de travail, et de résoudre aisément des problèmes similaires.
Ce
support propose dans son ensemble un support de cours détaillé dans la
mesure du possible.
Nous osons croire que cet ouvrage initié par un jeune enseignant
dévoué sera une grande contribution à la formation de l’élève en classe de
première I.H.
AVANT-PROPOS
Les difficultés qu’éprouvent les élèves des classes de première
industrie d’habillement et même les enseignants à trouver dans les
bibliothèques et librairies les documents d’automatismes industriels
conformes au programme en vigueur nous ont conduits à produire cet
ouvrage.
Afin qu’il soit un véritable outil pédagogique, cet ouvrage «
automatismes industriels » est à la fois un cours et un recueil d’exercices.
Cet ouvrage traite des automatismes dans les technologies
électriques, pneumatiques et électroniques. Les contenus relatifs aux
différents éléments de compétences sont actualisés en : Sécurité et
danger du courant électriques ;
Diagramme fonctionnel (GRAFCET) ;
Logique combinatoire ;
Systèmes de numérations.
Nous souhaitons que cet ouvrage apporte une aide à la formation technique
et professionnelle des élèves, et favorise l’évaluation des méthodes
d’enseignement. Qu’il soit une source d’inspiration pour les enseignants
d’automatisme en industrie d’habillement.
TABLE DES MATIERES
ELEMENTS DE COMPETENCES PAGES
PREFACE II
AVANT-PROPOS III
TABLE DES MATIERES IV
01
PREMIERE PARTIE : GENERALITES 01
LECON 1 : LE SECTEUR ET SES DANGERS 01
I
Objectifs 01
I- LE SECTEUR 01
1- Le réseau électrique 02
2- Les prises de courant d’une maison 03
3- La tension du secteur et ses caractéristiques 03
II- LES DANGERS DU SECTEUR 04
1- pour les personnes 04
2- pour les installations et les habitations 05
III- LES SECURITES 05
1- pour les personnes 05
2- pour les installations et les habitations 06
LECON 2 : SYSTEMES AUTOMATISE DE PRODUCTION 08
I- DEFINITIONS 08
II- STRUCTURE DE SYSTEME AUTOMATISE DE PRODUCTION (SAP) 08
LECON 3 : ACTIONNEURS, PREACTIONNEURS ET CAPTEURS 10
I- EXEMPLES DE CAPTEURS 10
II- EXEMPLE D’ACTIONNEURS 11
DEUXIEME PARTIE : SYSTEMES DE NUMERATION ET CODES 12
LECON 4 : GENERALITES 12
I- NOTIONS 12
II- BIT 12
III- MOT 12
LEÇON 5 : SYSTEME DE NUMERATION 13
I- REPRESENTATION SOUS LA FORME POLYNOMIALE 13
II- ETUDE DE QUELQUES BASES 13
1- Base 2 (Système de numération binaire) 13
2- Base 8 (Système de numération octal) 14
3- Base 16 (Système de numération hexadécimal) 14
III- CONVERSION D'UNE BASE A UNE AUTRE 14
1- Passage d'une base "b" différente de 10 à la base 10 14
2- Passage du décimal à la base "b" 15
3- Conversion d'une base a une autre différente de la base 10 16
IV- TABLEAUX DES EQUIVALENCES 16
V- CONVERSION D'UN NOMBRE DECIMAL AYANT UNE PARTIE DECIMALE EN BINAIRE 19
II
ELEMENTS DE COMPETENCES PAGES
LECON 6: LES CODES 20
I- LE CODE DCB 20
II- CODE BINAIRE REFLECHI (OU CODE GRAY) 21
III- CODE ASCII 21
IV- LE CODE A BARRES 23
LECON 7 : LES OPÉRATIONS ARITHMÉTHIQUES 26
I- OPÉRATIONS ARITHMÉTHIQUES EN BASE 2 26
1- ADDITION BINAIRE 26
2- SOUSTRACTION BINAIRE 26
II- OPÉRATIONS ARITHMÉTHIQUES EN BASE 16 ET AUTRES 27
1- Opération de multiplication
2- Addition en hexadécimal
3- Soustraction en Hexadécimal
TROISIEME PARTIE : LOGIQUE COMBINATOIRE 29
LECON 8 : LES PORTES LOGIQUES 30
I- GENERALITES 31
II- FONCTIONS LOGIQUES FONDAMENTALES 31
LECON 9 : REPRESENTATION DES FONCTIONS LOGIQUES 35
I- REPRESENTATION ALGEBRIQUE 35
II- REPRESENTATION SOUS FORME D'UNE TABLE DE VERITE 35
III- REPRESENTATION SOUS FORME D'UN LOGIGRAMME 36
LECON 10: SIMPLIFICATION DES FONCTIONS LOGIQUES 40
I- METHODE DE SIMPLIFICATION ALGEBRIQUE 40
1- Théorème de Boole 40
2- Théorème de DEMORGAN 40
II- METHODE DE SIMPLIFICATION PAR TABLEAU DE KARNAUGH 41
QUATRIEME PARTIE : LOGIQUE SEQUENTIELLE 47
LECON 11 : LES COMPOSANTS PNEUMATIQUES 48
I- LE VERIN 48
1- Vérin simple effet 49
2- Vérin double effet 50
III
II. LES DISTRIBUTEURS 50
III. MISE EN OEUVRE D’UNE COMMANDE DE VERIN 53
IV. COMPOSANTS PNEUMATIQUES 53
ELEMENTS DE COMPETENCES PAGES
LECON 10 : LE GRAFCET - DESCRIPTION GENERALE 62
I- GENERALITES 62
II- DÉFINITION 62
III- DIFFERENTS TYPES DE GRAFCET 63
IV- GESTION DE L’ARRÊT D’URGENCE 65
GRAFCET FONCTIONNEL HIERARCHISE 66
GRAFCET TECHNOLOGIQUE HIERARCHISE 66
Arrêt à gauche automatiquement en Sg. 66
V- REGLES D’EVOLUTIONS DU GRAFCET 68
VI- CAHIER DES CHARGES 68
VII- ELEMENT DE BASE DU GRAFCET 69
VIII- MISE EN EQUATION DU GRAFCET 71
IV
PREMIERE PARTIE : GENERALITES
LECON 1 : LE SECTEUR ET SES DANGERS
Objectifs :
1. connaître la phase, le neutre et la terre d’une prise et le code des couleurs
associées ;
2. savoir identifier la phase, le neutre et la terre ;
3. connaître les caractéristiques techniques du secteur ;
4. connaître les dangers du secteur ;
5. connaître les règles de sécurités élémentaires.
I_ Le secteur
1°) Le réseau électrique
Le courant électrique est produit dans les centrales électriques (hydroélectriques,
nucléaires,…..) par des alternateurs.
Pour limiter les pertes par effet joule, la tension alternative produite est transportée
vers les lieux d’habitation par des lignes à haute tension de 200000 à 500000 volts
puis par des lignes moyennes tension.
Avant d’être distribuée aux usagers, elle est abaissée de 20000V à 220V par des
transformateurs.
2°) Les prises de courant d’une maison
Il existe deux sortes de prises :
_ les prises simples qui comportent deux alvéoles qui sont les deux bornes
femelles.
L’une s’appelle la phase et l’autre se nomme le neutre.
La neutre
La phase
Support de cours P. IH de Mr KAGHO, PLETP_F3/2015-2016 Page 1
La phase correspond au fil électrique qui amène le courant.
Le neutre correspond au fil électrique qui renvoie le courant.
_ Les prises avec fil de terre. Elles ressemblent aux précédentes mais, en plus, elles ont une
borne mâle appelée fiche de terre. Comme son nom l’indique, elle est reliée à la Terre par un fil
électrique.
La fiche de terre
La neutre
La phase
Le fil de terre permet d’évacuer le courant électrique dans la Terre.
Pour pouvoir identifier les fils électriques, on a créé un code des couleurs. Généralement :
1. la phase est, le plus souvent, rouge.
2. Le neutre est bleu ;
3. le fil de terre est jaune rayé de vert.
Cependant, la couleur de la phase n’est pas obligatoire. Elle peut varier selon les installations
électriques. Ainsi, parfois, on lui attribue les couleurs : noir, marron, ou autres couleurs sauf bleu et
jaune-vert.
Lorsque la prise est montée, on ne peut plus utiliser ce code. Dans ce cas, pour trouver la phase, on
utilise un tournevis spécial appelé tournevis-testeur. Celui-ci contient une petite lampe ou DEL qui
s’allume lorsqu’il est introduit dans la phase. (voir schéma)
Support de cours P. IH de Mr KAGHO, PLETP_F3/2015-2016 Page 2
Remarque : Il ne faut pas utiliser n’importe quel tournevis . Le tournevis-testeur est isolé.
3°) La tension du secteur et ses caractéristiques
La tension du secteur est une tension alternative sinusoïdale dont les caractéristiques sont :
- tension efficace : Ueff = ~ 220-230V donc l’amplitude vaut : Umax = ~ 310 V
_ fréquence : F = 50 Hz donc la période vaut : T = 20 ms
Si on mesure les tensions entre les différentes bornes d’une prise, on trouve que :
_ la tension entre la phase et le neutre vaut 220-230 V
_ la tension entre le neutre et le Terre vaut 0 V
_ La tension entre la phase et la Terre vaut 220-230 V
V Terre
230
220
- OV
Phase 220-230 V
Neutre
II _ Les dangers du secteur
Les dangers du secteur sont de deux ordres :
1°) pour les personnes
Le corps humain (surtout s’il est humide) peut être traversé par un courant électrique. Il s’agit alors
d’une électrisation. Il résiste
_ pour des courants dont l’intensité est de l’ordre de 25 à 30 mA.
_ et pour des tensions de l’ordre de 30 V.
La tension du secteur de 220-230V est dangereuse et peut être mortelle.
Exemple :
Intensité (mA) Effet pour un passage de l’ordre de 0,5 s
Moins de 0,5 Aucun
0,5 à 7 Picotements
7 à 15 Contractions musculaires
Support de cours P. IH de Mr KAGHO, PLETP_F3/2015-2016 Page 3
15 à 30 Tétanisation des muscles
30 à 100 Paralysie respiratoire
Plus de 100 Fibrillation ventriculaire ( arrêt cardiaque)
2°) pour les installations et les habitations
Le risque majeur pour une installation ou une habitation est le court-circuit. Il provoque un
échauffement des conducteurs et parfois des étincelles.
Si ce court-circuit se produit à côté des produits inflammables (papier peint, peinture, moquette, rideaux
…….), il peut éventuellement être à l’origine d’un incendie. Chaque année des incendies ont pour cause
des courts-circuits.
Un court-circuit peut se produire si :
_ un contact direct se fait entre la phase et le neutre ;
_ un contact direct se fait entre la phase et la Terre ;
_ deux fils électriques dénudés se touchent ou sont proches l’un de l’autre ;
…..etc….
Remarques :
1°) Si on branche trop d’appareils électriques sur une même prise, celle-ci peut s’échauffer et prendre
feu. On parle alors de surcharge.
2°) Pour éteindre un incendie du à l’électricité, il ne faut pas jeter de l’eau dessus.
III_ Les sécurités
1°) pour les personnes
Quelques conseils : _ Ne pas utiliser d’appareils électriques avec les mains mouillées ou les pieds nus
sur le sol ;
_ Ne pas utiliser d’appareils électriques les jours d’orage ;
_ Ne jamais débrancher un appareil électrique en tirant sur le câble ;
_ Ne jamais laisser des fils électriques dénudés ; …..etc…….
Dans une maison, deux dispositifs électriques servent à la protection des personnes :
a) le disjoncteur différentiel. Il permet de couper automatiquement le courant
lorsqu’il y a surcharge ou court-circuit mais également lorsqu’un courant
s’écoule par le fil de terre.
b) Le fil de terre. Il permet au courant résiduel de s’écouler vers la Terre au lieu
de rester dans les appareils électriques.
Support de cours P. IH de Mr KAGHO, PLETP_F3/2015-2016 Page 4
Le disjoncteur différentiel et le fil de terre protègent les personnes.
2°) pour les installations et les habitations
On protège les installations et les habitations en utilisant :
a) pour le câblage des fils électriques isolés et adaptés à l’utilisation désirée
b) des fusibles qui empêchent l’intensité du courant de dépasser la valeur déterminée
(10A ; 16A ; 32A…)
c) un disjoncteur qui sert d’interrupteur en cas de surintensité ou de court-circuit.
Diamètre, section et protection des fils et câbles à employer suivant leur usage
Circuit Section minimale des fils en Protection maximale à installer en Ampères
cuivre (en mm2) (A)
Fusible Disjoncteur
Eclairage et prises de 1,5 10 16
courant
Prises de courant de 1,5 Non 16
16A
2,5 16 20
Circuits spécialisés 2,5 4 16 20
(lave-linge, (four)
lavevaisselle, four ….)
Chauffe-eau électrique
2,5 16 20
Cuisinières, plaques de
cuisson monophasées
6 32 32
VMC domestiques 1,5 Non 2
Volets roulants 1,5 10 10 ou 16
Support de cours P. IH de Mr KAGHO, PLETP_F3/2015-2016 Page 5
RESUME
LES DANGERS DE L’ÉLECTRICITE :
ELECTROCUTION ELECTRISATION BRULURES
PERTE DES YEUX PAR ARC ELECTRIQUE
CHUTE LIEE AU CHOC ELECTRIQUE INCENDIE,
EXPLOSION
LECON 2 : SYSTEMES AUTOMATISE DE
PRODUCTION
III- DEFINITIONS
Un système est dit automatisé s'il exécute le même cycle de travail pour lequel il a
été programmé.
Un système automatisé est formé d'éléments en interaction les uns avec les autres,
dans un but précis : produire des biens qui doivent satisfaire un besoin. Un système
automatisé est un ensemble d’appareils et de machines permettant d’accomplir des
tâches bien définies sans ou avec peu d’intervention humaine.
Support de cours P. IH de Mr KAGHO, PLETP_F3/2015-2016 Page 6
Exemples : Distributeur automatique de boissons
Distributeur automatique de billets
Barrière ou portail automatique
Arrosage
Électroménager programmable
Chaîne de montage d’automobiles
Un système automatisé ou automatique est un système réalisant des opérations et
pour lequel l'homme n'intervient que dans la programmation du système et dans
son réglage.
Les buts d'un système automatisé sont de réaliser des tâches complexes ou
dangereuses pour l'homme, effectuer des tâches pénibles ou répétitives ou encore
gagner en efficacité et en précision.
IV- STRUCTURE DE SYSTEME AUTOMATISE DE PRODUCTION (SAP)
LA PARTIE OPERATIVE (P.O.) est la partie du système automatisé qui apporte la
VALEUR AJOUTEE à la MATIERE D’OEUVRE.
LA CHAINE D’ACTION est constituée des PREACTIONNEURS qui distribuent la
PUISSANCE aux ACTIONNEURS. (Si la puissance de
l’actionneur est faible on peut se passer de préactionneur ex : ampoule…)
L'EFFECTEUR est l’élément terminal de la chaîne d’action. Il agit directement sur
la MO et concrétise la valeur ajoutée. Il est en général lié à l'actionneur par une
chaîne cinématique. (Ex d’effecteurs : Pince, Outil, …) L’ACTIONNEUR Convertir
une énergie d'entrée (énergie de puissance transmise par le préactionneur) en une
énergie de sortie adaptée à l'exécution de la tâche opérative par l'effecteur. (Ex
d’actionneurs : Moteur, Verin,…)
- LA CHAINE D’ACQUISITION est constituée des CAPTEURS qui envoient des
COMPTES RENDUS sur l’ÉTAT DE LA P.O. à l’UNITÉ DE TRAITEMENT.
L’UNITE DE TRAITEMENT est l’organe principal de la PC partie du système
automatisé et gère le processus ordonné des tâches de la partie opérative. C’est
elle qui renferme le PROGRAMME qui traite les informations reçues de la PO par
les capteurs ou du PUPITRE par l’opérateur et qui envoie les ORDRES à la PO
Support de cours P. IH de Mr KAGHO, PLETP_F3/2015-2016 Page 7
(par ’intermédiaire des préactionneurs). (Ex d’unités de traitement : API,
Ordinateur, Carte dédiée,…)
LE PUPITRE est l’organe servant d’Interface Homme Machine (HMI). L’opérateur
envoie des CONSIGNES à l’unité de traitement et reçoit en retour des
INFORMATIONS (Ex d’éléments de pupitre : Bouton, Voyant, Clavier,
Ecran,…)
3) Conséquences de l’automatisation
Support de cours P. IH de Mr KAGHO, PLETP_F3/2015-2016 Page 8
LECON 3 : actionneurs, préactionneurs et capteurs
– Les capteurs, qui transforment les variations de grandeurs physiques en
signaux électriques (température, luminosité, présence, position,...)
– Les actionneurs, qui transforment l'énergie reçue en énergie utile
(vérin, moteur, voyant,...)
I- Exemples de capteurs
II- Exemples d'actionneurs
Support de cours P. IH de Mr KAGHO, PLETP_F3/2015-2016 Page 9
DEUXIEME PARTIE : SYSTEMES DE NUMERATION
ET CODES
LECON 4 : GENERALITES
IV- Notions
Dans le cadre de notre étude, nous considérons les codes sous une représentation
binaire. C’est à dire que nous représenterons tout code avec un ensemble de ‘0’ et
de ‘1’. Ces deux symboles représentent les formes possibles d’un
bit.
V- Bit
Bit : Le mot fut utilisé pour la première fois par Claude Shannon dans un article
publié en 1948. On attribue cependant son origine à John Wilder Tukey,
mathématicien américain, qui inventa également le mot software.
Support de cours P. IH de Mr KAGHO, PLETP_F3/2015-2016 Page 10
Bit est une contraction des mots binary digit, ou également binary unit. Un bit peut
prendre deux valeurs possibles, ‘0’ ou ‘1’. Il est à la base des codes que nous allons
présenter.
VI- Mot
Un mot est un ensemble de bits agencés de sorte à représenter un objet dans un
code. Le mot ‘0110000’ représente le caractère ‘0’ (zéro) en code Ascii (voir le
chapitre 7), ou le nombre 48 dans la représentation dite décimale des entiers.
l existe plusieurs systèmes de numération en technologie numérique dont les plus
courants sont:
• Le système décimal ou base 10
• Le système binaire ou base 2
• Le système octal ou base 8
• Le système hexadécimal ou base 16
LECON 2 : BASE D'UN SYSTEME DE NUMERATION
La base d'un système de numérisation est le nombre d'élément qu'utilise ce système. Exemple:
• La base 2 utilise deux chiffres {0,1}
• La base 10 utilise deux chiffres {0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9}
• La base n utilise n chiffres qui vont de 0 à n-1: {0, 1, 2...n-1}
I- Représentation sous la forme polynomiale
Tout nombre "X" écrit en base "b" peut être décomposé en puissance de b.
Exemple: Soit le nombre X1: (anan-1...a0a-1a-2...a-n)b
Ce nombre peut être décomposé en puissance de b de la manière suivante:
X1 = anbn + an-1bn + ... + a0b0 + a-1b-1 + a2b2 + ... + a-nb-n
Partie entière
Partie décimale
Exemple2:
X2 = (1984,34)10 = 1x103+9x102+8x101+4x100+3x10-1+4x10-2 X3
= (3725,401)8 = 3x83+7x82+2x81+2x80+4x8-1+0x8-2+1x8-3
Soit: X= anan-1...a1a0
"a0" est le chiffre de rang zéro. On l'appelle aussi le chiffre le moins significatif.
"an" est le chiffre de rang "n" ou le chiffre le plus significatif.
Exemple:
Le nombre N = 4783910
"4" est de rang 4 ou de poids 104
"9" est de rang 0 ou de poids 100
Support de cours P. IH de Mr KAGHO, PLETP_F3/2015-2016 Page 11
"8" est de rang 2 ou de poids 102
II- Etude de quelques bases
1- Base 2 (Système de numération binaire)
C'et la base la plus utilisée en électronique numérique, elle comporte deux chiffres 0 et 1 appelé
bits.
Le chiffre le plus significatif est appelé bits de poids le plus fort MSB (Most Significant Bit).
Le chiffre me moins significatif est appelé bit de poids le plus faible LSB (Least Significant Bit).
Soit le nombre N = (1MSB 0 1 1 0 1 1LSB)2
2- Base 8 (Système de numération octal)
Cette base utilise 8 chiffres {0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7}.
Exemple N = (3473,5)8
3- Base 16 (Système de numération hexadécimal)
Cette base utilise 16 éléments qui sont {0,1,2,3,4,5,6,7,8,9,A,B,C,D,E,F}
Avec
D =
A = 10
13
B = 11 E = 14
C = 12 F = 15
Exemple:
N = (1F2)16
III- Conversion d'une base à une autre
4-Passage d'une base "b" différente de 10 à la base 10
l s'agit simplement d'écrire le nombre à convertir sous la forme polynomiale dans sa base "b"
puis d'effectuer les calculs pour obtenir la valeur en base 10.
a- Conversion binaire - décimale Exemple
1:
Convertir le nombre X1=(1101)2
Résolution:
X1 = (1101)2 = 1x23 + 1x22 + 0x21 + 1x20 = 8 + 4 + 0 + 1
X1 = (1101)2 = (13)10 Exemple
2:
Convertir le nombre X2=(1001,101)2
Résolution:
X2 = (1001,101)2 = 1x23 + 0x22 + 0x20 + 1x2-1 + 0x2-2 + 1x2-3 = 9 + 0,5 + 0,125
Support de cours P. IH de Mr KAGHO, PLETP_F3/2015-2016 Page 12
X2 = (1001,101)2 = (9,625)10 b-
Conversion octale - décimale
Exemple 1:
Convertir X1 = (342)3
Résolution:
X1 = 3x82 + 4x81 + 2x80 = 192 + 32 + 2 = 226
X1 = (342)8 = (226)10 Exemple
2:
Convertir X2 = (745,05)8
Résolution:
X2 = 7x82 + 4x81 + 2x80 + 0x8-1 = 448 + 32 + 2 + 0 + 0,078125
X2 = (742,05)8 = (482,078125)10 c-
Conversion hexadécimale - décimale
Exemple 1:
X1 = (1F2) ? ( )10 Exemple
2:
X2 = (1AOB,CD)16 ? ( )10
5-Passage du décimal à la base "b"
Le principe ici consiste à effectuer des divisions successives du nombre décimal à convertir par
la base "b" Exemple 1:
Convertir le nombre (22)10 = ( )2 Résolution:
On retient le résultat final et les restes qui doivent toujours être inférieurs à la base "b"
Support de cours P. IH de Mr KAGHO, PLETP_F3/2015-2016 Page 13
6- CONVERSION D'UNE BASE A UNE AUTRE DIFFERENTE DE LA BASE 10 a-
Première méthode
Elle consiste à faire un passage par la base 10 en suite quitter de la base 10 à la base recherchée.
Exemple: Convertir (1101)2 = (?)8
• Première opération:
(1101)2 = (13)10
• Deuxième opération:
(13)10 = (15)8 (1101)2
= (15)8
b- Deuxième méthode:
Elle consiste à regrouper les bits par bloc de 4 à partir de la droite en suite convertir la valeur de
chaque bloc en hexadécimal (cas de la conversion binaire hexadécimal).
Le regroupement se fera par bloc de 3 bits lorsqu'il s'agira de la conversion octale.
Support de cours P. IH de Mr KAGHO, PLETP_F3/2015-2016 Page 14
IV- Tableaux des équivalences:
Exercice 1:
Convertir en hexadécimal les nombres binaires suivants
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Exercice 2:
Convertir en octal les nombres binaires suivants:
V- CONVERSION D'UN NOMBRE DECIMAL AYANT UNE PARTIE
DECIMALE EN BINAIRE
e principe de conversion de la partie entière ne change pas. La partie décimale se convertit par
multiplication successive de cette dernière par la base "2". On conservera à chaque fois la parie entière
du résultat obtenu qui doit toujours être inférieure à la base "2".
Exemples: 0,5 x 2 = 1
Convertir (13,25)10 = (?)2 (0,625)10 = (101)2 (27,625)10 = (11011,101)2
(13)10 = (1101)2
0,25 x 2 = 0,5 Convertir (15,3)10 = (?)2
0,5 x = 1 1 (15)10 = 1111
(0,25)10 = (0,01)2 0,3 x 2 = 0,6
(13,25)10 = (1101,01)2 0,6 x 2 = 1,2
0,2 x 2 = 0,4
Convertir (27,625)10 = (?)2 0,4 x 2 = 0,8
(27)10 = 11011 0,8 x 2 = 1,6
0,625 x 2 = 1,25 (15,3)10 = 1111,01001
0,25 x 2 = 0,5
En binaire on peut compter de 0 →
LECON 4: LES CODES
Un nombre ou caractère peut se présenter dans plusieurs codes. Les codes les plus utilisé sont:
• Le code binaire pur
• Le code binaire réfléchi (code Gray)
• Le code DCB (Décimal Codé Binaire) ou BCD
• Le code ASCII (Americain Standard Code for Information Interchang
Support de cours P. IH de Mr KAGHO, PLETP_F3/2015-2016 Page 16
I- Le code DCB
C'est un code dans lequel chaque chiffre décimal est représenté par son équivalent binaire sur 4 bits.
Exemple:
Donner l'équivalent des nombres suivants en DCB.
N1 = (345)10 = (?)DCB
N2 = (984)10 = (?)DCB
N1 = (345)10
345= 0011 0100 0101
N1 = (345)10 = (001101000101)DCB
N2 = (984)10
984 = 1001 1000 0100
N2 (984)10 = (1001 1000 0100)DCB
Pour convertir un nombre d'une base "b" différente de la base 10 au
DCB ou inversement, il faut faire un passage par la base 10
Exemple:
Conversion Binaire DCB
N1 = (1111)2 = (?)DCB
N2 = (101111)2 = (?)DCB
N1 = (1111)2 = (15)10 = (0001 0101)DCB
N2 = (101111)2 = (47)10 = (0100 0111)DCB
II- Code binaire réfléchi (ou
code Gray)
C'est un code qui permet d'éviter les erreurs de transition lors des changements d'état en binaire. Dans
ce code lors du passage d'un état à un autre un seul changement de valeur.
Correspondance Binaire Pur - Binaire réfléchi
Décimal Binaire Pur Binaire réfléchi
23 23 21 22 23 22 21 20
Support de cours P. IH de Mr KAGHO, PLETP_F3/2015-2016 Page 17
0 0 0 0 0 0 0 0 0
1 0 0 0 1 0 0 0 1
2 0 0 1 0 0 0 1 1
3 0 0 1 1 0 0 1 0
4 0 1 0 0 0 1 1 0
5 0 1 0 1 0 1 1 1
6 0 1 1 0 0 1 0 1
7 0 1 1 1 0 1 0 0
8 1 0 0 0 1 1 0 0
9 1 0 0 1 1 1 0 1
10 1 0 1 0 1 1 1 1
11 1 0 1 1 1 1 1 0
12 1 1 0 0 1 0 1 0
13 1 1 0 1 1 0 1 1
14 1 1 1 0 1 0 0 1
15 1 1 1 1 1 0 0 0
III- Code ASCII
Objectifs :
Coder une information dans un format alphanumérique (le code ASCII et le code à barres).
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A l'heure actuelle, le codage de caractère le plus utilisé est le code ascii (American Standard Code for
Information Interchange). Comme il est très couramment utilisé, il joue le rôle de lingua franca entre
ordinateurs.
1- Mise en situation :
Réaliser l’activité de découverte du manuel d’activités page 9.
2- Code ASCII (American Standard Code for Information Interchange):
3- Présentation :
Dans ce code, on représente par des combinaisons binaires les lettres, les chiffres, les signes, ...
Il est utilisé en informatique. On distingue deux codes ASCII :
- Le code ASCII standard qui permet de représenter 128 = 27 caractères.
- Le code ASCII étendu qui permet de représenter 256 = 28 caractères. II-2- Activité
1:
Le tableau du code ASCII standard est le suivant :
En se référant au tableau du code ASCII standard, donner la représentation binaire des caractères
suivants :
Caractère Espace = ……..………… Lettre M = ………………….
Caractère ( = ……..………… Chiffre 9 = ………………….
II-3- Activité 2 :
Support de cours P. IH de Mr KAGHO, PLETP_F3/2015-2016 Page 19
Réaliser l’activité 1 du manuel d’activités page 9.
IV- LE CODE A BARRES :
-1- Structure d’un code à barres :
Le code à barres qui figure sur la plupart des emballages des produits de consommation courante
est la fiche d’identité, traduite en code, du produit sur lequel il est apposé.
Il peut indiquer le pays d’origine, le nom du fabricant, celui du produit, sa référence. Il permet de
suivre la traçabilité du produit.
Le code imprimé parfois directement sur l’emballage, se présente également sous la forme d’une
étiquette rectangulaire collée. Il est composé de barres et d’espaces larges ou étroits dont le
nombre correspond à un ensemble de données numériques ou alphanumériques.
Ce marquage comporte un certain nombre de barres verticales, ainsi que des chiffres au nombre
de 13.
Le premier chiffre indique le pays d’origine, les 5 suivants sont ceux du code du fabricant, les 6
autres ceux du code de l’article, le 13e est une clé de contrôle. Les barres sont le codage de ces
chiffres sur 7 bits. A chaque chiffre est attribué un ensemble de 7 espaces, blancs ou noirs.
2.6 Exercice
Exercice .1 : Convertir 31 et 96 en chi_res romains et e_ectuer l'addition dans cette représentation.
Convertir le résultat dans la base 10 usuelle et vérier qu'il est égal à 127.
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Exercice 2 : Décrire dans le détail, avec des phrases, la suite d'opérations qu'il faut e_ectuer pour
additionner deux nombres écrits en chi_res romains (faute d'avoir tous les éléments pour écrire un
programme).
Exercice 3 : (di_cile pour le moment) Réaliser un programme qui imprime un nombre en chi_res romains.
A défaut de programme, décrire avec des phrases les opérations à e_ectuer.
Exercice 4 : Écrire les nombres 534210et 400910sous leur forme de Horner. Exercice
5 : Convertir 4528 de la base 8 vers la base 10.
Exercice 6 : Convertir faf16 en décimal et en binaire en indiquant les étapes intermédiaires.
Exercice 7 : Convertir 02348en hexadécimal.
Exercice .8 : Convertir 592610 en octal, hexadécimal et binaire en indiquant les étapes intermédiaires.
Exercice .9 : Convertir le nombre (1254)7de la base 7 vers le décimal.
Exercice 10 : Convertir le nombre (1254)8de la base8 vers la base 10.
Exercice 11 : Convertir le nombre (1254)6de la base -6 vers la base 10.
Exercice 12 : (long et répétitif) Reprenez le programme écrit au chapitre précédent et écrivez les codes
des opérations en binaire.
Exercice 13
Le central informatique d'une ville reçoit le nombre de places disponibles dans chaque
parking :P1= 21, P2= 341, P3= 43, P4= 33, P5= 120.
Ces valeurs sont reçues en binaire naturel, convertir P1, P2, P3, P4et P5en binaire naturel.
Donner par la méthode que vous voulez le nombre total de places de parking libres en binaire
naturel. Pour afficher cette valeur il est nécessaire de convertir ce nombre en DCB, faire cette
conversion.
La capacité totale des parkings de cette ville est de 2000 places.
Combien faut-il de bit pour coder ce nombre en binaire naturel ? en DCB ?
Exercice 14 : Transcodage 11 pts
1. Définir transcodage -Définir le sigle ASCII 2pts
2. convertir dans la base indiquée les nombres décimaux suivants : 145=(….)8 ;
23=(….)5 ; 255=(…)2 ; 1000=(…)2=(….)8. 5pts
3. Convertir en binaire les nombres octaux suivants : 57 ; 123 ; 2pts
4. Convertir en binaire les nombres hexadécimaux suivants : FADA8 ; 978FEA
2pts
Exercice 15
1) Définir automatisme ;
2) Citer les éléments du pupitre et les éléments de la partie opérative dans un système
automatisé de production
3) On donne de nombre (5467)8 : donner le poids et le rang de chaque chiffre.
4) Donner l’écriture polynomiale du nombre précédent ;
5) Ecrire le nombre décimal 1968,678 dans la base 2. Limiter la partie décimale à 10 5
près ci-possible
6) Ecrire le nombre octal (5467)8 dans la base hexadécimale ;
7) Ecrire (2015)10 en code DCB
LECON 5 : LES OPÉRATIONS ARITHMÉTHIQUES
I- OPÉRATIONS ARITHMÉTHIQUES EN BASE 2
Les opérations les plus fréquentes en base 2 sont :
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- l'addition,
- la soustraction.
Ces opérations s'effectuent de la même manière que les opérations décimales en
utilisant des tables d'addition et de soustraction beaucoup plus simples.
1. ADDITION BINAIRE :
Opération d'addition
L'addition des nombres binaires se fait en respectant les règles suivantes:
• 0+0=0
• 0+1=1+0=1
• 1 + 1 = 10, On écrit "0" et on reporte "1" sur le bit de rang supérieur (rang de gauche)
• 1 + 1 + 1 = 11, on écrit "1" et on reporte "1" sur le bit de rang supérieur
2. SOUSTRACTION BINAIRE :
Les règles de la soustraction
• 0-0=0
• 0 - 1 = (on emprunte "1" ce qui fait 10-1, on écrit "1" et on retient 1)
• 1-0=1
• 1-1=0
• 0 - 1 - 1 = (on emprunte "1" ce qui fait 10-1-1, on écrit "0" et on retient "1")
• 1-1-1=0-
7-Opération de multiplication
Les règles de calcul de la multiplication binaire sont pratiquement les mêmes qu'en décimal.
Nous avons ainsi:
• 0x0=0•0x1=0•1x0=0
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• 1x1=1
II- OPÉRATIONS ARITHMÉTHIQUES EN BASE 16
2 Addition en hexadécimal
Les règles sont les mêmes que celles de l’addition en décimal ou en binaire à la seule différence que la
retenue est égale à 1 dès que la somme de deux digits atteint 16. Exemple soit à additionner les deux
nombres :
4.2 Soustraction en Hexadécimal
EXERCIXE 1 :
Considérons les nombres binaires X = (111010111010)2 et Y =(AFC)16
1- convertir Y en binaire ; 1 pt
2- calculer les nombres binaires T = X + Y et U=X–Y ; 2pts
3- convertir T en décimal ; 1pt
4- convertir U en octal, en hexadécimal et en décimal. 3pts
5- convertir Y en DCB 2pts
6- convertir le nombre décimal (345,27)10 dans le code binaire 2pts
Support de cours P. IH de Mr KAGHO, PLETP_F3/2015-2016 Page 23
exercice 2
1) Une société de distribution de l’énergie de la place vient de moderniser son système de
comptage de la consommation. Elle vous demande de calculer l’énergie consommée par un
ménage ; sachant que cette société utilise les compteurs numériques à 7 bits en base
hexadécimal.
a) Quel est le plus grand nombre en base 16 que peut afficher ce compteur ? 2 pts
b) Convertir ce grand nombre en base 10 ; 2pts
c) Quel sera le nouvel affichage de ce compteur si on ajoute 1 ? 2 pts
2) On donne Q = (FADE)16 et P = (C0DE)16
a) Convertir Q en binaire ; 2 pts
b) Effectuer les opérations K = (Q+P) et Z = (Q – P) ;2pts
EXERCICE 3 :
1. Posez et effectuez les opérations suivantes en binaire : 10101+10101 ;
110011+10101 2pts
2. Posez et effectuez les opérations suivantes en octal : 147+321 ; 1456+3257 ; 2pts
3. Posez et effectuer les opérations suivantes en hexadécimal : 789A+ABD ; 5879+1457
; 2pts
4. Posez et effectuez les soustractions suivantes dans les bases indiquées :
(1110010111)2 (10011-1111)2, (774-477)8 ; (B78-A99)16 ; (78AB-6CDF)16 5pts
TROISIEME PARTIE : LOGIQUE COMBINATOIRE
Un système logique combinatoire est un système (ou dispositif logique) donc l'état
de sorti dépend uniquement des combinaisons des variables d'entrée.
Synthèse d’un système combinatoire
Support de cours P. IH de Mr KAGHO, PLETP_F3/2015-2016 Page 24
* Passage T.V. ==> T.K. ==> E.A.:
- Etape n°1: construire le tableau en repérant les lignes et les colonnes
par les valeurs des combinaisons de variables.
- Etape n°2: transcrire les valeurs de la fonction dans les cases
correspondantes.
- Etape n°3: chercher à effectuer des regroupements du plus grand
nombre de ‘1’ qui ont au moins un ‘1’ qui n’a pas déjà été regroupé: 16 puis
8 puis 4 puis 2.
- Etape n°4: effectuer la somme logique de tous les termes produits des
divers regroupements
LECON 6 : LES PORTES LOGIQUES
• GENERALITES
L'Algèbre de BOOLE se distingue principalement de l'algèbre ordinaire, par des constantes et
variables qui ne peuvent prendre que 2 valeurs possibles: 0 ou 1
Les expressions ci-dessous sont souvent utilisées pour désigner le niveau logique 0 ou le niveau
logique 1
Niveau "0" Niveau "1"
Arrêt Marche
a b c S
Faux Vrai
NON OUI 0 0 0 x
Fermé Ouvert 0 0 1 x
Bas Haut
a b S 0 1 0 x
• Table de vérité
C'est un tableau où sont représentées les différentes combinaisons 1 0 0 x
0 0 x possibles des variables d'une fonction logique.
Lorsqu'une fonction possède n variables, sa table de vérité aura 2n lignes et
0 1 x n+1 colonnes. 1 0 1 x
Support de cours P. IH de Mr KAGHO, PLETP_F3/2015-2016 1 1 Page
0 x25
1 0 x
1 1 x 1 1 1 x
Exemple: Table de vérité d'une fonction à 2 variables a et b et de sortie S
En binaire avec n variable on a 2n combinaisons.
Exemple 2: S = ƒ(a, b, c)
• Fonctions logiques fondamentales
On distingue 4 fonctions logiques (ou opérateurs logiques) fondamentales qui sont:
• La fonction OUI
• La fonction NON
• La fonction OU
• La fonction ET
1-La fonction "OUI" ou l'égalité
Cette fonction fait intervenir une seule variable d'entrée. Le niveau logique de la sortie est égal
au niveau logique de l'entrée.
2- La fonction "NON" ou "Inverseuse"
Elle fait également intervenir une seule variable d'entrée. Le niveau logique est l'inverse de celui
présent à l'entrée.
Support de cours P. IH de Mr KAGHO, PLETP_F3/2015-2016 Page 26
3- L'addition logique ou fonction "OU"
Elle fait intervenir au moins 2 variables d'entrée. La sortie prend la valeur 1 si et seulement si au
moins l'une des variables d'entrée est à 1
Exemple d'opérateur à 2 entrée "a" et "b"
4-La multiplication ou fonction "ET"
C'est une fonction qui donne en sortie la valeur 1 lorsque toutes les entrées sont à 1. Exemple
d'opérateur "ET" à 2 entrées.
5- Fonction "NON-OU" ou fonction "NOR" ou encore fonction "NI"
La fonction "NON-OU" est équivalente à la fonction "OU" suivie d'un inverseur.
Exemple de fonction "NON-OU" à 2 entrées "a" et "b"
Support de cours P. IH de Mr KAGHO, PLETP_F3/2015-2016 Page 27
6-Fonction "NON-ET" ou fonction "NAND"
Elle représente la fonction "ET" suivie d'un inverseur.
Exemple d'une "NAND" à 2 entrées "a" et "b"
7-Fonction "OU-EXCLUSIF"
La fonction "OU-EXCLUSIF" est vraie en sortie si une seule entrée est vraie.
Exemple de fonction "OU-EXCLUSIF" à 2 entrée "a" et "b"
8-Fonction "NON-OU-EXCLUSIF"
EXERCICE 1 :
Etablir les équations électriques des circuits ci-dessous :
Support de cours P. IH de Mr KAGHO, PLETP_F3/2015-2016 Page 28
U1:A
A
2
S
a b B
1
3
P
d L N 7401
U1:A
h c
U1:A 1
C S
1 3
S
3 2
D
2
74HC266
7432 U1:A
1
3
U1:A 2
a E S= .................
2
b 1
S
7408
F
3
7402
L=…..
U1:A
A U3:A
1
3 1
B X
2 2
13
12 U1:A
A 2
74136
U2:A 7411 1
1
3
B 3 U1:A
C 1
2
7401 3
S
74HC266 2
U1:A
B 1 7432
3
C 2
S = ............
7408
LECON 7 : REPRESENTATION DES FONCTIONS LOGIQUES
Une fonction logique peut se représenter sous 4 formes:
• La forme algébrique F = A + B
• La table de vérité
• D'un logigramme ou schéma d'implantation
• D'un tableau de Karnaugh
IV- Représentation algébrique
C'est l'expression polynomiale d'une fonction logique constituée de la somme de plusieurs
monômes des variables binaires. Elle peut se présenter sous forme d'une somme de produit:
V- Représentation sous forme d'une table de vérité
La table de vérité permet de représenter toutes les combinaisons possibles des variables binaires
d'une fonction logique.
Support de cours P. IH de Mr KAGHO, PLETP_F3/2015-2016 Page 29
Représentation de la fonction "OU" à 2 variables dans une table de vérité
a b F = (a+b)
0 0 0
0 1 1
1 0 1
1 1 1
Pour représenter algébriquement f(a,b) à partir d'une table de vérité, on prend généralement les
expressions (ou combinaison) qui donne f(a,b)=1.
On peut également représenter la même fonction en prenant les expressions de ƒ(ab)=0 dans ce
cas on fera le produit de la somme. Les variables sont au niveau bas: ƒ'= (a+b)(...+...)... Cette
représentation s'appelle produit canonique.
VI- Représentation sous forme de tableau de Karnaugh
Le diagramme de Karnaugh est un tableau qui permet au même titre que la table de vérité la
représentation d'une fonction logique. Pour une fonction à n variables, le tableau aura 2 n cases.
Chaque case représente la valeur de la fonction pour une combinaison de variables. On utilise le
code Gray pour effectuer les combinaisons afin d'éviter le changement de plusieurs variables lors
du passage d'une case à une autre.
Exemple de représentation de la fonction "OU" à variables dans le tableau de Karnaugh
Exemple d'une représentation de la fonction logique à 3 variables dans le tableau de Karnaugh
Soit la fonction f représentée par la table de vérité suivante
Support de cours P. IH de Mr KAGHO, PLETP_F3/2015-2016 Page 30
a b c f
0 0 0 1
0 0 1 0
0 1 0 0
0 1 1 1
1 0 0 0
1 0 1 0
1 1 0 0
1 1 1 1
VII-Représentation sous forme d'un logigramme
Représenter une fonction logique sous la forme d'un logigramme revient à réaliser son schéma de
câblage à l'aide des portes logiques.
Exemple 1:
Représenter le logigramme de la fonction f1=ab+cd
Support de cours P. IH de Mr KAGHO, PLETP_F3/2015-2016 Page 31
La simplification permet de réduire les expressions logiques sans toutefois modifier leur fonction. On
peut alors utiliser soit la méthode de simplification logique soit par le tableau de Karnaught
Exercice 1
Trouver les équations de S1et S2. Puis simplifier les et trouver les nouveaux logigrammes
Support de cours P. IH de Mr KAGHO, PLETP_F3/2015-2016 Page 32
Exercice 2
1) Déterminer l'équation de la sortie S par rapport aux
entrées el et e2 .
2) Identifier l'opérateur logique correspondant.
3) Réaliser cette même fonction logique avec des
opérateurs NAND à 2 entrées.
Exercice 3
On souhaite réaliser un additionneur binaire de 2 bits a et b. S est le résultat de la somme de a et b, et R
est la retenue de l'addition de a et b.
1) Donner la table de vérité de cette opération sachant que a et b sont les entrées, R et S sont les sorties
de la table de vérité.
2) Proposer un logigramme à base de portes NAND réalisant l'addition de 2 bits.
Exercice
Support de cours P. IH de Mr KAGHO, PLETP_F3/2015-2016 Page 33
La figure ci-dessous décrit le circuit d’alarme d’une automobile qui détecte certaines situations
non souhaitable ; Trois interrupteurs servent à designer :- l’état de la porte du conducteur –l’allumage –
les phares ;
Concevez un circuit logique ayant ces trois interrupteurs comme entrées, qui déclenchent
l’alarme quant l’une des situations suivantes se produit :
Les phares sont allumés et l’allumage est coupé ;
La porte est ouverte et le contact d’allumage est émis.
1) Donner l’équation de sortie du circuit ci-dessous :
U1:A
A
2
1
B
3 U1:A
1
S
7401 3
2
U1:A
B
1 7432
3
C
2
S = ............
7408
LECON 8 : SIMPLIFICATION DES FONCTIONS LOGIQUES
I- Méthode de simplification algébrique
On utilise pour cette méthode les propriétés et théorèmes de Boole ainsi que les théorèmes de
DEMORGAN.
3- Théorème de Boole
Support de cours P. IH de Mr KAGHO, PLETP_F3/2015-2016 Page 34
4- Théorème de DEMORGAN
Ce théorème permet de calculer le complément d'une expression.
Le théorème de DEMORGAN est utilisé lorsqu'il faut uniformiser les portes logiques d'un
logigramme.
Exemple:
Réaliser le logigramme de la fonction suivante à l'aide des opérateurs "NAND" uniquement:
f=A+BC
Support de cours P. IH de Mr KAGHO, PLETP_F3/2015-2016 Page 35
II- Méthode de simplification par tableau de Karnaugh
La simplification par tableau de Karnaugh se fait de la manière suivante:
• Remplir les cases du tableau par les 0 ou 1 selon l'état de sortie de la fonction.
• Faire des regroupements des cas contenants "1" adjacent par puissance de 2 (2, 4, 16, 32 ...)
• Chaque "1" doit appartenir à un ou à plusieurs regroupements.
• Simplification d'une variable se fait lorsqu'on change d'état au passage d'une colonne à une
autre ou d'une ligne à une autre.
• La valeur d'un regroupement correspond enfin à la ou les variables qui restent inchangées.
Il faut avoir le plus grand nombre de "1" possible pour que la simplification soit optimale.
Application
Exemple 1:
Simplification par Karnaugh l'expression:
Exemple 2:
Simplifier l'expression contenue dans le tableau de Karnaugh ci-dessous
Support de cours P. IH de Mr KAGHO, PLETP_F3/2015-2016 Page 36
EXERCICE 1 :
Support de cours P. IH de Mr KAGHO, PLETP_F3/2015-2016 Page 37
EXERCICE 2
Pour chacune de ces expressions répondre aux questions suivantes : a)
Donner la table de vérité.
b) Simplifier algébriquement l'expression.
c) Construire le tableau de Karnaugh et vérifier la simplification précédente.
d) Construire le logigramme correspondant.
EXERCICE 3
On définit la fonction s par le logigramme ci-dessous:
a) Écrire l'expression logique de S.
b) Donner la table de vérité de S.
Support de cours P. IH de Mr KAGHO, PLETP_F3/2015-2016 Page 38
c) Simplifier algébriquement S.
d) Vérifier la simplification de S grâce au tableau de Karnaugh.
e) Construire le logigramme simplifié.
Exercice 4
On définit l'expression logique V par sa table de vérité :
a) Écrire l'expression logique de V sous forme de polynôme.
b) Simplifier algébriquement V.
c) Vérifier la simplification de V grâce au tableau de Karnaugh
d) Construire le logigramme de V en utilisant uniquement des opérateurs logiques NAND à deux
entrées.
e) Construire le logigramme de V en utilisant uniquement des opérateurs logiques NOR à
deuxentrées.
Exercice 5 :
1) Définir automatisme. 1pt
2) Simplifier les équations Booléennes ci-dessous par la méthode algébrique
S= ab + ab + AB ;Z = abc + ab (a.c) 2pts
D = abc + adc +1 2pts
3) Un coffre-fort est commandé à l’aide de trois clés (a b et c). le coffre ne peut s’ouvrir si et seulement si
les trois clés sont introduites.
a) Faites le tableau de vérité. NB : a est le poids binaire le plus fort 4pts
b) Ecrire l’équation de sortie 2pts
c) Ressortir le logigramme 2pts
EXERCICE 6
Support de cours P. IH de Mr KAGHO, PLETP_F3/2015-2016 Page 39
A U1:A
1
2 1 3
74S32 U2:A
B U1:B 1
4
& 3
5 1 6 2
74S09
74S32
C U2:B
U1:C 4 S
9
& 6
10 1 8 5
sortie
74S09
74S32
1) Soit le logigramme de la fonction S ci-dessus :
1-1) Etablir l’expression non simplifiée de S ; 2pts
1-2) Trouver la fonction logique complémentée de S. 2pts
2) Soit l’équation Y = XY + YZ ; construire le logigramme de M 2pts
3) Trois élèves possèdent chacun une clef différente (a,b,c) permettant la mise en marche d’un
lave linge. Pour ouvrir la serrure électrique S à trois entrées (a,b,c) correspondant aux trois
clefs, il faut au moins deux clefs, afin qu’un élève se présentant seul ne puisse utiliser la
machine.
On vous demande d’étudier les conditions de fonctionnement de la serrure S et d’en déduire
son schéma électrique. 4pts
EXERCICE 7 : FONCTION LOGIQUE 4pts
Soit la fonction
F = ̅+ ̅ + ̅+ ̅ ̅+ ̅+ + ̅ ̅
Répondre aux questions suivantes :
a) Donner la table de vérité. 1pt
b) Simplifier algébriquement l'expression. 1pt
c) Construire le tableau de Karnaugh et vérifier la simplification précédente.
1pt
d) Construire le logigramme correspondant. 1pt
EXERCICE 7 : 4pts
On définit la fonction s par le logigramme ci-dessous: a)
Écrire l'expression logique de S. 1pt
b) Donner la table de vérité de S. 1pt
c) Simplifier algébriquement S. 1pt
d) Vérifier la simplification de S grâce au tableau de Karnaugh. 1pt
EXERCICE 8 : 4pts
Ecrire l’équation réduite de M correspondant au tableau de KARNAUGH et tracer son logigramme en
utilisant uniquement les portes NAND à deux entrées uniquement.
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EXERCICE 9 : 6 pts
Démontrer les égalités suivantes
A.C + B.C = A.C + B.C 2pts
(A + B).(A + C).(B+ C) = (A + B).(A + C) 2pts
(A+C).(B+C) = (A+C).(B+C) 2pts
Remarque : On peut toujours rajouter "0" (soit X. X ) à une expression ou la multiplier par "1" (soit X + X ) sans la modifier. Cela peut être
utile pour faire apparaître des termes communs (qui sinon n'apparaîtraient pas) et permettre ainsi des mises en facteurs ou des simplifications.
Support de cours P. IH de Mr KAGHO, PLETP_F3/2015-2016 Page 41
QUATRIEME PARTIE : LOGIQUE SEQUENTIELLE
Un système logique séquentiel est un dispositif donc la sortie non seulement
de la combinaison des variables d'entrées mais aussi de l'étape précédente
de la sortie.
On distingue deux types de fonctionnement logique séquentiel:
• Le fonctionnement séquentiel asynchrone qui fait intervenir les
combinaisons des variables d'entrée et l'étape précédente de la sortie.
• Le fonctionnement séquentiel synchrone fait intervenir non seulement
les combinaisons de la sortie mais le fonctionnement est déclenché
sous ordre d'une impulsion d'horloge
LECON 9 : LES COMPOSANTS PNEUMATIQUES
L’énergie pneumatique utilise l’air comprimé comme fluide pour le transport de
l’énergie et sa transformation en énergie mécanique.
L’air comprimé est obtenu avec un compresseur d’air entraîné avec un moteur
électrique. L’air est aspiré puis compressé dans une cuve sous pression. De ce
réservoir partent les canalisations pour la distribution.
La pression d’air est exprimée en bar, elle est définie par la pression exercée par
une force de 1 daN (déca newton) sur une surface de 1 cm² 1 bar = 1 daN
/cm²
Pour réaliser une installation pneumatique il y a des actionneurs (vérin, moteur),
ils transforment l’énergie pneumatique en énergie mécanique et de
préactionneurs (distributeur), des organes de commandes (capteurs, bouton
poussoir), des composants d’automatisme (fonctions logiques : OU, ET).
I- Le vérin
Les vérins réalisent des mouvements linéaires.
Ils sont munis d’un piston avec une tige qui se déplace librement à l’intérieur d’un tube.
En fonction du type, ils ont un ou deux orifices permettant l’admission ou l’échappement
Support de cours P. IH de Mr KAGHO, PLETP_F3/2015-2016 Page 42
de l’air. La longueur du mouvement définit la course du vérin, le diamètre est lié à la
force à exécuter au cours du mouvement.
Les vérins sont utilisés pour effectuer des tâches linéaires de déplacement ou force
(faible en pneumatique, élevée en hydraulique). Deux grands types sont utilisés : les
vérins simple effet et les vérins double effet. On peut combiner les qualités de d’autres
composants pour des applications particulières. On peut ainsi introduire des
amortisseurs et réducteurs de débit réglable ou non.
Rôle des actionneurs : Transformer l’énergie pneumatique fournie par l’air comprimé
en travail mécanique. Ce dernier peut être un transfert rectiligne ou une force de
rotation.
Il existe différents types de vérins :
Vérin simple effet
Support de cours P. IH de Mr KAGHO, PLETP_F3/2015-2016 Page 43
Un seul orifice, il est piloté que dans un sens le retour s’effectue par
l’intermédiaire d’un ressort.
Vérin double effet
Deux orifices, il doit recevoir une pression dans l’un ou l’autre orifice pour
effectuer la sortie ou la rentré de la tige
Utilisation : Lorsque les vérins Le contrôle de la puissance et de la vitesse
pneumatiques à double effet déplacent des du vérin est effectué par les 2 clapets masses
importantes, alors on se sert de antiretour et les 2 amortisseurs de part et vérins avec
amortissement pneumatique en d’autre du vérin.
fin de course. Fonctionnement :
b) Les distributeurs :
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Les distributeurs pneumatiques ont pour fonction de
distribuer l’air comprimé jusqu’au actionneur (vérin). Ils ont
le même rôle que les contacteurs.
Constitution et Fonctionnement :
Un coulisseau ou un tiroir se déplace dans le corps du distributeur, il permet de
fermer ou d’ouvrir des orifices d’air et ainsi de piloter différents actionneurs.
Il existe différents types de distributeurs des différents en fonction du nombre
d’orifice de branchement. On les identifie par le nombre d’orifice et de position
Exemple : un distributeur 3/2 il a 3 orifices et 2 positions
Symbolisation
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Pour déterminer en fonction du schéma on calcul le nombre d’orifice dans la partie
coloré en position initiale et le nombre de case
Mode de commande
Le pilotage ou la commande des distributeurs peut s’effectuer par différentes
façons :
Exercice :
Déterminer le type de distributeur et les modes de commande utilisée :
Support de cours P. IH de Mr KAGHO, PLETP_F3/2015-2016 Page 46
Distributeur 5 / 2 à commande électropneumatique avec rappel par ressort
c) Mise en oeuvre d’une commande de vérin
On désire commander un vérin double effet avec un distributeur 5 / 2 avec
commande pneumatique
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d) Composants pneumatiques :
En plus des vérins et des distributeurs il y a différents composants
permettant la réalisation d’équipement pneumatique au niveau de la
commande et de la puissance.
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e) Les commandes manuelles et mécaniques
Une installation peut être réalisé entièrement en pneumatique de ce fait il existe des
boutons, et des capteurs mécaniques.
Ces organes sont réalisés à l’aide d’une combinaison de modules, la partie
actionnée et un distributeur
Support de cours P. IH de Mr KAGHO, PLETP_F3/2015-2016 Page 49
Exemples de commandes
Exercices
a) Déterminer le schéma pour piloté un vérin simple effet par commande
manuel, indiquer le nom de chaque élément. La tige du vérin sort lors de la
commande.
NB :
Les soupapes de pression
- Limiteurs de pression, soupapes de séquence
- Réducteurs de pression
Transformateurs d’énergie linéaires
- Vérin
- Echangeurs de pression - Multiplicateurs de pression
Conservation de l’énergie
- Accumulateurs
- Sources d’énergie
Support de cours P. IH de Mr KAGHO, PLETP_F3/2015-2016 Page 50
Transformateurs d’énergie tournants
- Compresseur
- Moteurs
Distribution de l’énergie
II. Distributeurs
Réglage du débit -
Réducteurs de débit, vannes
- Les clapets, sélecteurs, soupapes d’échappement
Traitement de l’air et conditionnement de l’énergie
- Les filtres, purgeurs, déshydrateurs, lubrificateurs
- Groupes de conditionnement
- Vannes de coupure et de mise en pression progressive
Appareils complémentaires
- Capteurs
- Vide
- Appareils de mesurage et indicateurs
- Autres (silencieux, raccordements, flexibles, temporisateurs, cellules, … )
TRANSFORMATEURS D’ENERGIE LINEAIRE
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TRANSFORMATEURS D’ENERGIE TOURNANTS
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DISTRIBUTION DE L’ENERGIE
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REGLAGE DU DEBIT
TRAITEMENT DE L’AIR ET
CONDITIONNEMENT DE L’ENERGIE
13. LES FILTRES – PURGEURS – DESHYDRATEURS - LUBRIFICATEURS
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COMPLEMENTAIRES
APPAREILS DE MESURAGE ET INDICATEURS
Support de cours P. IH de Mr KAGHO, PLETP_F3/2015-2016 Page 55
LECON 10 : LE GRAFCET - DESCRIPTION GENERALE
I- GENERALITES
La création d'une machine automatisée nécessite un dialogue entre le
client qui définit le cahier des charges (qui contient les besoins et les
conditions de fonctionnement de la machine) et le constructeur qui propose
des solutions. Ce dialogue n'est pas toujours facile : le client ne possède
peut-être pas la technique lui permettant de définir correctement son
problème. D'autre part, le langage courant ne permet pas de lever toutes les
ambiguïtés dues au fonctionnement de la machine (surtout si des actions
doivent se dérouler simultanément). C'est pourquoi l'ADEPA (Agence pour le
Développement de la Productique Appliquée à l'industrie) a créé le GRAFCET.
Un système automatisé est une installation mécanique et électrique où
la mise en mouvement, la mise en énergie des récepteurs (moteurs,
ventilateur, chauffage, vérin, brûleur…) se fait selon une chronologie
(process) préétablie. Cette chronologie de mise en marche va dépendre de la
position des matières déplacées, va dépendre d’une température, d’une
pression, d’une tension, etc…
II- DÉFINITION
Le GRAFCET (GRAphe Fonctionnel de Commande des Etapes et Transitions) est
l'outil de représentation graphique d'un cahier des charges. Il a été proposé par
l'ADEPA (en 1977 et normalisé en 1982 par la NF C03-190).
Le GRAFCET est une représentation alternée d'étapes et de transitions. Une seule
transition doit séparer deux étapes.
- les ACTIONS réalisées par des « ACTIONNEURS » - moteur – lampe –
résistance – vérin – brûleur – ventilateur – etc… Ces actionneurs sont mis en
marche par des
« PRÉACTIONNEURS » comme un contacteur ou une électrovanne. - les
TRANSITIONS ou ÉVÈNEMENTS qui sont une conséquence directe d’une
Support de cours P. IH de Mr KAGHO, PLETP_F3/2015-2016 Page 56
action, mais aussi une cause d’une action 2. On classe dans les évènements
ou transitions : capteur, Bouton poussoir, Atu, interrupteur, temporisateur…
Un système automatisé sera donc une succession d’ACTIONS qui démarrent
(sur un système) en fonction d’ÉVÈNEMENTS observés sur ce même
système.
C’est une partie « Traitement » en fait le câblage de l’électricien qui
coordonne la chronologie actions-évènements.
III- DIFFERENTS TYPES DE GRAFCET
Les différents points de vue du GRAFCET.
Il existe 3 représentations du fonctionnement d'un système par le GRAFCET :
- le GRAFCET point de vue système qui représente le fonctionnement du système tel que
le voit quelqu'un d'extérieur à celui-ci.
- le GRAFCET point de vue Partie Opérative qui représente le fonctionnement du système
tel que le voit quelqu'un connaissant la PO de celui-ci .
- le GRAFCET point de vue Partie Commande qui représente le fonctionnement du
système tel que le voit quelqu'un connaissant tout le système.
EXEMPLE
Soit un petit wagonnet mis en mouvement par un moteur électrique
commandé par un contacteur KM1 (à droite) et KM2 (à gauche).
Le départ vers la droite se fait par un bouton poussoir S3.
Le retour vers la gauche se fait automatiquement par S1.
L’arrêt à gauche se fait automatiquement par S2.
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Le grafcet fonctionnel décrit le fonctionnement de l’équipement avec des
noms communs. C’est un langage compris par un non électricien.
Le grafcet technologique reprend le fonctionnement avec des termes
électriques.
Actions associées à l’étape : Actionneurs ou préactionneurs comme bobines
de contacteurs, bobines de relais, électrovannes, lampes, voyants…
Transitions : Bouton poussoirs, capteurs, contacts de relais, contacts de
contacteurs, temps écoulé…
Remarque :
Support de cours P. IH de Mr KAGHO, PLETP_F3/2015-2016 Page 58
Avec ce type de grafcet, les arrêt normaux sont prévus (étape 1) mais pas
les arrêts d’urgence ou de dysfonctionnement qui peuvent survenir à tout
instant, quelle que soit l’étape active. Bien entendu, lors d’un arrêt
d’urgence, ou d’un défaut thermique, l’installation doit être stoppée.
Pour cela on rajoute un autre grafcet, avec l’un prioritaire sur l’autre. C’est
un grafcet hiérarchisé.
IV- GESTION DE L’ARRÊT D’URGENCE
1- GRAFCET FONCTIONNEL HIERARCHISE
2- GRAFCET TECHNOLOGIQUE HIERARCHISE
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EXEMPLE
Le wagonnet est toujours mis en mouvement par le moteur électrique commandé par
des contacteurs. Mais on ajoute une vitesse lente (départ ou arrivée) et une vitesse
rapide. De plus on ajoute des voyants de signalisation.
KM1PV : lent vers la droite H1 : voyant « va vers la droite »
KM1GV : rapide vers la droite H2 : voyant « va vers la gauche »
KM2PV : lent vers la gauche H3 : voyant « chariot est à gauche »
KM2GV : rapide vers la gauche
Le départ lent vers la droite se fait par un bouton poussoir Dcy si le chariot est en
position :
Accélération en S1 Accélération à S2
Ralentissement en S2 Ralentissement à S1
Arrêt 30 secondes en Sd Arrêt à gauche automatiquement en Sg.
Retour en PV au bout de 30 s
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V- REGLES D’EVOLUTIONS DU GRAFCET
1. Règle 1
L'initialisation précise les étapes actives au début du fonctionnement. Elles sont activées
inconditionnellement et repérées sur le GRAFCET en doublant les cotés des symboles
correspondants.
2. Règle 2
Une transition est soit validée soit non validée. Elle est validée lorsque toutes les étapes
immédiatement précédentes sont actives. Elle ne peut être franchie que : - Lorsqu'elle est validée,
- ET que la réceptivité associée à la transition est vraie. Elle est alors obligatoirement franchie.
3. Règle 3
Le franchissement d'une transition entraîne l'activation de toutes les étapes immédiatement
suivantes et la désactivation de toutes les étapes immédiatement précédentes.
4. Règle 4
Plusieurs transitions simultanément franchissables sont simultanément franchies.
5. Règle 5
Si au cours du fonctionnement, une même étape doit être désactivée et activée simultanément, elle
reste active.
VI- CAHIER DES CHARGES
Le cahier des charges est le descriptif fourni par l’utilisateur au
concepteur de l’automatisme pour lui indiquer les différents modes de
marches et les sécurités que devra posséder l’automatisme.
Le cahier des charges décrit le comportement de la partie opérative par
rapport à la partie commande.
L’automaticien doit se référer au cahier des charges pour réaliser
l’automatisme, il fait force de loi.
Le GRAFCET, les organigrammes, les logigrammes, les chronogrammes sont
des outils utilisés pour décrire le comportement d'un système automatisé.
La description du fonctionnement d’un système automatisé ne doit pas
être source de malentendus (mots ambigus, mots techniques..),le GRAFCET
peut être utilisé pour décrire le cahier des charges.
VII- ELEMENT DE BASE DU GRAFCET
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1. -ETAPE:
Une étape correspond à un comportement stable du système. les étapes sont numérotées dans
l’ordre croissant. A chaque étape peuvent correspondre une ou plusieurs actions. Une étape est
soit active soit inactive.
2. -ETAPE INITIALE:
La ou les étapes initiales caractérisent l’état du système au début du fonctionnement.
3. -TRANSITION:
Les transitions indiquent les possibilités d’évolution du cycle, à chaque transition est associée une
réceptivité.
4. -RECEPTIVITE:
La réceptivité est la condition logique qui permet l’évolution si la réceptivité est vraie (=1) le
cycle peut évoluer. Les réceptivités sont des comptes-rendus en provenance de la partie opérative
ou des consignes en provenance du pupitre.
5. -LIAISONS ORIENTEES:
Un GRAFCET se lit de haut en bas, dans un autre sens il est nécessaire d’indiquer le sens par une
flèche.
6. -ACTIONS:
Les actions sont réalisées lorsque l'étape associée à l'action est active. Il est possible de définir des
actions inconditionnelles, ou conditionnelles, temporisées, à niveaux, mémorisées,
impulsionnelles.
Saut en avant (saut d e phase)
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Le saut en avant permet de sauter une ou plusieurs étapes
lorsque les actions à réaliser deviennent inutiles.
Saut en arrière (reprise de phase)
Le saut en arrière permet de reprendre une séquence lorsque les actions à réaliser sont
répétitives.
VIII- MISE EN EQUATION DU GRAFCET
EQUATION DE L4ETAPE n : l
Etape Equation d’activation Equation de désactivation
Xn Xn-1 . tn-1 Xn + 1
« Activation ou mémoire et pas désactivation »
Xn = ( Xn-1 . tn-1 + mn ) .
EQUATION DES ACTION
« Enclenchement ou mémoire et pas déclenchement »
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Equation d’activation et de désactivation de l’étape n
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EXERCICE AVEC CORRECTION
1) Présentation d'un cycle de perçage :
P-
capteurs :
M - p0 et s0 pour
P+ P et S rentrés.
- p1et s1pour
P et S sortis.
commandes :
- M pour le
S- S+
p ièce
fonctionnement monostable du moteur.
- M+ et M- pour la commande bistable du moteur.
Cycle de perçage
- Quand le moteur est arrêté, que les vérins P et S sont rentrés et
que l'on appuie sur le bouton poussoir m, le système serre la
pièce.
- Quand la pièce est serrée, on effectue le perçage.
- Quand le perçage est terminé, on desserre la pièce.
Remarque :
- Les vérins sont bistables.
- Le moteur doit tourner tout au long du perçage.
- Le moteur est monostable et sa commande sera bistable.
- On ne contrôlera pas le fonctionnement du moteur.
2) Le GRAFCET point de vue système.
C'est la description du fonctionnement du système tel que le voit un observateur
extérieur à celui-ci. Cette description reste très générale et se limite au procédé.
Support de cours P. IH de Mr KAGHO, PLETP_F3/2015-2016 Page 66
Sur l'exemple cela donne :
système en position initiale et appui sur le bouton m
1 serrage de la pièce et démarrage du moteur
pièce serrée
2 perçage
perçage terminé
3 desserrage de la pièce et arrêt du moteur
pièce desserrée
3) Le GRAFCET point de vue Partie Opérative.
Cette fois l'observateur connaît la Partie Opérative ( PO ) du système. Il fait donc une
description du fonctionnement en tenant compte des caractéristiques de celle-ci.
Sur l 'exemple cela donne :
Support de cours P. IH de Mr KAGHO, PLETP_F3/2015-2016 Page 67
Remarques :
-Généralement dans les GRAFCET point de vue PO, les actions sont
représentées par des verbes à l'infinitif.
-Comme le moteur est monostable on le retrouve dans les étapes 2 et
3.
4) Le GRAFCET point de vue Partie Commande.
Cette fois l'observateur connaît tout le système. Il fait une description du
fonctionnement de celui-ci où il définit les ordres que devra donner la partie
commande PC à la PO.
Sur 1 'exemple cela donne :
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0
s0 . p0 . m
1 S+
s1
2 P+ M+
p1
3 P-
p0
4 S- M-
s0
Remarque :
Comme on a une commande bistable pour le moteur, on le met en route
dans l'étape 2 et on l'arrête en 4.
EXEMPLE 2 AVEC CORRECTION
Les GRAFCET linéaires
I/ PRESENTATION :
Un automatisme est représenté par un GRAFCET linéaire lorsqu'il peut être décrit par
un ensemble de plusieurs étapes formant une suite dont le déroulement s'effectue
toujours dans le même ordre.
II/ EXEMPLE : BAIN DE DEGRAISSAGE.
1) Cahier des charges :
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Fonctionnement :
Un chariot se déplace sur un rail et permet, en se positionnant au-
dessus d'une cuve, de nettoyer des pièces contenues dans un panier en les
trempant dans un bac de dégraissage.
Cycle détaillé :
- Quand le chariot est en haut à gauche et que l'on appuie sur le bouton de départ
du cycle ( dcy ), le chariot va au-dessus du bac de dégraissage.
- Le panier descend alors dans ce bac où on le laisse 30 secondes.
- Après cette attente, le panier remonte .
- Après cela, le chariot va jusqu'à l'extrême droite où il sera déchargé.
- Quand le déchargement est terminé,. le système revient dans sa position de
départ.
Remarque :
Support de cours P. IH de Mr KAGHO, PLETP_F3/2015-2016 Page 70
Le chargement et le déchargement du panier s'effectuent manuellement.
Le contrôle du fait que le panier est déchargé sera donc validé par un bouton
poussoir d.
2) GRAFCET point de vue système.
3) GRAFCET point de vue Partie Opérative.
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4) GRAFCET point de Partie commande.
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0
c1 . h . dcy
1 C+
c2
2 M+
3 (T 1)
3 0 s/X 3
4 M-
5 C+
c3
7 C-
c1
Remarque :
- On repère le lancement de la temporisation. Pour cet
exemple, on lance la temporisation T1 dans l'étape 3.
- On définit la fin de la temporisation dans une réceptivité.
Ici cela donne :
30s/x3
durée dela temporisation début de la temporisation
( ici étape 3 )
EXERCICE 1 : 10 pts
THEME : CHARGEMENT AUTOMATIQUE DES ballots de tissu
Support de cours P. IH de Mr KAGHO, PLETP_F3/2015-2016 Page 73
I- DESCRIPTIF
Le chargement des ballets de tissu dans une société de la place est constitué d’un tapis roulant
sur lequel les ballots sont déposés ; d’un couloir glissant, de deux vérins, comme le montre la
documentation technique.
II- FONCTIONNEMENT
Des ballots de tissus descendent à intervalles réguliers à travers le couloir glissant. Dès que le
premier ballot est déposé sur le tapis roulant, il actionne le fin de course S1. Le moteur M est mis en
marche et entraine le tapis roulant. Dès que le ballot arrive à l’autre extrémité du tapis, le fin de
course S2 est actionné, et le ballot est déposé sur le plateau du vérin B. le vérin B sort sa tige et le
remonte en position haute. C’est à ce moment que le vérin A sort va tige pour basculer le ballot
dans le camion. Les deux vérins rentrent leurs tiges au même moment. L’opération se répète
jusqu’à ce que le camion soit plein. Une fois le camion plein, l’opérateur appuis sur le bouton
poussoir S3 pour mettre le système en arrêt. Si un nouveau camion arrivé, fin de course S4
actionné, l’opérateur actionne le bouton poussoir S0 pour remettre le système en marche.
III- CONDITIONS INITIALES
Vérins A et B ont leurs tiges rentrées ;
Présence d’un camion ;
Présence du carton sur le tapis roulant (fin de course S1)
Action sur le bouton poussoir S0
IV- SPECIFICATIONS TECHNOLOGIQUES IV-1) LES
ACTIONNEURS
Le dispositif est pourvu de :
- Deux vérins A et B pneumatiques commandés par des distributeurs bistables 5/2
respectivement 2D et 3D à commande électrique ;
- D’un moteur d’entrainement du tapis roulant commandé par un contacteur KM ;
IV-2) LES CAPTEURS
Les capteurs a, b, c et d sont des capteurs de position des vérins.
Le capteur S1 signale la présence du ballot sur le tapis roulant et lance le démarrage du
moteur ;
Le capteur S2 détecte la présence du ballot sur le plateau du vérin B ;
Le capteur S4 détecte la présence d’un camion ;
S3 est le bouton poussoir d’arrêt du système et S0 le bouton poussoir de mise en
marche du système.
V- DESIGNATION
ACTIONS ACTIONNEURS PREACTIONNEURS CAPTEURS
Démarrage du moteur tapis roulant M KM S1
Sortie et rentrée de la tige du vérin A A 2D a, b
Support de cours P. IH de Mr KAGHO, PLETP_F3/2015-2016 Page 74
Descente et montée de la tige du vérin B B 3D c, d
VI- GRAFCET DU POINT DE VU PARTIE OPERATIVE
1 Mise en référence du système
Vérins A et B rentréset présence du ballot sur le tapis roulant et
présence camion et action sur le bouton poussoir marche
2 Mise en rotation du moteur
Détection du ballot à l’extrémité du tapis roulant
3 Sortie de la tige du vérin B et rotation du moteur
Ballot au niveau Haut
4 Sortie de la tige du vérin A et rotationdu moteur
Tiges vérin A et B sorties
4 Rentrée simultané des tiges vérins A et B
Camion non plein
et vérin A et B rentré Camion plein et vérins A et B rentrés
I- TRAVAIL A FAIRE :
VII.1- ETUDE DU GRAFCET /10pts
VII.1.1- Donner le symbole normalisé des distributeurs utilisés dans cet automatisme. 3 pts
VII.1.2- Quel est le nom de l’élément permettant de mesurer la pression de l’air dans la tuyère.
2pts
VII.1.3- Etablir le GRAFCET du point de vue partie commande du système 5pts
Support de cours P. IH de Mr KAGHO, PLETP_F3/2015-2016 Page 75
Chargement AUTOMATIQUE DES ballots de tissu
Capteur a Capteur b
Couloir glissant
Vérin A
Bouton poussoir
S2
S3 Ballot
+ +
Bouton poussoir S1 S4
+ +
S0 TAPIS ROULANT
C
MOTEUR M
D’ENTRAINEMENT
Vérin B
Support de cours P. IH de Mr KAGHO, PLETP_F3/2015-2016 Page 80
EXERCICE 2 : « Commande ouverture et fermeture d’une porte » 7pts
La porte est commandée par contacteur à l’aide du moteur asynchrone triphasé. Le fonctionnement est le
suivant :
Impulsion sur un bouton poussoir S1 (ou S2), la porte s’ouvre ;
L’ouverture terminée (action sur S3), la porte se ferme une minute après et reste fermée (action sur S4) ;
Elle ne s’ouvre à nouveau que s’il y a une autre impulsion sur S1 (ou S2)
1- NOMENCLATURE DU MATERIEL
S1 : B.P commande extérieure de la porte ;
S2 : B.P commande intérieure de la porte ;
S3 : Interrupteur de position ouverture de la porte ;
S4 : Interrupteur de position fermeture de la porte ;
KM1 : Contacteur tripolaire, ouverture de la porte ;
KM2 : Contacteur tripolaire, fermeture de la porte ;
Q : Sectionneur porte fusible tripolaire
S3 S0 H1 H2 H3 H4
F1 : Fusible gI. Protection circuit de commande ;
F2 : relais thermique de protection ;
H1 : Voyant rouge : signalisation défaut moteur ;
H2 : Voyant jaune : signalisation ouverture de la porte; H3 :
Voyant vert : signalisation fermeture de la porte;
2- TRAVAIL DEMANDE
En respectant le repérage de la normalisation, établir les schémas des circuits de :
a) Puissance du moteur. 2 pts
b) Commande du moteur. 5 pts
EXERCICE 3 : AUTOMATISATION D’UN WAGONNET 9pts
Un wagonnet entraîné par un moteur M doit effectuer un aller- retour entre deux poste A et B. la structure du
système est décrite par la figure ci-dessous :
I- DESCRIPTION DU CYCLE
Au départ, le wagonnet est arrêté au poste A. Dès que l’opérateur donne l’ordre de départ du cycle par action sur le bouton
poussoir S3, le wagonnet chargé quitte le poste A pour le poste B. Arrivé au poste B, le wagonnet s’y arrête pendant 3
minutes pour son déchargement manuel. Dès que les 3 minutes sont écoulées, le wagonnet repart automatiquement vers
le poste A où il s’arrête pour la fin du cycle.
Point
PosteAA
Poste B
Wagonnet
Capteur S1
Capteur S2
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NB : L’opérateur peut arrêter le wagonnet à tout moment par action sur le bouton poussoir S0.
II- INDICATIONS TECHNOLOGIQUES
Le moteur est de type asynchrone triphasé à cage 380V/660V à démarrage direct 2 sens de marche
;
Les contacteurs utilisés sont tripolaires (à bobines 220V AC)
KM1 pour le premier sens de marche ;
KM2 pour le deuxième sens de marche.
Le réseau d’alimentation est triphasé : 3 x 380V + N + PE (220V/ 380V) La signalisation est
assurée par les voyants :
H1 (réseau) – H2 (1er sens) – H3 (2ème sens) – H4 (surcharge de M)
III- TRAVAIL DEMANDE
1) Concevoir le GRAFCET point de vu système du fonctionnement de la structure ; 3pts
2) Concevoir le GRAFCET point de vu partie opérative (niveau 1) du fonctionnement de la structure ; 3 pts
Concevoir le GRAFCET point de vu partie commande (niveau
Support de cours P. IH de Mr KAGHO, PLETP_F3/2015-2016 Page 79
BIBLIOGRAPHIE
TITRES AUTEURS EDITEURS
Technologie et schéma HENRI NEY NATHAN TECHNIQUE
d’électricité Professeur à l’ENNA de LION Edition 1985
Le schéma en électrotechnique Pierre BOYE DELAGRAVE
André BIANCIOTTO
Automatisme industriel J.M BLEUX
J.L FANCHOU NATHAN
J.P HERVE
Elément d’automatisme HENRI NEY
Electrotechnique et normalisation Professeur à l’ENNA de NATHAN
LION
Vincent Boyer et Jean
Introduction à l'Informatique Méhat
5 février 2016
LIENS INTERNET
Support de cours P. IH de Mr KAGHO, PLETP_F3/2015-2016 Page 80