Le Proche-Orient dans
l’an3quité
Rappel des périodes historiques
Appari3on de
l’écriture
-300 000 -30 000 ans -12 000 3 500 ans
-30 000 ans
Paléolithique moyen Paléolithique
supérieur
Révolu0on néolithique
Préhistoire
Chute de l’empire Découverte de
romain l’amérique
3 500 ans 476 1492
An0quité Moyen âge
Civilisa3on mésopotamienne
Dr Mansouri Lamia
DAA.UNIV ALGER1
La Mésopotamie désigne le pays qui se trouve entre les
deux Beuves de l’Euphrate et du Tigre1. Elle est
considérée comme une région du Moyen-Orient,
correspondant, pour sa plus grande par0e, à l’Irak actuel.
Au Nord de la Mésopotamie (nord-est de la Syrie et nord
de l’Irak actuels)
Mésopotamie vient des termes grec “meso” (au milieu
de) et “potamós” (Beuve) et désigne une terre “entre les
Beuves”. Elle est en eTet délimitée par le Tigre et
l’Euphrate.
La région nord était composée de plateaux agricoles
alimentés par l’eau de pluie, et la par0e sud et ses
plaines déser0ques ont plus tard pu être irriguées par
l’eau des deux Beuves.
Le premier des matériaux de construc0on est l’argile.
C’est aussi le seul qui soit présent en abondance à
travers toute la Mésopotamie.
Dans le sud de la Mésopotamie, le roseau est l’une des
principales composantes de la végéta0on. Il est u0lisé
dans l’architecture domes0que (toiture).
La couverture de portées telles qu’on en rencontre dans
l’architecture monumentale de Mésopotamie implique
l’importa0on de bois. (Le bois est rela0vement rare en
Mésopotamie)
Aux périodes historiques, la principale voie de
communica0on entre les diTérentes régions de
Mésopotamie est l'Euphrate. Le Tigre, dont les crues
sont parfois extrêmement violentes, est di[cilement
navigable.
Les grandes périodes de la civilisa3on
Mésopotamienne
La période historique de la Mésopotamie commence
vers 3400 ans av. J.-C., lorsque l’écriture a été mise au
point. Ce_e période historique est divisée en plusieurs
périodes successives.
Les sumériens (-3400- 2400)
La civilisa0on sumérienne est le fruit de la lente évolu0on de
popula0ons installées sur les terres de basse Mésopotamie
depuis la `n du VIe millénaire
Ce_e période englobe deux étapes importantes :
1. Période « d’Uruk » (vers 3400 - 2900 ans avant J.-C.)
c'est une période marquée par un ensemble d'innova0ons
majeures qui posent les bases de la civilisa0on
Mésopotamienne an0que:
L'appari0on des villes et de l'État (la révolu3on urbaine ),
phénomène visible en Basse Mésopotamie grâce essor de
l'agriculture.
Spécialisa0on des ac0vités et des fonc0ons, qui
s'accompagnent d'innova0on techniques : poterie et de
céramiques , briques de formats standardisés, etc.
Appari0on de l'écriture vers 3400-3300 : Le
développement des ins0tu0ons éta0ques s'accompagne
de celui des instruments de ges0on perme_ant
l'encadrement des travailleurs et des autres ressources.
Vue aérienne de URUK
2. La période des dynas3es archaïques (2900 -2340 av.)
Dite aussi « protodynas0que » ce_e époque est
caractérisée par l'existence d'États encore peu développés
et peu étendus, désignés comme des « cités-États».
(Uruk, Ur, Lagash, Umma, Nippur, etc.), situées à l'extrême
sud de la Mésopotamie, sont les plus inBuentes.
Du point de vue culturel, ces diTérentes en0tés poli0ques
sont rela0vement homogènes.
Leurs structures se consolident au `l du temps, jusqu'à la `n
de la période qui est marquée par la cons0tu0on de l'empire
d'Akkad.
,
Les innova3ons des Sumériens
La civilisa0on sumérienne a aussi léguée à l'humanité
des innova0ons : tels que l'écriture, l'irriga0on, la roue,
l'astronomie, les mathéma0ques , les concepts de loi,
de gouvernement, de vie urbaine et commerciale. sans
oublier la poterie et le développement de la roue.
le système mathéma0que qui permit de diviser le temps et
l'espace en degrés ce qui allait, plus tard, abou0r à nos
heures, nos minutes et nos unités de mesure linéaire.
Table_e sumérienne comportant le contrat de
vente d’un champ et d’une maison. L’écriture
cunéiforme sur table_e d’argile est u0lisée
depuis au moins le IVe millénaire avant J.C.
Les premières traces d'écriture sont des table_es d'argile
(sumériennes) où sont inscrits des pictogrammes. Ces
table_es sont des relevés comptables. L'écriture serait née
pour des besoins économiques.
Les plus anciennes table_es furent découvertes dans le temple d'Inanna à Uruk, elles
datent d'environ 3300 avant J.-C.
Les pictogrammes évoluèrent dans le temps. Les formes des
objets devinrent de plus en plus stylisées jusqu'à perdre
complément leurs apparences d'origine.
L'écriture pictographique passe à une écriture
idéographique qui illustre des mots. À ce stade de l'évolu0on
de l'écriture, les symboles u0lisés sont associés à des mots, à
des idées..
Peu à peu, l'écriture cunéiforme passera
d'idéographique à phoné0que. Les symboles seront
associés à des sons.
La période Akkadienne (-2400 -2200 ans av J.-C.) :
Les Akkadiens vivaient dans le Nord de la Mésopotamie
tandis que les Sumériens vivaient dans le Sud.
Ils avaient un gouvernement et une culture similaires à
ceux des Sumériens, mais parlaient une langue diTérente.
Le gouvernement était composé de cités-Etats
individuelles.
Chaque ville avait son propre souverain qui contrôlait la
ville et ses environs.
Vers 2300 ans av. J.-C., Sargon le Grand est arrivé au
pouvoir.Il fédère les cités-États pour créer un premier État
uni, qui se transformera en empire
Saragon
d’Akkad
Carte de l'Empire akkadien
La période babylonienne
La construc0on de l’empire babylonien sera liée au nom de
la ville Akkadienne de Babylone à par0r de la quelle les
Babyloniens ont pris leur nom
Le nom de la ville de Babylone étymologiquement par bab-
ili(m), « la Porte du Dieu »,devenu plus tard bab-ilāni, « la
Porte des Dieux.
De -2000 à -1595 : (ou la période paléo-
babylonienne).
Les Amorrites prennent le contrôle de tous les
territoires mésopotamiens répar0s en royaumes, y
compris de Babylone qui devient le cœur de ce_e
région sous le règne du sixième roi de la dynas0e,
Hammourabi, qui fonde le premier empire
babylonien.
De -1595 à -1080 : la période médio babylonienne.
Pendant plus de 400 ans, la dynas0e des Kassites règne
sur Babylone. Dans la par0e nord de la région
DE -620 à -539 : la période néo-babylonienne.
Babylone connaît son apogée sous le règne de
Nabuchodonosor II. C’est alors l’une des cités les plus
vastes (près de 1000 hectares) et sans doute la plus
prospère du monde.. L’empire s’étend des fron0ères
égyp0ennes à l’ouest au Taurus anatolien et aux fron0ères
de la Perse. En -539, une vingtaine d’années après la mort
de Nabuchodonosor II, le roi perse Cyrus II reprend
Babylone.
La période assyrienne.
Les assyriens cons0tuaient une dynas0e militaire . Ils
vivaient dans le nord de la Mésopotamie , une région très
montagneuse , avec peu de pâturage contrairement au
Sud ( basse Mésopotamie où les terres sont très fer0les
irriguées par les deux Beuves
Ce n’est que vers la `n du deuxième millénaires av J.C
qu’ils ont commencé à s’organiser en tant que société
A son apogée ce_e dynas0e avait conquis l’Egypte , la
perse .
La capitale des assyriens est Ninive
Les villes en Mésopotamie
La naissance des cités-états : typologie d’urbanisme
L’urbanisa0on mésopotamienne est le résultat d’un lent
processus de transforma0ons convergentes de l’organisa0on
de la société.
Le processus urbain :
le regroupement de communautés autour d’un pouvoir
centralisateur.
Diversité des fonc0ons au sein des établissements, variété
des statuts de leurs habitants (dont des ar0sans et des
ouvriers spécialisés).
Inser0on des sites dans des réseaux d’aggloméra0ons
hiérarchisées.
Morphologie des villes en
Mésopotamie
Les villes circulaires
Des villes circulaires ont été fondées du IVe au Ier
millénaire.
Dans ce_e catégorie, on trouve de tout pe0ts sites
comme Byblos ou l’acropole d’Ebla (diam de l’ordre de
240 m), mais aussi de très grands avec des diamètres
de près de 2 000 m ( Uruk Larsa, Mari).
Pour une cite, la forme circulaire présente le
grand intérêt de faciliter le façonnage d’une
forme en dôme (plus élevée au centre que sur la
périphérie) ; l’installa0on d’une infrastructure
compar0mentée permet facilement d’assurer
une répar33on régulière de l’écoulement sur
toute la périphérie de la cite et d’eviter un
engorgement dans une seule direc3on.
La ville De Uruk
L’infrastructure de Uruk laisse
supposer :
Un tracé circulaire
correspondant aux condi0ons
locales, où l’eau jouait de toute
évidence un très grand rôle.
La topographie de l’ensemble
du site démontre l’existence
d’un réseau de canaux à
Uruk : le champ de ruines avec
l’intérieur de la cité, de ce l’emplacement
vraisemblable des canaux urbains à
réseau qui irriguait l’ensemble l’intérieur d’un éventuel
du 0ssu urbain. plan circulaire, dessin de A. Horrenberger
La ville était divisée en deux
sec0ons, le quar0er d'Eanna et
l'ancien quar0er d'Anu,
respec0vement nommés et
dédiés à la déesse Inanna et à
son père, le dieu céleste Anu.
Le quar0er d'Eanna était séparé
du reste de la ville par un mur,
mais on ne sait pas si c'était
pour des raisons de cérémonie
ou si, dans la construc0on du
nouveau quar0er d'Eanna.
Mari
Mari est une cité, fondée vers 2950 av. J.-C., a été
construite à l’intérieur d’une enceinte de forme
pra0quement circulaire d’un diamètre de 1 300 m .
Une digue de protec0on circulaire, entourait la cité
selon un diamètre de 1 900 m .
Lors de la fonda0on, une suréléva0on d’environ 1 m a
été réalisée à l’intérieur de la première enceinte, de
façon à éloigner de la nappe phréa0que.
Axonométrie schéma0que de la cité à ses
origines
Le centre poli0que de la cité
pourrait être situé dans la
zone du « palais ».
Le reste de la ville comprend
au moins un temple (celui
d'Ishtar) et des quar0ers
d'habita0on, plusieurs ayant
été dégagés par0ellement,
une installa0on collec0ve
atypique, le « Souk ».
Plans orthogonaux
Dans ce_e classe morphologique. Elle comprend des
aggloméra0ons carrées, d’autres rectangulaires.
Il s’en trouve qui ne dépassent pas 100 m de côté
comme Haradum : certains dépassent 1 400 m ou
plus de côté.
La forme orthogonale : semble toujours dépendante de
la proximité d’une voie d’eau, Beuve ou canaux.
Dans le cas d’un site rectangulaire, on observe que sa
grande longueur est souvent parallèle à la voie d’eau :
Haradum
Toute pe0te aggloméra0on de 100
m sur 100 m environ, installée en
bordure de l’Euphrate elle a été
fondée au début du IIe millénaire,
Malgré sa très faible super`cie,
elle présente tous les traits
caractéris0ques d’une fonda0on
plan ortogonal tres bien
implanté.
organisa0on régulée
systéma0que de la voirie et des
ilots d’habita0on,
Une pe0te place avec un temple
haradum, dessin de A. Horrenberger
en posi0on presque centrale.
Dur Sharrukin
La fonda0on du souverain assyrien Sargon II au VIIIe siècle, sur
d’imposants monuments – palais divers, temples, ziggurat
Caractéris3ques :
Enceinte très puissante rythmée de tours régulièrement
espacées.
Sept portes monumentales à raison de deux par face sauf au
nord (une seule) ;
Organisa0on de la ville en trois secteurs : la ville basse ; sur
l’enceinte, une terrasse qui supporte le Grand Palais Royal, la
ziggurat et les temples séparé de la ville par une enceinte
intérieure ;
un domaine réservé pour les palais des princes et des
gouverneurs,
Organisa3on urbaine des villes
mésopotamiennes
Il n'y a pas de organisa0on-type de ville mésopotamienne,
même si on peut dis0nguer des constantes sur la longue
durée.
les villes de haute Mésopotamie sont généralement
bâ0es d'abord sur des hauteurs, sorte d'acropoles
( Assur ) et conquièrent ensuite la terre en contrebas
avec l'extension de l'espace bâ0, ou encore pour
aménager un port.
On parvient ainsi à une organisa0on opposant la ville
haute, centre administra0f, religieux et militaire,
souvent protégé par une enceinte, à la ville basse
résiden0elle et ar0sanale.
( Dans les archives de Mari, la ville haute porte le nom
de kirhum, et la ville basse adaššum. )
Dans le sud, rien de tel, même si le centre religieux ou
poli0que peut être séparé du reste de la cité par une
enceinte.
•Les villes sont protégées par des murailles extérieures.
• Les enceintes sont percées par plusieurs portes, qui
peuvent parfois être de grande taille(Ninive et Babylone)
•Diversité de types de rues en fonc0on de leur taille,
des "ruelles", aux plus grandes voies.
•Les axes les plus importants sont les voies
processionnelles, présentes dans les grandes villes.( les
voies processionnelles de Babylone et Ninive sont
dallées)
•L'alimenta0on en eau des cités se fait soit
directement au Beuve naturel, ou bien par des canaux
dérivés,( nécessité parfois l'érec0on d'un aqueduc) .
•Ces rues délimitent des quar0ers d'habita0ons, en
dis0nguant des îlots (les canaux pouvaient aussi jouer ce
rôle).
•Le quar0er commercial se trouve quant à lui
généralement le long du Beuve, avec un port,
Babylone
Sous le règne de Hammurabi, dans la première moi0é
du XVIIIe siècle av. J.-C. Babylone jusqu'alors d'importance
mineure devient la capitale d'un royaume qui étend
progressivement sa domina0on à toute la Basse
Mésopotamie et même au-delà.
Elle connaît son apogée au VIe siècle avant J-C durant le
règne de Nabuchodonosor II qui dirige alors un empire
dominant une vaste par0e du Moyen-Orient.
Au début du VIe siècle avant J-C, Babylone était la plus
grande ville de Mésopotamie, elle s’étendait alors sur
environ 850 hectares et ses 100 000 habitants en
faisaient une des villes les plus peuplées de l’époque
Le choix de l’emplacement a été dicté par le besoin de
créer, grâce au canal qui traverse la ville, un carrefour
avec le réseau des canaux qui desservait toutes les cités
installées entre l’Euphrate et le Tigre ; la Babylonie
centrale devenait ainsi un véritable nœud de
communica3ons
La capitale, composée de dix quar0ers, est traversée
par le Beuve Euphrate et protégée par un double mur
d’enceinte. Le temple principal de Babylone, ainsi que
la ziggurat (temple-tour), sont situés au cœur de la ville,
tandis que le complexe pala0al se trouve dans sa par0e
nord .
Comme la grande majorité des villes proche-orientales,
Babylone montre une ne_e sépara0on entre la
ville intra-muros et son extérieur, la cité s’inscrivant très
clairement à l’intérieur de ses murailles et de ses portes,
matérialisant ainsi l’espace urbain dans lequel vont
évoluer ses habitants.
La topographie de l’extérieur des murailles n’est pas
véritablement renseignée, mais devait abriter des
vergers et des jardins, importants pour la subsistance de
la ville.
Coupe probable de la triple enceinte de Babylone
Porte d'Ishtar, à Babylone. - La Porte d'Ishtar s'élevait à l'entrée de l'ancienne cité, sur la Voie
Sacrée. Formée de deux corps de bâ0ments, correspondant chacun à l'un des murs
d'enceinte, En0èrement recouverte de briques émaillées, la porte d’Ishtar est ornée des
`gures du taureau Adad, dieu babylonien de l’Orage et de la Pluie, et du dragon Marduk, qui
se répètent sur ’ensemble de sa surface
Les jardins suspendus de Babylone
Dès l’an0quité, les jardins de Babylone sont tenus pour
être une des sept merveilles du Monde an0que. Diodore
de Sicile, au premier siècle avant notre ère, décrit des
“machines qu iélèvent l’eau des rivières”.
Or, l’archéologie ne nous apprend absolument rien sur le
sujet. En eTet, pas la moindre trace, le moindre canal, le
moindre équipement que l’on pourrait associer à un
système d’irriga0onde jardins suspendus n’a été
retrouvé.
Architecture mésopotamienne
•La maison se ferme totalement sur la rue
• Toutes les pièces sont orientées sur la cour
intérieure
• L’élément fondamental, la cour, détermine la
structure formelle des bâ0ments mésopotamiens •
Les maisons et les palais sont des combinaisons de
diTérentes cours
•un niveau inférieur voué aux services (dont la cuisine
et la salle d’eau), et un niveau supérieur voué à la
récep0on et à la vie familiale.
Une maison sur cour centrale
De la cité d’Ur.
La maison urbaine de Mari
Les résidences urbaines mésopotamiennes ont des
tailles très variables.
Les plus vastes sont de véritables palais en miniature,
pouvant parfois a_eindre jusqu'à 1 000 m².
La taille moyenne tourne entre 100 et 200 m², mais il
pouvait y avoir des demeures de taille plus réduite.
Le palais
Le palais avec sa taille géante, formait une vraie ville à
l’intérieur des cités. Il prend l’aspect d’une citadelle
massive et lourde. Il est entouré de longues murailles
rec0lignes Banquées de plusieurs tours de gardes de
forme carrée.
-.
Le palais mésopotamien reprend l’aspect d’une citadelle
massive et lourde. Il est entouré de longues murailles
rec0lignes Banquées de plusieurs tours de gardes de
forme carrée.
Le palais est tracé sans aucune loi d’axe ou de symétrie. Il
fut divisé en groupes bien isolés et compar0mentés
Le palais assyrien est construit sur une terrasse ar0`cielle, auquel
on y accédait par des rampes
Recons3tu3on de la citadelle avec le palais
royal de Sargon II à Khorsabad
Le palais comprenait généralement plusieurs salles,
dont : des salles de gardes, des ateliers, des bureaux,
des temples et des pièces de récep0on et des
appartements royaux. A 0tre d’exemple, il y avait plus
de 200 salles et une vingtaine de cours au palais de
Sargon à Khorsabad.
L’organisa0on de base d’un palais mésopotamien ,
repose sur la combinaison de systèmes de cours
communiquant entres-elles :
une par0e publique : une première cour et sa
couronne de pièces forment le babanu, directement
derrière la porte d’entrée,
une par0e privée, une seconde cour entourée de
corps de bâ0ments plus imposants cons0tue le bitanu
La liaison entre le babanu et le bitanu se fait par une
salle caractéris0que dé`nie comme étant la salle du
trône.
Le palais de Mari, la salle du trône (vers-
2000)
la salle du trône du palais de Mari
la salle du trône du palais de Mari
La salle du trône du palais de Mari
les premières salles du trône (époque de la
IIIe Dynas3e d’Ur
Evolu3on du palais en Mésopotamie
À l’origine, la Maison du Pouvoir n’est qu’une maison
d’habita3on agrandie.
Issue du plan tripar0te du Néolithique, elle se complexi`e
en conservant la division en deux niveaux superposés, le
bas assurant les circula0ons, les réserves et les ateliers, le
haut les salles à vivre et la salle de récep0on.
les premières Maisons du Pouvoir de
Mésopotamie centrale et septentrionale.
Les Maisons du Pouvoir à l’époque d’Uruk.
Dans une deuxième étape, la Maison du Pouvoir se transforme
par intégra3on d’un sanctuaire voué au roi à l’intérieur de la
maison royale.
À la suite de la divinisa0on du souverain , on assiste à une
adapta0on du plan du temple à l’intérieur du palais dès l’époque
d’Ur III.
la mise en place d’une salle spéci`que glori`ant le pouvoir royal
par iden0`ca0on au dieu : la salle s’installe au rez-de-chaussée
par imita0on du temple, l’étage conservant la salle de récep0on,
(le palais de Mari )
Un ensemble spécilque : ni totalement sacré, ni totalement
profane.
Une troisième étape à l’époque néo-assyrienne
marque une importante transforma0on.
Il ne reste qu’une salle très allongée avec
emplacement du trône qui se comporte comme une
véritable porte à la limite de la Maison du Roi.
Le caractère de sacralité a totalement disparu
Le temple
Le temple n’apparaît dans sa forme caractéris0que qu’assez
tardivement dans l’histoire du monde mésopotamien : pas avant le
milieu du Ve millénaire.
Son plan est le même que celui du modèle de la maison tripar0te
et, dans la plupart des cas, il est caractérisé par l’existence de deux
niveaux superposés.
Ce qui le dis0ngue du modèle tripar3te domes3que, c’est que
l’installa3on cultuelle, c’est-à-dire celle qui jus0`e ce_e catégorie
de demeure, se trouve au rez-de-chaussée.
L a cella est bordée de deux rangées se faisant face : les
chambres des prêtres
Les murs à redans érigés sur une plate forme ar0`cielle
cons0tuée par l’accumula0on des décombres des
construc0ons intérieures
Progression vers des temples
surélevés sur des plateformes
Pourquoi ?
La ziggourat
La ziggourat est un temple-tour dressé sur de hautes
terrasses. C’est une tour qui comprend plusieurs
étages. Leurs hautes masses dominent les cités
mésopotamiennes
La ziggourat a subi une longue évolu0on architecturale,
depuis le sanctuaire dressé sur une terrasse ar0`cielle
jusqu’au modèle de tours pyramidales à degrés.
Res3tu3on de la
Ziggouratde la ville de
Babylone.
Elles s’a[rment par un certain nombre de
caractéris0ques :
-A[rma0on de la « Ver3calité » croissante. Il s’agit de
la construc3on non seulement d’un volume, mais d’un
signe tectonique des3né à dominer le paysage et en
cons3tuer un repère architectural.
-La mise ne évidence au moyen de l’architecture de
l’idée de « la progression en ver3calité » par les
volumes des terrasses et des rampes, en séparant les
niveaux fréquentés par :
Le sujet (esclave) / Souverain (Roi-Dieu)
Sacré (temple) / profane (la ville ou la rue)
Techniques de construc3on
Les Mésopotamiens ont construit avec le matériau
le plus abondant et le plus facile à trouver sur leur
territoire : la terre.
La pierre y est rare, tout comme le bois de qualité.
La brique
Matériau de construc0on fait à par0r de terre
argileuse mêlée à de la paille séchée au soleil pour en
augmenter la résistance.
D'abord modelée au début de l'époque néolithique
puis moulée dans des cadres quadrangulaires,
On dis0ngue les briques crues, séchées au soleil, et les
briques cuites au four, qui apparaissent au
IIIe millénaire en Mésopotamie mais ne sont
employées couramment dans la construc0on qu'à
par0r du Ier millénaire av. J.-C.
le module des briques crues séchées au soleil se
réduit est tres variées nécessaires pour la mise en
œuvre d’appareils complexes
Associant briques en panneresses et briques en bou3sses.
Demies et quarts de briques perme_ent de confec0onner les
décors élaborés de pilastres et de redans
De grandes briques rectangulaires (de 40 à 80 cm de
longueur) étaient u0lisées pour la confec0on des
fonda0ons, soubassements et terrasses. L’éléva0on des
murs était faite avec des briques quadrangulaires à sec0on
carrée mesurant en moyenne 20 cm de long et 10 de haut
et de large
Ville d’ Uruk
La période sumérienne se caractérise, en ma0ère de
construc0on, par l’usage de briques plano-convexes et
d’un appareil en arête de poisson
certains édi`ces importants étaient décorés de
panneaux en briques de terre cuite vernissée aux
coloris nuancés recomposant des tableaux en relief et
des décors aux mo0fs végétaux et graphiques.
Sur plusieurs sites de basse Mésopotamie des briques
confec0onnées à par0r de plâtre(H: les ancêtres de nos
parpaings et de notre béton.
Ces innova0ons ne seront cependant pas conservées à cause du
coût important en combus0ble nécessaire à la confec0on du
plâtre par calcina0on du gypse.
Une autre innova0on architecturale est la décora0on des murs
avec des mosaïques de cônes de terre cuite ou de pierre
Gypse Sulfate de calcium dont la calcina0on à
150° donne le plâtre
Uruk dalles de gypse moulé,
Recons:tu:on d’un mur de béton de plâtre,
crampons de terre cuite et décor de mosaïque
de cônes
La colonne. Elle peut supporter de hautes structures
comme celles des palais et des temples. Elle est
composée d’une brique centrale ronde autour de
laquelle s’assemblent d’autres éléments de façon à
former un cylindre.
Les voûtes. Leur u0lisa0on est a_estée par les ves0ges
architecturaux. Ce_e photographie d’un chan0er de
fouilles montre une porte cintrée qui témoigne de la
maîtrise de ce type de technique de construc0on.
Les caractéris3ques de l’architecture mésopotamienne
1. L’a1rma2on de la masse qui symbolise le pouvoir poli2que et
religieux..
2. La détermina0on de l’angle droit et le développement du plan
rectangulaire, remplaçant les murs circulaires de la période
protohistorique.
3. Le caractère for2Cé des bâ2ments, imposé par l’insécurité et
la rivalité entre les cités-états.
4. L’a1rma2on de la ver2calité par le degré d’ascension dans les
ziggourats.
5. L’u0lisa0on du mur à redans qui entourent l’édiCce. Les redans
créent des contrastes esthé2ques de clair/ obscur, pour rompre
la monotonie des murs rec2lignes. Il a aussi un rôle structurel de
consolida2on du mur à jouer aussi.
6. L’u0lisa0on
des merlons en dents de scie, coiKant la par2e
supérieure des murs et des remparts. C’est un eKet esthé2que
recherché depuis un élément d’architecture défensive.
7. L’u0lisa0on de maçonneries en briques de terre crues, en
usant des ressources locales disponibles : argile – limons-
paille végétale, … C’est l’épaisseur du mur qui donne ainsi un
aspect de massivité à l’édiCce.
8. Le traitement plas2que ou chroma2que des surfaces de
certains murs par des bas-reliefs, des mosaïques de cônes ou
des fresques en briques émaillées aux tons de colories vifs.
CONCLUSION GENERALE.
La civilisa3on mésopotamienne a mis la
rela3on entre : Architecture et géométrie par
la normalisa2on des dimensions de la brique
et l’usage de l’angle droit. –
Elle a recherché l’eKet de monumentalité à
caractère représenta2f ; au biais de certains
bâ2ments : palais et ziggourats.