Cours Délectrocinetique
Cours Délectrocinetique
ELECTROCINETIQUE
Matière : ELECTROCINETIQUE
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ECOLE NATIONELE DES SCIENCES APPLIQUEES TANGER ELECTROCINETIQUE
A. Courant Electrique 03
a. Définition 03
b. Circuit électrique 03
c. Effets du courant électrique 04
d.Densité volumique de charges libres : 05
a. Loi d'Ohm 06
b. Différences de Potentiel « Tension » 08
c. Puissance 08
a. Définition 10
b. Convention d’orientation 11
c. Caractéristique statique courant-tension d’un dipôle 12
d. Notion de résistance statique et résistance dynamique 13
c. Théorèmes fondamentaux 18
c.1 : Lois Associations des résistances 18
c.2 : Lois des diviseurs 19
c.3 : Théorème de superposition 20
c.4 : Théorèmes de Thévenin et de Norton 21
c.5 : Théorème de Millman 23
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ECOLE NATIONELE DES SCIENCES APPLIQUEES TANGER ELECTROCINETIQUE
A. INTRODUCTION 26
a. Régime quasi-stationnaire 26
b. Régime permanent 26
c. Régime sinusoïdal permanent 27
c. Notation Complexe 31
c.1: Notation complexe d’une grandeur sinusoïdale 31
c.1.1. Rappels sur les nombres complexes 31
c.1.2. Représentation dans le plan complexe 32
c.1.3. Calcul en notation complexe 32
c.1.4. Calcul en notation complexe 34
C: REGIMES TRANSITOIRES 49
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ECOLE NATIONELE DES SCIENCES APPLIQUEES TANGER ELECTROCINETIQUE
Cours de Physique
Electrocinétique 1: Etude des circuits linéaires en régime continu
A. Courant Electrique
a. Définition
Lorsqu'un conducteur est placé entre deux éléments chargés l'un positivement, l'autre
négativement, les électrons libres du conducteur sont attirés par l'élément positif. C'est
ce déplacement d'électrons qui est appelé courant électrique.
Exemples:
b. Circuit électrique
Un circuit électrique simple est composé d'un générateur et d'un récepteur, reliés entre
eux par des conducteurs.
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ECOLE NATIONELE DES SCIENCES APPLIQUEES TANGER ELECTROCINETIQUE
Les conducteurs électriques permettent le passage du courant électrique. Ils sont très
souvent en cuivre ou en aluminium. Ils relient entre eux les différents appareils pour
constituer un circuit fermé c'est-à-dire un circuit ininterrompu.
Circuit équivalent
Branchons en série, comme indiquer sur le schéma, les récepteurs (lampe et cuve à
électrolyse), l'interrupteur, le générateur et plaçons une aiguille aimantée (boussole) à
proximité des conducteurs.
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ECOLE NATIONELE DES SCIENCES APPLIQUEES TANGER ELECTROCINETIQUE
L'inversion des branchements sur les bornes du générateur entraîne l'inversion des
effets magnétique et chimique. Nous pouvons donc dire, d'après les observations, que
l'effet chimique et l'effet magnétique du courant électrique sont polarisés (ils
dépendent du sens du courant électrique). L'effet thermique est quand à lui non polarisé.
REMARQUES :
Les charges mobiles sont les électrons des fils et câbles de cuivre ou d’aluminium (Tous
les bons conducteurs). Des deux bornes d’un générateur, la borne qui présente un excès
d’électrons est identifiée par un signe (-) par rapport à celle qui, comparativement,
comportant un manque d’électrons est repérée par un signe (+). Ces deux bornes sont
nommées respectivement borne négative et borne positive. Elles possèdent
respectivement une polarité négative et une polarité positive.
Les premiers savants qui ont étudiés l’électricité ont imaginé que le courant électrique se
déplaçait à l’extérieur du générateur de la borne + à la borne -. Malheureusement, ce
sens conventionnel du courant, qui a été choisi arbitrairement, est l’inverse du sens de
déplacement des électrons. Ces derniers se dirigent vers la borne positive du générateur
lorsqu’ils se déplacent à l’extérieur du générateur. Le sens conventionnel de circulation
du courant, universellement adopté, considère le courant formé de charges positives et
circulant de la borne + à la borne -.
Par la suite, nous n’évoquerons que la conduction dans les métaux avec comme porteurs
de charges libres, les électrons. Soit d un élément de volume entourant un point M du
conducteur et soit dN le nombre de particules chargées libres (même type de porteurs)
contenu dans d.
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La densité volumique de particules chargées libres est définie par n = dN/d. Appelons dq
la charge électrique contenu dans d et correspondant à un seul type de particules
chargées libres. On définit également la densité volumique de charge = dq/d.
Rappelons que dq=-e.dN (pour les métaux), on devisant par l'élément de volume d,
nous avons = -en.
L'intensité du courant électrique est la quantité de charge électrique qui parcourt le fil en
une seconde.
D'une façon simplifiée, on compte le nombre d'électrons qui passent à un endroit donné
du fil en un temps donné. Le nombre d'électrons représente une quantité de charge q.
On divise cette quantité par l'intervalle de temps t = t2 – t1.
I = q/t est le débit de charges électriques (un débit est une quantité par unité de
temps).
Une charge électrique (ou quantité d'électricité) se mesure en coulomb (C), q est en
coulomb. t est en seconde. Si dq et la charge élémentaire algébrique qui traverse
pendant la durée dt, dans le sens positif choisi, la surface S, on appelle intensité I(t) du
courant électrique dans le conducteur, la grandeur définie par i(t)=dq/dt. L'unité de
l'intensité i(t) est l'ampère (A).
Remarque : Si l'intensité i(t) est positive cela signifie que le sens du courant dans le
conducteur est le même que le sens positif arbitraire choisi pour ce conducteur (sens
inverse a celui des électrons libres). Les résultats sont inversés pour une intensité i(t)
négative.
a. Loi d'Ohm
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Sur une ligne de champ AB, est de même direction que . Ce tube de champ porté par
S1 et S2 défini aussi un tube de courant ou le vecteur est tangent à la surface latérale.
Il résulte que le courant I entrant par S1 ressort intégralement par S2.
, sont colinéaires
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On suppose qu'un courant I circule dans le fil avec une distribution uniforme dans toute
section, donc est uniforme « en négligeant l'effet de peau ».
Soit un conducteur cylindrique ”fil schématisé plus haut, le travail (apport d’énergie)
W12 ou W pour simplifier, nécessaire pour amener la charge q de S1 en S2 est
proportionnel à q :
W = q.(Va – Vb)
W en Joules (J), q en Coulombs (C), (Va – Vb) en Volts (V), Va et Vb sont les potentiels à
la surface S1 et S2 respectivement.
W est indépendant du chemin suivi. La grandeur (va – vb) représente le travail par unité
de charge ou encore la différence de potentiel ou tension électrique entre S1 et S2 notée
u12 (ou u12).
c. Puissance
W= U12.I.t
P = W/t = U12.I
P en Watts (W),
U12 en Volts (V),
I en Ampères (A).
La puissance fournie à une branche AB d'un réseau est le produit de la tension U12 par
l'intensité I du courant circulant de S1 vers S2.
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Exercices:
Quelle intensité absorbe-t-il ? De quelle quantité d’énergie a-t-il besoin pour 1,5
heure de fonctionnement, en kWh, en J ?
3. Le prix de l’énergie électrique est fixé à 0,112 € le kWh en 2003. Suivant ce tarif, de
quelle somme le consommateur serait redevable pour le fonctionnement d’un engin
absorbant une puissance moyenne de 8 MW pendant 3 heures.
4. Soit le schéma :
R R’
I
U U’
Un courant I passe dans 2 résistances R et R’ placées en série.
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5. On dispose 1015 électrons à la périphérie d’un disque isolant qui tourne à 60000
tr/min.
6. La relation courant/tension aux bornes d’une lampe à hydrogène est u = 2 + 5.i . Pour
une d.d.p. de 17 V, calculer la puissance consommée.
a. Définition
On distingue les dipôles générateurs qui fournissent de l’énergie au circuit extérieur et les
dipôles récepteurs qui absorbent de l’énergie.
Certains dipôles ne peuvent être que récepteurs, c’est le cas d’une résistance ou d’une
diode par exemple, d’autres peuvent être récepteur ou générateur suivant les cas. Ainsi,
une inductance peut absorber de l’énergie électrique à un instant donné et la restituer à
un instant ultérieur; une batterie peut alimenter un circuit et donc se comporter en
générateur, mais aussi être rechargée et devenir récepteur.
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b. Convention d’orientation
Convention sur la tension : Une fois le sens conventionnel du courant choisi « de A vers B
comme exemple », nous avons deux configurations de la tension u(t) aux bornes du
dipôle :
Si on choisit u(t)= vA - vB, Les fléchés pour la tension et pour le sens conventionnel
positif du courant sont en sens opposés. Cela permet d'obtenir deux grandeurs positives
pour des dipôles s'opposant à la circulation du courant. On adopte alors la convention
récepteur.
Si on choisit u’(t)= vB - vA, Les fléchés pour la tension et pour le sens conventionnel
positif du courant vont dans le même sens. Cela permet d'obtenir deux grandeurs
positives pour des dipôles favorisant la circulation du courant. On adopte alors la
convention générateur.
En convention récepteur, si le courant i AB et la tension u(t) sont tous deux positifs, alors
p(t) >0, ce qui signifie que le dipôle reçoit de l’énergie. Le dipôle est alors récepteur
d’énergie.
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ECOLE NATIONELE DES SCIENCES APPLIQUEES TANGER ELECTROCINETIQUE
Remarque :
Les générateurs (ou sources) sont des appareils qui fournissent de l’énergie électrique.
Les récepteurs sont des appareils qui absorbent de l’énergie électrique. Il existe des
générateurs de tension et de courant, il existe des récepteurs de tension et de courant.
Générateur de tension :
Pour les tensions continues, ce sont les batteries d’accumulateurs, les piles, les
alimentations stabilisées ou régulées. En régime variable, ce sont les alternateurs, les
sorties d’amplificateurs, d’oscillateurs, etc. Elles sont représentées par un schéma appelé
générateur de Thévenin.
source de source de
tension idéale tension idéale
continue alternative
c. Caractéristique statique courant-tension d’un dipôle
Un dipôle est dit passif si sa caractéristique passe par l’origine. Dans le cas contraire, il
est actif.
Caractéristique I-U d’un dipôle passif Caractéristique I-U d’un dipôle actif
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ECOLE NATIONELE DES SCIENCES APPLIQUEES TANGER ELECTROCINETIQUE
Enfin, un dipôle est dit linéaire si la tension U appliquée à ses bornes et l’intensité I qui la
traverse sont liés par une relation affine (la caractéristique est une droite) ou, plus
généralement, en régime variable, si la tension u(t) et l’intensité i(t) sont reliées par une
équation différentielle linéaire à coefficients constants.
Soit un dipôle dont la caractéristique en convention récepteur est I = f(U). Tout point de
la caractéristique est point de fonctionnement possible du dipôle. Par exemple, au point
A(I0, U0) : lorsque le dipôle est soumis à la tension U0, le courant qui le traverse est I0.
RS = U0/I0
1/ RS représente la pente de la droite passant par 0 et A.
Rd = (dU/dI)A
1/ Rd représente la pente de la tangente à la caractéristique au point A.
C'est un dipôle qui transforme sous forme d'énergie thermique toute l'énergie électrique
qu'il reçoit ; c'est l'effet Joule. La puissance correspondante est proportionnelle à UAB2 ou
à I2 : P(UAB) ou P(I) décrit une parabole (fig.8b).
Figure 8. Allure de la puissance d’un circuit composé d’une résistance et d’une source.
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ECOLE NATIONELE DES SCIENCES APPLIQUEES TANGER ELECTROCINETIQUE
Le rôle d'une source est de fournir à une charge connectée à ses bornes AB un courant I
et une tension UAB soit une puissance P=UAB.I. Les pertes par effet Joule dans la source
sont à l'origine de la limitation de la puissance P fournie. Cette dernière admet une valeur
maximale Pmax inférieure ou égale à la puissance disponible P0. Cette puissance disponible
caractérise la source.
Source de tension
La tension UAB aux bornes de la source (fig.9) est constante quel que soit le courant I
débité : la source de tension est dite idéale.
La puissance fournie s'écrit P=E.I : elle croit selon une droite. Le modèle laisse ainsi
penser que la puissance peut croître indéfiniment ce qui, bien sûr, faux !.„
En réalité, le modèle doit inclure les pertes par effet Joule dans la source qui sont
responsables de la limitation en puissance. Ces pertes internes peuvent être modélisées
par une résistance RG (fig.10), appelée "résistance interne" en série avec la source E.
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ECOLE NATIONELE DES SCIENCES APPLIQUEES TANGER ELECTROCINETIQUE
Le terme E.I représente la puissance disponible P0 et le terme en RG.I2 les pertes dues à
la résistance interne du générateur.
La droite de pente -RG correspondant à cette équation fig. 10b admet deux points
particuliers auxquels correspondent :
Source de courant
Le courant débité par la source (fig.11) ne dépend pas de la charge comme l'indique la
fig.10b (constante UAB). : la source de courant est idéale. I0 représente le courant de
court-circuit (I= I0 lorsque UAB=O).
La puissance fournie s'écrit P=UAB.I0 : elle croit suivant une droite avec UAB. Pour rendre
compte de la limitation de la puissance, il faut tenir compte des pertes par effet Joule
dans la source qui peuvent être modélisées par une résistance RG en parallèle avec la
source de courant (fig.12).
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ECOLE NATIONELE DES SCIENCES APPLIQUEES TANGER ELECTROCINETIQUE
D'où :
UAB = RG (I0 – I) I = I0 - UAB/ RG
La droite correspondant à cette équation (fig. 11b) admet deux points particuliers
auxquels correspondent ;
Remarques :
Générateur de courant :
Ils sont appelés : générateurs de Norton. Ce sont les photodiodes, les photopiles, les
inductances transformant l’énergie magnétique stockée en énergie électrocinétique
durant un court intervalle de temps.
Afin d’être insensible aux variations de d.d.p. à ses bornes, un générateur idéal de
courant doit posséder une résistance interne infinie. La tension à ses bornes devant
pouvoir varier instantanément, la capacité en parallèle avec lui doit être nulle également.
Une source de caractéristique U(I) une droite (fig.13) peut être indifféremment
modélisée par une source de tension (E,RG) ou une source de courant (I0, RG)
représentées fig.14.
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Généralisons :
Ik = 0 (somme algébrique) ou Ii“entrant“ =Ij“sortant“
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Une maille est un contour fermé constitué de plusieurs branches. Une branche
quelconque peut souvent être commune à deux mailles voisines (ou plus). Lorsque la
branche appartient à une seule maille, la maille est dite indépendante et l'équation qui la
régit est une équation indépendante et unique.
On a vu au § B (a.1) que le travail (ou apport d'énergie) nécessaire pour amener une
charge q d'un nœud A en un nœud B est indépendant du chemin suivi. En particulier, la
somme des travaux effectués lors d'un déplacement le long d'une maille fermée est
nulle:
WAA=q(VA-VA)=0
Ainsi la somme algébrique des différences de potentiel le long d'une maille fermée
est nulle.
Exemple:
La somme algébrique des tensions le long de maille (orientée
arbitrairement) est nulle (fig.16).
Généralisons :
Vk =0 (somme algébrique le long d'une maille)
c. Théorèmes fondamentaux
c.1 : Lois Associations des résistances
En série
Deux ou plusieurs résistances en série s'ajoutent :
Req = R1 + R2 + R3 + …. + Rn
En parallèle
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ECOLE NATIONELE DES SCIENCES APPLIQUEES TANGER ELECTROCINETIQUE
Geq = G1 + G2 + G3 + …. + Gn
La résistance équivalente est égale au produit des deux résistances sur la somme de ces
dernières.
Diviseur de tension
Les deux résistances du pont fig.19 étant parcourues par le même courant, la tension Vs
est une fraction de la tension E :
Diviseur de courant
Au nœud A du réseau fig.20, le courant I0 se répartit entre les deux branches, le courant
I1 (ou I2) est une fraction de I0.
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ECOLE NATIONELE DES SCIENCES APPLIQUEES TANGER ELECTROCINETIQUE
Soit un réseau linéaire alimenté par plusieurs sources de tension et/ou de courant
indépendantes respectivement de f.e.m. E1, E2, ... et de courant de court-circuit I01,
I02,...
Le courant Ik dans une branche quelconque k du réseau est égal à la somme algébrique
des courants créés individuellement dans cette branche, par chaque source agissant
seule, les autres étant neutralisées.
Exemple :
Etape 1 :
Etape 2 :
Résultat final :
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ECOLE NATIONELE DES SCIENCES APPLIQUEES TANGER ELECTROCINETIQUE
La tension de Thévenin Eth est la tension UAB0 (fig 23) mesurée ou calculée à vide (charge
déconnectée).
La résistance de Thévenin Rth, égale à celle de Norton RN, est la résistance équivalente du
dipôle actif linéaire lorsque toutes les sources indépendantes ont été neutralisées
(fig.24).
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ECOLE NATIONELE DES SCIENCES APPLIQUEES TANGER ELECTROCINETIQUE
une source de tension idéale est remplacée dans le réseau par un court-circuit
(Ei=0),
une Source de courant idéale est remplacée par un circuit ouvert (Ii =0),
une source de tension ou de courant réelle est remplacée par sa résistance interne
RG
Le courant de Norton IN est mesuré (fig 25.). si les éléments du réseau le permettent, ou
calculé en court-circuit (charge remplacée par un fil).
Ces sources, dues à des composants actifs dans le réseau, ne peuvent, bien évidemment
pas être éteintes. Dans ce cas, la détermination de Eth ou de IN demeure inchangée. En
revanche celle de Rth (ou RN) par le calcul est plus délicate puisqu'il n'est plus possible de
faire un simple calcul de résistance équivalente en présence de sources liées. La méthode
consiste à exprimer le rapport UAB/IS, avec IS circulant de A vers B dans le réseau, après
avoir neutralisé les sources autonomes. En reprend la figure 23, et on déduit la Rth par :
Exemple :
La source (.U) du dipôle AB figure 26 est commandée par la tension U prise aux bornes
de la résistance R : c'est une source liée.
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ECOLE NATIONELE DES SCIENCES APPLIQUEES TANGER ELECTROCINETIQUE
Détermination de Eth:
Eth = UAB0 = E - ( + 1) U
Détermination de Rth :
La résistance de Thévenin Rth est la résistance
équivalente du dipôte AB lorsque la source indépendante
E est court-circuitée.
C'est une autre écriture de la loi des nœuds. Reprenons l'exemple du circuit de la figure
21.Le nœud B est pris comme référence des potentiels (VB=0). La loi des nœuds au
nœud A s'écrit :
I1 + I 2 = 0
Ce qui nous donne :
(théorème de Millman)
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ECOLE NATIONELE DES SCIENCES APPLIQUEES TANGER ELECTROCINETIQUE
d.1 : Définitions
Nœud indépendant
Si un réseau comporte 2 nœuds, une seule équation suffit pour décrire le fonctionnement
du réseau. En effet, l'un des nœuds sera pris comme référence des potentiels (V=0) et il
n'y aura qu'un potentiel à calculer. Ce résultat peut être généralisé pour un réseau à N
nœuds. Un nœud étant toujours pris comme référence des potentiels, ce réseau
comporte (N-l) nœuds indépendants et donc (N-l) potentiels à calculer.
A partir de la loi des nœuds, il faudra (N-l) équations pour décrire le fonctionnement du
réseau.
Maille indépendante
Une maille est indépendante si l'une au moins de ces branches lui appartient
exclusivement. Le courant qui traverse cette branche définira le courant de maille.
Courant de maille
Un courant de maille est un courant qui circule virtuellement dans les branches
constituant la maille.
Le courant dans une branche indépendante est égal au courant de maille. Par contre, une
branche commune à plusieurs mailles est parcourue par la somme algébrique des
courants de maille.
Les équations aux noeuds indépendants sont écrites en fonction des potentiels, un nœud
étant choisi comme référence des potentiels.
L'écriture des équations est facilitée si tous les courants sont entrants au nœud (ou
sortants).
Si le réseau comporte 3 nœuds (N= 3) soit (N-l)=2 nœuds indépendants. Un des nœuds
est pris comme référence des potentiels : V0 =0. Nous aurons (N-l)=2 équations pour
calculer les potentiels restants.
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ECOLE NATIONELE DES SCIENCES APPLIQUEES TANGER ELECTROCINETIQUE
La loi des mailles pour chaque maille indépendante (∑ V =0) est écrite en fonction des
courants de mailles. L'écriture des équations est facilitée si tous les courants de maille
sont orientés dans le même sens.
Les courants calculés suffisent à décrire le réseau, puisqu'à partir de ces courants de
maille, il est possible de calculer les potentiels de chaque nœud indépendant après avoir
choisi une référence des potentiels.
Cette méthode est intéressante dès que l'emploi des théorèmes tels que
Thévenin/Norton, superposition ou Millman devient délicat, particulièrement pour les
réseaux linéaires comportant des sources liées.
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A. INTRODUCTION
a. Régime quasi-stationnaire
Les régimes quasi-stationnaire concernent les signaux lentement variables pour lesquels
la période ou le temps de transition des fronts est suffisamment grand devant le temps
de propagation des signaux dans le circuit.
Exemple :
Pour un câble coaxial de longueur 1m, le temps de propagation est de l’ordre de 5ns ce
qui correspond à une fréquence limite de 200 MHz.
Pour une fréquence de 109 Hz, la longueur d’onde est de 0,3m (C = 3.108 m/s) ce qui
est compatible avec un circuit mesurant 3 cm.
b. Régime permanent
Un circuit électrique linéaire a toujours un temps de réaction (inertie) dont la durée peut
dépendre de la rapidité et de l’énergie contenu dans le signal d’attaque (excitation).
Passé ce temps, le système retrouve son équilibre et sa réponse retrouve des
caractéristiques stables : c’est le régime permanent par opposition au régime transitoire.
Exemple :
On montre que le circuit est régi par une équation différentielle du premier ordre :
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ECOLE NATIONELE DES SCIENCES APPLIQUEES TANGER ELECTROCINETIQUE
La solution de cette équation représentée sur la figure 2, est la superposition d’un terme
exponentiel qui disparait progressivement, donnant lieu à une phase de régime de
transition (RT), et d’un terme constant qui persiste, correspondant au régime permanent
(RP).
Nous abordons dans cette partie l’étude des circuits alimentés par des générateurs
fournissant des signaux sinusoïdaux. De tels signaux ont une grande importance en
électronique, la plupart des générateurs électriques fournissant une tension sinusoïdale.
En plus, un signal quelconque est une superposition de signaux sinusoïdaux si les
équations concernées sont linéaires (décomposition de Fourier du signal). Notre approche
sera grandement simplifiée en représentant les grandeurs physiques par des nombres
complexes. Cette méthode est utilisée en physique chaque fois qu’on une grandeur
évoluant de manière sinusoïdale.
L’évolution temporelle d’une grandeur u(t) est sinusoïdale si elle peut s’écrire sous la
forme :
u(t) = Um sin (t+)
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ECOLE NATIONELE DES SCIENCES APPLIQUEES TANGER ELECTROCINETIQUE
Um est l’amplitude de la grandeur u(t) exprimée dans l’unité de u(t) et positive par
convention, c'est à dire que, Um est la valeur maximale atteinte par u(t) au cours de son
évolution.
La phase s’écrit donc en fonction de la période : (2 t/T) +. Remarquons que la phase
à l’origine ne dépend que de notre choix de l’origine des temps, qui peut être fait
arbitrairement. Elle n’a donc aucune signification physique.
On définit aussi la tension efficace, notée U. C’est une tension continue qui dissiperait,
par effet joule, la même énergie (W = P.T) dans une résistance R pendant une période T
ce qui conduit à :
On définit aussi la tension efficace, notée U. C’est une tension continue qui dissiperait,
par effet joule, la même énergie (W = P.T) dans une résistance R pendant une période T
ce qui conduit à :
soit :
;
;
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ECOLE NATIONELE DES SCIENCES APPLIQUEES TANGER ELECTROCINETIQUE
Nous avons la liberté de changer arbitrairement l’origine des temps de manière à ce que
u1 (t) prenne une valeur particulière à cette origine. Faisons le changement de «
coordonnée temporelle » t’=t − /ω, puis renommons t’ en t. Les expressions ci-dessus
deviennent :
Dans l’exemple de la figure 4., u 2 est en avance par rapport à u1. En effet, lorsque u2
atteint un maximum (u2=U2m , càd, ωt + = 2n avec n entier positif), u1 augmente
entre –U1m et + U1m et n’a donc pas encore atteint un maximum (càd, −/2<ωt < ). Le
déphasage est donc positif « Si on a choisi de l’exprimer dans l’intervalle ]− , ]». u1
atteindra son maximum avec un retard Δt tel que ωΔt = donc Δt =/ω. Deux situations
particulières de déphasage sont représentées en figures 4:
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ECOLE NATIONELE DES SCIENCES APPLIQUEES TANGER ELECTROCINETIQUE
On obtient une équation différentielle du premier ordre pour la charge aux bornes du
condensateur en utilisant les relations i= dq/dt et q=Cu :
q= A.e− t / τ
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ECOLE NATIONELE DES SCIENCES APPLIQUEES TANGER ELECTROCINETIQUE
c. Notation Complexe
Les nombres complexes s’obtiennent en introduisant le nombre j tel que j 2=-1 (on utilise
en mathématique la lettre i mais on change ces conventions en électronique pour qu’il y
ait pas confusion avec le courant). Rappelons les différentes manières d’écrire un nombre
complexe :
∀z∈∁:
a : Partie réelle de z ;
b : Partie imaginaire de z ;
r = |z| Module de z ;
ϴ = Arg (z) Argument de z .
Cela découle de :
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ECOLE NATIONELE DES SCIENCES APPLIQUEES TANGER ELECTROCINETIQUE
On peut représenter un nombre complexe par un vecteur z dans le plan complexe (ex,
ey), l’axe des abscisses est l’axe des réels de vecteur unitaire ex, l’axe des ordonnés est
l’axe des imaginaires de vecteur unitaire ey (figure 7 ). L’extrémité du vecteur est l’image
de z dans le plan complexe.
Lorsqu’on étudie une équation différentielle linéaire et qu’on sait que la grandeur
physique d’intérêt évolue temporellement comme une fonction sinusoïdale à une
fréquence ω connue, on étudiera à la place l’équation complexe correspondante. Par
exemple, on remplacera la grandeur sinusoïdale « tension délivrée par le générateur »
par la grandeur complexe associée, que l’on soulignera pour la distinguer :
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ECOLE NATIONELE DES SCIENCES APPLIQUEES TANGER ELECTROCINETIQUE
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ECOLE NATIONELE DES SCIENCES APPLIQUEES TANGER ELECTROCINETIQUE
Sachant que al dérivé est remplacé par jω, chaque terme de l’équation différentielle peut
être transposé en notation complexe et nous avons :
On déduit :
Le module de est :
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ECOLE NATIONELE DES SCIENCES APPLIQUEES TANGER ELECTROCINETIQUE
L’argument de est :
;
peut s’écrire sous la forme exponentielle :
Nous allons voir que pour la bobine, le condensateur et la résistance, il est possible
d’écrire une relation simple proportionnalité entre la tension complexe et le courant
complexe : « c’est la loi d’Ohm complexe ». est appelée impédance complexe.
Cette méthode nous permet d’éviter le formalisme « équation différentielle ». Les lois
générales d’électricité, vues en régime continu, peuvent être transposées au régime
sinusoïdal permanent.
i
u
La relation entre u(t) et i(t) s’écrit :
di
u L
dt
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ECOLE NATIONELE DES SCIENCES APPLIQUEES TANGER ELECTROCINETIQUE
Qui est appelé la loi d’Ohm complexe pour la bobine. L’impédance de la bobine est :
Remarque : En simplifiant par , il est possible d’écrire la loi d’Ohm entre les
amplitudes complexes :
;
Impédance d’un Condensateur
Pour un condensateur on a :
C
+q -q
i
u
dq du
q C u C
dt dt
La relation entre u(t) et i(t) s’écrit :
du
i C
dt
En notation complexe , i devient :
Remarque : En simplifiant par , il est possible d’écrire la loi d’Ohm entre les
amplitudes complexes :
;
Impédance d’une Résistance
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ECOLE NATIONELE DES SCIENCES APPLIQUEES TANGER ELECTROCINETIQUE
u(t ) U 2 sin(t u )
i(t ) I 2 sin(t i )
Dipôle Z(Ω)
Y(S)
Résistances
R G
R (Ω)
Inductances
jLω -j / Lω
L (H)
Condensateurs
-j / Cω jCω
C (F)
Remarques:
Impédance et admittance sont deux grandeurs duales.
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Arg(U) = Arg(Z) + Arg(I). Or l’argument de U est la phase de la tension u(t),
l’argument de I est la phase du courant i(t). Le déphasage entre la tension aux
bornes du composant et le courant circulant dans ce composant est l’argument de
l’impédance du composant.
Définitions :
Z est complexe, et contient donc une partie réelle et une partie imaginaire :
Z = R + jX
Y = G + jB
M est l’inductance mutuelle exprimée elle aussi en Henrys (H), son signe dépend du sens
du bobinage des enroulements. Positive si les courants sont entrant par les bornes
homologues (les flux magnétiques engendrés par les courants s’ajoutent). On définit le
coefficient de couplage magnétique par :
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Association en série :
Deux impédances placées en série sont donc équivalentes à une impédance de valeur :
Zeq = Z1. + Z2
Cette relation se généralise à N impédances placées en série :
Zeq = Z1 + Z2 + ……+ ZN
Pont diviseur de tension
U2 = Z 2 . I =
Cette relation est le pont diviseur de tension. Pour pouvoir appliquer le pont diviseur de
tension, il est absolument nécessaire que le courant traversant les deux impédances soit
le même ! ! Il est interdit d’appliquer ce pont diviseur de tension par exemple, si une
troisième impédance dans laquelle circule du courant, est branchée entre Z1 et Z2.
Associations parallèles
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La tension aux bornes de ces deux composants est la même. Compte tenue de l’additivité
des
courants (loi des noeuds), il vient :
I = I1 + I2 = = ;
Deux impédances placées en parallèle sont donc équivalentes à une impédance de valeur
Zeq telle que :
Il peut être plus simple d’écrire cette relation en termes d’admittance, car il y a tout
simplement additivité des admittances placées en série :
YEq = Y1 + Y2
Exercice :
Remarques :
L1 L2
En série : Leq L1 L2 En parallèle: Leq
L1 L2
C1 C 2 Ceq C1 C2
C eq
C1 C 2
Req R1 R2 R1 R2
Req
R1 R2
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Les lois précédentes ne sont valables que pour des inductances non couplées
magnétiquement. Les bobines utilisées comme inductances sont réalisées à l'aide de
bobinage de fil de cuivre. La résistance de ces bobines n'est pas toujours négligeable ce
qui conduit à modéliser une bobine réelle par l'association en série d'une inductance
idéale L et d'une résistance r.
L r
i
u
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Pour les sources liées, On applique la même méthode, vue au Chapitre des circuits
linéaires en régime continu, pour la détermination de l’impédance de Thévenin ou de
Norton.
P(t) est exprimée en Watts (W), l’énergie W(t) est exprimée en (J).
Pendant dt, la charge dq traverse le dipôle de A vers B et lui cède l’énergie élémentaire
dW :
dW = u dq = u.i dt = p(t).dt
p(t) = u.i
Le produit u.i représente la puissance instantanée p(t) fournie au dipôle.
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i-Régimes continus :
P=U.I
Une grandeur (u ou i) est continue. Par exemple, la tension est continue u = U et
l'intensité est périodique. On peut écrire :
t T
1
P U
T
i(t )dt U I
t
ii-Cas des interrupteurs idéaux
Résistance
1 2
On a : u R i P R i dt
TT
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u 1 1
Ou bien : i P u 2dt
R R TT
Inductance pure
W
1
2
L iLf2 iLi2
En régime périodique la valeur du courant est la même au début et à la fin de la période
(sinon cela n’est pas un régime périodique). On en déduit :
W 0 P 0
Condensateur
La dualité appliquée au cas précédent fait que l’on obtient les mêmes équations que pour
l’inductance en inversant L et C ainsi que i et u, d’où :
1
W C (U 2f U i2 )
2
Puissance apparente :
1 2 1 2
I2
TT
i dt I
T T
i dt
I est l’intensité du courant continu qui dissiperait la même puissance que i(t) à travers
une résistance. De la même manière on pose :
1 2
T T
U u dt
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S U I
C'est le produit des valeurs efficaces. L'unité correspondante est le Volt-Ampère (V.A.) et
non pas le Watt.
C'est une grandeur un peu artificielle, qui est utile pour le dimensionnement des
installations.
Facteur de puissance :
Attention ! Pour les régimes périodiques non sinusoïdaux, ce n'est pas un cosinus.
1
cos a cos b cosa b cosa b
2
on obtient :
p UI cos(2t i u ) UI cos(u i )
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Dans le cas des régimes sinusoïdaux, le facteur de puissance est égal au cosinus du
déphasage de la tension par rapport à l'intensité. Les distributeurs pénalisent (en général
par une légère surfacturation) les gros consommateurs d'électricité dont le facteur de
puissance est inférieur à une certaine norme (en France 0,93 soit tg φ > 0,4).
Pr UI sin
Pr est appelée puissance réactive (il s’agit d’un intermédiaire de calcul sans sens
physique particulier), unité : var ou V.A.R. (voltampère réactif).
On a alors :
P 2 Pr 2 S 2
avec :
Pr Pr
sin ; et tan ;
S P
Ces formules sont contenues dans le représentation suivante appelée triangle des
puissances :
S
Pr
Remarque :
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Exemple :
Utilisation de la méthode :
Pour chaque dipôle on calcule P et Pr
L’installation consomme PT = ∑Pi et PrT = ∑Pri .
Si Q>>1, le circuit est de très bonne qualité, càd, ses pertes par effets Joules sont
négligeables.
Exercice :
Donner l’expression du facteur de qualité d’une bobine réelle et d’un condensateur réel.
Les puissances dissipées dans les résistances et emmagasinées dans les éléments
réactifs sont indépendantes du modèle choisi pour le circuit. En d’autres termes, le
facteur de qualité Q est le même, à une fréquence donné, quel que soit le modèle choisi.
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Enfin les modèles sont équivalent : ils admettent donc la même admittance équivalente
(ou impédance).
En identifiant les parties réelles et imaginaires entre elles, on obtient les relations de
passage du modèle série au modèle parallèle et inversement :
Rp = Rs Q2
Xp = Xs.
Exercice :
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C: REGIMES TRANSITOIRES
Rappels :
La loi des mailles et la loi des nœuds sont applicables aux expressions instantanées des
courants et des tensions. On se limite à l'étude des circuits ne comportant que des
dipôles linéaires : résistances R, inductances pures L, condensateurs C et générateurs
parfaits.
ii. Etat à t = 0+
E uR uK uC
La tension aux bornes du condensateur ne pouvant varier instantanément, elle vaut
toujours UC0. On obtient alors :
u R0 E UC0
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d'où :
E UC0
i0
R
Le circuit subit une brusque discontinuité de courant qui impose un début de variation
pour la tension uC avec un coefficient directeur à l'origine qui vaut :
duC E UC0
dt 0 RC
iii. A t quelconque.
duC
E R C uC
dt
Le produit RC, homogène à une durée est appelé constante de temps du circuit. La
solution de l'équation différentielle s'obtient à l'aide de la solution générale et en
considérant que :
UC0+ = UC0
UCf = E
τ = RC
On en déduit :
t
uC U C 0 E exp E
RC
Remarques :
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i. t < 0,
uK E et uL uR i 0
ii. t = 0+
iii. t > 0,
Cas général.
u E u R u L uC
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di
L R i uC u E
dt
Qui s’écrit aussi sous la forme :
d 2 uC du
LC 2
RC C uC u E
dt dt
et en dérivant l’équation dont la variable est le courant on a :
d 2i di du
LC 2 RC i C E
dt dt dt
Ces grandeurs respectent une équation différentielle du second ordre d'où l'appellation
"régimes transitoires du second ordre".
du E
On pose u E 0 Cte 0 . Nous sommes donc amenés à résoudre l'équation
dt
différentielle suivante :
d2 x dx d 2 x R dx 1
LC RC x 0 x0
dt 2 dt dt 2 L dt LC
Notations usuelles :
1 1
02 L0
LC C0
L
τ : temps de relaxation en seconde :
R
L
Rc : résistance critique en Ohm : Rc 2
C
R R
ξ (ou σ , ou m) : coefficient d'amortissement sans unité :
2 L0 Rc
1 L0 1
Q, facteur de qualité : Q
2 R RC0
avec ces notations, l'équation à résoudre peut s'écrire :
1 d2 x 1 dx 1 d 2 x 2 dx
x0 2 2 x0
02 dt 2 Q0 dt 0 dt 0 dt
Il est nul lorsque la résistance de la maille est égale à la résistance critique Rc. Les
résultats de la résolution des équations différentielles nous obligent à différentier 3
régimes distincts selon la valeur de R, la résistance totale de la maille :
Les racines sont réelles, l'allure de la tension uC est représentée ci-dessous (avec Q =
0,25). On constate que uC ne subit aucune oscillation, ce régime est dit apériodique.
Les racines sont complexes, l'allure de la tension uC est représentée ci-dessous avec (Q =
4). On constate que uC subit des oscillations, ce régime est dit pseudo-périodique.
2 2
T
0 1 2
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Lorsque le facteur de qualité est supérieur à 2, (x < 0,25), cette pseudo-période est
proche de celle qui correspond au régime oscillant non amorti, soit :
T 2 LC
le régime est dit "critique". La figure 19 nous permet de voir que dans ce cas la tension
aux bornes du condensateur ne subit aucun dépassement et qu'elle s'annule très
rapidement.
Nous nous limiterons au cas où uE est égal à une constante. La solution particulière
s'obtient, comme pour le premier ordre, en cherchant le régime final (ou régime établi).
On additionne à ce résultat la solution de l'équation sans second membre, puis on
détermine les constantes à l'aide des conditions initiales.
Références bibliographiques :
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