MINISTERE DE L’INTERIEUR DE REPUBIQUE DU CONGO
LA DECENTRALISATION ET DU UNITE TRAVAIL PROGRES
DEVELOPEMENT LOCALE
********
ECOLE NATIONALE SUPERIEURE
DE POLICE
********
SOUTENANCE DE MEMOIRE
RESUME DE L’EXPOSE
Monsieur le président du jury, messieurs les membres du jury, monsieur le colonel major directeur de
l’Ecole Nationale Supérieure de police, messieurs les membres du commandement de l’ENSP,
messieurs les formateurs, chers collègues stagiaires, chers parents, distingués invités.
Ce jour 16 septembre 2024, marque la fin du stage de formation des commissaires de police.
J’ai l’insigne honneur de présenter et soutenir devant vous, notre travail de recherche, sous le thème :
La responsabilité des agents de la circulation routière du Congo : cas de Brazzaville.
Toute organisation sociale repose, sur un ordre, un idéal choisit. Cet idéal ou ordre est garanti par la
règle de droit. Elle organise et régule les rapports entre les individus. Ils prévoient et détermine chacun
les violations appelées infractions ou fautes, selon le domaine de compétence. Les protagonistes, sont
1
reconnus responsables. Ils sont jugés par les tribunaux répressifs et, appliquent, s’il y a lieu, les peines
ou sanctions et autres mesures prévues par la loi ou le règlement.
Le thème est abordé dans un contexte où les problèmes de sécurité se pose avec beaucoup d’acuité,
tant au plan international que national.
Les violations des droits de l’homme sont devenues récurrentes au Congo en général et à Brazzaville en
particulier, elles sont dues au mépris de textes internationaux et nationaux réglementant le transport
en général et celle de la circulation routière en particulier. Les plaintes récurrentes des usagers et des
conducteurs de véhicules et taxis motos, sont dus aux comportements déviant des agents de la
circulation routière toutes catégories confondues. De tous ce qui précède, une étude est nécessaire
pour que dans l’avenir tous les mots décriés supra trouvent de solutions par les gouvernants. Notre
thème s’est focalisé particulièrement aux officiers et agents de la police judiciaire de la circulation
routière.
L’objet de notre étude s’articule autour de plusieurs raisons en termes d’éthique policière car la
circulation routière est vue comme le miroir de cette corporation. Tous les maux décriés par la grande
majorité sont vus, par les actes que pose la hiérarchie comme les subordonnés de la circulation routière.
Les policiers en général, et les agents de la circulation routière en particulier, sont tous responsables de
l’application des lois, celles-ci fixent les règles de fonctionnement de l’état en général, et celle des
missions régaliennes de la Police1 Nationale, en particulier. Parmi ces règles, celles règlementant la
circulation routière au Congo Brazzaville. Ces lois et ses règles sont constamment violées au profit des
coutumes créées en leur sein.
2
Ces aspects d’intérêt général sont parfois la cause des comportements déviants perpétrés par les
agents de la circulation routière, ils sont liés à leur carrière et, dus aux contraintes soi-disant de
discipline, par leur hiérarchie. Aussi, attire l’attention de la hiérarchie gouvernementale et celle de la
police en particulier, de faire respecter les lois de la république, celles liées à l’éthique du policier, sans
oublier leurs carrières, dues aux critères subjectifs et non objectifs. Le mauvais choix des agents de la
circulation du, aux niveaux trop bas pour la plupart des agents, de formation et de recyclage …
Aussi les raisons d’ordre géographique et démographique qui sont dus à l’accroissement et la
convergence de populations de deux grandes villes Brazzaville et Pointe noire. Le problème de la
circulation routière à Brazzaville s’explique non seulement par sa situation géographique mais aussi par
sa situation démographique. Il se traduit par les encombrements et les accidents, les comportements
notoires de tous les usagers de la route y compris de ceux-là qui devraient les prévenir c’est-à-dire les
agents de la circulation routière qui sont les premiers acteurs de la sécurité routière à Brazzaville.
Le problème des effectifs est un aspect déterminant car il se trouve que dans un rond-point, l’on
enregistre un seul agent ou deux. C’est aussi l’une des causes des accidents et les embouteillages
ajouter à cela l’épineux problème d’électricité qui fait que les feux de signalisations restent longtemps
éteints.
L’examen de notre thème nécessite pour sa compréhension, de le définir en lui-même et dans son
environnement.
1- Définition du thème en lui-même
Le thème en lui-même nous dégage trois termes essentiels qui nécessitent un examen : celui de la
responsabilité, De l’agent, et de, circulation routière.
3
Le terme responsabilité ne peut être évoqué et mis sur le compte d’une personne que si au préalable
acte infractionnel ait été commis dans l’un de domaine de la vie sociale.
Elle est définie comme l’obligation pour une personne physique ou morale, de répondre de ses actes,
de les assumer, d’en supporter les conséquences du fait de sa charge ou de sa position etc…
C’est aussi la charge ou la mission confiée à quelqu’un par une autorité devant laquelle il doit répondre
de ses actes ou faits infractionnel.
Exemples : La responsabilité civile, pénale, administrative, commerciale diplomatique…
- En matière de responsabilité, la sanction ou peine est le châtiment *qui est infligé aux auteurs, co-
auteurs et complices d’une faute ou une infraction.
- Le terme agent, C’est un professionnel chargé ici de réguler le trafic sur les routes pour assurer la
fluidité, le déplacement et la sécurité des usagers de la route. Il peut être public ou privé. Il est dit public
lorsque ce dernier est recruté ou nommé, soit par une loi, un décret, arrêté ou note de service. L’agent
privé ici est entendu, la personne qui n’a pas de charge ou de responsabilité publique. Exemples : Le
père ou la mère dans un foyer…
- Le terme circulation routière s’entend, le déplacement règlementé des automobiles, motos et des
piétons.
2- Définition du thème dans son environnement
4
Les termes responsabilité et circulation routière ont des rapports nécessaires avec d’autres disciplines,
domaines sociaux, morale et métaphysiques. Mais, il existe un domaine commun entre tous les
domaines juridiques, politique et morale qui n’est autre que la Bible, comme norme chrétienne dans
laquelle toutes les sciences qui gouvernent le monde tire leurs sources, elle interdit par exemple de
voler, de tuer de violer etc…«Exode 20: 13 à 17».
Il en va de même pour, la constitution du 25 octobre 2015, le code pénal, le code civil, et nombreuses
loi et textes particuliers en vigueur en république du Congo. Il existe diverses sortes de responsabilités,
depuis la responsabilité morale, qui est laissée à la conscience individuelle de chacun jusqu’à la
responsabilité politique des membres du gouvernement, ou la responsabilité civile de l’auteur d’un
dommage causé, la responsabilité administrative des fautes commises dans l’exercice des fonctions et
missions de service etc…
L’examen de ce thème nous dégage plusieurs intérêts qui sont un ensemble d’avantages appartenant
à quelqu’un, à quelque chose, il s’agit :
a- Intérêts juridiques, c’est ensemble des textes et les lois qui règlementent les termes responsabilité et
le domaine de la circulation routière, sur le plan international et national
1- Sur le plan international : Il s’agit notamment : la charte des nations Unies du 24 octobre 1945, la
déclaration universelle des droits de l’homme du 10 décembre 1948, la charte Africaine des droits de
l’homme et des peuples du 26 juin 1981, et bien d’autre textes internationaux dument ratifiés par le
Congo: le code rousseau règlementant la circulation routière.
2- Sur le plan national : comme sur le plan international, il existe plusieurs textes juridiques qui
règlementent tous les aspects de notre thème à savoir: la constitution du 25 Octobre 2015, publiée le
6 novembre 2015, la charte de l’unité nationale et la charte libertés du 29 mai 1991, le code CEMAC
5
règlementant la circulation routière dans la zone CEMAC, le code rousseau réglementant le code de la
route, le code pénal congolais, le code de procédure pénal, le statut général de la police national, et
tous textes particuliers.
3- Intérêts sociaux : Par intérêts sociaux on entend tout ce qui est lié aux hommes vivant en société.
Exemples : dans le cadre professionnel, de la protection des personnes et des biens, des droits et des
libertés individuelles.
4- Intérêts scientifiques : Les intérêts scientifiques sont liés aux différentes publications, mémoires et
autres écrits dans le domaine de la circulation routière tant à Brazzaville qu’à l’intérieur.
5- Intérêts psychologiques : Ils sont liés à l’état psychologique, d’une part, de ceux qui dirigent, organisent
les activités de la circulation routière, ceux qui exécutent les ordres et missions liés à cette activité, et
ceux qui subissent les états psychologiques, créent des frustrations aux usagers de la route.
6- Intérêts historiques : Le terme responsabilité tire ses sources dans la loi mère comme dit supra, le coran
n’est pas à écarter.
7- Intérêts sécuritaires : Si le pays à un gouvernement et toutes les institutions, les problèmes de sécurité
routière ne devraient pas se poser, mais les usagers d’une manière générale et conducteurs des
véhicules et motos vivent le contraire. Ce qui devrait attirer l’attention des pouvoirs publics.
6
8- Intérêts scientifiques : Les intérêts scientifiques sont liés aux différentes publications, mémoires, revues
littéraires et autres écrits dans le domaine de la circulation routière.
Le cadre de notre étude s’articule autour des deux notions fondamentales : la responsabilité.et la
circulation routière. L’une comme l’autre regorge une base juridique qui permet aux agents de
circulation routière de se mettre à l’abri de toute conséquence ou violation pouvant mettre en cause
leurs carrières.
Notre étude dégage une problématique qui s’articule autour de plusieurs questions :
- Les officiers et agents de police judiciaires de la circulation routière arrivent qu’ils commettent des
bavures dans l’accomplissement des missions de police judicaire, qui doit donc répondre est-ce,
les subordonnés ou la hiérarchie ?
- Pour quoi ses bases juridiques sont-elles violées, méprisées par la hiérarchie et les subordonnés de
la circulation routière ?
- Ce refus délibéré d’appliquer ces règles, entraine des conséquences énormes au sein de la
population Congolaise, ces conséquences découlent des rapports des officiers et des agents de la
circulation routière avec leur hiérarchie, des missions à eux assignées, constitueront-elles des
fautes de services ou personnel des subordonnés ?
Deux hypothèses majeures se dégagent ne guise de réponse aux différentes questions ou
interrogations de notre problématique.
Par hypothèse, on entend la supposition, la conjecture partout sur l’explication des faits passés,
présents ou sur la possibilité survenue à un évènement futur. Elle doit être vérifiable à partir de donnés
qualitatives. La collecte d’information aide à développer le problème principal.
7
-
A la lumière de tout ce qui précède, notre travail s’articule autour de deux parties:
- Les fondements juridiques et la compétence des différents acteurs de la circulation routière ;
- La responsabilité des différents acteurs de la circulation routière et leurs conséquences.
La matérialisation de ce travail a été couronné de plusieurs difficultés ce qui nous amené à faire des
suggestions.
Les difficultés sont liées matérialisation de ce travail, et celle liées à l’exercice de leurs missions
régaliennes. Elles se résument ainsi qu’il suit :
- De la durée des formations et stages qui n’obéissent pas à la base juridique qui fixe la durée des
stages et formations à la police, je cite la loi portant statut particulier des services de police ;
- Le nombre de jours de recherche par semaine ;
- L’épineux problème d’électricité et d’eau, l’insuffisance des moyens matériels et financiers pour la
récolte des données et le manque des moyens de transport nous facilitant les descentes sur terrain
pour nos enquêtes ;
8
- Certaines enquêtes ne nous ont pas permis d’obtenir les informations du fait de la méfiance des
populations envers la corporation, aussi traité pour des agents de la Centrale d’Intelligence et de la
Documentation.
- Les difficultés liées à l’exercice de leurs missions s’articulent dans l’ensemble, des ordres et
commandements qui sont beaucoup plus liées aux coutumes crées par leurs hiérarchies aux mépris
des lois, décrets, arrêtés, et textes particuliers d’intérêt général.
- Le refus d’appliquer les coutumes, cas par exemple, la mise en fourrière de trois véhicules pour les
chefs, sans lequel vous été chassés du service. C’est l’une des causes du départ en masse à la retraite,
ce qui les frustre et les amènent à poser des actes d’antis valeurs dont la hiérarchie s’enrichie
illégalement et la population victime, s’appauvries.
- La concussion qui est imposée aux usagers, il faut aussi noter l’insuffisance des outils de travail,
explicité dans notre développement…
On ne peut conclure notre travail sans faire des suggestions liées aux difficultés rencontrées.
Si nous tenons que la police soit très proche du peuple, il faut que la hiérarchie policière s’arrime aux
directives du chef de l’Etat, en sus de ce qui a été énumérée supra, il s’agit de :
9
- La rupture, la rigueur, la vérité.
Le ver est dans le fruit, il faut donc mettre hors d’état de nuire ses vers qui ont déjà détruit le fruit police,
comme celui de la magistrature et bien d’autres structures de l’état.
CONCLUSION
L’étude de la responsabilité de agents de la circulation routière a permis d mettre en lumière les enjeux
et les problèmes que pose cette problématique qui touche la tranquillité et la sécurité des biens et des
personnes, mais aussi l’ordre public.
La police et la gendarmerie sont investies de la mission d’assurer et de veiller à la sécurité des biens et
des personnes sur les principales artères publiques. L’on s’aperçoit que ces organes tendent non, à
sécuriser le peuple, mais à empirer l’insécurité dans les grandes villes du Congo Brazzaville en général
et Brazzaville en particulier, et de ne sécuriser que leurs complices.
L’on serait loin après nos enquêtes, comme l’on évoqué plusieurs citoyens interrogés que le Congo à
une police démocratique mais plutôt une police militaire qui confond, le régime démocratique, du
régime monopartite.
La police démocratique se construit autour de l’idée du professeur bruyère et du professeur Duverger.
10
Selon monsieur Bruyère : « l’exercice de la fonction policière requiert un sens très aigue de l’observation
sociale et une connaissance approfondie de l’humaine condition, il est éminemment destructeur de
l’illusion, mais puissamment formateur du jugement ».
Monsieur Duverger lui, nous dit : « une bonne politique, il faut des moyens et un idéal… »
Les moyens dans ce cas correspondent à tout ce qui peut accompagner l’action de la police dans son
ensemble ; exemple, le budget de fonctionnement qui doit être équitable dans toute les structures de
la police. Ce qui n’est pas le cas de notre police et de notre gendarmerie, ce qui les amènent aux
comportements de concussion et de corruption, pour l’achat du carburant de leurs motos et voitures de
service comme personnel.
L’idéal est le programme qui est mis en place par ce qui assure les commandes des structures policières
ou de l’Etat. Il se résume par l’équation suivante : Moyen + Idéal = bonne politique ou démocratie.
Si nous voulons avoir une police et gendarmerie digne, démocratiques et proche du peuple, que la
hiérarchie policière et gendarmerie appliquent ce principe.
Par ailleurs au regard de cette panoplie des bases juridiques et instruments juridiques citées supra,
pourquoi ces deux structures laissent en dérive le peuple ?
11
Es ce parce qu’ils sont des vers dans le fruit police et gendarmerie comme proclamé par le président de
la république ?
Merci pour votre aimable attention !
12