Mémoire de Master Professionnel en Vue de L'obtention Du Diplôme de Professorat de L'enseignement Secondaire, Niveau II (DIPES II)
Mémoire de Master Professionnel en Vue de L'obtention Du Diplôme de Professorat de L'enseignement Secondaire, Niveau II (DIPES II)
Parcours : Géographie
Matricule 19LG003
Président
Rapporteur
Examinateur
INTRODUCTION GENERALE
II. PROBLEMATIQUE
V. HYPOTHES DE RECHERCHE
Changement Climatique
Perceptions paysannes
Adaptation
2.2. Méthodes
2.2.1. Echantillonnage
3.2.1. Perception paysanne sur les causes des changement climatiques dans leur terroir.
Je dédie ce travail :
Mes remerciements vont à l’endroit du Dr Issa Justin Laouguéou et Dr Souleymane Adam Adey qui ont bien m’ont encadréer malgré leurs multiples
occupations.
Je remercie mon très cher père qui a voulu à croire en mes capacités au moment où je me doutais le plus, je ne vous remercierai jamais assez sauf
Dieu le fera. A ma chère mère qui n’as cesséez d’implorez le bon Dieu jours et nuits pour notre réussite et ma marâtre qui est aussi une seconde
mère pour moi ;
Dédicace
Remerciements
Résumé
Introduction
Introduction générale
Les changements climatiques et leurs impacts sont désormais reconnus comme l’un des plus grands défis du monde, de ses peuples, de son
environnement et de ses économies (GIEC, 2007). À l’échelle planétaire, comme effets directs, les changements climatiques sont en train d’induire
une élévation de la température et une nouvelle répartition des précipitations (Bergonzini, 2004). Le changement climatique entraînera également
une perte de biodiversité : de 15 à 37 % des plantes et espèces animales terrestres pourraient disparaître d’ici à 2050 (FIDA, 2008). Pour certains,
l’accroissement de la fréquence et de l’ampleur des phénomènes météorologiques extrêmes comme les sécheresses, les inondations ou les tempêtes :
conséquences directes des changements climatiques, sont déjà une réalité. La santé, les écosystèmes terrestres et aquatiques et les systèmes socio-
économiques comme l’agriculture, l’exploitation forestière, la pêche et les ressources en eau, éléments essentiels au développement et au bien-être
de l’humanité, sont sensibles aux variations du climat et subissent déjà les effets induits des changements climatiques (GIEC, 2007).
Les changements climatiques désignent de lentes variations des caractéristiques climatiques, en un endroit donné au cours de temps. Ces
changements observés de nos jours constituent des défis auxquels l’humanité a et aura à faire face (GIEC, 2001 et Wood, 2008). C’est dans ce
contexte que, pour corroborer les conclusions des différents groupes de travail du GIEC, Villeneuve et Richard (2005), par Bryant et al. (2008) cité
par Pierre V. VISSOH et al (2012) ont écrit : « Il ne s’agit plus de savoir si le climat se modifie, mais à quelle vitesse il se modifie et comment
l’Homme va s’y adapter ». Ce point de vue a été au centre des analyses qui ont conduit à la réalisation de ce travail. En effet, la détection d’une
tendance au réchauffement planétaire et son attribution aux activités anthropiques, caractérisées principalement par une utilisation exceptionnelle
des combustibles fossiles, une déforestation sans précédent et un changement dans l’utilisation des sols, ont été présentées avec une plus grande
certitude au niveau du 4ème rapport du GIEC (2007). Selon ce rapport, la température moyenne globale va augmenter et pourrait atteindre 4,5 °C Commenté [B5]: Quand on cite le même auteur deux fois
on doit donner les pages lues!
d’ici 2100, le régime des précipitations va se modifier et va se modifier et la variabilité climatique sera accrue notamment la fréquence des
événements extrêmes de plus en plus récurrents. Sur le continent africain, les tendances actuelles et futures suggèrent que de vastes régions,
notamment le Sahel, la Corne de l’Afrique, une partie de l’Afrique centrale et australe, pourraient subir un réchauffement de l’ordre de 3 à 6 °C
d’ici 2100 (GIEC, 2007). Les régimes pluviométriques seront également touchés et pourraient accuser une baisse de plus de 20 à 30 % par rapport
au niveau de référence 1961-1990 retenu par l’OMM (Bigot et al., 2003 cités par Bertrand Doukpolo 2014)
La température moyenne à la surface de la terre s’est déjà réchauffée de 1,09°C depuis l’époque préindustrielle (1850 à 1900). Toutefois, au cours
des dernières décennies, le climat de l’Afrique centrale s’est encore plus réchauffé que la moyenne mondiale. Les températures moyennes annuelles
et saisonnières de l’Afrique centrale ont augmenté de 0,75°C à 1,2°C depuis 1960 ; entre 1979 et 2016, la fréquence des journées très chaudes a
augmenté et les nuits froides sont devenues moins fréquentes ; le changement climatique a doublé la probabilité d’avènement des vagues de chaleur
dans l’océan autour de la majeure partie de l’Afrique.
Précipitations extrêmes : Le manque cruel de données détenues par les stations remet grandement en cause la crédibilité des estimations relatives
aux tendances des pluies et précipitations extrêmes observées.
La sécheresse : Depuis le milieu du XXe siècle, des preuves semblent indiquer une tendance à la sécheresse, visible à travers la diminution des
précipitations et l'augmentation de la sécheresse météorologique, agricole et écologique (degré de confiance moyen). Entre 1991 et 2010, les zones
méridionales et orientales de l'Afrique centrale ont été identifiées comme des foyers de sécheresse.
PLAN DU TRAVAIL
Le présent mémoire se propose de participer à la compréhension des perceptions des changements climatiques vécus par les agriculteurs et des
stratégies d’adaptation.
• Le premier chapitre est un chapitre introductif ; il traite de la définition des problèmes et en déduit l’importance et la pertinence. Il pose aussi
les questions de recherche et présente les objectifs et hypothèses de recherche ;
• Le deuxième chapitre présente concerne la revue de la littérature en allant de la généralité du Changement climatique et les définitions des
concepts.
• Un troisième chapitre qui fait ressortir les matériels utilisés pour la réalisation de ce mémoire et la méthode adoptée pour l’exécution des
différentes phases de cette recherche et présente la zone d’étude. Il analyse en premier lieu les données pluviométriques de la station de Mao
et de Noukou. Il traite aussi les perceptions paysannes des changements climatiques sur fond des variables climatiques, l’analyse des résultats
obtenus lors des enquêtes de terrain, l’impact des changements climatiques sur les systèmes de productions rurales afin d’aborder les formes
des stratégies d’adaptations en vue d’obtenir une amélioration des conditions des vies des paysans de Mao, Kekedina et Noukou.
Dans le sahel, ce changement se manifeste par le déficit pluviométrique(facteur de dégradation des conditions physiques) handicapant l'évolution
des systèmes de production. Parallèlement, la population augmente à un rythme supérieur à l'accroissement agricole. Ces facteurs font
qu'aujourd'hui, dans de nombreux pays ACP (Afrique Caraïbes Pacifiques), l'agriculture connait une sérieuse détérioration que certains
observateurs qualifient de stagnation.
Plusieurs études confirment une accélération sans précédent du changement climatique (CC), qui présente une source omniprésente de risque pour
l'agriculture. Dans les politiques publiques, le CC est devenu un sujet de préoccupation. Dans des nombreux pays d’Afrique, le changement
climatique se fait ressentir plus radicalement. Le Tchad, par exemple, est un pays d’Afrique central subsaharienne. Le nord du pays situé dans une
zone aride, subit les conséquences des modifications climatiques de plein fouet. Il est alors intéressant de se demander la perception des
changements climatiques, et l’adaptation des agricultures face à ceux-ci dans la commune de Mao, Kekedina et Noukou.
Cette étude touche l’un des objectifs du développement durable de l’ONU, notamment l’Objectif 13 sur la lutte contre le changement climatique.
Cette étude se situe dans le contexte de Stratégie Nationale de Lutte contre les Changements Climatiques au Tchad (SNLCC 2017) ; Plan National
d’Adaptation (PNA) ; Politique Nationale de l’Environnement (PNE 2021) Contribution Déterminée au niveau Nationale (CDN 2021) ; La Vision
2030 le Tchad que nous voulons. L’objectif est de poser les fondements de l’émergence du Tchad à l’horizon 2030. L’axe 4 de cette Vision est en
lien avec l’amélioration de la qualité de vie de la population tchadienne, et vise à contribuer à l’amélioration des conditions de vie de la population
et de réduire les inégalités sociales tout en assurant la préservation des ressources naturelles et en s’adaptant aux changements climatiques.
D’où le sujet « Caractérisation des paramètres pluviométriques et perception paysanne des changements climatiques : Cas des agriculteurs de la commune de
Mao, kekedina et de Noukou » s’inscrit dans la logique de produire une littérature abondante sur la question afin d’interpeller les décideurs.
II. PROBLEMATIQUE
Les changements climatiques sont la question déterminante de notre époque et nous sommes à un moment décisif. De l’évolution des conditions
météorologiques, qui ont des effets sur la production agricole et alimentaire, à l’élévation du niveau des mers, qui augmente les risques
d’inondations, les conséquences des changements climatiques sont mondiales en termes d’effets et d’échelle.
La prise de conscience de cette question est récente et a émergé notamment dans le contexte de sommets placés sous l’égide de l’ONU et des
rapports du Groupe intergouvernemental d’experts sur le climat (GIEC), qui ont reconnu la responsabilité de l’homme dans ce changement.
Ces Sommets de la Terre sont organisés tous les dix ans depuis la Conférence de Stockolm en 1972. Ce premier Sommet a donné naissance au
programme des Nations Unies pour l’environnement. Trois autres rencontres ont joué un rôle particulièrement important :
Le Sommet de la Terre de Rio, tenu en 1992, a vu l’adoption de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques,
dont les pays signataires se retrouvent tous les ans à l’occasion des Conférences des Parties (COP). Cette Convention, entrée en vigueur en
1994, constitue le premier traité international reconnaissant l’existence du changement climatique et la responsabilité de l’homme dans
celui-ci. Elle vise à stabiliser les émissions des gaz à effet de serre (GES) d’origine humaine dans l’atmosphère à « un niveau qui ne mette
pas en danger le climat mondial ».
La COP de Kyoto (1997) a abouti à la signature d’un protocole dans lequel les 38 pays les plus développés s’engagent à réduire leurs
émissions de GES résultant des activités humaines, de 5 % entre 2008 et 2012 par rapport aux niveaux de 1990. Sa portée a été limitée par :
un traitement asymétrique entre les pays industrialisés et les pays en développement, dont les signataires bénéficient de conditions assouplies
afin de ne pas brider leur développement économique ; une portée limitée ‒ le protocole ne couvrant que 36 % des émissions de GES ‒ et
de fait insuffisant pour les stabiliser au niveau mondial ; enfin, l’absence de véritables sanctions rendant ce protocole non contraignant.
La COP de Paris (2015), conclue par un accord adopté, pour la première fois, par la totalité des 195 nations représentées, fixe un objectif
de limitation du réchauffement mondial compris entre 1,5 °C et 2 °C en 2100.
Le changement climatique est porteur d’un risque systémique, au sens où il est susceptible d’affecter l’ensemble des pays du globe et des acteurs
économiques. La rapidité avec laquelle il s’opère montre que sa dynamique est non linéaire et largement imprévisible. Les phénomènes qu’il
déclenche s’autoalimentent et s’amplifient de manière endogène. Les scientifiques insistent en particulier sur l’existence de points de bascule
(tipping points) à partir desquels les effets du changement climatique deviendraient irréversibles et susceptibles de causer des dommages majeurs
aux écosystèmes. Ces caractéristiques ont conduit N. Stern (2010) à déclarer que « le changement climatique est la plus grande défaillance de
marché que le monde ait connu », c’est-à-dire la pire des situations à laquelle conduit le comportement d’individus rationnels et indépendants en
l’absence de mécanismes de coordination.
L’Afrique, continent historiquement le moins responsable des émissions de gaz à effets de serre, fait déjà face à des événements météorologiques
extrêmes aux conséquences désastreuses pour les populations. Les régions du Sahel et de la Corne de l’Afrique sont en effet en première ligne de
dérèglements climatiques sans précédent, qui s’ajoutent à des crises économiques, sociales et politiques préexistantes. Instabilité politique, conflits
prolongés, pauvreté extrême, inégalités criantes, montée en flèche des prix des denrées alimentaires, du carburant et des engrais sont autant de
facteurs qui déstabilisent et fragilisent déjà ces régions. Dans ces conditions, selon le Cadre harmonisé, outil d’analyse commun des agences des
Nations unies et ONG, entre autres, ce ne sont pas moins de 7,6 millions de personnes qui auront besoin d’assistance alimentaire en 2023.
Le Sahel est l’une des régions les plus touchées de la planète par ces changements climatiques et le manque d’eau : les températures y augmentent
à un rythme 1,5 fois plus rapide que la moyenne mondiale, or la production des denrées alimentaires de base risque de s’effondrer encore de 25 %
si le réchauffement mondial dépasse les 2 °C. Malgré ces constats dramatiques, les populations sont souvent alertées par les organisations qui
tentent de mobiliser tout le monde pour une prise de conscience de ce phénomène et une réorganisation des activités des personnes durement
touchées.
Au Tchad, L’agriculture est l’une des activités principales. Malheureusement, cette activité dépend fortement de la pluviométrie. Dans les régions
sahéliennes, les dérèglements climatiques augmentent de plus en plus, ce qui impact négativement sur l’activité agricoles avec son cycle climatique
naturel marqué par la variabilité, la saisonnalité prononcée et la survenue de phénomènes extrêmes, pouvant souvent atteindre une magnitude
catastrophique et avec des probabilités d’apparition indiscernables, ainsi que la prédominance de l’agriculture traditionnelle perturbant. Le présent
travail de recherche établit un lien entre la perception des changements climatiques par les agriculteurs dans la commune de Mao, Kekedina, et de
Noukou et les stratégies d’adaptations mises en place par la population locale d’autre part.
Ce travail de recherche se base essentiellement sur l’expérience de terrain réalisée au Kanem dans la commune de Mao, Kekedina et Noukou. Les
entretiens avec les agriculteurs, et autres acteurs sont au cœur de ce mémoire. Le problème de la recherche nous amène à fournir des informations
sur la perception paysanne et l’adaptation aux changements climatiques surtout dans une zone avec un fort avancement du désert, engloutissant
presque les Ouaddis où le système de production agricole et l’environnement socio-économique sont dans une impasse.
La pertinence d’une telle étude réside dans le fait que l’accompagnement des populations locales dans la lutte contre les effets des changements
climatiques nécessite une bonne compréhension des perceptions, des stratégies d’adaptation et leur prise en compte.
Par ailleurs, la prise en compte des perceptions des changements climatiques vécus par les populations locales dans leur accompagnement dans la
lutte contre les effets des changements climatiques est très importante car les changements climatiques n’étant pas perçus de la même façon. Commenté [B6]: La problématique se termine par des
questionnements d’ordre general sur le sujet!
III. QUESTION DES RECHERCHES Commenté [B7]: Où sont : -le problème général et les
problems spécifiques de recherche?????
L’humanité connaîtrait un changement climatique dont les conséquences sont nombreuses et difficiles à identifier. Ces conséquences varieraient
d’une région à une autre. L’une des activités les plus menacées est l’agriculture à dominance traditionnelle et le Kanem, de par sa situation Commenté [D8]: Pourquoi le conditionnel?
géographique, constitue un exemple particulièrement intéressant. Face à ce phénomène climatique, comment les agriculteurs perçoivent-ils le
changement climatique et comment s’y adaptent-ils ? Commenté [B9]: Un travail scientifique terminé s’écrit au
passé et à la limite au present!!!!
III. 2. Questions secondaires Commenté [B10]: Encore une fois, il n’y a rien sur la
caractérisation des paramètres climatiques
Comment les changements climatiques sont-ils perçus par les populations locales dans la commune de Mao, Kekedina et Noukou ? Commenté [B11]: Il aurait été important de commencer
par la caractérisation des paramètres climatiques comme
indiqué dans le titre avant d’aborder les perceptions des
Quelles sont les sont les causes du changement climatique sur le milieu et le quotidien des producteurs agricoles ? acteurs agriculteurs!!!! Et enfin les strategies d’adaptations
développées par ceux-ci!!!
Quelles sont les mesures prises par les producteurs agricoles pour faire face aux effets néfastes des changements climatiques ? Commenté [B12]: Les causes des changements
climatiques sont connus, confère GIEC!!!!
L’objectif général de ce travail est d’analyser la perception paysanne aux changements climatiques et de contribuer à une meilleure connaissance
des stratégies utilisées par les communautés à la base pour s’adapter aux mutations induites par ce phénomène.
2) Répertorier les causes attribuées par les agriculteurs aux changements climatiques ;
3) Identifier les stratégies adoptées par les agriculteurs face aux changements climatiques.
L’atteinte de ces objectifs permettra de faire des propositions en vue d’un meilleur accompagnement aux adaptations des communautés devant les
effets des changements climatiques. Commenté [B13]: Ils doivent être en accord avec les
problems et les questions posées
Les hypothèses suivantes ont été émises pour atteindre ces objectifs.
Notre hypothèse générale se repose sur le fait que les populations locales de la commune de Mao, Kekedina et Noukou perçoivent la dynamique
du changement climatique qui se rapproche des résultats des mesures scientifiques et développent des stratégies pour s’adapter.
2. Les causes attribuées aux changements climatiques par les agriculteurs sont d’ordre exogène ;
3. Les stratégies développées face aux changements climatiques diffèrent selon les types de producteurs.
Le présent travail sera une base pour les recherches dans le domaine de lutte contre le changement climatique et développement durable dans notre
zone d’étude en particulier et aux autres localités du Tchad en générale et du monde. Il sera un outil d’aide à la décision pour une bonne politique
de lutte contre les changements climatiques et l’insécurité alimentaire et fournir des informations nécessaires aux décideurs, aux partenaires
techniques et aux décideurs politique.
Ce travail est un moyen pour les agriculteurs des différentes communes en particulier et du Kanem Générale d’aviser sur le Changement Climatique,
de lutter efficacement contre les effets néfastes des changements climatiques et de concourir à des meilleures options d’adaptations.
CHAPITRE 1 .: REVUE DE LA LITTERATURE Commenté [B15]: Pour être intelligible, la revue de la
littérature doit être thématique!!! (Confère Omar Aktouf,
méthodologie de recherché en sciences sociales, 1987)
1. GENERALITE SUR LE CHANGEMENT CLIMATIQUE
Moussa KONE et Olouwafèmi Clarisse AFOUDA (2020) font remarquer que le changement climatique est perçu par les populations locales à
travers un savoir traditionnel qui leur permet d’identifier le début et la fin de la saison des pluies. Les populations locales identifient le début de la
saison des pluies grâce au sens du vent Ouest-Est et à la venue des cigognes. Ils reconnaissent la fin de la saison pluvieuse à l’aide du sens du vent
Est-Ouest et de l’apparition des papillons. Les paysans s’attendent à une bonne saison pluvieuse, lorsqu’elles constatent une bonne fructification
de Boscia senegalensis et de Balanites aegyptiaca. Les enquêtés indiquent qu’une séquence sèche de 20 jours après le semis, ainsi qu’un départ
hâtif des cigognes présagent une mauvaise saison des pluies. L’indicateur local de persistance de la sécheresse est le tarissement précoce des mares
et cours d’eau au fil des années.
Les recherches effectuées par Nimrod Gan-Galla Enock (2020) indique que plus de 207 des enquêtés soit 94% de paysans connaissent et utilisent
ces indicateurs locaux ; 204 soit 93% des paysans observent le passage de l’étoile pour programmer leurs activités rurales, 170 soit 78% des paysans
perçoivent la sécheresse avant l’arrivée de la saison des pluies et 198 paysans soit 90% des paysans savent lire le temps et le climat et qu’il y a
deux types des stratégies d’adaptation qui sont mises en place par les paysans. Il s’agit des stratégies d’adaptation spontanées qui concernent les
circonstances climatiques de courte durée et les stratégies d’adaptation sont élaborées pour les événements climatiques de long terme.
SABAÏ K. et al., (2014), font remarquer que le changement climatique est perçu par les populations rurales du Nord-Bénin de différentes manières.
L’étude identifie 24 perceptions et 63 stratégies d’adaptation liées au changement climatique. Il constate que les stratégies d’adaptation dépendent
des niveaux de prospérité mais n’ont pas de relation avec l’appartenance aux classes d’âges. Selon sa conclusion, l’amélioration du niveau de
prospérité des producteurs est un élément clé de leur adaptation aux changements climatiques. La possession de charrues, de charrettes et la
disponibilité des terres sont les déterminants socioéconomiques qui expliquent au mieux l’adaptation des producteurs aux changements climatiques
dans la gestion de la fertilité des sols de l’aire d’étude. Les analyses de cette étude tiennent compte des classes d’âge tandis que la présente étude
se fonde sur les savoirs endogènes des différents groupes socioculturels de la Préfecture de Cinkassé.
Pour BAMBARA D. et al., (2013), l’adhésion des populations aux actions locales d’adaptation aux changements climatiques est effective si ces
actions intègrent leurs savoirs endogènes. L’étude compare les niveaux de perception paysanne des changements climatiques et les conséquences
socio-environnementales en fonction des zones agro climatique. Les résultats obtenus montrent que les indicateurs de modifications de la
pluviométrie sont plus élevés que ceux de la température et du vent. Les taux de perception des indicateurs sont élevés à Donsin qu’à Tougou. Les
conséquences environnementales négatives concernent principalement l’assèchement des cours d’eau, la disparition des bas-fonds, le recul de la
nappe phréatique et la dégradation du couvert végétal. Quant aux conséquences sociales négatives, elles concernent principalement l’insécurité
alimentaire, les conflits, les migrations et le déclin de la solidarité rurale. Les niveaux de perceptions des conséquences sont également élevés à
Tougou qu’à Donsin. Ces différences, précise l’auteur, tendraient à indiquer un impact plus important des changements climatiques dans la zone
au climat sahélo soudanien moins aride que dans la zone au climat sahélien plus aride. L’étude préconise en suite d’établir la concordance entre
les perceptions paysannes des changements climatiques et les données scientifiques dans les deux zones concernées.
SAMBO A. (2013), pour sa part, les populations du lac Tchad perçoivent les phénomènes du changement climatique non seulement par
l’assèchement du lac mais aussi par la dégradation de l’environnement et la baisse de la pluviométrie. Les populations établissent une relation entre
les transformations environnementales et la baisse des ressources en eau. Des situations qui ont favorisé de nouvelles stratégies d’adaptation à
savoir, la reconversion à d’autres activités (commerce, élevage, menuiserie), les migrations, le réaménagement du calendrier agricole, etc. L’auteur
estime qu’il y a lieu d’initier de nouvelles approches qui permettraient de comprendre la problématique de gestion des eaux et qui prendrait en
compte les mécanismes que les populations ont développé pour s’adapter à l’assèchement du lac et les mécanismes « endogènes » de gestion
rationnelle des eaux afin de les intégrer dans les projets de développement communautaire.
Pour OUOBA P.A. (2013), les variabilités climatiques sont une préoccupation majeure actuelle du monde. Les résultats de l’étude révèlent que la
quasi-totalité de la population perçoit une évolution négative des paramètres climatiques qui concordent dans la majorité des cas avec les analyses
des données météorologiques. Les variabilités et changements climatiques souligne l’auteur, ont des impacts négatifs sur les activités des
populations qui développent des stratégies pour y faire face. Ce travail a servi de modèles dans la formulation des hypothèses de la présente étude
et a permis de redresser les questions de recherche.
VISSIN E.W. et al. (2015), montrent que selon 93 % des enquêtées, les signes et indicateurs de la saison pluvieuse sont entre autres l’installation
de la chaleur atroce, la floraison des arbres (Spathodea campamulata, Cola cordifolia, etc.). La saison sèche est annoncée pour 80 % des enquêtées,
par l’arrivée de l’harmattan, l’apparition de certains oiseaux (Accipiterbadius hirondorustica, etc.). Les mesures d’adaptation aux aléas climatiques
sont en partie fonction des perceptions locales. Pour cette raison, l’auteur pense qu’il est important de comprendre la cause de la divergence des
perceptions pour renforcer les capacités d’adaptation des paysans. Cette étude a permis de prendre en compte certains aspects qui échappaient à la
présente étude.
MAKAGNI N. (2014), affirme que les changements climatiques ont entraîné une profonde modification dans le cadre de vie des producteurs
agricole au Togo. Son étude révèle que les populations des zones agroécologiques les plus vulnérables ont une certaine lecture des phénomènes
climatiques. Selon l’étude, 20 % des enquêtés ne connaissent pas les causes des changements climatiques, 35 % pensent qu’il s’agit d’un
changement naturel, 5 % évoquent le non-respect des coutumes. Dans ce contexte, l’auteur affirme que les paysans du zio développent des
stratégies palliatives pour lutter contre ce phénomène sans toutefois évoquer les connaissances des populations sur le changement climatique. Cet
aspect fera l’objet de la présente étude dans la Préfecture de Cinkassé.
Les résultats de ces travaux démontrent le caractère intrinsèquement adaptatif des communautés nomades et semi-nomades Mbororo. De par leur
compréhension des cycles saisonniers, leur connaissance fine du territoire et leurs stratégies de mobilité, les communautés nomades sont en mesure
de réduire les risques liés à la haute variabilité climatique des milieux arides et semi arides qu’ils occupent. Ainsi préparé pour l'UNESCO par
Hindou Oumarou Ibrahim et l'Association des femmes peules autochtones du Tchad. Septembre 2021.
Au Bénin, plusieurs études ont permis d’appréhender ces impacts. Ainsi, Issa (1995) dans son étude d’estimation d’impacts potentiels d’un
changement climatique dû au doublement du CO2 atmosphérique sur l’agriculture avait prévu une baisse considérable des rendements des cultures
selon les régions (3 à 18%). Il conclut que la perspective d’un changement climatique n’est pas reluisante pour l’économie béninoise à cause des
conséquences qui se résument en : insécurité alimentaire, surexploitation et dégradation des ressources naturelles (sol et forêts), migration des
populations avec risque de conflits dans la gestion foncière, perte de devises pour l’économie et dégradation de la qualité de la vie. Pour le MEPN
(2008) à travers le document de programme national d’adaptation aux changements climatiques (PANA), s’observent des phénomènes de
raccourcissement des cycles végétatifs et de floraison précoce au niveau des cultures, dus à l’élévation de la température. Par ailleurs, sous l’effet
répété des récessions et perturbations pluviométriques, les rendements agricoles seront gravement affectés. Les prévisions faites sur la productivité
agricole seront complètement faussées et des risques d’insécurité alimentaire seront élevés. Les travaux de Agbossou et Akponikpè (1999) cités
par MEPN (2008) ont montré que les variations dans le bilan hydrique ne compromettent pas encore dangereusement le bouclage du cycle du maïs,
la plante alimentaire la plus cultivée dans le pays. Mais si le rythme des variations persiste, la production nationale de maïs sera hypothéquée. Des
travaux de Boko (1988), Afouda (1990), Houndénou (1999) et de Ogouwalé (2004), on retient que la péjoration pluviométrique, la réduction de la
durée de la saison agricole, la persistance des anomalies négatives, la hausse des températures minimales, caractérisent désormais les climats du
Bénin et modifient les régimes pluviométriques et les systèmes de production agricoles. Les dernières études de simulation de climat futur sont
celles réalisées par Ogouwalé (2006). Des conclusions, il ressort que dans le contexte d’un climat modifié à l’horizon 2050, la sécurité alimentaire
se trouverait compromise, car les soldes alimentaires seraient négatifs pour l’essentiel des cultures. Les parties méridionale et centrale du Bénin
devront faire face à de nouveaux risques et à des pressions alimentaires énormes. La famine deviendrait une réalité dans le Bénin méridional et le
Bénin central risque de connaître des pénuries alimentaires plus accentuées.
De même, les changements climatiques réduiraient les revenus des populations vulnérables et augmenteraient conséquemment le nombre absolu
de personnes exposées à la pauvreté.
De manière indirecte les changements climatiques se manifestent aussi au niveau de la main-d’œuvre agricole, des prix des denrées agricoles et du
fonctionnement des unités de transformation agro industrielle (MEPN, 2008). En effet, les jeunes ruraux, découragés par les manifestations des
aléas climatiques répétés, vont migrer dans les villes à la recherche d’emplois rémunérateurs. Le phénomène s’observe déjà lorsque les jeunes gens
valides bradent les lopins de terres hérités de leurs parents, au profit des cadres et opérateurs économiques et partent des villages pour s’installer à
la périphérie des villes telles que Cotonou, Parakou, etc. Un tel départ affecte dangereusement la production agricole nationale : les nouveaux
propriétaires terriens sont confrontés à la pénurie de main-d’œuvre locale. Ceci engendrera à moyen et long terme des menaces graves pour le
développement agricole local et national.
Dans le sous-secteur de l’élevage, la raréfaction des points d’eau fonctionnels et de l’herbe en saison sèche oblige les grands troupeaux à la
transhumance, avec souvent d’importants conflits entre agriculteurs et éleveurs (MEPN, 2008). Le GIEC (2007), présentant l’état de connaissance
sur les impacts du changement climatique stipule que sous des latitudes plus basses, en particulier dans des régions saisonnièrement sèches et des
régions tropicales, le rendement agricole diminuera si les températures n’augmentent que de 1 à 2°C, ce qui entraînerait un risque accru de famine.
La fréquence accrue des sécheresses et des inondations affectera négativement la production agricole locale.
A l’instar des autres pays sahéliens, le Tchad enregistre depuis près de trois décennies des déficits pluviométriques récurrents qui, combinés à des
actions anthropiques pas toujours respectueuses de l’environnement, ont entrainé une dégradation des ressources naturelles et une baisse des
productions agrosylvopastorales. Cette dégradation se présente sous forme d’ensablement dans le Kanem, le Lac et le nord Batha, et sous forme
de glacis communément appelés « Naga » dans le sud Batha, l’Ouaddaï et le Chari Baguirmi. (Grande Muraille Verte Tchad).
La convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (ONU, 1992), a défini le CC dans son premier article, comme étant : "des
changements de climat qui sont attribués directement ou indirectement à une activité humaine altérant la composition de l’atmosphère mondiale et
qui viennent s’ajouter à la variabilité naturelle du climat observée au cours de périodes comparables". Pour Shukla et al. (2019) le CC est défini
comme un changement dans l'état du climat qui peut être identifié par des changements dans la moyenne (par exemple, en utilisant des tests
statistiques) et / ou la variabilité de ses propriétés et qui persiste pendant une longue période, généralement des décennies ou plus. Selon le GIEC
(2014) les activités humaines étant les principales responsables du CC actuel. "La Terre se réchauffe et l’Homme est responsable".
Selon le GIEC dans certains pays, le rendement de l’agriculture pluviale pourrait chuter de 50 % d’ici 2020. On anticipe que la production agricole
et l’accès à la nourriture seront durement touchés dans de nombreux pays, avec de lourdes conséquences en matière de sécurité alimentaire et de
malnutrition.
Vers la fin du XXIe siècle, l’élévation anticipée du niveau de la mer affectera les basses terres littorales fortement peuplées. Le coût de l’adaptation
pourrait représenter 5 à 10 % du produit intérieur brut, voire plus.
Selon plusieurs scénarios climatiques, la superficie des terres arides et semi-arides pourrait augmenter de 5 à 8 % d’ici à 2080 (RT). Commenté [D16]: Cette partie peut entrer dans le cadre
conceptual ou dans la definition des concepts. Dans la
problématique, vous devriez partir de la survenue du
problème de changement climatique et de sa perception par
les populations à l’échelle modiale, en afrique, au tchad et
Changement Climatique dans votre region d’étude
La convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques définit le changement climatique « des changements du climat qui sont
attribués directement ou indirectement à une activité humaine, qui modifient la composition de l’atmosphère e globale et qui viennent s’ajouter à
la variabilité naturelle du climat observée au cours de périodes comparables ».Les changements climatiques désignent ainsi une variation
statistiquement significative de l’état moyen du climat ou de sa variabilité, persistant pendant de longues périodes(généralement pendant des
décennies ou plus).
Selon le GIEC, le changement climatique s’entend d’une variation de l’état du climat que l’on peut déceler (par exemple au moyen de tests
statistiques) par des modifications de la moyenne et/ou de la variabilité de ses propriétés et qui persiste pendant une longue période, généralement
pendant des décennies ou plus. Il se rapporte à tout changement du climat dans le temps, qu’il soit dû à la variabilité naturelle ou à l’activité
humaine.
Cette définition diffère de celle figurant dans la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), selon laquelle
les changements climatiques désignent des changements qui sont attribués directement ou indirectement à une activité humaine altérant la
composition de l’atmosphère mondiale et qui viennent s’ajouter à la variabilité naturelle du climat observée au cours de périodes comparables.
Perception paysanne
La perception est le phénomène psychologique qui nous relie au monde sensible par l’intermédiaire de nos sens. Le mot perception a un double
sens : à la fois perception par les sens et perception par l’esprit.
En psychologie, la perception est le processus de recueil et de traitement de l’information sensorielle. La perception d’une situation fait appel donc,
à la fois aux sens et à l’esprit (Wikipedia, l’encyclopédie libre).
Pour Ruault (2008), comprendre les pratiques des agriculteurs, c’est comprendre le sens qu’ils donnent à ce qu’ils font et aux situations dans
lesquelles ils exercent leurs activités. La perception n’est pas à penser sur le modèle de la vision, comme un jugement extérieur qui poserait
l’existence de son objet, mais à partir d’un contact avec le monde, du sentiment de la présence des choses. (Cité par Rodrigue DIMON page11)
La perception par l’expérience est un processus empirique, qui fait aujourd’hui appel à des méthodes expérimentales sophistiquées.
Autant les deux premiers types de perception (perception par les sens et par l’expérience) sont individuels, autant le raisonnement et surtout
l’intuition ont des implications collectives : c’est à ce stade qu’une bonne intelligence (inter - ligere, en latin, signifie lier entre) d’une situation se
crée dans une communauté où les perceptions des uns et des autres interagissent pour aboutir à une vision structurée de l’ensemble.
Pour donner un point de vue global sur une situation, l’intuition peut nous amener à faire des généralisations de cas singuliers, c’est -à-dire procéder
par induction. La généralisation peut être dangereuse, car les cas singuliers choisis ne sont pas nécessairement représentatifs, et même ils peuvent
être choisis intentionnellement pour ar river à une conclusion prédéterminée, ce qui est une logique fallacieuse. A cette réserve près, l’induction
est un complément indispensable du raisonnement déductif pour percevoir une situation complexe.
Adaptations
Plusieurs définitions sont données au concept d’adaptation, Selon GIEC c'est : « l'ajustement des systèmes naturels ou humains en réponse à des
stimuli climatiques ou à leurs effets, afin d'atténuer les effets néfastes ou d'exploiter les opportunités bénéfiques ».
Dans la même logique, Watson et al, (1996), soutiennent que : « L'adaptabilité fait référence à la mesure dans laquelle des ajustements sont possibles
dans les pratiques, les processus ou les structures des systèmes aux changements prévus ou réels du climat. L'adaptation peut être spontanée ou
planifiée et peut être effectuée en réponse ou en prévision d'un changement de condition.
L’adaptation est un changement de procédure, de pratiques et de structures visant à limiter ou effacer les dommages potentiels ou à tirer bénéfice
des opportunités crées par la variabilité et les changements climatiques ([Link]/pub/[Link]). Selon le dictionnaire universel,
l’adaptation est le fait de rendre solidaire une chose ou appliquer un processus en l’ajustant.
Ramade (2008) définit les stratégies adaptatives comme une caractéristique propre au type d’adaptation d’une population ou d’une communauté
vivant à des conditions environnementales particulières. Pour Veyret (2012), l’adaptation est le résultat de choix délibérés pour échapper aux
contraintes du milieu. (Cité par Casmir).
Pour Smitet al, (2000) : « L'adaptation implique des ajustements pour améliorer la viabilité des activités sociales et économiques et pour réduire
leur vulnérabilité au climat, y compris sa variabilité actuelle et les événements extrêmes ainsi que le changement climatique à plus long terme ».
Pour Ogouwalé (2006), l'adaptation serait une des solutions qui permettrait à la communauté humaine de réduire les impacts des changements
climatiques annoncés.
De manière plus orienté, l'adaptation est selon FAO (2011) et PNUD (2008), c'est une réaction paysanne à travers l'agriculture qui se fait en ajustant
les techniques voire les habitudes de production en réponse à la variation du climat afin d'atténuer les dommages causés par ce phénomène.
Donc il ressort de l'analyse de toutes ces définitions des différents auteurs que l'adaptation est une forme ou manière des ajustements dans un
système en réponse à un stimulus climatique plus précisément à la variabilité pluviométrique et dont les formes peuvent êtres divers selon les
endroits, les moments et le type d'évènement. Ainsi nous pouvons dire que l'adaptation est une action propre à une population ou à une communauté
vivant à des conditions environnementales particulières.
L’adaptation est susceptible de concerner tous les secteurs réceptifs aux conséquences possibles du réchauffement climatique. Elle doit associer
des politiques nationales, une approche au niveau local et une implication des acteurs socioéconomiques. La solidarité nationale doit s’exercer en
présence de catastrophes. Cependant, l’État ne peut assumer le coût des réponses à des problèmes chroniques. L’effort d’adaptation ne peut reposer
entièrement sur la contrainte réglementaire ou sur des subventions.
La capacité de s’adapter, selon le troisième rapport du GIEC (2007), est un processus dynamique qui est en partie fonction de la base de production
dont dispose une société donnée : ressources naturelles et moyens économiques, réseaux et programmes sociaux, capital humain et institutions,
mode de gouvernance, revenu national, santé et technologies. Elle est aussi influencée par d’autres multiples contraintes climatiques et non
climatiques ainsi que par les politiques de développement.
Concept d'adaptation Tableau. Opérationnalisation des concepts Commenté [B17]: A titre de rappel, ce sont les concepts
clés du sujet qu’on opérationnalise. Et un concept est clé
lorsque enlevé du sujet celui-ci n’a plus de sens!!!
Commenté [B18]: A titre de rappel, le sujet c’est :
CONCEPT DIMENSIONS COMPOSANTES INDICATEURS Caractérisation des paramètres pluviométriques et
perception paysanne des changements climatiques : Cas des
agriculteurs de la commune de Mao, kekedina et de
Noukou.
Adaptation - Date de semis A y voir de près, il y a deux concepts clés:
-Caractérisation des paramètres pluviométriques e,
paysanne Endogènes Réadaptation du - Date de sarclage - perception paysanne des changements climatiques
Le Kanem est une zone chaude avec une forte amplitude thermique. Les températures maximales varient entre 33 à 42°C et les minimales varient
entre 11 à 22°C. Les mois, les plus chauds sont les mois de mars, avril, mai et juin. Tandis que les mois de janvier, février et décembre sont les
mois les plus froids. Le mois d’août est relativement froid à cause de la saison humide.
3.1. TYPES DE SOLS Commenté [B19]: Les sols ne sont pas des caractéristiques
du climat à ce que je sache!!!!
Le milieu d’étude est doté de deux types de sols tous utilisés comme étant un support sur lequel reposent l’ensemble des activités de la vie
quotidienne. Ainsi on distingue :
Ils sont très sensibles à l’érosion éolienne et hydrique. Ils sont faciles à travailler mais leur production est faible à cause de la baisse constante de
la fertilité et du manque de rétention d’eau. Plus de 133 personnes soit 95% des personnes enquêtées disposent au moins un champ, dont les sols
sont dunaires.
Ils se trouvent dans les Ouaddis Ces différents sols sont utilisés comme terre de culture. Plus de 119 personnes soit 85% des enquêtées ont des
champs de ce type. Cette espace est pratiquée généralement la culture maraîchère.
La majorité des enquêtées 105 personnes soit 75% possèdent un champ dans le Ouaddis et sur l’espace dunaire
Indicateurs favorables à une bonne saison Indicateurs favorables à une mauvaise saison
Courte saison sèche indique une bonne saison Abondance de la poussière en début d’hivernage
de pluie
Présence des cigognes annonce la saison de Fraicheur nocturne en pleine saison de pluie
pluie montre la fin de la saison de pluie
Orages provenant de l’ouest Alternance entre des nuits froide et des nuits
humides pendant l’hivernage indique une
mauvaise répartition des pluies, occasionnant une
fréquence élevée de re-semis ;
Apparition d’amas d’étoiles (appelé Doubbai) Avortement des orages en début de l’hivernage
montre une bonne installation de la saison de indique une mauvaise répartition des pluies dans
pluies le temps et l’espace
Indicateurs locaux Significations locales
Prolongation saison froide jusqu’au 8 mois Raccourci la période de la saison des pluies
lunaire
Le changement climatique est une préoccupation majeure tant sur le plan national qu’internationale et les agriculteurs sont les plus vulnérable et
leurs activités est plus que menacé. Les agriculteurs de la région du Kanem en générale et ces de communes étudiées sont impactés par les
changements climatiques avec un type agriculture traditionnelle. Selon nos agriculteurs ses dernières décennie les effets du changement climatique
se font ressentir, au détriment de leurs champs d’exploitation avec le progrès du désert qui favorisent les dunes de sable par l’érosion éolienne qui
est de plus en plus récurrent, l’apparition des ravins causé par l’érosion hydrique rendent pratiquement impossible l’agriculture dunaire et la durée
de la sécheresse ne favorisent pas la culture à cela s’ajoutent les ennemis des cultures et la manque de pâturage.
Plus les effets de changements climatiques se manifestent et les activités agricoles est menacé et les agriculteurs sont vulnérable. Dans notre zone
d’étude l’avancée du désert manifeste par une longue durée de sécheresse et les sables engloutissent les Ouaddis au détriment de l’activité agricole.
Lors de notre enquête de terrains la majorité des agriculteurs confirment avoir cessé avec arrêté car le rendement est en baisse.
Ils mangent tout ce qui est vert, notamment les céréales et les fruit une fois terminé,
ils pondre des œufs qui écloront les printemps, se lamente l’agriculteurs. Pour lui ce
phénomène naturel dont la leur première invasion remonte à plus de 20 ans constitue
redoutable et qui se coïncide avec les périodes de récolte. Les criquet pèlerins font
plus de dégât que les oiseaux migration et nous nous confrontons chaque année soit
aux criquet pèlerins ou oiseaux migratoires mais la probabilité d’invasion de criquet
est plus élevée que celle des oiseaux migratoires. Il nous fait savoir sur les criquets
pèlerins.
CHAPITRE 2 : MATERIELS ET METHODES
Dans ce chapitre nous allons d’abord présenter les matériels utilisés pour l’élaboration du mémoire, en suite lesa méthodes utilisées pouret analyser
les caractéristiques du climat durant la période 1991-2022 et enen fin, présenter les principaux résultats de l’enquête de terrain où l’enquête mené Commenté [B20]: Une seule enquête????
auprès 140 agriculteurs de différentes communes Mao, Kekedina et Noukou, a pour but de savoir la perception du changement climatique par les
agriculteurs et leurs stratégies d’adaptation. Commenté [B21]: Une phrase de 04 lignes, on perd le
sens!!! Attention, il faut faire des phrases courtes.
2.1. MATERIELS
2.1.1. Outils
Les outils de traitement des données que nous allons utiliser dans notre mémoire de recherche sont :
Un questionnaire d’enquête sociologique a été soumis à 140 chefs de ménages,
Des guides d’entretien pour les différentes Directions,
Les fonds de cartes et les cartes topographiques du secteur d’étude,
Le logiciel a QGIS,
World 2016,
Le logiciel de calcula statistique descriptive avec Excel,
Le SPSS pour les tests statistiques et Access pour la saisie de la base de données,
Appareil numérique, Appareil téléphone Samsung A31 et Huwei Y9
Un GPS pour relever les points et les tracés des unités du terrain
Une machine acer pour la saisie et le traitement des données
2.2. METHODES
Toute connaissance scientifique est formalisée à l’aide d’une méthodologie précise de telle sorte que la plausibilité des résultats puisse être
démontrée en se référant aux expériences et aux arguments logiques. C’est dire que les connaissances scientifiques se distinguent des connaissances
quotidiennes par la rigueur des règles méthodologiques à appliquer lors du processus de formalisation (Mongbo et al., 1992).
Pour bien faire le travail de notre mémoire nous avons optés la démarche méthodologique adoptée dans le cadre de notre recherche qui est une
combinaison d’approches qualitative et quantitative. En effet, on ne saurait aborder l’évaluation des conséquences des changements climatiques à
travers une approche quantitative exclusivement étant donné que les acteurs concernés sont des humains qui ont des réalités sociales et économiques
différentes. Pour mieux comprendre les perceptions des populations locales des changements climatiques et les stratégies qu’elles développent,
une approche qualitative s’avère nécessaire.
L’approche méthodologique utilisée est basée en grande partie sur la population locale qui a des points de vue différents sur ce phénomène et le
perçoit différemment. La démarche méthodologique utilisée pour mieux comprendre les perceptions des populations locales du changement
climatique et les stratégies qu’elles développent, est une combinaison d’approches qualitative et quantitative.
2.2.1 Echantillonnage
Dans le cadre de cette étude, le travail s’est déroulé dans 2 villages de la Commune de Mao (Koumbagari et Ligra), un village de la commune de
Kekedina (Yoursoula) et un village de la commune de Noukou (Barkadroussou) des enquêtes de terrains. L’identification des villages est d’abord
faite par les responsables locaux des communes, en suite les villages à enquêter est réalisée sur la base de deux critères : le poids agricole de la
commune ou du village et l’appartenance sociocommunautaire de la majorité des agriculteurs (Kanembou et Gourane) dans la Commune. A cet
effet, les statistiques démographiques et des observations faites lors de l’enquête exploratoire, ont été mises à contribution. Les populations cibles
sont les des agriculteurs de la Commune qui ont au moins 10 ans d’expérience dans la production agricole et sont âgées d’au moins 30 ans. Commenté [D22]: A mettre avant le tableau des effectifs
dans une sous-partie que vous allez intitule échantillonnage
et expliquez les chiffres choisis sur la base de ce qui est dit
[Link]. Les villages enquêtés plus haut
Village Effectifs % % Cumulé Commenté [D23]: Comment avez-vous choisi les villages?
Pourquoi avez-vous choisi 140 personnes et sur la base de
quoi? Est-ce les trois premiers villages ont la même taille?
En conclusion comment avez-vous écnatillonné la population
d’étude? Expliquez tout le processus d’échatillonnage ayant
abouti au choix de ces chiffres
Koumbagari 40 28,57 28,57
Barkadroussou 20 14,28 99,99 Commenté [B24]: Qu’est-ce qui justifie les chiffres
présentés dans le tableau???
Aux confins du Sahara, la géographie du Kanem est marquée par des dunes de sable et une végétation clairsemée, elle est située entre le situé
entre le 14° 07’ 10’’ nord et 15° 18’ 48’’ est (Figure 1). Il est subdivisé en cinq départements avec une altitude de 339m. Commenté [B25]: Ce qui est indiqué ne représente que un
seul point or, la delimitation spatiale se fait entre quatre
points ( entre les latitudes y1 et y2 et entre les longitudes x1
et x2, revoir!!!
Commenté [B26]: Toujours appelr les graphiques, les
tableaux et les images dans le texte!, c’est une obligation
scienfique sinon, les illustrations seront comme un cheveu
dans la soupe!!!
Commenté [B27]: Respectez au moins les règles de la
cartographie!!!
C’est ainsi que dans le cadre de nos travaux, nous avons choisi les 32 dernières années qui seront comparées aux 32 précédentes par les populations
locales.
Ce projet de recherche sera fait sur une durée de six (6) mois avec l’observation, la sortie du terrain et la collecte des données dans les villages
ciblés de la commune auprès de la population.
2.3. TRAITEMENT ET ANALYSE DES DONNEES Commenté [B29]: Répondre à la question comment???
Enfait, comment avez- vous proceed pour analyser vos
La QGIS, données?? C’est de cela qu’il s’agit!!! Et pourquoi faire????
World 2016,
La statistique descriptive avec Excel,
Analyse de l’instabilité de la pluviométrie selon l’indice de Nicholson
L’indice de Nicholson ou encore Standardisé Précipitation Index (SPI) permet de déterminer la tendance pluviométrique de la station de
Mao et de Noukou. Il s’effectue à travers le calcul de la moyenne arithmétique et de l’écart-type. Toutefois, la moyenne arithmétique
utilisée ici consiste à étudier les régimes pluviométriques sur une période de 32 ans.
Elle permet de caractériser l’état climatique moyen et de calculer les indices de dispersion les plus significatifs.
Le calcul de l’écart type permet de standardiser les données pour les transformer en anomalies centrées réduites des pluviométriques
interannuelles (ACR) qui permettent de distinguer sur le graphique les années humides ou excédentaires et les années sèches donnant ainsi
le même poids à chaque valeur. Il permet d’évaluer la dispersion des valeurs autour de la moyenne « normale » par le calcul de la racine
carrée de la variance : 𝝈 (𝒙)= √𝐯 où V est la variance.
À partir de l’écart type, ont été calculées les anomalies centrées réduites, en standardisant les données. Ces anomalies s’opèrent par
l’équation suivante :
Pi − Pm
𝑺𝑷𝑰 = 𝛔
Pour ce faire, cette situation nous permet de mieux comprendre la variabilité pluviométrique observée sur les 32 ans dans la commune de Mao,
Kekedina et de Noukou.
Cependant, OMM (2012) a établi les normes de classification des indices qui permet la détermination du degré de la sécheresse au niveau
des séries pluviométriques.
L’indice de Fournier
Appelé aussi l’indice d’agressivité climatique permet de connaitre la capacité érosive du climat. Il s’écrit de la manière suivante :
Avec p2 : pluie du mois le plus arrosé
P : pluie annuelle
Tous les paramètres permettant de caractériser les variabilités annuelles étant connues, il s’agit maintenant d’analyser et de connaitre leur
niveau d’érosion.
Source : Z-score
CHAPITRE 3 : CARACTERISATION DES PARAMETRES PLUVIMIOTRIQUES 1991-2022 DU KANEM CENTRE ET NORD
KANEM
INTRODUCTION
Le Kanem est caractérisé par un climat sahélo-saharien avec une faible pluviométrie qui ne dure que trois mois. La saison de pluie débute en
timidement en juin et se termine en septembre. Les mois de juillet et août sont les mois les plus pluvieux avec de cumul mensuel qui varie entre 70
à 100 mm La moyenne saisonnière varie entre 200 à 250 mm
5.1. Analyses de tendance pluviométrique du Kanem 1991-2022 Commenté [B30]: Il faut au moins ajouter une courbe de
tendance pour voir les tendances!!!
100,0
80,0
60,0
40,0
20,0
0,0
Mois
Pluie_mois_Nokou Pluie_mois_Mao
La répartition mensuelle des précipitations moyennes annuelles de Mao des 32 dernières années montre le mois de Janvier, Février, Mars,
Novembre et Décembre n’ont pas reçu des pluies et les mois d’Avril, Mai, Juin, Juillet, Août, Septembre et Octobre reçoivent les précipitations à
la station de Mao ; La répartition mensuelle des précipitations moyennes annuelles de Noukou des 32 dernières années montre le mois de
Janvier, Février, Mars, Avril, Mai, Novembre et Décembre n’ont pas reçu des pluies selon la figure; Les mois de Juin, Juillet, Août, Septembre et
Octobre reçoivent les précipitations à Noukou d’après la figure. La moyenne mensuelle d’Août bat le record avec une pluviométrie moyenne de
99,1mm à Mao et 102,7mm à Noukou. Cette forte quantité de pluie peut entrainer de dommage sur les champs d’arachide en phase de fleuraison
et maturation. Cette quantité sont bien que favorable pour l’agriculture mais favorisent l’érosion hydrique.
Pour un travail qui facilite la compréhension des anomalies pluviométrique, il serait indispensable pour nous de s’intéresser à l’Indice
pluviométrique standardisés qui est un Indice de Nicholson. Cet Indice s’exprime sur la base de la moyenne et de l’écart-type suivant la loi normale
centrée-réduite, indiquent les anomalies des précipitations qui peuvent être positives ou négatives. Ainsi une alternance des années humides et des
années sèches dans cette graphique avec une courbe de tendances qui montre une baisse ou hausse considérable de la quantité de pluie par rapport
à la moyenne d’une part et d’autre part la pluviométrie est normale.
Pi − Pm
𝑺𝑷𝑰 = 𝛔
Le résultat obtenu à l’aide d’un graphique nous permet de mieux comprendre les variabilités climatiques dans notre zone d’étude.
3
Indices standardés des précpitations
2 y = 0,0434x - 0,7162
R² = 0,1658
1
-1
-2
1991
1992
1993
1994
1995
1996
1997
1998
1999
2000
2001
2002
2003
2004
2005
2006
2007
2008
2009
2010
2011
2012
2013
2014
2015
2016
2017
2018
2019
2020
2021
2022
Années
La figure nous donne des informations utiles sur l’indice pluviométrique standardisé de notre zone d’étude, l’analyse de la pluviométrie à partir de
l’IPS nous montre une discordance dans l’évolution de cette dernière. Ainsi, l’années qui a enregistré une pluviométrie extrêmement humide est
2009 avec 2. Les années qui ont enregistrées une forte humidité sont les années 2010 2012, 2013 et 2014 avec respectivement 1,90 1,60, 1,50 et
1,95. L’année 2008 avec 1.5 a enregistré une pluviométrie modérément humide. Pour ce qui est des années 1991, 1993, 1994, 1995, 1997, 1998,
1999, 2000, 2001, 2002, 2003, 2004, 2005, 2006, 2007, 2011, 2015, 2016, 2017 et 2019, 2020, 2021, 2022, elles ont enregistré une pluviométrie
normale qui est comprise entre -0,99 à 0,99 (OMM 2012). En fin, les année 1992, 1996, 2004, 2005 et 2018 avec respectivement -1, -1.02, -1.10,
-1.05 et 1.15, ont enregistré une pluviométrique modérément sec. Toutes ces valeurs de SPI ont une valeur significative, elles nous ont permis de
comprendre le degré de la sècheresse pour une période donnée. Ainsi, SPI enregistre vingt un (21) ans de pluie à moins de zéro.
Le résumé de ce tableau sera primordial et nous permettras les valeurs de l’indice pluviométrique standardisé sont classées dans le tableau ()
ci-après dans lequel sont représentés le degré de la sécheresse, les différentes classes de l’indice et aussi les différentes années de notre
série classée en fonction de la valeur de leur indice.
SPI<2 (de 1,5 à 1,99) Humidité forte 2010, 2012, 2013, 2014
>1-SPI<0 (de -1,49 à -1,0) Modérément sec 1992, 1996, 2004, 2005,
2018
Le tableau nous indique qu’en 2009 la station de la commune de Mao à enregistrer une humidité extrême avec une pluviométrie annuelle de
538,4 mm qui a pour IPS 2. Les années 2010, 2012, 2013 et 2014 ont enregistrées une forte humidité ; celle de proche de normale est 21 ans
1991, 1993, 1994, 1995, 1997, 1998, 1999, 2000, 2001, 2002, 2003, 2006, 2007, 2011, 2015, 2016, 2017, 2019, 2020, 2021, 2022. L’année
2008 qui a pour IPS 1,02 avec une pluviométrie annuelle de 404,5 tend vers une humidité modérée et en fin les années 1992, 1996, 2004,
2015 et 2018 ont une humidité modérément sèche.
3
Indces standardés des précipitations
2
y = 0,0373x - 0,6153
R² = 0,1224
1
-1
-2
-3
1991
1992
1993
1994
1995
1996
1997
1998
1999
2000
2001
2002
2003
2004
2005
2006
2007
2008
2009
2010
2011
2012
2013
2014
2015
2016
2017
2018
2019
2020
2021
2022
Années
Le résumé de ce tableau sera primordial et nous permettras les valeurs de l’indice pluviométrique standardisé sont classées dans le tableau ()
ci-après dans lequel sont représentés le degré de la sécheresse, les différentes classes de l’indice et aussi les différentes années de notre
série classée en fonction de la valeur de leur indice.
Tableau : Indices pluviométrique standardisé de la série pluviométrique
Les indices standardisés des précipitations des stations sont caractérisés par une succession des années sèches durant les quinze premières années
de la série suivi d’une dizaine d’années humides alternées par les années sèches. Les cinq dernières années semblent être humides. La tendance de
la pluviométrie est en hausse dans le Kanem ces cinq dernières années.
5.1.2. Variabilité pluviométrique et anomalies interannuelles Commenté [B31]: Il aurait été plus intéressant de voir les
variations intra annuelles!!! Ce, d’autant plus plus que vous
600,0 travaillez sur les prodductions agricoles qui sont annuelles!!!
500,0
Hauteur des plues en mm
400,0
300,0
200,0
100,0
0,0
1991
1992
1993
1994
1995
1996
1997
1998
1999
2000
2001
2002
2003
2004
2005
2006
2007
2008
2009
2010
2011
2012
2013
2014
2015
2016
2017
2018
2019
2020
2021
2022
Années
Pluies_Mao Pluies_Nokou
Indice de Fournier
Les anomalies des températures minimales et maximales sont marquées par une hausse de températures dans toute la série. La tendance des
températures est en hausse. Le Kanem est une zone chaude avec une forte amplitude thermique. Les températures maximales varient entre 33 à
42°C et les minimales varient entre 11 à 22°C. Les mois, les plus chauds sont les mois de mars, avril, mai et juin. Tandis que les mois de janvier,
février et décembre sont les mois les plus froids. Le mois d’août est relativement froid à cause de la saison humide.
44,0
38,5
Températuress en °C
33,0
27,5
22,0
16,5
11,0
5,5
0,0
Mois
Tx_moy_mois_Mao Tn_moy_mois_Mao
3,5
y = 0,0737x - 1,0408
Anomalies des températures maximales
R² = 0,3301
2,5
1,5
0,5
-0,5
-1,5
-2,5
1991
1992
1993
1994
1995
1996
1997
1998
1999
2000
2001
2002
2003
2004
2005
2006
2007
2008
2009
2010
2011
2012
2013
2014
2015
2016
2017
2018
2019
2020
2021
2022
Années
Anomalies_Tx_Mao Tendance des températures maximales à Mao de 1991 à 2022
2,0
1,0
0,0
-1,0
-2,0
-3,0
1991
1992
1993
1994
1995
1996
1997
1998
1999
2000
2001
2002
2003
2004
2005
2006
2007
2008
2009
2010
2011
2012
2013
2014
2015
2016
2017
2018
2019
2020
2021
2022
Années
Le tableau regroupe les analyses décanales de l’indice d’aridité à la station 1 de notre étude sous trois périodes. Ainsi, les résultats sont compris
entre 10 et 30, et selon la classification des types de climat, il s’agit d’un climat semi-aride et on se retrouve dans le Sahel. Le type de climat n’a
pas changé durant les trois dernières décennies mais on remarque une évolution de ce type de climat vers le climat semi-humide.
Le régime des vents est marqué par une vitesse moyenne journalière qui varie entre 3 à 4 m/s. Les mois où on observe les vents forts sont les mois
de novembre à mars : c’est l’Harmattan sec et froid qui souffle en direction nord-est. La Mousson chaude et humide souffle quant à elle en direction
sud-ouest pendant les mois d’avril à octobre.
Figure 9 Vitesse moyenne journalière du vent par mois à Mao de 1991 à 2020.
Source : Agence Nationale pour la Météorologie ; GIZ
5.2.1. Perception paysanne sur les causes des changement climatiques dans leur terroir.
Selon le résultat de l’enquête l’action de l’homme est la principale cause u Changement Climatique
Les causes attribuées au CC par les agriculteurs
140
120 105
96
100 82
80
60
34
40 24
11
20
0
Ne sait pas Feux de Sècheresse Déforestation Négligence Autre
brousse traditionnelle
Figure 10 Perception des agriculteurs sur les causes des changement climatiques dans leur terroir.
La figure nous montre les causes attribuées aux changements climatiques par les agriculteurs sont endogène. Ainsi sur les 140 agriculteurs enquêtés
82 soit 59% confirme comme les feux de brousse sont les causes du changement climatique, 105 soit 75% confirme sur la question de la sécheresse
et point du doigt comme la principale cause du changement dans le milieu, sur la question de la déforestation 96 enquêtés soit 69% confirme
comme l’une cause de la dégradation. 17% des enquêtés ne savent rien de causes qui induisent le changement climatique, 07% soit 11 enquêtés
confirme le changement climatique comme un phénomène divin et le compare à la sécheresse des 1970 et disent que c’est perpétuel.
La province du Kanem est l’un des provinces le plus menacée par le changement climatique, ce qui fait que l’instabilité climatique est un mot
familier pour la majorité nos enquêtés. Toutefois ils ne perçoivent de la même manière et le phénomène se manifeste différemment.
140
120
100
80
60
40
20
0
Nombre
Mauvaise
82%
Selon 82 % des agriculteurs les rendements agricoles ont baissé ces dernières années 10% des agriculteurs ont confirmé les rendements agricoles
ont augmenté et 08% d’entre eux ne savent rien des rendements agricoles. 69% des agriculteurs ont confirmé que la déforestation, impacte très
fortement sur l’agriculture,
Sur les 140 agriculteurs enquêtés, 75% de la commune de Mao, 85% de la commune de Kekedina et 82% de la commune de Noukou d’entre eux
confirment une baisse des rendement agricole ses dernières années. Selon les agriculteurs les causes qui contribue à la diminution des rendements
agricole : la sécheresse qui est synonyme de l’avancée du désert, la diminution de la quantité de pluie, l’apparition des ennemis de culture etc.
toutes certaines des enquêtés ont répondus favorablement au rendement agricole 12% dans la commune de Mao, 2,5% de la commune de Kekedina
et 15% de la commune de Noukou selon eux les causes qui contribués sont des arguments l’accès aux engrais chimique, accès aux semences
sélectionnées, le compostages. 6,25% de la commune de Mao, 10% e la commune de Kekedina et 10% de la commune de Noukou et répondent
de savent de rendement.
Ces dernières années la production agricole surtout sur les dunes sont en baisse voire
médiocres par ce que la rentabilité n’est pas satisfaisante, la terre devient de plus en
plus infertilité, l’engloutissement des espaces cultivables par les dunes mouvantes, la
divagation des animaux l’ennemi des cultures donc ce n’est même pas la peine de
prendre du temps de cultivés sur l’espace dunaire et avoir deux sacs maximum cinq (5)
sacs, la culture maraichère est plus pratiqués ces dix dernières années… Ça fait
pratiquement six ans que j’ai arrêté l’agriculture pluviale, je pratique le maraîchage.
5.2.4. Perception paysanne sur l’évolution de la température
140
110
120
100
80
60
40 19
11
20
0
En baisse Normale En hausse
Nombre
Les agriculteurs confirment avoir développé des stratégies de lutte contre les effets néfastes du changement climatique. Ainsi donc, les agriculteurs
ont développé divers types d’adaptation tant individuelle que collectif. Toutes fois, l’adaptation este est plus dévastatrice que l’éolienne qui se
manifeste à travers l’avancée du désert, elle se fait de plus en plus ressentir par l’engloutissement des Ouaddis par le sable. Les stratégies
d’adaptations développées contre l’érosion et la sécheresse d’une commune à une autre et des types des agriculteurs.
140
120
100
80
60
40
20
0
Figure 14 Les stratégies dévéloppées par les agriculteurs pour lutter contre les érosions
La figure nous montre les stratégies dévéloppées par les agriculteurs pour lutter contre les érosions.
5.3.2. Les stratégies d’adaptation contre la sécheresse
140
120
100
80
60
40
20
0
La figure nous montre les différentes stratégies développées contre la sècheresse. Ainsi donc, les agriculteurs confirme qu’ils ont ajusté leur
calendrier ont ajustés leurs calendriers contre les dérèglements climatique, l’utilisation des variétés à cycle comme des stratégies
Elle est composée de deux grandes étapes qui permet de fixer les dunes et de protéger les Ouaddis menacé par l’ensablement.
La fixation mécanique est la première étape du processus de fixation des dunes. Cette technique consiste à installer des palissades visant à freiner
le vent et à immobiliser le sable charrié par ce vent.
La fixation biologique des dunes intervient dans un deuxième temps, après leur stabilisation mécanique. Elle vise à fixer définitivement les dunes,
c’est-à-dire à empêcher leur déplacement progressif. Le sable est maintenu en place par la plantation d’une végétation arborée et herbacée pérenne.
14o5,2’2,958’’N ;15 o19’41,354 E
Fixation des dunes mise sur pied par les villageois pour protéger le Oasis
La figure nous montre la réalisation de la fixation des dunes réalisée par l’ANGMV dans le département du Kanem Centre. Cette fixation à plusieurs
processus, notamment la fixation mécanique des dunes avec des palissades, de la mise en terre des plantes et de son résultat après trois (3) ans. Ce
pratique permet aux agriculteurs de pratiqués la culture maraîchère dans les bas-fonds ainsi que de protéger leurs champs.
Migration
Si les migrations saisonnières de personnes et de bétail ont constitué une part importante des stratégies de subsistance ancestrales dans le Sahel, la
migration peut également se produire lorsque ces moyens de subsistance ne sont plus viables et en l'absence d'autres moyens de subsistance. La
migration, en tant que stratégie d'adaptation au changement climatique et à l'insécurité alimentaire, est un mécanisme qui se produit au Sahel depuis
des décennies et qui continuera à augmenter à l'avenir (le changement climatique, l’insécurité alimentaire et la migration au Tchad : un lien
complexe page ;16). Elle est pratiquée par des personnes actives de sexe masculin plus de 90% des agriculteurs enquêtés en ont au moins un
membre de famille qu’il s’agit d’un frère ou fils migrer dans d’autre provinces, la quasi-totalité des migrants partent en direction dans les zones
désertiques dans les zones d’orpaillages voire la Libye. Une faible partie parte en direction dans la capitale et les provinces du pays. La majorité
des migrants envoie de l’argent à la famille. En effet cette stratégie a été développée pour combler les besoins familiaux.
Ils permettent de rendre plus fertile l’espace cultiver et augmenter de manière significative le rendement agricole.
Ainsi l’engrais
Préparation d’un champ pour le compostage avec des engrais organiques dans le Ouaddis de Koumbagari.
L’organisation des cérémonies et offrandes au Dieu se fait de plusieurs manières notamment aves des prières collectives dans les lieux de cultes,
des journées pour la lecture du Saint Coran, de faire de l’aumône. 129 personnes soit 92% des enquêtés confirment avoir participer aux cérémonies
et offrandes au Dieu.
Mon petit, les cérémonies et offrandes au Dieu est faite de plusieurs manières à l’exemple des prières
collectives en cas de déficit pluviométriques et l’invocation annuelle organisé chaque année, dans chaque
village à l’approche de la saison pluvieuse. Si nous continuons à faire cette activité jusqu’à nos jours c’est
grâce aux prière collectives que nos aïeux ont fait pour nous les descendant et nous continuons de suivre
leurs habitudes car elle se transmet de génération en génération.
Variété à cycle court
L’institut Tchadien de Recherche Agronomique pour le Développement (ITRAD) à travers les projets a expérimenté plusieurs types des variétés
afin d’enrayer les plus grands problèmes se heurte l’agriculture tchadienne face aux changement climatiques. Cette stratégie permet aux agriculteurs
un bon rendement sous une faible pluviométrie. Selon les données par l’ITRAD le niveau d’acceptabilité des variétés à cycle court est de 3%.
Maïs
Les variétés de maïs améliorées introduites dans le cadre du projet Pro PAD:
1. Early Thaï (Thaïlande) : Extra précoce avec un cycle de 80 jours ; Rendement moyen de 2 à 3 t/ha ; résistance moyenne à la verse et à
la cassure des tiges, peu sensible à l’helminthosporiose. Maïs de couleur jaune.
2. OBATANPA (IITA-CRI Ghana) : Cycle de100 – 95 jours ; Rendement moyen de3 t/ha ; faiblement sensible à la verse et à la cassure
de la tige ; très peu sensible à la rouille, à l’helminthosporiose et à la striure. Maïs de couleur blanche.
3. Suwan 1 : Cycle semis maturité de 90 à 10 0jours ; Résistance moyenne à la verse et à la cassure de la tige ; peu sensible à
l’helminthosporiose et à la striure.
Sorgho :
1. Zouaye) IRAD/ITRAD 95-90 : (jours ,rendement1,5 : t/ha ,tolérante à la verse et au striga. Isohyète : 400 à 600 mm.
2. S35) ICRISAT/ITRAD 90-85 : jours ,rendement potentiel3,5 : t/ha ,tolérante à la sècheresse, résistance à la verse et aux insectes, bonne
qualité fourragère des sous-produits. Isohyète : 350 à 500 mm.
3. PAYENNE (ISRA– Bambey, Sénégal) : Cycle semis maturité 87 à 90 jours .Rendement maximum3,5 t/ha .Faible résistance à la verse,
sensible aux moisissures en zone humide.
Mil:
6. LCIC 9702 (LCARI/ITRAD) : Cycle 65-50 : jours ; Rendement 2 : à 2,5 t/ha ; résistance au mildiou, charbon et à l’ergot ; tolérance aux
foreurs de tige, striga et mineuse de l’épi. Isohyète : 700 à 1 000 mm.
7. GB 87 35 (ICRISAT/ITRAD) : Cycle 70-65 : jours ; Rendement potentiel 1,5 : t/ha ; Tolérante à l’ergot, au mildiou, charbon, foreurs de tige,
à la sécheresse et verse. Isohyète : 350 à 600 mm.
8. SOSAT C 88 (ICRISAT/IER/ITRAD) : Cycle 85 : jours ; Rendement 2,5 : t/ha ; Résistante à l’ergot, tolérante à la verse et à la sécheresse.
Isohyète : 350 à 600 mm.
Oui
92%
Oui Non
Planche
LES ONG
Oxfam
SOS SAHEL
ACF
GIZ
PAM
ACTED
ASRADD
SWEDD
ADIS
Selon la figure plus de 92% des enquêté soit 129 agriculteurs confirment avoir réussi une aide d’organisation étatique ou non gouvernementale.
Toutes fois selon résultat de notre enquête les agriculteurs confirment avoir reçu d’appui financier, matériels, expérimentale grâce aux
organisations nos gouvernementale peu d’entre eux confirment d’avoir reçu d’appui de la part de l’Etat par l’intermédiaire.
Priorités définies dans le PANA, la première CDN, la SNLCC et le programme pays FVC
Les résultats de la Contribution Nationale Déterminé 2021, Stratégie Nationale de Lutte Contre le Changement ; Fond Vert Climat ; Programme
Nationale d’Adaptions à travers différent résultats la vulnérabilité l’agriculture tchadienne et l’adaptation de ce secteur reste une priorité dans lutte
contre le changement climatique.
9. ANALYSES ET PERSPECTIVES
Les résultats obtenus lors de notre enquête prouvent que les agriculteurs perçoivent le changement climatique à travers une augmentation
de température, la baisse du rendement agricole et une diminution de la quantité et des pluies de plus en plus agressives ; ces résultats viennent
confirmés notre première hypothèse qui est les agriculteurs perçoivent les changements climatiques à travers la modification des variables
climatiques (précipitation, température). La majorité des agriculteurs enquêtés confirment sur les feux de brousses répétitifs ces deux dernières
décennies, la sècheresse et de la déforestation sont les causes du changement climatique et peu d’entre eux confirment que les causes de
changement climatique divine, perpétuels et la négligence traditionnelle ; ces points confirment notre seconde hypothèse qui est les causes
attribuées aux changements climatiques par les agriculteurs sont d’ordre exogène.
Les agriculteurs ont adopté des stratégies pour lutter contre l’instabilité climatique, les résultats de l’enquête nous montrent les stratégies
développées par les agriculteurs. Ainsi donc, les agriculteurs ont adopté plusieurs stratégies ; la diversification des revenues, l’utilisation des
variétés à cycle court, recours aux engrains, la migration, le réajustement de calendrier, valorisation des bas-fond, l’agroforesterie, la fixation
des dunes, pour lutter contre la recrudescence de la sécheresse, les érosions, et la baisse de rendement agricoles. Ce résultat confirme notre
troisième hypothèse qui est les stratégies développées face aux changements climatiques diffèrent selon les types de producteurs. Nos résultats
vont dans le même sens que les travaux de Noélie JANS souligne que les producteurs perçoivent les changements climatiques à travers
l’augmentation de la température, un décalage des saisons, des pluviométries perturbées et des vents violents. Des résultats similaires ont été
apportés par Harouna Abdou et al (2020) sur Perception du changement climatique des éleveurs et stratégies d’adaptation aux contraintes
environnementales : cas de la commune de Filingué au Niger. Parmi les indicateurs sur la perception figuraient la température, les pluies, les
vents violents, et la production pastorale. De TIDJANI A. D et al. Sur la Perceptions de la variabilité climatique et stratégies d’adaptation dans
le système oasien de Gouré (Sud-est Niger) parmi les indicateurs figuraient les réductions des précipitations par rapport à celles des années
avant 1970, de la durée de la saison des pluies, l’augmentation de la température a provoqué la baisse généralisée de la productivité des
écosystèmes. Nos résultats corroborent ceux obtenus chez les producteurs du maïs au Bénin (Yegbemey et al., 2014) parmi les changements
qui percevaient sur le changement climatique figuraient le retard dans le démarrage des pluies, les poches de sécheresse, les vents violents et
la chaleur excessive.
De Vodounou et Onibon, 2016 ; Ayedegue et al., (2020) e résultat obtenu par ailleurs, d’autres producteurs pratiquent des activités
génératrices de revenus telles que les cultures de contre-saison et le petit commerce pendant que d’autres migrent en ville pour chercher du
travail ou partent en exode dans les pays voisins comme le Bénin, le Togo ou le Ghana à la recherche de main d’œuvre afin d’envoyer de quoi
nourrir leur famille. Des constats pareils ont été faits au Bénin (Vodounou et Onibon, 2016 ; Ayedegue et al., 2020). Dernièrement, la covid-
19 a freiné la migration humaine à l’échelle de la sous-région entraînant un flux de migration urbaine au sein des différentes villes
approximatives (Cycle de programme humanitaire, 2020). L’une des stratégies employées à Malanville (Nord Bénin) par les riziculteurs face
au changement climatique est la prière ou les rituels traditionnels (19,1 %) (Ayedegue et al., 2020). Pareillement, dans cette étude, la prière, les
invocations et les offrandes sont pratiquées au niveau de trois chocs mais ne figurent pas en cas de cherté d’engrais à cause de l’utilisation que
font les producteurs de la fumure organique. Cette soumission des producteurs aux divers chocs climatiques observés montre qu’ils n’ont aucun
débouché sur le changement climatique (Sanou et al., 2018)
Le résultat obtenu par Saïd Kolawolé HOUNKPONO et al. Sur la perception et stratégies d’adaptation des producteurs et productrices de maïs
de la commune de dangbo face aux effets des changements climatiques (2020) figuraient le dérèglement des saisons est perçu comme le
principal du facteurs changement climatique et les stratégies adoptés l’application croissante de doses d’engrais le renforcement de capacité la
culture dans la plaine et la diversification des revenus
- En ce qui concerne les données climatiques, nous avons rencontré beaucoup de difficultés à entrer en possession même des données
annuelles.
- Nous sommes contraints de verser une somme d’argent pour entrer en possession des données climatiques ;
- La distance parcourue l’état précaire de route ne facilite pas la tâche surtout avec une température plus de 40oC
14o 24’19 N ;14o 58’22 E
PROBLEME Questions principale Objectifs principal Objectifs principal COLLECTE DES DONNEES
PRINCIPAL
D’une manière générale, le Comment les agriculteurs D’analyser la perception paysanne aux Les agriculteurs de la commune de Mao, Approche hypothético-déductive
problème de la recherche perçoivent et s’adaptent—ils changements climatiques et de Kekedina et de Noukou perçoivent la
- Questionnaire
nous amène à fournir des face aux changements contribuer à une meilleure dynamique du changement climatique qui
- Entretiens
informations sur l’ampleur climatiques ? connaissance des stratégies utilisées se rapproche des résultats des mesures
des effets de la variabilité par les communautés à la base pour scientifiques et développent des stratégies - Observations
pluviométrique surtout dans s’adapter aux mutations induites par ce pour s’adapter.
une zone avec une forte phénomène.
avancement du désert.
Question spécifique (QS1) Objectif spécifique (OS1) Hypothèse spécifique (HS1) Méthodes et traitements
:
Quelles sont les sont les Répertorier les causes attribuées par
Les causes attribuées aux changements
causes du changement les agriculteurs aux changements
climatiques par les agriculteurs sont
climatique sur le milieu et le climatiques ;
d’ordre exogène ;
quotidien des producteurs
agricoles ?
Identifier les stratégies adoptées par
Quelles sont les mesures Les stratégies développées face aux Analyse de Spi (indice de
les agriculteurs face aux changements
prises par les producteurs changements climatiques diffèrent selon standardisé de précipitations)
climatiques.
agricoles pour faire face aux les types de producteurs.
Indice Gaussen
effets néfastes des
Teste de corrélation de Pearson
changements climatiques ?
Harouna Abdou et al. (2020) Perception du changement climatique des éleveurs et stratégies
d’adaptation aux contraintes environnementales : cas de la commune de Filingué au Niger.
Gildas Louis Djohy, Boni Sounon Bouko (2022) Perception et adaptation des éleveurs de
bovins aux changements climatiques dans le bassin de l’Ouémé Supérieur au Bénin Perception et
adaptation des éleveurs
Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), Alliance Mondiale pour les
changements climatiques (AMCC) « 2020 » Adaptation aux changements climatiques au Tchad
Larbi Aziz, Mohammed Mahdi et Asmae Baba Khouya (2020) Perceptions du changement
climatique et pratiques adaptatives des agriculteurs du sais (maroc)
Nimrod Gan-Galla Enock Perceptions paysannes des changements climatiques dans la région
du lac Tchad à l’aide des indicateurs locaux
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Livre
Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, 2019 Rapport spécial du GIEC
sur les conséquences d’un réchauffement planétaire de 1,5 °C par rapport aux niveaux
préindustriels et les trajectoires associées d’émissions mondiales de gaz à effet de serre dans le
contexte du renforcement de la parade mondiale au changement climatique, du développement
durable et de la lutte contre la pauvreté.
Bulletin mensuel : Comité permanent Inter-Etats de Lutte Contre la Sécheresse dans le Sahel
(CILSS) Le Sahel face aux changements climatiques Le Sahel face aux changements climatiques
Enjeux pour un développement durable
Rapport sur la priorisation dans le cadre du processus EBT (Evaluation des Besoins
Technologiques) pour l’Adaptation dans les secteurs de l’Agriculture et des Ressources en Eau
(2021)
Rapport Synthèse du sixième rapport de synthèse du GIEC – The Shifters (The Shifters est une
association créée en 2014 pour diffuser des idées et solutions visant à réduire les émissions
carbones de nos sociétés et notre dépendance aux énergies fossiles) – Mars 2023.
Dialogue entre systèmes de savoirs et adaptation aux changements climatiques : Etudes de cas
sur les communautés nomades peules m’bororo réalisé Association des Femmes Peules
Autochtones du Tchad (AFPAT). P.17
[Link]
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Mongbo, R.L. et al (1992) : Cours de méthodologie de la recherche socio-économique en milieu
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Tchad le changement climatique, l’insécurité alimentaire et la migration au Tchad
Bibliographie
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Ogouwalé, E. (2006) Changements climatiques dans le Bénin méridional et central :
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AGOSSOU Sêsihouèdé Mindéhiya Désiré Adaptation aux changements climatiques : perceptions, savoirs
locaux et stratégies d’adaptation des producteurs des communes de Glazoué et de Savalou au centre du
Bénin
Kekedina est situé à 75km de la commune de Mao est créé au terme de l’ordonnance no 001 prise par le
president de la république, le 11 février 2019.
Annexes
L’identité de l’enquêté
Nom et prénom de l’enquêteur : ……………………………………………………………….
Autres..................................................................................................................................……
=1 Oui 2=Non
Autres…………………………………………………………………………………………
Si oui, comment appréciez-vous la production au cours des quinze (15) dernières années ?
Si bonne, quelles sont les facteurs qui ont contribués à cette réussite ?
Autres………………………………………………………………………………….
Autres………………………………………………………………………………….
Q5. Avez-vous développé des stratégies pour réduire les effets néfastes des changements
climatiques ?
1=Oui 2=Non
Si oui lesquelles ?
7 = Agroforesterie 8 = Autres
……………………………………………………………………… …………………………..
Q7. Avez-vous des appuis des institutions dans la mise en œuvre de ces stratégies ?
1=Oui 2=Non
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
Pluviométrie à Mao
Pluies
Années Janvier Février Mars Avril Mai Juin Juillet Août Septembre Octobre Novembre Décembre Mao
1991 0,0 0,0 0,0 0,0 5,2 2,2 57,3 109,0 0,6 0,2 0,0 0,0 174,5
1992 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 5,5 75,9 44,5 0,0 0,0 0,0 0,0 125,9
1993 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,4 50,6 37,7 60,2 0,0 0,0 0,0 148,9
1994 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 80,1 62,5 130,5 0,4 0,0 0,0 273,5
1995 0,0 0,0 0,0 0,0 8,1 4,3 25,0 4,5 9,0 0,0 0,0 0,0 150,9
1996 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 15,0 59,8 9,6 0,0 0,0 0,0 0,0 124,4
1997 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 176,6 59,5 14,7 0,0 0,0 0,0 250,8
1998 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 23,3 61,0 82,0 3,5 0,0 0,0 169,8
1999 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 2,0 113,2 184,7 59,3 12,7 0,0 0,0 371,9
2000 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 1,5 101,8 91,0 54,0 0,0 0,0 0,0 248,3
2001 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 28,0 65,5 36,0 33,5 0,0 0,0 0,0 163,0
2002 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 5,3 36,9 84,4 31,6 0,0 0,0 0,0 158,2
2003 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 25,0 37,5 71,5 8,0 0,0 0,0 0,0 142,0
2004 0,0 0,0 0,0 0,0 1,0 0,0 42,0 59,4 0,0 15,3 0,0 0,0 117,7
2005 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 21,0 26,1 71,7 0,0 0,0 0,0 0,0 118,8
2006 0,0 0,0 0,0 0,0 5,3 5,3 26,4 126,6 47,5 5,3 0,0 0,0 216,2
2007 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 21,0 91,5 41,8 0,0 0,0 0,0 154,3
2008 0,0 0,0 0,0 11,0 16,7 17,1 135,5 187,7 31,5 7,0 0,0 0,0 406,5
2009 0,0 0,0 0,0 0,5 14,0 34,9 223,5 192,0 18,3 55,2 0,0 0,0 538,4
2010 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 20,0 166,9 250,0 45,7 39,7 0,0 0,0 522,3
2011 0,0 0,0 0,0 4,2 8,7 25,6 154,3 106,1 77,0 7,3 0,0 0,0 383,2
2012 0,0 0,0 0,0 3,5 26,7 66,9 136,7 85,0 144,3 18,8 0,0 0,0 481,9
2013 0,0 0,0 0,0 6,5 15,4 45,5 55,2 233,8 107,5 0,0 0,0 0,0 463,9
2014 0,0 0,0 0,0 0,0 21,1 46,8 165,4 180,0 98,3 16,6 0,0 0,0 528,2
2015 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 21,4 66,2 89,3 63,0 14,0 0,0 0,0 253,9
2016 0,0 0,0 0,0 0,0 0,3 10,3 62,4 80,1 5,0 0,0 0,0 0,0 158,1
2017 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 48,0 82,5 54,1 19,3 0,0 0,0 0,0 203,9
2018 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 60,4 6,0 0,0 33,1 15,2 0,0 0,0 114,7
2019 0,0 0,0 0,4 0,0 1,5 18,3 135,2 106,8 5,0 45,0 0,0 0,0 312,2
2020 0,0 0,0 0,0 0,0 5,3 0,0 84,4 147,7 63,3 21,1 0,0 0,0 321,7
2021 0,0 0,0 0,0 0,0 0,4 1,0 97,6 87,9 39,4 23,6 0,0 0,0 249,8
2022 0,0 0,0 0,0 0,0 31,2 6,7 93,6 166,6 80,1 0,2 0,0 0,0 378,4
Pluvométrie à Nokou
Années Janvier Février Mars Avril Mai Juin Juillet Août Septembre Octobre Novembre Décembre Pluies_Nokou
1991 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 5,3 41,4 107,0 19,9 0,4 0,0 0,0 174,1
1992 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 12,1 76,6 97,5 52,6 0,1 0,0 0,0 238,9
1993 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 5,4 31,9 110,7 32,2 1,8 0,0 0,0 182,0
1994 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 2,6 101,3 156,5 88,2 13,1 0,0 0,0 361,8
1995 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 13,4 85,2 127,4 47,3 16,4 0,0 0,0 289,7
1996 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 11,8 23,8 116,0 30,8 4,9 0,0 0,0 187,3
1997 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 7,0 49,2 52,7 5,3 0,7 0,0 0,0 114,9
1998 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 2,2 15,3 81,8 96,6 1,2 0,0 0,0 197,1
1999 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,1 75,3 100,8 49,3 3,7 0,0 0,0 229,2
2000 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,7 52,5 79,2 21,0 0,3 0,0 0,0 153,7
2001 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 18,1 47,7 25,2 13,8 0,0 0,0 0,0 104,8
2002 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 2,3 44,8 63,8 38,0 0,3 0,0 0,0 149,1
2003 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 22,5 56,5 83,5 18,9 13,6 0,0 0,0 195,0
2004 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 1,5 21,2 20,1 0,8 1,1 0,0 0,0 44,7
2005 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 5,3 40,8 137,5 36,1 2,4 0,0 0,0 222,2
2006 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 4,2 31,9 99,8 41,2 5,8 0,0 0,0 182,9
2007 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 17,6 91,4 101,6 36,9 0,1 0,0 0,0 247,6
2008 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 5,9 108,6 88,3 41,9 5,6 0,0 0,0 250,2
2009 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 2,9 51,2 91,3 23,5 11,0 0,0 0,0 179,9
2010 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 18,2 133,3 112,9 37,6 15,4 0,0 0,0 317,4
2011 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 24,4 46,0 118,6 72,7 2,5 0,0 0,0 264,2
2012 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 43,0 101,0 142,2 45,0 3,2 0,0 0,0 334,5
2013 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 13,4 25,3 142,5 24,9 0,1 0,0 0,0 206,2
2014 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,5 65,2 118,8 38,4 7,5 0,0 0,0 230,4
2015 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 7,2 35,9 105,8 40,9 3,2 0,0 0,0 193,0
2016 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 20,7 97,3 99,7 11,9 0,0 0,0 0,0 229,5
2017 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 11,6 96,5 82,1 16,4 0,0 0,0 0,0 206,8
2018 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 42,6 62,4 130,9 29,6 2,2 0,0 0,0 267,8
2019 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 10,8 93,8 145,3 62,4 45,6 0,0 0,0 357,9
2020 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 80,4 170,4 68,6 9,5 0,0 0,0 329,0
2021 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 119,0 60,9 33,8 0,0 0,0 0,0 227,9
2022 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 3,7 85,9 115,1 64,8 0,0 0,0 0,0 277,8
Pluviométrie mensuelle
Mois Janvier Février Mars Avril Mai Juin Juillet Août Septembre Octobre Novembre Décembre
Pluie_mois_Nokou 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 10,5 65,3 102,7 38,8 5,4 0,0 0,0
Pluie_mois_Mao 0,0 0,0 0,0 0,8 5,0 16,8 83,9 99,1 43,9 9,4 0,0 0,0
Mois Janvier Février Mars Avril Mai Juin Juillet Août Septembre Octobre Novembre Décembre
Tx_moy_mois_Mao 29,5 32,9 37,0 40,7 41,6 40,7 37,3 34,3 36,9 37,6 34,0 30,2
Tn_moy_mois_Mao 13,2 16,0 20,4 24,6 27,1 27,9 26,6 24,8 24,5 22,8 18,1 14,1
CLASSIFICATION DE Z-Score
La commune de Mao est créée par le décret N° 564/PR/96 du 28 Octobre 1996 couvre une superficie de
32 km² sur un rayon de 8km avec une population de 63 097 habitants dont 28 766 hommes et 34 331
femmes (PDC MAO, 2014)
La commune de Kekedina est créée par l’ordonnance 0037/PR/2018 du 07 Aout 2018 avec une
superficie de 32 km sur un rayon de 8 km avec une population de 5.256 habitant
2
Et 12368
Introduction générale
PROBLEMATIQUE
Question principale
Questions secondaires
OBJECTIFS DE RECHERCHE
Objectif général
Objectifs spécifiques
HYPOTHESES DE LA RECHERCHE
Hypothèse générale
Hypothèses spécifiques
IMPORTANCE DE LA RECHERCHE
CHAPITRE 1 : REVUE DE LA LITTERATURE
Concept de la perception
Outils
METHODE
DELIMITATION SPATIAL
DELIMITATION TEMPORAIRE
TYPES DE SOLS