CHAPITRE 3
Analyse réelle
1. Fonctions usuelles
1.1. Fonctions polynomiales. Ce sont les fonctions données par un polynôme, de la
forme :
f: R→R
x 7→ αn xn + αn−1 xn−1 + · · · + α1 x + α0 ,
où l’entier n est le degré du polynôme, et les réels αn , . . . , α0 sont les coefficients du polynôme.
Les fonctions polynomiales sont continues et dérivables sur tout R.
Par exemple, la fonction carré :
f : R → R+
x 7→ x2
a pour représentation graphique :
y
1
x
−2 −1 0 1 2
−1
Propriétés :
– Elle est positive, x2 ≥ 0 pour tout x ∈ R.
– Sa dérivée est f 0 (x) = 2x.
– Elle est décroissante sur ] − ∞, 0[ et croissante sur ]0, +∞[.
– Ses limites en l’infini sont : limx→−∞ x2 = +∞ et limx→+∞ x2 = +∞
– On peut résumer toutes ces propriétés dans son tableau de variation :
x −∞ 0 +∞
f 0 (x) − 0 +
+∞ +∞
f (x)
0
25
26 3. ANALYSE RÉELLE
– Elle est paire, c’est-à-dire que f (−x) = f (x), pour tout x ∈ R.
– Elle n’est pas bijective ! En effet, par exemple 4 a exactement deux antécédents : −2 et
2. On peut la rendre bijective en considérant sa restriction à R+ :
f : R+ → R+
x 7→ x2
qui a alors pour représentation graphique :
y
1
x
−1 0 1 2
−1
Cette restriction à R+ est alors strictement croissante, et donc bijective de R+ dans R+ .
Autre exemple, la fonction cube :
f: R→R
x 7→ x3 .
C’est une fonction impaire, c’est-à-dire que f (−x) = −f (x), pour tout x ∈ R. Sa dérivée étant
f 0 (x) = 3x2 , elle est strictement croissante, son graphe est :
y
1
x
−2 −1 0 1 2
−1
−2
−3
−4
et ses limites en l’infini sont : limx→−∞ x3 = −∞ et limx→+∞ x3 = +∞.
1. FONCTIONS USUELLES 27
Plus généralement, les limites d’une fonction polynomiale sont données par celles de son
terme de plus haut degré :
lim f (x) = lim αn xn ,
x7→±∞ x7→±∞
et donc la limite de f dépendra de la parité de n et du signe du coefficient αn .
Par exemple, considérons la fonction
f (x) = −3x5 + x3 + 6x2 − 3x + 1.
On a alors :
lim f (x) = lim −3x5 = −3 × (+∞) = −∞
x→+∞ x→+∞
lim f (x) = lim −3x5 = −3 × (−∞) = +∞
x→−∞ x→−∞
Ceci se justifie de la sorte : on factorise par le terme de plus haut degré,
x3 6x2
5 −3x 1
f (x) = −3x 1 + + + +
−3x5 −3x5 −3x5 −3x5
5 1 1 1 1
= −3x 1 − 2 − 2 3 + 4 − 5 .
3x x x 3x
Comme
1
lim = 0, pour tout k > 0,
x→∞ xk
l’expression dans la parenthèse tend vers 1, et la limite de f en l’infini est bien donnée par son
terme de plus haut degré.
1.2. Fonction inverse x 7→ 1/x. C’est la fonction définie par
f : R∗ → R
1
x 7→
x
Propriétés :
– Son domaine de définition est R∗ = R \ {0}. Elle n’est pas définie en 0 ! Elle est continue
et dérivable sur son domaine de définition.
– Elle est impaire : f (−x) = −f (x), pour tout x ∈ R∗ .
– Sa dérivée est f 0 (x) = − x12 .
– Sa dérivée étant strictement négative, elle est strictement décroissante.
– Ses limites sont :
1 1 1 1
lim = 0, lim = 0, lim+ = +∞, lim− = −∞
x→−∞ x x→+∞ x x→0 x x→0 x
Représentation graphique :
28 3. ANALYSE RÉELLE
1
x
−6 −5 −4 −3 −2 −1 0 1 2 3 4 5 6
−1
−2
−3
−4
−5
1.3. Fonctions trigonométriques. Les fonctions trigonométriques cosinus et sinus sont
définies à partir du cercle trigonométrique :
1
sin θ
θ
−1 0 cos θ 1
−1
La fonction cosinus est notée cos :
cos : R →] − 1, +1[
x 7→ cos(x)
Représentation graphique :
1. FONCTIONS USUELLES 29
1
x
−2π − 3π −π − π2 0 π π 3π 2π
2 2 2
−1
La fonction sinus est notée sin :
sin : R →] − 1, +1[
x 7→ sin(x)
Représentation graphique :
y
1
x
−2π − 3π −π − π2 0 π π 3π 2π
2 2 2
−1
Propriétés :
– Les fonctions cosinus et sinus sont 2π-périodiques, c’est-à-dire que pour tout x ∈ R, on a
cos(x + 2π) = cos(x)
sin(x + 2π) = sin(x).
Il suffit donc de connaı̂tre ces fonctions sur un intervalle de longueur 2π pour les connaı̂tre
sur tout R.
– sin0 (x) = cos(x)
– cos0 (x) = − sin(x)
Quelques formules trigonométriques :
– cos(a + b) = cos(x) cos(b) − sin(a) sin(b).
– sin(a + b) = sin(a) cos(b) + cos(a) sin(b).
– etc,. . .
1.4. Fonctions exponentielle et logarithme. La fonction exponentielle est notée e ou
exp :
exp : R →]0, +∞[
x 7→ ex
avec e = e1 ≈ 2, 718.
Représentation graphique :
30 3. ANALYSE RÉELLE
1
x
−5 −4 −3 −2 −1 0 1 2 3
−1
Propriétés :
– L’exponentielle est définie, continue et dérivable sur tout R.
– ex > 0 pour tout x ∈ R
– Elle est strictement croissante (et donc bijective)
– e0 = 1
– limx→−∞ ex = 0
– limx→+∞ ex = +∞
– La dérivée de exp est égale à elle-même, (ex )0 = ex . C’est une façon de définir l’exponen-
tielle (il en existe d’autres que l’on abordera pas ici) : la fonction exp est l’unique fonction
continue sur R égale à sa dérivée et valant 1 en 0.
Formules : Pour tous x, y ∈ R,
– ex+y = ex ey
– e−x = e1x
– exy = (ex )y
La fonction logarithme népérien est notée ln (parfois log) :
ln : ]0, +∞[ → R
x 7→ ln(x)
Attention, ln(x) n’a de sens que pour x > 0 ! C’est-à-dire que son domaine de définition
est ]0, +∞[. Elle est continue et dérivable sur son domaine de définition.
Représentation graphique :
y
1
x
−1 0 1 2 3 4 5 6 7
−1
Propriétés :
– strictement croissante (et donc bijective)
– ln(1) = 0
2. QUELQUES GÉNÉRALITÉS SUR LES FONCTIONS : RAPPELS ET COMPLÉMENTS 31
– ln(e) = 1
– limx→+∞ ln(x) = +∞
– limx→0 ln(x) = −∞
– La dérivée de ln est : ln0 (x) = x1 .
Formules : Pour tous x, y > 0,
– ln(xy) = ln x + ln y
– ln(xα ) = α ln(x), pour tout α ∈ R
– ln( x1 ) = − ln(x)
– ln( xy ) = ln(x) − ln(y).
Proposition 1.1. Les fonctions exponentielles et logarithme népérien sont fonctions réciproques
l’une de l’autre, c’est-à-dire
y = ln(x) ⇔ x = exp(y),
pour tout x > 0 et y ∈ R. On a donc :
exp(ln(x)) = x, pour tout x > 0
et
ln(exp(x)) = x, pour tout x ∈ R.
1.5. Fonction racine carrée. C’est la bijection réciproque de la restriction de x 7→ x2 à
R+ :
f : R+ → R+
√
x 7→ x
1
Elle est donc définie et à valeurs sur R+ , continue, dérivable sur ]0, +∞[, de dérivée x 7→ √
2 x
,
et strictement croissante.
Représentation graphique :
y
1
x
−1 0 1 2 3 4 5 6 7
−1
2. Quelques généralités sur les fonctions : rappels et compléments
2.1. Continuité. Dans toute la suite, on notera Df le domaine de définition de f , c’est-
à-dire l’ensemble des points x tel que f (x) existe.
Rappelons la définition de continuité d’une fonction.
Définition 2.1. Soit f une fonction et x0 ∈ Df . On dit que f est continue en x0 si
lim f (x) = f (x0 ).
x→x0
32 3. ANALYSE RÉELLE
Le graphe de f peut se tracer sans lever le crayon .
y y
3 3
2 2
continue pas continue
•
1 1
x x
−1 0 1 2 3 4 −1 0 1 2 3 4
−1 −1
Rappelons quelques limites usuelles. On a déjà rappelé les limites des fonctions usuelles.
Rappelons que l’on ne sait pas conclure quand à la limite des formes indéterminées : ∞
∞
, ∞−∞,
0 × ∞, 00 . Néanmoins, dans les cas suivants, on a :
sin x ln(1 + x) ex − 1 cos x − 1 1
lim = 1, lim = 1, lim = 1, lim 2
=− .
x→0 x x→0 x x→0 x x→0 x 2
On sait aussi étudier certaines limites par croissances comparées : le principe est que l’expo-
nentielle croit beaucoup plus vite que n’importe quel polynôme, et qu’un polynôme croit plus
vite qu’un logarithme. En résumé, on a donc :
ex ln x
lim = +∞, lim xex = 0, lim = 0, lim x ln x = 0.
x→+∞ x x→−∞ x→+∞ x x→0
2.2. Dérivabilité. La notion de dérivée permet d’approcher localement (i.e. autour d’un
point ) la graphe d’une fonction par une droite.
Définition 2.2. Soit f : ]a, b[→ R. On appelle taux d’accroissement de f entre x et x0 la
rapport
f (x) − f (x0 )
.
x − x0
C’est la pente de la droite passant par les points (x0 , f (x0 )) et (x, f (x)).
y
f
f (x)
f (x0 )
x
0 x0 x
Plus x est proche de x0 , plus cette droite approche bien la courbe de f autour de x0 .
Définition 2.3. Soit f : ]a, b[→ R. On dit que f est dérivable en x0 si la limite de son taux
d’accroissement entre x et x0 existe et est finie quand x tend vers x0 , autrement dit
f (x0 + h) − f (x0 )
lim
h→0 h
0
existe et est finie. On appelle f (x0 ) cette limite, qui est alors la dérivée de f en x0 .
2. QUELQUES GÉNÉRALITÉS SUR LES FONCTIONS : RAPPELS ET COMPLÉMENTS 33
Si f est dérivable en tout point de ]a, b[, on dit que f est dérivable sur ]a, b[, et on note
f : x 7→ f 0 (x) la fonction dérivée de f .
0
Interprétation géométrique : f 0 (x0 ) s’interprète comme la pente de la tangente à la
courbe de f en x0 , et l’équation de la tangente au point (x0 , f (x0 )) est
y = f 0 (x0 )(x − x0 ) + f (x0 ).
y
f
y = f 0 (x0 )(x − x0 ) + f (x0 )
f (x0 )
x
0 x0
Rappel des dérivées usuelles : On a déjà rappelé les dérivées suivantes (à connaı̂tre !) :
f (x) constante xa , a ∈ R ex ln x sin x cos x
f 0 (x) 0 axa−1 ex x1 cos x − sin x
Exemple 2.4. Calculons la dérivée de f : x 7→ x2 à l’aide de la limite de son taux d’accrois-
sements. On a
(x0 + h)2 − x20 x2 + 2x0 h + h2 − x20 2x0 h + h2
= 0 = = 2x0 + h −−→ 2x0 .
h h h h→0
0
On retrouve ainsi que f (x0 ) = 2x0 .
Proposition 2.5. Si f est dérivable en x0 , alors f est continue en x0 .
En effet, le fait que la limite du taux d’accroissement def existe implique que limx→x0 f (x) =
f (x0 ).
Attention, la réciproque est fausse ! ! ! Le contre-exemple bien connu est la fonction valeur
absolue : x 7→ |x|
y
1
x
−3 −2 −1 0 1 2 3
−1
qui est bien continue sur R, mais n’est pas dérivable en 0.
2.3. Composée de deux fonctions. Soient f et g deux fonctions. On définit la composée
de g par f , notée f ◦ g, par
f ◦ g : x 7→ f ◦ g(x) = f (g(x)) .
On voit donc que pour que f ◦ g(x) ait un sens, il faut que si g(x) a un sens, i.e. x ∈ Dg , alors
f (g(x)) a aussi un sens, i.e. g(x) ∈ Df .
34 3. ANALYSE RÉELLE
Attention : f ◦ g 6= g ◦ f ! ! ! !
Exemple 2.6. Soient
g: R → R f : R∗ → R
x 7→ x − 1 x 7→ 1/x
Alors
g ◦ f : R∗ → R
1
x 7→ − 1
x
1
car g(f (x)) = f (x) − 1 = x
− 1 est définie pour x 6= 0, et
f ◦ g : R \ {1} → R
1
x 7→
x−1
1 1
car f (g(x)) = g(x)
= x−1
est définie pour x 6= 1.
Dérivée d’une fonction composée : Si f est dérivable en x0 et g est dérivable en f (x0 ),
alors g ◦ f est dérivable en x0 , et on a :
(g ◦ f )0 (x) = f 0 (x0 ) × g 0 (f (x0 )).
Démonstration. Une idée de la preuve : sans être très rigoureux, on peut écrire
f (x0 + h) ≈ f (x0 ) + hf 0 (x0 )
quand h est petit. Ainsi, le taux d’accroissement de g ◦ f s’écrit
g (f (x0 + h)) − g(f (x0 )) g(f (x0 ) + hf 0 (x0 )) − g(f (x0 ))
≈
h h
0
g(f (x0 ) + hf (x0 )) − g(f (x0 ))
= 0
× f 0 (x0 )
h × f (x0 )
→ g (f (x0 )) × f 0 (x0 ),
0
quand h → 0.
On en déduit les formules de dérivations bien connues suivantes : si u et v sont deux fonctions
dérivables,
(uv)0 = u0 v + uv 0
0
1 v0
=− 2
v v
u 0 u0 v − uv 0
=
v v2
exp0 (u) = exp(u) × u0
u0
ln0 (u) =
u
On en déduit aussi une formule pour la dérivée d’une fonction réciproque. Soit f une fonction
bijective et dérivable, de dérivée non nulle, et notons f −1 sa bijection réciproque. Alors,
0 1
f −1 (x0 ) = 0 −1 .
f (f (x0 ))
Il suffit pour cela d’appliquer la formule de la dérivée d’un fonction composée à f −1 ◦ f (x) = x.
2. QUELQUES GÉNÉRALITÉS SUR LES FONCTIONS : RAPPELS ET COMPLÉMENTS 35
Exemple 2.7. Retrouvons la dérivée de la fonction logarithme, qui est la fonction réciproque
de la fonction exponentielle. Donc soit f (x) = exp x et f −1 (x) = ln(x). On sait que exp0 (x) =
exp(x). On a alors
1 1 1
ln0 (x) = = = .
exp0 (ln(x)) exp(ln(x)) x
Exemple 2.8. (1) Considérons la fonction f : x 7→ sin(x2 + 3). Elle est définie sur R,
et est la composée des fonctions x 7→ x2 + 3 et x 7→ sin x. Elle est bien dérivable comme
composée de fonctions dérivables et sa dérivée vaut alors
f 0 (x) = cos(x2 + 3) × (2x).
(2) Considérons la fonction f : x 7→ ln1x . C’est donc la composée de x 7→ ln x et de x 7→ x1 .
Le logarithme n’est définie que pour x > 0, et x 7→ x1 est définie en dehors de 0. Le
domaine de définition de f est alors
Df = {x > 0 | ln x 6= 0} = R∗+ \ {1}.
Elle est continue et dérivable sur Df comme composée de fonctions continues et
dérivables, et sa dérivée vaut
1 1
f 0 (x) = − × .
(ln x)2 x
2.4. Étude d’extrema. L’étude de la dérivée permet notamment d’étudier les extrema
(minimum ou maximum) d’une fonction. En effet, soit f : ]a, b[→ R une fonction dérivable en
x0 ∈]a, b[. Si f admet un extremum local en x0 (c’est-à-dire dans un ”intervalle autour” de x0 ),
alors f 0 (x0 ) = 0.
y f
f 0 (x1 ) = 0
f 0 (x2 ) = 0
x
x1 x2
Sur l’exemple ci-dessus, x1 est un maximum local, et x2 un minimum local. On voit alors
que la pente de la tangente à la courbe de f en x1 et x2 est bien nulle, ce qui exprime le fait
que la dérivée s’annule.
Notons que la dérivée d’une fonction peut s’annuler en un point x0 sans que x0 soit un
extremum. C’est le cas par exemple pour x 7→ x3 . Sa dérivée s’annule en 0, mais 0 n’est ni un
maximum ni un minimum (voir le graphe de x 7→ x3 ).
Mais si f 0 (x0 ) = 0 et si la dérivée de f change de signe en passant par x0 , alors f admet
un extremum local. En effet, si f 0 est positive alors f est croissante, et si f 0 est négative alors
f est décroissante.
Ceci permet alors la recherche d’extrema : on cherche les points x qui annulent la dérivée
de f , puis on regarde le signe de la dérivée autour de x.
36 3. ANALYSE RÉELLE
y y
f 0 (x0 ) = 0
f
f
0
f (x0 ) = 0
x x
x0 x0
( (
≤ 0 pour x ≤ x0 ≥ 0 pour x ≤ x0
f 0 (x) est f 0 (x) est
≥ 0 pour x ≥ x0 ≤ 0 pour x ≥ x0
x0 minimum x0 maximum
Exemple 2.9. On a mesuré l’amplitude de l’habitat y (c’est-à-dire la variation d’altitude
que peut supporter une espèce), ainsi que l’altitude moyenne, pour des reptiles dans une zone
de moyenne montagne. À partir des résultats observés, on modélise l’amplitude d’habitat en
fonction de l’altitude moyenne (le tout en mètres) par
y(x) = −0.001x2 + 1.4x − 60.
Quelle est l’altitude moyenne d’une espèce dont l’amplitude d’habitat est maximale ?
On cherche les possibles extrema de y. La dérivée de y est alors
y 0 (x) = −0.002x + 1.4,
qui s’annule en x0 = 700. De plus, y 0 (x) ≤ 0 pour x ≤ 700 et y 0 (x) ≥ 0 pour x ≥ 700, ainsi x0
est un maximum (global ici). On en conclut que x0 = 700 est bien l’altitude moyenne cherchée
pour laquelle l’amplitude d’habitat est maximale.
2.5. Fonctions à plusieurs variables. On peut avoir besoin de considérer des fonc-
tions qui prennent plusieurs arguments. Par exemple, la pression dépend du volume et de la
température, etc. . .
Définition 2.10. Une fonction réelle f de deux variables est une application
f: R2 → R
(x, y) 7→ f (x, y).
Son domaine de définition est le sous-ensemble de R2 des couples (x, y) tel que f (x, y) ait un
sens.
Exemple 2.11. La fonction
f: R2 → p R
(x, y) 7→ 1 − x2 − y 2 .
est définie sur le disque {(x, y) ∈ R2 | x2 + y 2 ≤ 1}.
Remarque 2.12. On a donc que :
– à y fixé, f1 : x 7→ f (x, y) définit une fonction de R dans R,
– à x fixé, f2 : y 7→ f (x, y) définit une fonction de R dans R.
Les fonctions f1 et f2 sont appelées applications partielles de f . On peut alors étudier leur
continuité, dérivabilité,. . . Dans le cas de la dérivée, on parle de dérivée partielle.
Définition 2.13. La dérivée partielle de f en (x0 , y0 ) par rapport à la première variable,
notée
∂f
(x0 , y0 )
∂x
est la dérivée de x 7→ f (x, y0 ) en x0 à y0 fixé.
2. QUELQUES GÉNÉRALITÉS SUR LES FONCTIONS : RAPPELS ET COMPLÉMENTS 37
De même, la dérivée partielle de f en (x0 , y0 ) par rapport à la deuxième variable, notée
∂f
(x0 , y0 )
∂y
est la dérivée de y 7→ f (x0 , y) en y0 à x0 fixé.
Exemple 2.14. Soit f définie sur R2 par f (x, y) = x2 + 2xy + y 3 + 1. Alors
∂f
(x, y) = 2x + 2y
∂x
∂f
(x, y) = 2x + 3y 2
∂y