radioactivité
Les effets de la radioactivité sur l'organisme humain dépendent du type de rayonnement et
des doses d'exposition. "A très fortes doses, les rayons peuvent tuer des cellules et
entraîner des modifications aiguës, une perte de capacité d'un organe. Ces effets sont
appelés "réactions tissulaires". Ils ne surviennent pas dans l'exposition que l'on a tous les
jours mais seulement de façon accidentelle" évoque notre interlocuteur. En revanche,
même à faible dose, le risque de cancer est majoré chez les personnes exposées. Une étude
coordonnée par le Centre International de recherche sur le cancer (CIRC) et publiée en juin
2015dans la revue scientifique « The Lancet Haematology » a montré que l'exposition
prolongée à de faibles doses de radioactivité accroît le risque de décès par leucémie chez
les travailleurs du nucléaire. 300.000 travailleurs du nucléaire aux Etats-Unis, en France et
au Royaume-Uni ont été suivis sur une période allant de 1943 à 2005 (62 ans). L'exposition
à la radioactivité modifie l'ADN et augmente ainsi la fréquence du cancer.
 Les applications de la radioactivité
❖ Les usages agricoles et industriels
Dans les secteurs agricole et agroalimentaire, la radioactivité est utilisée par exemple pour
la protection des cultures contre les insectes ou la conservation des aliments. Dans
l’industrie, on l’utilise pour des tâches variées (contrôle des soudures, détection de fuites ou
d’incendies, etc.)
la production d’électricité par les centrales nucléaires, incluant toutes les étapes du cycle
du combustible nucléaire (minerai, enrichissement, fabrication du combustible, gestion des
déchets et du combustible usé), la radiographie industrielle ainsi que la fabrication et
l’utilisation de différentes jauges de mesure (épaisseur, niveau, densité etc.).
❖ Les usages en médecine
En médecine, la radioactivité est utilisée pour poser des diagnostics (radiographie, scanner,
scintigraphie etc.), pour la stérilisation du matériel médical et également dans des buts
thérapeutiques, principalement la radiothérapie externe ou interne.
❖ Les usages en géologie
Les radionucléides possèdent de nombreux usages en géologie, océanographie ou
climatologie. Ils ont notamment permis de déterminer l’âge de la Terre et de découvrir
l’histoire du climat. La radioactivité est aussi un moyen de prévoir les éruptions volcaniques
et les séismes, et de suivre à la trace les courants océaniques.

Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟓𝟓


Série d’exercices
Exercice 1
Le Cobalt 𝟔𝟎 − 𝑨
𝟐𝟕𝑪𝒐 est radioactif 𝜷 , dont le noyau fils est le Nikel 𝒁𝑵𝒊
 Écrire l’équation de désintégration du cobalt 𝟔𝟎
𝟐𝟕𝑪𝒐,en déterminant les nombres A et Z
 Calculer en 𝑴𝒆𝒗 l’énergie libérée lors de cette désintégration .
 Déduire l’énergie libérée lors de la désintégration d’un gramme du cobalt 𝟔𝟎𝟐𝟕𝑪𝒐.
 Tracer le diagramme énergétique de cette désintégration .
𝟔𝟎 𝑨
❺ Calculer en 𝑴𝒆𝒗 l'énergie de liaison de 𝟐𝟕𝑪𝒐 et celle de 𝒁𝑵𝒊 . Déduire le noyau le plus stable .

Noyau 𝟔𝟎 𝑨 𝟎 𝟏 𝟏
𝟐𝟕𝑪𝒐 𝒁𝑵𝒊 −𝟏𝒆 𝟏𝒑 𝟎𝒏

Masse en (𝒖) 𝟓𝟗, 𝟗𝟏𝟗𝟎 𝟓𝟗, 𝟗𝟏𝟓𝟒 𝟎, 𝟎𝟎𝟎𝟓𝟒𝟗 𝟏, 𝟎𝟎𝟕𝟐𝟖 𝟏, 𝟎𝟎𝟖𝟔𝟔


𝑵𝑨 = 𝟔, 𝟎𝟐 × 𝟏𝟎𝟐𝟑 𝒎𝒐𝒍− ; 𝟏𝒖 = 𝟗𝟑𝟏, 𝟓𝑴𝒆𝒗/𝒄𝟐

Exercice 𝟐
On considère la réaction de fusion : 𝟐𝟏𝐇 + 𝐱 𝟑𝟏𝐇 → 𝟒𝟐𝐇𝐞 + 𝐲 𝟏𝟎𝒏
 En appliquant les lois de conservation ,déterminer les nombres x et y .
 Calculer en 𝑴𝒆𝒗 l’énergie libérée lors de cette fusion .
 Déduire l’énergie libérée lors de la réaction de fusion de 𝒏 = 𝟐𝒎𝒐𝒍 de tritium .
 Tracer le diagramme énergétique de cette fusion .
𝟑 𝟒
❺ Calculer en 𝑴𝒆𝒗 l'énergie de liaison de 𝟏𝐇 et celle de 𝟐𝐇𝐞. Déduire le noyau le plus stable .

Noyau 𝟐 𝟑 𝟒 𝟏
𝟏𝑯 𝟏𝑯 𝟐𝑯𝒆 𝟎𝒏

Masse en (𝒖) 𝟐, 𝟎𝟏𝟑𝟓𝟓 𝟑, 𝟎𝟏𝟓𝟓 𝟏, 𝟎𝟎𝟏𝟓 𝟏, 𝟎𝟎𝟖𝟔𝟔


𝑵𝑨 = 𝟔, 𝟎𝟐 × 𝟏𝟎𝟐𝟑 𝒎𝒐𝒍− ; 𝟏𝒖 = 𝟗𝟑𝟏, 𝟓𝑴𝒆𝒗/𝒄𝟐

Exercice 𝟑
Dans des centrales nucléaire , l’énergie électrique est produite en utilisant l’énergie
thermique générée par la fission nucléaire des noyaux d’uranium 𝟐𝟑𝟓 . Parmi les réactions
𝟏𝟑𝟏
peuvent se produire on a : 𝟏𝟎𝒏 + 𝟐𝟑𝟓
𝟗𝟐𝑼 → 𝟓𝟑𝑰 + 𝟗𝟗𝒂𝒀 + 𝒃 𝟏𝟎𝒏
Noyau ou particule 𝟐𝟑𝟓 𝟗𝟗𝒀 𝟏𝟑𝟏 𝟏 𝟏
𝟗𝟐𝑼 𝒂 𝟓𝟑𝑰 𝟏𝒑 𝟎𝒏

Masse en (𝒖) 𝟐𝟑𝟒, 𝟗𝟗𝟑𝟒𝟔 𝟗𝟖, 𝟗𝟎𝟏𝟕𝟒 𝟏𝟑𝟎, 𝟖𝟕𝟕𝟎 𝟏, 𝟎𝟎𝟕𝟐𝟖 𝟏, 𝟎𝟎𝟖𝟔𝟔
𝟏𝟑𝟏
𝑵𝑨 = 𝟔, 𝟎𝟐 × 𝟏𝟎𝟐𝟑 𝒎𝒐𝒍− ; 𝟏𝒖 = 𝟗𝟑𝟏, 𝟓𝑴𝒆𝒗/𝒄𝟐 ; 𝟏𝒆𝑽 = 𝟏, 𝟔 × 𝟏𝟎−𝟏𝟗 𝑱 ; 𝝃 𝟓𝟑𝑰 = 𝟖, 𝟒𝟓𝟏𝑴𝒆𝑽/𝒏𝒖𝒄𝒍é𝒐𝒏

 En appliquant les lois de conservation ,déterminer les nombres a et b


 Vérifier que le défaut de masse du noyau d’uranium est : ∆𝒎 𝟐𝟑𝟓 𝟗𝟐𝑼 = 𝟏, 𝟗𝟏𝟒𝟔𝟖𝒖. Déduire
𝟐𝟑𝟓
la valeur de 𝑬𝒍 ( 𝟗𝟐𝑼) l’énergie de liaison d’uranium 𝟐𝟑𝟓 .
𝟏𝟑𝟏
 Parmi les deux noyaux 𝟐𝟑𝟓 𝟗𝟐𝑼 et 𝟓𝟑𝑰 , lequel le plus stable ? Justifier la réponse
 Calculer en deux unités (𝑴𝒆𝑽 et J ) ∆𝑬 l’énergie libérée lors de cette réaction de la fission
❺ En déduire (en J) 𝑬𝑻 l’énergie libérée lors de la fission d’un kilogramme d’uranium 𝟐𝟑𝟓 .
❻ Comparer 𝑬𝑻 avec 𝑬𝑷 = 𝟒, 𝟓 × 𝟏𝟎𝟓 𝑱 ; l’énergie libérée par la combustion d’un kilogramme
de pétrole

Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟓𝟔


Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟓𝟕
Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟓𝟖
Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟓𝟗
PARTIE 𝑰𝑰𝑰 : ÉLECTRICITÉ

1 Dipôle RC

2 Dipôle RL

3 Oscillations Libres dans un Circuit RLC Série

4 Transmission d’informations – Modulation d’amplitude

Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟔𝟎


Électricité
Unité 1
Dipôle RC

Situation-problème
Les condensateurs sont caractérisés par le fait de stockage de l’énergie
électrique pour l’utilisée au besoin . Cette propriété permet d’utiliser
les condensateurs dans beaucoup d’appareils notamment dans les
appareils photographiques
• Qu’est-ce qu’un condensateur ?
• Comment se comporte dans un circuit comprend un
générateur et un conducteur ohmique ?

ObjectifsObjectifs
Connaître les composants du condensateur et son symbole .
Savoir déterminer la charge d’une armature d’un condensateur.
Connaître la relation entre la charge et l’intensité de courant .
Connaître la relation entre la charge et la tension aux bornes du
condensateur .
Savoir déterminer la capacité équivalente des condensateurs montés en
série ou parallèle .
Établir l’équation différentielle et sa solution pour un dipôle RC soumis
à un échelon de tension .

Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟔𝟏


𝐈 Le condensateur

 Définition
Le condensateur est un dipôle constitué de deux
plaques conductrices , appelées armatures , séparées
par un isolant diélectrique .
Le symbole du condensateur est :

Exemples des condensateurs

 Charge du condensateur
La charge du condensateur ou la quantité d’électricité
emmagasiner dans le condensateur est la charge de
l’armature positive du condensateur , son symbole est
𝒒 et son unité est la coulomb (𝑪) : 𝒒 = +𝒒𝑨 = −𝒒𝑩
Un condensateur chargé

 Relation entre la charge du condensateur et l’intensité du courant


L’intensité du courant électrique est le débit de porteurs de charge qui traversent la
section du conducteur par unité du temps .
𝒒
▪ Cas du courant continu : 𝑰 = ∆𝒕 𝑰
𝒅𝒒
𝑨 𝑩
▪ Cas du courant variable : 𝐢(𝐭) = 𝒅𝒕
l’unité de l’intensité du courant est l’ampère (𝑨)

 Relation entre la charge et la tension aux bornes du condensateur


❖ Activité
On charge un condensateur avec un générateur de
courant qui débite un courant d’intensité constante
𝑰𝟎 = 𝟏𝒎𝑨 ; on ferme l’interrupteur K et on visualise
la tension 𝒖𝒄 aux bornes du condensateur , et par un
système d’acquisition adéquat , on obtient la courbe
ci-contre qui représente les variations de la tension
𝒖𝒄 en fonction du temps . Le condensateur étudier
porte les informations suivantes : 𝟏𝟎−𝟑 𝑭; 𝟏𝟎𝟎𝑽
Charge du condensateur
Exploitation
 Donner l’expression de 𝒖𝒄 en fonction de t . 𝒖𝒄 (𝐕)
 Montrer que la charge du condensateur à
l’instant t est 𝒒𝑨 𝒕 = 𝑰𝟎 . 𝒕 .
 Déduire que 𝒒𝑨 𝒕 = 𝐤 𝒖𝒄 (𝒕)
 Le coefficient k est appelé la capacité et on
la note C . Calculer la valeur de C et la comparer
avec la valeur indiquée par le fabriquant . 𝐭(𝐬)

Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟔𝟐


 La courbe 𝒖𝑪 = 𝒇 𝒕 est une fonction linéaire d’équation : 𝒖𝑪 (𝒕) = 𝒂. 𝒕 (𝒂 : est le coefficient directeur)
𝒅𝒒𝑨
 On sait que 𝑰𝟎 = par intégration on trouve que : 𝒒𝑨 (𝒕) = 𝑰𝟎 . 𝒕 + 𝒄𝒕𝒆
𝒅𝒕
et puisque le condensateur est initialement déchargé on aura : 𝒒𝑨 𝟎 = 𝟎𝑪 ⟺ 𝒄𝒕𝒆 = 𝟎𝑪
D’où 𝒒𝑨 (𝒕) = 𝑰𝟎 . 𝒕
𝒖
 On a 𝒒𝑨 (𝒕) = 𝑰𝟎 . 𝒕 et d’après la question  on a 𝒕 = 𝑪 𝒂
𝑰𝟎 𝑰𝟎
Donc : 𝒒𝑨 𝒕 = . 𝒖𝑪 (𝒕)
⟺ 𝒒𝑨 𝒕 = 𝑲. 𝒖𝑪 (𝒕) (avec 𝑲 = )
𝒂 𝒂
 Le coefficient k est appelé la capacité et on la note C .
𝟓𝟎−𝟒𝟎
D’après la courbe on a : 𝒂 = = 𝟏𝑽. 𝒔−𝟏
𝟓𝟎−𝟒𝟎
𝑰𝟎 𝟏.𝟏𝟎−𝟑 −𝟑
Donc : 𝑪 = = = 𝟏. 𝟏𝟎 𝑭
𝒂 𝟏

❖ Conclusion
La charge 𝒒(𝒕) du condensateur est proportionnelle avec la tension 𝒖𝑪 (𝒕) entre ses bornes ,
le coefficient de proportionnalité est appelé capacité du condensateur , on la note 𝑪 , son
unité en (𝑺. 𝑰) est Farad (𝑭) tel que : 𝒒 𝒕 = 𝑪. 𝒖𝑪 (𝒕)

❖ Remarque • millifarad :𝟏𝒎𝑭 = 𝟏𝟎−𝟑


• microfarad :𝟏𝝁𝑭 = 𝟏𝟎−𝟔
La capacité du condensateur est une grandeur positive ,
• nanofarad :𝟏𝒏𝑭 = 𝟏𝟎−𝟗
elle distingue le condensateur et elle ne dépend pas de
• picofarad :𝟏𝒑𝑭 = 𝟏𝟎−𝟏𝟐
la tension entre ses bornes ni de la durée de charge .
Sous-multiple de Farad

𝐈𝐈 Association des condensateurs


 Association en série
❖ Activité
On branche en série , deux condensateurs de capacités
respectivement 𝑪𝟏 et 𝑪𝟐 , en série et on applique entre leurs
bornes une tension 𝑼𝑨𝑩 (la figure ci-contre )
Exploitation
 Montrer 𝒒𝟏 = 𝒒𝟐 = 𝒒
 En appliquant la loi d’additivité des tensions , exprimer
la capacité équivalente C en fonction de 𝑪𝟏 et 𝑪𝟐 .
 Déduire l’expression de la capacité de 𝒏 condensateurs
branchés en série Association en série des condensateurs
 Quelle est l’utilité de l’association en série .

 Les deux condensateurs branchés en série : 𝐈 = 𝑰𝟏 = 𝑰𝟐 donc : 𝐈. 𝐭 = 𝑰𝟏 . 𝒕 = 𝑰𝟐 . 𝒕


d’où : 𝒒 = 𝒒𝟏 = 𝒒𝟐
𝒒
 D’après la loi d’additivité des tensions , on a :𝒖𝑪 = 𝒖𝑪𝟏 + 𝒖𝑪𝟐 avec 𝒖𝑪 = 𝑪
𝒒 𝒒𝟏 𝒒𝟐
Donc : = + .
𝑪 𝑪𝟏 𝑪𝟐
𝟏 𝟏 𝟏
D’où la capacité C des deux condensateurs vérifiée l’équation : : 𝑪 = 𝑪 + 𝑪
𝟏 𝟐
𝟏 𝟏 𝟏 𝟏
 La capacité de 𝒏 condensateurs branchés en série vérifiée l’équation : 𝑪 = 𝑪 + 𝑪 + ⋯ + 𝑪
𝟏 𝟐 𝒏

Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟔𝟑


 L’association en en série des condensateurs permet d’obtenir un condensateur de capacité
plus petite pouvant supporter une tension plus grande qui ne peut pas être supporter par
chaque condensateur s’il est utilisé séparément .

❖ Conclusion
La capacité du condensateur équivalent à un ensemble de condensateurs de capacités 𝑪𝟏 ,
𝟏 𝟏 𝟏 𝟏 𝟏 𝟏
𝑪𝟐 , 𝑪𝟑 …..et 𝑪𝒏 branchés en série est : 𝑪 = σ 𝑪 = 𝑪 + 𝑪 + 𝑪 + ⋯ + 𝑪
𝒊 𝟏 𝟐 𝟑 𝒏
L’association en en série des condensateurs permet d’obtenir un condensateur de capacité
plus petite pouvant supporter une tension plus grande qui ne peut pas être supporter par
chaque condensateur s’il est utilisé séparément .

 Association en parallèle
❖ Activité
On branche en parallèle deux condensateurs de capacités
respectivement 𝑪𝟏 et 𝑪𝟐 ,en parallèle et on applique entre
ces bornes une tension 𝑈𝐴𝐵 (la figure ci-contre)
Exploitation
 Montrer 𝒒 = 𝒒𝟏 + 𝒒𝟐
 Exprimer la capacité équivalente C en fonction de 𝑪𝟏
et 𝑪𝟐 , et déduire l’expression de la capacité Association en parallèle des condensateurs
équivalente de 𝒏 condensateurs branchés en parallèle .
 Quelle est l’utilité de l’association en parallèle .
 D’après la loi des nœuds on a : 𝐈 = 𝑰𝟏 + 𝑰𝟐 donc : 𝐈. 𝐭 = 𝑰𝟏 . 𝒕 + 𝑰𝟐 . 𝒕
d’où : 𝒒 = 𝒒𝟏 + 𝒒𝟐
 On a : 𝒒 = 𝒒𝟏 + 𝒒𝟐 avec 𝒒 = 𝑪. 𝒖𝑪
donc: 𝑪. 𝒖𝑨𝑩 = 𝑪𝟏 . 𝒖𝑪𝟏 + 𝑪𝟐 . 𝒖𝑪𝟐 avec 𝒖𝑨𝑩 = 𝒖𝑪𝟏 = 𝒖𝑪𝟐 (les condensateurs branchés en
parallèle)
on aura : 𝑪. 𝒖𝑨𝑩 = 𝑪𝟏. 𝒖𝑨𝑩 + 𝑪𝟐 . 𝒖𝑨𝑩 ⟺ 𝑪 = 𝑪𝟏 + 𝑪𝟐
 La capacité de 𝒏 condensateurs branchés en parallèle est : 𝑪 = 𝑪𝟏 + 𝑪𝟐 + ⋯ + 𝑪𝒏
 L’association en parallèle des condensateurs permet d’obtenir un condensateur de capacité
plus grande pouvant emmagasinée une charge plus grande sous une tension plus petite .

❖ Conclusion
La capacité du condensateur équivalent à un ensemble de condensateurs de capacités 𝑪𝟏 ,
𝑪𝟐 , 𝑪𝟑 …..et 𝑪𝒏 branchés en parallèle est : 𝑪 = σ 𝑪𝒊 = 𝑪𝟏 + 𝑪𝟐 + 𝑪𝟑 + ⋯ + 𝑪𝒏
L’association en parallèle des condensateurs permet d’obtenir un condensateur de capacité
plus grande pouvant emmagasiné une charge plus grande sous une tension plus petite .

Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟔𝟒


❖ Application
 Calculer la capacité équivalente entre A et B dans les cas suivants

  Données
𝑪𝟏 = 𝟐𝝁𝑭
𝑪𝟐 = 𝟐, 𝟓𝝁𝑭
𝑪𝟑 = 𝟎, 𝟓𝝁𝑭
𝑪𝟒 = 𝟏, 𝟓𝝁𝑭
𝑪𝟓 = 𝟏𝝁𝑭
❑ Calculons la capacité équivalente du montage 
▪ Les deux condensateurs de capacités 𝑪𝟏 et 𝑪𝟐 sont montés dérivation, donc ils sont
équivalents à un condensateur de capacité 𝑪′ = 𝑪𝟏 + 𝑪𝟏 = 𝟐 + 𝟐, 𝟓 = 𝟒, 𝟓𝝁𝑭
▪ Les deux condensateurs de capacités 𝑪𝟑 et 𝑪′ sont montés série, donc ils sont
𝑪′.𝑪 𝟎,𝟓×𝟒,𝟓
équivalents à un condensateur de capacité 𝑪é𝒒𝟏 = 𝑪′ +𝑪𝟑 = 𝟎,𝟓+𝟒,𝟓 = 𝟎, 𝟒𝟓𝝁𝑭
𝟑
❑ Calculons la capacité équivalente du montage 
▪ La capacité équivalente des trois condensateurs 𝑪𝟏 , 𝑪𝟐 et 𝑪𝟑 est 𝑪é𝒒𝟏 = 𝟎, 𝟒𝟓𝝁𝑭
▪ Les deux condensateurs de capacités 𝑪𝟒 et 𝑪é𝒒𝟏 sont montés dérivation, donc ils sont
équivalents à un condensateur de capacité 𝐂′′ = 𝑪𝟒 + 𝑪é𝒒𝟏 = 𝟎, 𝟒𝟓 + 𝟏, 𝟓 = 𝟏, 𝟗𝟓𝝁𝑭
▪ Les deux condensateurs de capacités 𝑪𝟓 et 𝑪′′ sont montés série, donc ils sont
𝑪 .𝑪′′ 𝟏×𝟏,𝟗𝟓
équivalents à un condensateur de capacité 𝑪é𝒒𝟐 = 𝑪′′𝟓+𝑪 = 𝟏+𝟏,𝟗𝟓 = 𝟎, 𝟔𝟔𝝁𝑭
𝟓

𝐈𝐈𝐈 Réponse d’un dipôle RC série à un échelon de tension

 Le dipôle RC
Le dipôle RC série est l’association en série d’un conducteur
ohmique de résistance R et d’un condensateur de capacité C

 Échelon de tension
On dit qu’un dipôle RC est soumis à un échelon de tension si la tension entre ses bornes
varie instantanément de zéro jusqu’à une valeur constante E (échelon montant ) où
l’inverse ( échelon descendant )

Échelon montant Échelon descendant

p𝐨𝐮𝐫 𝒕 ≤ 𝟎 : 𝒖(𝒕) = 𝟎 p𝐨𝐮𝐫 𝒕 ≤ 𝟎 : 𝒖(𝒕) = 𝐄


p𝐨𝐮𝐫 𝒕 > 𝟎 : 𝒖(𝒕) = 𝐄 p𝐨𝐮𝐫 𝒕 > 𝟎 : 𝒖(𝒕) = 𝟎

Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟔𝟓


 Étude expérimentale de la réponse d’un dipôle RC à un échelon de
tension
❖ Activité
On réalise le montage électrique ci-contre : Le
condensateur est initialement déchargé . On prend
𝑬 = 𝟔𝑽 ; 𝐂 = 𝟏𝟎𝟎𝝁𝑭; 𝑹 = 𝟐𝒌𝛀
À l’aide d’un oscilloscope on visualise la tension
𝒖𝒄 aux bornes du condensateur lors de la charge
(courbe A) et lors de la décharge (courbe B)
Exploitation
I-Charge du condensateur
A l’instant 𝒕 = 𝟎 , on place K à la position ① et on Charge du condensateur
visualise les variations de la tension 𝒖𝒄 en
fonction du temps . On obtient la courbe A .
 Quelle est la valeur maximale de la tension 𝐮𝐜
 Comparer cette valeur avec la f.é.m. du
générateur
 Le dipôle RC est caractérisé par une constante
𝝉 appelée la constante du temps et son
expression est 𝝉 = 𝑹𝑪 . Calculer la valeur de 𝝉 .
 Vérifier que la tension 𝒖𝒄 est atteint 𝟔𝟑% de sa
valeur maximale à l’instant t= 𝝉
❺ Déterminer , graphiquement , la durée ∆𝒕 𝝉
nécessaire pour atteindre le régime Courbe A
permanent , et comparer cette valeur avec la
durée 𝟓𝝉
II-Décharge du condensateur
Après la charge totale du condensateur on
bascule l'interrupteur K à la position ② et on
obtient la courbe B
 Quelle est la valeur finale de la tension 𝐮𝐜
 Vérifier que la tension 𝒖𝒄 est atteint 𝟑𝟕% de sa
valeur initiale à l’instant t= 𝝉
 Déterminer , graphiquement , la durée ∆𝒕
nécessaire pour atteindre le régime
permanent , et comparer cette valeur avec la
Courbe B
durée 𝟓𝝉
I-Charge du condensateur
 La valeur maximale de la tension est : 𝐮𝐜𝒎𝒂𝒙 = 𝟔𝑽
 On constate que : 𝐮𝐜𝒎𝒂𝒙 = 𝑬
 On a 𝝉 = 𝑹𝑪 = 𝟏𝟎𝟎 × 𝟏𝟎−𝟔 × 𝟐 × 𝟏𝟎𝟑 = 𝟎, 𝟐𝒔 .
𝒖 𝝉 𝟑,𝟖
 D’après la courbe A on a : 𝒖𝒄 𝝉 ≈ 𝟑, 𝟖 𝑽 donc : 𝐮 𝒄 = = 𝟎, 𝟔𝟑
𝐜𝒎𝒂𝒙 𝟔
D’où : 𝒖𝒄 𝝉 = 𝟔𝟑%𝐮𝐜𝒎𝒂𝒙
❺ La durée ∆𝒕 nécessaire pour atteindre le régime permanent est : ∆𝒕 = 𝟏𝒔
et on a 𝟓𝝉 = 𝟓 × 𝟎, 𝟐 = 𝟏𝒔 donc : ∆𝒕 = 𝟓𝝉

Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟔𝟔


II-Décharge du condensateur
 La valeur finale de la tension est : 𝐮𝐜𝒇 = 𝟎𝑽
𝒖𝒄 𝝉 𝟐,𝟑
 D’après la courbe A on a : 𝒖𝒄 𝝉 ≈ 𝟐, 𝟐 𝑽 donc : = = 𝟎, 𝟑𝟕
𝐮𝐜𝒎𝒂𝒙 𝟔
D’où : 𝒖𝒄 𝝉 = 𝟑𝟕%𝐮𝐜𝒎𝒂𝒙
 La durée ∆𝒕 nécessaire pour atteindre le régime permanent est : ∆𝒕 = 𝟏𝒔
et on a 𝟓𝝉 = 𝟓 × 𝟎, 𝟐 = 𝟏𝒔 donc : ∆𝒕 = 𝟓𝝉

❖ Conclusion
▪ La tension 𝒖𝒄 aux bornes du condensateur est une fonction continue .
▪ La tension 𝒖𝒄 aux bornes du condensateur croît pendant la charge et décroît pendant la
décharge .
▪ On distingue entre deux régimes :
• Régime transitoire : pendant lequel la tension 𝒖𝒄 croît (ou décroît) et on l’obtient
lorsque 𝒕 < 𝟓𝝉
• Régime permanent : pendant lequel La tension 𝒖𝒄 reste constante et a pour valeur 𝑬
(ou 𝟎) et on l’obtient lorsque 𝒕 ≥ 𝟓𝝉
▪ La durée de charge ou décharge du condensateur augmente lorsque la valeur de 𝑹 ou 𝑪
augmente .

 Réponse d’un dipôle RC à un échelon de tension montant ( charge


du condensateur) – étude théorique
❖ Équation différentielle
On réalise le montage électrique ci-contre : Le
condensateur est initialement déchargé .
À 𝒕 = 𝟎 , on ferme l’interrupteur 𝑲
D’après la loi d’additivité des tensions on a : 𝒖𝑪 + 𝒖𝑹 = 𝑬
Et d’après la loi d’Ohm on 𝒖𝑹 = 𝑹𝒊
𝒅𝒒
Donc : 𝒖𝑪 + 𝑹𝒊 = 𝑬 avec 𝒊 = et 𝒒 = 𝑪𝒖𝑪
𝒅𝒕
𝒅𝒒
Alors 𝒖𝑪 + 𝑹 𝒅𝒕 = 𝑬
𝒅𝑪𝒖𝑪
⇔ 𝒖𝑪 +𝑹 =𝑬
𝒅𝒕
𝒅𝒖𝑪
⇔ 𝒖𝑪 +𝑹𝑪 𝒅𝒕 = 𝑬
C’est l’équation différentielle vérifiée par la tension
𝒖𝑪 aux bornes du condensateur .

▪ Remarque
𝒒
Si on remplace 𝒖𝑪 par 𝑪 dans l’équation
C’est l’équation différentielle vérifiée
différentielle on trouve :
𝒒
𝒅( )
par la charge 𝒒(𝒕) du condensateur .
𝒒 𝑪 𝒒 𝑹.𝑪 𝒅𝒒
𝑪
+ 𝑹𝑪 𝒅𝒕
=𝑬⇔𝑪+ 𝑪 𝒅𝒕
=𝑬
𝒅𝒒
⇔𝒒 + 𝑹. 𝑪 𝒅𝒕 = 𝑪𝑬

Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟔𝟕


❖ La solution de l’équation différentielle
On admet que la solution de l’équation différentielle vérifiée par la tension 𝒖𝒄 s’écrit sous la
forme suivante : 𝒖𝒄 𝒕 = 𝑨. 𝒆−𝒎𝒕 + 𝑩 avec 𝑨 , 𝑩 et 𝒎 sont des constantes à déterminer
▪ On détermine 𝑩 et 𝒎 en utilisant l’équation différentielle
On remplace la solution 𝒖𝒄 𝒕 = 𝑨. 𝒆−𝒎𝒕 + 𝑩 Pour que cette équation soit vérifiée ∀𝒕 ≥ 𝟎
dans l’équation différentielle suivante : il faut que : 𝟏 − 𝑹𝑪𝒎 = 𝟎 et 𝑬 − 𝑩 = 𝟎
𝒅𝒖𝑪 𝟏 𝟏
⇔ 𝒖𝑪 +𝑹𝑪 =𝑬 Donc :𝒎 = 𝑹𝑪 = 𝝉 et 𝑬 = 𝑩
𝒅𝒕
𝒅(𝑨.𝒆−𝒎𝒕 +𝑩) Alors la tension aux bornes du condensateur
⇔ 𝑨. 𝒆−𝒎𝒕 + 𝑩 +𝑹𝑪 =𝑬
−𝒎𝒕 −𝒎𝒕
𝒅𝒕 devient : 𝒖𝒄 𝒕 = 𝑨. 𝒆−𝒕Τ𝝉 + 𝑬
⇔ 𝑨. 𝒆 − 𝑹𝑪𝑨𝒎𝒆 = 𝑬−𝑩
⇔ 𝑨. 𝒆−𝒎𝒕 (𝟏 − 𝑹𝑪𝒎) = 𝑬 − 𝑩

▪ On détermine 𝑨 en utilisant les conditions initiales


À 𝒕 = 𝟎 le condensateur est initialement
déchargé donc : 𝒖𝒄 𝟎 = 𝟎
Et on a 𝒖𝒄 𝟎 = 𝑨. 𝒆𝟎 + 𝑬
⇔𝑨 +𝑬=𝟎 Régime Régime
transitoire permanent
⇔ 𝑨 = −𝑬
Finalement on aura : 𝒖𝒄 𝒕 = 𝑬(𝟏 − 𝒆−𝒕Τ𝝉 )
Les variations de la tension 𝒖𝒄 au cours du temps

❖ L’expression de la charge du condensateur


On sait que 𝒒(𝒕) = 𝑪𝒖𝑪 (𝒕)
Et on a : 𝒖𝒄 𝒕 = 𝑬(𝟏 − 𝒆−𝒕Τ𝝉 )
Donc : 𝒒 𝒕 = 𝑪𝑬(𝟏 − 𝒆−𝒕Τ𝝉 )
Ou bien : 𝒒 𝒕 = 𝑸𝒎 (𝟏 − 𝒆−𝒕Τ𝝉 )
𝑸𝒎 : est la charge maximale stockée dans le
condensateur . Les variations de la charge 𝒒 au cours du temps

❖ L’expression de l’intensité du courant


𝒅𝒒
On sait que 𝒊(𝒕) = 𝒅𝒕
Et on a : 𝒒 𝒕 = 𝑪𝑬(𝟏 − 𝒆−𝒕Τ𝝉 )
𝑪𝑬
Donc : 𝒊(𝒕) = 𝝉 𝒆−𝒕Τ𝝉 avec 𝝉 = 𝑹𝑪
𝑬
⇔ 𝒊(𝒕) = 𝒆−𝒕Τ𝝉
𝑹
⇔ 𝒊(𝒕) = 𝑰𝒆−𝒕Τ𝝉
𝑬
𝑰 est l’intensité du courant en régime permanent : 𝐈 = 𝑹

Les variations de l’intensité du courant 𝒊(𝒕)

Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟔𝟖


 Réponse d’un dipôle RC à un échelon de tension descendant
( décharge du condensateur) – étude théorique
❖ Équation différentielle
On réalise le montage électrique ci-contre : Le
condensateur est initialement chargé .
À 𝒕 = 𝟎 , on bascule l’interrupteur 𝑲 à la position 
D’après la loi d’additivité des tensions on a : 𝒖𝑪 + 𝒖𝑹 = 𝟎
Et d’après la loi d’Ohm on 𝒖𝑹 = 𝑹𝒊
𝒅𝒒
Donc : 𝒖𝑪 + 𝑹𝒊 = 𝟎 avec 𝒊 = et 𝒒 = 𝑪𝒖𝑪
𝒅𝒕
𝒅𝒒
Alors 𝒖𝑪 + 𝑹 𝒅𝒕 = 𝟎
𝒅𝑪𝒖𝑪
⇔ 𝒖𝑪 +𝑹 =𝟎
𝒅𝒕
𝒅𝒖𝑪
⇔ 𝒖𝑪 +𝑹𝑪 𝒅𝒕 = 𝟎
C’est l’équation différentielle vérifiée par la tension
𝒖𝑪 aux bornes du condensateur .

▪ Remarque
𝒒
Si on remplace 𝒖𝑪 par 𝑪 dans l’équation
C’est l’équation différentielle vérifiée
différentielle on trouve :
𝒒
𝒅( )
par la charge 𝒒(𝒕) du condensateur .
𝒒 𝑪 𝒒 𝑹.𝑪 𝒅𝒒
+ 𝑹𝑪 =𝑬⇔𝑪+ =𝑬
𝑪 𝒅𝒕 𝑪 𝒅𝒕
𝒅𝒒
⇔𝒒 + 𝑹. 𝑪 𝒅𝒕 = 𝑪𝑬

❖ La solution de l’équation différentielle


On admet que la solution de l’équation différentielle vérifiée par la tension 𝒖𝒄 s’écrit sous la
forme suivante : 𝒖𝒄 𝒕 = 𝑨. 𝒆−𝒎𝒕 + 𝑩 avec 𝑨 , 𝑩 et 𝒎 sont des constantes à déterminer
▪ On détermine 𝑩 et 𝒎 en utilisant l’équation différentielle
On remplace la solution 𝒖𝒄 𝒕 = 𝑨. 𝒆−𝒎𝒕 + 𝑩
Pour que cette équation soit vérifiée ∀𝒕 ≥ 𝟎
dans l’équation différentielle suivante :
𝒅𝒖𝑪 il faut que : 𝟏 − 𝑹𝑪𝒎 = 𝟎 et −𝑩 = 𝟎
⇔ 𝒖𝑪 +𝑹𝑪 =𝟎 𝟏 𝟏
𝒅𝒕 Donc :𝒎 = 𝑹𝑪 = 𝝉 et 𝑩 = 𝟎
𝒅(𝑨.𝒆−𝒎𝒕 +𝑩)
⇔ 𝑨. 𝒆−𝒎𝒕 + 𝑩 +𝑹𝑪 =𝟎 Alors la tension aux bornes du condensateur
𝒅𝒕
⇔ 𝑨. 𝒆 −𝒎𝒕
− 𝑹𝑪𝑨𝒎𝒆 −𝒎𝒕
= −𝑩 devient : 𝒖𝒄 𝒕 = 𝑨. 𝒆−𝒕Τ𝝉
−𝒎𝒕
⇔ 𝑨. 𝒆 (𝟏 − 𝑹𝑪𝒎) = −𝑩

▪ On détermine 𝑨 en utilisant les conditions initiales


À 𝒕 = 𝟎 le condensateur est initialement
déchargé donc : 𝒖𝒄 𝟎 = 𝑬
Et on a 𝒖𝒄 𝟎 = 𝑨. 𝒆𝟎
Régime Régime
⇔𝑬 =𝑨 transitoire permanent
Finalement on aura : 𝒖𝒄 𝒕 = 𝑬𝒆−𝒕Τ𝝉

Les variations de la tension 𝒖𝒄 au cours du temps

Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟔𝟗


❖ L’expression de la charge du condensateur
On sait que 𝒒 = 𝑪𝒖𝑪
Et on a : 𝒖𝒄 𝒕 = 𝑬𝒆−𝒕Τ𝝉
Donc : 𝒒 𝒕 = 𝑪𝑬𝒆−𝒕Τ𝝉
Ou bien : 𝒒 𝒕 = 𝑸𝒎 𝒆−𝒕Τ𝝉
𝑸𝒎 : est la charge maximale stockée dans le condensateur .

❖ L’expression de l’intensité du courant


𝒅𝒒
On sait que 𝒊(𝒕) = 𝒅𝒕
Et on a : 𝒒 𝒕 = −𝑪𝑬𝒆−𝒕Τ𝝉
𝑪𝑬
Donc : 𝒊 𝒕 = − 𝝉 𝒆−𝒕Τ𝝉
𝑬
⇔ 𝒊 𝒕 = − 𝒆−𝒕Τ𝝉
𝑹
⇔ 𝒊 𝒕 = −𝑰𝒆−𝒕Τ𝝉
 Constante du temps
❖ Définition
On définit la constante du temps du dipôle RC série par la relation suivante 𝛕 = 𝑹. 𝑪

❖ La dimension de la constante du temps


On a : 𝛕 = 𝑹. 𝑪 ⟺ 𝛕 = 𝑹 𝑪 On remplace  et  dans  on
𝑹 𝒖 𝑼 𝑼 𝑰 𝑻
Et on sait que : 𝑹 = 𝒊(𝒕) ⇔ 𝑹 = trouve : 𝛕 =
𝑰 𝑰 𝑼

Et : 𝒊(𝒕) = 𝑪
𝒅𝒖𝑪
⇔ 𝑰 =
𝑪 𝑼 Donc : 𝛕 = 𝑻
𝒅𝒕 𝑻
La dimension de la constante
𝑰 𝑻
⇔ 𝑪 = du temps 𝛕 est le temps
𝑼
❖ La détermination graphique de constante du temps
Cas de la charge Cas de la décharge
Méthode 1: 𝛕 : Représente l’abscisse du point Méthode 1: 𝛕 : Représente le point
d’intersection de la tangente à la courbe d’intersection de la tangente à la courbe
𝒖𝑪 = 𝒇(𝒕) à 𝒕 = 𝟎 et la asymptote 𝒖𝑪 = 𝑬 𝒖𝑪 = 𝒇(𝒕) à 𝒕 = 𝟎 et l’axe des abscisses

Méthode 2: on a :𝒖𝑪 (𝒕) = 𝑬. (𝟏 − 𝒆−𝝉.𝒕 ) Méthode 2: on 𝒖𝑪 (𝒕) = 𝑬. 𝒆−𝝉.𝒕


donc 𝒖𝑪 𝝉 = 𝑬. 𝟏 − 𝒆−𝟏 donc 𝒖𝑪 𝝉 = 𝑬. 𝒆−𝟏
alors 𝒖𝑪 𝝉 = 𝟎, 𝟔𝟑. 𝑬 alors 𝒖𝑪 𝝉 = 𝟎, 𝟑𝟕. 𝑬

Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟕𝟎


𝐈𝐕 L’énergie stockée dans le condensateur
 Mise en évidence l’énergie électrique stockée dans le condensateur
On réalise le montage schématisé ci-contre
▪ Deux générateurs de tension (6𝑉; 12𝑉)
▪ Conducteur ohmique (𝑅 = 12Ω)
▪ Deux condensateurs (𝑪𝟏 = 𝟏𝟎𝟎𝝁𝑭; 𝑪𝟐 = 𝟒𝟕𝟎𝟎𝝁𝑭)
▪ Interrupteur double
▪ Moteur électrique
▪ Fils de connexion
𝐶1 𝑢𝑐1 M
Exploitation
On place l’interrupteur à la position ❶ jusqu’à la
charge totale du condensateur de capacité 𝑪𝟏 , puis on
bascule l’interrupteur à la position ❷
 Quelle est la source d’énergie qui fait tourner le moteur électrique ?
 Quels sont les différents transferts d’énergie mises en jeu par cette expérience ?
 Remplacer le condensateur de capacité 𝑪𝟏 par celui de capacité 𝑪𝟐 . Que remarquez-vous
à propos du nombre de tours du moteur ?
 Changer la f.é.m. du générateur (𝟏𝟐𝑽 au lieu de 𝟔𝑽) Que remarquez-vous à propos du
nombre de tours du moteur ?
 La source d’énergie qui fait tourner le moteur électrique est l’énergie emmagasinée dans
le condensateur
 Lorsqu’on bascule l’interrupteur à la position ❷ , l’énergie stockée initialement dans le
condensateur se transforme en énergie mécanique dans le moteur (énergie utile ) et une
énergie thermique (énergie dissipée par l’effet joule )
 Lorsqu’on remplace le condensateur de capacité 𝑪𝟏 par autre de capacité 𝑪𝟐 . On constate
que le nombre de tours effectués par le moteur augmente .
 Lorsqu’on change la f.é.m. du générateur (𝟏𝟐𝑽 au lieu de 𝟔𝑽) On constate que le nombre
de tours effectués par le moteur augmente .²

 Définition
L’énergie stockée dans le condensateur à un instant 𝒕 est donner par la relation suivante :
𝟏 𝟏
𝑬𝒆 = 𝑪. 𝒖𝑪 𝟐 = . 𝒒𝟐
𝟐 𝟐. 𝑪
• 𝑬𝒆: l’énergie électrique en joule (J)
• 𝒖𝑪 : la tension aux bornes du condensateur en volt (V)
• 𝑪 : la capacité du condensateur en farad (F)
• 𝒒 : la charge du condensateur en coulomb (C)

Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟕𝟏


Série d’exercices
Exercice 1

Pour déterminer la capacité d’un condensateur on réalise
la figure ❶ qui est formée des éléments suivants :
▪ Générateur idéal de tension de f.é.m. 𝐸 = 𝟐𝟎𝑉
▪ Conducteur ohmique de résistance 𝑅 = 1𝐾Ω
▪ Condensateur déchargé de capacité C
▪ Interrupteur K ❷
▪ Files de connexion
À l’instant 𝑡 = 0 , on ferme l’interrupteur K et on visualise
par un dispositif convenable les variations de tension 𝒖𝑪
appliqué aux bornes du condensateur en fonction du temps
et on obtient la courbe de la figure❷
 Représenter sur la figure ❶ dans la convention de
récepteur les tensions 𝒖𝑪 et 𝒖𝑹 .
 Déterminer l’équation différentielle vérifiée par la tension 𝒖𝑪 aux bornes du condensateur .
−𝒕
 Trouver les expressions de A et 𝝉 pour que l’expression 𝒖𝑪 = 𝑨(𝟏 − 𝒆 Τ𝝉 ) soit solution de
l’équation différentielle .
 Déterminer l’expression de la charge q(t) ainsi de l’intensité i(t) .
❺ Par l’analyse dimensionnelle , montrer que 𝝉 a une dimension du temps .
❻ Déterminer graphiquement la valeur de 𝝉 , et déduire la valeur de capacité C .
❼ Calculer l’énergie électrique 𝑬𝒆 stockée dans le condensateur dans le régime permanent .

Exercice 𝟐
Pour déterminer la capacité C d’un condensateur , on réalise le montage électrique
schématisé sur la figure ❶ qui comporte :
▪ Générateur de tension de f.é.m. 𝐸 = 12𝑉 et de résistance interne 𝒓 = 𝟐𝟎 Ω
▪ Conducteur ohmique de résistance 𝑅 ❶
▪ Condensateur déchargé de capacité C
▪ Interrupteur K
À l’instant 𝑡 = 0 , on ferme l’interrupteur K et par un
système d’acquisition convenable , on visualise la variation
de l’intensité du courant i(t) en fonction du temps (la
courbe de la figure ❷ ).

 Représenter sur la figure ❶ dans la convention réceptrice
les différentes tensions.
 Déterminer l’équation différentielle vérifiée par la
tension 𝒖𝑪 aux bornes du condensateur .
 Trouver les expressions de A et 𝝉 pour que l’expression
−𝒕
𝒖𝑪 = 𝑨(𝟏 − 𝒆 Τ𝝉 ) soit solution de l’équation différentielle .
−𝒕
 L’intensité du courant électrique s’écrit sous la forme 𝐢(𝐭) = 𝑰𝟎 𝒆 Τ𝝉 . Trouver l’expression
de 𝑰𝟎 en fonction de E , r , R .
❺ En exploitant la courbe de la figure ❷ :
𝒂 − Trouver la valeur de la résistance R
𝒃 − Déterminer la valeur de 𝝉 et déduire la valeur de la capacité C .

Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟕𝟐


Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟕𝟑
Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟕𝟒
Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟕𝟓
Électricité
Unité 2
Dipôle RL

Situation-problème

Les bobines sont des éléments principaux dans le fonctionnement des


moteurs électriques et dans les allumages de voitures
• Qu’est-ce qu’une bobine ?
• Comment se comporte dans un circuit comprend un
générateur et un conducteur ohmique ?

Objectifs
Objectifs

Connaître le symbole de la bobine .


Connaître l’expression de la tension aux bornes de la bobine .
Savoir déterminer l’inductance de la bobine et sa résistance interne .
Établir l’équation différentielle et sa solution pour un dipôle RL soumis
à un échelon de tension .
Savoir déterminer la constante du temps du dipôle RL .
Connaître l’expression de l’énergie stockée dans la bobine .
Connaître le comportement d’une bobine dans un circuit électrique .

Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟕𝟔


𝐈 La bibine

 Définition
La bobine est un dipôle constitué d’un enroulement non
connecté de fil conducteur de cuivre autour d’un noyau .

 La représentation de la bobine Exemples des bobines


(L,r) L r
La bobine est symbolisée par : Ou

𝑳 : est l’inductance de la bobine son unité en (S.I) est Henry (H)


r : est la résistance interne de la bobine son unité en (S.I) est Ohm (𝛀)

 Le comportement d’une bobine dans un circuit électrique


❖ Activité
On réalise le montage électrique schématisé sur la figure ci-contre
Une des dérivations comporte une bobine de résistance interne r et
d’inductance L et une lampe 𝑳𝟏 . La deuxième dérivation comporte
un conducteur ohmique de résistance R (𝑹 = 𝒓) et , une lampe 𝑳𝟐 ,
identique à 𝑳𝟏 . On ferme l’interrupteur et on observe l’éclat des
lampes .
Exploitation
 Les deux lampes brillent-elles instantanément ? Conclure .
 Que peut-on déduire ?
 La lampe 𝑳𝟐 brille en retard par rapport à la lampe 𝑳𝟏 .
 On déduit que la bobine résiste l’établissement du courant lors de fermeture de
l’interrupteur 𝑲

❖ Conclusion
La bobine résiste l’établissement ou l’annulation du courant qui la traverse , cette
résistance augmente lorsqu’un noyau de fer forgé est inséré dans la bobine

Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟕𝟕


 La tension aux bornes de la bobine
❖ Activité
❖ Manipulation I ❶
On réalise le montage électrique schématisé par la figure ❶ .
▪ 𝑹 = 𝟏𝟓𝟎𝜴 ; 𝑳 = 𝟏𝟎𝒎𝑯 (r est négligeable)
Données ▪▪ Sensibilité horizontale : 𝑺𝑯 = 𝟏𝒎𝒔/𝒅𝒊𝒗
Sensibilité verticale de 𝒀𝟏 est :𝑺𝟏 = 𝟎, 𝟏𝑽/𝒅𝒊𝒗
▪ Sensibilité verticale de 𝒀𝟐 est :𝑺𝟐 = 𝟏𝑽/𝒅𝒊𝒗
On règle le GBF pour qu’il délivre un courant ❷
électrique triangulaire de fréquence 𝒇 = 𝟐𝟓𝟎𝑯𝒛 et
l’amplitude de sa tension est : 𝑼𝒎 = 𝟑𝑽 et obtient
l’oscillogramme de la figure ❷ qui représente les
tensions visualisées aux voix 𝒀𝟏 et 𝒀𝟐 de l’oscilloscope
Exploitation
 Exprimer la tension 𝒖𝑩𝑴 en fonction de 𝒊(𝒕) et R
 On considère une demi-période d’oscillations . En utilisant
l’oscillogramme de la figure ❷ . Montre que l’intensité du courant peut s’écrit sous la
forme : 𝒊 𝒕 = 𝒂𝒕 + 𝒃
𝒂 −Déterminer la valeur de 𝒂 .
𝒃 −Déterminer graphiquement la valeur de 𝒖𝑳
𝒖𝑳
𝒄 −Calculer la valeur du rapport 𝒅𝒊 et la comparer avec la valeur de L et déduire
𝒅𝒕
𝒅𝒊
l’expression de 𝒖𝑳 en fonction de L et 𝒅𝒕
❖ Manipulation II ❸
On réalise le montage schématisé dans la figure ❸
On change les valeurs de la tension du générateur , et à chaque
fois on mesure la tension 𝒖𝑳 aux bornes de la bobine et ainsi
l’intensité du courant I qui la traverse lorsque le régime
permanent est établi . La courbe de la figure ❹ représente les
variations de la tension 𝒖𝑳 de en fonction de l’intensité du
courant I . ❹
Déterminer la valeur du coefficient directeur de la
fonction 𝒖𝑳 = 𝒇 𝑰 et la comparer avec la valeur de r et
déduire la relation entre 𝒖𝑳 , r et I. on donne 𝒓 = 𝟖𝜴
 Comment la bobine se comporte en régime permanent
En se basant sur les deux manipulations . Proposer une
expression de la tension 𝒖𝑳 aux bornes de la bobine
❖ Manipulation I
 D’après le schéma de la figure ❶ on a : 𝒖𝑩𝑴 = −𝒖𝑹 donc : 𝒖𝑩𝑴 = −𝐑𝒊 𝒕 .
 𝒂 − D’après la courbe de la figure ❷ on a : dans la première demi-période d’oscillations
𝑻
𝟎; 𝟐 . La tension 𝒖𝑩𝑴 = 𝒇(𝒕) est affine d’équation 𝒖𝑩𝑴 = 𝑲𝒕 + 𝒄 et puisque
𝑲 𝒄
𝒖𝑩𝑴 = −𝐑𝒊 𝒕 donc 𝒊 𝒕 est aussi une fonction affine d’équation . 𝒊 𝒕 = − 𝑹 𝒕 − 𝑹
𝑲 𝒄
d’où 𝒊 𝒕 = 𝒕 = 𝒂𝒕 + 𝒃 avec : 𝒂 = − 𝑹 et 𝒃 = − 𝑹
(𝟑−𝟎)×𝟏 𝑲 (−𝟑×𝟏𝟎𝟑 )
On a : 𝐊 = (𝟎−𝟏)×𝟏𝟎−𝟑 = −𝟑 × 𝟏𝟎𝟑 𝑽. 𝒔−𝟏 donc : 𝒂 = − 𝑹 = − = 𝟐𝟎𝑽. 𝒔−𝟏 . 𝛀−𝟏
𝟏𝟓𝟎

Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟕𝟖


𝒃 − D’après la courbe de la figure ❷ dans la première demi-période d’oscillations
𝑻
𝟎; 𝟐 on a : 𝒖𝑳 = 𝟐 × 𝟎, 𝟏 = 𝟎, 𝟐𝑽
𝒅𝒊 𝒖𝑳 𝒖𝑳 𝟎,𝟐 𝒖𝑳 𝒅𝒊
𝒄 −On a =𝒂⟺ 𝒅𝒊 = = = 𝟎, 𝟎𝟏𝑯 et on a 𝑳 = 𝟏𝟎𝒎𝑯 = 𝟎, 𝟎𝟏𝑯 donc : 𝒅𝒊 = 𝑳 ⟺ 𝒖𝑳 = 𝑳
𝒅𝒕 𝒂 𝟐𝟎 𝒅𝒕
𝒅𝒕 𝒅𝒕

❖ Manipulation II
D’après la courbe de la figure on a la fonction 𝒖𝑳 = 𝒇 𝑰 est linéaire d’équation : 𝒖𝑳 = 𝜶𝑰
𝟎−𝟎,𝟖
avec : 𝜶 = = 𝟖𝜴 on remarque que : 𝜶 = 𝒓 d’où : 𝒖𝑳 = 𝒓𝑰
𝟎−𝟎,𝟏
 La bobine se comporte en régime permanent comme un conducteur ohmique de résistance 𝒓
En se basant sur les deux manipulations . On déduit que la tension 𝒖𝑳 aux bornes de la
𝒅𝒊
bobine est : 𝒖𝑳 = 𝒓. 𝒊 + 𝑳 𝒅𝒕

❖ Conclusion
Pour une bobine sans noyau de fer , et on convention réceptrice , la tension aux bornes de
𝒅𝒊
la bobine est : 𝒖𝑳 = 𝒓. 𝒊 + 𝑳 𝒅𝒕
𝒖𝑳 : la tension aux bornes de la bobine en (𝑽)
𝑳 : est l’inductance de la bobine en (H)
r : est la résistance interne de la bobine en (𝛀)
i : l’intensité du courant en (𝑨)
t : le temps en (𝒔)

❖ Remarques
▪ En régime permanent la bobine se comporte comme un conducteur ohmique de résistance r
▪ La bobine résiste l’établissement ou l’annulation du courant qui la traverse à cause du
𝒅𝒊
produit 𝑳 𝒅𝒕
𝒅𝒊
▪ Si l’intensité du courant est variée très rapide , la dérivé 𝒅𝒕 prend une valeur très grande et
ainsi que 𝒖𝑳 , d’où elle apparaître une surtension aux bornes de la bobine . Ce phénomène
est utilisé par exemple pour provoquer des étincelles aux bornes de la bougie d’un moteur à
essence et l’allumage des lampes au néon .

𝐈𝐈 Réponse d’un dipôle RL à un échelon de tension


 Le dipôle RL série
Le dipôle RL série est l’association en série
d’un conducteur ohmique de résistance R et
d’une bobine d’inductance L et de résistance
interne r .

Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟕𝟗


 Étude expérimentale de la réponse d’un dipôle RL à un échelon de
tension
❖ Activité
On réalise le montage électrique ci-contre :
𝑬 = 𝟔𝑽 ; 𝐋 = 𝟎, 𝟐𝐇; 𝐫 = 𝟖𝜴 ; 𝑹 = 𝟗𝟐𝛀
À l’aide d’un système d’acquisition convenable on
visualise l’évolution temporelle de l’intensité i(t)
lors de l’établissement du courant (courbe A) et
lors de l’annulation du courant (courbe B)
Exploitation
I-Etablissement du courant
A l’instant 𝒕 = 𝟎 , on place K à la position ① et on
visualise les variations de l’intensité i(t) en fonction du
temps , et on obtient la courbe A .
 Déterminer la valeur maximale de l’intensité du
𝑬
courant ,et la comparer avec la valeur de 𝑹
𝑻
 Le dipôle RL est caractérisé par une constante 𝝉
appelée la constante du temps et son expression est
𝑳
𝝉 = 𝑹 . Calculer la valeur de 𝝉 . Courbe A
𝑻
 Vérifier que l’intensité i(t) atteint 𝟔𝟑% de sa valeur maximale à l’instant t= 𝝉
 Déterminer , graphiquement , la durée ∆𝒕 nécessaire pour atteindre le régime permanent ,
et comparer cette valeur avec la durée 𝟓𝝉
II-Annulation du courant
Lorsque le régime permanent est établé , on bascule
l'interrupteur 𝒌 en position ② et on obtient la courbe B
 Quelle est la valeur finale de la tension 𝐮𝑳
 Vérifier que l’intensité i(t) atteint 𝟑𝟕% de sa valeur
initiale à l’instant t= 𝝉
 Déterminer , graphiquement , la durée ∆𝒕 nécessaire
pour atteindre le régime permanent , et comparer
Courbe B
cette valeur avec la durée 𝟓𝝉
I-Etablissement du courant
 La valeur maximale de l’intensité du courant est : 𝑰𝒎𝒂𝒙 = 𝟔𝟎𝒎𝑨
𝑳 𝟎,𝟐
 On a 𝝉 = 𝑹 . = 𝟗𝟐+𝟖 = 𝟐 × 𝟏𝟎−𝟑 𝒔
𝑻
𝒊 𝝉 𝟑𝟕,𝟖
 D’après la courbe (A) on a : 𝒊 𝝉 ≈ 𝟑𝟕, 𝟖 𝒎𝑨 donc : 𝑰 = 𝟔𝟎 = 𝟎, 𝟔𝟑
𝒎𝒂𝒙
D’où : 𝒊 𝝉 = 𝟔𝟑%𝑰𝒎𝒂𝒙
 La durée ∆𝒕 nécessaire pour atteindre le régime permanent est : ∆𝒕 = 𝟏𝟎𝒎𝒔𝒔
et on a 𝟓𝝉 = 𝟓 × 𝟐 × 𝟏𝟎−𝟑 = 𝟎, 𝟎𝟏𝒔 = 𝟏𝟎𝒎𝒔 donc : ∆𝒕 = 𝟓𝝉

Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟖𝟎


II-Annulation du courant

 D’après la loi d’additivité des tensions on : 𝒖𝑳 +𝒖𝑹 = 𝟎 ⇔ 𝒖𝑳 = −𝒖𝑹


on régime permanent on 𝒊 𝒕 = 𝟎𝑨 donc : 𝒖𝑹 = 𝑹𝒕 𝒕 = 𝟎𝑽 d’où : 𝒖𝑳 𝒕 = 𝟎𝑽
𝒊 𝝉 𝟐𝟐,𝟐
 D’après la courbe (B) on a : 𝒊 𝝉 ≈ 𝟐𝟐, 𝟐𝒎𝑨 donc : 𝑰 = 𝟔𝟎 = 𝟎, 𝟑𝟕
𝒎𝒂𝒙
D’où : 𝒊 𝝉 = 𝟑𝟕%𝑰𝒎𝒂𝒙
 La durée ∆𝒕 nécessaire pour atteindre le régime permanent est : ∆𝒕 = 𝟏𝟎𝒎𝒔𝒔
et on a 𝟓𝝉 = 𝟓 × 𝟐 × 𝟏𝟎−𝟑 = 𝟎, 𝟎𝟏𝒔 = 𝟏𝟎𝒎𝒔 donc : ∆𝒕 = 𝟓𝝉

❖ Conclusion
▪ L’intensité du courant 𝒊(𝒕) traversant la bobine est une fonction continue .
▪ On distingue entre eux régimes :
• Régime transitoire : pendant lequel l’intensité du courant 𝒊(𝒕) croît (ou décroît) et
on l’obtient lorsque 𝒕 < 𝟓𝝉
• Régime permanent : pendant lequel l’intensité du courant 𝒊(𝒕) reste constante et a
𝑬
pour valeur 𝑹 (ou 𝟎) et on l’obtient lorsque 𝒕 < 𝟓𝝉
𝑻
▪ La durée de l’établissement ou l’annulation du courant augmente lorsque la valeur de 𝑳
augmente ou la valeur de 𝑹 diminue .
 Réponse d’un dipôle RL à un échelon de tension montant
( Etablissement du courant ) – étude théorique
❖ Équation différentielle
On réalise le montage électrique ci-contre :
À 𝒕 = 𝟎 , on ferme l’interrupteur 𝑲
D’après la loi d’additivité des tensions on a : 𝒖𝑹 + 𝒖𝑳 = 𝑬
Et d’après la loi d’Ohm on 𝒖𝑹 = 𝑹𝒊
𝒅𝒊(𝒕)
Donc : 𝑹𝒊 𝒕 + 𝒖𝑳 = 𝑬 avec 𝒖𝑳 = 𝑳 + 𝒓𝒊(𝒕)
𝒅𝒕
𝒅𝒊(𝒕)
Alors 𝒓𝒊(𝒕) + 𝑹𝒊(𝒕) + 𝑳 =𝑬
𝒅𝒕
𝒅𝒊(𝒕)
⇔ 𝑹𝑻 𝒊(𝒕) + 𝑳 𝒅𝒕 = 𝑬 avec 𝑹𝑻 = 𝑹 + 𝒓
𝑳 𝒅𝒊(𝒕) 𝑬
⇔ 𝒊(𝒕) + 𝑹 𝒅𝒕 = 𝑹
𝑻 𝑻
C’est l’équation différentielle vérifiée par l’intensité du courant 𝒊(𝒕) traversant le
dipôle 𝑹𝑳 lors de l’établissement du courant.

▪ Remarque
𝒖𝑹
On replace l’intensité du courant 𝒊(𝒕) par dans l’équation différentielle, on trouve :
𝑹
𝒖
𝒖𝑹 𝑳 𝒅( 𝑹) 𝑬 𝒖𝑹 𝑳.𝑹 𝒅𝒖𝑹 𝑬
𝑹
+𝑹 =𝑹 ⇔ + =𝑹
𝑹 𝑻 𝒅𝒕 𝑻 𝑹 𝑹𝑻 𝒅𝒕 𝑻
𝑳 𝒅𝒖 𝑹𝑬
⇔ 𝒖𝑹 + 𝑹 𝒅𝒕𝑹 = 𝑹
𝑻 𝑻

C’est l’équation différentielle vérifiée par tension 𝒖𝑹 aux bornes du conducteur


ohmique lors de l’établissement du courant.

Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟖𝟏


❖ La solution de l’équation différentielle
On admet que la solution de l’équation différentielle vérifiée par l’intensité du courant
𝒊(𝒕)s’écrit sous la forme suivante : 𝒊 𝒕 = 𝑨. 𝒆−𝒎𝒕 + 𝑩 avec 𝑨 , 𝑩 et 𝒎 sont des constantes à
déterminer
▪ On détermine 𝑩 et 𝒎 en utilisant l’équation différentielle
On remplace la solution 𝒊 𝒕 = 𝑨. 𝒆−𝒎𝒕 + 𝑩 Pour que cette équation soit vérifiée ∀𝒕 ≥ 𝟎
dans l’équation différentielle suivante : 𝑬 𝑬
𝑳 𝒅𝒊(𝒕) 𝑬 il faut que : 𝟏 − 𝑹 𝒎 = 𝟎 et 𝑹 − 𝑩 = 𝟎
𝒊(𝒕) + 𝑹 =𝑹 𝑻 𝑻
𝑻 𝒅𝒕 𝑻 𝑬 𝟏 𝑬
𝑳 𝒅(𝑨.𝒆−𝒎𝒕 +𝑩) 𝑬 Donc :𝒎 = 𝑹 = 𝝉 et 𝑩 = 𝑹
⇔ 𝑨. 𝒆−𝒎𝒕 + 𝑩 + 𝑹 =𝑹 𝑻 𝑻
𝑻 𝒅𝒕 𝑻 Alors l’expression de l’intensité du courant
𝑳 𝑬
⇔ 𝑨. 𝒆−𝒎𝒕 − 𝑹 𝑨𝒎𝒆−𝒎𝒕 = 𝑹 − 𝑩 devient : 𝒖𝒄 𝒕 = 𝑨. 𝒆−𝒕Τ𝝉 + 𝑹
𝑬
𝑻 𝑻
𝑻
𝑳 𝑬
⇔ 𝑨. 𝒆−𝒎𝒕 (𝟏 − 𝑹 𝒎) = 𝑹 − 𝑩
𝑻 𝑻

▪ On détermine 𝑨 en utilisant les conditions initiales


À 𝒕 = 𝟎 la bobine résiste l’établissement du
courant donc : 𝒊 𝟎 = 𝟎
𝑬
Et on a 𝒊 𝟎 = 𝑨. 𝒆𝟎 + 𝑹
𝑻
𝑬 Régime Régime
⇔𝑨 +𝑹 = 𝟎
𝑻 transitoire permanent
𝑬
⇔ 𝑨 = −𝑹
𝑻
𝑬
finalement on aura : 𝒊 𝒕 = 𝑹 (𝟏 − 𝒆−𝒕Τ𝝉 )
𝑻
Les variations de l’intensité du courant 𝒊(𝒕)

❖ L’expression de la tension 𝒖𝑹 aux bornes de la résistance


𝑬
On a : 𝒖𝑹 = 𝑹𝒊(𝒕) avec 𝐢 𝒕 = 𝑹 (𝟏 − 𝒆−𝒕Τ𝝉 )
𝑻

𝑹𝑬
Donc : 𝒖𝑹 = (𝟏 − 𝒆−𝒕Τ𝝉 )
𝑹𝑻

𝑹𝑬
Ou bien : 𝒖𝑹 = 𝑼(𝟏 − 𝒆−𝒕Τ𝝉 ) avec : 𝐔 = 𝑹𝑻
Les variations de la tension 𝒖𝑹

❖ L’expression de la tension 𝒖𝑳 aux bornes de la bobine


On a 𝒖𝑹 + 𝒖𝑳 = 𝑬
𝑹𝑬
Donc : 𝒖𝑳 = 𝑬 − 𝒖𝑹 avec 𝒖𝑹 = 𝑹 (𝟏 − 𝒆−𝒕Τ𝝉 )
𝑻
𝑹𝑬
Alors : 𝒖𝑳 = 𝑬 − 𝑹 (𝟏 − 𝒆−𝒕Τ𝝉 )
𝑻
𝒓𝑬 𝑹𝑬 −𝒕Τ𝝉
⇔ 𝒖𝑳 = + 𝒆
𝑹𝑻 𝑹𝑻

Les variations de la tension 𝒖𝑹

Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟖𝟐


 Réponse d’un dipôle RL à un échelon de tension descendant
( annulation du courant ) – étude théorique
❖ Équation différentielle
On réalise le montage électrique ci-contre
À 𝒕 = 𝟎 , on ouvre l’interrupteur 𝑲 à la position 
D’après la loi d’additivité des tensions on a : 𝒖𝑹 + 𝒖𝑳 = 𝟎
Et d’après la loi d’Ohm on 𝒖𝑹 = 𝑹𝒊
𝒅𝒊(𝒕)
Donc : 𝑹𝒊 𝒕 + 𝒖𝑳 = 𝟎 avec 𝒖𝑳 = 𝑳 + 𝒓𝒊(𝒕)
𝒅𝒕
𝒅𝒊(𝒕)
Alors 𝒓𝒊(𝒕) + 𝑹𝒊(𝒕) + 𝑳 𝒅𝒕 =𝟎
𝒅𝒊(𝒕)
⇔ 𝑹𝑻 𝒊(𝒕) + 𝑳 = 𝟎 avec 𝑹𝑻 = 𝑹 + 𝒓
𝒅𝒕
𝑳 𝒅𝒊(𝒕)
⇔ 𝒊(𝒕) + =𝟎
𝑹𝑻 𝒅𝒕

C’est l’équation différentielle vérifiée par l’intensité du courant 𝒊(𝒕) traversant le


dipôle 𝑹𝑳 lors de l’annulation du courant.
▪ Remarque
𝒖𝑹
On replace l’intensité du courant 𝒊(𝒕) par dans l’équation différentielle, on trouve :
𝑹
𝒖
𝒖𝑹 𝑳 𝒅( 𝑹) 𝒖𝑹 𝑳.𝑹 𝒅𝒖𝑹
𝑹
+𝑹 =𝟎⇔ + =𝟎
𝑹 𝑻 𝒅𝒕 𝑹 𝑹𝑻 𝒅𝒕
𝑳 𝒅𝒖
⇔ 𝒖𝑹 + 𝑹 𝒅𝒕𝑹 = 𝟎
𝑻
C’est l’équation différentielle vérifiée par tension 𝒖𝑹 aux bornes du conducteur
ohmique lors de l’annulation du courant.

❖ La solution de l’équation différentielle


On admet que la solution de l’équation différentielle vérifiée l’intensité du courant 𝒊(𝒕)s’écrit
sous la forme suivante : 𝒊 𝒕 = 𝑨. 𝒆−𝒎𝒕 + 𝑩 avec 𝑨 , 𝑩 et 𝒎 sont des constantes à déterminer

▪ On détermine 𝑩 et 𝒎 en utilisant l’équation différentielle


On remplace la solution 𝒊 𝒕 = 𝑨. 𝒆−𝒎𝒕 + 𝑩 Pour que cette équation soit vérifiée ∀𝒕 ≥ 𝟎
dans l’équation différentielle suivante : 𝑬
𝑳 𝒅𝒊(𝒕)
il faut que : 𝟏 − 𝑹 𝒎 = 𝟎 et 𝑩 = 𝟎
𝑻
𝒊(𝒕) + 𝑹 =𝟎 𝑬 𝟏
𝑻 𝒅𝒕 Donc : 𝒎 = = et 𝑩=𝟎
𝑳 𝒅(𝑨.𝒆−𝒎𝒕 +𝑩) 𝑹𝑻 𝝉
⇔ 𝑨. 𝒆−𝒎𝒕 + 𝑩 + 𝑹 =𝟎 −𝒕Τ𝝉
𝑻 𝒅𝒕 d’où 𝒊(𝒕) = 𝑨. 𝒆
−𝒎𝒕 𝑳 −𝒎𝒕
⇔ 𝑨. 𝒆 − 𝑹 𝑨𝒎𝒆 =𝑩
𝑻
𝑳
⇔ 𝑨. 𝒆−𝒎𝒕 (𝟏 − 𝑹 𝒎) = 𝑩
𝑻

▪ On détermine 𝑨 en utilisant les conditions initiales


À 𝒕 = 𝟎 résiste l’annulation du courant
𝑬
donc : 𝒊 𝟎 = 𝑹
𝑻
𝑬
Et on a 𝒊 𝟎 = 𝑨. 𝒆𝟎 ⇔ 𝑨 = 𝑹
𝑻
𝑬
Finalement on aura : 𝒊 𝒕 = 𝑹 𝒆−𝒕Τ𝝉
𝑻

Les variations de l’intensité du courant 𝒊(𝒕)

Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟖𝟑


❖ L’expression de la tension 𝒖𝑹 aux bornes de la résistance
𝑹𝑬
On a : 𝒖𝑹 = 𝑹𝒊(𝒕) avec 𝐢 𝒕 = 𝑹 𝒆−𝒕Τ𝝉
𝑬 Ou bien : 𝒖𝑹 = 𝑼𝒆−𝒕Τ𝝉 avec : 𝐔 = 𝑹𝑻
𝑻
𝑹𝑬 −𝒕Τ𝝉
Donc : 𝒖𝑹 = 𝒆
𝑹𝑻

 Constante du temps
❖ Définition
𝑳
On définit la constante du temps du dipôle RL série par la relation suivante 𝛕 = 𝑹
𝑻

❖ La dimension de la constante du temps


𝑳
On a : 𝛕 = 𝑹 ⟺ 𝛕 =
𝑳
 On remplace  et  dans  on
𝑻 𝑹 𝑰 𝑼 𝑻
𝒖𝑹 𝑼 trouve : 𝛕 =
Et on sait que : 𝑹 = ⇔ 𝑹 = 𝑼 𝑰
𝒊(𝒕) 𝑰 Donc : 𝛕 = 𝑻
𝒅𝒊(𝒕) 𝑳 𝑰
Et : 𝒖 = 𝑳 ⇔ 𝑼 =  La dimension de la constante
𝒅𝒕 𝑻
𝑼 𝑻  du temps 𝛕 est le temps
⇔ 𝑳 = 𝑰
❖ La détermination graphique de constante du temps
Cas de l’établissement du courant Cas de l’annulation du courant
Méthode 1: 𝛕 : Représente l’abscisse du point Méthode 1: 𝛕 : Représente le point d’intersection
d’intersection de la tangente à la courbe 𝒊(𝒕) = 𝒇(𝒕) de la tangente à la courbe 𝒊(𝒕) = 𝒇(𝒕) à 𝒕 = 𝟎 et
𝑬 l’axe des abscisses
à 𝒕 = 𝟎 et la asymptote 𝒊 𝒕 = 𝑰𝒎 =
𝑹 𝑻

Méthode 2: on a :𝒊(𝒕) = 𝑰𝒎 . (𝟏 − 𝒆−𝝉.𝒕 ) Méthode 2: on 𝒊(𝒕) = 𝑰𝒎 . 𝒆−𝝉.𝒕


donc 𝒊 𝝉 = 𝑰𝒎 . 𝟏 − 𝒆−𝟏 donc 𝒊 𝝉 = 𝑰𝒎 . 𝒆−𝟏
alors 𝒊 𝝉 = 𝟎, 𝟔𝟑. 𝑰𝒎 alors 𝒊 𝝉 = 𝟎, 𝟑𝟕. 𝑰𝒎

𝐈𝐈𝐈 L’énergie stockée dans la bobine


L’énergie magnétique stockée dans la bobine à un instant 𝒕 est donner par la relation
𝟏 𝑳
suivante : 𝑬𝒎 = 𝟐 𝑳. 𝒊𝟐 = 𝟐.𝑹𝟐 . 𝒖𝑹 𝟐

• 𝑬𝒎 : l’énergie magnétique en joule (J)


• 𝒖𝑹 : la tension aux bornes de la résistance en volt (V)
• 𝑳 : L’inductance de la bobine en (H)
• 𝒊 : l’intensité du courant traversant la bobine en (A)

Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟖𝟒


Série d’exercices
Exercice 1

Pour déterminer les caractéristique d’une bobine , on réalise le montage de
la figure ❶ qui comporte un générateur idéal de tension de f.é.m. 𝑬 = 𝟏𝟐𝑽 ,
un conducteur ohmique de résistance 𝑹 = 𝟔𝟎𝛀 , un interrupteur K , et une
bobine d’inductance L et de résistance interne 𝒓 .
À l’instant 𝒕 = 𝟎 , on ferme l’interrupteur K et par un système d’acquisition
convenable on obtient les variations de l’intensité 𝒊(𝒕) en fonction du temps la figure ❷
 Représenter sur la figure ❶ dans la convention de ❷
récepteur les tensions 𝒖𝑳 et 𝒖𝑹 .
 Déterminer l’équation différentielle vérifiée par
l’intensité 𝒊(𝒕)
 Trouver les expressions de I et 𝝉 pour que l’expression
−𝒕
𝐢 𝐭 = 𝑰(𝟏 − 𝒆 Τ𝝉 ) soit solution de l’équation différentielle .
 Par l’analyse dimensionnelle , monter que 𝝉 a une
dimension du temps .
❺ En utilisant la courbe de la figure ❷ ,
déterminer la constance du temps 𝝉 , et l’intensité du courant en régime permanent I.
❻ Calculer la valeur de la résistance interne 𝒓 de la bobine et ainsi de l’inductance L

❼ Calculer l’énergie magnétique 𝑬𝒎 stockée dans la bobine dans le régime permanent .

Exercice 𝟐
Pour étudier la réponse d’un dipôle RL à un échelon de tension descendant , on réalise le
montage électrique schématisé sur la figure ❶ qui comporte : ❶
▪ Générateur idéal de tension de f.é.m. 𝑬 = 𝟔𝑽
▪ Conducteur ohmique de résistance 𝑹 = 𝟓𝟎𝜴
▪ Bobine d’inductance L et de résistance interne r
▪ Interrupteur K
▪ Diode idéal (𝒖𝑫 = 𝟎) ❷
Lorsque le régime permanent est atteint , on ouvre
l’interrupteur K à un ’instant 𝑡 = 0 , et par un système
d’acquisition convenable , on visualise la variation de l’intensité
du courant i(t) en fonction du temps (la courbe de la figure ❷ ).
 Trouver l’expression de l’intensité du courant initiale 𝑰𝟎 en
fonction de E , r , R .
 Déterminer l’équation différentielle vérifiée par l’intensité du courant i(t) .
−𝒕
 Trouver l’expression de 𝝉 pour que l’expression 𝐢(𝐭) = 𝑰𝟎 𝒆 Τ𝝉 soit solution de l’équation
différentielle .
−𝒕
 L’intensité du courant électrique s’écrit sous la forme 𝐢(𝐭) = 𝑰𝟎 𝒆 Τ𝝉 .
❺ En exploitant la courbe de la figure ❷ déterminer la valeur l’intensité du courant initiale
de 𝑰𝟎 et celle de la constante du temps 𝝉
❻ Calculer la valeur d’inductance L de la bobine et de sa résistance interne r
❼ Déterminer l’instant t où l’énergie emmagasinée dans la bobine est égale à 𝟔𝟎% de sa
valeur initiale .

Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟖𝟓


Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟖𝟔
Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟖𝟕
Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟖𝟖
Électricité
Les oscillations libres dans un
Unité 3
circuit RLC série

Situation-problème

Les condensateurs les bobines sont des réservoirs de l’énergie électrique


que l’on trouve dans des nombreux appareils électriques.
• Que se passe-t-il lorsqu'on relie une bobine aux bornes
d’un condensateur chargé ?
• Quels sont les régimes d’oscillations ? Et comment
peut-on les entretenir ?
Objectifs
Objectifs
Connaître les régimes d’oscillations .
Connaître l’influence de la capacité et de la résistance sur les
oscillations.
Savoir établir l’équation différentielle et sa solution dans le cas
d’absence amortissement.
Savoir établir l’équation différentielle dans le cas des amortissements
faibles .
Connaître la période propre des oscillations .
Connaître le rôle du générateur d’entretient des oscillations .

Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟖𝟗


𝐈 Décharge d’un condensateur dans une bobine

 Montage expérimental
On réalise le montage électrique ci-contre :
On place l’interrupteur en position  , le condensateur se
charge , puis on bascule l’interrupteur à la position  . Le
Condensateur se décharge dans un dipôle RL ou 𝑹 = 𝒓 + 𝒓′
On a des oscillations dont l’amplitude diminue
(amortissement) donc le circuit RLC est le siège
d’oscillations libres amorties Montage du circuit RLC

Régimes d’oscillations
On distingue trois régimes d’oscillations selon la valeur de la résistance totale R
❖ Régime périodique
La résistance totale est nulle (𝑹 = 𝟎), les
oscillations sont périodiques . Le circuit LC
est alors le siège d’oscillations libres non
amorties dont le régime est périodique
caractérisé par sa période propre 𝑻𝟎
❖ Régime pseudo-périodique
La résistance totale est faible , l’amplitude
des oscillations décroit au cour du temps .
Les oscillations s’amortissent et le régime
est pseudo-périodique caractérisé par sa
pseudo-période 𝑻 avec 𝐓 ≈ 𝑻𝟎

❖ Régime apériodique
Si la résistance totale du circuit est
grande les oscillations disparaissent , car
l’amortissement est fort , le condensateur
perd sa charge sans oscillations

❖ Conclusion
La décharge d’un condensateur chargé , dans un circuit RLC série , conduit à créer des
oscillations libres (La seule source d'énergie est l'énergie électrique initialement stockée
dans le condensateur ) .
On dit que le circuit RLC série est un oscillateur électrique libre et amorti .

 L’équation différentielle
On considère le montage électrique ci-contre
Le condensateur est initialement chargé .
À 𝒕 = 𝟎 , on ferme l’interrupteur K
D’après la loi d’additivité des tensions on :

Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟗𝟎


D’après la loi d’additivité des tensions on
𝒅𝒊(𝒕)
On a : 𝒖𝑪 + 𝒖𝑹 + 𝒖𝑳 = 𝟎 avec 𝒖𝑹 = 𝑹𝒊 et 𝒖𝑳 = 𝒓𝒊(𝒕) + 𝑳 𝒅𝒕

𝒅𝒊(𝒕) 𝒅𝒖𝑪
Donc : 𝒖𝑪 + 𝑹𝒊 𝒕 + 𝒓𝒊 𝒕 + 𝑳 = 𝟎 avec 𝒊 𝒕 = 𝑪
𝒅𝒕 𝒅𝒕

𝒅𝒖𝑪 𝒅𝟐 𝒖𝑪
Alors : 𝒖𝑪 + 𝑹𝑻 𝑪 + 𝑳𝑪 = 𝟎 avec 𝑹𝑻 = 𝑹 + 𝒓
𝒅𝒕 𝒅𝒕𝟐

C’est l’équation différentielle vérifiée par la tension 𝒖𝑪 aux bornes du condensateur dans un
circuit RLC série
❖ Remarque
𝒒
On remplace 𝒖𝑪 par 𝑪 dans l’équation différentielle précédente, on trouve :
𝒒 𝒒
𝒒 𝒅 𝒅𝟐 𝒒 𝑹𝑻 𝑪 𝒅𝒒 𝑳𝑪 𝒅𝟐 𝒒
𝑪 𝑪
+ 𝑹𝑻 𝑪 + 𝑳𝑪 =𝟎⟺ + + =𝟎
𝑪 𝒅𝒕 𝒅𝒕𝟐 𝑪 𝑪 𝒅𝒕 𝑪 𝒅𝒕𝟐
𝒅𝒒 𝒅𝟐 𝒒
⟺ 𝒒 + 𝑹𝑻 𝑪 𝒅𝒕 + 𝑳𝑪 𝒅𝒕𝟐 = 𝟎

C’est l’équation différentielle vérifiée par la charge 𝒒 du condensateur dans un circuit RLC
série

𝐈𝐈 Les oscillations libres non amortie dans un circuit idéal LC série


 L’équation différentielle
On considère le montage électrique ci-contre
Le condensateur est initialement chargé .
À 𝒕 = 𝟎 , on ferme l’interrupteur K
D’après la loi d’additivité des tensions on :
𝒅𝒊(𝒕)
On a : 𝒖𝑪 + 𝒖𝑳 = 𝟎 avec 𝒖𝑳 = 𝑳 𝒅𝒕
𝒅𝒊(𝒕) 𝒅𝒖𝑪
Donc : 𝒖𝑪 + 𝑳 = 𝟎 avec 𝒊 𝒕 =𝑪
𝒅𝒕 𝒅𝒕
𝟐
𝒅 𝒖 𝟏 𝒅𝟐 𝒖𝑪
Alors : 𝒖𝑪 + 𝑳𝑪 𝒅𝒕𝟐𝑪 = 𝟎 ou bien : 𝑳𝑪 𝒖𝑪 + =𝟎
𝒅𝒕𝟐

C’est l’équation différentielle vérifiée par la tension 𝒖𝑪 aux bornes du condensateur dans un
circuit idéal LC série
❖ Remarque
𝒒
On remplace 𝒖𝑪 par
𝑪
dans l’équation différentielle précédente, on trouve :

𝟐𝒒
𝟏 𝒒 𝒅 𝑪 𝟏 𝒅𝟐 𝒒
+ 𝟐 =𝟎⟺ 𝒒+ 𝟐 =𝟎
𝑳𝑪 𝑪 𝒅𝒕 𝑳𝑪 𝒅𝒕
C’est l’équation différentielle vérifiée par la charge 𝒒 du condensateur dans un
circuit idéal LC série

Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟗𝟏


 La solution de l’équation différentielle
On admet que la solution de l’équation différentielle
vérifiée par la tension 𝒖𝒄 s’écrit sous la forme
𝟐𝝅𝒕
suivante : 𝒖𝒄 𝒕 = 𝑼𝒎 . 𝒄𝒐𝒔( 𝑻 + 𝝋)
𝟎
▪ 𝑼𝒎 : l’amplitude des oscillations en (𝑽)
▪ 𝝋 : la phase à l’origine des dates en (𝒔)
▪ 𝑻𝟎 : la période propre des oscillations en (𝒔)

▪ On détermine 𝑼𝒎 et 𝛗 en utilisant les conditions initiales


𝟐𝝅𝒕 𝒅𝒖𝒄 𝒕 𝟐𝝅 𝟐𝝅𝒕
On a 𝒖𝒄 𝒕 = 𝑼𝒎 . 𝒄𝒐𝒔( 𝑻 + 𝝋) et 𝐢 𝐭 = 𝑪 = − 𝑻 𝑼𝒎 . 𝒔𝒊𝒏( 𝑻 + 𝝋)
𝟎 𝒅𝒕 𝟎 𝟎
Les conditions initiales sont :
▪ Le condensateur est initialement chargé à l’aide d’un générateur de force
électromotrice 𝑬 donc : 𝒖𝒄 𝟎 = 𝑬
▪ La bobine résiste l’établissement du courant lors du fermeture du circuit
donc : 𝐢 𝟎 = 𝟎
𝑼𝒎 . 𝒄𝒐𝒔 𝝋 = 𝑬
Alors : ቐ 𝟐𝝅
− 𝑻 𝑼𝒎 . 𝒔𝒊𝒏 𝝋 =𝟎
𝟎

Et puisque 𝒄𝒐𝒔 𝟎 = 𝟏 et 𝒄𝒐𝒔 𝝅 = −𝟏 ,on déduit que : 𝝋 = 𝟎 et par conséquence


𝑼𝒎 𝒄𝒐𝒔(𝟎) = 𝑬 ⟺ 𝑼𝒎 = 𝑬

▪ On détermine𝑻𝟎 en utilisant l’équation différentielle

𝟐𝝅𝒕
On a : 𝒖𝒄 𝒕 = 𝑼𝒎 . 𝒄𝒐𝒔( 𝑻 + 𝝋) ⟺
𝒅𝟐 𝒖𝒄 𝒕 𝟐𝝅
+ ( )𝟐 𝒖𝒄 𝒕 = 𝟎
𝟎
𝒅𝒕𝟐 𝑻𝟎
𝒅𝒖𝒄 𝒕 𝟐𝝅 𝟐𝝅𝒕
⟺ = − 𝑻 𝑼𝒎 . 𝒔𝒊𝒏( 𝑻 + 𝝋) 𝟏 𝒅𝟐 𝒖𝑪
𝒅𝒕 𝟎 𝟎 Et on a : 𝑳𝑪 𝒖𝑪 + 𝒅𝒕𝟐
=𝟎
𝒅𝟐 𝒖𝒄 𝒕 𝟐𝝅 𝟐𝝅𝒕
⟺ 𝒅𝒕𝟐
= −( 𝑻 )𝟐 𝑼𝒎 . 𝒄𝒐𝒔( 𝑻 + 𝝋) 𝟐𝝅
Alors : ( 𝑻 )𝟐 = 𝑳𝑪
𝟏
𝟎 𝟎 𝟎

𝒅𝟐 𝒖𝒄 𝒕 𝟐𝝅 Donc : 𝑻𝟎 = 𝟐𝝅 𝑳𝑪
⟺ 𝒅𝒕𝟐
= −( 𝑻 )𝟐 𝒖𝒄 𝒕
𝟎

▪ La dimension de la période propre 𝑻𝟎


On a : 𝑻𝟎 = 𝟐𝝅 𝑳𝑪 donc : ⟺ 𝑻𝟎 = 𝑳 𝑪  On remplace  et  dans  on
𝒅𝒖 𝑪 𝑼
Et on sait que : 𝒊(𝒕) = 𝑪 𝒅𝒕𝑪 ⇔ 𝑰 = 𝑻 𝑰 𝑻 𝑼 𝑻
𝑰 𝑻
trouve : 𝑻𝟎 = 𝑼 𝑰
⇔ 𝑪 = 𝑼 
𝒅𝒊(𝒕) 𝑳 𝑰 Donc : 𝑻𝟎 = 𝑻 𝟐 = 𝑻
Et : 𝒖 = 𝑳 𝒅𝒕 ⇔ 𝑼 = 𝑻 La dimension de la période propre
𝑼 𝑻
⇔ 𝑳 =  𝑻𝟎 est le temps
𝑰

Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟗𝟐


 L’expression de la charge du condensateur
𝟐𝝅𝒕
On a : 𝒒(𝒕) = 𝑪𝒖𝒄 𝒕 avec 𝒖𝒄 𝒕 = 𝑬. 𝒄𝒐𝒔( 𝑻 )
𝟎
𝟐𝝅𝒕
Donc 𝒒 𝒕 = 𝑪𝑬. 𝒄𝒐𝒔( 𝑻 )
𝟎
𝟐𝝅𝒕
Ou bien : 𝒒 𝒕 = 𝑸𝒎 𝒄𝒐𝒔( 𝑻 ) avec 𝑸𝒎 est la charge
𝟎
maximale du condensateur tel que : 𝑸𝒎 = 𝑪𝑬
 L’expression de l’intensité du courant Les variations de la charge 𝒒 au cours du temps
𝒅𝒖𝑪 𝟐𝝅𝒕
On a : 𝐢(𝐭) = 𝑪 avec 𝒖𝒄 𝒕 = 𝑬. 𝒄𝒐𝒔( 𝑻 )
𝒅𝒕 𝟎
𝟐𝝅 𝟐𝝅𝒕
Alors : 𝒊 𝒕 = − 𝑪𝑬𝒔𝒊𝒏( )
𝑻𝟎 𝑻𝟎
𝟐𝝅𝒕 𝝅
Donc: 𝒊 𝒕 = 𝑰𝒎 𝒄𝒐𝒔( 𝑻 + 𝟐 ) avec 𝑰𝒎 est l’intensité
𝟎
maximale circulant dans le circuit tel que :
𝟐𝝅 𝟐𝝅 𝑪
𝑰𝒎 = 𝑪𝑬 𝑻 = 𝑪𝑬 𝟐𝝅 ; ou bien : 𝑰𝒎 = 𝑬
𝟎 𝑳𝑪 𝑳

Les variations de l’intensité du courant 𝒊(𝒕)

𝐈𝐈𝐈 Echange de l’énergie entre le condensateur et la bobine

 L’énergie dans le circuit LC


❖ Définition
L’énergie totale d’un circuit idéal
LC série à, un instant 𝒕 est égale à
la somme de l’énergie électrique
emmagasinée dans le condensateur
et l’énergie magnétique
emmagasinée dans la bobine à cet
instant :𝑬𝒕 = 𝑬𝒎 + 𝑬𝒆 avec
𝟏 𝟏
𝑬𝒆 = 𝟐 𝑪(𝒖𝒄 𝒕 )𝟐 et 𝑬𝒆 = 𝟐 𝑳(𝒊 𝒕 )𝟐
𝟏
Donc : 𝑬𝒕 = 𝟐 𝑪(𝒖𝒄 𝒕 )𝟐 +𝑳(𝒊 𝒕 )𝟐
❖ Montrons que l’énergie totale du circuit LC se conserve
𝟏
On a : 𝑬𝒕 = 𝟐 𝑪(𝒖𝒄 𝒕 )𝟐 +𝑳(𝒊 𝒕 )𝟐
𝒅𝑬𝒕 𝟏 𝒅𝒖𝒄 𝒕 𝟏 𝒅𝒊(𝒕)
⟺ = 𝟐 𝟐𝑪𝒖𝒄 𝒕 + 𝟐 𝑳𝟐𝒊(𝒕)
𝒅𝒕 𝒅𝒕 𝒅𝒕
𝒅𝑬𝒕 𝒅𝒖𝒄 𝒕 𝒅𝒊(𝒕) 𝒅𝒖𝒄 𝒕
⟺ = 𝑪𝒖𝒄 𝒕 + avec : 𝒊 𝒕 = 𝑪 𝒅𝒕
𝑳𝒊(𝒕)
𝒅𝒕 𝒅𝒕 𝒅𝒕
𝒅𝑬𝒕 𝒅𝒖𝒄 𝒕𝒅𝒖𝒄 𝒕 𝒅𝟐 𝒖 𝒕
⟺ = 𝑪𝒖𝒄 𝒕 +
𝑳𝑪 𝒅𝒕 𝑪 𝒅𝒕𝒄𝟐
𝒅𝒕 𝒅𝒕
𝒅𝑬𝒕 𝒅𝒖 𝒕 𝒅𝟐 𝒖 𝒕
⟺ = 𝑪 𝒄 (𝒖𝒄 𝒕 + 𝑳𝑪 𝒄𝟐 )
𝒅𝒕 𝒅𝒕 𝒅𝒕
𝒅𝟐 𝒖𝒄 𝒕
Et puisque : 𝒖𝒄 𝒕 + 𝑳𝑪 𝒅𝒕𝟐 = 𝟎 (l‘équation différentielle)
𝒅𝑬
Donc : 𝒅𝒕𝒕 = 𝟎 donc l’énergie totale du circuit 𝑳𝑪 se conserve (𝑬𝒕 = 𝑪𝒕𝒆) .

Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟗𝟑


 L’énergie dans le circuit LRC
❖ Définition
L’énergie totale d’un circuit RLC
série à, un instant 𝒕 est égale à la
est :𝑬𝒕 = 𝑬𝒎 + 𝑬𝒆 avec
𝟏 𝟏
𝑬𝒆 = 𝟐 𝑪(𝒖𝒄 𝒕 )𝟐 et 𝑬𝒆 = 𝟐 𝑳(𝒊 𝒕 )𝟐
𝟏
Donc : 𝑬𝒕 = 𝟐 𝑪(𝒖𝒄 𝒕 )𝟐 +𝑳(𝒊 𝒕 )𝟐

❖ Montrons que l’énergie totale du circuit RLC décroit avec le temps


𝟏
On a : 𝑬𝒕 = 𝟐 𝑪(𝒖𝒄 𝒕 )𝟐 +𝑳(𝒊 𝒕 )𝟐
𝒅𝑬𝒕 𝟏 𝒅𝒖𝒄 𝒕 𝟏 𝒅𝒊(𝒕)
⟺ = 𝟐 𝟐𝑪𝒖𝒄 𝒕 + 𝟐 𝑳𝟐𝒊(𝒕)
𝒅𝒕 𝒅𝒕 𝒅𝒕
𝒅𝑬𝒕 𝒅𝒖𝒄 𝒕 𝒅𝒊(𝒕) 𝒅𝒖𝒄 𝒕
⟺ = 𝑪𝒖𝒄 𝒕 + 𝑳𝒊(𝒕) avec : 𝒊 𝒕 = 𝑪 𝒅𝒕
𝒅𝒕 𝒅𝒕 𝒅𝒕
𝒅𝑬𝒕 𝒅𝒖𝒄 𝒕 𝒅𝒖𝒄 𝒕 𝒅𝟐 𝒖 𝒕
⟺ = 𝑪𝒖𝒄 𝒕 +
𝑳𝑪 𝒅𝒕 𝑪 𝒅𝒕𝒄𝟐
𝒅𝒕 𝒅𝒕
𝒅𝑬𝒕 𝒅𝒖𝒄 𝒕 𝒅𝟐 𝒖 𝒕
⟺ = 𝑪 𝒅𝒕 (𝒖𝒄 𝒕 + 𝑳𝑪 𝒅𝒕𝒄𝟐 )
𝒅𝒕
𝒅𝟐 𝒖 𝒕 𝒅𝒖𝒄 𝒕
Et puisque : 𝒖𝒄 𝒕 + 𝑳𝑪 𝒅𝒕𝒄𝟐 = −𝑹𝑻 𝑪 𝒅𝒕 (D’après l‘équation différentielle)
𝒅𝑬𝒕 𝒅𝒖𝒄 𝒕 𝒅𝒖𝒄 𝒕 𝒅𝑬𝒕
Donc : 𝒅𝒕 = −𝑪 𝒅𝒕 𝑹𝑪 𝒅𝒕 ⟺ 𝒅𝒕 = −𝑹𝑻 𝒊(𝒕)𝟐 < 𝟎
𝒅𝑬
Puisque 𝒅𝒕𝒕 < 𝟎 alors l’énergie totale du circuit RLC diminue avec le temps , car
elle est dissipée par effet Joule dans les résistances du circuit .

𝐈𝐕 Entretien des oscillations


On peut entretenir les oscillations du circuit 𝑹𝑳𝑪 série et obtenir des oscillations
périodiques d’amplitude constant , en utilisant un dispositif qui compense l’énergie
dissipée par effet joule .
Le dispositif d’entretien est un générateur qui fournit au circuit une tension 𝒖𝒈
proportionnelle à l’intensité du courant 𝒖𝒈 = 𝑲. 𝒊(𝒕)
On considère le montage électrique ci-contre
Le condensateur est initialement chargé .
À 𝒕 = 𝟎 , on ferme l’interrupteur K
D’après la loi d’additivité des tensions on :
On a : 𝒖𝑪 + 𝒖𝑹 + 𝒖𝑳 = 𝒖𝑮
𝒅𝒊(𝒕)
Donc : 𝒖𝑪 + 𝑹𝒊 𝒕 + 𝒓𝒊 𝒕 + 𝑳 = 𝑲𝒊(𝒕)
𝒅𝒕
𝒅𝒊(𝒕)
Alors : 𝒖𝑪 + 𝑹𝑻 − 𝑲 𝒊 𝒕 + 𝑳 𝒅𝒕 = 𝟎
Les oscillations sont sinusoïdales si : 𝑹𝑻 = 𝑲
𝒅𝟐 𝒖𝑪
Donc l’équation différentielle devient : 𝒖𝑪 + 𝑳𝑪 =𝟎
𝒅𝒕𝟐

Un circuit RLC entretenu se comporte comme un circuit idéal LC

Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟗𝟒


Série d’exercices

Exercice 1
On réalise le montage électrique ci-contre . Une
fois le condensateur est totalement chargé , on
bascule l’interrupteur K en position ② à un instant
𝒕 = 𝟎 . La courbe ci-contre représente la variation
de la charge du condensateur en fonction du temps .
❶ Déterminer l’équation différentielle vérifiée par la
charge 𝒒(𝒕) .
❷ Quel est le régime des oscillations .
❸ Déterminer la pseudo-période T .
❹ On suppose que la résistance du circuit est petite et n’a
aucune influence sur les oscillations . Calculer la
valeur de L .
❺ Calculer l’énergie dissipée par l’effet joule entre les instants 𝒕𝟏 = 𝟎, 𝟎𝟎𝟔𝒔 et
𝒕𝟐 = 𝟎, 𝟎𝟑𝒔 . On donne 𝑪 = 𝟏𝝁F

Exercice 𝟐
Le condensateur et la bobine changent l’énergie lorsqu’ils ❶
sont tous deux .
On étudie le circuit idéal LC . Un groupe ont chargés
totalement un condensateur de capacité C sous une
tension U puis ils ont montés ce condensateur aux bornes
d’une bobine d’inductance L et de résistance
négligeable .(la figure ❶ ) ❷
❶ Indiquer le régime observé .
❷ Représenter sur le schéma dans la convention
réceptrice les tension 𝒖𝑪 et 𝒖𝑳 .
❸ Déterminer l’équation différentiel vérifiée par la
tension 𝒖𝑪 .
❹ La figure ❷ représente les variations de la tension 𝒖𝑪
aux cours du temps . En exploitant la courbe écrire
l’expression 𝒖𝑪 (𝒕) . ❸
❺ L’énergie 𝑬𝒎 stockée dans la bobine varie en fonction
du temps selon la courbe représentée dans la figure ❸ .
𝑪𝑼𝟐 𝟒𝝅
𝒂 −Montrer que 𝑬𝒎 = (𝟏 − 𝐜𝐨𝐬( 𝑻 𝐭)) .
𝟒 𝟎
𝟏−𝐜𝐨𝐬(𝟐𝒙)
(rappel : 𝒔𝒊𝒏𝟐 𝒙 = )
𝟐
𝒃 −Déduire l’expression de l’énergie maximale 𝑬𝒎,𝒎𝒂𝒙
en fonction de C et U .
𝒄 −En exploitant la courbe de la figure ❸ . Déterminer la valeur de C .
𝒅 −Trouver la valeur de l’inductance L .

Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟗𝟓


Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟗𝟔
Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟗𝟕
Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟗𝟖
Électricité
Transmission d’informations –
Unité 4
Modulation d’amplitude

Situation-problème
L’émission et la réception des informations sont indispensables pour
mieux communiquer
• Comment crypter et envoyer une information ?
• Comment déchiffrer une information lors de sa
réception ?

Objectifs
Objectifs
Connaître la façon selon laquelle les informations sont transmises.
Connaître quelques propriétés des ondes électromagnétiques utilisées
dans la transmission des informations .
Connaître les différents types de modulation .
Connaître le rôle du multiplieur .
Connaître le dispositif de démodulation et le rôle de ses composantes
( filtre passe haut , détecteur d’enveloppe ).
Connaître les conditions nécessaires permettant d’avoir une bonne
modulation et démodulation d’amplitude .
Connaître les composantes d’un récepteur radio simple

Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟗𝟗


𝐈 Ondes électromagnétiques –transmission d’informations
 Caractéristiques des ondes électromagnétiques
Une onde électromagnétiques est composée d’un champs
magnétique et un champs électrique se propagent tous deux
à la même vitesse .
Les ondes électromagnétiques sont caractérisées par : une
fréquence f , une langueur d’onde 𝝀 , et une célérité 𝒗 tel
𝝀 𝟏
que : 𝒗 = 𝝀. 𝒇 = 𝑻 , avec 𝒇 = 𝑻 .

 Transmission d’informations par une onde lumineuse


❖ Activité
On réalise le montage expérimental schématisé dans la figure ci-dessous .
On crée un signal sonore devant un microphone et on écoute le son à l’aide d’un haut-parleur .
À l’aide d’un oscilloscope on visualise les deux signaux :
Signal ① : Celui capté par le microphone
Signal ② : Celui capté par l’haut parleur .
Une fibre optique est un fil de verre ou de plastique très fine qui a la propriété de conduire la
lumière . Donc c’est un guide d’onde lumineuse .

❶ Le son crée devant le microphone est l’information à envoyer .


𝒂 − Quel est le rôle du microphone et du l’haut-parleur
𝒃 − Comparer les deux signaux ① et ② .
𝒄 − Quel est le rôle de fibre optique .
❷ Pour transmettre une information on a besoin d’une onde porteuse de haute fréquence .
La poteuse se modifie par le signal électrique (l’information) qu’on veut transmettre . On
dit quelle est modulée , et le signal transmis est un signal modulant , et l’opération est
dite la modulation
𝒂 − Quel est le signal modulé et le signal modulant dans cette expérience .
𝒃 − Proposer une définition de la modulation .
❸ À la réception il faut séparer le signal (information ) de l’onde porteuse . Nommer cette
opération .
❶ Le son crée devant le microphone est l’information à envoyer .
𝒂 − Le microphone convertit le signal sonore qu'il reçoit en un signal électrique .
L’haut-parleur convertit le signal électrique qu'il reçoit en un signal sonore .
𝒃 − Les deux signaux ① et ② sont identique .
𝒄 − La fibre optique est un guide (milieu de propagation ) de l’onde lumineuse .

Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟏𝟎𝟎



𝒂 − Le signal modulé c’est l’onde lumineuse se propagent dans la fibre optique , et le
signal modulant c’est l’onde sonore (information ).
𝒃 − La modulation consiste à fixer une information (signal modulant) sur une onde
porteuse de haut fréquence .
❸ À la réception il faut séparer le signal (information ) de l’onde porteuse . Cette
opération est appelée la démodulation .

❖ Conclusion
D’après l’expérience, il est donc possible d’envoyer l’information (le son ) d’un émetteur (le
microphone) vers un récepteur (haut parleur ) à l’aide d’une fibre optique . Donc on dit que
la lumière est une onde porteuse du signal électrique (l’information) et la fibre optique est
un guide d’onde lumineuse .
❖ Remarque
Les fibres optiques permettant de transmettre des radiations sur des grandes distances .
Elles sont utilisées dans les télécommunications ou en médecine pour observes certaines
parties internes du corps (fibroscopie)
 Transmission d’informations par une onde hertzienne
❖ Définition
Les ondes hertziennes sont des ondes électromagnétiques , dont
les fréquences sont comprises entre 3 .1011 Hz et 3.105 𝐻𝑧.
Ces ondes sont utilisées dans le domaine de la transmission
d'informations .

❖ Activité
Dans le montage ci-contre les fils conducteurs E et R jouent le rôle
d’un émetteur et d’un récepteur .
On visualise sur l’entrée 𝒀𝟏 de l’oscilloscope un signal sinusoïdale
émis par le GBF ,et on obtient sur l’entrée 𝒀𝟐 un signal reçu par le
récepteur R .
Exploitation
❶ Identifier le rôle de chaque fil conducteur .
❷ Comparer les aspects et les fréquences des deux signaux
❸ Quelle est la nature de l’onde qui se propage entre l ’émetteur E et le récepteur R et
quelle est sa vitesse ?
❹ Pour que le récepteur R capte une onde électromagnétique il faut que sa langueur L est
𝝀
de l’ordre de la moitié de la langueur d’onde émise 𝑳 ≈ 𝟐 .
𝒂 −Déterminer la langueur L d’une antenne réceptrice nécessaire pour capter une onde
électromagnétique de fréquence 𝒇 = 𝟑𝟎𝑲𝑯𝒛 .
𝒃 . Que peut on déduire ?

Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟏𝟎𝟏


❶ L'antenne émettrice E convertit un signal électrique en une onde électromagnétique puis
l'envoie dans toutes les directions .
L'antenne émettrice R capte une onde électromagnétique et la convertit en signal électrique
❷ Le signal émis par E et celui capté par R sont identique .
❸ L’onde se propageant entre l’émetteur E et le récepteur R, est une onde électromagnétique
de célérité 𝒄 = 𝟑 × 𝟏𝟎𝟖 𝒎/𝒔
❹ Pour que le récepteur R capte une onde électromagnétique il faut que sa langueur L est
𝝀
de l’ordre de la moitié de la langueur d’onde émise 𝑳 ≈ .
𝟐
𝑪 𝟑×𝟏𝟎𝟖
𝒂 − On a : 𝑪 = 𝝀. 𝒇 donc 𝝀 = = = 𝟏𝟎𝟒 𝒎
𝒇 𝟑𝟎×𝟏𝟎𝟑
𝝀 𝟑
et puisque 𝑳 ≈ donc : 𝑳 ≈ 𝟓 × 𝟏𝟎 𝒎 ≈ 𝟓𝑲𝒎
𝟐
𝒃 − Pratiquement on ne peut pas construire une antenne réceptrice de longueur 𝐋 = 𝟓𝑲𝒎 .
Par conséquent, les signaux de basses fréquences doivent être modulés avant d'être
transmis

 La nécessité de la modulation
On veut transporter un signal(son , image ,musique ) . Ces signaux ont une basse fréquence
de l’ordre de 𝟏𝑲𝑯𝒛 , en fait ces signaux ne peuvent pas être transmises directement pour
plusieurs raison :
➢ Les ondes de basse fréquence sont fortement amorties
➢ Les antennes réceptrices nécessaires pour captes ces ondes sont irréalisables
( onde de fréquence 𝒇 = 𝟑𝟎𝑲𝑯𝒛 nécessite une antenne de langueur 𝑳 = 𝟓𝑲𝒎 )
➢ L’intervalles des basses fréquences est très étroites qui a pour effet de rendre
l’antenne incapable de sélectionner le signal transmis parmi d’autres . Il y aurait
brouillage de l’information .
Ainsi l’idée de transmettre les informations par une onde de fréquence élevée est
naturellement apparus . Les informations à transmettre (signal modulant) sont alors inscrites
dans une onde électromagnétique sinusoïdale de haute fréquence (onde porteuse ) ; on
obtient ainsi un signal modulé .
 Les types de modulation
La porteuse est une onde électromagnétique sinusoïdale : 𝑷 𝒕 = 𝑷𝒎 𝒄𝒐𝒔(𝟐𝝅𝑭𝒕 + 𝝋)
La modulation consiste à transmettre le signal en faisant modifier son amplitude 𝑷𝒎 ou sa
fréquence F ou bien sa phase 𝝋

Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟏𝟎𝟐


𝐈𝐈 La modulation d’amplitude
 Principe de modulation d’amplitude
L’information à transmettre est contenue dans un signal électrique 𝒔(𝒕) de basse
fréquence BF . Pour le transporter , on utilise une onde porteuse de haut fréquence HF .
L’ amplitude de la porteuse est modulée par le signal informatif de basse fréquence BF .
Ceci est effectué par un modulateur d’amplitude .

 Le modulateur d’amplitude
Pour moduler l’amplitude de l’onde porteuse on utilise un
multiplieur AD633 (amplificateur opérationnel ) qui
réalise le produit du signal informatif décalé 𝒔 𝒕 + 𝑼𝟎
(le signal modulant) par le signal porteuse 𝐏 𝒕 .
La tension à la sortie du multiplieur ( tension modulée )
est : 𝒖𝒔 𝒕 = 𝑲. 𝒔 𝒕 + 𝑼𝟎 . 𝐏 𝒕
𝑲 : est une constante caractérisant le multiplieur son
unité est : (𝑽−𝟏 )
𝑼𝟎 : est la composante continue en (V) Le multiplieur AD633

❖ Remarque
On a : 𝒖𝒔 𝒕 = 𝑲. 𝒔 𝒕 + 𝑼𝟎 . 𝐏 𝒕 avec 𝐏 𝒕 = 𝑷𝒎 𝒄𝒐𝒔(𝟐𝝅𝑭𝒕)
Donc : 𝒖𝒔 𝒕 = 𝑲𝑷𝒎 𝒔 𝒕 + 𝑲𝑷𝒎 𝑼𝟎 𝒄𝒐𝒔(𝟐𝝅𝑭𝒕) ⇔ 𝒖𝒔 𝒕 = (𝒂. 𝒔 𝒕 + 𝒃)𝒄𝒐𝒔(𝟐𝝅𝑭𝒕)
Avec : 𝐚 = 𝑲𝑷𝒎 et 𝐛 = 𝑲𝑷𝒎
L’amplitude de la tension modulée est : 𝑼𝒎 𝒕 = 𝒂. 𝒔 𝒕 + 𝒃
La modulation d’amplitude consiste rendre l’amplitude de la tension modulée une
fonction affine de la tension modulante .
 Application : modulation d’amplitude d’une tension sinusoïdale
❖ Activité
On réalise le montage expérimental suivant :
▪ Deux générateurs à basse fréquence 𝐺𝐵𝐹1 et 𝐺𝐵𝐹2
▪ Un oscilloscope
▪ Un multiplieur AD633
▪ Alimentation symétrique (+𝟏𝟓𝑽; −𝟏𝟓𝑽)
Le 𝐺𝐵𝐹1 relié à l’entrée 𝑬𝟏 du multiplieur , délivre une
tension 𝒖𝟏 𝒕 = 𝑼𝟎 + 𝒔(𝒕) ; telle que 𝒔 𝒕 = 𝒔𝒎 𝐜𝐨𝐬(𝟐𝝅𝒇𝒕)
d’amplitude 𝒔𝒎 = 𝟎, 𝟓𝑽 et de fréquence 𝒇 = 𝟐𝟎𝟎𝑯𝒛 , et
𝑼𝟎 est la composante contenue . On prend : 𝑼𝟎 = 𝟏, 𝟓𝑽
Le 𝐺𝐵𝐹𝟐 relié à l’entrée 𝑬𝟐 du multiplieur , délivre une
tension 𝒖𝟐 𝒕 ; telle que 𝒖𝟐 𝒕 = 𝑷𝒎 𝐜𝐨𝐬(𝟐𝝅𝑭𝒕) est une
tension sinusoïdale d’amplitude 𝐏𝑚 = 𝟏𝟎𝐕 et de
fréquence 𝐅 = 𝟐𝟎𝐊𝐇𝐳 .
Le multiplieur 𝑨𝑫𝟔𝟑𝟑 est alimenté par l’alimentation
symétrique (+𝟏𝟓𝑽; −𝟏𝟓𝑽)
À l’aide de l’oscilloscope on visualise les tensions 𝒖𝟏 𝒕 ,
𝒖𝟐 𝒕 et 𝒖𝒔 𝒕 et on obtient les courbes : ① , ② ,③ .

Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟏𝟎𝟑


Exploitation
❶ Déterminer la tension de la porteuse et celle de la
modulante .
❷ La tension à la sorite du multiplieur est
𝒖𝒔 𝒕 = 𝑲𝒖𝟏 𝒕 × 𝒖𝟐 𝒕 . On prend : 𝑲 = 𝟏𝑽−𝟏
Montrer que 𝒖𝒔 𝒕 = 𝑨 𝟏 + 𝒎𝐜𝐨𝐬(𝟐𝝅𝐟𝒕) 𝐜𝐨𝐬(𝟐𝝅𝑭𝒕)
en précisant les expressions de A et de m
❸ Identifier les courbes ① , ② ,③ .
❹ En exploitant les courbes ; déterminer la fréquence
de la porteuse et celle de la modulante .
❺ Le coefficient m est appelé le taux de modulation
𝑼 −𝑼
sont expression est 𝒎 = 𝑼𝒔𝒎𝒂𝒙 +𝑼𝒔𝒎𝒊𝒏 avec 𝑼𝒔𝒎𝒂𝒙 et
𝒔𝒎𝒂𝒙 𝒔𝒎𝒊𝒏
𝑼𝒔𝒎𝒊𝒏 sont les valeurs maximale et minimale de la
tension modulée . Calculer m
❻ La modulation est de bonne qualité si la fréquence de la porteuse est très supérieure à
celle de la modulante et 𝒎 < 𝟏 . Que peut-on dire à-propos de la modulation étudiée ?
❶ La tension de la porteuse est :𝒖𝟐 𝒕 = 𝑷𝒎 𝐜𝐨𝐬(𝟐𝝅𝑭𝒕)
La tension de la modulante est : 𝒖𝟏 𝒕 = 𝑼𝟎 + 𝒔(𝒕)
❷ La tension à la sorite du multiplieur est: 𝒖𝒔 𝒕 = 𝑲𝒖𝟏 𝒕 × 𝒖𝟐 𝒕
Donc : 𝒖𝒔 𝒕 = 𝑲 𝑼𝟎 + 𝒔 𝒕 × 𝑷𝒎 𝐜𝐨 𝐬 𝟐𝝅𝑭𝒕
⟺ 𝒖𝒔 𝒕 = 𝑲𝑷𝒎 𝑼𝟎 + 𝑺𝒎 𝐜𝐨𝐬(𝟐𝝅𝐟𝒕) 𝐜𝐨𝐬(𝟐𝝅𝑭𝒕)
𝑺
⟺ 𝒖𝒔 𝒕 = 𝑲𝑷𝒎 𝑼𝟎 𝟏 + 𝑼𝒎 𝐜𝐨𝐬(𝟐𝝅𝐟𝒕) 𝐜𝐨𝐬(𝟐𝝅𝑭𝒕)
𝟎
⟺ 𝒖𝒔 𝒕 = 𝑨 𝟏 + 𝒎𝐜𝐨𝐬(𝟐𝝅𝐟𝒕) 𝐜𝐨𝐬(𝟐𝝅𝑭𝒕)
𝑺
Avec 𝐀 = 𝑲𝑷𝒎 𝑼𝟎 et de 𝐦 = 𝒎
𝑼 𝟎
❸ La courbe ① représente la porteuse 𝒖𝟐 𝒕 = 𝑷𝒎 𝐜𝐨𝐬(𝟐𝝅𝑭𝒕)
La courbe ② représente la tension modulante𝒖𝟏 𝒕 = 𝑼𝟎 + 𝒔(𝒕)
La courbe ③ représente la tension modulée ⟺ 𝒖𝒔 𝒕 = 𝑨 𝟏 + 𝒎𝐜𝐨𝐬(𝟐𝝅𝐟𝒕) 𝐜𝐨𝐬(𝟐𝝅𝑭𝒕)
❹ D’après la courbe ① on a : 𝟏𝟎𝑻𝑷 = 𝟎, 𝟓𝒎𝒔 donc 𝑻𝑷 = 𝟓 × 𝟏𝟎−𝟓 𝒔
𝟏
Alors : 𝑭 = = 𝟐 × 𝟏𝟎𝟒 𝑯𝒛
𝟓×𝟏𝟎−𝟓
D’après la courbe ② on a : 𝑻𝒔 = 𝟓𝒎𝒔 donc 𝑻𝒔 = 𝟓 × 𝟏𝟎−𝟑 𝒔
𝟏
Alors : 𝒇 = = 𝟐 × 𝟏𝟎𝟐 𝑯𝒛
𝟓×𝟏𝟎−𝟑

𝑼 −𝑼
❺ Déterminons le taux de modulation m a partir de la courbe ③ 𝒎 = 𝑼𝒔𝒎𝒂𝒙 +𝑼𝒔𝒎𝒊𝒏
𝒔𝒎𝒂𝒙 𝒔𝒎𝒊𝒏
𝟐𝟎−𝟏𝟎
𝒎= = 𝟎, 𝟓
𝟐𝟎+𝟏𝟎
❻ La modulation étudiée est de bonne qualité car la fréquence de la porteuse est très
supérieure à celle de la modulante (𝑭 ≫ 𝒇)et 𝒎 < 𝟏 .

Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟏𝟎𝟒


❖ Conclusion
La tension obtenue à la sortie du multiplieur( modulée ) lors de modulation d’amplitude
d’une tension sinusoïdale est : 𝒖𝒔 𝒕 = 𝑨 𝟏 + 𝒎𝐜𝐨𝐬(𝟐𝝅𝐟𝒕) 𝐜𝐨𝐬(𝟐𝝅𝑭𝒕) avec :
▪ 𝐟 : la fréquence de la tension modulante .
▪ 𝐅 : la fréquence de la porteuse .
▪ 𝑨 : est constante positive en (𝑽)tel que 𝑨 = 𝑲𝑷𝒎 𝑼𝟎 avec 𝒌 un facteur caractérisant le
multiplieur , 𝑷𝒎 l’amplitude de la porteuse , et 𝑼𝟎 est la composante continue .
𝒔
▪ 𝒎 : est le taux de modulation tel que : 𝒎 = 𝒎 où 𝒔𝒎 est l’amplitude de la tension
𝑼𝟎
modulante .

❖ Le taux de modulation
𝒔𝒎 𝑼 −𝑼
On définit le taux de modulation par 𝒎 = = 𝑼𝒔𝒎𝒂𝒙 +𝑼𝒔𝒎𝒊𝒏 avec :
𝑼𝟎 𝒔𝒎𝒂𝒙 𝒔𝒎𝒊𝒏
𝑼𝒔𝒎𝒂𝒙 : est la valeur maximale de la tension modulée .
𝑼𝒔𝒎𝒊𝒏 : est la valeur minimale de la tension modulée .
Le taux de modulation 𝒎 : est une constante positive sans unité .

 Qualité de modulation
❖ Activité

Pour s’assurer que la modulation est de bonne qualité , on visualise à la voie X de


l’oscilloscope la tension modulante 𝒔 𝒕 + 𝑼𝟎 et la voie Y sur la tension modulée 𝒖𝒔 (𝒕) ,
puis on fait varier la tension de décalage 𝑼𝟎 et on obtient les courbes ci-dessous .

Cas de 𝑚 < 1 Cas de 𝑚 = 1 Cas de 𝑚 > 1


En mode Y T En mode Y T En mode Y T

En mode XY En mode XY En mode XY

Exploitation
❶ Déterminer à partir des oscillogrammes observés en mode balayage , celui correspondant à
une bonne modulation d’amplitude .
❷ Quelle est la forme l’oscillogramme correspondant à une bonne modulation d’amplitude
▪ Remarque
lorsque l’oscilloscope est utilisé en mode XY .
❶ L’oscillogramme correspondant à une bonne modulation d’amplitude est celui de 𝒎 < 𝟏 .
❷ L’oscillogramme correspondant à une bonne modulation d’amplitude lorsque
l’oscilloscope est utilisé en mode XY a la forme d’un trapèze.

Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟏𝟎𝟓


❖ Conclusion
Pour réaliser une modulation d’amplitude de bonne qualité , l’enveloppe du signal modulé
doit reproduire les variations du signal modulant en termes de forme et de fréquence .
En générale la modulation d’amplitude est de bonne qualité si :
▪ Le taux de modulation est : 𝒎 < 𝟏 (c.à.d. 𝒔𝒎 < 𝑼𝟎 )
▪ La fréquence de la porteuse est très supérieur à celle de la modulante 𝑭 ≫ 𝒇 (ou
moins 𝐅 ≥ 𝟏𝑶𝒇

❖ Remarque
Lorsque l’oscilloscope est utilisé en mode 𝑿𝒀 , et on visualise la tension
modulante
(𝒔 𝒕 + 𝑼𝟎 ) et la tension modulée (𝒖𝒔 (𝒕) ) respectivement aux voix 𝑿 et
𝒀, on constate que :
▪ L’oscillogramme obtenue a la forme d’un trapèze lorsque la
modulation est de bonne qualité .
▪ L’oscillogramme obtenue n’a pas la forme d’un trapèze lorsque
la modulation est de mauvaise qualité .
❖ Application

La figure ci-contre indiques les variations : d’une


tension modulante 𝒖 𝒕 = 𝒔 𝒕 + 𝑼𝟎 et d’une
tension modulée en amplitude 𝒖𝒔 (𝒕).
❶ Calculer la fréquence de la porteuse et celle de la
modulante .
❷ Calculer le taux de modulation m .
❸ La modulation est-elle de bonne qualité ?Justifier .
❹ Déterminer la tension de décalage 𝑼𝟎 .
❺ Écrire l’expression de la tension modulée en fonction
du temps .
❶ D’après la courbe, on a :
𝑻𝒔 = 𝟏𝟎𝒎𝒔 et 𝑻𝑷 = 𝟏𝒎𝒔
𝟏 𝟏 𝟏 𝟏
Donc 𝒇 = 𝑻 = 𝟏𝟎×𝟏𝟎−𝟑 = 𝟏𝟎𝟎𝑯𝒛 et 𝑭 = 𝑻 = 𝟏×𝟏𝟎−𝟑 = 𝟏𝟎𝟎𝟎𝑯𝒛
𝒔 𝑷
❷ Calculons le taux de modulation m.
𝑼 −𝑼
On a : 𝒎 = 𝑼𝒔𝒎𝒂𝒙 +𝑼𝒔𝒎𝒊𝒏
𝒔𝒎𝒂𝒙 𝒔𝒎𝒊𝒏
𝟗−𝟑
A.N: 𝒎 = = 𝟎, 𝟓
𝟗+𝟑
❸ Puisque 𝒎 < 𝟏 et 𝑭 ≫ 𝒇, donc la modulation est de bonne qualité.
❹ Déterminons la tension de décalage 𝑼𝟎 .
𝑼 +𝑼
𝑼𝟎 = 𝒎𝒂𝒙𝟐 𝒎𝒊𝒏 où 𝑼𝒎𝒂𝒙 est la valeur maximale de la tension modulante 𝒖 𝒕 et 𝑼𝒎𝒊𝒏 est
sa valeur minimale.
𝟔+𝟐
A.N: 𝑼𝟎 = 𝟐 = 𝟒𝑽
❺ L’expression de la tension modulée en fonction du temps.
𝑼𝒔𝒎𝒂𝒙 𝟗
On a 𝒖𝒔 𝒕 = 𝑨 𝟏 + 𝒎𝐜𝐨𝐬(𝟐𝝅𝐟𝒕) 𝐜𝐨𝐬(𝟐𝝅𝑭𝒕) avec 𝑨 = = 𝟎,𝟓+𝟏 = 𝟔𝑽
𝒎+𝟏
Donc : 𝒖𝒔 𝒕 = 𝟔 𝟏 + 𝟎, 𝟓𝐜𝐨𝐬(𝟐𝟎𝟎𝝅𝒕) 𝐜𝐨𝐬(𝟐𝟎𝟎𝟎𝝅𝒕)

Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟏𝟎𝟔


𝐈𝐈𝐈 La démodulation d’amplitude

 Activité
▪ Expérience I : Détection d’enveloppe
Le détecteur d’enveloppe est un quadripôle composé d’une diode (D) , et un dipôle 𝑹𝟏 𝑪𝟏
parallèle . En appliquant à l’entrée d’un détecteur d’enveloppe un signal 𝒖𝒆 (𝒕) modulé en
amplitude .
À l’aide d’un oscilloscope on visualise la tension modulée 𝒖𝒆 (𝒕) et la tension 𝒖𝑨𝑴 à la sortie
de la diode , et la tension 𝒖𝑩𝑴 aux bornes du dipôle 𝑹𝟏 𝑪𝟏 et on
obtient les oscillogrammes suivants ci-dessous .
Exploitation
❶ Quel est le rôle de la diode (D) .
❷ Quel est le rôle du dipôle 𝑹𝟏 𝑪𝟏 parallèle .
❸ Déduire le rôle du détecteur d’enveloppe .

𝒖𝒆 𝒖𝑨𝑴 𝒖𝑩𝑴

▪ Expérience II: Suppression de 𝑼𝟎


On ajoute à la sortie du détecteur d’enveloppe
un dipôle 𝑹𝟐 𝑪𝟐 qui constitue un filtre passe haut
et on visualise à l’aide de l’oscilloscope la
tension 𝒖𝑪𝑴 à la sortie de ce dipôle .
❹ Comparer la courbe de 𝒖𝑪𝑴 avec celle de 𝒖𝑩𝑴
❺ Déduire le rôle du filtre basse haut 𝑹𝟐 𝑪𝟐

❶ La diode (D) bloque les alternances négatives (supprime la partie négative de la tension
modulée 𝒖𝒆 (𝒕) ).
❷ Le dipôle 𝑹𝟏 𝑪𝟏 parallèle est un filtre passe bas , il supprime le reste de l’ 'onde porteuse
et laisse passer l'enveloppe basse fréquence.
❸ Le détecteur d’enveloppe permet d’obtenir une tension analogue à l’enveloppe de la
tension modulée .
❹ La courbe de 𝒖𝑪𝑴 est décalée vers le bas d’une 𝑼𝒐 valeur par rapport à celle de 𝒖𝑩𝑴
❺ Le filtre basse haut 𝑹𝟐 𝑪𝟐 supprime la composante continue 𝑼𝒐

Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟏𝟎𝟕


 Résumé
La démodulation d’amplitude consiste à récupérer le signal informatif qui est contenu dans
la partie supérieur de l’enveloppe du signal modulé en amplitude .
La démodulation d’amplitude s’opère en deux partie :
▪ La détection d’enveloppe
Le montage utilisé nommé détecteur d’enveloppe est
constitué d’une diode qui bloque les alternances négatives
et un filtre passe-bas (dipôle RC parallèle)qui élimine la
partie restante de la porteuse .
Détecteur d’enveloppe

Pour que la détection d’enveloppe est de bonne qualité il faut que la constante du temps
du filtre passe bas vérifiée la condition suivante : 𝑻𝒔 ≤ 𝑹𝑪 << 𝑻𝑷 avec
𝑻𝒔 : est la période de la tension modulante .
𝑻𝑷 : est la période de la porteuse
▪ La suppression de la composante continue 𝑼𝟎
Le montage utilisé comporte un filtre passe-haut
(dipôle RC série) qui ne laisse passer que les tensions
de fréquences élevées et élimine la composante
continue (de fréquence nulle) Filtre passe-haut

 Le montage de démodulation

Détection d’enveloppe Suppression de 𝑼𝟎

Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟏𝟎𝟖


𝐈𝐕 Les éléments d’un récepteur radio

 Le filtre passe-bande
Le filtre passe-bande permet de sélectionner l’onde radio
issue de la station choisi .
Pour sélectionner un signal émet , il faut faire un accorde
entre la fréquence propre 𝒇𝟎 du circuit 𝑳𝑪 parallèle et la
𝟏
fréquence 𝑭𝑷 porteuse de la station 𝑭𝒑 = 𝒇𝟎 = 𝟐𝝅 𝑳𝑪
Cette sélection se fait en faisant varier le coefficient
d’induction L de la bobine ou la capacité C du
condensateur
 Les éléments d’un récepteur radio AM simple
Un modèle de réception radio (AM) est représenter par le schéma ci-dessous dans lequel
on distingue cinq parties : 𝒖𝑩𝑴
𝒖𝒆 𝒖
▪ Une antenne réceptrice d’ondes radio qui capte𝑨𝑴les ondes électromagnétiques
modulées en amplitude .
▪ Un filtre passe-bande pour sélectionner la station souhaitée .
▪ Un modèle d’amplification du signal modulé sélectionné .
▪ Un circuit démodulateur d’amplitude formé d’un détecteur d’enveloppe et un
filtre passe-haut .
▪ Un dispositif d’écoute (haut parleur)

Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟏𝟎𝟗


Série d’exercices

Exercice 1
❶ Répondre par vrai ou faut :
𝒂 − Lors de la modulation , un signal informatif modifie l’une des caractéristiques de l’onde porteuse
𝒃 − L’onde électromagnétique captée par une antenne , et le signal électrique qui en résulte ont de
fréquences différentes .
❷ L’expression d’un signal modulé est : 𝒖 𝒕 = 𝟏 + 𝟎, 𝟖𝒄𝒐𝒔(𝟏𝟔𝟎𝒕) 𝒄𝒐𝒔(𝟐𝟓𝟎𝟎𝟎𝒕)
𝒂 − Ce signal est-il modulé en amplitude , en fréquence ou en phase ? Justifier votre réponse
𝒃 − Déterminer la fréquence F de la porteuse et la fréquence f du signal modulant .
𝒄 − Déterminer le taux de modulation m que peut-on déduire ?

Exercice 𝟐
Les ondes sonores audibles ont une faible fréquence , leur transmission à des longues distances
nécessite qu’elle soient modulante à une onde électromagnétique de haute fréquence .
Cet exercice vise à étudier la modulation et la démodulation d’amplitude .
I : La modulation d’amplitude ❶
Pour étudier la modulation d’amplitude , au cours d’une séance de
TP , le professeur a utilisé avec ses élèves ; un multiplieur (X) en
appliquant une tension sinusoïdale 𝒖𝟏 (𝒕) = 𝑷𝒎 𝐜𝐨𝐬(𝟐𝝅𝑭𝒕) à son
entrée 𝑬𝟏 et une tension 𝒖𝟐 𝒕 = 𝒔(𝒕) + 𝑼𝟎 à son entrée 𝑬𝟐 , avec
𝑼𝟎 est la composante continue de la tension et
𝒔 𝒕 = 𝒔𝒎 𝐜𝐨𝐬(𝟐𝝅𝒇𝒕) est la tension modulante (figure❶) .
La courbe de la figure ❷ représente la tension de sortie
𝒖𝒔 𝒕 = 𝒌. 𝒖𝟏 𝒕 . 𝒖𝟐 𝒕 visualisée sur l’écran de l’oscilloscope ,
avec k est une constante positive caractérisant le multiplieur (X)

 Montrer en précisent les expressions de A et m ,que la tension
modulée 𝒖𝒔 (𝒕) s’écrit sous la forme
𝒖𝒔 𝒕 = 𝑨 𝟏 + 𝒎𝐜𝐨𝐬(𝟐𝝅𝐟𝒕) 𝐜𝐨𝐬(𝟐𝝅𝑭𝒕)
 Trouver l’expression du taux de modulation m en fonction de
𝑼𝒔𝒎𝒊𝒏 et 𝑼𝒔𝒎𝒂𝒙
 En exploitant la courbe de la figure ❷ :
𝒂 – Déterminer les fréquences F et f .
𝒃 – Déterminer le taux de modulation m .
𝒄 – Que peut-on dire sur la qualité de modulation ?
 Expliquer comment vérifier que la modulation est de bonne qualité à l’aide d’oscilloscope
II : La démodulation d’amplitude ❸
Pour recevoir l’onde modulée en amplitude , le professeur et
ses élevés utilisent le dispositif simplifié ci-contre ( figure ❸)
 Identifier le rôle de chaque partie .
 Trouver la valeur de la capacité 𝑪𝟎 pour que la sélection de
l’onde soit bonne .On donne 𝑳 = 𝟑, 𝟕𝒎𝑯
 Pour réaliser une détection d’enveloppe de bonne qualité , on
utilise un condensateur de capacité 𝑪𝟏 = 𝟒𝟕𝒏𝑭 et un conducteur ohmique de résistance 𝑹𝟏 .
Parmi les valeurs suivantes déterminer la résistance 𝑹𝟏 convenable : 𝟔𝟖𝟎𝑲𝛀 ; 𝟒𝟕𝟎𝑲𝛀 ;
𝟐𝟎𝑲𝛀 ; 𝟏𝟔𝟎𝑲𝛀 ; 𝟏𝟎𝑲𝛀

Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟏𝟏𝟎


Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟏𝟏𝟏
Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟏𝟏𝟐
PARTIE 𝑰 : Transformations
rapides et transformations
lentes d’un système chimique

1 Transformations rapides et transformations lentes

Suivi temporel d’une transformation chimique –


2 Vitesse de réaction

Chimie 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟏𝟏𝟑


Unité 1
Transformations rapides et

Chimie
transformations lentes

Situation-problème

La combustion du butane est une transformation rapide , et la formation


de rouille est une transformation lente .
• Qu’est-ce qu’une transformation rapide et une
transformation lente ?
• Peut-on accélérer ou ralentir une transformation
chimique ?
Objectifs

Objectifs

Savoir écrire une réaction d’oxydoréduction .


Connaître les transformations rapides et les transformations
lentes
Connaître et exploiter les facteurs cinétiques pour accélérer ou
ralentir une transformation chimique .

Chimie 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟏𝟏𝟒


𝐈 Les réactions d’oxydoréduction

 Définitions
▪ L’oxydant (𝑶𝒙) : est une espèce chimique susceptible d’acquérir des électrons lors d’une
transformation chimique selon la demi-équation suivante : 𝐎𝐱 + 𝐧𝒆− ⇌ 𝒓𝒆𝒅 .
Exemple : 𝑨𝒈+ −
(𝒂𝒒) + 𝒆 ⇌ 𝑨𝒈(𝒔)
▪ Le réducteur (𝒓𝒆𝒅) : est une espèce chimique susceptible de perdre des électrons lors
d’une transformation chimique selon la demi-équation suivante : 𝐫𝐞𝐝 ⇌ 𝐎𝐱 + 𝐧𝒆− .
Exemple :𝑪𝒖(𝒔) ⇌ 𝑪𝒖𝟐+ (𝒂𝒒) + 𝟐𝒆

▪ Les espèces chimiques (𝑶𝒙) et (𝒓𝒆𝒅) sont conjugués et forment un couple 𝐎𝐱/𝒓𝒆𝒅 s’il
est possible de passer d’une espèce chimique à l’autre en gagnant ou en perdant des
électrons selon la demi-équation suivante : 𝐎𝐱 + 𝐧𝒆− ⇌ 𝒓𝒆𝒅
Exemples : 𝑨𝒈+ 𝟐+ +
(𝒂𝒒) / 𝑨𝒈(𝒔) ; 𝑪𝒖(𝒂𝒒) /𝑪𝒖(𝒔) ; 𝑯(𝒂𝒒) /𝑯𝟐(𝒈) .
▪ La réaction d’oxydoréduction: est une transformation chimique qui fait intervenir un
échange des électrons entre l’oxydant 𝑶𝒙𝟏 d’un couple 𝑶𝒙𝟏 /𝒓𝒆𝒅𝟏 et le réducteur 𝒓𝒆𝒅𝟐
d’un autre couple 𝑶𝒙𝟐 /𝒓𝒆𝒅𝟐 selon l’équation suivante :
• Demi-équation de réduction :( 𝑶𝒙𝟏 +𝒏𝟏 𝒆− ⇌ 𝒓𝒆𝒅𝟏 ) × 𝒏𝟐
• Demi-équation d’oxydation : (𝒓𝒆𝒅𝟐 ⇌ 𝑶𝒙𝟐 +𝒏𝟏 𝒆− ) × 𝒏𝟏
• Équation bilan : 𝒏𝟐 𝑶𝒙𝟏 + 𝒏𝟏 𝒓𝒆𝒅𝟐 ⇌ 𝒏𝟐 𝒓𝒆𝒅𝟏 + 𝒏𝟏 𝑶𝒙𝟐

❖ Application
❶ Écrire la demi-équation d’oxydation pour chacun des couples suivants:
𝑨𝒍𝟑+ − 𝟐− 𝟐−
(𝒂𝒒) / 𝑨𝒍(𝒔) ; 𝑰𝟐(𝒂𝒒) /𝑰(𝒂𝒒) ; 𝑺𝟐 𝑶𝟖(𝒂𝒒) /𝑺𝑶𝟒(𝒂𝒒)
❷ Écrire la demi-équation de réduction pour chacun des couples suivants:
𝑭𝒆𝟑+ 𝟐+ − +
(𝒂𝒒) /𝑭𝒆(𝒂𝒒) ; 𝑩𝒓𝟐(𝒂𝒒) /𝑩𝒓(𝒂𝒒) ; 𝑯(𝒂𝒒) /𝑯𝟐(𝒈)
+
❸ Écrire l’équation de la réaction d’oxydoréduction qui se produit entre les ions 𝑯(𝒂𝒒) et
l’aluminium 𝑨𝒍(𝒔)
 Les demi-équations d’oxydation :
Pour le couple 𝑨𝒍𝟑+ 𝟑+
(𝒂𝒒) / 𝑨𝒍(𝒔) on a : 𝑨𝒍(𝒔) ⇌ 𝑨𝒍(𝒂𝒒) + 𝟑𝒆

Pour le couple 𝑰𝟐(𝒂𝒒) /𝑰− −


(𝒂𝒒) on a :𝟐𝑰(𝒂𝒒) ⇌ 𝑰𝟐(𝒂𝒒) + 𝟐𝒆

Pour le couple 𝑺𝟐 𝑶𝟐− 𝟐− 𝟐− 𝟐−


𝟖(𝒂𝒒) /𝑺𝑶𝟒(𝒂𝒒) on a :𝟐𝑺𝑶𝟒(𝒂𝒒) ⇌ 𝑺𝟐 𝑶𝟖(𝒂𝒒) + 𝟐𝒆

𝑨𝒍𝟑+ − 𝟐− 𝟐−
(𝒂𝒒) / 𝑨𝒍(𝒔) ; 𝑰𝟐(𝒂𝒒) /𝑰(𝒂𝒒) ; 𝑺𝟐 𝑶𝟖(𝒂𝒒) /𝑺𝑶𝟒(𝒂𝒒)
 Les demi-équations de réduction :
Pour le couple 𝑭𝒆𝟑+ 𝟐+ 𝟑+ −
(𝒂𝒒) /𝑭𝒆(𝒂𝒒) on a :𝑭𝒆(𝒂𝒒) + 𝒆 ⇌ 𝑭𝒆(𝒂𝒒)
𝟐+

Pour le couple 𝑩𝒓𝟐(𝒂𝒒) /𝑩𝒓− −


(𝒂𝒒) on a :𝑩𝒓𝟐(𝒂𝒒) + 𝟐𝒆 ⇌ 𝟐𝑩𝒓(𝒂𝒒)

Pour le couple 𝑯+ + −
(𝒂𝒒) /𝑯𝟐(𝒈) on a : 𝟐𝑯(𝒂𝒒) + 𝟐𝒆 ⇌ 𝑯𝟐(𝒈)
 L’équation de la réaction d’oxydoréduction qui se produit entre les ions 𝑯+ (𝒂𝒒) et
l’aluminium 𝑨𝒍(𝒔)
La demi-équation d’oxydation de 𝑨𝒍(𝒔) est : (𝑨𝒍 𝒔 ⇌ 𝑨𝒍𝟑+ −
𝒂𝒒 + 𝟑𝒆 ) × 𝟐
La demi-équation de réduction des ions 𝑯+ + −
(𝒂𝒒) est : (𝟐𝑯(𝒂𝒒) + 𝟐𝒆 ⇌ 𝑯𝟐(𝒈) ) × 𝟑
𝟑+
L’équation bilan de la réaction : 𝟔𝑯+ (𝒂𝒒) + 𝟐𝑨𝒍 𝒔 ⇌ 𝟑𝑯𝟐(𝒈) + 𝟐𝑨𝒍 𝒂𝒒

Chimie 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟏𝟏𝟓


Équilibre d’une demi-équation d’oxydoréduction dans un milieu acide
Pour établir une demi-équation d’oxydoréduction dans un milieu acide , nous suivons les
étapes suivantes :
▪ Équilibrer tous les atomes autres que l’oxygène O et l’hydrogène H .
▪ Équilibrer les atomes d’oxygène O en ajoutant des molécules d’eau 𝑯𝟐 𝑶 .
▪ Équilibrer les atomes d’hydrogène H en ajoutant des protons 𝑯+ .
▪ Équilibrer les charges électriques en ajoutant des électrons .
❖ Application

❶ Écrire la demi-équation d’oxydation dans un milieu acide pour chacun des couples
𝟐+
suivants: 𝑴𝒏𝑶−
𝟒(𝒂𝒒) /𝑴𝒏(𝒂𝒒) ; ; 𝑪𝑶𝟐(𝒂𝒒) /𝑯𝟐 𝑪𝟐 𝑶𝟒(𝒂𝒒)

❷ Écrire la demi-équation de réduction un milieu acide pour chacun des couples suivants:
𝟑+
𝑶𝟐(𝒂𝒒) /𝑯𝟐 𝑶(𝒍) ; 𝑪𝒓𝟐 𝑶𝟐−
𝟕(𝒂𝒒) /𝑪𝒓(𝒂𝒒)

❸ Écrire l’équation de la réaction d’oxydoréduction qui se produit entre les ions 𝑪𝒓𝟐 𝑶𝟐−
𝟕(𝒂𝒒)

et l’acide oxalique 𝑯𝟐 𝑪𝟐 𝑶𝟒(𝒂𝒒)

❶ La demi-équation d’oxydation dans un milieu acide:


𝟐+ 𝟐+ +
Pour le couple 𝑴𝒏𝑶− −
𝟒(𝒂𝒒) /𝑴𝒏(𝒂𝒒) On a : 𝑴𝒏(𝒂𝒒) + 𝟒𝑯𝟐 𝑶(𝒍) ⇌ 𝑴𝒏𝑶𝟒(𝒂𝒒) + 𝟖𝑯(𝒂𝒒) + 𝟓𝒆

Pour le couple 𝑪𝑶𝟐(𝒂𝒒) /𝑯𝟐 𝑪𝟐 𝑶𝟒(𝒂𝒒) On a : 𝑯𝟐 𝑪𝟐 𝑶𝟒(𝒂𝒒) ⇌ 𝟐𝑪𝑶𝟐(𝒂𝒒) + 𝟐𝑯+


(𝒂𝒒) + 𝟐𝒆

❷ La demi-équation de réduction un milieu acide :


𝟑+ + 𝟑+
Pour le couple 𝑪𝒓𝟐 𝑶𝟐− 𝟐− −
𝟕(𝒂𝒒) /𝑪𝒓(𝒂𝒒) On a :𝑪𝒓𝟐 𝑶𝟕(𝒂𝒒) + 𝟏𝟒𝑯(𝒂𝒒) + 𝟔𝒆 ⇌ 𝟐𝑪𝒓(𝒂𝒒) + 𝟕𝑯𝟐 𝑶(𝒍)

Pour le couple 𝑶𝟐(𝒂𝒒) /𝑯𝟐 𝑶(𝒍) On a : 𝑶𝟐(𝒂𝒒) + 𝟒𝑯+ −


(𝒂𝒒) + 𝟒𝒆 ⇌ 𝟐𝑯𝟐 𝑶(𝒍)

❸ L’équation de la réaction d’oxydoréduction qui se produit entre les ions 𝑪𝒓𝟐 𝑶𝟐−
𝟕(𝒂𝒒)

et l’acide oxalique 𝑯𝟐 𝑪𝟐 𝑶𝟒(𝒂𝒒) :

(𝑯𝟐 𝑪𝟐 𝑶𝟒(𝒂𝒒) ⇌ 𝟐𝑪𝑶𝟐(𝒂𝒒) + 𝟐𝑯+ −


(𝒂𝒒) + 𝟐𝒆 ) × 𝟑

(𝑪𝒓𝟐 𝑶𝟐− + − 𝟑+
𝟕(𝒂𝒒) + 𝟏𝟒𝑯(𝒂𝒒) + 𝟔𝒆 ⇌ 𝟐𝑪𝒓(𝒂𝒒) + 𝟕𝑯𝟐 𝑶(𝒍) ) × 𝟏

L’équation bilan : 𝑪𝒓𝟐 𝑶𝟐− + 𝟑+


𝟕(𝒂𝒒) + 𝟖𝑯(𝒂𝒒) + 𝟑𝑯𝟐 𝑪𝟐 𝑶𝟒(𝒂𝒒) → 𝟐𝑪𝒓(𝒂𝒒) + 𝟔𝑪𝑶𝟐(𝒂𝒒) + 𝟕𝑯𝟐 𝑶(𝒍)

Chimie 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟏𝟏𝟔


𝐈𝐈 Les transformations rapides et les transformations lentes

 Transformation rapide
❖ Activité
Mise en évidence d’une transformation chimique rapide
On verse un volume 𝑽𝟏 = 𝟐𝟎𝒎𝑳 de solution de sulfate de
cuivre II 𝐂𝐮𝟐+ 𝟐−
(𝑎𝑞) + 𝐒𝑂𝟒(𝑎𝑞) dans le tube à essai , et on ajoute Le moment où on
un volume 𝑽𝟐 = 𝟏𝟎𝒎𝑳 de la soude 𝑵𝒂+ −
(𝑎𝑞) + 𝐇𝑂(𝑎𝑞) . ajoute la soude

Exploitation
❶ Qu’observez-vous ? Quel est le nom du composé produit ?
❷ Écrire l’équation chimique de cette réaction .
❸ Cette réaction peut-elle être suivie à l’œil nu ? Conclure .

 On observe , la formation d’un précipité bleu , c’est l’hydroxyde de cuivre II (𝑪𝒖(𝑶𝑯)𝟐)


 L’équation bilan de cette réaction est : 𝐂𝐮𝟐+ −
(𝑎𝑞) + 𝟐𝐇𝑂(𝑎𝑞) → 𝑪𝒖(𝑶𝑯)𝟐(𝒔)
 La réaction étudiée ne peut pas être suivi à l’œil nu . On conclut que cette réaction est
rapide

❖ Conclusion
Les transformations rapides (instantanées) sont des transformations qui se produisent
rapidement , de sorte que ne nous pouvons pas suivre leur évolution à l’œil nu ou avec les
appareils de mesure courants disponibles en laboratoire . C-à-d on ne peut pas distinguer
des états intermédiaires entre l’état initial et l’état final .

 Transformations lentes
❖ Activité

Mise en évidence d’une transformation chimique lente


On mélange , dans un bécher ,𝑽𝟏 = 𝟓𝟎𝒎𝒍 de
solution d’iodure de potassium de concentration
molaire 𝑪𝟏 = 𝟎, 𝟎𝟐𝒎𝒐𝒍. 𝑳−𝟏 acidifiée par l’acide
sulfurique , et un volume𝑽𝟐 = 𝟓𝟎𝒎𝒍 de l’eau Le mélange Le mélange Le mélange après
à t=0min après 5min 8 min
oxygénée de concentration 𝑪𝟐 = 𝟎, 𝟎𝟏𝒎𝒐𝒍. 𝑳−𝟏
Exploitation
❶ Qu’arrive-t-il au mélange avec le temps ?
❷ 𝐭(𝐬)
Écrire l’équation de cette réaction . On donne les couples mis en jeu : 𝑯𝟐 𝑶𝟐 /𝑯𝟐 𝑶 et 𝑰𝟐 /𝑰−
❸ Cette réaction peut-elle être suivie à l’œil nu ? Conclure .

Chimie 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟏𝟏𝟕


 On observe que , la couleur de la solution change au cours du temps .
 L’équation bilan de cette réaction :
▪ Pour le couple :𝑰𝟐(𝒂𝒒) /𝑰− −
(𝑎𝑞) on a : 𝟐𝑰(𝑎𝑞) ⇌ 𝑰𝟐(𝒂𝒒) + 𝟐𝒆

▪ Pour le couple :𝑯𝟐 𝑶𝟐(𝒂𝒒) /𝑯𝟐 𝑶(𝒍) on a : 𝑯𝟐 𝑶𝟐(𝒂𝒒) + 𝟐𝑯+ −


(𝑎𝑞) + 𝟐𝒆 ⇌ 𝟐𝑯𝟐 𝑶(𝒍)

▪ L’équation bilan : 𝑯𝟐 𝑶𝟐(𝒂𝒒) + 𝟐𝑯+ −


(𝑎𝑞) + 𝟐𝑰(𝑎𝑞) ⟶ 𝟐𝑯𝟐 𝑶(𝒍) + 𝑰𝟐(𝒂𝒒)

 Le changement de couleur de la solution est progressif (apparition progressive de la diiode


formée ) . c-à-d l’évolution de cette réaction peut être suivi à l’œil nu . On conclut que cette
réaction est lente .

❖ Conclusion
Les transformations lentes sont des transformations qui durent de quelques secondes à
plusieurs heurs , de sorte que nous pouvons suivre leur évolution à l’œil nu ou avec les
appareils de mesure courants disponibles en laboratoire . C-à-d on peut distinguer des
états intermédiaires entre l’état initial et l’état final .

𝐈𝐈𝐈 Les facteurs cinétiques


 Définition
On appelle facteur cinétique tout paramètre capable de modifier la vitesse de l’évolution
d’une transformation chimique .
Exemple de quelques facteurs cinétiques :La température ; le catalyseur ; les
concentrations initiales des réactifs ; l’agitation ; ….

 Influence de la température
❖ Activité
On verse dans deux tubes à essais (𝟏) et (𝟐) ,𝟏𝟎𝒎𝑳 de
solution d’acide oxalique 𝑯𝟐 𝑪𝟐 𝑶𝟒(𝒂𝒒) de concentration
𝟎, 𝟓 𝒎𝒐𝒍. 𝑳−𝟏 . Dans le bécher de droite le mélange de tube
(𝟏) et plongé dans un bain Marie à 𝟒𝟎℃,
et dans le bécher de gauche le mélange de tube (𝟐) et
plongé dans un bain Marie à 𝟐𝟎℃
Au même moment on ajoute aux deux tubes 𝟓𝒎𝑳 de Les mélanges à t=0
solution de permanganate de potassium
𝑲+ −
(𝒂𝒒) + 𝑴𝒏𝑶𝟒(𝒂𝒒) et on obtient les résultats suivants
Exploitation
❶ Qu’observez-vous ? Que concluez-vous ?
❷ Écrire l’équation chimique de cette réaction .
Les couples mis en jeu sont :
Les mélanges après 5 min
𝑴𝒏𝑶− 𝟐+
𝟒(𝒂𝒒) /𝑴𝒏(𝒂𝒒) et 𝑪𝑶𝟐(𝐠) /𝑯𝟐 𝑪𝟐 𝑶𝟒(𝒂𝒒)

Chimie 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟏𝟏𝟖


 On observe que , la disparition de la couleur violette dans le tube(𝟏) à une température
𝟒𝟎℃ est plus rapide que celle dans le tube (𝟐) à une température 𝟐𝟎℃ . On conclut que
l’évolution de la réaction est plus rapide si la température du milieu réactionnel est élevée .
 L’équation bilan de cette réaction :

▪ Pour le couple : 𝑴𝒏𝑶− 𝟐+ − + − 𝟐+


𝟒(𝒂𝒒) /𝑴𝒏(𝒂𝒒) on a : 𝑴𝒏𝑶𝟒(𝒂𝒒) + 𝟖𝑯(𝑎𝑞) + 𝟓𝒆 ⇌ 𝑴𝒏(𝒂𝒒) + 𝟒𝑯𝟐 𝑶(𝒍)

▪ Pour le couple : 𝑪𝑶𝟐(𝒂𝒒) /𝑯𝟐 𝑪𝟐 𝑶𝟒(𝒂𝒒) on a : 𝑯𝟐 𝑪𝟐 𝑶𝟒(𝒂𝒒) +⇌ 𝟐𝑪𝑶𝟐(𝒂𝒒) +𝟐𝑯+


(𝑎𝑞) +𝟐𝒆

▪ L’équation bilan : 𝟐𝑴𝒏𝑶𝟐− + 𝟐+


𝟒(𝒂𝒒) + 𝟓𝑯𝟐 𝑪𝟐 𝑶𝟒(𝒂𝒒) + 𝟔𝑯(𝑎𝑞) ⟶ 𝟐𝑴𝒏(𝒂𝒒) + 𝟏𝟎𝑪𝑶𝟐(𝒂𝒒) + 𝟖𝑯𝟐 𝑶(𝒍) + 𝑰𝟐(𝒂𝒒)

❖ Conclusion
D’une manière générale , plus la température du milieu réactionnel est élevée plus la
transformation est rapide et vice versa .

 Influence des concentrations initiales des réactifs


❖ Activité
On verse , dans un bécher (A) , un volume 𝑽 = 𝟐𝟎𝒎𝒍 de
(A) (B)
solution d’iodure de potassium de concentration molaire
𝑪𝟏 = 𝟎, 𝟐𝒎𝒐𝒍. 𝑳−𝟏 , et on verse , dans un bécher (B) , un
volume 𝑽 = 𝟐𝟎𝒎𝒍 de solution d’iodure de potassium de Les mélanges à t=0
−𝟏
concentration molaire 𝑪𝟐 = 𝟎, 𝟏𝒎𝒐𝒍. 𝑳
(A) (B)
Dans le même temps on ajoute aux béchers (A) et (B) un
volume𝐕 ′ = 𝟏𝟎𝒎𝒍 de l’eau oxygénée de concentration
𝑪′ = 𝟎, 𝟎𝟏𝒎𝒐𝒍. 𝑳−𝟏 , acidifiée par l’acide sulfurique Les mélanges après
Exploitation 5 min
❶ Qu’observez-vous ? Que concluez-vous ?

 On constate que , le changement de couleur de la solution est plus avancée dans le tube (A)
dont la concentration est élevée par rapport à celui dans le tube (B) dont la concentration
est faible . On conclut que la transformation est d'autant plus rapide que les
concentrations initiales des réactifs sont élevées

Chimie 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟏𝟏𝟗


Série d’exercices
Exercice 1
On mélange à 25℃ , un volume 𝑽𝟏 = 𝟏𝟎𝒎𝑳 de l’eau oxygénée 𝑯𝟐 𝑶𝟐 de concentration
𝑪𝟏 = 𝟎, 𝟓𝒎𝒐𝒍. 𝑳−𝟏 acidifier par l’acide sulfurique , et un volume 𝑽𝟐 = 𝟐𝟎𝒎𝑳 d’iodure de
potassium 𝑲+ + 𝑰− de concentration molaire 𝑪𝟐 = 𝟎, 𝟖𝒎𝒐𝒍. 𝑳−𝟏
❶ Déterminer les deux couples qui interviennent dans la réaction , et écrire la demi-
équation de chaque couple .
❷ Déduire l’équation bilan de cette réaction d’oxydoréduction .
❸ Quelle est l’évolution du mélange qui se produit qui nous pouvons distingué à l’œil nu?
❹ Dresser le tableau d’avancement associé à cette réaction .
❺ Calculer l’avancement maximal 𝒙𝒎𝒂𝒙 , et déduire le réactif limitant .
❻ Déduire la quantité de matière du diiode à la fin de l’expérience .
❼ On répète l’expérience précédente toute en gardant la même température et en
augmentant la concentration de la solution iodure de potassium à 𝑪𝟐 ′ = 𝟏𝒎𝒐𝒍. 𝑳−𝟏 .
Qu’arrivera-t-il à la durée de réaction ?
❽ Que se passerait-il si on met le mélange premier mélange dans l’eau glacée ?

Exercice 𝟐
Le fer est attaqué par les acides , lorsque l’on place un clou de fer de masse 𝒎 = 𝟏, 𝟓 𝒈 dans
un volume 𝐕 = 𝟏𝟎𝒎𝑳 d’une solution acide chlorhydrique 𝑯+ + 𝑪𝒍− de concentration
𝐂 = 𝟎, 𝟖𝒎𝒐𝒍. 𝑳−𝟏 , on observe un dégagement gazeux de dihydrogène (𝑯𝟐 ) et la formation
d’ions fer II (𝑭𝒆𝟐+ ).
❶ Ecrire l’équation bilan de la réaction et indiquer les couples mise en jeu .
❷ Faire le bilan des espèces présentes à l'état initial.
❸ Le clou a-t-il été entièrement détruit ?
❹ Indiquer avec précision les quantités de matières présentent dans la solution lorsque la
réaction est terminée .
❺ Quel est le volume de dihydrogène dégagé par cette réaction ?
❻ Quelle est la concentration en ions fer II et en ions 𝑯+ lorsque la réaction est terminée ?

Données : ▪▪ Le volume molaire dans les conditions expérimentales : 𝑽𝑴 = 𝟐𝟒𝑳/𝒎𝒐𝒍


La masse molaire du fer ∶ 𝑴(𝑭𝒆) = 𝟓𝟓, 𝟖𝒈/𝒎𝒐𝒍

Exercice 𝟑
On plonge une lame de zinc Zn de masse 𝒎 = 𝟐𝒈 dans une solution d’acide chlorhydrique
𝑯+ + 𝑪𝒍− en excès . Au cours de la réaction , il y a formation des ions 𝒁𝒏𝟐+ et dégagement
d’un gaz qui donne une détonation en présence d’une flamme .
❶Écrire les demi-équations redox et déduire l’équation bilan entre l’acide chlorhydrique et
le zinc .
❷ Dresser le tableau d’avancement associé à cette réaction , et déterminer l’avancement
maximal 𝒙𝒎𝒂𝒙 .
❸ Calculer le volume du gaz libéré , ainsi que la masse du zinc restant à la fin de la
réaction .
▪ Le volume molaire dans les conditions expérimentales : 𝑽𝑴 = 𝟐𝟓 𝑳/𝒎𝒐𝒍
Données : ▪ La masse molaire du zinc ∶ 𝑴 𝒁𝒏 = 𝟔𝟒, 𝟓𝒈/𝒎𝒐𝒍

Chimie 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟏𝟐𝟎


Chimie 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟏𝟐𝟏
Chimie 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟏𝟐𝟐
Chimie 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟏𝟐𝟑
Unité 2

Chimie
Suivi temporel d’une transformation
chimique – Vitesse de réaction

Situation-problème

La surveillance en continu des réactions chimiques est nécessaire pour


garantir la sécurité et la qualité des produits alimentaires .
• Comment assurer le contrôle d’une réaction chimique ?
• Comment définir la vitesse d’une réaction chimique ?

Objectifs

Objectifs
Connaître la définition de la vitesse de la réaction et savoir la
déterminer graphiquement .
Connaître l’évolution de la vitesse d’une réaction chimique au
cours du temps .
Connaître le temps de demi -réaction d’une transformation
chimique, et savoir le déterminer graphiquement .
Connaître les différentes méthodes de suivi temporel d’une
transformation chimique .

Chimie 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟏𝟐𝟒


𝐈 Vitesse volumique de réaction et le temps de demi-réaction

 Vitesse de réaction
❖ Définition
La vitesse volumique d’une réaction chimique correspond à la quantité de matière formée
𝟏 𝒅𝒙
ou consommée par unité de temps et de volume ; tel que 𝒗 𝒕𝒊 = 𝑽 ( 𝒅𝒕 ) avec
▪ V: le volume de la solution en 𝒎𝟑
𝒅𝒙
▪ : la variation de l’avancement de la réaction en 𝒎𝒐𝒍. 𝒔−𝟏
𝒅𝒕
▪ 𝒗 𝒕𝒊 : la vitesse volumique dans (SI) est 𝒎𝒐𝒍. 𝒎−𝟑 . 𝒔−𝟏

❖ Détermination graphique de la vitesse volumique de la réaction


Pour déterminer la valeur de la vitesse volumique
de réaction à un instant 𝒕𝒊 il faut suivre les étapes
suivantes :
▪ On trace la tangente à la courbe 𝐱 = 𝒇 𝒕
à l’instant 𝒕𝒊 .
𝒅𝒙
▪ On calcule la valeur du rapport 𝒅𝒕 qui
représente le coefficient directeur de la
𝒅𝒙 𝒙𝑨 −𝒙𝑩
tangente : 𝒅𝒕 = 𝒂 = 𝒕𝑨 −𝒕𝑩
𝒅𝒙
▪ On divise le rapport 𝒅𝒕 par le volume 𝑽 de
la solution .

❖ L’évolution de la vitesse volumique de la réaction au cours du temps


On remarque que l’angle 𝛂 diminue avec
le temps et par conséquence les valeurs d
coefficient directeur de la tangente
𝒅𝒙
( 𝒅𝒕 = 𝐚 = 𝐭𝐚𝐧𝛂) diminuent avec le
temps , et puisque le volume du mélange
est constant , alors la vitesse volumique
de la réaction diminue au cours du
temps.

 Le temps de demi-réaction
❖ Définition
Le temps de demi-réaction d’une réaction chimique est la durée nécessaire pour que
𝒙𝒇
l’avancement de la réaction parvienne à la moitié de sa valeur final . 𝐱 𝒕𝟏Τ𝟐 = 𝟐
𝒙𝒎𝒂𝒙
Si la transformation est totale on : 𝒙𝒇 = 𝒙𝒎𝒂𝒙 , donc on aura : 𝐱 𝒕𝟏Τ𝟐 = 𝟐

Chimie 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟏𝟐𝟓


❖ Détermination graphique du temps de demi-réaction
Pour déterminer la valeur du temps de demi-réaction
𝒕𝟏Τ𝟐 , il faut suivre les étapes suivantes :
▪ On détermine sur la courbe 𝒙 = 𝒇(𝒕) la valeur de
l’avancement finale 𝒙𝒇 .
𝒙𝒇
▪ On détermine sur la courbe 𝒙 = 𝒇(𝒕) la valeur .
𝟐
▪ Le temps de demi-réaction 𝒕𝟏Τ𝟐 représente
𝒙𝒇
l’abscisse du point d’ordonnée 𝟐 .
❖ Remarque
▪ Le temps de demi-réaction permet d’estimer la durée nécessaire à l’achèvement de
la transformation chimique étudiée 𝒕𝒇 ≈ 𝟏𝟎𝒕𝟏Τ𝟐 .
▪ Lors du suivi temporel d’une transformation chimique , la durée entre chaque
mesure doit être beaucoup plus courte que le temps de demi-réaction pour garantir
l’intégrité de l’étude .
❖ Application
La courbe ci-contre représente les variations de
l’avancement 𝒙 d’une transformation chimique se
produisant en solution aqueuse en fonction du temps .
Le volume du mélange réactionnel est 𝑽 = 𝟏𝟎𝟎𝒎𝑳
❶ Déterminer les valeurs de la vitesse volumique de la
réaction aux instants : 𝒕𝟎 = 𝟎𝒔 et 𝒕𝟏 = 𝟗𝟎𝟎𝒔
❷ Déterminer le temps de demi-réaction 𝒕𝟏ൗ
𝟐

𝟏 𝒅𝒙
❶ D’après la définition, on a 𝒗 𝒕𝒊 = 𝑽 ( 𝒅𝒕 ) 𝟏 𝒅𝒙
À : 𝒕𝟏 = 𝟗𝟎𝟎𝒔 on a 𝒗 𝒕𝟏 = 𝑽 ( 𝒅𝒕 )𝒕𝟏
𝟏 𝒅𝒙
À : 𝒕𝟎 = 𝟎𝒔 on a 𝒗 𝒕𝟎 = 𝑽 ( 𝒅𝒕 )𝒕𝟎 𝟏 (𝟎,𝟐𝟐𝟓−𝟎,𝟐)
A.N: 𝒗 𝒕𝟎 = 𝟏𝟎𝟎×𝟏𝟎−𝟑 × (𝟗𝟎𝟎−𝟔𝟎𝟎)
𝟏 (𝟎,𝟏𝟓−𝟎)
A.N: 𝒗 𝒕𝟎 = 𝟏𝟎𝟎×𝟏𝟎−𝟑 × (𝟐𝟎𝟎−𝟎) On trouve: 𝒗 𝒕𝟎 = 𝟖, 𝟑𝟑 × 𝟏𝟎−𝟒 𝒎𝒐𝒍. 𝑳−𝟏 𝒔−𝟏

On trouve: 𝒗 𝒕𝟎 = 𝟕, 𝟓 × 𝟏𝟎−𝟑 𝒎𝒐𝒍. 𝑳−𝟏 𝒔−𝟏 ❷ D’après la courbe, on trouve 𝒕𝟏ൗ𝟐 = 𝟐𝟖𝟎𝒔

𝐈𝐈 Suivi temporel d’une transformation chimique


Pour suivre temporellement l’évolution d’une transformation chimique , on doit connaître sa
composition à chaque instant . Il existe plusieurs méthodes permettant de suivre l’évolution
d’une transformation chimique parmi lesquelles il y a :
▪ Méthodes physiques : sont utilisées lorsque certaines grandeurs physiques
mesurables dans le milieu réactionnel sont liées à la concentration de certaines
espèces chimiques présentes dans ce milieu . Parmi ces méthodes on trouve : la
conductimétrie ; mesure de pression ; mesure de volume ; pH-métrie ;
spectrophotométrie .
▪ Méthodes chimiques : sont basées sur le dosage .
Ces méthodes permettent de suivre l’évolution temporelle de la transformation chimique ,
en particulier à déterminer et tracer la variation de l’avancement de la réaction en fonction
de temps 𝒙 = 𝒇(𝒕)

Chimie 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟏𝟐𝟔


 Suivi temporel d’une transformation chimique par dosage
❖ Activité
On verse , dans un bécher , un volume 𝑽 = 𝟏𝟎𝟎𝒎𝑳 de solution d’iodure de
potassium (𝑰− + −𝟏
(𝒂𝒒) +𝑲(𝒂𝒒) ) de concentration 𝑪𝟏 = 𝟎, 𝟒𝒎𝒐𝒍. 𝑳 , puis on
ajoute un volume 𝑽 = 𝟏𝟎𝟎𝒎𝑳 de solution de peroxodisulfate de potassium
(𝑺𝟐 𝑶𝟐− + −𝟏
𝟖(𝒂𝒒) +𝟐𝑲(𝒂𝒒) ) de concentration 𝑪𝟐 = 𝟎, 𝟎𝟑𝟔𝒎𝒐𝒍. 𝑳 acidifiée par
𝟏𝒎𝑳 d’acide sulfurique concentré .
Immédiatement , en préparant le mélange , on prélève un volume
𝑽’ = 𝟏𝟎𝒎𝑳 du mélange réactionnel et on le verse dans un bécher à
l’instant 𝒕 = 𝟎 , et on ajoute dans ce bécher 𝟓𝟎𝒎𝑳 d’eau glacé 𝟎℃ et
quelques gouttes d’empois d’amidon .
On dose la diiode formée à l’instant 𝒕 par une solution de thiosulfate de
sodium (𝑺𝟐 𝑶𝟐− + −𝟏
𝟑(𝒂𝒒) +𝟐𝑵𝒂(𝒂𝒒) ) de concentration 𝑪𝟑 = 𝟎, 𝟎𝟐𝒎𝒐𝒍. 𝑳 .
On refait les opérations précédentes à différents instants , comme
l’indique le tableau suivant :
𝑡(𝑠) 𝟎 𝟑 6 𝟗 12 𝟏𝟔 20 𝟑𝟎 𝟒𝟎 𝟓𝟎 𝟔𝟎

𝑛(𝑰𝟐 )(𝐦𝐦𝐨𝐥) 𝟎 𝟎, 𝟓 1 𝟏, 𝟒 1,7 𝟐, 𝟏 2,3 𝟏, 𝟕 𝟑, 𝟏 𝟑, 𝟐 𝟑, 𝟑

Exploitation
❶ Pourquoi on verse l’échantillon du mélange
réactionnel dans l’eau glacée avant chaque
dosage ?
❷ Dresser le tableau d’avancement de la réaction
des ions peroxodisulfate et des ions iodure .
On donne : 𝑺𝟐 𝑶𝟐− 𝟐− −
𝟖(𝒂𝒒) /𝐒𝑶𝟒(𝒂𝒒) et 𝑰𝟐(𝒂𝒒) /𝑰(𝒂𝒒)
❸ Quelle est la relation entre la quantité de
matière de la diiode formée à l’instant 𝒕 et
l’avancement 𝒙 au même instant ?
❹ La courbe ci-contre représente les variations de la quantité de matière de diiode 𝑰𝟐 formée
en fonction du temps . En exploitant ce courbe déterminer : le temps de demi-réaction et la
vitesse de réaction à l’instants 𝒕 = 𝟎
 Cette opération s’appelle la plongée , son objectif est d’arrêter la transformation par
dilution et refroidissement .
 Le tableau d’avancement associé à la réaction étudiée .
▪ Pour le couple : 𝑰𝟐(𝒂𝒒) /𝑰− −
(𝒂𝒒) on a : 𝟐𝑰(𝒂𝒒) ⇌ 𝑰𝟐(𝒂𝒒) + 𝟐𝒆

▪ Pour le couple : 𝑺𝟐 𝑶𝟐− 𝟐− 𝟐− − 𝟐−


𝟖(𝒂𝒒) /𝐒𝑶𝟒(𝒂𝒒) on a : 𝑺𝟐 𝑶𝟖(𝒂𝒒) +𝟐𝒆 ⇌ 𝟐𝐒𝑶𝟒(𝒂𝒒)
− 𝟐− 𝟐−
▪ L’équation bilan : 𝟐𝑰(𝒂𝒒) + 𝑺𝟐 𝑶𝟖(𝒂𝒒) ⟶ 𝑰𝟐 𝒂𝒒 + 𝟐𝐒𝑶𝟒(𝒂𝒒)

Équation 𝟐𝑰−
(𝒂𝒒) + 𝑺𝟐 𝑶𝟐−
𝟖(𝒂𝒒) ⟶ 𝑰𝟐 𝒂𝒒 + 𝟐𝐒𝑶𝟐−
𝟒(𝒂𝒒)

État Avancement Les quantités de matière en mole (mol)

Initial 0 𝟒. 𝟏𝟎−𝟐 𝟑, 𝟑. 𝟏𝟎−𝟑 𝟎 𝟎

Intermédiaire 𝑥 𝟒. 𝟏𝟎−𝟐 − 𝟐𝒙 𝟑, 𝟑. 𝟏𝟎−𝟑 − 𝒙 𝑥 2𝑥

Final 𝑥𝑚 𝟒. 𝟏𝟎−𝟐 − 𝟐𝒙𝒎 𝟑, 𝟑. 𝟏𝟎−𝟑 − 𝒙𝒎 𝑥𝑚 2𝑥𝑚

Chimie 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟏𝟐𝟕


 D’après le tableau d’avancement on a : 𝐧 𝑰𝟐 = 𝐱 .

▪ On calcule la vitesse volumique de la réaction à l’instant 𝒕 = 𝟎𝒎𝒊𝒏
𝟏 𝒅𝒙
on sait que : 𝒗𝟎 = 𝑽 avec 𝐱 = 𝐧 𝑰𝟐
𝒔 𝒅𝒕
𝟏 𝒅𝐧 𝑰𝟐
donc : 𝒗𝟎 =
𝑽𝒔 𝒅𝒕
𝟏 𝒅𝐧 𝑰𝟐
𝒗𝟎 = 𝑽 𝒂𝟎 où 𝒂𝟎 = 𝒅𝒕
est le coefficient directeur de la tangente à la courbe 𝐧 𝑰𝟐 = 𝒇(𝒕) à 𝒕 = 𝟎𝒎𝒊𝒏
𝒔
𝟏 (𝟎−𝟐)×𝟏𝟎−𝟑
d’après la courbe 𝐧 𝑰𝟐 = 𝒇(𝒕) on trouve : 𝒗𝟎 = ×
𝟐×𝟏𝟎𝟎×𝟏𝟎−𝟑 (𝟎−𝟏𝟎)
Alors : 𝒗𝟎 = 𝟏𝟎−𝟑 𝒎𝒐𝒍. 𝑳−𝟏 𝒎𝒊𝒏−𝟏
▪ On détermine la valeur du temps de demi-réaction
d’après le tableau d’avancement on à : 𝒙𝒎 = 𝟑, 𝟔 × 𝟏𝟎−𝟑 𝒎𝒐𝒍
𝒙𝒎 𝟑,𝟑×𝟏𝟎−𝟑
Donc 𝒙 𝒕𝟏Τ𝟐 = = = 𝟏, 𝟔𝟓 × 𝟏𝟎−𝟑 𝒎𝒐𝒍 .graphiquement on trouve : 𝒕𝟏Τ𝟐 ≈ 𝟏𝟏𝒎𝒊𝒏
𝟐 𝟐

❖ Conclusion
Le dosage permet de suivre l’évolution temporelle de l’avancement de la réaction 𝒙, où 𝒙
peut être calculé à chaque instant à partir de la connaissance de la quantité de matière de
l’un des réactifs ou des produits formés à cet instant

 Suivi temporel d’une transformation chimique par mesure de la


conductivité
❖ Activité
On verse , dans un bécher , 𝟐𝟓𝒎𝑳 de l’eau distillée et 𝟐𝟑𝒎𝑳 d’alcool ,et
on met le bécher dans un bain Marie à température de 𝟐𝟎℃. Puis on
ajoute , dans ce bécher , 𝟏𝒎𝑳 de 𝟐 − 𝒄𝒉𝒍𝒐𝒓𝒐 − 𝟐 − 𝒎é𝒕𝒚𝒍𝒑𝒓𝒐𝒑𝒂𝒏𝒆 noté
𝑹𝑪𝒍 . On fait l’étalonnage du conductimètre et on immerge la cellule
de mesure dans le mélange après l’agitation et après chaque 𝟑𝒎𝒊𝒏 , on
enregistre les valeurs de la conductivité 𝝈 de la solution . et on obtient la
courbe ci-contre qui représente les variations de 𝝈 en fonction du temps .
L’équation de la réaction chimique qui se déroule dans le milieu réactionnel
est : 𝑹𝑪𝒍 + 𝑯𝟐 𝑶 → 𝑪𝒍− + 𝑯+ + 𝑹𝑶𝑯
❶ Calculer la quantité de matière initiale de 𝑹𝑪𝒍 .
❷ Dresser le tableau d’avancement de cette réaction .
❸ Quelles sont les espèces chimiques responsables
de la conductivité de la solution ?
❹ Soit 𝝈 est la conductivité de la solution à l’instant
𝒕 et 𝝈𝒇 est la conductivité de la solution à l’état
final .Trouver l’expression de 𝝈 en fonction de
l’avancement 𝒙 et le volume du mélange
réactionnel V et les conductivités molaires
𝝈
ioniques 𝝀𝑯+ et 𝝀𝑪𝒍− . Déduire que 𝒙 = 𝒙𝒎𝒂𝒙 .
𝝈𝒇
❺ Déterminer les valeurs de la vitesse volumique de
la réaction aux instants : 𝒕𝟎 = 𝟎𝒔 et 𝒕𝟏 = 𝟏𝟎𝒎𝒊𝒏
❻ Déterminer le temps de demi-réaction .
On donne : M 𝑹𝑪𝒍 = 𝟗𝟐, 𝟔𝒈. 𝒎𝒐𝒍−𝟏 et 𝝆𝑹𝑪𝒍 = 𝟎, 𝟖𝟓𝒈. 𝒄𝒎−𝟑

Chimie 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟏𝟐𝟖


 On calcule la quantité de matière initiale de 𝑹𝑪𝒍
𝒎𝑹𝑪𝒍 𝝆𝑹𝑪𝒍 .𝑽𝑹𝑪𝒍
on a : 𝒏𝒊 𝑹𝑪𝒍 = 𝑴(𝑹𝑪𝒍) = 𝑴(𝑹𝑪𝒍)
𝟎,𝟖𝟓×𝟏
𝒏𝒊 𝑹𝑪𝒍 = = 𝟗, 𝟏𝟖 × 𝟏𝟎−𝟑 𝒎𝒐𝒍
𝟗𝟐,𝟔
 Le tableau d’avancement associé à la réaction étudiée .

Équation 𝑹𝑪𝒍 + 𝑯𝟐 𝑶 → 𝑪𝒍− + 𝑯+ + 𝑹𝑶𝑯

État Avancement Les quantités de matière en mole (mol)

En excès
Initial 0 𝟗, 𝟏𝟖 × 𝟏𝟎−𝟑 𝟎 𝟎 𝟎

Intermédiaire 𝑥 𝟗, 𝟏𝟖 × 𝟏𝟎−𝟑 − 𝒙 𝑥 𝑥 𝑥

Final 𝑥𝑚 𝟗, 𝟏𝟖 × 𝟏𝟎−𝟑 − 𝒙 𝑥𝑚 𝑥𝑚 𝑥𝑚

 Les espèces chimiques responsables de la conductivité de la solution sont les ions : 𝑪𝒍− et 𝑯+
On a 𝛔 = 𝝀𝑯+ . 𝑯+ + 𝝀𝑪𝒍− . 𝑪𝒍−
𝒙
Et d’après le tableau d’avancement on a : 𝒏 𝑯+ = 𝒏 𝑪𝒍− = 𝒙 ⇔ 𝑯+ = 𝑪𝒍− = 𝑽
𝒙
Donc la conductivité de la solution devient : 𝛔 = (𝝀𝑯+ +𝝀𝑪𝒍− ). 𝑽 
𝒙𝒇
À l’état final la conductivité de la solution devient : 𝛔𝒇 = (𝝀𝑯+ +𝝀𝑪𝒍− ). 𝑽

𝝈
D’après les équations  et  on trouve : 𝒙 = 𝒙
𝝈𝒇 𝒎𝒂𝒙
 On calcule les valeurs de la vitesse volumique de la réaction aux instants : 𝒕𝟎 = 𝟎𝒔
et 𝒕𝟏 = 𝟏𝟎𝒎𝒊𝒏
𝟏 𝒅𝒙 𝝈
On sait que : 𝒗 = avec 𝒙 = 𝒙𝒎𝒂𝒙
𝑽 𝒅𝒕 𝝈𝒇
𝒙𝒎𝒂𝒙 𝒅𝝈
Donc : 𝒗 =
𝑽.𝝈𝒇 𝒅𝒕
𝒙𝒎𝒂𝒙 𝒅𝝈
À 𝒕𝟎 = 𝟎𝒔 on a : 𝒗𝟎 = )
𝑽.𝝈𝒇 𝒅𝒕 𝒕=𝟎
𝟗,𝟏𝟖×𝟏𝟎−𝟑 (𝟕−𝟎)
𝒗𝟎 = ×
49×𝟏𝟎−𝟑 ×𝟖 𝟓−𝟎
𝒗𝟎 = 𝟑, 𝟐𝟕 × 𝟏𝟎−𝟐 𝒎𝒐𝒍. 𝑳−𝟏 𝒎𝒊𝒏−𝟏
𝒙𝒎𝒂𝒙 𝒅𝝈
À 𝒕𝟏 = 𝟏𝟎𝐦𝐢𝐧 on a : 𝒗𝟏 = )
𝑽.𝝈𝒇 𝒅𝒕 𝒕=𝟏𝟎
𝟗,𝟏𝟖×𝟏𝟎−𝟑 (𝟕−𝟗)
𝒗𝟏 = ×
76×𝟏𝟎−𝟑 ×𝟖 𝟏𝟎−𝟐𝟎
𝒗𝟏 = 𝟒, 𝟔𝟖 × 𝟏𝟎 𝒎𝒐𝒍. 𝑳−𝟏 𝒎𝒊𝒏−𝟏
−𝟑

 On détermine le temps de demi-réaction :


𝝈 𝒙
On a 𝒙 = 𝝈 𝒙𝒎𝒂𝒙 donc : 𝝈 = 𝒙 𝝈𝒇
𝒇 𝒎𝒂𝒙
𝒙(𝒕𝟏Τ𝟐 ) 𝒙𝒎𝒂𝒙
Alors : 𝝈(𝒕𝟏Τ𝟐 ) = 𝒙𝒎𝒂𝒙
𝝈𝒇 avec 𝒙 𝒕𝟏Τ𝟐 = 𝟐
𝒙𝒎𝒂𝒙 𝝈𝒇
Donc : 𝝈(𝒕𝟏Τ𝟐 ) = 𝟐.𝒙 𝝈𝒇 = 𝟐
𝒎𝒂𝒙
𝟖
A .N : 𝝈 𝒕𝟏Τ𝟐 = 𝟐 = 𝟒𝑺. 𝒎−𝟏
Graphiquement on trouve : 𝒕𝟏Τ𝟐 = 𝟑, 𝟓𝒎𝒊𝒏

❖ Conclusion
La mesure de la conductivité 𝝈 d’une solution ionique permet de suivre l’évolution
temporelle de l’avancement 𝒙 de la réaction d’une manière continue pour les réactions dans
lesquelles la différence entre la conductivité des produits et des réactifs est importante .

Chimie 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟏𝟐𝟗


 Suivi temporel d’une transformation chimique par mesure de pression
❖ Activité
Pour étudier la cinématique de la réaction de l’acide chlorhydrique
avec le zinc , on introduit dans un ballon de volume V constant ,
une masse 𝒎 = 𝟎, 𝟓𝒈 de zinc en poudre 𝒁𝒏(𝒔) et on y verse à
l’instant 𝒕𝟎 = 𝟎𝒎𝒊𝒏 un volume 𝑽𝑨 = 𝟕𝟓𝒎𝑳 d’une solution
aqueuse d’acide chlorhydrique 𝑯𝟑 𝑶+ −
(𝒂𝒒) + 𝑪𝒍(𝒂𝒒) de concentration
𝑪𝑨 = 𝟎, 𝟒𝒎𝒐𝒍. 𝑳−𝟏 .
On mesure à chaque instant 𝒕 la pression 𝑷𝒕 à l’intérieur du ballon à
l’aide d’un capteur de pression .
La courbe ci-contre représente les variations de la pression de 𝑯𝟐 en fonction du temps .
Données :
▪ On considère que tous les gaz sont parfaits .
▪ La constante des gaz parfaits : 𝑹 = 𝟖, 𝟑𝟏𝟒(𝑺𝑰) .
▪ Toutes les mesures ont été prises à 𝟐𝟎℃ .
▪ L’équation d’état des gaz parfaits : 𝑷𝑽 = 𝒏𝑹𝑻 .
▪ La masse molaire de zinc : 𝐌 𝒁𝒏 = 𝟔𝟓, 𝟒𝒈/𝒎𝒐𝒍
▪ Les couples intervenants : 𝑯𝟑 𝑶+(𝒂𝒒) /𝑯𝟐(𝒈) ;
𝟐+
𝒁𝒏 (𝒂𝒒) /𝒁𝒏(𝒔)
Exploitation
❶ Ecrire l’équation bilan de la réaction étudiée.
❷ Citer d’autres techniques qui peuvent utiliser pour suivre temporellement l’évolution de
cette réaction.
❸ Calculer la quantité de matière initiale des réactifs.
❹ Dressez le tableau d’avancement de cette réaction.
❺Déterminer l’avancement maximal 𝒙𝒎𝒂𝒙 de la réaction et en déduire le réactif limitant.
❻ En appliquant l’équation des gaz parfaits, et en se basant sur le tableau d’avancement.
𝒙 𝒕 𝑹𝑻 𝒙 𝒕
Monter que 𝑷𝑯𝟐 = . En déduire que 𝑷𝑯𝟐 = 𝑷𝒎𝒂𝒙𝑯𝟐 𝒙 , où 𝑽𝒈 est le volume des gaz .
𝑽𝒈 𝒎𝒂𝒙
❼ Déterminer le temps de demi-réaction 𝒕𝟏ൗ𝟐
❽ Déterminer la vitesse volumique de réaction aux instants 𝒕𝟎 = 𝟎𝒎𝒊𝒏 et 𝒕𝟏

❶ L’équation bilan de la réaction étudiée.


𝒁𝒏(𝒔) + 𝟐𝑯𝟑 𝑶+(𝒂𝒒) ⟶ 𝒁𝒏
𝟐+
+ 𝑯𝟐 𝒈 + 𝟐𝑯𝟐 𝑶(𝒍)
❷ Cette transformation chimique peut être suivi par :
▪ Une méthode conductimétrique, car la conductivité du mélange change avec le
temps.
▪ Une méthode pH-métrique car l’ions oxonium intervient dans cette réaction.
▪ Une méthode basée sur la mesure du volume du dihydrogène forme avec le temps
❸ Calculons les quantités de matière initiales Et on a : 𝒏𝟎 𝑯𝟑 𝑶+
(𝒂𝒒) = 𝑪𝑨 . 𝑽𝑨
des réactifs.
𝒎 A.N : : 𝒏𝟎 𝒁𝒏 𝒔 = 𝟎, 𝟒 × 𝟕𝟓 × 𝟏𝟎−𝟑
On a : 𝒏𝟎 𝒁𝒏 𝒔 = 𝑴(𝒁𝒏)
On trouve : 𝒏𝟎 𝑯𝟑 𝑶+ −𝟐
(𝒂𝒒) = 𝟑 × 𝟏𝟎 𝒎𝒐𝒍
𝟎,𝟓
A.N : : 𝒏𝟎 𝒁𝒏 𝒔 = 𝟔𝟓,𝟒
On trouve : 𝒏𝟎 𝒁𝒏 𝒔 = 𝟕, 𝟔𝟒 × 𝟏𝟎−𝟑 𝒎𝒐𝒍

Chimie 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟏𝟑𝟎


❹ Le tableau d’avancement de cette réaction.

Équation 𝒁𝒏(𝒔) + 𝟐𝑯𝟑 𝑶+


(𝒂𝒒) ⟶ 𝒁𝒏𝟐+ + 𝑯𝟐 𝒈 + 𝟐𝑯𝟐 𝑶(𝒍)

État Avancement Les quantités de matière en mole (mol)

Initial 0 7,64 × 𝟏𝟎−𝟑 𝟑 × 𝟏𝟎−𝟐 𝟎 𝟎

En excès
Intermédiaire 𝑥 7,64 × 𝟏𝟎−𝟑 𝟑 × 𝟏𝟎−𝟐 𝑥 𝑥
−𝒙 − 𝟐𝒙

Final 𝑥𝑚 7,64 × 𝟏𝟎−𝟑 𝟑 × 𝟏𝟎−𝟐 𝑥𝑚 𝑥𝑚


− 𝒙𝒎 − 𝟐𝒙𝒎

❺ Déterminons l’avancement maximal 𝒙𝒎𝒂𝒙 de la réaction et le réactif limitant.


❖ Si 𝒁𝒏(𝒔) est le réactif limitant, alors 7,64 × 𝟏𝟎−𝟑 − 𝒙𝒎𝟏
Donc : 𝒙𝒎𝟏 = 7,64 × 𝟏𝟎−𝟑 𝑚𝑜𝑙
❖ Si 𝑯𝟑 𝑶+(𝒂𝒒) est le réactif limitant, alors 𝟑 × 𝟏𝟎
−𝟐
− 𝟐𝒙𝒎𝟐
𝟑×𝟏𝟎−𝟐
Donc: 𝒙𝒎𝟐 = 𝟐 = 𝟏, 𝟓 × 𝟏𝟎−𝟐 𝒎𝒐𝒍
❖ Puisque 𝒙𝒎𝟏 < 𝒙𝒎𝟐 donc 𝒙𝒎 = 𝒙𝒎𝟏 = 7,64 × 𝟏𝟎−𝟑 𝑚𝑜𝑙 et 𝒁𝒏(𝒔) est le réactif
limitant.
❻ D’après l’équation des gaz parfaits, on a 𝑷𝑯𝟐 . 𝑽𝒈 = 𝒏 𝑯𝟐 . 𝑹. 𝑻 .
et d’après le tableau d’avancement, on a : 𝒏 𝑯𝟐 = 𝒙(𝒕)
Donc 𝑷𝑯𝟐 . 𝑽𝒈 = 𝒙(𝒕. 𝑹. 𝑻 .
𝒙 𝒕 𝑹𝑻
D’où :𝑷𝑯𝟐 = . (a)
𝑽𝒈
𝒙 𝒕 𝑹𝑻
À l’état final on aura donc :𝑷𝒎𝒂𝒙𝑯𝟐 = (b)
𝑽𝒈
(𝒂) 𝑷𝑯𝟐 𝒙(𝒕)
Donc (𝒃) donne : 𝑷 =𝒙
𝒎𝒂𝒙𝑯𝟐 𝒎𝒂𝒙
𝒙 𝒕
D’où : 𝑷𝑯𝟐 = 𝑷𝒎𝒂𝒙𝑯𝟐 𝒙
𝒎𝒂𝒙 𝒙 𝒕𝟏ൗ
𝟐 𝒙𝒎𝒂𝒙
❼ On a : 𝑷(𝒕𝟏ൗ𝟐 )𝑯𝟐 = 𝑷𝒎𝒂𝒙𝑯𝟐 avce 𝒙 𝒕𝟏ൗ𝟐 =
𝒙𝒎𝒂𝒙 𝟐
𝑷𝒎𝒂𝒙𝑯𝟐 𝟕𝟒𝟎
Donc 𝑷(𝒕𝟏ൗ𝟐 )𝑯𝟐 = = 𝟐 =
𝟑𝟕𝟎𝑯𝑷𝒂
𝟐
Graphiquement on trouve : 𝒕𝟏ൗ𝟐 ≈ 𝟒𝟎𝒎𝒊𝒏
7,64×𝟏𝟎−𝟑 (𝟒𝟎𝟎−𝟎)
❽ On sait que
𝟏 𝒅𝒙
: 𝒗 = 𝑽 𝒅𝒕 avec 𝒙=𝑷
𝑷𝑯𝟐
𝒙𝒎𝒂𝒙 A.N: 𝒗𝟎 = 100×𝟏𝟎−𝟑 ×𝟕𝟒𝟎 × 𝟒𝟎−𝟎
𝒎𝒂𝒙𝑯𝟐 −𝟑 −𝟏
𝒙𝒎𝒂𝒙 𝒅𝑷𝑯𝟐 On trouve 𝒗𝟎 = 𝟏, 𝟎𝟑𝟏𝟎 𝒎𝒐𝒍. 𝑳 𝒎𝒊𝒏−𝟏
Donc : 𝒗 = 𝒙𝒎𝒂𝒙 𝒅𝑷𝑯𝟐
𝑽𝑨 .𝑷𝒎𝒂𝒙𝑯𝟐 𝒅𝒕 À 𝒕𝟏 = 𝟏𝟎𝟎𝒔 on a : 𝒗𝟎 = 𝑽 )𝒕=𝟏𝟎𝟎
𝒅𝑷𝑯𝟐 𝑨 .𝑷𝒎𝒂𝒙𝑯𝟐 𝒅𝒕
𝒙𝒎𝒂𝒙
À 𝒕𝟎 = 𝟎𝒔 on a : 𝒗𝟎 = 𝑽 )𝒕=𝟎 7,64×𝟏𝟎−𝟑 (𝟖𝟎𝟎−𝟔𝟔𝟎)
𝑨 .𝑷𝒎𝒂𝒙𝑯𝟐 𝒅𝒕 A.N: 𝒗𝟏 = 100×𝟏𝟎−𝟑 ×𝟕𝟒𝟎 × 𝟏𝟓𝟎−𝟏𝟎𝟎
𝟒𝟑 −𝟏
On trouve 𝒗𝟎 = 𝟐, 𝟖𝟗𝟏𝟎 𝒎𝒐𝒍. 𝑳 𝒎𝒊𝒏−𝟏

❖ Conclusion
La mesure de pression du gaz permet de suivre temporellement l’évolution de
l’avancement de la réaction d’une manière continue .

Chimie 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟏𝟑𝟏


𝐈𝐈𝐈 Facteurs influençant la vitesse volumique de réaction

 Influence de la température
En général, l'élévation de la température du
milieu réactionnel entraîne une augmentation
de la vitesse volumique de la réaction sans
changer l’état finale de la réaction :
𝑻𝟏 > 𝑻𝟐 ⟹ 𝒗𝟎,𝟏 > 𝒗𝟎,𝟐

 Influence de l’état initial


En général, une augmentation des
concentrations initiales des réactifs entraîne une
augmentation de la vitesse volumique de la
réaction : 𝑪𝟏 > 𝑪𝟐 ⟹ 𝒗𝟎,𝟏 > 𝒗𝟎,𝟐

 Interprétation microscopique
▪ Les espèces chimiques se déplacent dans la solution d’une manière aléatoire, ce qui
conduit à l'apparition des chocs entre elles .
▪ La vitesse de la réaction dépend du nombre de chocs efficaces , plus le nombre de
chocs efficaces est élevé, plus la transformation est rapide
▪ Plus la température du milieu réactionnel est élevée , plus le nombre de chocs
efficaces est élevée, donc la transformation est plus rapide
▪ Plus les concentrations des réactifs sont élevées, plus le nombre de chocs efficaces
est élevé , donc la transformation est plus rapide

Chimie 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟏𝟑𝟐


Série d’exercices

Exercice 𝟏
Choisir les bonnes réponses .
❶ La vitesse d’une réaction chimique augmente avec l’augmentation des concentrations des
produits .
❷ La vitesse d’une réaction augmente quand la température diminue .
❸ Le trempe consiste à rajouter l’acide au milieu réactionnel .
❹ Le temps de demi-réaction , noté 𝒕𝟏ൗ est la durée au bout de laquelle , l’avancement de la
𝟐
réaction est égale à la moitié de l’avancement final .
❺ Le suivi d’une transformation chimique par titrage est une méthode non destructrice .
❻ Le suivi d’une transformation chimique par mesure de pression est une méthode non
destructrice .

Exercice 𝟐
On fait réagir une solution d’acide chlorhydrique sur le
Zinc . L’équation de cette réaction est :
𝟐𝑯𝟑 𝑶+ (𝒂𝒒) + 𝒁𝒏(𝒔) → 𝒁𝒏
𝟐+
+ 𝑯𝟐(𝒈) + 𝟐𝑯𝟐 𝑶(𝒍) .
À l’instant 𝒕 = 𝟎 , on introduit une masse
𝒎 = 𝟏, 𝟎𝟒𝒈de poudre de zinc dans un flacon contenant
un volume 𝑽𝑨 = 𝟖𝟎𝒎𝑳 d’une solution d’acide
chlorhydrique de concentration
𝑪𝑨 = 𝟎, 𝟓𝒎𝒐𝒍. 𝑳−𝟏 . On recueille le gaz de dihydrogène
formé au cours du temps et on mesure son volume V
❶ Calculer la quantité de matière initiale de de chaque réactif .
❷ Dresser le tableau d’avancement de cette réaction .
❸ Calculer la valeur de l’avancement maximal 𝒙𝒎𝒂𝒙 , et déduire le réactif limitant .
❹ Calculer la valeur de la quantité de matière de 𝒁𝒏𝟐+ lorsque volume de dihydrogène formé
est 𝑽 = 𝟎, 𝟏𝟎𝟑𝑳 .
❺ L’ensembles des résultats de cette expérience permet de tracer la courbe ci-contre qui
représente l’évolution de la concentration de 𝒁𝒏𝟐+ en fonction du temps .
𝒂 −Vérifier que cette réaction est totale .
𝒃 −Déterminer à l’instant 𝒕 = 𝟏𝟎𝟎𝒔 la concentration en ion 𝒁𝒏𝟐+ dans le mélange
réactionnel et la masse de zinc restant .
𝒄 −Définir le temps de demi-réaction , et déterminer sa valeur .
𝒅 −Calculer la valeur de la vitesse volumique de la réaction à l’instant 𝒕’ = 𝟒𝟎𝟎𝒔 .
❻ On refait la même expérience dans les mêmes conditions mais avec une solution de l’acide
chlorhydrique de concentration 𝑪𝑨 ′ = 𝟎, 𝟐𝟓𝒎𝒐𝒍/𝑳 . Tracer , en justifiant , sur le même
courbe précédente , l’allure de la courbe obtenue dans ce cas .

Données ▪ La masse molaire de Zinc est :𝐌 𝒁𝒏 = 𝟔𝟓, 𝟒𝒈/𝒎𝒐𝒍


▪ Le volume molaire dans les conditions expérimentales 𝑽𝑴 = 𝟐𝟒𝑳/𝒎𝒐𝒍

Chimie 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟏𝟑𝟑


Chimie 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟏𝟑𝟒
Chimie 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟏𝟑𝟓
PARTIE 𝑰𝑰 : Transformations non
totales d’un système chimique

Transformations chimiques s’effectuant dans les


1 deux sens

2 État d’équilibre d’un système chimique

Transformations liées aux réactions acidobasiques


3 dans une solution aqueuse

Chimie 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟏𝟑𝟔


Unité 3
Transformations chimiques

Chimie
s’effectuant dans les deux sens

Situation-problème

Pour obtenir un bon rendement, le pH du sol agricole doit prendre des


valeurs spécifiques .
• Comment définir et mesurer le pH d’une solution
aqueuse ?
• Une transformation chimique est-elle toujours totale ?

Objectifs

Objectifs

Définir et mesurer le pH d’une solution aqueuse .


Connaître et savoir expliquer la relation : 𝒑𝑯 = −𝒍𝒐𝒈 𝑯𝟑 𝑶+
Définir le taux d’avancement final d’une transformation chimique .
Exploiter le taux d’avancement final pour distinguer une
transformation limitée d’une transformation totale .
Définir l’état d’équilibre d’un système chimique .

Chimie 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟏𝟑𝟕


𝐈 Les réactions acidobasique
 Définitions
▪ L’acide(𝑯𝑨; 𝑩𝑯+ ) : Selon Bronsted est toute espèce chimique susceptible de perdre un
proton 𝑯+ lors d’une transformation chimique selon la demi-équation suivante :
+
𝑯𝑨 ⇌ 𝑨− + 𝑯+ . Exemple : 𝑯𝑪𝒍(𝒈) ⇌ 𝑪𝒍− (𝒂𝒒) + 𝑯(𝒂𝒒)
▪ La base (𝑨− ; 𝑩) : Selon Bronsted est toute espèce chimique susceptible acquière un
proton 𝑯+ lors d’une transformation chimique selon la demi-équation suivante :
𝑨− + 𝑯+ ⇌ 𝑯𝑨 . Exemple :𝑵𝑯𝟑(𝒈) + 𝑯+ +
(𝒂𝒒) ⇌ 𝑵𝑯𝟒(𝒂𝒒)

 Le couple acide/base
▪ Les espèces chimiques 𝑯𝑨 et 𝑨− sont conjugués et forment un couple 𝐇𝐀/𝑨− s’il est
possible de passer d’une espèce chimique à l’autre en gagnant ou en perdant un proton
𝑯+ selon la demi-équation suivante :𝑯𝑨 ⇌ 𝑨− + 𝑯+ .
Exemples : 𝑯𝟑 𝑶+ − −
(𝒂𝒒) / 𝑯𝟐 𝑶(𝒍) ;𝑯𝟐 𝑶(𝒍) /𝑯𝑶(𝒂𝒒) ; 𝑪𝑯𝟑 𝑪𝑶𝑶𝑯(𝒂𝒒) /𝑪𝑯𝟑 𝑪𝑶𝑶(𝒂𝒒) .
▪ L’ampholyte : est une espèce chimique qui joue le rôle d’acide dans un couple et le rôle
de la base dans un autre couple selon les conditions expérimentales . Les solutions
correspondantes sont appelées amphotères .
Exemple : l’eau 𝑯𝟐 𝑶(𝒍) est un ampholyte parce qu'il joue le rôle d’une base dans le
couple 𝑯𝟑 𝑶+ −
(𝒂𝒒) / 𝑯𝟐 𝑶(𝒍) , et le rôle d’un acide dans le couple 𝑯𝟐 𝑶(𝒍) /𝑯𝑶(𝒂𝒒) .

 L’équation de réaction acidobasique


▪ La réaction acidobasique : est une transformation chimique qui fait intervenir un
échange d’un proton 𝑯+ entre l’acide 𝑯𝑨𝟏 d’un couple 𝑯𝑨𝟏 /𝑨− −
𝟏 et la base 𝑨𝟐 d’un autre
couple 𝑯𝑨𝟐 /𝑨− 𝟐 selon l’équation suivante :
• Demi-équation du couple 𝑯𝑨𝟏 /𝑨− 𝟏 : 𝑯𝑨𝟏 ⇌ 𝑨−
𝟏 + 𝑯
+

• Demi-équation du couple 𝑯𝑨𝟐 /𝑨− − +


𝟐 : 𝑨𝟐 + 𝑯 ⇌ 𝑯𝑨𝟐
− −
• Équation bilan : 𝑯𝑨𝟏 +𝑨𝟐 ⇌ 𝑨𝟏 + 𝑯𝑨𝟐
❖ Application
❶ Écrire l’équation de la réaction acidobasique de l’acide méthanoïque 𝐇𝑪𝑶𝑶𝑯(𝒂𝒒) avec l’eau
❷ Écrire l’équation de la réaction acidobasique de l’ammoniac 𝑵𝑯𝟑(𝒈) avec l’eau
❸ Écrire l’équation de la réaction acidobasique de la méthylamine 𝑪𝑯𝟑 𝑵𝑯𝟑(𝒈) avec l’acide
éthanoïque 𝑪𝑯𝟑 𝑪𝑶𝑶𝑯(𝒂𝒒)
 Déterminons l’équation de la réaction acido-basique de l’acide méthanoïque et l’eau
La demi-équation du couple 𝑯𝑪𝑶𝑶𝑯 /𝑯𝑪𝑶𝑶− est : 𝑯𝑪𝑶𝑶𝑯 ⟺ 𝑯𝑪𝑶𝑶− + 𝑯+
La demi-équation du couple 𝑯𝟐 𝑶/𝑯𝑶− est :𝑯𝟐 𝑶 + 𝑯+ ⟺ 𝑯𝟑 𝑶+
L’équation bilan de la réaction est : 𝑯𝑪𝑶𝑶𝑯 + 𝑯𝟐 𝑶 → 𝑯𝑪𝑶𝑶− + 𝑯𝟑 𝑶+
 Déterminons l’équation de la réaction acido-basique entre l’acide éthanoïque et l’eau
La demi-équation du couple : 𝑵𝑯+ +
𝟒 /𝑵𝑯𝟑 est :𝑵𝑯𝟑 + 𝑯 ⟺ 𝑵𝑯𝟒
+

La demi-équation du couple :𝑯𝟐 𝑶/𝑯𝑶− est : 𝑯𝟐 𝑶 + 𝑯+ ⟺ 𝑯𝟑 𝑶+


L’équation bilan de la réaction est :𝑵𝑯𝟑 + 𝑯𝟐 𝑶 → 𝑵𝑯+ 𝟒 + 𝑯𝑶

 L’équation de la réaction acidobasique de la méthylamine 𝑪𝑯𝟑 𝑵𝑯𝟑(𝒈) avec l’acide


éthanoïque 𝑪𝑯𝟑 𝑪𝑶𝑶𝑯(𝒂𝒒) est :
𝑪𝑯𝟑 𝑪𝑶𝑶𝑯(𝒂𝒒) + 𝑪𝑯𝟑 𝑵𝑯𝟑(𝒈) → 𝑪𝑯𝟑 𝑪𝑶𝑶𝑶− (𝒂𝒒) + 𝑪𝑯𝟑 𝑵𝑯+ 𝟒

Chimie 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟏𝟑𝟖


𝐈𝐈 Le pH d’une solution aqueuse

 La solution aqueuse
La solution aqueuse est un mélange homogène obtenue par la dissolution d’une espèce
chimique (appelée soluté ) dans l’eau (appelée solvant ) .

 Le pH d’une solution aqueuse


❖ Définition
Pour des solutions diluées ( 𝑯𝟑 𝑶+ ≤ 𝟓. 𝟏𝟎−𝟐 𝒎𝒐𝒍. 𝑳−𝟏 ) , le 𝒑𝑯 d’une solution aqueuse est
définit par la relation suivante : , 𝒑𝑯 = −𝒍𝒐𝒈 𝑯𝟑 𝑶+ avec : 𝑯𝟑 𝑶+ est la concentration
effective concentration effective des ions oxonium 𝑯𝟑 𝑶+ dans la solution exprimée en
𝒎𝒐𝒍. 𝑳−𝟏
❖ Remarque
• Le 𝒑𝑯 est une grandeur sans unité
• La mesure de 𝒑𝑯 d’une solution permet de déterminer la concentration des ions 𝑯𝟑 𝑶+
dans cette solution , en utilisant la relation suivante : 𝑯𝟑 𝑶+ = 𝟏𝟎−𝒑𝑯
• Pratiquement , les valeurs de 𝒑𝑯 évoluent entre 𝟎 et 𝟏𝟒

❖ Application

❶ Déterminer la valeur de 𝒑𝑯 d’une solution aqueuse dont la concentration des ions 𝑯𝟑 𝑶+


est : 𝑯𝟑 𝑶+ = 𝟐. 𝟏𝟎−𝟑 𝒎𝒐𝒍. 𝑳−𝟏
❷ Déterminer la valeur de 𝒑𝑯 d’une solution aqueuse dont la concentration des ions 𝑯𝟑 𝑶+
est : 𝑯𝟑 𝑶+ = 𝟑, 𝟓. 𝟏𝟎−𝟏 𝒎𝒐𝒍. 𝒎−𝟑
❸ Calculer la concentration des ions 𝑯𝟑 𝑶+ dans une solution aqueuse de 𝒑𝑯 = 𝟒, 𝟐𝟑

❶ On a : 𝒑𝑯 = −𝒍𝒐𝒈 𝑯𝟑 𝑶+
A.N: 𝒑𝑯 = −𝒍𝒐𝒈 𝟐. 𝟏𝟎−𝟑 = 𝟐, 𝟕
❷ On a : 𝒑𝑯 = −𝒍𝒐𝒈 𝑯𝟑 𝑶+
A.N: 𝒑𝑯 = −𝒍𝒐𝒈 𝟑, 𝟓. 𝟏𝟎−𝟏 × 𝟏𝟎−𝟑 = 𝟑, 𝟒𝟔
❸ On a : 𝑯𝟑 𝑶+ = 𝟏𝟎−𝒑𝑯
A.N: 𝑯𝟑 𝑶+ = 𝟏𝟎−𝟒,𝟐𝟑 = 𝟓, 𝟖𝟗 × 𝟏𝟎−𝟓 𝒎𝒐𝒍. 𝑳−𝟏

Chimie 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟏𝟑𝟗


 Mesure de pH d’une solution aqueuse
Le 𝒑𝑯 d’une solution aqueuse est très utile , car il permet de
déterminer la concentration en ions oxonium 𝑯𝟑 𝑶+ , ainsi
que l’état final d’une réaction chimique .
▪ On peut simplement avoir une indication de la valeur
de 𝒑𝑯 en utilisant un papier -𝐩𝐇 qui prend une
couleur plus ou moins rougeâtre selon l’acidité de la
solution .
▪ Pour être précis , on utilise un 𝒑𝑯-mètre qui se
compose d’une sonde de mesure reliée à un voltmètre
électronique gradué en 𝒑𝑯 .
❖ Remarque
Pour mesurer le 𝒑𝑯 d’une solution à l’aide d’un 𝒑𝑯-mètre nous suivons les étapes suivantes :
▪ Rincer la sonde avec de l’eau distillée .
▪ Étalonner le 𝒑𝑯-mètre avec deux solutions d’étalonnage , de 𝒑𝑯 connu :
• Le premier réglage se fait avec une solution étalonnée de 𝒑𝑯 = 𝟕 .
• Le deuxième réglage se fait avec une solution de 𝒑𝑯 = 𝟒 dans le cas d’une solution
acide et de 𝒑𝑯 = 𝟗 dans le cas d’une solution basique .
▪ Lorsqu’on termine nos mesures , on rince la sonde avec de l’eau distillée et on la met dans
sa pochette .

𝐈𝐈𝐈 Les transformations totales et non totales


 Mise en évidence la transformation totale
❖ Activité
On verse , dans un bécher , un volume 𝑽 = 𝟏𝟎𝟎𝒎𝒍 de l’acide
chlorhydrique 𝑯𝟑 𝑶+ −
(𝒂𝒒) + 𝑪𝒍(𝒂𝒒) de concentration
𝑪 = 𝟑, 𝟓 × 𝟏𝟎−𝟐 𝒎𝒐𝒍. 𝑳−𝟏 , puis on immerge l’électrode de pH-mètre
dans cette solution et on attend que le 𝒑𝑯 se stabilise , le pH-mètre
indique la valeur : 𝒑𝑯 = 𝟏, 𝟒𝟓
Les couples mis en jeu sont : 𝑯𝑪𝒍(𝒈) /𝑪𝒍− +
(𝒂𝒒) et 𝑯𝟑 𝑶(𝒂𝒒) /𝑯𝟐 𝑶(𝒍)

Exploitation
❶ Calculer la quantité de matière initiale du chlorure d’hydrogène .
❷ Écrire l’équation de la réaction acido-basique entre le chlorure d’hydrogène 𝑯𝑪𝒍 et l’eau .
❸ Dresser le tableau d’avancement de cette réaction , et déterminer l’avancement maximal
𝒙𝒎𝒂𝒙 de cette réaction .
❹ Déterminer l’avancement final 𝒙𝒇 de cette réaction , et la comparer avec la valeur de 𝒙𝒎𝒂𝒙
Que peut-on déduire ?
❺ On définit le taux d’avancement final 𝝉 d’une réaction chimique par la relation
𝒙𝒇
suivante : 𝝉 = 𝒙 . Calculer 𝝉 en % et conclure .
𝒎𝒂𝒙
❶ On calcule la quantité de matière initiale du chlorure d’hydrogène .
On 𝒏𝟎 𝑯𝑪𝒍 = 𝑪. 𝑽 = 𝟑, 𝟓 × 𝟏𝟎−𝟐 × 𝟏𝟎𝟎 × 𝟏𝟎−𝟑 = 𝟑, 𝟓 × 𝟏𝟎−𝟑 𝒎𝒐𝒍
❷ L’équation de réaction acidobasique du chlorure d’hydrogène avec l’eau :
𝑯𝑪𝒍(𝒈) + 𝑯𝟐 𝑶(𝒂𝒒) ⟶ 𝑯𝟑 𝑶+ −
(𝒂𝒒) + 𝑪𝒍(𝒂𝒒)

Chimie 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟏𝟒𝟎


❸ Le tableau d’avancement de la réaction étudiée .
Équation 𝑯𝑪𝒍(𝒈) + 𝑯𝟐 𝑶(𝒂𝒒) ⟶ 𝑯𝟑 𝑶+𝒂𝒒 + 𝑪𝒍−
(𝒂𝒒)

État Avancement Les quantités de matière en mole (mol)


Initial 0 𝒏𝟎 𝑯𝑪𝒍 𝟎 𝟎

En excès
Intermédiaire 𝑥 𝒏𝟎 𝑯𝑪𝒍 − 𝒙 𝒙 𝒙
Final 𝑥𝑓 𝒏𝟎 𝑯𝑪𝒍 − 𝑥𝑓 𝑥𝑓 𝑥𝑓
❹ On détermine l’avancement maximal
Si la réaction est totale , le réactif limitant On détermine l’avancement final
est 𝑯𝑪𝒍(𝒈) ( l’eau est en excès ) Donc 𝒙 𝒇 = 𝒏 𝒇 𝑯𝟑 𝟎 = 𝑯𝟑 𝟎 𝒇 . 𝑽
𝒏𝟎 𝑯𝑪𝒍 − 𝒙𝒎𝒂𝒙 = 0 ⇔ 𝒙𝒎𝒂𝒙 = 𝒏𝟎 𝑯𝑪𝒍 𝒙𝒇 = 𝟏𝟎−𝒑𝑯 . 𝑽 =
𝒙𝒎𝒂𝒙 = 𝟑, 𝟓 × 𝟏𝟎−𝟑 𝒎𝒐𝒍 𝒙𝒇 = 𝟏𝟎−𝟏,𝟒𝟓 × 𝟏𝟎𝟎 × 𝟏𝟎−𝟑
𝒙𝒇 = 𝟑, 𝟓 × 𝟏𝟎−𝟑 𝒎𝒐𝒍
On constate que 𝒙𝒎𝒂𝒙 = 𝒙𝒇 donc cette réaction est totale .
𝒙𝒇
❺ On calcule le taux d’avancement final de cette réaction : 𝝉 = 𝒙 = 𝟏 = 𝟏𝟎𝟎%
𝒎𝒂𝒙
On conclut que si la réaction est totale , le taux d’avancement est égale à 𝟏𝟎𝟎%

❖ Conclusion
Transformation totale est dont l’évolution s’arrête par la disparition complète d’au moins
un des réactifs du système chimique .
Pour une transformation totale on a : 𝒙𝒇 = 𝒙𝒎𝒂𝒙

 Mise en évidence la transformation limitée


❖ Activité
Dans une fiole jaugée de 𝟓𝟎𝟎𝒎𝑳 , on verse un volume 𝑽 = 𝟏𝒎𝑳 d’acide éthanoïque pur
𝑪𝑯𝟑 𝑪𝑶𝑶𝑯 , et on complète avec l’eau distillée jusqu’au trait de jauge , et on obtient une
solution aqueuse de l’acide éthanoïque . À l’aide d’un pH-mètre on mesure le 𝒑𝑯 de cette
solution on trouve la valeur : 𝒑𝑯 = 𝟑, 𝟏𝟎
Les couples mis en jeu sont : 𝑪𝑯𝟑 𝑪𝑶𝑶𝑯(𝒂𝒒) /𝑪𝑯𝟑 𝑪𝑶𝑶− +
(𝒂𝒒) et 𝑯𝟑 𝑶(𝒂𝒒) /𝑯𝟐 𝑶(𝒍)
Exploitation
❶ Calculer la quantité de matière initiale d’acide éthanoïque .
❷ Écrire l’équation de la réaction acido-basique entre l’acide éthanoïque et l’eau .
❸ Dresser le tableau d’avancement de cette réaction , et déterminer l’avancement maximal
𝒙𝒎𝒂𝒙 de cette réaction .
❹ Déterminer l’avancement final 𝒙𝒇 de cette réaction , et la comparer avec la valeur de 𝒙𝒎𝒂𝒙 .
Que peut-on déduire ?
❺ Calculer la valeur du taux d’avancement final 𝝉 en % de cette réaction et conclure .
▪ La masse volumique de l’eau 𝝆𝒆𝒂𝒖 = 𝟏𝒈𝒄𝒎−𝟑.
Données : ▪ La masse molaire de l’acide d’éthanoïque : 𝑴 = 𝟔𝟎, 𝟎𝟓𝒈. 𝒎𝒐𝒍−𝟏 .
▪ La densité de la acide d’éthanoïque étudié : 𝒅 = 𝟏, 𝟎𝟓
❶ On calcule la quantité de matière de l’acide éthanoïque .
𝒎 𝝆𝒆𝒂𝒖 .𝒅.𝑽 𝟏×𝟏,𝟎𝟓×𝟏 𝐭(𝐬)
On 𝒏𝟎 𝑪𝑯𝟑 𝑪𝑶𝑯𝑶 = 𝑴 = A.N : 𝒏𝟎 𝑪𝑯𝟑 𝑪𝑶𝑯𝑶 =
𝑴 𝟔𝟎
𝝆.𝑽 𝝆𝒆𝒂𝒖 .𝒅.𝑽
Donc : 𝒏𝟎 𝑪𝑯𝟑 𝑪𝑶𝑯𝑶 = = 𝒏𝟎 𝑪𝑯𝟑 𝑪𝑶𝑯𝑶 = 𝟏, 𝟕𝟓 × 𝟏𝟎−𝟐 𝒎𝒐𝒍
𝑴 𝑴

Chimie 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟏𝟒𝟏


❷ L’équation de réaction acidobasique de l’acide éthanoïque avec l’eau :
𝑪𝑯𝟑 𝑪𝑶𝑶𝑯(𝒂𝒒) + 𝑯𝟐 𝑶(𝒂𝒒) → 𝑯𝟑 𝑶+ −
(𝒂𝒒) + 𝑪𝑯𝟑 𝑪𝑶𝑶(𝒂𝒒)
❸ Le tableau d’avancement de la réaction étudiée .

Équation 𝑪𝑯𝟑 𝑪𝑶𝑶𝑯(𝒂𝒒) + 𝑯𝟐 𝑶(𝒂𝒒) ⟶ 𝑯𝟑 𝑶+ −


(𝒂𝒒) + 𝑪𝑯𝟑 𝑪𝑶𝑶(𝒂𝒒)

État Avancement Les quantités de matière en mole (mol)

Initial 0 𝒏𝟎 𝑪𝑯𝟑 𝑪𝑶𝑯𝑶 𝟎 𝟎

En excès
Intermédiaire 𝑥 𝒏𝟎 𝑪𝑯𝟑 𝑪𝑶𝑯𝑶 − 𝒙 𝒙 𝒙

Final 𝑥𝑓 𝒏𝟎 𝑪𝑯𝟑 𝑪𝑶𝑯𝑶 − 𝑥𝑓 𝑥𝑓 𝑥𝑓

❹ On détermine l’avancement maximal


On détermine l’avancement final
Si la réaction est totale , le réactif limitant
𝒙 𝒇 = 𝒏 𝒇 𝑯𝟑 𝟎 = 𝑯𝟑 𝟎 𝒇 . 𝑽
est 𝑯𝑪𝒍(𝒈) ( l’eau est en excès ) Donc
𝒙𝒇 = 𝟏𝟎−𝒑𝑯 . 𝑽 =
𝒏𝟎 𝑪𝑯𝟑 𝑪𝑶𝑯𝑶 − 𝒙𝒎𝒂𝒙 = 0
⇔ 𝒙𝒎𝒂𝒙 = 𝒏𝟎 𝑪𝑯𝟑 𝑪𝑶𝑯𝑶 𝒙𝒇 = 𝟏𝟎−𝟑,𝟏𝟎 × 𝟓𝟎𝟎 × 𝟏𝟎−𝟑
⇔ 𝒙𝒎𝒂𝒙 = 𝟏, 𝟕𝟓 × 𝟏𝟎−𝟐 𝒎𝒐𝒍 𝒙𝒇 = 𝟑, 𝟗𝟕 × 𝟏𝟎−𝟒 𝒎𝒐𝒍

On constate que 𝒙𝒇 < 𝒙𝒎𝒂𝒙, alors l’acide éthanoïque 𝑪𝑯𝟑 𝑪𝑶𝑶𝑯 n’est pas consommé
totalement . On dit que la transformation n’est pas totale ou limitée
❺ On calcule la valeur du taux d’avancement final associé à cette réaction
𝒙𝒇 𝟑,𝟗𝟕×𝟏𝟎−𝟒
On a : 𝝉 = 𝒙 = 𝟏,𝟕𝟓×𝟏𝟎−𝟐
𝒎𝒂𝒙
𝝉 = 𝟐, 𝟐𝟕 × 𝟏𝟎−𝟐 = 𝟐, 𝟐𝟕%
On conclut que le taux d’avancement final d’une transformation limitée est : 𝝉 < 𝟏𝟎𝟎%

❖ Conclusion
Transformation non totale ou limitée est dont l’évolution s’arrête sans disparition de tout
réactifs du système chimique .
Pour une transformation limitée on a : 𝒙𝒇 < 𝒙𝒎𝒂𝒙

 Le taux d’avancement final


❖ Définition
Le taux d’avancement final 𝝉 d’une réaction chimique est égale au quotient de
𝒙𝒇
l’avancement final 𝒙𝒇 par l’avancement maximale 𝒙𝒎𝒂𝒙 de cette réaction : 𝝉 = 𝒙𝒎𝒂𝒙
𝝉 : est une grandeur sans unité et 𝟎 ≤ 𝝉 ≤ 𝟏 et peut être exprimé en pourcentage .

❖ Utilisation du taux d’avancement final


Le taux d’avancement final 𝝉 permet de distinguer la transformation limitée de la
transformation totale tel que :
• Si 𝝉 < 𝟏 : alors la transformation étudiée est limitée .
• Si 𝝉 = 𝟏 : alors la transformation étudiée est totale .

Chimie 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟏𝟒𝟐


 Sens d’évolution d’un système chimique
❖ Activité
On prépare une solution aqueuse (S) de l’acide
éthanoïque 𝑪𝑯𝟑 𝑪𝑶𝑶𝑯 de concentration
𝐂 = 𝟎, 𝟎𝟏𝒎𝒐𝒍. 𝑳−𝟏 , puis on mesure le 𝒑𝑯 de cette
solution et on obtient 𝒑𝑯 = 𝟑, 𝟒𝟎 .
On verse dans deux béchers A et B le même volume
𝑽 = 𝟐𝟎𝒎𝑳 de la solution (S) .
On ajoute avec précaution , dans le bécher A quelques
gouttes d’acide éthanoïque 𝑪𝑯𝟑 𝑪𝑶𝑶𝑯 ,et on observe
que le 𝒑𝑯 prend la valeur 𝒑𝑯 = 𝟐, 𝟗𝟐 .
On ajoute dans le bécher B , des cristaux d’éthanoate
de sodium 𝑪𝑯𝟑 𝑪𝑶𝑶𝑯𝐍𝐚 , on observe que le 𝒑𝑯 prend la valeur 𝒑𝑯 = 𝟒, 𝟐𝟏
Exploitation
❶ Écrire l’équation acido-basique qui se fait pendant la préparation de la solution (S) .
❷ Déterminer le sens d’évolution du système chimique dans le bécher A .
❸ Déterminer le sens d’évolution du système chimique dans le bécher B .
❹ Que peut-on déduire ?

❶ L’équation de la réaction acidobasique qui se produit lors de préparation de la solution (S) .


𝑪𝑯𝟑 𝑪𝑶𝑶𝑯(𝒂𝒒) + 𝑯𝟐 𝑶(𝒂𝒒) → 𝑯𝟑 𝑶+ −
(𝒂𝒒) + 𝑪𝑯𝟑 𝑪𝑶𝑶(𝒂𝒒)
❷ On remarque que : 𝒑𝑯𝑨 < 𝒑𝑯𝑺 c-à-d la concentration des ions d’oxonium 𝑯𝟑 𝑶 dans le
bécher A est supérieur à celle dans le bécher (S) . Donc le système contenant le bécher A
a évolué dans le sens de formation des ions 𝑯𝟑 𝑶 c’est le sens direct .
𝑪𝑯𝟑 𝑪𝑶𝑶𝑯(𝒂𝒒) + 𝑯𝟐 𝑶(𝒂𝒒) → 𝑯𝟑 𝑶+ −
(𝒂𝒒) + 𝑪𝑯𝟑 𝑪𝑶𝑶(𝒂𝒒)
❸ On remarque que : 𝒑𝑯𝑩 < 𝒑𝑯𝑺 c-à-d la concentration des ions d’oxonium 𝑯𝟑 𝑶 dans le
bécher B est inférieur celle dans le bécher (S) . Donc le système contenant le bécher B
a évolué dans le sens de consommation des ions 𝑯𝟑 𝑶 c’est le sens indirect.
𝑯𝟑 𝑶+ −
(𝒂𝒒) + 𝑪𝑯𝟑 𝑪𝑶𝑶(𝒂𝒒) → 𝑪𝑯𝟑 𝑪𝑶𝑶𝑯(𝒂𝒒) + 𝑯𝟐 𝑶(𝒂𝒒)
❹ On déduit que la transformation chimique limitée peut se produire dans les deux sens
c’est pour cette raison que on la modélise par deux flèches (⇌)
𝑪𝑯𝟑 𝑪𝑶𝑶𝑯(𝒂𝒒) + 𝑯𝟐 𝑶(𝒂𝒒) ⇌ 𝑯𝟑 𝑶+ −
(𝒂𝒒) + 𝑪𝑯𝟑 𝑪𝑶𝑶(𝒂𝒒)

❖ Conclusion
Au cours de chaque transformation limitée une réaction se produite dans les deux sens
(sens direct et sens indirect de l’équation de la réaction ) . On l’exprime par l’écriture

suivante : 𝒂𝑨 + 𝒃𝑩 ⇌ 𝒄𝑪 + 𝒅𝑫

Chimie 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟏𝟒𝟑


 État d’équilibre d’un système chimique
❖ Définition
À l’état final d’une transformation limitée , le système cesse de s’évoluer et se caractérise
par la présence de tous les réactifs et les produits à des proportions fixes (les quantités de
matière des réactifs et des produits deviennent constantes ) au cour du temps . Cet état est
appelé : état d’équilibre dynamique

❖ Interprétation de l’état d’équilibre



On considère la transformation chimique suivante : 𝒂𝑨 + 𝒃𝑩 ⇌ 𝒄𝑪 + 𝒅𝑫

À l’état initial , le système contient les espèces chimiques 𝑨 et 𝑩 , et la réaction se produit
dans le sens  avec une vitesse 𝒗𝟏 .
Au cours du temps l’avancement du système augmente et par conséquence :
▪ Les quantités de matière des espèces chimiques 𝑨 et 𝑩 ainsi que les chocs entre
elles diminuent donc la vitesse 𝒗𝟏 diminue aussi .
▪ Les espèces chimiques 𝑪 et 𝑫 apparaissent et la réaction se produit dans le sens 
avec une vitesse 𝒗𝟐 , et leurs quantités de matière ainsi que les chocs entre elles
augmentent donc augmentation de 𝒗𝟐 .
Lorsque les deux vitesses 𝒗𝟏 et 𝒗𝟐 s’égalisent : le système n’évolue plus . C’est l’état
d’équilibre dynamique .

Chimie 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟏𝟒𝟒


Série d’exercices

Exercice 𝟏
Un volume 𝑽 = 𝟓𝟎, 𝟎 𝒎𝑳 d’une solution aqueuse a été obtenu en apportant
𝒏𝟏 = 𝟐, 𝟓𝟎𝒎𝒎𝒐𝒍 d’acide méthanoïque 𝑯𝑪𝑶𝑶𝑯(𝒂𝒒) et 𝒏𝟐 = 𝟓𝒎𝒎𝒐𝒍 d’éthanoate de sodium
(𝑵𝒂+𝒂𝒒 + 𝑪𝑯𝟑 𝑪𝑶𝑶−𝒂𝒒 ) . Dans l’état d’équilibre, à 𝟐𝟓°𝑪, sa conductivité vaut
𝝈 = 𝟎, 𝟗𝟕𝟑𝑺. 𝒎−𝟏 .
❶ Écrire l’équation de la réaction et établir son tableau d’avancement.
❷ Exprimer la conductivité 𝝈 en fonction de l’avancement 𝒙é𝒒 dans l’état d’équilibre.
En déduire la valeur de 𝒙é𝒒 .
❸ Déterminer, à l’état d’équilibre, les concentrations molaires effectives des espèces
chimiques participant à la réaction.
❹ Calculer la valeur du 𝝉 taux d’avancement final , conclure .
Données : Les conductivités molaires ioniques à 𝟐𝟓°𝑪 :
𝝀 𝑪𝑯𝟑 𝑪𝑶𝑶− = 𝝀𝟏 = 𝟒, 𝟎𝟗 × 𝟏𝟎−𝟑 𝑺. 𝒎𝟐 . 𝒎𝒐𝒍−𝟏 ; 𝝀 𝐇𝑪𝑶𝑶− = 𝝀𝟐 = 𝟓, 𝟒𝟔 × 𝟏𝟎−𝟑 𝑺. 𝒎𝟐 . 𝒎𝒐𝒍−𝟏
; 𝝀(𝑵𝒂+ ) = 𝝀𝟑 = 𝟓, 𝟎𝟏 × 𝟏𝟎−𝟑 𝑺. 𝒎𝟐 . 𝒎𝒐𝒍−𝟏

Exercice 𝟐
Dans une fiole jaugée de volume 𝑽𝟎 = 𝟏𝟎𝟎𝒎𝑳, on introduit une masse 𝒎 d’acide éthanoïque
𝑪𝑯𝟑 𝑪𝑶𝑶𝑯 , puis on complète cette fiole avec de l’eau distillée jusqu’au trait de jauge et on
l’homogénéise; On obtient une solution 𝑺𝟎 d’acide éthanoïque de concentration molaire
𝑪𝟎 = 𝟓 × 𝟏𝟎−𝟐 𝒎𝒐𝒍. 𝑳−𝟏 . 𝑴 𝑪𝑯𝟑 𝑪𝑶𝑶𝑯 = 𝟔𝟎𝒈. 𝒎𝒐𝒍−𝟏
❶ Calculer la masse 𝒎 .
❷ Ecrire l’équation de la réaction acido-basique de l’acide éthanoïque avec d’eau.
❸ Construire le tableau d’avancement, en fonction de 𝑪𝟎 , 𝑽𝟎 , 𝒙é𝒒 .
❹ Exprimer le taux d’avancement final 𝝉𝟎 en fonction de la concentration en ions oxonium à
l’équilibre 𝑯𝟑 𝑶+
(𝒂𝒒) et 𝑪𝟎 .
é𝒒
❺ La mesure de la conductivité de la solution 𝑺𝟎 donne 𝝈𝟎 = 𝟑𝟒, 𝟑𝒎𝑺. 𝒎−𝟏 à 𝟐𝟓°𝑪.
𝒂 −Exprimer la conductivité 𝝈𝟎 de la solution 𝑺𝟎 , à l’état d’équilibre en fonction des
conductivités molaires ioniques des ions présents et de la concentration 𝑯𝟑 𝑶+ (𝒂𝒒) .
é𝒒
𝒃 − Calculer le 𝒑𝑯 de la solution et déduire la valeur du 𝝉𝟎 taux d’avancement final de la
réaction.
❻ On réalise la même étude, en utilisant une solution 𝑺𝟏 d’acide éthanoïque de
concentration 𝑪𝟏 = 𝟓 × 𝟏𝟎−𝟑 𝒎𝒐𝒍. 𝑳−𝟏 . La mesure de la conductivité de cette solution est :
𝝈𝟏 = 𝟏𝟎, 𝟕𝒎𝑺. 𝒎−𝟏 à 𝟐𝟓°𝑪. Calculer 𝝉𝟎 le taux d’avancement de la réaction.
❼En déduire l’influence de la concentration de la solution sur le taux d’avancement.
Données : Les conductivités molaires ioniques à 𝟐𝟓°𝑪 :
𝝀 𝑪𝑯𝟑 𝑪𝑶𝑶− = 𝝀𝟏 = 𝟒, 𝟎𝟗 × 𝟏𝟎−𝟑 𝑺. 𝒎𝟐 . 𝒎𝒐𝒍−𝟏 et 𝝀 𝑯𝟑 𝑶+ = 𝝀𝟐 = 𝟑𝟓 × 𝟏𝟎−𝟑 𝑺. 𝒎𝟐 . 𝒎𝒐𝒍−𝟏

Chimie 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟏𝟒𝟓


Chimie 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟏𝟒𝟔
Chimie 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟏𝟒𝟕
Chimie 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟏𝟒𝟖
Unité 4
État d’équilibre d’un système

Chimie
chimique

Situation-problème

Un état d'équilibre d’un système chimique est l'état dans lequel les
réactifs et les produits présentent en quantités constantes .
• Quelle est la grandeur qui caractérise un état
Objectifs
d’équilibre ?

Objectifs

Définir et savoir déterminer le quotient de réaction dans un état


donné .
Connaitre la constante d’équilibre d’un système chimique .
Connaître les facteurs influençant le taux d’avancement final .

Chimie 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟏𝟒𝟗


𝐈 Le quotient de réaction
 Définitions
Le quotient de réaction est une grandeur caractérisant un système chimique dans un état
donné .
On considère la réaction chimique suivante : 𝒂𝑨(𝒂𝒒) + 𝒃𝑩(𝒂𝒒) ⇌ 𝒄𝑪(𝒂𝒒) + 𝒅𝑫(𝒂𝒒)
𝑪 𝒄. 𝑫𝒅
Le quotient de réaction associé à cette réaction est : 𝑸𝒓 = 𝒂. 𝑩 𝒃
𝑨
𝑨 , 𝑩 , 𝑪 et 𝑫 : sont les concentrations molaires effectives en 𝒎𝒐𝒍. 𝑳−𝟏
𝒂 , 𝒃 , 𝒄 et 𝒅 : sont les coefficients stœchiométriques .
𝑸𝒓 : est une grandeur sans unité .

❖ Remarque
▪ 𝑯𝟐 𝑶 = 𝟏 : dans le cas d’une solution aqueuse (𝑯𝟐 𝑶 est le solvant ) .
▪ 𝑿 = 𝟏 : Si 𝑿 est un solide .

❖ Application
❶ Donner l’expression du quotient de la réaction associée à chacune des réactions
suivantes :
❖ 𝑯𝑪𝑶𝑶− −
(𝒂𝒒) + 𝑪𝑯𝟑 𝑪𝑶𝑶𝑯(𝒂𝒒) ⇌ 𝑪𝑯𝟑 𝑪𝑶𝑶(𝒂𝒒) + 𝑯𝑪𝑶𝑶𝑯(𝒂𝒒)

❖ 𝑯𝟐 𝑶𝟐(𝒂𝒒) + 𝟐𝑰− +
(𝒂𝒒) + 𝟐𝑯(𝒂𝒒) ⇌ 𝑰𝟐(𝒂𝒒) + 𝟐𝑯𝟐 𝑶(𝒍)

❖ 𝑯𝟐 𝑶(𝒍) + 𝑪𝟔 𝑯𝟓 𝑪𝑶𝑶𝑯(𝒂𝒒) ⇌ 𝑪𝟔 𝑯𝟓 𝑪𝑶𝑶− +


(𝒂𝒒) + 𝑯𝟑 𝑶 (𝒂𝒒)

❖ 𝑺𝟐 𝑶𝟐− − 𝟐−
𝟖(𝒂𝒒) 𝟐𝑰(𝒂𝒒) ⇌ 𝟐𝑺𝑶𝟒(𝒂𝒒) + 𝑰𝟐(𝒂𝒒)

❖ 𝑪𝒖𝟐+ 𝟐+
(𝒂𝒒) + 𝒁𝒏(𝒔) ⇌ 𝒁𝒏(𝒂𝒒) + 𝑪𝒖(𝒔)

❖ 𝟑𝑨𝒈+ 𝟑+
(𝒂𝒒) + 𝑨𝒍(𝒔) ⇌ 𝑨𝒍(𝒂𝒒) + 𝑨𝒈(𝒔)

❖ 𝑯𝟑 𝑶+ (𝒂𝒒) + 𝑯𝑶−
(𝒂𝒒) ⇌ 𝟐𝑯𝟐 𝑶(𝒍)
 Un système chimique de volume 𝑽 = 𝟓𝟎𝒎𝑳 , contient initialement une quantité
𝒏𝟏 = 𝟒. 𝟏𝟎−𝟒 𝒎𝒐𝒍 d’iodure de potassium 𝑲+ − −𝟒
(𝒂𝒒) + 𝑰(𝒂𝒒) , et une quantité 𝒏𝟐 = 𝟏. 𝟏𝟎 𝒎𝒐𝒍
de peroxosulfate de sodium 𝟐𝑵𝒂+ 𝟐−
(𝒂𝒒) + 𝑺𝟐 𝑶𝟖(𝒂𝒒) . Une réaction lente et totale se produit ,
son équation est : 𝟐𝑰− 𝟐− 𝟐−
(𝒂𝒒) + 𝑺𝟐 𝑶𝟖(𝒂𝒒) → 𝑰𝟐 + 𝟐𝑺𝑶𝟒(𝒂𝒒)
𝒂 − Dresser le tableau d’avancement associée à cette réaction et déduire son avancement
maximale .
𝒃 − Donner l’expression du quotient de réaction associé à la réaction étudiée .
𝒄 − En exploitant le tableau d’avancement trouver l’expression de 𝑸𝒓 en fonction de
l’avancement 𝒙 de la réaction .
𝒅 − Calculer les valeurs du quotient de réaction aux instants 𝒕 = 𝟎 et 𝐭 = 𝒕𝟏Τ𝟐

Chimie 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟏𝟓𝟎


❶ L’expression du quotient de la réaction associée à chacune des réactions suivantes :
𝑪𝑯𝟑 𝑪𝑶𝑶−
(𝒂𝒒) . 𝑯𝑪𝑶𝑶𝑯(𝒂𝒒) 𝑰𝟐(𝒂𝒒) . 𝑯𝑪𝑶𝑶𝑯(𝒂𝒒) 𝑪𝟔 𝑯𝟓𝑪𝑶𝑶− +
(𝒂𝒒) . 𝑯𝟑 𝑶 (𝒂𝒒)
𝑸𝒓𝟏 = , 𝑸𝒓𝟐 = 𝟐 𝟐 , 𝑸𝒓𝟑 =
𝑯𝑪𝑶𝑶−
(𝒂𝒒) . 𝑪𝑯𝟑 𝑪𝑶𝑶𝑯(𝒂𝒒) 𝑯𝟐 𝑶𝟐(𝒂𝒒) . 𝑰− + 𝑪𝟔 𝑯𝟓 𝑪𝑶𝑶−
(𝒂𝒒) . 𝑯(𝒂𝒒) (𝒂𝒒)

𝟐
𝑰𝟐(𝒂𝒒) . 𝑺𝑶𝟐−
𝟒(𝒂𝒒) 𝒁𝒏𝟐+
(𝒂𝒒) 𝑨𝒍𝟑+
(𝒂𝒒)
𝑸𝒓𝟒 = 𝟐 , 𝑸𝒓𝟓 = , 𝑸𝒓𝟔 = 𝟑 ,
𝑺𝟐 𝑶𝟐− − 𝑪𝒖𝟐+ 𝑨𝒈+
𝟖(𝒂𝒒) . 𝑰(𝒂𝒒) (𝒂𝒒) (𝒂𝒒)

𝑸𝒓𝟕 = 𝑯𝟑 𝑶+ (𝒂𝒒) . 𝑯𝑶−


(𝒂𝒒)

𝒂 − Le tableau d’avancement associée à cette réaction.
Équation 𝟐𝑰−
(𝒂𝒒) + 𝑺𝟐 𝑶𝟐−
𝟖(𝒂𝒒) → 𝑰𝟐 + 𝟐𝑺𝑶𝟐−
𝟒(𝒂𝒒)

État Avancement Les quantités de matière en mole (mol)

Initial 𝟎 𝟒. 𝟏𝟎−𝟒 𝟏. 𝟏𝟎−𝟒 𝟎 𝟎

Intermédiaire 𝒙 𝟒. 𝟏𝟎−𝟒 𝟏. 𝟏𝟎−𝟒 − 𝒙 𝒙 𝟐𝒙


− 𝟐𝒙
Final 𝒙𝒎 𝟒. 𝟏𝟎−𝟒 𝟏. 𝟏𝟎−𝟒 𝒙𝒎 𝟐𝒙𝒎
− 𝒙𝒎 − 𝒙𝒎

Déterminons l’avancement maximal 𝒙𝒎𝒂𝒙 de la réaction.


❖ Si 𝑰−
(𝒂𝒒) est le réactif limitant, alors: 𝟒. 𝟏𝟎
−𝟒
− 𝟐𝒙𝒎𝟏
−4
Donc : 𝒙𝒎𝟏 = 2 × 𝟏𝟎 𝑚𝑜𝑙
❖ Si 𝑺𝟐 𝑶𝟐−
𝟖(𝒂𝒒) est le réactif limitant, alors 𝟏 × 𝟏𝟎
−𝟒
− 𝒙𝒎𝟐
−𝟒
Donc: 𝒙𝒎𝟐 = 𝟏 × 𝟏𝟎 𝒎𝒐𝒍
❖ Puisque 𝒙𝒎𝟐 < 𝒙𝒎𝟏 donc 𝒙𝒎 = 𝒙𝒎𝟐 = 1 × 𝟏𝟎−4 𝑚𝑜𝑙.
𝒃 − L’expression du quotient de réaction associé à la réaction étudiée:
𝟐
𝑰𝟐(𝒂𝒒) . 𝑺𝑶𝟐−
𝟒(𝒂𝒒)
𝑸𝒓 = 𝟐
𝑺𝟐 𝑶𝟐− −
𝟖(𝒂𝒒) . 𝑰(𝒂𝒒)

𝒄 − Trouvons l’expression de 𝑸𝒓 en fonction de l’avancement 𝒙 de la réaction.


𝟐
𝑰𝟐(𝒂𝒒) . 𝑺𝑶𝟐−
𝟒(𝒂𝒒)
On a : 𝑸𝒓 = 𝟐
𝑺𝟐 𝑶𝟐− −
𝟖(𝒂𝒒) . 𝑰(𝒂𝒒)
𝒏(𝑺𝟐 𝑶𝟐−
𝟖(𝒂𝒒) ) 𝟏.𝟏𝟎−𝟒−𝒙
D’après le tableau d’avancement, on a : 𝑺𝟐 𝑶𝟐−
𝟖(𝒂𝒒) = = et
𝑽 𝑽
𝒏(𝑰−
(𝒂𝒒) ) 𝟒.𝟏𝟎−𝟒−𝒙 𝒏(𝑰𝟐 ) 𝒙 𝒏(𝑺𝑶𝟐−
𝟒(𝒂𝒒) ) 𝟐𝒙
𝑰−
(𝒂𝒒) = = et 𝑰𝟐(𝒂𝒒) = = 𝑽 et 𝑺𝑶𝟐−
𝟒(𝒂𝒒) = = .
𝑽 𝑽 𝑽 𝑽 𝑽
𝒙 𝟐𝒙 𝟐
𝑽 𝑽
.( ) 𝟒.𝒙𝟑
Donc : 𝑸𝒓 = 𝟏.𝟏𝟎−𝟒 −𝒙 𝟒.𝟏𝟎−𝟒 −𝒙 𝟐
= (𝟒.𝟏𝟎−𝟒 −𝒙)(𝟏.𝟏𝟎−𝟒 −𝒙)𝟐
( )( )
𝑽 𝑽
𝒅 − Calculons les valeurs du quotient de réaction aux instants 𝒕 = 𝟎 et 𝐭 = 𝒕𝟏Τ𝟐
𝟒×𝟎 𝟒×𝒙𝒎 𝟑
𝑸𝒓𝟎 = (𝟒.𝟏𝟎−𝟒−𝟎)(𝟏.𝟏𝟎−𝟒 −𝟎) et 𝑸𝒓𝒕𝟏Τ𝟐 = 𝒙 𝒙 = 𝟒, 𝟓𝟕 × 𝟏𝟎−𝟑
(𝟒.𝟏𝟎−𝟒− 𝒎 )(𝟏.𝟏𝟎−𝟒 − 𝒎 )𝟐
𝟐 𝟐

Chimie 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟏𝟓𝟏


 Quotient de réaction à l’état d’équilibre
On appelle quotient de réaction à l’équilibre 𝑸𝒓,é𝒒la valeur que prend le quotient de réaction
lorsque l’état d’équilibre du système est attient .
On considère la réaction chimique suivante : 𝒂𝑨(𝒂𝒒) + 𝒃𝑩(𝒂𝒒) ⇌ 𝒄𝑪(𝒂𝒒) + 𝒅𝑫(𝒂𝒒)
𝑪 𝒄 é𝒒 . 𝑫 𝒅 é𝒒
Le quotient de réaction à l’équilibre associé à cette réaction est : 𝑸𝒓,é𝒒 =
𝑨 𝒂 é𝒒 . 𝑩 𝒃 é𝒒
𝑨 é𝒒 , 𝑩 é𝒒 , 𝑪 é𝒒 et 𝑫 é𝒒: sont les concentrations molaires effectives à des espèces
chimiques à l’état d’équilibre en 𝒎𝒐𝒍. 𝑳−𝟏

 La constante d’équilibre
❖ Activité
Mise en évidence de la constante d’équilibre
On prépare trois solutions aqueuses , d’acide éthanoïque 𝑪𝑯𝟑 𝑪𝑶𝑶𝑯, de volume 𝑽 et de
différentes concentrations molaires .
On mesure les conductivités des solutions d’éthanoïque présentes à la température 𝟐𝟓°𝑪 .
On note les résultats obtenus dans le tableau ci-contre .
Données : 𝑪𝒊 (𝒎𝒎𝒐𝒍. 𝑳−𝟏 ) 𝟏 𝟓 𝟓𝟎
Les conductivités molaires ioniques à 𝟐𝟓°𝑪 :
𝝀 𝑪𝑯𝟑 𝑪𝑶𝑶− = 𝝀𝟏 = 𝟒, 𝟎𝟗 × 𝟏𝟎−𝟑 𝑺. 𝒎𝟐 . 𝒎𝒐𝒍−𝟏
𝝀 𝑯𝟑 𝑶+ = 𝝀𝟐 = 𝟑𝟓 × 𝟏𝟎−𝟑 𝑺. 𝒎𝟐 . 𝒎𝒐𝒍−𝟏 𝝈é𝒒 (𝒎𝑺. 𝒎−𝟏 ) 𝟒, 𝟗 𝟏𝟏, 𝟒 𝟑𝟕, 𝟐

❶ Écrire l’équation de la réaction acido-basique de l’acide éthanoïque avec d’eau.


❷ Construire le tableau d’avancement, en fonction de 𝑪, 𝑽 , 𝒙 et 𝒙é𝒒 ( l’avancement à l’état
d’équilibre).
❸ Exprimer le taux d’avancement final 𝛕 en fonction de 𝝈é𝒒 et 𝑪 et les conductivités
molaires ioniques 𝝀𝟏 et 𝝀𝟐 .
❹ Montrer que le quotient de la réaction à l’équilibre s’écrit sous la forme suivante :
𝑪𝝉𝟐
𝑸é𝒒 =
𝟏−𝝉
❺ Calculer le quotient de réaction à l’équilibre pour chaque solution . Que peut-on déduire ?
❶ L’équation de réaction acidobasique de l’acide éthanoïque avec l’eau :
𝑪𝑯𝟑 𝑪𝑶𝑶𝑯(𝒂𝒒) + 𝑯𝟐 𝑶(𝒂𝒒) → 𝑯𝟑 𝑶+ −
(𝒂𝒒) + 𝑪𝑯𝟑 𝑪𝑶𝑶(𝒂𝒒)
❷ Le tableau d’avancement de la réaction étudiée.
Équation 𝑪𝑯𝟑 𝑪𝑶𝑶𝑯(𝒂𝒒) + 𝑯𝟐 𝑶(𝒂𝒒) ⟶ 𝑯𝟑 𝑶+ −
(𝒂𝒒) + 𝑪𝑯𝟑 𝑪𝑶𝑶(𝒂𝒒)

État Avancement Les quantités de matière en mole (mol)


Initial 0 𝑪𝑽 𝟎 𝟎
Intermédiaire 𝒙 𝑪𝑽 − 𝒙 𝒙 𝒙
Final 𝒙é𝒒 𝑪𝑽 − 𝒙é𝒒 𝒙é𝒒 𝒙é𝒒
❸ La conductivité de la solution à l’état d’équilibre est : 𝝈é𝒒 = 𝝀𝟏 𝑪𝑯𝟑 𝑪𝑶𝑶− é𝒒 + 𝝀𝟐 𝑯𝟑 𝑶+ é𝒒
Et d’après le tableau d’avancement on a : 𝒏é𝒒 𝑪𝑯𝟑 𝑪𝑶𝑶− = 𝒏é𝒒 𝑪𝑯𝟑 𝑪𝑶𝑶−
Et puisque le volume de la solution est constant on aura : 𝑪𝑯𝟑 𝑪𝑶𝑶− é𝒒 = 𝑯𝟑 𝑶+ é𝒒
𝝈é𝒒
D’où : 𝝈é𝒒 = (𝝀𝟏 + 𝝀𝟐 ) 𝑯𝟑 𝑶+ é𝒒 ⟺ 𝑯𝟑 𝑶+ é𝒒 = (𝝀𝟏+𝝀𝟐 )
𝒙é𝒒
Le taux d’avancement final associé à cette réaction est : 𝝉 =
𝒙𝒎𝒂𝒙

Chimie 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟏𝟓𝟐


Si la réaction est totale , le réactif limitant ❺ On calcule la valeur de
est 𝑪𝑯𝟑 𝑪𝑶𝑯𝑶( l’eau est en excès ) 𝑸é𝒒 pour la solution (𝑺𝟏 )
Donc : 𝑪𝑽 − 𝒙𝒎𝒂𝒙 = 0 ⇔ 𝒙𝒎𝒂𝒙 = 𝑪. 𝑽 𝝈é𝒒𝟏
𝝉𝟏 =
Et d’après le tableau d’avancement on a : 𝝀𝟏 +𝝀𝟐 𝑪𝟏
𝟒,𝟗×𝟏𝟎−𝟑×𝟏𝟎−𝟑
𝒙é𝒒 = 𝒏é𝒒 𝑯𝟑 𝟎 = 𝑯𝟑 𝟎 é𝒒 . 𝑽 A.N: 𝝉𝟏 = 𝟑𝟓+𝟒,𝟎𝟗 ×𝟏𝟎−𝟑×𝟏×𝟏𝟎−𝟑
𝑯𝟑𝟎 é𝒒 .𝑽 𝑯𝟑 𝟎 é𝒒
Donc : 𝝉 = = On trouve:𝝉𝟏 = 𝟏𝟐, 𝟓𝟑 × 𝟏𝟎−𝟐 = 𝟏𝟐, 𝟓𝟑%
𝑪𝑽 𝑪
𝝈é𝒒
D’où : 𝝉 = 𝝉𝟏 𝟐 𝑪𝟏
𝝀𝟏 +𝝀𝟐 𝑪 𝑸é𝒒𝟏 = 𝟏−𝝉𝟏
❹ L’expression du quotient de réaction à (𝟏𝟐,𝟓𝟑×𝟏𝟎−𝟐)𝟐 .𝟏×𝟏𝟎−𝟑
l’état 𝑸é𝒒𝟏 = 𝟏−𝟏𝟐,𝟓𝟑×𝟏𝟎−𝟐
𝑯𝟑 𝟎 é𝒒 . 𝑪𝑯𝟑 𝑪𝑶𝑶− é𝒒 𝑸é𝒒𝟏 = 𝟏, 𝟖 × 𝟏𝟎 −𝟓
d’équilibre : 𝑸é𝒒 = 𝑪𝑯𝟑𝑪𝑶𝑯𝑶 é𝒒
avec : 𝑯𝟑 𝟎 é𝒒 = 𝑪𝑯𝟑 𝑪𝑶𝑶− é𝒒 On refait le même calcule pour les deux
autres solutions et on obtient le tableau
Et d’après le tableau d’avancement on a :
𝑪𝑽−𝒙é𝒒 𝑪𝑽− 𝑯𝟑 𝟎 é𝒒 .𝑽 ci-après
𝑪𝑯𝟑 𝑪𝑶𝑯𝑶 é𝒒 = 𝑽 = 𝑽 𝑪𝒊 (𝒎𝒎𝒐𝒍. 𝑳−𝟏 ) 𝟏 𝟓 𝟓𝟎
𝑪𝑯𝟑 𝑪𝑶𝑯𝑶 é𝒒 = 𝑪 − 𝟐𝑯𝟑 𝟎 é𝒒
𝑯𝟑 𝟎 é𝒒
Donc :𝑸é𝒒 = 𝑪− 𝑯 𝑸é𝒒 𝟏, 𝟖 × 𝟏𝟎−𝟓 𝟏, 𝟖 × 𝟏𝟎−𝟓 𝟏, 𝟖 × 𝟏𝟎−𝟓
𝟑 𝟎 é𝒒
Et d’après la question précédente on a :
𝑯𝟑 𝟎 é𝒒
𝝉= ⟺ 𝑯𝟑 𝟎 é𝒒 = 𝝉. 𝑪
𝑪
(𝝉.𝑪)𝟐 𝝉𝟐 𝑪
D’où : 𝑸é𝒒 = 𝑪−𝝉.𝑪 = 𝟏−𝝉

On déduit que la valeur du quotient de réaction à l’état d’équilibre ne dépend pas des
concentrations initiales des réactifs c’est pour cette raison qu’on l’appelle la constante
d’ équilibre

❖ Conclusion
Dans un état d’équilibre d’un système chimique , le quotient de réaction prend une valeur
constante qui ne dépend que de la température et la nature des réactifs ; cette valeur est
𝑪 𝒄 é𝒒 . 𝑫 𝒅 é𝒒
appelée la constante d’équilibre : 𝑲 = 𝑸𝒓,é𝒒 = 𝑨 𝒂 é𝒒 . 𝑩 𝒃 é𝒒

❖ Remarques
▪ La relation entre les deux constantes d’équilibre 𝑲𝟏 et 𝑲𝟐 de deux réactions qui se
𝟏
produisent dans les deux sens est : 𝑲𝟐 = .
𝑲𝟏
▪ Si 𝑲 > 𝟏𝟎𝟒 , la réaction est considérée totale .

Chimie 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟏𝟓𝟑


𝐈𝐈 Facteurs influençant la valeur du taux d’avancement final
 Influence de l’état initial du système chimique
❖ Activité
Le tableau ci-contre représente les valeurs du taux 𝑪𝒊 (𝒎𝒎𝒐𝒍. 𝑳−𝟏 ) 𝟏 𝟓 𝟓𝟎
d’avancement final 𝝉 des trois solutions d’acide
𝝉% 𝟏𝟐, 𝟓𝟑 𝟓, 𝟖𝟑 𝟏, 𝟗
éthanoïque étudiées précédemment .
❶ En exploitant ce tableau déduire l’influence de l’état initial sur la valeur du taux
d’avancement final .
La valeur du taux d’avancement final d’une transformation chimique dépend des concentrations
initiales des réactifs . Plus les concentrations initiales sont élevées plus la valeur du taux
d’avancement final de la réaction est petite .

❖ Conclusion
La valeur du taux d’avancement final d’une réaction dépend de l’état initial du système ,
plus les concentrations initiales des réactifs sont faibles plus la valeur du taux
d’avancement final est élevée .

 Influence de la constante d’équilibre


❖ Activité

Le tableau ci-contre représente les valeurs du taux d’avancement final 𝝉 des trois solutions
d’acides différentes mais elles ont la même concentration 𝑪 = 𝟎, 𝟎𝟓𝒎𝒐𝒍. 𝑳−𝟏

𝒔𝒐𝒍𝒖𝒕𝒊𝒐𝒏𝒔 𝒅𝒆 𝒄𝒐𝒏𝒄𝒆𝒏𝒕𝒓𝒂𝒓𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒂𝒄𝒊𝒅𝒆 𝒂𝒄𝒊𝒅𝒆 𝒂𝒄𝒊𝒅𝒆


𝐶 = 𝟎, 𝟎𝟓𝒎𝒐𝒍. 𝑳−𝟏 méthanoïque benzoïque Éthanoïque

𝑳𝒂 𝒄𝒐𝒏𝒔𝒕𝒂𝒏𝒕𝒆 𝒅′ é𝒒𝒖𝒊𝒍𝒊𝒃𝒓𝒆 𝑲 𝟏, 𝟖 × 𝟏𝟎−𝟒 𝟔, 𝟒 × 𝟏𝟎−𝟓 𝟏, 𝟖 × 𝟏𝟎−𝟓


à 𝟐𝟓°𝑪
𝑳𝒆 𝒕𝒂𝒖𝒙 𝒅′ 𝒂𝒗𝒂𝒏𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕 𝒇𝒊𝒏𝒍 𝝉% 𝟔% 𝟑% 𝟐%

❶ En exploitant ce tableau déduire l’influence de la constante d’équilibre K sur la valeur du


taux d’avancement final .
❶ La valeur du taux d’avancement final d’une réaction chimique dépend de la constante d’équilibre
du système, plus la constante d’équilibre est élevée , plus la valeur du taux d’avancement final est
élevée .

❖ Conclusion
La valeur du taux d’avancement final d’une réaction chimique dépend de la constante
d’équilibre du système , plus la constante d’équilibre est élevée , plus la valeur du taux
d’avancement final est élevée .

Chimie 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟏𝟓𝟒


Série d’exercices

Exercice 𝟏
Pour préparer une solution d’acide propénoïque de volume 𝑽 = 𝟐𝟎𝟎𝒎𝑳. On fait dissoudre
une masse 𝒎 = 𝟏, 𝟒𝟖𝒈 d’acide propanoïque 𝑪𝟐 𝑯𝟓 𝑪𝑶𝑶𝑯 dans l’eau distillée , puis on immerge
l’électrode de pH-mètre dans cette solution, et on trouve que : 𝒑𝑯 = 𝟑, 𝟎𝟗 .
❶ Calculer de C , la concentration initiale d’acide propanoïque .
❷ Ecrire l’équation de la réaction acido-basique de l’acide propanoïque avec d’eau.
❸ Construire le tableau d’avancement, en fonction de 𝑪, 𝑽, 𝒙 et 𝒙é𝒒 .
❹ Exprimer le taux d’avancement final 𝛕 en fonction de 𝒑𝑯 et 𝑪.
❺ Calculer la valeur de 𝛕 . La transformation est-elle totale où limitée ?
❻ Montre que l’expression du quotient de réaction à l’équilibre associé à cette réaction
𝑪.𝝉𝟐
s’écrit sous la forme suivante : 𝑸é𝒒 = 𝟏−𝝉 , et calculer sa valeur .
Données : La masse molaire de l’acide propanoïque : 𝐌 𝑪𝟐 𝑯𝟓 𝑪𝑶𝑶𝑯 = 𝟕𝟒𝒈. 𝒎𝒐𝒍−𝟏

Exercice 𝟐
L’acide formique (ou acide méthanoïque) soluble dans l’eau a pour formule semi-développée
𝑯𝑪𝑶𝑶𝑯 . On fait dissoudre une masse 𝒎 d’acide formique 𝑯𝑪𝑶𝑶𝑯 dans un volume
𝑽 = 𝟏𝟎𝟎𝒎𝑳 de l’eau distillée , et on obtient une solution aqueuse de l’acide formique de
concentration 𝑪 = 𝟏𝟎−𝟐 𝒎𝒐𝒍. 𝑳−𝟏
La masse molaire de l’acide ascorbique : 𝐌 𝑯𝑪𝑶𝑶𝑯 = 𝟒𝟔𝒈. 𝒎𝒐𝒍−𝟏
Données : Les conductivités molaires ioniques à 𝟐𝟓°𝑪 :𝝀 + = 𝟑𝟒, 𝟗 × 𝟏𝟎−𝟑 𝑺. 𝒎𝟐 . 𝒎𝒐𝒍−𝟏
𝑯𝟑 𝑶
𝝀𝐇𝑪𝑶𝑶− = 𝟓, 𝟒𝟔 × 𝟏𝟎−𝟑 𝑺. 𝒎𝟐 . 𝒎𝒐𝒍−𝟏
❶ Calculer la mase 𝒎 .
❷ Écrire l’équation de la réaction associée à la transformation de l’acide formique avec l’eau .
❸ Dresser le tableau d’avancement associé à cette réaction en fonction de 𝑪 ,𝑽 , 𝒙 et 𝒙é𝒒 .
❹ Exprimer le taux d’avancement final 𝝉 de cette réaction en fonction de 𝑪 et 𝑯𝟑 𝑶+ é𝒒 .
❺ Trouver l’expression du quotient de réaction à l’équilibre 𝑸é𝒒 en fonction de 𝑯𝟑 𝑶+ é𝒒 et 𝑪
❻ Exprimer la conductivité 𝝈 de la solution de l’acide formique à l’état d’équilibre en fonction
des conductivités molaires ioniques 𝝀𝑯𝟑 𝑶+ et 𝝀𝐇𝑪𝑶𝑶− en oxonium à l’équilibre 𝑯𝟑 𝑶+ é𝒒 .
❼ La mesure de la conductivité de la solution (𝑺) donne : 𝝈 = 𝟓𝟎𝐦𝐒. 𝒎−𝟏 . En utilisant les
relations obtenues précédemment , calculer la valeur de 𝑸é𝒒 et celle de du taux
d’avancement final 𝝉 et déduire la nature de cette réaction .
❽ On réalise la même étude , en utilisant une solution (𝑺’) de l’acide formique de
concentration 𝑪′ . Les résultats obtenus sont indiqués dans le tableau ci-dessous .
𝑪′ (𝒎𝒐𝒍. 𝑳−𝟏 ) 𝝈′(𝐦𝐒. 𝒎−𝟏 ) 𝛕(%) 𝑄′é𝑞

𝟎, 𝟏 𝟏𝟕𝟎 ? ?

𝒂 −Calculer le taux d’avancement 𝝉′ de la solution (𝑺’) .


𝒃 − Quelle est l’influence de la concentration initiale de la réaction sur la valeur du taux
d’avancement final

Chimie 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟏𝟓𝟓


Chimie 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟏𝟓𝟔
Chimie 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟏𝟓𝟕
Chimie 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟏𝟓𝟖
Transformations liées aux
Unité 5

Chimie
réactions acidobasiques dans
une solution aqueuse

Situation-problème
Pour qu’un lait soit frais , il faut que son degré d’acidité ne doive pas dépasser
une valeur spécifique .
• Comment déterminer par titrage acidobasique ,
l’acidité d’un lait ?
• Comment distingue-on les acides forts et les bases
fortes ?

Objectifs
Objectifs
Connaître la réaction d’autoprotolyse de l’eau et savoir déterminer sa constante
d’équilibre.
Savoir exploiter l’échelle de pH pour classer les solutions acides , basiques et
neutres .
Connaître la constante d’acidité un couple acide/base .
Savoir déterminer la constante d’équilibre d’ une réaction acidobasique en
fonctions des constantes d’acidité des couples acide/base
𝑨−
Connaître et exploiter la relation 𝒑𝑯 = 𝒑𝑲𝑨 + 𝒍𝒐𝒈( )
𝑯𝑨
Réaliser une titrage pH-métrique d’un acide ou d’une base .
Exploiter la courbe de pH pour déterminer les coordonnées du point d’équivalence
Choisir un indicateur coloré .

Chimie 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟏𝟓𝟗


𝐈 Le produit ionique de l’eau
 l’autoprotolyse de l’eau
❖ Activité
Des mesures montrent que le 𝒑𝑯de l’eau pure est : 𝒑𝑯 = 𝟕 à 𝟐𝟓℃ . C’est cette valeur qui
a été prise comme référence d’un milieu acide .
▪ Exploitation
❶ Calculer la concentration 𝑯𝟑 𝑶+ des ions oxonium présentes dans l’eau pure à 𝟐𝟓℃ .
❷ D’où proviennent les ions oxonium présents en très faible quantité dans l’eau pure puis
écrire l’équation de cette réaction en précisant les couples mise en jeu .
❸ Dresser le tableau d’avancement associé à cette réaction .
❹ Il s’agit d’un transfert de proton entre deux molécules d’eau . Cette réaction
acidobasique est appelée l’autoprotolyse de l’eau .
𝒂 − Déterminer à 𝟐𝟓℃ , pour un lite de l’eau pure 𝒙𝒎𝒂𝒙 et 𝒙é𝒒 .
𝒃 − Calculer la valeur du taux d’avancement final associé à la réaction d’autoprotolyse de
l’eau et conclure . Calculer sa valeur à 𝟐𝟓℃ .
𝒄 − La constante d’équilibre associée à la réaction d’autoprotolyse de l’eau est appelée le
produit ionique de l’eau .
Données : 𝝆 𝑯𝟐 𝑶 = 𝟏𝒈. 𝒎𝑳−𝟏 ; 𝑴 𝑯𝟐 𝑶 = 𝟏𝟖𝒈. 𝒎𝒐𝒍−𝟏
❶ On calcule la concentration des ions 𝑯𝟑 𝑶+ dans l’eau pur à 𝟐𝟓℃
On a : 𝑯𝟑 𝑶+ é𝒒 = 𝟏𝟎−𝒑𝑯 = 𝟏𝟎−𝟕 𝒎𝒐𝒍. 𝑳−𝟏
❷ La présence des ions 𝑯𝟑 𝑶+ dans l’eau pur est due à la réaction entre les molécules d’eau .
Cette réaction est appelée l’autoprotolyse de l’eau .
les couple mises en jeu dans cette réaction sont : 𝑯𝟑 𝑶+ −
(𝒂𝒒) /𝑯𝟐 𝑶(𝒍) et 𝑯𝟐 𝑶(𝒍) /𝑯𝑶(𝒂𝒒)
L’équation de cette réaction est : 𝟐𝑯𝟐 𝑶(𝒍) ⇄ 𝑯𝟑 𝑶+ −
(𝒂𝒒) + 𝑯𝑶(𝒂𝒒)
❸ Le tableau d’avancement associé à cette réaction .
Équation 𝟐𝑯𝟐 𝑶( 𝒂𝒒) ⟶ 𝑯𝟑 𝑶+𝒂𝒒 + 𝑯𝑶−
(𝒂𝒒)

État Avancement Les quantités de matière en mole (mol)


Initial 0 𝒏𝟎 (𝑯𝟐 𝑶) 𝟎 𝟎
Intermédiaire 𝒙 𝒏𝟎 (𝑯𝟐 𝑶) − 𝟐𝒙 𝒙 𝒙
Final 𝒙é𝒒 𝒏𝟎 (𝑯𝟐 𝑶) − 𝟐𝒙é𝒒 𝒙é𝒒 𝒙é𝒒

❹ 𝒂 − Déterminons à 𝟐𝟓℃ , pour un lite de l’eau pure 𝒙𝒎𝒂𝒙 et 𝒙é𝒒 .


Si la réaction est on aura : 𝒏𝟎 𝑯𝟐 𝑶 − 𝟐𝒙𝒎𝒂𝒙 = 𝟎
𝒏𝟎 𝑯𝟐𝑶 𝝆 𝑯𝟐 𝑶 𝑽 𝟏×𝟏𝟎𝟑 ×𝟏
Donc : 𝒙𝒎𝒂𝒙 = = 𝟐𝑴 = = 𝟐, 𝟕𝟖 × 𝟏𝟎𝟏 𝒎𝒐𝒍
𝟐 𝑯𝟐 𝑶 𝟐×𝟏𝟖
D’après le tableau d’avancement on a : 𝒙é𝒒 = 𝒏é𝒒 𝑯𝟑 𝑶+ = 𝑯𝟑 𝑶+ é𝒒 𝑽 = 𝟏𝟎−𝟕 𝒎𝒐𝒍
𝒃 − Calculons la valeur du taux d’avancement final associé à cette réaction :
𝒙é𝒒 𝟏𝟎−𝟕
on a : 𝝉 = 𝒙 = 𝟐,𝟕𝟖×𝟏𝟎𝟏 = 𝟑, 𝟔 × 𝟏𝟎−𝟏𝟎 . Cette réaction est très limitée car 𝝉 ≪ 𝟏
𝒎𝒂𝒙
𝒄 − La constante d’équilibre associée à cette réaction : 𝑲𝒆 = 𝑯𝟑 𝑶+ é𝒒 × 𝑯𝑶− é𝒒
donc 𝑲𝒆 = 𝟏𝟎−𝟕 × 𝟏𝟎−𝟕 = 𝟏𝟎−𝟏𝟒

Chimie 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟏𝟔𝟎


❖ Conclusion
L’eau pure « eau distillée » possède un 𝒑𝑯 = 𝟕 à 𝟐𝟓℃ , donc elle contient des ions
oxonium à la concentration 𝑯𝟑 𝑶+ = 𝟏𝟎−𝟕 𝒎𝒐𝒍. 𝑳−𝟏 (une mesure de la conductivité 𝝈
confirme la présence des ions car celle-ci n’est pas nulle : 𝝈 = 𝟓, 𝟓𝝁𝑺. 𝒎−𝟏 à 𝟐𝟓℃ ) . Une
solution étant électriquement neutre , l’eau distillée contient également des anions . La
présence d’ions résulte d’une réaction acidobasique entre deux molécules d’eau selon
l’équation suivante : 𝟐𝑯𝟐 𝑶(𝒍) ⇌ 𝑯𝟑 𝑶+ (𝒂𝒒) + 𝑯𝑶− (𝒂𝒒) .
Cette réaction est appelée réaction d’autoprotolyse de l’eau

 Le produit ionique de l’eau


La constante d’équilibre associée à la réaction d’autoprotolyse de l’eau est appelée le
produit ionique de l’eau . Elle est notée 𝑲𝒆 sont expression est : 𝑲𝒆 = 𝑯𝟑 𝑶+ é𝒒 . 𝑯𝑶− é𝒒 et
on utilise aussi le 𝒑𝑲𝒆 = −𝒍𝒐𝒈𝑲𝒆 . À 𝟐𝟓℃ : 𝑲𝒆 = 𝟏𝟎−𝟏𝟒 et 𝒑𝑲𝒆 = 𝟏𝟒

 Solutions acide , basique et neutre


On définit le caractère acide , basique ou neutre de la solution en comparant le 𝒑𝑯 de cette
solution au 𝒑𝑯 de l’eau pure à la même température .
❖ La solution est neutre si : 𝑯𝟑 𝑶+ = 𝑯𝑶−
Donc : 𝑯𝟑 𝑶+ 𝟐
= 𝑯𝟑 𝑶+ 𝑯𝑶− À 𝟐𝟓° on a : 𝒑𝑲𝒆 = 𝟏𝟒
𝟏𝟒
⟺ −𝒍𝒐𝒈( 𝑯𝟑 𝑶+ 𝟐 ) = −𝒍𝒐𝒈( 𝑯𝟑 𝑶+ 𝑯𝑶− ) Donc : 𝒑𝑯 = =𝟕
𝟐
⟺ −𝟐𝒍𝒐𝒈( 𝑯𝟑 𝑶+ ) = −𝒍𝒐𝒈(𝑲𝒆)
⟺ 𝟐𝒑𝑯 = 𝒑𝑲𝒆
𝒑𝑲𝒆
⟺ 𝒑𝑯 = 𝟐

❖ La solution est acide si : 𝑯𝟑 𝑶+ > 𝑯𝑶−


Donc : 𝑯𝟑 𝑶+ 𝟐
> 𝑯𝟑 𝑶+ 𝑯𝑶− À 𝟐𝟓° on a : 𝒑𝑲𝒆 = 𝟏𝟒

⟺ −𝒍𝒐𝒈( 𝑯𝟑 𝑶+ 𝟐 ) < −𝒍𝒐𝒈( 𝑯𝟑 𝑶+ 𝑯𝑶− ) Donc : 𝒑𝑯 < 𝟕

⟺ −𝟐𝒍𝒐𝒈( 𝑯𝟑 𝑶+ ) < −𝒍𝒐𝒈(𝑲𝒆)


⟺ 𝟐𝒑𝑯 < 𝒑𝑲𝒆
𝒑𝑲𝒆
⟺ 𝒑𝑯 < 𝟐

❖ La solution est basique si : 𝑯𝟑 𝑶+ < 𝑯𝑶−


Donc : 𝑯𝟑 𝑶+ 𝟐
< 𝑯𝟑 𝑶+ 𝑯𝑶− À 𝟐𝟓° on a : 𝒑𝑲𝒆 = 𝟏𝟒

⟺ −𝒍𝒐𝒈( 𝑯𝟑 𝑶+ 𝟐 ) > −𝒍𝒐𝒈( 𝑯𝟑 𝑶+ 𝑯𝑶− ) Donc : 𝒑𝑯 > 𝟕

⟺ −𝟐𝒍𝒐𝒈( 𝑯𝟑 𝑶+ ) > −𝒍𝒐𝒈(𝑲𝒆)


⟺ 𝟐𝒑𝑯 > 𝒑𝑲𝒆
𝒑𝑲𝒆
⟺ 𝒑𝑯 > 𝟐

Chimie 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟏𝟔𝟏


Ainsi à 𝟐𝟓℃ une solution est dite acide si son 𝒑𝑯 < 𝟕 , neutre si son 𝒑𝑯 = 𝟕 et basique si
𝒑𝑯 > 𝟕

❖ Remarque
À 𝟎℃ , 𝒑𝑲𝒆 = 𝟏𝟓 alors la solution est une solution si son 𝒑𝑯 < 𝟕, 𝟓 , neutre si son 𝒑𝑯 = 𝟕, 𝟓
et basique si 𝒑𝑯 > 𝟕, 𝟓

𝐈𝐈 La constante d’acidité du couple acide/base


 Définition
L’équation de la réaction qui se produit lors de la dissolution d’un acide 𝑯𝑨 dans l’eau est :
𝑯𝑨(𝒂𝒒) + 𝑯𝟐 𝑶(𝒍) ⇌ 𝑯𝟑 𝑶+ (𝒂𝒒) + 𝑨− (𝒂𝒒)
La constante d’équilibre associée à cette réaction est appelée la constante d’acidité :
𝑯𝟑𝑶+ é𝒒 . 𝑨− é𝒒
𝑲𝑨 = . On définit aussi 𝒑𝑲𝑨 = −𝒍𝒐𝒈𝑲𝑨 et 𝑲𝑨 = 𝟏𝟎−𝒑𝑲𝑨
𝑯𝑨 é𝒒
La constante d’acidité d’un couple 𝑯𝑨(𝒂𝒒) /𝑨− (𝒂𝒒)

 La relation entre la constante d’acidité et le 𝒑𝑯

𝑯𝟑𝑶+ é𝒒 . 𝑨− é𝒒
On a : 𝑲𝑨 = 𝑯𝑨 é𝒒

𝑯𝟑 𝑶+ é𝒒 . 𝑨− é𝒒
⟺ −𝒍𝒐𝒈(𝑲𝑨 ) = −𝒍𝒐𝒈( )
𝑯𝑨 é𝒒

. 𝑨− é𝒒
⟺ −𝒍𝒐𝒈(𝑲𝑨 ) = −𝒍𝒐𝒈 𝑯𝟑 𝑶+ é𝒒 − 𝒍𝒐𝒈( )
𝑯𝑨 é𝒒

. 𝑨− é𝒒
⟺ 𝒑𝑲𝑨 = 𝒑𝑯 − 𝒍𝒐𝒈( 𝑯𝑨 )
é𝒒

. 𝑨− é𝒒
⟺ 𝒑𝑯 = 𝒑𝑲𝑨 + 𝒍𝒐𝒈( 𝑯𝑨 )
é𝒒

Chimie 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟏𝟔𝟐


 La constante d’équilibre associée à une réaction acidobasique
On considère la réaction acidobasique entre l’acide 𝑯𝑨𝟏 du couple𝑯𝑨𝟏 /𝑨− 𝟏 et la base 𝑨− 𝟐
du couple 𝑯𝑨𝟐 /𝑨− 𝟐 selon l’équation :𝑯𝑨𝟏 (𝒂𝒒) + 𝑨− 𝟐(𝒂𝒒) ⇌ 𝑨− 𝟏(𝒂𝒒) + 𝑯𝑨𝟐 (𝒂𝒒)
La constante d’équilibre associée à cette réaction est :
La constante d’équilibre associée à cette
𝑨− 𝟏 é𝒒 𝑯𝟑 𝑶+ é𝒒 𝑯𝑨𝟐 é𝒒
𝑨− 𝟏 é𝒒 . 𝑯𝑨𝟐 é𝒒 ⟺𝑲= ×
réaction : 𝑲 = 𝑯𝑨𝟏 é𝒒 𝑨− +
𝟏 é𝒒 𝑯𝟑 𝑶 é𝒒
𝑯𝑨𝟏 é𝒒 𝑨− 𝟏 é𝒒
𝟏
𝑨− 𝟏 é𝒒 𝑯𝑨𝟐 é𝒒 ⟺ 𝑲 = 𝑲𝑨𝟏 × 𝑲
Donc : 𝑲 = × 𝑨𝟐
𝑯𝑨𝟏 é𝒒 𝑨− 𝟏 é𝒒
𝑲
⟺ 𝑲 = 𝑲𝑨𝟏
𝑨− 𝟏 é𝒒 𝑯𝑨𝟐 é𝒒 𝑨𝟐
⟺𝑲= ×
𝑯𝑨𝟏 é𝒒 𝑨− 𝟏 é𝒒
𝟏𝟎−𝒑𝑲𝑨𝟏
⟺ 𝑲 = 𝟏𝟎−𝒑𝑲𝑨𝟐 = 𝟏𝟎𝒑𝑲𝑨𝟐−𝒑𝑲𝑨𝟏

❖ Application
Calculer la valeur de la constante d’équilibre associée à la réaction entre l’acide
méthanoïque 𝑯𝑪𝑶𝑶𝑯 et l’ammoniac 𝑵𝑯𝟑 .
On donne 𝒑𝑲𝑨 𝑯𝑪𝑶𝑶𝑯/𝑯𝑪𝑶𝑶− = 𝟑, 𝟖 ; 𝒑𝑲𝑨 𝑵𝑯+ 𝟒 /𝑵𝑯𝟑 = 𝟗, 𝟐𝟏

L’équation de la réaction entre l’acide méthanoïque 𝑯𝑪𝑶𝑶𝑯 et l’ammoniac 𝑵𝑯𝟑 est :


𝑯𝑪𝑶𝑶𝑯(𝒂𝒒) + 𝑵𝑯𝟑(𝒂𝒒) ⇌ 𝑯𝑪𝑶𝑶− (𝒂𝒒) + 𝑵𝑯+ 𝟒(𝒂𝒒)
La constante d’équilibre associée à cette réaction
+ −
est : 𝑲 = 𝟏𝟎𝒑𝑲𝑨 𝑵𝑯𝟒 /𝑵𝑯𝟑 −𝒑𝑲𝑨 𝑯𝑪𝑶𝑶𝑯/𝑯𝑪𝑶𝑶
A.N : 𝑲 = 𝟏𝟎𝟗,𝟐𝟏−𝟑,𝟖
On trouve : 𝑲 = 𝟐, 𝟓𝟕 × 𝟏𝟎𝟓

𝐈𝐈𝐈 Force d’un acide et force d’une base


 Comparaison du comportement des acides dans une solution aqueuse
❖ Activité
On considère deux solutions acides 𝑺𝟏 et 𝑺𝟐 de même concentration 𝑪 = 𝟏𝟎−𝟐 𝒎𝒐𝒍. 𝑳−𝟏

𝑺𝟏 solution d′acide méthanoïque 𝑲𝑨 = 𝟏, 𝟖 × 𝟏𝟎−𝟒 𝐩𝐇 = 𝟐, 𝟗 𝝉𝟏 = 𝒑𝑲𝑨𝟏 =

𝑺𝟐 solution d’acide éthanoïque 𝑲𝑨 = 𝟏, 𝟖 × 𝟏𝟎−𝟓 𝐩𝐇 = 𝟑, 𝟒 𝝉𝟏 = 𝒑𝑲𝑨𝟐 =

❶ Dresser le tableau d’avancement associé à la réaction d’un acide 𝑯𝑨 et l’eau .


❷ Exprimer le taux d’avancement final de cette réaction en fonction de 𝒑𝑯 et 𝑪.
❸ Compléter le tableau ci-dessus .
❹ Comment varier le taux d’avancements 𝝉 en fonction 𝒑𝑯des solution de même
concentration .
❺ Quelle l’influence de l constante d’acidité 𝒑𝑲𝑨 sur la valeur du 𝝉 .

Chimie 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟏𝟔𝟑


❶ Le tableau d’avancement associé à la réaction d’un acide 𝑯𝑨 et l’eau .

Équation 𝑯𝑨(𝒂𝒒) + 𝑯𝟐 𝑶(𝒂𝒒) ⟶ 𝑯𝟑 𝑶+ −


(𝒂𝒒) + 𝑨(𝒂𝒒)

État Avancement Les quantités de matière en mole (mol)

Initial 0 𝑪𝑽 𝟎 𝟎

En excès
Intermédiaire 𝒙 𝑪𝑽 − 𝒙 𝒙 𝒙

Final 𝒙é𝒒 𝑪𝑽 − 𝒙é𝒒 𝒙é𝒒 𝒙é𝒒

𝒙é𝒒 𝑯𝟑𝟎 é𝒒 .𝑽 𝑯𝟑 𝟎 é𝒒 𝟏𝟎−𝒑𝑯


❷ Le taux d’avancement final associé à cette réaction : 𝝉 = 𝒙 = = =
𝒎𝒂𝒙 𝑪𝑽 𝑪 𝑪
❸ le tableau ci-dessus .

𝑺𝟏 solution d′acide 𝑲𝑨 = 𝟏, 𝟖 × 𝟏𝟎−𝟒 𝐩𝐇 = 𝟐, 𝟗 𝝉𝟏 = 𝟏, 𝟐𝟔 × 𝟏𝟎−𝟏 𝒑𝑲𝑨𝟏 = 𝟑, 𝟕𝟒


méthanoïque
𝑺𝟐 solution d’acide 𝑲𝑨 = 𝟏, 𝟖 × 𝟏𝟎−𝟓 𝐩𝐇 = 𝟑, 𝟒 𝝉𝟐 = 𝟑, 𝟗𝟖 × 𝟏𝟎−𝟐 𝒑𝑲𝑨𝟐 = 𝟒, 𝟕𝟒
éthanoïque

❹ Pour des solutions de même concentration , on constate que plus 𝒑𝑯 de la solution est
faible , plus le taux d’avancements final de la réaction est élevé .
❺ Pour des solutions de même concentration , on constate que plus la constante d’acidité
𝒑𝑲𝑨 est petite , plus le taux d’avancements final de la réaction est élevé .

❖ Conclusion
Pour des solutions queuses acides de même concentration , l’acide le plus fort ( qui dissocie
fortement dans l’eau ) est celui dont le taux d’avancement final le plus grand , donc c’est
celui pour lequel le 𝒑𝑯 est le plus faible ou celui de 𝒑𝑲𝑨 la plus petite ( c-à-d 𝑲𝑨 la plus
grande )

 Comparaison du comportement des acides dans une solution aqueuse


❖ Activité
On considère deux solutions basique 𝑺𝟏 et 𝑺𝟐 de même concentration 𝑪 = 𝟏𝟎−𝟐 𝒎𝒐𝒍. 𝑳−𝟏
𝑺𝟏 solution da la méthylamine 𝑲𝑨 = 𝟐 × 𝟏𝟎−𝟏𝟏 𝐩𝐇 = 𝟏𝟏, 𝟒 𝝉𝟏 = 𝒑𝑲𝑨𝟏 =

𝑺𝟐 solution d’ammoniac 𝑲𝑨 = 𝟔, 𝟑 × 𝟏𝟎−𝟏𝟎 𝐩𝐇 = 𝟏𝟎, 𝟔 𝝉𝟏 = 𝒑𝑲𝑨𝟐 =

❶ Dresser le tableau d’avancement associé à la réaction d’un acide 𝑩 et l’eau .


❷ Exprimer le taux d’avancement final de cette réaction en fonction de 𝒑𝑯 , 𝒑𝑲𝒆 et 𝑪.
❸ Compléter le tableau ci-dessus . On donne 𝒑𝑲𝒆 = 𝟏𝟒
❹ Comment varier le taux d’avancements 𝝉 en fonction 𝒑𝑯des solution de même
concentration .
❺ Quelle l’influence de la constante d’acidité 𝒑𝑲𝑨 sur la valeur du 𝝉 .

Chimie 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟏𝟔𝟒


❶ Le tableau d’avancement associé à la réaction d’une base 𝑨− et l’eau .

Équation 𝑨− −
(𝒂𝒒) + 𝑯𝟐 𝑶(𝒂𝒒) ⟶ 𝑯𝑶(𝒂𝒒) + 𝑯𝑨(𝒂𝒒)

État Avancement Les quantités de matière en mole (mol)

Initial 0 𝑪𝑽 𝟎 𝟎

En excès
Intermédiaire 𝒙 𝑪𝑽 − 𝒙 𝒙 𝒙

Final 𝒙é𝒒 𝑪𝑽 − 𝒙é𝒒 𝒙é𝒒 𝒙é𝒒

𝒙é𝒒 𝑯𝑶− é𝒒 .𝑽 𝑯𝑶− é𝒒


❷ Le taux d’avancement final associé à cette réaction : 𝝉 = 𝒙 = =
𝒎𝒂𝒙 𝑪𝑽 𝑪
− + − 𝑲𝒆 𝟏𝟎−𝒑𝑲𝒆
On sait que : 𝑲𝒆 = 𝑯𝑶 é𝒒 𝑯𝟑 𝑶 é𝒒 ⟺ 𝑯𝑶 é𝒒 = = = 𝟏𝟎𝒑𝑯−𝒑𝑲𝒆
𝑯𝟑𝑶+ é𝒒 𝟏𝟎−𝒑𝑯
𝟏𝟎𝒑𝑯−𝒑𝑲𝒆
Donc : 𝝉 = 𝑪
❸ le tableau ci-dessus .

𝑺𝟏 solution de la 𝑲𝑨 = 𝟐 × 𝟏𝟎−𝟏𝟏 𝐩𝐇 = 𝟏𝟏, 𝟒 𝝉𝟏 = 𝟏, 𝟐𝟔 × 𝟏𝟎−𝟏 𝒑𝑲𝑨𝟏 = 𝟏𝟎, 𝟕


méthylamine
𝑺𝟐 solution 𝑲𝑨 = 𝟔, 𝟑 × 𝟏𝟎−𝟏𝟎 𝐩𝐇 = 𝟏𝟎, 𝟔 𝝉𝟐 = 𝟏, 𝟗𝟗 × 𝟏𝟎−𝟐 𝒑𝑲𝑨𝟐 = 𝟗, 𝟐𝟎
d’ammoniac

❹ Pour des solutions de même concentration , on constate que plus 𝒑𝑯 de la solution est
grand , plus le taux d’avancements final de la réaction est élevé .
❺ Pour des solutions de même concentration , on constate que plus la constante d’acidité
𝒑𝑲𝑨 est grande , plus le taux d’avancements final de la réaction est élevé .

❖ Conclusion
Pour des solutions queuses basiques de même concentration , la base la plus forte ( qui
dissocie fortement dans l’eau ) est celle dont le taux d’avancement final le plus grand , donc
c’est celle pour lequel le 𝒑𝑯 est le plus grand ou celle de 𝒑𝑲𝑨 la plus grande ( c-à-d 𝑲𝑨 la
plus petite )

Chimie 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟏𝟔𝟓


𝐈𝐕 Domaines de prédominances et diagrammes de distribution

 Domaines de prédominance
Étudions pour un couple 𝑯𝑨(𝒂𝒒) /𝑨− (𝒂𝒒) donné l’évolution de la concentration de l’acide et
celle de la base en fonction du 𝒑𝑯 de la solution aqueuse .
𝑨− 𝑨− 𝑨−
On sait que 𝒑𝑯 = 𝒑𝑲𝑨 + 𝒍𝒐𝒈 donc : 𝒍𝒐𝒈 = 𝒑𝑯 − 𝒑𝑲𝑨 et par suite : = 𝟏𝟎𝒑𝑯−𝒑𝑲𝑨
𝑯𝑨 𝑯𝑨 𝑯𝑨
𝑨−
▪ Si 𝒑𝑯 > 𝒑𝑲𝑨 donc > 𝟏 : dans ce cas la base 𝑨− est prédominante dans la solution .
𝑯𝑨
𝑨−
▪ Si 𝒑𝑯 < 𝒑𝑲𝑨 donc < 𝟏 : dans ce cas l’acide 𝑯𝑨 est prédominant dans la solution .
𝑯𝑨
𝑨−
▪ Si 𝒑𝑯 = 𝒑𝑲𝑨 donc = 𝟏 : dans ce cas la concentration de la base 𝑨− est identique à
𝑯𝑨
celle de l’acide 𝑯𝑨 .

 Domaines de prédominance
Un diagramme de distribution est un diagramme qui
représente l’évolution du pourcentage de l’acide 𝛂(𝑯𝑨) et
celle de la base 𝛂(𝑨− ) en fonction du 𝒑𝑯 de la solution .
𝑯𝑨 𝑨−
Avec : 𝛂 𝑯𝑨 = × 𝟏𝟎𝟎 et 𝛂(𝑨− ) = × 𝟏𝟎𝟎
𝑯𝑨 + 𝑨− 𝑯𝑨 + 𝑨−
Le diagramme ci-contre représente le diagramme de
distribution du couple𝑪𝑯𝟑 𝑶𝑶𝑯/𝑪𝑯𝟑 𝑶𝑶−
❖ Application
On dispose une solution aqueuse de l’acide propanoïque 𝑪𝟐 𝑯𝟓 𝑪𝑶𝑶𝑯 de concentration
𝑪 = 𝟏𝟎−𝟐 𝒎𝒐𝒍. 𝑳−𝟏 . La mesure de 𝒑𝑯 de cette solution donne la valeur 𝒑𝑯 = 𝟑, 𝟎𝟗 .
❶ Dresser le tableau d’avancement associé à cette réaction en fonction de 𝑪 ,𝑽 , 𝒙 et 𝒙é𝒒 .
❷ Calculer le pourcentage des ions propanoate 𝑪𝟐 𝑯𝟓 𝑪𝑶𝑶− dans la solution .
❸ Déduire le pourcentage de l’acide propanoïque 𝑪𝟐 𝑯𝟓 𝑪𝑶𝑶𝑯dans la solution .

❶ Le tableau d’avancement associé à cette réaction est :


Équation 𝑪𝟐 𝑯𝟓 𝑪𝑶𝑶𝑯(𝒂𝒒) + 𝑯𝟐 𝑶(𝒂𝒒) ⟶ 𝑪𝟐 𝑯𝟓 𝑪𝑶𝑶− +
(𝒂𝒒) + 𝑯𝟑 𝑶(𝒂𝒒)

État Avancement Les quantités de matière en mole (mol)


Initial 0 𝑪𝑽 𝟎 𝟎
En excès

Intermédiaire 𝒙 𝑪𝑽 − 𝒙 𝒙 𝒙
Final 𝒙é𝒒 𝑪𝑽 − 𝒙é𝒒 𝒙é𝒒 𝒙é𝒒
❷ Calculons le pourcentage des ions propanoate 𝑪𝟐 𝑯𝟓 𝑪𝑶𝑶− dans la solution.
𝑪𝟐 𝑯𝟓 𝑪𝑶𝑶− (𝒂)
On a : 𝛂 𝑪𝟐 𝑯𝟓 𝑪𝑶𝑶− = 𝑪𝟐 𝑯𝟓𝑪𝑶𝑯 + 𝑪𝟐𝑯𝟓𝑪𝑶𝑶−

D’après le tableau d’avancement, on : 𝑪𝟐 𝑯𝟓 𝑪𝑶𝑶− = 𝑯𝟑 𝑶+ (𝒃)

Chimie 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟏𝟔𝟔


On trouve : 𝛂 𝑪𝟐 𝑯𝟓 𝑪𝑶𝑶− = 𝟖, 𝟏𝟑 × 𝟏𝟎−𝟐
𝑪𝑽−𝒙é𝒒
Et 𝑪𝟐 𝑯𝟓 𝑪𝑶𝑯 = avec 𝒙é𝒒 = 𝑯𝟑 𝑶+ . 𝑽 Ou bien : 𝛂 𝑪𝟐 𝑯𝟓 𝑪𝑶𝑶− = 𝟖, 𝟏𝟑%
𝑽
(𝒄) ❸ Déduisons le pourcentage de l’acide
Donc : 𝑪𝟐 𝑯𝟓 𝑪𝑶𝑯 = 𝑪 − 𝑯𝟑 𝑶+
propanoïque 𝑪𝟐 𝑯𝟓 𝑪𝑶𝑶𝑯 dans la solution .
On remplace (𝒃) et(𝒄) dans (𝒂), on trouve :
On sait que :
− 𝑯𝟑 𝑶+ 𝟏𝟎−𝒑𝑯
𝛂 𝑪𝟐 𝑯𝟓 𝑪𝑶𝑶 = = 𝛂 𝑪𝟐 𝑯𝟓 𝑪𝑶𝑶𝑯 + 𝛂 𝑪𝟐 𝑯𝟓 𝑪𝑶𝑶− = 𝟏𝟎𝟎%
𝑪 𝑪

𝟏𝟎−𝟑,𝟎𝟗 Donc: 𝛂 𝑪𝟐 𝑯𝟓 𝑪𝑶𝑶𝑯 = 𝟏𝟎𝟎 − 𝟖, 𝟏𝟑


A.N : 𝛂 𝑪𝟐 𝑯𝟓 𝑪𝑶𝑶− =
𝟏𝟎−𝟐
Alors : 𝛂 𝑪𝟐 𝑯𝟓 𝑪𝑶𝑶𝑯 = 𝟗𝟕, 𝟖𝟕%
 Cas des indicateurs colorés
Un indicateur coloré est un couple acide/base , dont la forme acide 𝑯𝑰𝒏𝒅 n’a pas la même
teinte que de la forme basique 𝑰𝒏𝒅− .
▪ Cas de 𝑯𝑰𝒏𝒅 > 𝟏𝟎. 𝑰𝒏𝒅− , la solution possède la teinte de l’acide 𝑯𝑰𝒏𝒅 .
𝑯𝑰𝒏𝒅
⟺ > 𝟏𝟎
𝑰𝒏𝒅−

𝑰𝒏𝒅− 𝟏
⟺ < 𝟏𝟎
𝑯𝑰𝒏𝒅

𝑰𝒏𝒅−
⟺ 𝒑𝑲𝑨 + 𝒍𝒐𝒈 < 𝒑𝑲𝑨 − 𝒍𝒐𝒈(𝟏𝟎)
𝑯𝑰𝒏𝒅

⟺ 𝒑𝑯 < 𝒑𝑲𝑨 − 𝟏
Dans ce cas, la solution possède la teinte de l’acide 𝑯𝑰𝒏𝒅 .
▪ Cas de 𝑰𝒏𝒅− > 𝟏𝟎. 𝑯𝑰𝒏𝒅 , la solution possède la teinte de la base 𝑰𝒏𝒅− .
𝟏 𝑯𝑰𝒏𝒅
⟺ 𝟏𝟎 > 𝑰𝒏𝒅−

𝑰𝒏𝒅−
⟺ 𝟏𝟎 < 𝑯𝑰𝒏𝒅

𝑰𝒏𝒅−
⟺ 𝒍𝒐𝒈(𝟏𝟎) < 𝒍𝒐𝒈( 𝑯𝑰𝒏𝒅 )

𝑰𝒏𝒅−
⟺ 𝒑𝑲𝑨 + 𝒍𝒐𝒈(𝟏𝟎) < 𝒑𝑲𝑨 + 𝒍𝒐𝒈( 𝑯𝑰𝒏𝒅 )

⟺ 𝒑𝑲𝑨 + 𝟏 < 𝒑𝑯

Dans ce cas, la solution possède la teinte de la base 𝑰𝒏𝒅− .

▪ Cas 𝒑𝑲𝑨 − 𝟏 < 𝒑𝑯 < 𝒑𝑲𝑨 + 𝟏: la solution prend la teinte sensible cette zone
est appelée la zone de virage de l’indicateur

Exemple : Diagramme de prédominance de bleu de bromothymol

Chimie 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟏𝟔𝟕


𝐕 Titrage acidobasique
 Définition
Le titrage d’une solution acide (ou basique ) est la détermination de la concentration de
l’acide utilisé (ou de la base utilisée ) dans cette solution , en effectuant une réaction totale
avec titrant de concentration connue .

 Caractéristique de la réaction du dosage


La réaction du titrage doit être : Méthode de titrage Variable observée
▪ Totale : le réactif limitant se
consomme totalement . Colorimétrique La couleur de la solution
▪ Rapide : la disparition du réactif
titrant instantanément . Conductimétrique La conductivité de la
▪ Sélective : le réactif titrant choisi solution
réagit uniquement avec le pH-métrique Le pH de la solution
réactif titré
 La relation d’équivalence
Lors du titrage acidobasique, l’équivalence est atteinte lorsque les réactifs ( titrant et titré )
disparaissent selon les coefficients stœchiométriques correspondant l’équation de la réaction
du titrage .
▪ On considère l’équation modélisant la réaction du dosage du titré (A) par un titrant (B) :
𝑨𝒂 + 𝒃𝑩 → 𝒄𝑪 + 𝒅𝑫
▪ Le tableau d’avancement associé à cette réaction à l’état d’équivalence est:

Équation 𝒂𝑨 + 𝒃𝑩 ⟶ 𝒄𝑪 + 𝒅𝑫

État Avancement Les quantités de matière en mole (mol)

Initial 0 𝑪𝑨 . 𝑽𝑨 𝑪𝑩 . 𝑽𝑩 𝟎 𝟎

Intermédiaire 𝒙 𝑪𝑨 . 𝑽𝑨 − 𝒂𝒙 𝑪𝑩 . 𝑽𝑩 − 𝒃𝒙 𝒄𝒙 𝒅𝒙

Équivalence 𝒙𝑬 𝑪𝑨 . 𝑽𝑨 − 𝒂𝒙𝑬 𝑪𝑩 . 𝑽𝑩𝑬 − 𝒃𝒙𝑬 𝒄𝒙𝑬 𝒅𝒙𝑬

❖ La relation d’équivalence
▪ À l’équivalence les réactifs titré et titrant sont totalement consommés, donc on aura :
𝑪 .𝑽
𝑪𝑨 . 𝑽𝑨 − 𝒂𝒙𝑬 = 𝟎 𝒙𝑬 = 𝑨𝒂 𝑨 
ቊ ⟺൞
𝑪𝑩 . 𝑽𝑩𝑬 − 𝒃𝒙𝑬 = 𝟎 𝑪 .𝑽
𝒙 = 𝑩 𝑩𝑬 𝑬 𝒃 
𝑪𝑨 .𝑽𝑨 𝑪𝑩 .𝑽𝑩𝑬
▪ D’après les deux équations  et  on trouve : = cette relation est appelée la
𝒂 𝒃

relation d’équivalence

Chimie 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟏𝟔𝟖


❖ Repérage du point d’équivalence
On repère l’équivalence par le changement brusque de la grandeur physique observée ou
mesurée lors du titrage ( la couleur de la solution , le pH , ou la conductivité de la solution)
 Titrage acidobasique
❖ Principe de de titrage
Pour titrer une espèce chimique , dans une
solution aqueuse , on prélève par pro-pipete un
échantillon de cette solution et on l’introduit dans
un bécher ; puis on effectuer une réaction totale de
cette espèce avec un réactif titrant choisi de
concentration connue que l’on introduit dans une
burette graduée .
On étalonne le pH-mètre et on plonge sa sonde
dans la solution titrée après avoir fait fonctionner
l’agitateur magnétique , on ajoute progressivement
des volumes de la solution titrante et on mesure à
chaque fois le pH de la solution à l’état final .
Les mesures effectuées ont permis de tracer la
courbe 𝒑𝑯 = 𝒇(𝑽) . Montage du dosage pH-métrique

❖ Détermination du point d’équivalence


▪ Méthode des tangentes
On trace deux tangentes (𝑻𝟏 ) et (𝑻𝟐 ) à la courbe
𝒑𝑯 = 𝒇(𝑽) parallèles entre elles et situées de part
et d’autre du point d’équivalence 𝑬 , ensuite on
trace la droite (𝑻) parallèle à ces deux tangentes
et équidistantes de celles-ci . La droite (𝑻) coupe
la courbe de titrage 𝒑𝑯 = 𝒇(𝑽) au point
d’équivalence 𝑬 .

▪ Méthode de la courbe dérivée


Au point d’abscisse 𝑽𝑬 la valeur de la fonction
𝒅𝒑𝑯
dérivée 𝒅𝑽 soit extrémum (valeur maximale ou
minimale )

𝐕𝐈 Titrage acidobasique
 Principe
Pour suivre le titrage acidobasique en utilisant un indicateur coloré , on ajoute quelques
goutes d’indicateur coloré à la solution titrée , puis on introduit progressivement la
solution titrante en agitant le mélange . Lorsque le mélange change de teinte , on arrête
immédiatement l’ajout de la solution titrante . Ce changement de teinte montre qu’on est à
l’équivalence , et on lit sur la burette la valeur du volume ajouté à l'équivalence.

Chimie 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟏𝟔𝟗


 Choix de l’indicateur coloré
En général , l’indicateur coloré convient au titrage acidobasique si sa zone de virage
contient la valeur de 𝒑𝑯𝑬 (𝒑𝑯 du point d’équivalence )

𝐕𝐈𝐈 Le taux d’avancement associé à la réaction du dosage


Le taux d’avancement final associé à la réaction du titrage acidobasique est presque égal à 𝟏
𝒙𝒇
après chaque ajout de volume 𝑽de la solution titrante : 𝛕 = 𝒙 ≈𝟏.
𝒎𝒂𝒙
La transformation liée à la réaction du titrage acidobasique est totale .

Chimie 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟏𝟕𝟎


Série d’exercice

Exercice 𝟏
Le vinaigre est une solution d’acide éthanoïque dans l’eau. Il est caractérisé par son degré
d’acidité 𝑿° qui représente le pourcentage massique de l’acide éthanoïque contenu dans
la solution . Cet exercice vise à étudier la réaction de l'acide éthanoïque avec l'eau ainsi
qu'avec l'hydroxyde de sodium .
I-Étude de la réaction de l’acide éthanoïque avec l’eau .
On prépare une solution aqueuse (S) de l'acide éthanoïque de concentration 𝑪 = 𝟏𝟎−𝟐 𝒎𝒐𝒍. 𝑳−𝟏
et de volume V . La mesure de 𝒑𝑯 de cette solution à 𝟐𝟓℃ donne la valeur : 𝒑𝑯 = 𝟑, 𝟒
❶ Écrire l’équation de la réaction de l’acide éthanoïque avec l’eau .
❷ Dresser le tableau d’avancement associé à cette réaction en fonction de 𝑪, 𝑽, 𝒙, et 𝒙é𝒒 .
❸ Calculer le taux d’avancement final de cette réaction , et déduire .
❹ Calculer la valeur du quotient de réaction à l’équilibre associé à cette réaction
❺ Déduire la valeur de la constante d’acidité 𝒑𝑲𝑨 du couple 𝑪𝑯𝟑 𝑪𝑶𝑶𝑯/𝑪𝑯𝟑 𝑪𝑶𝑶− .
❻ Déterminer l’espèce chimique prédominante dans la solution .
II-Dosage d’un vinaigre commercial
On lit sur l’étiquette du vinaigre commercial 𝑺𝟎 « vinaigre de vin 𝟕° ». On veut vérifier
cette indication , en réalisant une dosage pH-métrique .
Dans le but de réaliser le dosage du vinaigre on procède d’abord à une dilution de 𝟏/𝟏𝟎𝟎 d’un
volume 𝑽𝟎 = 𝟏𝒎𝑳 du vinaigre commercial 𝑺𝟎 . Soit 𝑺𝟏 la solution obtenue.
On prélève un volume 𝑽𝑨 = 𝟓𝒎𝑳 de cette solution 𝑺𝟏 et on réalise le dosage pH-métrique
avec une solution de soude 𝑵𝒂+ −
(𝒂𝒒) + 𝑯𝑶(𝒂𝒒) , de concentration molaire
𝑪𝑩 = 𝟏, 𝟓 × 𝟏𝟎−𝟐 𝒎𝒐𝒍. 𝑳−𝟏 . Les mesures ont permis de tracer la courbe de la figure ci-dessous
▪ La masse molaire de l’acide éthanoïque : 𝑴 = 𝟔𝟎𝒈. 𝒎𝒐𝒍−𝟏 .
Données : ▪ La masse volumique du vinaigre : 𝝆 = 𝟏, 𝟎𝟐𝒈. 𝒎𝑳−𝟏 .
❶ Dresser le montage expérimental du dosage .
❷ Écrire l’équation de la réaction du dosage .
❸ En exploitant la courbe 𝒑𝑯 = 𝒇(𝑽𝐵 ) , déterminer
les coordonnées du point d’équivalence E
❹ Déterminer la concentration 𝑪𝑨 de la solution
aqueuse (𝑺𝑨 ) .
❺ Déduire la masse de l’acide éthanoïque contenant
la vinaigre commercial 𝑺𝟎
❻ Vérifier la valeur du degré d’acidité indiqué sur
l’étiquette du vinaigre commercial 𝑺𝟎 .
❼ Pour un volume versé 𝑽𝑩 = 𝟑𝒎𝑳 , calculer le taux d’avancement final et déduire .
❽ Parmi les indicateurs colorés du tableau ci-dessous , déterminer celui qu’il faut ajouter à la
solution pour procéder le plus efficacement possible au titrage précédent par une méthode
colorimétrique . Justifier ce choix .

L’indicateur coloré Bleu de bromothymol hélianthine Rouge de crésol


Zone de virage 𝟔 − 𝟕, 𝟔 𝟑, 𝟏 − 𝟒, 𝟒 𝟖, 𝟖 − 𝟕, 𝟐

Chimie 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟏𝟕𝟎


Chimie 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟏𝟕𝟐
Chimie 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟏𝟕𝟑
Chimie 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟏𝟕𝟒
Devoirs 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟏𝟕𝟓
Devoir 𝑵𝟏 semestre 𝟏 Niveau: 2BOF
Lycée qualifiant:
Année scolaire: Prof :

E𝑿𝑬𝑹𝑪𝑰𝑪𝑬 𝟏 : ONDES MECANIQUES PERIODIQUES


Sur une cuve à ondes, on crée à un instant 𝒕𝟎 = 𝟎𝒔 des ondes ①
mécaniques rectilignes sinusoïdales , grâce à une réglette plane
menue d’un vibreur . Ces ondes se propagent sur la surface d’eau
sans atténuation et sans réflexion. La figure (①)
La figure ② représente l’évolution temporelle de l’élongation d’un
point 𝑨 situé a une distance 𝒅 = 𝟐, 𝟓𝒄𝒎 de la lame vibrante .
 L’onde est-elle transversale ou longitudinale ?
Justifier la réponse . ②
 Calculer la vitesse de propagation de l’onde à la
surface de l’eau .
 Déterminer la période 𝑻 et déduire le fréquence 𝑵
de l’onde à la surface de l’eau .
 Calculer la longueur d’onde à la surface de l’eau .
 On considère un point B de la surface de l’eau
tel que 𝑨𝑩 = 𝟓𝒄𝒎 .
𝒂 −Comparer les états vibratoires des points 𝑨 et 𝑩 ③
𝒃 −Sur la figure ② tracer l’allure de l’élongation du
point 𝑩 sur l’intervalle 𝟎𝒎𝒔; 𝟏𝟐𝟎𝒎𝒔 .
 On place dans la cuve à onde , un obstacle contenant
une ouverture de largeur 𝒂 = 𝟐, 𝟓𝒄𝒎 la figure (③) .
Représenter , en justifiant la réponse , l’aspect de la
surface de l’eau lorsque les ondes dépassent l’obstacle
et nommer le phénomène observé .
 Lorsqu’on règle la fréquence du vibreur sur la valeur 𝑵’ = 𝟏𝟖𝑯𝒛 , la longueur d’onde devient
𝝀′ = 𝟕, 𝟓𝒄𝒎 . Calculer la vitesse 𝑽’ dans ce cas ,et la comparer avec la valeur précédente . Déduire .

E𝑿𝑬𝑹𝑪𝑰𝑪𝑬 𝟐 : ONDES LUMINEUSES


I-Diffraction d’une onde lumineuse
Pour déterminer la longueur d’onde 𝝀𝟎 d’une onde lumineuse
Puits
monochromatique , on réalise l’expérience de diffraction , en
utilisant un obstacle avec une fente de largeur 𝒂 variable .
On fait varier la largeur 𝒂 de la fente et on mesure la largeur 𝑳
de la tache centrale et on trace le diagramme qui représente les
𝟏
variations de 𝑳 en fonction de la courbe ci-contre
𝒂
 Quelle est la nature de la lumière que montre cette
expérience ?
 Rappeler la relation qui lie 𝜽 ,𝝀𝟎 et 𝒂 .
 Trouver l’expression de L en fonction de D , 𝝀𝟎 et 𝒂
(on suppose 𝜽 petit et prend 𝒕𝒂𝒏 𝜽 ≈ 𝜽).
 En utilisant la courbe ci-contre déterminer la longueur d’onde 𝝀𝟎
 Cette lumière est-elle visible ? Justifier votre réponse .
Donnée : ▪ La distance entre la fente et l’écran 𝑫 = 𝟏, 𝟓𝒎
II-Dispersion d’une onde lumineuse par un prisme
Un faisceau lumineux composé de deux radiations rouge et 𝐴
violette arrive orthogonalement 𝒊 = 𝟎° sur une face d’un
prisme en verre , la figure ci-contre .
 En appliquant la deuxième loi de Descartes de réfraction , calculer
les angles de réfractions 𝒊′𝑹 et 𝒊′𝑽 sur la deuxième face du prisme .
 Déduire les angles de déviations 𝑫𝑹 et 𝑫𝑽 .
 On place à la distance 𝒙 = 𝟓𝒄𝒎 un écran perpendiculaire sur le rayon violet émergé du prisme .
𝒂 − Calculer la distance 𝒚 entre la tache rouge et la tache violette sur l’écran .
𝒃 − Que peut-on dire à propos du verre constituant le prisme ?
 Calculer la longueur d’onde du rayon rouge dans le prisme .
▪ Les indices de réfraction du prisme pour les deux radiations:𝒏𝑽 = 𝟏, 𝟔𝟓𝟐 et 𝒏𝑹 = 𝟏, 𝟔𝟏𝟖
▪ L’indice de réfraction de l’air pour les deux radiations : 𝒏𝒂𝒊𝒓 = 𝟏
Données : ▪ La longueur d’onde du rayon rouge dans le vide 𝝀 = 𝟕𝟔𝟖𝒏𝒎
𝟎𝑹
▪ L’angle du prisme 𝑨 = 𝟑𝟎°

E𝑿𝑬𝑹𝑪𝑰𝑪𝑬 𝟑 : CHIMIE
I-Question du cours
 Définir : L’oxydant , facteur cinétique .
 Écrire la demi-équation d’oxydation pour chacun des couples suivants :

𝑨𝒍𝟑+ /𝑨𝒍 ; 𝑴𝒏𝑶− 𝟐+
𝟒 /𝑴𝒏 (en milieu acide ) ; 𝑵𝑶𝟑 /𝑵𝑯𝟑 (en milieu basique )

II-Suivi temporel d’une transformation chimique par la conductimétrie


Pour étudier la cinématique de la réaction de l’acide chlorhydrique avec le zinc , on introduit dans un
ballon de volume V constant , une masse 𝒎 = 𝟏, 𝟎𝟒𝒈de zinc en poudre 𝒁𝒏(𝒔) et on y verse à l’instant
𝒕𝟎 = 𝟎𝒎𝒊𝒏 un volume 𝑽𝑨 = 𝟖𝟎𝒎𝑳 d’une solution aqueuse
d’acide chlorhydrique 𝑯𝟑 𝑶+ −
(𝒂𝒒) + 𝑪𝒍(𝒂𝒒) de concentration 𝑪𝑨 = 𝟎, 𝟓𝒎𝒐𝒍/𝑳 .
+
L’équation de réaction est : 𝟐𝑯𝟑 𝑶(𝒂𝒒) + 𝒁𝒏(𝒔) → 𝒁𝒏𝟐+ + 𝑯𝟐(𝒈) + 𝟐𝑯𝟐 𝑶(𝒍)
On mesure à chaque instant 𝒕 la conductivité 𝝈(𝒕)de la solution à l’aide d’un
conductimètre . L’ensembles des résultats de cette expérience permet de tracer
la courbe ci-contre qui représente l’évolution de la conductivité 𝝈(𝒕)
de la solution en fonction du temps .
 Calculer les quantités de matière initiales des réactifs .
 Dresser le tableau d’avancement de cette réaction .
 Calculer la valeur de l’avancement maximal 𝒙𝒎𝒂𝒙 de
la réaction , et déduire le réactif limitant .
 Montrer que la conductivité du mélange à un instant 𝒕 Puits
est : 𝝈 = −𝟕, 𝟒𝟐 × 𝟏𝟎𝟐 𝒙 + 𝟐𝟏, 𝟑𝟎(𝑺𝒎−𝟏 )
 Calculer la composition du système à l’instant 𝒕 = 𝟒𝟎𝟎𝒔
et déduire le volume de 𝑯𝟐 formé à cet instant .
 Trouver l’expression de 𝒗 la vitesse volumique en fonction de V et 𝒅𝝈
𝒅𝒕
. Calculer sa valeur aux
instants 𝒕 = 𝟎𝒔 et 𝒕 = 𝟒𝟎𝟎𝒔 . Expliquer le résultat .
 Déterminer en justifiant la réponse le temps de demi-réaction 𝒕𝟏ൗ𝟐
 On refait la même expérience dans les mêmes conditions mais avec une solution de l’acide
chlorhydrique de concentration 𝑪𝑨 ′ = 𝟎, 𝟐𝟓𝒎𝒐𝒍/𝑳 . Tracer , en justifiant , sur le même courbe
précédente , l’allure de la courbe obtenue dans ce cas .
▪ La masse molaire de Zinc: 𝐌 𝒁𝒏 = 𝟔𝟓, 𝟒𝒈/𝒎𝒐𝒍
▪ Le volume molaire :𝑽𝒎 = 𝟐𝟓𝑳/𝒎𝒐𝒍
Données :
▪ Les conductivités molaires ioniques : 𝝀𝑯𝟑 𝑶+ = 𝟑𝟒, 𝟗𝟖𝐦𝑺. 𝒎𝟐 . 𝒎𝒐𝒍−𝟏 ;
𝝀𝒁𝒏𝟐+ = 𝟏𝟎, 𝟓𝟔 𝐦𝑺. 𝒎𝟐 . 𝒎𝒐𝒍−𝟏 ; 𝝀𝑪𝒍− = 𝟕, 𝟔𝟑 𝐦𝑺. 𝒎𝟐 . 𝒎𝒐𝒍−𝟏
Devoirs 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟏𝟕𝟖
Devoirs 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟏𝟕𝟗
Devoirs 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟏𝟖𝟎
Devoirs 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟏𝟖𝟏
Niveau: 2BOFF PC
Lycée qualifiant :
Devoir 𝑵𝟐 semestre 𝟏
Prof :

Exercice 1 : Propagation d’une onde sonore dans l’air

Le son est une vibration mécanique , qui se propage dans des milieux solides , liquides et gazeux et
ne se propage pas dans le vide . Il se propage grâce une dilatation et une compression des couches du
milieux
Partie I : Détermination de la célérité des ondes sonores dans l’air
Pour déterminer la célérité des sonores dans l’air on dispose un haut-parleur 𝑬 et deux microphones
𝑴𝟏 et 𝑴𝟐 . (Voir la figure ① ).
L’ émetteur 𝑬 émet une onde ultrasonore progressive sinusoïdale qui se propage dans l’air et reçue
par les microphones 𝑴𝟏 et 𝑴𝟐 .
Les deux signaux qui sont reçues par les les microphones 𝑴𝟏 et 𝑴𝟐 sont visualisés sur l’écran se
l’oscilloscope .
Les deux courbes sont en opposition de phase lorsque la distance qui sépare les deux récepteur 𝑹𝟏
et 𝑹𝟐 est 𝒅𝟏 = 𝟕𝟔, 𝟓𝒄𝒎
① La sensibilité horizontale : 𝑺𝒉 = 𝟔𝟐, 𝟓𝝁𝒔/𝒅𝒊𝒗 𝑨 𝑩

 Quelle est la nature de l’onde ultrasonore ? (longitudinale ou transversale) . justifier votre réponse
 Indiquer la courbe qui représente le signal reçu par 𝑴𝟏 et celle qui représente le signal reçu
par 𝑴𝟐 .
 Déterminer la période de l’onde ultrasonore étudiée et déduire sa fréquence .
 On déplace le microphone 𝑴𝟐 horizontalement jusqu’à ce que les courbes deviennent à nouveau
en opposition de phase pour dans ce cas la distance séparant les microphones est : 𝒅𝟐 = 𝟖𝟓𝒄𝒎 .
𝒂 −Déterminer la longueur d’onde des ondes sonore dans l’air .
𝒃 −Calculer la célérité des ondes sonore dans l’air .
ParieII: Détermination des dimensions d’un tube métallique par les ultrasons
Pour déterminer les dimensions d’un tube métallique en utilise une sonde qui joue le rôle d’un
émetteur et récepteur des ondes ultrasonores . La sonde émet un signal ultrasonore de courte
durée dont la direction est perpendiculaire à l’axe du tube métallique de forme cylindrique
Puits. Le
signal ultrasonore traverse le tube en se propagent et il se réfléchit tant que le milieu de
propagation change et revient à la sonde où il se transforme en signal électrique , d’une durée très
brève . ( La figure ③ ) .
On visualise à l’aide d’un oscilloscope à mémoire le
③ 𝒆 𝑫
signal émet et les signaux reçus en même temps et 𝒅
on obtint le graphe de la figure ④ . 𝒂𝒊𝒓
 Déterminer la valeur de la distance 𝒅 entre la sonde et
le tube
 Déterminer la valeur d’épaisseur 𝒆 du tube ainsi sa Amplitude ④
diamètre 𝑫 . 𝑷𝟎
Célérité des ultrasons : 𝑷𝟏
𝑷𝟐 𝑷𝟑
Données ▪ Dans l’air : 𝑽𝒂𝒊𝒓 = 𝟑𝟒𝟎𝒎/𝒔 𝒕(𝒎𝒔)

▪ Dans le métal : 𝑽𝒎 = 𝟒𝟎𝟎𝟎𝒎/𝒔 𝟏, 𝟐 𝟏, 𝟕 𝟐, 𝟕


Exercice 2 : propagation d’une onde mécanique

Un vibreur provoque des ondes sinusoïdales de fréquence 𝑵 = 𝟓𝟎𝑯𝒛 à l’extrémité S d’une corde .
 Déterminerla longueur d’onde 𝝀 . ②
 Calculer la vitesse de propagation de l’onde .
 Soit un point 𝑴 de la corde tel que 𝑺𝑴 = 𝟑𝟑𝒄𝒎
Comparer l’état vibratoire de M avec celle de S .
 Mettre le point M sur la corde . 𝒅 = 𝟐𝟐𝐜𝐦
 Dans une cuve à onde , on crée à l’aide d’un
vibreur de fréquence réglable des ondes circulaires ②
progressives sinusoïdales .
𝒂 −Déterminer la longueur d’onde 𝝀′ sachant que
𝑺𝑨 = 𝟔𝒄𝒎
𝑺 𝑨 𝑎
𝒃 −Les ondes arrivent à une fente de largeur
𝒂 = 𝟎𝟓𝒄𝒎 (la figure② ) . Représenter les ondes
après avoir traversées la fente et donner le nom
du phénomène observé .

Exercice 3 : Réaction dissociation de l ’eau oxygénée

Le peroxyde d’hydrogène (l’eau oxygénée )est capable dans certaines conditions de réagir sur lui-
même selon l’équation de réaction suivante : 𝟐𝑯𝟐 𝑶𝟐(𝒂𝒒) → 𝟐𝑯𝟐 𝑶(𝒍) + 𝑶𝟐(𝒈)
Cette réaction est totale et lente à température ordinaire mais sa vitesse peut être augmenter en
présence d’un catalyseur .
Dans un bécher on mélange 𝑽 = 𝟏𝟎𝒎𝑳 d’une solution commerciale de concentration
𝑪 = 𝟐, 𝟕𝟗𝒎𝒐𝒍/𝑳 avec 𝟖𝟓𝒎𝑳 de l’eau distillée .
À l’instant t=0s , on introduit dans le système 𝟓𝒎𝑳 d’’une solution de chlorure de fer III
On suit l’évolution du système chimique par mesure du volume du gaz 𝑶𝟐 produit , à température
𝑻 = 𝟐𝟗𝟑𝑲 constante et à la pression atmosphérique .
La courbe ci-contre représente les variations du volume de 𝑶𝟐 dégagé au cours du temps .
 Citer d’autres techniques qui peuvent
utiliser pour suivre l’évolution temporelle
de cette réaction .
 Calculer la quantité de matière
initiale de 𝑯𝟐 𝑶𝟐 et déduire sa
concentration initiale .
 Dresser le tableau d’avancement de
cette réaction et déterminer l’avancement
maximale 𝒙𝒎𝒂𝒙 .
 Établir l’expression de l’avancement
𝒙 de la réaction en fonction du 𝑽(𝑶𝟐 )
volume de 𝑶𝟐 dégagé et du volume
molaire 𝑽𝒎 .
 Calculer la composition du système à
l’instant 𝒕𝟏 = 𝟔𝟎𝒔
Déterminer en justifiant la réponse la valeur du temps de demi-réaction 𝒕𝟏ൗ𝟐.
 Calculer les valeurs de la vitesse volumique de la réaction aux instants 𝒕𝟎 = 𝟎𝒔 et 𝒕𝟏 = 𝟔𝟎𝒔
 Comparer 𝒗𝟎 et 𝒗𝟏 et conclure .
 Quel est le rôle de chlorure de fer III dans cette réaction ?
Donnée ❑ Volume molaire des gaz parfaits dans les conditions de l’expérience : 𝑽𝒎 = 𝟐𝟒𝑳/𝒎𝒐𝒍
Devoirs 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟏𝟖𝟒
Devoirs 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟏𝟖𝟓
Devoirs 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟏𝟖𝟔
Devoirs 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟏𝟖𝟕
Devoir 𝑵𝟑 semestre 𝟏 Niveau: 2BOIF
Lycée qualifiant :
Année scolaire: Prof :

Exercice 𝟏 : Diffraction d’une onde lumineuse

Pour déterminer la longueur d’onde 𝝀 d’une onde lumineuse monochromatique émise par un laser
on éclaire un fil mince de diamètre 𝒂 = 𝟓𝟎𝝁𝒎 par une lumière monochromatique de longueur
d’onde 𝝀 dans le vide et on pose un écran E à une distance 𝑫 = 𝟑𝒎 de la fente . On observe donc
une tache centrale de largeur 𝑳 = 𝟕, 𝟔𝒄𝒎 .
 Quelle est la nature de la lumière que montre cette
expérience ?
 Les tache sont étalées selon la direction 𝒙𝒙’ ou selon
la direction 𝒚𝒚’ ?
 Rappeler la relation qui lie 𝜽 , 𝝀 et 𝒂 .
 Donner l’expression de 𝝀 en fonction de D, L et 𝒂
(on suppose 𝜽 petit et prend 𝒕𝒂𝒏 𝜽 ≈ 𝜽). Calculer 𝝀.
 Cette lumière est-elle visible ? Justifier la réponse .
 On remplace la lumière monochromatique par une source de la lumière blanche . Décrire se qu’on
observe sur l’écran .

Exercice 2: Production de l’énergie nucléaire

L’énergie d'une centrale nucléaire provient de


la fission d’uranium 𝟐𝟑𝟓. Celle-ci dégage de la chaleur,
qui sert dans un premier temps à vaporiser de l'eau,
comme dans toute centrale thermique conventionnelle,
puis la vapeur d'eau produite entraîne en rotation
une turbine accouplée à un alternateur qui produit à son
tour de l'électricité. C'est la principale application de
l'énergie nucléaire dans le domaine civil.
Parmi les réactions de fusion d’uranium 𝟐𝟑𝟓 on a : 𝟏𝟎𝒏 + 𝟐𝟑𝟓 𝟗𝟒𝑺𝒓 + 𝟏𝟒𝟎𝑿𝒆 + 𝒂 𝟏𝟎𝒏
𝟗𝟐𝑼 → 𝒛 𝟓𝟒
 Définir la fission nucléaire .
 En utilisant la loi de conservation de Soddy , déterminer les valeurs des nombres 𝒂 et 𝒛 .
 Calculer en 𝑴𝒆𝒗 ∆𝑬 l’énergie libérée par la fission d’un noyau d’uranium 𝟐𝟑𝟓
Puits
 Déduire en 𝑴𝒆𝒗 puis en joule (𝑱) , l’énergie 𝑬𝑻 libérée par la fission d’une masse 𝒎 = 𝟏𝒌𝒈
 Dans une centrale nucléaire , l’énergie nucléaire est transformée en énergie électrique . Une
centrale fournit une puissance électrique moyenne 𝑷𝒆 = 𝟏, 𝟓𝑮𝑾 avec un rendement 𝒓 = 𝟐𝟔%
𝒂 −Calculer la puissance nucléaire 𝑷𝒏 consommée dans cette centrale .
𝒃 −Calculer l’énergie nucléaire (thermique ) produite par cette centrale pendant une année .
𝒄 −Calculer en tonne la masse d’uranium consommée par cette centrale pendant une année .
𝒅 −Sachant que , l’énergie thermique produite par la combustion d’une 𝒕𝒐𝒏𝒏𝒆 de charbon est en
moyenne 𝑬𝑪 = 𝟐𝟏 × 𝟏𝟎𝟑 𝑴𝑱 . Calculer en tonne la masse du charbon qu’il faut consommée pour
produire une énergie égale à celle produite par la centrale nucléaire pendant une année
et conclure .
Noyau ou particule 𝟐𝟑𝟓 𝟗𝟒𝑺𝒓 𝟏𝟒𝟎 𝟏
𝟗𝟐𝑼 𝒛 𝟓𝟒𝑿𝒆 𝟎𝒏

Masse en (𝒖)
Données 𝟐𝟑𝟒, 𝟗𝟗𝟑𝟓 𝟗𝟑, 𝟖𝟗𝟓𝟒 𝟏𝟑𝟗, 𝟖𝟗𝟐𝟎 𝟏, 𝟎𝟎𝟖𝟕
𝑵𝑨 = 𝟔, 𝟎𝟐 × 𝟏𝟎𝟐𝟑𝒎𝒐𝒍− ; 𝟏𝒖 = 𝟗𝟑𝟏, 𝟓𝑴𝒆𝒗/𝒄𝟐 ; 𝟏𝑴𝒆𝑽 = 𝟏, 𝟔 × 𝟏𝟎−𝟏𝟑𝑱
Exercice 𝟑 : Datation d’une roche marine

Le Thorium 𝟐𝟑𝟎 se trouve dans les roches marines , résulte de la désintégration spontanée
d’Uranium 𝟐𝟑𝟒 au cour du temps . C’est pourquoi que le Thorium et l’Uranium se trouvent dans
toutes les roches marines en proportions différentes , selon leurs dates de formation .
 Donner la composition du noyau d’uranium 𝟐𝟑𝟒 𝟗𝟐𝑼 .
 Le noyau 𝟗𝟐𝑼 est radioactif , dont le noyau fils est le Thorium 𝟐𝟑𝟎
𝟐𝟑𝟒
𝟗𝟎𝑻𝒉 . Écrire l’équation de
désintégration d’Uranium 𝟐𝟑𝟒 𝟗𝟐𝑼 , en précisant la particule émise .
 L’étude d’un échantillon d’une rouche marine à un instant 𝒕 montre qu’il contient une masse
𝒎𝑼 = 𝟑, 𝟐𝟕𝒎𝒈 d’Uranium 𝟐𝟑𝟒 , et une masse 𝒎𝑻𝒉 = 𝟎, 𝟏𝟑𝒎𝒈 de Thorium 𝟐𝟑𝟎 . On suppose que
la couche ne contient pas de Thorium à l’origine des dates 𝒕𝟎 = 𝟎𝒔 (La date à laquelle le rocher a
été formé)
𝒂 − Calculer l’activité nucléaire d’Uranium 𝟐𝟑𝟒 à la date 𝒕 .
𝒕𝟏ൗ 𝒎𝑻𝒉 ×𝑴 𝟐𝟑𝟒
𝟐 𝟗𝟐𝑼
𝒃 − Montrer que l'âge de la roche marine est : 𝐭 = 𝒍𝒊𝒏(𝟏 + ) . Calculer sa valeur
𝒍𝒊𝒏 𝟐 𝒎𝑼 ×𝑴 𝟐𝟑𝟎
𝟗𝟎𝑻𝒉
 Calculer l’énergie de liaison du noyau d’hélium 𝟒𝟐𝑯𝒆 .
 La figure ci-contre représente le diagramme énergétique associé à la désintégration d’Uranium 𝟐𝟑𝟒
𝒂 −On se basant sur le diagramme énergétique , calculer l’énergie de liaison d’Uranium 𝟐𝟑𝟒 et
celle de Thorium 𝟐𝟑𝟎
𝒃 − Parmi les deux noyaux 𝟐𝟑𝟒 𝟐𝟑𝟎 𝑬(𝑴𝒆𝑽)
𝟗𝟐𝑼 et 𝟗𝟎𝑻𝒉 , quel est le plus stable ?
𝒄 − En utilisant le diagramme énergétique , déterminer l’énergie
libérée lors de cette désintégration . 𝟐𝟏𝟗𝟕𝟒𝟕, 𝟒 𝟏𝟒𝟐𝒏 + 𝟗𝟐𝒑

Noyau ou particule 𝟒 𝟏 𝟏
𝟐𝑯𝒆 𝟏𝑷 𝟎𝒏 𝟐𝟑𝟒
𝟗𝟐𝑼
𝟐𝟏𝟖𝟎𝟎𝟗, 𝟏
Données Masse en (𝒖) 𝟒, 𝟎𝟎𝟏𝟓 𝟏, 𝟎𝟎𝟕𝟑 𝟏, 𝟎𝟎𝟖𝟕
𝟐𝟑𝟎 𝟒
Temps de demi-vie d’Uranium 𝟐𝟑𝟒 : 𝒕𝟏ൗ𝟐 = 𝟐, 𝟒𝟒𝟓 × 𝟏𝟎𝟑 𝒂𝒏𝒔
𝟐𝟏𝟖𝟎𝟎𝟑, 𝟑 𝟗𝟎𝑻𝒉 + 𝟐𝑯𝒆

Exercice 𝟒 : Equilibre d’un système chimique

L'acide méthanoïque (appelé aussi acide formique) est le plus simple des acides carboxyliques. Sa
formule chimique est 𝑯𝑪𝑶𝑶𝑯. Sa base conjuguée est l'ion méthanoate (formiate) de formule 𝑯𝑪𝑶𝑶− .
Il s'agit d'un acide faible qui se présente sous forme de liquide incolore à odeur pénétrante.
On prépare, à une solution aqueuse (𝑺) d’acide méthanoïque de concentration 𝒄 = 𝟓 × 𝟏𝟎−𝟑 𝒎𝒐𝒍/𝑳 et
de volume 𝑽 = 𝟏𝑳 . La mesure de la conductivité de la solution (𝑺) donne : 𝝈 = 𝟒, 𝟎 × 𝟏𝟎−𝟐 𝑺/𝒎
 Ecrire l’équation de la réaction entre l’acide méthanoïque et l’eau .
 Dresser le tableau d’avancement de cette réaction en fonction de 𝑪 , 𝑽 , 𝒙 et 𝒙é𝒒
 Exprimer la conductivité 𝝈 de la solution en fonction de 𝝀𝟏 et 𝝀𝟐 et la concentration 𝐇𝟑 𝑶+ é𝒒 .
𝝈 Puits
 Monter que le taux l’avancement final 𝝉 de la réaction est : 𝝉 = . Calculer sa valeur . Et
(𝝀𝟏 +𝝀𝟐 )×𝑪
conclure .
 Trouver l’expression de la constante d’équilibre 𝑲 associée à la réaction d’acide méthanoïque
et l’eau en fonction de 𝑪 et 𝝉 . Calculer sa valeur .
 On réalise la même étude , en utilisant une solution d’acide méthanoïque (𝑺’) de concentration 𝐂′
tel que : 𝐂′ < 𝑪
𝒂 −Donner la nouvelle valeur de la constante d’équilibre 𝑲’ ( une justification est demandée )
𝒃 −Choisir la valeur du 𝝉′ de la solution (S’), parmi les valeurs suivantes : 31,5% , 19,78% , 5,8%
 On réalise une autre étude ,en utilisant une solution (S’’) d’acide benzénique de concentration
𝐂’’ tel que : 𝐂’’ = 𝑪 = 𝟓 × 𝟏𝟎−𝟑 𝒎𝒐𝒍/𝑳 . Soit 𝝉′′ le taux d’avancement final de la réaction d’acide
benzénique avec l’eau . Comparer 𝝉′′ avec 𝝉 (la valeur trouvée en question ) , justifier votre
réponse . La constante d’équilibre associée à la réaction d’acide benzénique avec l’eau est :
𝑲’’ = 𝟔, 𝟒 × 𝟏𝟎−𝟓
Données à 𝟐𝟓°𝑪: 𝝀𝟐 = 𝝀𝑯𝟑 𝑶+ = 𝟑𝟓 × 𝟏𝟎−𝟑 𝑺𝒎𝟐 𝒎𝒐𝒍−𝟏 et 𝝀𝟏 = 𝝀𝑯𝑪𝑶𝑶− = 𝟓, 𝟒𝟔 × 𝟏𝟎−𝟑 𝑺𝒎𝟐 𝒎𝒐𝒍−𝟏
Devoirs 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟏𝟗𝟎
Devoirs 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟏𝟗𝟏
Devoirs 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟏𝟗𝟐
Devoirs 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟏𝟗𝟑
Devoir 𝑵𝟒 semestre 𝟏 Niveau: 2BIOF
Lycée qualifiant :
Année scolaire:

Exercice 𝟏 : Questions du cours

 Rependre par vrai ou faux (𝑸𝑪𝑴 ∓ 𝟎, 𝟐𝟓) .


❑ Les noyaux stables de 𝒁 < 𝟐𝟎 se trouvent en dessus du premier médiateur .
❑ Les noyaux lourds de 𝒁 > 𝟏𝟗𝟓 se disposent sur le premier médiateur .
❑ La radioactivité est une désintégration contrôlée .
❑ Les noyaux radioactifs 𝜷+ se disposent au dessous de la vallée de stabilité .
❑ Les transformations nucléaires spontanées sont endoénergétiques .
❑ L’énergie de liaison par nucléon est l’énergie qu’il faut fournir à un noyau pour le dissocier
en ses nucléons .
❑ Le défaut de masse d’un noyau est toujours positif .
❑ Le noyau légèr se fissionne pour former un noyau plus lourd donc plus stable .
 Définir : La radioactivité , L’activité nucléaire .

Exercice 2: La fusion nucléaire

La fusion nucléaire est une transformation nucléaire dans laquelle deux noyaux légers s’assemblent
pour former un noyau plus stable .
𝟑𝟎
Cet exercice vise à étudier la réaction de fusion suivante : 𝟐𝟕 𝟒 𝑨
𝟏𝟑𝑨𝒍 + 𝟐𝑯𝒆 → 𝟏𝟓𝑷 + 𝒁𝑿
 La réaction de fusion est dite thermonucléaire . Expliquer pourquoi ?
 En utilisant les lois de conservation de Soddy , déterminer la particule 𝑨𝒁𝑿.
 Calculer en 𝑴𝒆𝒗 ∆𝑬 l’énergie consommée par cette réaction de fusion
 Déduire en 𝑴𝒆𝒗 puis en joule (𝑱) , l’énergie 𝑬𝑻 consommée par la fusion de deux moles
d’Aluminium 𝟐𝟕 𝟒
𝟏𝟑𝑨𝒍 avec une quantité suffisante en Hélium 𝟐𝑯𝒆 .
 Calculer l’énergie de liaison du 𝟐𝟕 𝟑𝟎
𝟏𝟑𝑨𝒍 et celle du 𝟏𝟓𝑷 et déduire le noyau le plus stable .
Noyau ou particule 𝟐𝟕 𝟒 𝟑𝟎 𝟏 𝟏
𝟏𝟑𝑨𝒍 𝟐𝑯𝒆 𝟏𝟓𝑷 𝟎𝒏 𝟏𝑷

Données Masse en (𝒖) 𝟐𝟔, 𝟗𝟕𝟒𝟒𝟎 𝟒, 𝟎𝟎𝟏𝟓𝟎 𝟐𝟗, 𝟗𝟕𝟎𝟎𝟔 𝟏, 𝟎𝟎𝟖𝟔𝟔 𝟏, 𝟎𝟎𝟕𝟐𝟖
𝑵𝑨 = 𝟔, 𝟎𝟐 × 𝟏𝟎𝟐𝟑𝒎𝒐𝒍−𝟏 ; 𝟏𝒖 = 𝟗𝟑𝟏, 𝟓𝑴𝒆𝒗/𝒄𝟐 ; 𝟏𝑴𝒆𝑽 = 𝟏, 𝟔 × 𝟏𝟎−𝟏𝟑𝑱

Exercice 3 La fission nucléaire


𝟐𝟑𝟓 𝟏 𝟏𝟒𝟐
L’une des réactions de fissions de l’uranium est : 𝟗𝟐𝑼 + 𝟎𝒏 → 𝟗𝟏
𝟓𝟔𝐁𝐚 + 𝒂𝑲𝒓 + 𝐛 𝟏𝟎𝒏
 Déterminer les deux nombres a et b
 Vérifier que le défaut de masse du noyau de krypton 𝟗𝟏𝒂𝑲𝒓 est :
∆𝒎 𝟗𝟏𝒂𝑲𝒓 = 𝟎, 𝟖𝟏𝟒𝟗𝟑𝒖
 Déduire la valeur de 𝐸𝑙 𝟗𝟏𝒂𝑲𝒓 l’énergie de liaison du noyau 𝟗𝟏𝒂𝑲𝒓
 Comparer la stabilité des noyaux : 𝟐𝟑𝟓 𝟗𝟏 𝟏𝟒𝟐
𝟗𝟐𝑼, 𝒂𝑲𝒓, 𝟓𝟔𝐁𝐚
 En exploitant le diagramme énergétique déterminer 𝑬𝑳𝒊𝒃 l’énergie
libérée par la fission d’un gramme d’uranium 235 en 𝑀𝑒𝑉 puis en joule
𝐦 𝟗𝟏𝑲𝒓 = 𝟗𝟎, 𝟗𝟐𝟑𝟒𝟓𝒖
Donnée 𝒂
Exercice 𝟒 : Datation d’une roche marine

Le Radium 𝟐𝟐𝟔 se trouve dans les roches marines , résulte de la désintégration spontanée du
Thorium 𝟐𝟑𝟎 au cour du temps . C’est pourquoi que le Radium et Thorium se trouvent dans toutes
les roches marines en proportions différentes , selon leurs dates de formation .
𝑵
La mesure du rapport 𝒓 = 𝑹𝒂 permet de calculer l'âge de la roche marine .
𝑵𝑻𝒉
 Donner la composition du noyau du Thorium 𝟐𝟑𝟎 𝟗𝟎𝑻𝒉 .
 Le noyau 𝟗𝟎𝑻𝒉 est radioactif , dont le noyau fils est le
𝟐𝟑𝟎

Radium 𝟐𝟐𝟔 𝟖𝟖𝑹𝒂 . Écrire l’équation de désintégration du


Thorium 𝟐𝟑𝟎 𝟗𝟎𝑻𝒉, en précisant la particule émise .
 La courbe ci-contre représente l’évolution de 𝒍𝒏 𝒓 + 𝟏
en fonction du temps
𝒂 − Montrer que : 𝐥𝐧 𝐫 + 𝟏 = 𝝀𝒕
𝒃 − En se basant sur la courbe déterminer 𝝀 et déduire
la valeur du temps de demi-vie .
𝐜 − L’étude d’un échantillon de la roche montre 𝒓 = 𝟎, 𝟐𝟑 .
Déterminer 𝒕𝑹 l'âge de l’échantillon .
 Calculer l’activité nucléaire 𝒂(𝒕𝑹 ) à l’instant 𝒕𝑹 sachant que le nombre de noyaux du radium dans
l’échantillon à cet instant est : 𝐍 = 𝟒, 𝟑 × 𝟏𝟎𝟐𝟓

Exercice 𝟓 : Equilibre d’un système chimique

L'acide acétique ou acide éthanoïque est un acide organique. Sa formule chimique est
𝑪𝑯𝟑 𝑪𝑶𝑶𝑯. L'acide acétique pur est un liquide incolore et inflammable .
On prépare , une solution aqueuse (𝑺) d’acide éthanoïque de concentration 𝑪 = 𝟓 × 𝟏𝟎−𝟐 𝒎𝒐𝒍/𝑳 et
de volume 𝑽 = 𝟓𝟎𝐦𝑳 . La mesure de 𝒑𝑯 de la solution (𝑺) donne : 𝒑𝑯 = 𝟑, 𝟎𝟐
 Ecrire l’équation de la réaction entre l’acide éthanoïque et l’eau .
 Dresser le tableau d’avancement de cette réaction en fonction de 𝑪 , 𝑽 , 𝒙 et 𝒙é𝒒
 Trouver l’expression du taux l’avancement final de la réaction en fonction de 𝒑𝑯 et 𝑪 . Calculer
sa valeur . Et conclure .
 Trouver l’expression de la conductivité 𝝈é𝒒 de la solution en fonction de 𝝀𝟏 et 𝝀𝟐 et la
concentration 𝒑𝑯 . Calculer 𝝈é𝒒
 Trouver l’expression de la constante d’équilibre 𝑲 associée à la réaction d’acide éthanoïque
et l’eau en fonction de 𝑪 et 𝒑𝑯 . Calculer sa valeur .
 On dilue 𝒏 fois la solution (𝑺) , et on obtient une solution (𝑺’) d’acide éthanoïque de
Puits
concentration: 𝐂 ′
𝒂 −Donner la nouvelle valeur de la constante d’équilibre 𝑲’ ( une justification est demandée )
𝒃 −Choisir la valeur du 𝝉′ de la solution (S’), parmi les valeurs suivantes : 1,9% , 1,03% , 5,77%
𝑪 − Calculer concentration 𝐂 ′ de la solution (S’), et déduire le coefficient de dilution 𝒏 .
 On réalise une autre étude ,en utilisant une solution (S’’) d’acide méthanoïque de concentration
𝐂’’ tel que : 𝐂’’ = 𝑪′ . Soit 𝝉′′ le taux d’avancement final de la réaction d’acide
méthanoïque avec l’eau . Comparer 𝝉′′ avec 𝝉′ (la valeur trouvée en question -𝒃) , justifier votre
réponse . La constante d’équilibre associée à la réaction d’acide méthanoïque avec l’eau est :
𝑲’’ = 𝟏, 𝟖 × 𝟏𝟎−𝟒
Données à 𝟐𝟓°𝑪: 𝝀𝟐 = 𝝀𝑯𝟑 𝑶+ = 𝟑𝟓 × 𝟏𝟎−𝟑 𝑺𝒎𝟐 𝒎𝒐𝒍−𝟏 et 𝝀𝟏 = 𝝀𝑪𝑯𝟑 𝑪𝑶𝑶− = 𝟒, 𝟎𝟗 × 𝟏𝟎−𝟑 𝑺𝒎𝟐 𝒎𝒐𝒍−𝟏
Devoirs 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟏𝟗𝟔
Devoirs 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟏𝟗𝟕
Devoirs 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟏𝟗𝟖
Devoirs 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟏𝟗𝟗
Devoir 𝑵𝟓 semestre 𝟏 Niveau: 2BOF
Lycée qualifiant :
Année Prof :
scolaire:2020/2021

E𝑿𝑬𝑹𝑪𝑰𝑪𝑬 𝟏 : DIPOLE RC
Les condensateurs sont caractérisés par le fait de stockage de l’énergie électrique pour l’utilisée au
besoin . Cette propriété permet d’utiliser les condensateurs dans beaucoup d’appareils notamment
dans les appareils photographiques .  
I-Association des condensateurs
On considère les montages électriques suivants :
Données : 𝑬 = 𝟔𝑽 ; 𝑹 = 𝟐𝑲𝛀 ; 𝑪 = 𝟐𝝁𝑭
 Calculer la valeur de la constante du temps associée à chaque montage .
 Quel est le montage qui permet de charger les condensateurs plus rapidement ? Justifier votre
choix ?
II- Étude de la réponse d’un dipôle RC à un échelon de tension montant .
Pour étudier la réponse d’un dipôle RC à un échelon de tension montant , on 
réalise la figure  qui est formée des éléments suivants :
▪ Générateur idéal de tension de f.é.m. 𝐸
▪ Conducteur ohmique de résistance 𝑅 = 1𝐾Ω
▪ Condensateur déchargé de capacité C Interrupteur K
 Recopier la figure , et représenter sur laquelle , comment brancher les
entrées de l’oscilloscope pour visualiser la tension 𝒖𝑹
 Déterminer l’équation différentielle vérifiée par la charge 𝒒(𝒕) du condensateur .
 Trouver les expressions de B et 𝜶 pour que l’expression
𝒒(𝒕) = 𝑩(𝟏 − 𝒆−𝜶𝒕 ) soit solution de l’équation différentielle .
 Trouver l’expression de l’intensité 𝒊(𝒕) du courant et celle
de la tension 𝒖𝑹 tension aux bornes du conducteur ohmique
Montrer que 𝝉 a une dimension du temps .
 En utilisant la courbe de 𝒒 = 𝒇(𝒕) , déterminer la f.é.m. du
générateur ,et la constante du temps 𝝉 . Calculer la valeur
de la capacité C .
 Déterminer l’énergie stockée dans le condensateur à la date 𝒕 = 𝟐𝝉

E𝑿𝑬𝑹𝑪𝑰𝑪𝑬 𝟐 : DIPOLE RL
Puits
Pour étudier la réponse d’un dipôle RL à un échelon de tension montant , on réalise le montage
électrique schématisé par la figure ❶ qui comporte : ❶
▪ Générateur idéal de tension de f.é.m. 𝑬 = 𝟏𝟐𝑽
▪ Conducteur ohmique de résistance 𝑹 = 𝟖𝟎𝛀
▪ Bobine d’inductance L et de résistance interne r
Lorsque le régime permanent est établi, en ouvre l’interrupteur 𝑲
à un instant 𝒕 = 𝟎
 Comment se comporte la bobine en régime permanent
Montrer que l’équation différentielle vérifiée par la tension 𝒖𝑹 s’écrit sous la forme suivante :
𝒅𝒖𝑹
𝒖𝑹 + 𝝉 = 𝟎. En déterminant l’expression de 𝝉 en fonction L , r et R .
𝒅𝒕
−𝒕
 Déterminer l’expression de 𝑼 pour 𝒖𝑹 = 𝑼𝒆 Τ𝝉 soit solution de l’équation différentielle .
−𝒕
 Montrer que l’expression du courant s’écrit sous la forme suivante : 𝒊(𝒕) = 𝑰𝟎 𝒆 Τ𝝉 , en déterminant
l’expression de 𝑰𝟎 en fonction E , r et R .
 Un programme approprié a permet de tracer
la courbe : 𝒍𝒏(𝒖𝑹 ) = 𝐟(𝐭). 𝒍𝒏(𝒖𝑹 )
𝒕
𝒂 − Montrer que 𝒍𝒏 𝒖𝑹 = − + 𝒍𝒏(𝑼) .
𝝉
𝒃 −Déterminer les valeurs des 𝑼 et 𝛕 .
𝒄 − Calculer la valeur de la résistance 𝒓
𝒅 −Calculer la valeur initiale de l’intensité du 𝑰𝟎 courant
en régime permanant 𝒕(𝒎𝒔)
𝒆 − Calculer la valeur de l’inductance L.
 Calculer l’énergie stockée dans la bobine à
l’instant 𝒕 = 𝟐𝝉

E𝑿𝑬𝑹𝑪𝑰𝑪𝑬 𝟑 : LE VITAMINE C500

L’acide ascorbique(vitamine C) de formule 𝑪𝟔 𝑯𝟖 𝑶𝟔 , est un réducteur naturel que l’on qualifie


usuellement d’antioxydant …. En pharmacie il est possible de trouver l’acide ascorbique , par
exemple sous forme de comprimé ‘’ de vitamine C𝟓𝟎𝟎 ‘’
I-Étude de la réaction de l’acide ascorbique avec l’eau .
On prépare une solution aqueuse (S) de l'acide ascorbique de concentration 𝑪 , et de volume V . La
mesure de 𝒑𝑯 de cette solution à 𝟐𝟓℃ donne la valeur : 𝒑𝑯 = 𝟑, 𝟎𝟏 et 𝒑𝑲𝑨 = 𝟒, 𝟏
 Dresser le tableau d’avancement associé à la de l’acide ascorbique avec l’eau réaction .
𝟏
 Montrer que taux d’avancement final de cette réaction est : 𝝉 = 𝟏+𝟏𝟎𝒑𝑲 𝑨−𝒑𝑯
, calculer 𝝉 et déduire.
 Calculer la valeur du quotient de réaction à l’équilibre associé à cette réaction
 Calculer le pourcentage de l’ion ascorbate 𝑪𝟔 𝑯𝟕 𝑶−𝟔 et celle de l’acide ascorbique 𝑪𝟔 𝑯𝟖 𝑶𝟔 dans
cette solution. Déduire l’espèce chimique prédominante dans cette solution.
II-Dosage d’une solution d’acide ascorbique par une solution d’hydroxyde de sodium
On dissout un comprimé de vitamine C𝟓𝟎𝟎 dans un volume 𝑽 = 𝟐𝟎𝟎𝒎𝑳 𝒅𝒆 l’eau distillée et on
obtient une solution (𝑺𝑨 ) de l’acide ascorbique . On titre un volume 𝑽𝑨 = 𝟏𝟎𝒎𝑳 de la solution
(𝑺𝑨 ) par une solution aqueuse (𝑺𝑩 ) de hydroxyde de sodium 𝑵𝒂+ −
(𝒂𝒒) + 𝑯𝑶(𝒂𝒒) de concentration
𝑪𝑩 = 𝟐, 𝟖𝟒 × 𝟏𝟎−𝟐 𝒎𝒐𝒍. 𝑳−𝟏 .
 Dresser le montage expérimental du dosage .
 Écrire l’équation de la réaction du dosage .
 Déterminer les coordonnées du point d’équivalence E
 Déterminer la concentration 𝑪𝑨 de la solution (𝑺𝑨 )
 Calculer en (𝒎𝒈 )la masse de l’acide ascorbique contenant Puits
le comprimé du vitamine C étudié. Justifier le nom C𝟓𝟎𝟎 .
 Pour un volume versé 𝑽𝐵𝟏 = 𝟒𝒎𝑳 , calculer le taux
d’avancement final associé à la du dosage et déduire .
 Parmi les indicateurs colorés du tableau ci-dessous ,
déterminer celui qu’il faut ajouter à la solution pour
procéder le plus efficacement possible
L’indicateur Bleu de Phénolphtaléine Rouge de crésol
au titrage précédent par une méthode coloré bromothymol
colorimétrique . Justifier ce choix .
Zone de 𝟔 − 𝟕, 𝟔 𝟖, 𝟐 − 𝟏𝟎 𝟕, 𝟐 − 𝟖, 𝟖
Données : virage
𝑴(𝑪𝟔 𝑯𝟖 𝑶𝟔 ) = 𝟏𝟕𝟔𝐠. 𝒎𝒐𝒍−𝟏 ; 𝒑𝑲𝒆 = 𝟏𝟒
Devoirs 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟐𝟎𝟐
Physique 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟐𝟎𝟑
Devoirs 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟐𝟎𝟒
Devoirs 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟐𝟎𝟓
Devoir 𝑵𝟓 semestre 𝟏 Niveau: 2BIOF
Lycée qualifiant :
Année scolaire: Prof :

E𝑿𝑬𝑹𝑪𝑰𝑪𝑬 𝟏 : DIPOLE RC
Les condensateurs sont caractérisés par le fait de stockage de l’énergie électrique pour l’utilisée au
besoin . Cette propriété permet d’utiliser les condensateurs dans beaucoup d’appareils notamment
dans les appareils photographiques .  
I-Association des condensateurs
On considère les montages électriques suivants :
Données : 𝑬 = 𝟏𝟐𝑽 ; 𝑹 = 𝟏, 𝟓𝑲𝛀 ; 𝑪 = 𝟏𝟎𝝁𝑭
 Calculer la valeur de la constante du temps associée à chaque montage .
 Quel est le montage qui permet de charger les condensateurs plus rapidement ? Justifier votre
choix ?
II- Étude de la réponse d’un dipôle RC à un échelon de tension montant .
Pour étudier la réponse d’un dipôle 𝑹𝑪 à un échelon de tension montant , on

réalise la figure  qui est formée des éléments suivants :
▪ Générateur idéal de tension de f.é.m. 𝐸
▪ Conducteur ohmique de résistance 𝑅 = 1𝐾Ω
▪ Condensateur déchargé de capacité C
▪ Interrupteur K
 Représenter sur la figuredans la convention de récepteur les tensions 𝒖𝑪 et 𝒖𝑹 .
 Déterminer l’équation différentielle vérifiée par la tension 𝒖𝑪 aux bornes du condensateur .
−𝒕
 Trouver les expressions de A et 𝝉 pour que l’expression 𝒖𝑪 = 𝑨(𝟏 − 𝒆 Τ𝝉 ) soit solution de
l’équation différentielle .
 Trouver l’expression de l’intensité 𝒊(𝒕) du courant et celle de la 𝒍𝒏 𝒖𝑹
tension 𝒖𝑹 tension aux bornes du conducteur ohmique
Un programme approprié permet de tracer 𝒍𝒏 𝒖𝑹 = 𝐟(𝐭). Où
𝒕
𝒂 − Montrer que 𝒍𝒏 𝒖𝑹 = − + 𝒍𝒏𝑬 .
𝝉
𝒃 −Déterminer les valeurs des 𝑬 et 𝛕 .
𝒄 − Calculer la valeur de la capacité C 𝒕(𝒎𝒔)
 Déterminer l’énergie stockée dans le condensateur à la date 𝒕 = 𝝉

E𝑿𝑬𝑹𝑪𝑰𝑪𝑬 𝟐 : DIPOLE Puits


RL
Pour déterminer la vitesse 𝑽 d’une balle de pistolet , on réalise un montage électrique basé sur
l’établissement et l’annulation du courant aux bornes d’un dipôle RL . Voire la figure 
▪ Générateur idéal de tension de f.é.m. 𝑬 = 𝟕, 𝟓𝑽 
▪ Conducteur ohmique de résistance 𝑹 = 𝟒𝟎𝛀
▪ Bobine d’inductance L et de résistance interne r
Lorsque le régime permanent est atteint , on tire la balle qui
coupera le fil AB à un instant 𝒕𝟎 = 𝟎𝒔
 Comment se comporte la bobine en régime permanent
Montrer que l’équation différentielle vérifiée par la tension 𝒖𝑹
𝒅𝒖
s’écrit sous la forme suivante : 𝒖𝑹 + 𝝉 𝑹 = 𝟎 . En déterminant
𝒅𝒕
l’expression de 𝝉 en fonction L , r et R .
 Vérifier que 𝒖𝑹 = 𝑹𝑬 𝒆 Τ𝝉 est une solution de l’équation différentielle .
−𝒕
𝑹+𝒓
 Déduire l’expression de la tension 𝒖𝑹,𝟎 à l’instant 𝒕𝟎 = 𝟎𝒔 
 On suppose que la balle est en mouvement rectiligne uniforme ,
et qu’elle coupe le fil DC à un instant 𝒕𝟏 . Voire la figure 
À l’aide d’un système d’acquisition convenable , on obtient la courbe
de la figure ③ qui représente les variations de la tension 𝒖𝑹 .
𝒂 − Lorsque la balle du pistolet coupe le fil CD une étincelle s’y
produit . Expliquer cette observation .
𝒃 − Déterminer la valeur de la constante du temps 𝝉 .
𝒖𝑹 (𝑽)

𝒄 − Calculer la valeur de l’inductance L et celle de la résistance 𝒓 .
𝒅 − Déterminer graphiquement la valeur 𝒖𝑹,𝟏 à l’instant 𝒕𝟏 où la balle
coupe le fil CD
𝝉.𝑬 . 𝑹
𝒆 − Montrer que :𝒕𝟏 = 𝝉. 𝒍𝒏( ) . Calculer 𝒕𝟏 .
𝐋 .𝒖𝑹,𝟏
𝒇 − Calculer la vitesse de la balle du pistolet sachant que la distance 𝒕(𝒎𝒔)
entre les deux fil AB et CD est 𝒅 = 𝟏, 𝟑𝒎
𝒈 − Pour mesurer avec précision la vitesse de la balle il faut que la résistance R soit inférieure à une
valeur limite 𝑹𝒎𝒂𝒙𝒆 (𝒕𝟏 < 𝟓𝝉) .Trouver l’expression de 𝑹𝒎𝒂𝒙𝒆 en fonction de V ,d , L et r .
Calculer la valeur de 𝑹𝒎𝒂𝒙𝒆

E𝑿𝑬𝑹𝑪𝑰𝑪𝑬 𝟑 : LE VITAMINE C500

L’acide ascorbique(vitamine C) de formule 𝑪𝟔 𝑯𝟖 𝑶𝟔 , est un réducteur naturel que l’on qualifie


usuellement d’antioxydant …. En pharmacie il est possible de trouver l’acide ascorbique , par
exemple sous forme de comprimé de ‘’ vitamine C𝟓𝟎𝟎 ‘’ . On donne 𝑴 𝑪𝟔 𝑯𝟖 𝑶𝟔 = 𝟏𝟕𝟔𝒈/𝒎𝒐𝒍
I-Étude de la réaction de l’acide ascorbique avec l’eau .
On prépare une solution aqueuse (S) de l'acide ascorbique de concentration 𝑪 = 𝟏𝟎−𝟐 𝒎𝒐𝒍. 𝑳−𝟏 , et de
volume V . La mesure de 𝒑𝑯 de cette solution à 𝟐𝟓℃ donne la valeur : 𝒑𝑯 = 𝟑, 𝟎𝟏
 Dresser le tableau d’avancement associé à la réaction de l’acide ascorbique avec l’eau réaction .
 Calculer la valeur du taux d’avancement final de cette réaction et déduire .
 Calculer la valeur du quotient de réaction à l’équilibre associé à cette réaction
 Déduire la valeur de la constante d’acidité 𝒑𝑲𝑨 du couple 𝑪𝟔 𝑯𝟖 𝑶𝟔 /𝑪𝟔 𝑯𝟕 𝑶−𝟔 .
𝑪𝟔 𝑯𝟕 𝑶−
 Calculer la valeur du rapport 𝟔
𝑪𝟔 𝑯𝟖 𝑶𝟔
et déduire l’espèce chimique prédominante dans la solution .

II-Dosage d’une solution d’acide ascorbique par une solution d’hydroxyde de sodium
On dissout un comprimé de vitamine C𝟓𝟎𝟎 dans un volume 𝑽 = 𝟐𝟎𝟎𝒎𝑳 𝒅𝒆 l’eau distillée et on
obtient une solution (𝑺𝑨 ) de l’acide ascorbique . On titre un volume 𝑽𝑨 = 𝟏𝟎𝒎𝑳 de la solution
(𝑺𝑨 ) par une solution aqueuse (𝑺𝑩 ) de hydroxyde de sodium 𝑵𝒂+ −
(𝒂𝒒) + 𝑯𝑶(𝒂𝒒) de concentration
𝑪𝑩 = 𝟐, 𝟖𝟓 × 𝟏𝟎−𝟐 𝒎𝒐𝒍. 𝑳−𝟏 .
 Dresser le montage expérimental du dosage . Puits
Écrire l’équation de la réaction du dosage .
 Déterminer les coordonnées du point d’équivalence E
 Déterminer la concentration 𝑪𝑨 de la solution (𝑺𝑨 )
 Calculer la masse de l’acide ascorbique contenant le
comprimé de vitamine 𝑪 étudié . Justifier le nom C𝟓𝟎𝟎 .
 Pour un volume versé 𝑽𝐵𝟏 = 𝟑𝒎𝑳 , calculer le taux
d’avancement final de la réaction du dosage et déduire .
 Parmi les indicateurs colorés du tableau ci-dessous ,
déterminer celui qu’il faut ajouter à la solution pour
procéder le plus efficacement possible
L’indicateur Bleu de Phénolphtaléine Rouge de crésol
au titrage précédent par une méthode coloré bromothymol
colorimétrique . Justifier ce choix .
Zone de 𝟔 − 𝟕, 𝟔 𝟖, 𝟐 − 𝟏𝟎 𝟕, 𝟐 − 𝟖, 𝟖
virage
Devoirs 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟐𝟎𝟖
Devoirs 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟐𝟎𝟗
Devoirs 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟐𝟏𝟎
Devoirs 2𝑩𝑰𝑶𝑭 𝑷𝒂𝒈𝒆 𝟐𝟏𝟏
❖ Ministre de l’éducation nationale, programmes des sections internationales-Option français-
Physique chimie –Première année baccalauréat Sc. Ex - Sc. M .
❖ Mohamed El Heddari et autres , Etincelle Physique chimie, deuxième année baccalauréat Sc. Ex -
Sc. M . Édition Apostrophe.
❖ Abdelhak Ben Saddik et autres, collection Al Massar en Physique chimie, Première année
baccalauréat Sc. Ex - Sc. M , Nadia édition 2010.
❖ Cours sur internet:
▪ Cours de Physique chimie - d deuxième année baccalauréat Sc. Ex - Sc. M , Prof : Hicham
Mahajar .
▪ Cours de Physique chimie - deuxième année baccalauréat Sc. Ex - Sc. M ,Prof Yassine
Derraz.
▪ Cours de Physique chimie - deuxième année baccalauréat Sc. Ex - Sc. M ,Prof Abdelhakim
Sbiro.
▪ Cours de Physique chimie - Première année baccalauréat Sc. Ex - Sc. M ,Prof Rachid
Jankel.
▪ Cours de Physique chimie - deuxième année baccalauréat Sc. Ex - Sc. M ,Prof Hammou
Mona.
▪ Cours de Physique chimie - deuxième année baccalauréat Sc. Ex - Sc. M , Prof Mohammed
Delahi.
▪ Cours de Physique chimie - deuxième année baccalauréat Sc. Ex - Sc. M ,Prof Ayoub
Elmardi.
▪ Cours de Physique chimie - deuxième année baccalauréat Sc. Ex - Sc. M ,Prof Allal
Mahdade.

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