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Crucible

In March 1987, Mercedes Lackey, a young author from Oklahoma,


published her first novel, Arrows of the Queen. No one could have
envisioned that this modest book about a magical land called Valdemar
would be the beginning of a fantasy mast

Author: Mercedes Lackey


ISBN: 9780698188457
Category: Epic Fantasy
File Fomat: PDF, EPUB, DOC...
File Details: 15.5 MB
Language: English
Publisher: DAW
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.
had been taken straight from bed, and nearly cut in half, as if by a
sabre.

(50)

Private G. R——, Bedfords:—Somewhere between October 14th and


17th, at a village about fifteen miles from Ypres, a boy was brought
in from a farm-house, the people having sent in for surgical
assistance for a boy who was wounded. I saw him brought in by
some of our men to an estaminet—he had five sabre-cuts. His sister
told us that the Uhlans had chased him round the farm because he
had cried out something to them. He looked as if he would not live.
One of our R.A.M.C. bound up his wounds.

(51)

Private W. D——, Hampshires:—About seven weeks ago, when the


Germans tried hard to break through, we were about two hours from
a place which we call the Château, where the Germans pitched
shells every day, especially at a big tower place which is there. Our
platoons were in the trenches in the order left to right of 5, 6, 7, 8,
and then came C Company in their trenches. The wounded left with
the dead in the C trench were half buried by its having been blown
in. The Germans enfiladed the wounded, shot them, bayoneted
them, jumped on them.

(52)

Private B——, Royal West Kents:—Early in September, in the advance


from Coulommiers, I saw two British cavalrymen lying dead on the
ground, their arms stretched out like a cross and their hands pinned
by Uhlan lances.
(53)

Private J. C——, Scots Guards:—Last Monday night, the other side


the canal bank at a place I think they call “Karuchi,” the Manchesters
were surrounded. We were in support and advanced to their help....
We re-took the trenches. In the second trench, when we got there,
we found many Manchesters who had been shot first and then
bayoneted, as they lay wounded, by the Germans when capturing
the trench.

(54)

Private P——, Cornwalls:—In the early part of September in our


advance, in all the villages the Germans had smashed everything for
mere sport—the place stank with the dead bodies of pigs and
chickens which they had killed and left in the road. We found scent-
bottles thrown all over the road—mirrors smashed and furniture—
lovely furniture—thrown into the street, and pictures cut.

(55)

Private W. T——, Welsh Regiment:—On the retreat from Mons in


August we came upon a woman tied to a tree. She was quite dead.
Her throat was cut. I believe she had been outraged.... The time
was about 5 p.m. It was quite light. I should say the woman’s age
was between eighteen and twenty-two. The men cut her down. I
saw them do it. I do not know what became of the body as we had
to go on. I expect it was Uhlans who had done this.

(56)
Corps Expéditionnaire anglais, 5ᵉ Division d’Infanterie, 7ᵉ Groupe de
Gendarmerie. Objet: Actes repréhensibles commis par des soldats
allemands.

Rapport Capitaine Pigeanne, Commandant le détachement de Gendarmerie


du
attaché à la 5ᵉ Division d’Infanterie anglaise, sur des actes
repréhensibles commis par des soldats de l’armée allemande.

Serches, le 14 septembre, 1914.

Le 10 septembre courant, en parcourant avec quelques gendarmes


de mon détachement, en exécution de l’Art. 109 du Service de la
Gendarmerie en campagne (31 juillet, 1911), un terrain sur lequel
avait eu lieu la veille, un engagement, j’ai fait, au lieu dit “Laroche,”
commune de Montreuil-aux-Lions (Seine-et-Marne) les constatations
suivantes:

Un soldat d’infanterie anglaise avait été tué sur la lisière d’un petit-
bois bordant la route de Mery à Montreuil-aux-Lions.

Il avait été atteint par des balles de fusil, au cou et à la poitrine.

Il était tombé et était resté étendu sur le dos.

Son cadavre fut mutilé la face avait été complètement aplatie et


écraseé, très probablement par des coups donnés avec la crosse
d’un fusil ou même avec le talon de la chaussure.

Cet acte fut certainement commis par des soldats allemands du 48


regiment d’Infanterie, car six cadavres d’Allemands de ce même
régiment furent trouvés à 100 mètres au plus de cet endroit.

Une femme se trouvait sur la route tout près de là. Des qu’elle me
vit elle s’approcha de moi et encore sous le coup d’une vive
indignation elle me fit le récit suivant:
“Hier, 9 septembre, dans l’après-midi, pendant le combat un soldat
fut blessé. Il avait été atteint à une jambe. Malgré sa blessure, il
parvint à se traîner jusque chez moi, à la maison que vous voyez sur
la colline, au lieu dit Pisseloup.

“Il me parla, je ne le compris pas.

“Je lui fis un premier pansement dès qu’il en eût montré sa blessure
et le fis étendre sur mon lit.

“Quelques instants après plusieurs soldats allemands traversèrent la


route et vinrent également jusqu’à ma demeure.

“Dès qu’ils virent le soldat anglais qui était blessé, ils le frappèrent,
le jetèrent dehors de la maison, où ils le battirent encore avec leurs
fusils.

“Je ne sais ce qu’est devenu ce malheureux anglais, mais je pense


qu’il a dû être recueilli ou enterré, s’il est mort, par ses compatriotes
qui sont passés ici ce matin, out soigne des blessés et enterré
quelques-uns des leurs tirés dans le combat de hier.”

Enfin, j’ajoute le fait suivant:

A Vanfleurs, le 8 septembre près de Poccunente, j’ai encore vu sur la


colline au N.O. de Poccunente, et à 1 Kilo, environ, le cadavre d’un
Anglais dont le crâne avait été mutilé à un tel point que la matière
cervicale apparaissait en plusieurs points.

Ce soldat anglais était un simple éclaireur, tué d’un coup de fusil à la


lisière d’un bois.

Les Allemands s’étaient acharnés après lui, peut-être même après sa


mort.

Ces actes constituent peut-être une exception et sont l’œuvre de


brutes, mais ils sont tellement odieux que j’estime de mon devoir
d’en rendre compte à l’autorité militaire supérieure.

(Signed) C. N. Pigeanne.

II
DOCUMENTS RELATIVE TO THE GERMAN

OCCUPATION OF BAILLEUL93

République Française
VILLE DE BAILLEUL, COMMISSARIAT DE POLICE

(1)
Procès-Verbal No. 2. Meurtre de trois civils non combattants par des
soldats allemands

L’an 1914, le 16 octobre à 16 heures Nous Thévenin.... Informé par


les agents de notre service que les soldats allemands auraient tué
trois individus non combattants au lieu dit Nouveau Monde,
commune de Bailleul, nous avons ouvert une enquête et entendons:

Marie H——, 37 ans, épouse C——, demeurant à V—— Rue,


Commune de Bailleul, entendue, déclare:—Le jeudi matin, 8 courant,
vers 7 heures je me trouvais au passage à niveau du Nouveau
Monde, quand j’ai vu passer trois civils accompagnés par six soldats
allemands, baïonnette au canon et qui leur avaient attaché les mains
avec des serviettes. Je les ai suivi du regard et quelques minutes
après j’ai vu les mêmes soldats accompagnant les mêmes hommes
parler à un officier allemand qui leur a fait signe d’aller plus loin dans
une pâture. Les soldats s’y sont dirigés conduisant toujours les civils
prisonniers; ils leur ont fait sauter un fossé, puis ils les ont mis
debout sur une même ligne dans la prairie. À ce moment un soldat
allemand me fit rentrer dans une maison. Environ une demi heure
après, j’ai su que les Allemands avaient tué les civils que j’avais vu
passer avec eux et qu’ils les avaient enterrés dans le jardin de
Monsieur Pierre Béhaghel.

Lecture faite.

V——, Gabrielle, épouse D——, âgée de 26 ans, ménagère,


demeurant au N—— M——, commune de Bailleul, interpellée,
déclare:—J’ai vu le jeudi, 8 courant, vers 7 heures et demie du matin
six soldats allemands amenant avec eux, les mains liées, trois civils
portant de petits paquets et paraissant avoir de 18 à 25 ans. Ils les
ont mis dans la prairie en face de chez moi sur l’ordre que venait de
leur donner un de leurs officiers auxquels ils venaient de s’adresser.
J’avais chez moi un soldat allemand qui faisait la cuisine et cet
homme voyant venir les prisonniers m’a dit, en français: “Regardez,
Madame, comme c’est beau: voir fusilier des civils français, regardez
c’est du beau travail, on devrait tous les tuer comme cela!” J’ai
répondu que je ne pouvais pas le voir car c’était un crime. Malgré
ma réponse j’ai regardé lorsque j’ai entendu tirer le coup de feu et
j’ai vu que ces pauvres civils tombaient. J’ai également vu les soldats
allemands creuser trois trous dans lesquels ils les ont ensevelis. Je
ne sais rien d’autre sur cette affaire.

Lecture faite.

3º. H——, Hélène, femme B——, 44 ans, ménagère, demeurant à


Bailleul au lieu dit “N—— M——,” nous fait la déclaration suivante:
J’ai vu le 8 courant six soldats allemands présenter à leur officier qui
logeait chez moi trois jeunes gens civils qui portaient des paquets.
L’officier a dit en français aux soldats “Allez vite dans la prairie les
fusiller”; les soldats sont partis aussitôt. Je n’ai plus rien vu ni
entendu concernant cette affaire, mais j’ai su que l’ordre avait été
mis à exécution.

Lecture faite.

4º. S——, Désiré, 74 ans, tisserant, demeurant à Bailleul, N—— M


——, déclare:—J’ai vu, comme les femmes H——, V—— et B——,
passer les trois civils encadrés par les soldats allemands. Je sais que
ceux-ci, sur l’ordre d’un de leurs officiers, les ont fusillés. Je les ai
vus enterrer à cinquante mètres de chez moi dans le jardin de
Monsieur Béhaghel Pierre. Les soldats allemands sont venus chez
moi prendre des pioches et des pelles pour creuser leurs tombes. Je
ne sais rien de plus.

Lecture faite.

La femme H—— nous remet sur notre demande un laisser-passer


délivré par la Commune de Zonnebèke à un sieur Herreman qui est
un de ceux qui ont été fusillés par les Allemands. Nous le joignons
au présent ainsi que la photographie y annexée.

Nous y joignons également une adresse trouvée écrite au crayon


près de l’endroit où ont été enterrés les trois corps des civils fusillés.
Nous donnons l’ordre au garde champêtre du quartier Deicke de se
transporter au N—— M—— et de constater la présence des trois
cadavres enterrés, cela accompagné de deux témoins.

De retour de sa mission l’agent nous fait le rapport suivant:

Je me nomme Deicke Juste, garde champêtre à Bailleul.


Conformément à vos instructions je me suis mis en rapport avec les
nommés Coulier Achille, 30 ans, maréchal ferrant; Sonneville Désire,
74 ans, tisserand; Lassus Henri, 51 ans, journalier; Behaghel Julien,
19 ans, cordonnier, que j’ai priés de m’accompagner pour constater
que trois corps de civils avaient bien été enterrés dans le jardin du
sieur Behaghel. Là nous avons vu, les trois corps de jeunes gens
vêtus d’habits civils et recouverts d’une couche de terre d’environ 30
centimètres.

Dans les effets nous avons trouvé un extrait du registre


d’immatriculation de la commune de Beuvry (Pas-de-Calais) au nom
de Békaert (Cyrille Jérome), né à Zonnebèke, le 29 août, 1891. Je
vous ai apporté cet extrait.

(2)
Procès-Verbal No. 1. Meurtre du jeune B——, Albert, par soldats
allemands

L’an mille neuf cent quatorze, le 15 octobre à 2 heures du soir. Nous


Thévenin, Pierre, Commissaire de la Ville de Bailleul, auxiliaire de
Monsieur le Procureur de la République. Informé par les agents de
notre service qu’un meurtre aurait été commis, il y a plusieurs jours,
par un soldat de l’armée allemande au hameau de Stient de notre
commune, ouvrons une enquête et entendons:

1º. B——, Victor, 48 ans, cultivateur, demeurant à Bailleul, Rue ——


—— ——, lequel nous dit:

Le jeudi, 8 octobre courant, vers midi, mon fils Albert, 19 ans, venait
d’apprendre que des patrouilles allemandes circulaient dans le
voisinage de notre ferme. Il m’en fit part et me dit qu’il allait aussitôt
se cacher dans un fosse. Il est parti de suite suivi de son frère
Maurice, âgé de 17 ans. Le même jour, vers 8 heures du soir, celui-ci
revint à la maison, il me dit que son frère l’avait quitté pour aller à la
ferme occupée par les époux Charlet, nos voisins. Je suis allé
aussitôt voir mon voisin, C—— D——, que je savais avoir passé la
journée chez Charlet et celui-ci me dit que mon fils avait été tué
dans la ferme Charlet à coup de lance par un soldat allemand. Je ne
sais pas autre chose sinon que j’ai vu le cadavre de mon fils dans la
cour de cette ferme à moitié carbonisé par l’incendie que venait de
détruire les immeubles et qui avait été allumé par les soldats
allemands.

Lecture faite.

B——, Victor. Thévenin, Cre. de Police.

2º. C—— D——, 57 ans, cultivateur, demeurant à Bailleul, Rue de


Lille, entendu, déclare:

Le 8 octobre, vers 3 heures du soir, je me trouvais à la ferme Charlet


avec différentes personnes dont le nommé B——, Albert. Les
Allemands au nombre d’une dizaine, sont entrés dans la maison
absolument furieux et se sont rués sur nous hommes et femmes
sans distinction, nous ont appréhendés au corps pour nous jeter
dans la cour de la ferme, où ils allaient nous fusilier, disaient-ils. Le
jeune B—— fut jeté le premier. Un soldat qui était à l’entrée le perça
d’un coup de lance qui le tua. B—— tomba raide mort à terre. Dans
la cour, j’ai vu que les bâtiments de la ferme flambaient. Les
Allemands nous ont dit qu’ils venaient d’allumer cet incendie, car ils
croyaient qu’un coup de feu avait été tiré de là sur eux. Tous, nous
avons supplié les Allemands de ne pas nous faire du mal. Un
d’entr’eux qui causait français a fait part aux autres de ce que nous
voulions. Alors, on nous a jeté la tête après les murs, on nous a
bousculés tant qu’ils ont pu et on nous a mis dehors de la ferme. Je
ne sais pas autre chose sur cette affaire.

Lecture faite.

D——, Clovis. Thévenin.

3º. Joseph D——, 14 ans, ouvrier agricole, demeurant à Bailleul, rue


— ——, entendu, nous fait une déclaration corroborant de tous
points à celle de son frère qui procède et signe avec nous, ajoutant
qu’aucun coup de feu n’avait été tiré de cette ferme sur les
Allemands ou sur aucune autre personne et qu’à sa connaissance il
n’y avait dans cette ferme aucune arme à feu.
D——, Joseph. Thévenin.

4º. C——, Eugénie, née B——, 55 ans, fermière, demeurant à


Bailleul, Rue — ——, nous dit:—J’ai reçu à ma ferme le jeudi, 8
courant, vers midi et demi plusieurs voisins, parmi lesquels le
nommé B——, Albert. Je l’ai vu tué vers trois heures par un soldat
allemand d’un coup de lance dans la poitrine alors qu’il venait d’être
jeté dehors de ma maison par d’autres soldats allemands. Les
soldats allemands nous ont tous maltraités en nous flanquant la tête
contre les murs. Ils nous ont en outre menacés de mort. Ils ont dit
que l’incendie qui a détruit ma ferme avait été allumé par eux, car ils
avaient cru entendre un coup de feu parti de là. J’affirme que chez
moi il n’y a aucune arme à feu et qu’aucun coup n’a été tiré. Je ne
sais pas autre chose sur cette affaire.

Lecture.

C—— B——. Thévenin.

5º. B——, Juliette, 36 ans, servante à Estaires, P—— P——,


interpellée, déclare:—J’ai vu comme ma tante, époux C—— et les
autres témoins, tuer le jeune B——, Albert. J’ai été comme eux tous,
maltraitée et menacée de mort par les mêmes militaires. Je ne puis
pas en dire davantage, mais je confirme en tous points les
déclarations qui précèdent.

Lecture.

Juliette B——. Thévenin.

Procès-Verbal, No. 3.—Meurtre des nommés Itsweire Donat, et


Torrez Edouard, par une patrouille allemande

L’an 1914, le 16 octobre, à 5 heures et demi du soir nous


Thévenin.... Informé par les agents de notre service que deux
hommes habitant le village d’Oultersteen, commune de Bailleul,
avaient été tués volontairement par des soldats allemands
quoiqu’étant en civils et non combattants, ouvrons une enquête et
entendons:—

F——, Charles, 55 ans, journalier, demeurant à Merris, lequel nous


dit:—Le mercredi, 7 courant, vers 4 heures et demie du soir, j’ai vu
arriver près du passage à niveau d’Oultersteen une patrouille de
dragons allemands appartenant au 5º régiment et commandée par
un sous-officier. La patrouille a tiré des coups de carabine sur les
civils qui se trouvaient dans la rue. Quelques soldats sont allés tuer
un homme, le nommé Isteweire Donat, 75 ans environ, qui s’était
réfugié sous un pont. Je l’ai vu tirer sur cet homme et celui-ci ayant
cessé de vivre. J’ai appris depuis qu’ils avaient tué un sieur Torrez
Edouard, 40 ans, cabaretier, demeurant à Oultersteen et cela de la
même manière. J’ai su aussi qu’un autre homme avait été par eux
blessé à la joue.

Lecture faite.

2º. B——, Alfred, 37 ans, employé au chemin de fer, A—— ——, à


Lille, entendu, déclare:—Le mercredi, 7 courant, vers 4 heures et
demie du soir, je revenais de voyage en passant par Oultersteen. A
la barrière du passage à niveau de la route allant à Vieux-Berquin j’ai
vu devant moi des dragons allemands, 5º régiment, qui nous ont
ajustés de leur carabines et ont tiré trentaine de coups de feu. Pour
ma part j’ai reçu une balle à la joue gauche. Une autre a percé ma
casquette, qui a été lancée à plusieurs mètres. A ce moment les
nommés Torrez Edouard, et Isteweire Donat, étaient à côté de moi.
Nous avons fui chacun de notre côté, seul j’ai pu échapper. Itsweire
a été tué sous un pont, Torrez à côté d’une haie de chemin de
halage. J’ai vu que cette patrouille de dragons a tiré une vingtaine
de coups de révolver dans la maison de la garde barrière du passage
à niveau de Vieux-Berquin, où se trouvaient trois femmes et trois
enfants. L’arrivée d’une patrouille du 13º régiment de Chasseurs à
cheval, qui a chargé la patrouille allemande, a sauvé la vie à ces six
personnes qui n’auraient manqué d’être tués par ces bandits. Je ne
sais pas autre chose.

Lecture faite.

3º. L——, Jules, 13 ans, sans profession, demeurant à Oultersteen,


interpellé, dit:—Je n’ai vu Itsweire et Torrez que lorsqu’ils étaient
droits, tués par la patrouille allemande à coups de fusils. J’ai vu cette
même patrouille tirer des coups de révolver chez moi. Les trois
femmes et les deux autres enfants qui se trouvaient dans la maison
auraient certainement été tués par eux ainsi que moi-même, si une
patrouille française ne lui avait donné la chasse. Je ne sais pas autre
chose concernant ces deux meurtres.

Procès-Verbal No. 4. Viol de la demoiselle D——, Marie Thérèse, par


deux officiers allemands
(4)

L’an 1914, le 17 octobre, à 9 heures, 1/4, nous Thévenin, informé


par notre service qu’un viol aurait été commis par des soldats ou des
officiers allemands, Rue des Coulons, au domicile des époux D——,
nous ouvrons une enquête et en entendons.

1º. R—— C——, épouse D——, âgée de 48 ans, boulangère,


demeurant à Bailleul, Rue ——, laquelle dit:—Dans la nuit du 9 au 10
courant vers 2 heures du matin je me trouvais chez moi avec ma fille
Marie Thérèse et la femme M——, quand j’ai entendu frapper à la
porte de la rue. Je suis allée ouvrir, une lampe à la main, et aussitôt
deux hommes sont entrés, m’ont poussé du bras violemment, ont
éteint ma lampe et sont allés directement vers l’endroit où se
trouvait ma fille. Dans ces deux hommes j’ai reconnu deux officiers
de l’armée allemande. Ils m’ont saisie à la gorge pour m’empêcher
de crier et se sont opposés violemment à ce que j’allume ma lampe.
Ils avaient à la main une lampe électrique dont ils se sont servis
pour voir ma fille. J’ai vu que l’un d’eux, le blond, a pris ma fille en
premier lieu et l’a jetée par terre dans la cuisine, puis il s’est couché
dessus, lui a relevé les jupons et l’a violée. Ma fille se débattait
autant qu’elle pouvait, criait de toutes ses forces, mais ce bandit lui
appuyant son visage sur le sein, il cherchait à étouffer ses cris. Il est
bien resté sur ma fille pendant un quart d’heure environ tandis que
l’autre me tenait à la gorge et avait son révolver a côté de sa lampe.
Quand celui-ci eut fini l’autre reprit ma fille à son tour et la renversa
par terre dans le corridor, où il lui fit subir les mêmes outrages
pendant un quart d’heure environ, en même temps, le blond était
venu près de moi, son révolver en main, et me maintenant
brutalement dans l’impossibilité de protéger mon enfant. Quand ils
eurent fini ils ont pris ma fille par un bras chacun, l’ont traînée
dehors et je ne sais plus ce qu’ils lui ont fait là. J’ai mené ma fille
chez Monsieur Bells, docteur en médecine, qui l’a examinée et qui a
constaté que le viol avait été consommé et que la défloration était
complète.

Lecture faite.

2º. D—— (Marie Thérèse) 19 ans, sans profession, demeurant chez


parents, boulangers, à Bailleul, Rue ----, nous fait la déclaration
suivante:—Ainsi que vient de le dire maman, deux officiers
allemands sont entrés chez nous dans la nuit du 9 au 10 courant
vers 2 heures du matin. J’étais seule avec ma mère Madame M——.
De suite l’un d’eux, un grand blond, a couru sur moi, m’a renversée
par terre.... Il m’a fait bien mal; j’ai souffert beaucoup et j’ai dû
l’endurer sur moi pendant un quart d’heure environ. Quand il a eu
assouvi sa passion, il me fait relever et me traîna vers son camarade,
un grand brun, qui, à son tour, me renversa dans le corridor et me fit
subir les mêmes outrages pendant un quart d’heure environ. Je dois
dire qu’après que chacun d’eux, j’étais toute ... et que chacun m’a
fait énormément souffrir.

Je ressens à l’heure actuelle de très violents maux de rein et mon


bas ventre me fait excessivement mal. Quand le deuxième eut fini,
tous deux me saisirent par un bras et me traînèrent sur la rue en me
demandant mon âge. J’ai répondu que j’avais dix-neuf ans. Alors
tous deux ont dit, en français le plus pur, “Vous devez connaître
d’autres jeunes filles dans le voisinage; il faut nous dire où elles sont
pour que nous puissions en faire autant qu’à vous-même.” J’ai
répondu que je n’en connaissais pas, que je n’avais pas de
camarades dans le voisinage. Ils m’ont alors embrassée tous les
deux et serrée très fortement, puis ils m’ont laissé partir. Je suis
rentrée chez moi. J’oubliais de vous dire qu’avant de me lâcher, tous
les deux m’ont dit, “Si vous dites ce que l’on vous a fait et que nous
revenions chez vous, on vous tuera.”

En rentrant chez moi je n’ai plus revu maman? Je l’ai appelée de


tous côtés et finalement je l’ai retrouvée dans le jardin. Avec elle et
la femme M—— nous rentrions chez nous, quand nous avons
entendu les mêmes officiers qui frappaient à la porte pour rentrer de
nouveau. Nous avons eu peur et nous sommes parties dans le
jardin.

Lecture faite.

3º. D——, Gabrielle, femme Maerten, 72 ans, ménagère, demeurant


à Bailleul, Rue——, entendue, nous fait une déclaration corroborant
de tous points celles qui précèdent et signe avec nous.

Personne n’a été témoin de cette scène mais j’ai souffert beaucoup
tant au physique qu’au moral de l’exploit de ces deux bandits.

Lecture faite.
III
EVIDENCE RELATING TO THE MURDER OF ELEVEN

CIVILIANS AT DOULIEU

Gendarmerie Nationale

Cejourd’hui, 29 Novembre 1914.

Déclarations de Monsieur Rohart Jules, âgé de 65 ans, Maire de la


commune de Doulieu qui a déclaré:—Lors de l’invasion de la
commune de Doulieu par l’ennemi, je suis toujours resté sur les
lieux. J’ai connaissance et j’ai constaté tout ce qui a été commis sur
mon territoire par les Allemands. J’ai d’abord appris que 11 individus
civils français avaient été fusillés dans un champ à proximité de la
rue du Calvaire au lieu dit “l’Espérance.” Ces hommes, qui n’avaient
pas été enterrés assez profondément, ont été déterrés le samedi, 17
octobre, pour les transporter au cimetière, où j’avais fait préparer
une fosse commune et à la profondeur réglementaire. Je ne connais
aucun de ces hommes, mais d’aprés les diverses pièces que j’ai pu
retrouver sur eux, j’ai pu établir l’identité de sept. Les quatre
derniers n’avaient aucun papier ni quoi que ce soit pouvant établir
leur identité.

J’ai fait prévenir les maires des différentes localités où résidaient ces
hommes dont les noms suivent:

1º. Léger Alfred Désiré Louis, né le 1ᵉʳ décembre 1885 à Amiens, fils
de Alfred et de Clarisse Lourdel.
2º. Dequeker Henri Léon Joseph, né le 25 avril 1875 à Sailly sur la
Lys, fils de Charles Auguste Joseph et de Hortense Adéline Hay.

3º. Vienne Louis Amand, né le 10 avril 1875 à Tourcoing, fils de


Louis Eugène et de Elisa Marie Vienne.

4º. Hallewaere Cyrille, né le 4 décembre 1889, à Vlamertinghe


(Belgique), fils de Alphonse et de Gouwy Clémence.

5º. Dequesnes Jules, né 1ᵉʳ septembre 1884 à Roubaix, fils de Henri


Joseph et de Charlotte Desmettre.

6º. Ermnoult, ——, né à ——, demeurant à Steenwerck, hameau de


la Croix du Bac, reconnu par son beau-frère nommé, demeurant à la
Croix du Bac.

7º. Les quatre autres n’ont pu être identifiés. Ils paraissaient âgés
approximativement de 30 à 40 ans.

J’ai appris également la mort de Bail Désiré retrouvé à proximité de


la ferme de Monsieur Leroy au lieu dit “La Bleu tour.” Je ne connais
pas la cause de cette mort....

Madame Masquelier Mathilde, femme Decherf Henri, âgé de 62 ans,


ménagère demeurant à Doulieu, Rue du Calvaire, qui a déclaré:—Le
Dimanche, 11 octobre, 1914, vers 16 heures, deux soldats allemands
sont venus me demander deux bêches que je leur ai remises. Peu
après, j’ai remarqué dans un champ situé à 40 mètres environ de
mon habitation, onze individus civils occupés à creuser une tranchée.
Un peu plus loin se trouvait un groupe de soldats ennemis. J’ai
regardé ces hommes travailler, puis au bout d’un quart d’heure ils se
sont décoiffés, puis se sont mis à genoux. Comme ils se relevaient,
j’ai entendu une fusillade et au même moment, ils tombaient tous
dans le trou qu’ils venaient de creuser. Deux soldats français
prisonniers, appartenant l’un à l’infanterie, l’autre aux chasseurs à
pied, sont alors venus et ont recouvert les corps de ces hommes.
Fievet Charles, âge de 60 ans, boulanger épicier, demeurant au
Doulieu, hameau de la Bleu Tour, déclare:—Le mardi, 13 octobre,
1914, vers 5 heures 30 du matin, les Allemands qui occupaient notre
pays déjà depuis plusieurs jours sont venus chez moi. Ils ont cassé
les persiennes, puis les carreaux de vitres des deux fenêtres qui se
trouvent sur la rue. M’étant alors levé, ils m’ont dit que je devais
partir et qu’ils allaient brûler ma maison. Les rideaux de ces deux
fenêtres ont en effet été brûlés. En sortant de mon habitation, j’ai
reçu un coup de poing sur la figure, puis aussitôt un coup de crosse
sur le côté de l’œil, puis un droit sur la tête. Devant ces brutalités, je
me suis sauvé à la ferme de mon voisin Ridez, située à environ 30
mètres en face de ma demeure. Au moment où j’entrais dans la cour
de cette ferme, j’ai entendu une détonation et immédiatement j’ai
remarqué que mon bras droit tombait naturellement. Je ne
ressentais aucun mal. Ce n’est qu’à mon entrée dans cette ferme
que j’ai constaté que j’avais le bras droit cassé. J’ignore quel était le
but de ces violences, puisque je n’avais rien fait ni rien dit. C’est
Monsieur le Docteur Potié de Vieux-Berquin qui me donne des soins.
En ce qui concerne le vol et le pillage tant chez moi que chez mes
voisins, je certifie que ce sont les Allemands qui ont tout pris. Une
liste détaillée a été addressée à M. le Maire du Doulieu.

IV
DEPOSITION OF A SURVIVOR OF THE MASSACRE OF

TAMINES

Traduction de la déclaration faite en flamand par V


—— A—— F——, mineur à Tamines
Parquet du Tribunal de 1re Instance d’Ypres
Pro Justicia

L’an 1914, le 1 octobre, devant nous, Alphonse Verschaeve,


procureur du Roi à Ypres, a comparu, dans notre cabinet, sur
invitation de notre part, le nommé V—— A—— F——, 28 ans, mineur
domicilié à Tamines, actuellement réfugié à Reninghe, lequel nous a
fait sous la foi du serment en langue flamande la déclaration
suivante:

Le samedi, 22 août, dans le courant de l’après-midi, les Allemands,


au nombre de 200, me semble-t-il, sont entrés dans la commune de
Tamines. Immédiatement ils obligèrent tous les habitants (les
femmes et les enfants aussi bien que les hommes) à sortir de leurs
maisons et à se rendre à l’église. Pendant que nous sortions par la
porte de devant, les Allemands pénétraient dans nos demeures par
la porte de derrière et y mettaient le feu. Aussi en très peu de temps
toute la commune ne formait plus qu’un vaste brasier. Lorsque toute
la population se trouvait réunie dans l’église, les femmes et les
enfants furent expediés vers le couvent des religieuses, tandis que
les hommes (au nombre de 400), furent obligés de se diriger par
rangs de quatre vers la plaine, et entre une double haie de soldats
allemands. Pendant cette marche les soldats allemands ne cessèrent
de tirer sur nous et de cette façon massacrèrent impitoyablement un
nombre considérable de mes concitoyens.

Voyant que nombre de mes camarades tombaient, abattus par les


coups de feu, je me suis laissé tomber à terre, quoique je n’étais pas
blessé, et je suis resté là, immobile, couché sous les cadavres jusque
vers le milieu de la nuit suivante; c’est ainsi que j’ai sauvé ma vie. Le
lendemain matin, lorsque je me suis relevé, j’ai constaté que nous
étions à peine trente habitants qui avions échappé au massacre,
mais la plupart des autres échappés étaient blessés; cinq seulement
d’entre nous en étaient sortis complètement indemnes. Plus tard
dans la journée nous avons été forcés d’inhumer les cadavres de nos
350 concitoyens, puis amenés à une distance de 5 kilomètres; là on
nous remit en liberté mais avec défense formelle de remettre encore
le pied dans notre commune.

Après lecture il persiste dans sa déclaration et signe avec nous.

(Signed) Alphonse Verchaeve.

(Signed) V—— A—— F——.


Pour traduction conforme,
le Procureur du Roi,
(Signed) A. Verchaeve.

V
FIVE GERMAN DIARIES

(a) Extract from the Diary of a German Soldier


forwarded by the Extraordinary Commission of
Enquiry instituted by the Russian Government.
“When the offensive becomes difficult we gather together the
Russian prisoners and hunt them before us towards their
compatriots, while we attack the latter at the same time. In this way
our losses are sensibly diminished.

“We cannot but make prisoners. Each Russian soldier when made
prisoner will now be sent in front of our lines in order to be shot by
his fellows.”
(b) Extract from a Diary of a German Soldier of the
13th Regiment, 13th Division, VIIth Corps
captured by the Fifth (French) Army and
reproduced in the First (British) Army Summary
No. 95.
December 19th, 1914.—“The sight of the trenches and the fury, not
to say bestiality, of our men in beating to death the wounded English
affected me so much that, for the rest of the day, I was fit for
nothing.”

(c) Contents of a Letter found on a Prisoner of the


86th Regiment, but written by Johann Wenger
(10th Company Body Regiment, 1st Brigade, 1st
Division I.A.C. Bav.) dated 16th March, 1915,
Peronne, and addressed to a German Girl.
(After promising to send a ring made out of a shell.) “It will be a nice
souvenir for you from a German warrior who has been through
everything from the start and has shot and bayoneted so many
Frenchmen, and I have bayoneted many women. During the fight at
Batonville [?Badonviller] I bayoneted seven (7) women and four (4)
young girls in five (5) minutes. We fought from house to house and
these women fired on us with revolvers; they also fired on the
captain too, then he told me to shoot them all—but I bayoneted
them and did not shoot them, this herd of sows, they are worse than
the men.”

(d) Extracts from the Diary of Musketeer Rehbein, II.,


55th Reserve Infantry Regiment (2nd Company),
26th Reserve Infantry Brigade, 2nd Guard
Reserve Division, X. Reserve Corps.
(This diary was captured during the recent operations at Loos, and
forwarded to Professor Morgan by the Head-quarters Staff.94)

August 16th (1914). On the march towards Louvain.—“Several


citizens and the curé have been shot under martial law, some not
yet buried—still lying where they were executed, for every one to
see. Pervading stench of dead bodies. The curé is said to have
incited the inhabitants to ambush and kill the Germans.”

1914. 16/8. Marsch nach Louveigne.—Mehrere Bürger u. der Pfarrer


standrechtlich erschossen, zum Teil noch nicht beerdigt. Am
Vollziehungsplatz noch für jedermann sichtbar. Leichengeruch
Uberall. “ Pfarrer soll die Bewohner Angefeuert haben die Deutschen
aus dem Hinterhalt zu töten.”

(e) Extracts from the Diary of a German Soldier,


Richard Gerhold (Official Translation by French
Head-quarters Staff).

Extrait du Bulletin de Renseignements de la VIº Armée du 30 avril, 1915

Extraits du carnet de route trouvé le 22 avril sur le


cadavre du réserviste Richard Gerhold, du 71º
R.R. (IVº C.R.) tué en Septembre à Nouvron
... Le 19 août, nous avançons et peu à peu on apprend à connaître
les horreurs de la guerre: du bétail crevé, des automobiles détruites,
villages et hameaux consumés; c’est tout d’abord un spectacle à
faire frissonner, mais ici on cesse être un homme, on devient
flegmatique et on n’a plus que l’idée de sa sécurité personnelle. Plus
nous avançons, plus le spectacle est désolé: partout des décombres,
fumants et des hommes fusillés et carbonisés. Et cela continue
ainsi....

... Nous franchissons la frontière le 17 août; je me souviens, et je


vois sans cesse ce moment là: tout le village en flammes, portes et
fenêtres brisées, tout gît épars dans la rue; seule une maisonnette
subsiste et à la porte de cette maison une pauvre femme, les mains
hautes, avec six enfants implore pour qu’on l’épargne elle et ses
petits; il en va ainsi tous les jours.

Dans le village voisin la compagnie se fait remettre les armes


naturellement avec la plus grande prudence. A peine nous sommes-
nous mis en marche que des maisons on tire sur nos troupes; on fait
demi-tour et en quelques instants tout est en flammes; il n’y a pas
de place pour la pitié, il arrive fréquemment que cette sale engeance
de curés prenne part à la fusillade; c’est pour moi une folle joie
quand on peut se venger de cette canaille de curés;95 ici
naturellement tout est foncièrement catholique. Quelle vie agréable
la population pourrait avoir ici si elle ne se laissait pas conduire sur
une mauvaise voie par cette hypocrite canaille de pretres; ... la
population ne serait pas inquiétée le moins du monde de la part des
Allemands; mais puisqu’il en est ainsi par ici, il n’y a pas de notre
côté à garder le moindre ménagement....

... Le 18, nous atteignons Tongres: ici aussi c’est un tableau de


destruction complète, c’est quelque chose d’unique en son genre
pour notre profession (c’est un verrier qui parle)....

... Le 25 août, nous prenons un cantonnement d’alerte à Grinde


(Sucrerie); ici aussi tout est brûlé et détruit. De Grinde nous
continuous notre route sur Louvain; ici c’est partout un tableau
d’horreur; des cadavres de nos gens de nos chevaux; des autos tout
en flammes, l’eau empoisonnée; à peine avons-nous atteint
l’extrémité de la ville que la fusillade reprend de plus belle;

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