Cours La Logique
Cours La Logique
I. Définitions :
la proposition :
a) Définition :
On appelle proposition tout énoncé mathématique ayant un sens et qui peut être soit vrai soit faux
(il ne peut être à la fois vrai et faux)
b) Exemples :
A1 : « 2 2 5 » est une proposition fausse.
A2 : « 2 » est une proposition vraie.
2
A3 : « m; n ;m n 5 » n’est pas une proposition car on ne peut dire si elle est vraie ou
fausse.
c) Remarque :
Si P est une proposition et Q est une autre proposition , nous allons définir de nouvelles
propositions construites à partir de P et de Q.
Fonction proportionnelle :
a) Définition :
On appelle fonction proportionnelle tout énoncé mathématique qui contient une variable (ou plus)
appartenant à un ensemble bien déterminé ,et qui devient une proposition chaque fois qu’on
remplace cette variable par un élément de cet ensemble .
b) Remarque :
Selon le nombre des variables, les fonctions proportionnelles sont notées :
P x ; A x; y ;R m;n; p ....
la fonction proportionnelle A x est appelée également la propriété de la variable x .
c) Exemple :
P(x) : ''x , x2 1 5''
P(0) : ''02 1 5'' : est une proposition fausse.
P(3) : ''32 1 5'' : est une proposition vraie
2
P(a,b) : '' a,b , a2 b2 5'' .
2 2
P(0,1) : ''0 1 5'' est une proposition fausse.
P(2,1) : ''22 12 5'' est une proposition vraie.
II. Les quantificateurs :
Le quantificateur universel :
a) Définition :
1 Logique et raisonnement
Le quantificateur existentiel :
a) Définition :
La proposition : ‘’ il existe un nombre unique n de tel que : n 2 1 ’’, peut s’écrire sous forme :
'' !n : n 2 1'' .
b) exemple :
'' !n : n 2 1'' est une proposition vraie.
Propositions à plusieurs quantificateurs :
a) Exemple :
La proposition : ‘’ pour chaque entier, on peut trouver un entier strictement plus grand ‘’
peut s’écrire sous forme : " n , m / m n" (cette proposition est vraie)
La proposition : ‘’ li y a un entier plus grand que tous les entiers ‘’
peut s’écrire sous forme : " n , m : m n" (cette proposition est fausse)
b) Remarques :
On peut permuter des quantificateurs de même nature.
On ne peut pas permuter des quantificateurs de natures différentes.
Ex : Voici une phrase vraie « Pour toute personne, il existe un numéro de téléphone », bien sûr le
numéro dépend de la personne. Par contre cette phrase est fausse : « Il existe un numéro, pour
toutes les personnes ». Ce serait le même numéro pour tout le monde !
i) Quand on écrit ∃x/ ∀y l’élément x est fourni une bonne fois pour toutes avant les y et est donc
constant quand y varie.
ii) Quand on écrit ∀y, ∃x l’élément x est fourni après chaque y il dépend de y et peut donc varier
quand y varie.
c) Exercice :
Ecrire avec des quantificateurs les propositions suivantes :
f est constante sur .(où f est une fonction de dans ).
f est une homothétie (où f est une transformation du plan P ).
III. Les operateurs logiques :
La négation logique :
soit P : "5 4 9" une proposition.
2 Logique et raisonnement
La proposition "5 4 9" est appelée négation de la proposition P , On la note P ou P ou (non P )
Et on a : P : "5 4 9"
a) Définition :
b) exemple :
P:" 2 " , P:" 2 "
R : "5 8" , R : "5 8"
c) La table de vérité :
Soit P une proposition. On définit sa négation P ,à partir de sa table de vérité
P P P
V F V
F V F
La négation de « x E , P x » est « x E , P x ».
Par exemple :
la négation de : " x 1, : x2 1 " est " x 1, : x2 1 "
Par exemple
P1 : " x : x 1 "
P1 : " x : x 1 "
P2 : " x , y 0 : x y 10 "
P2 : " x , y 0 : x y 10 "
Le raisonnement par Contre-exemple
Si l’on veut montrer qu’une proposition du type " x E , P x " est vraie alors pour chaque x de E
il faut montrer que P x est vraie. Par contre pour montrer que cette proposition est fausse alors
il suffit de trouver xE tel que P x soit fausse.
(Rappelez-vous la négation de " x E , P x " est " x E , P x " ). Trouver un tel x c’est trouver
un contre-exemple à la proposition " x E , P x "
Exemple :
Montrons que : Q : " x : x2
0" est fausse .
On a : Q : " x : x2 0" ,on prend x 2 :
on a x 2 4 0 ,alors Q est vrai
d’où Q est fausse.
2 1 1 1
Montrons que : P : " m,n : .... " est fausse .
n n 1 n m
3 Logique et raisonnement
2 1 1 1
On a : P : " m,n : .... " , On prend m 2 et n 1 ,alors :
n n 1 n m
1 1 1 11
On a :
1 1 1 1 2 6
Alors : P est vraie , d’ où P est fausse.
Exercice :
En utilisant Le raisonnement par Contre-exemple montrer que les propositions suivantes sont fausses :
x y ;2x 4y 5
1
x ;x 2
x
1 1
0,1 0,1 : 1
2x
x 0,1 : 1
x 1 x2
2
La disjonction logique :
a) Définition :
b) Exemples
P : "7 8 ou 3 4" est une proposition vraie.
Q : "52 52 ou 3,5 " est une proposition fausse.
R:" 2 7 14 ou 2 " est une proposition vraie.
c) La table de vérité de la disjonction logique :
P Q P Q
1 1 1
1 0 1
0 1 1
0 0 0
d) Remarques :
"P Q " et "Q P" ont la même table de vérité, on dit que la disjonction logique est commutative.
"P Q R " et " P Q R" ont la même table de vérité, on dit que la disjonction logique est
associative.
P Q R P Q P Q R Q R P Q R
1 1 1 1 1 1 1
0 0 0 0 0 0 0
1 0 1 1 1 1 1
1 1 0 1 1 1 1
0 1 1 1 1 1 1
0 0 1 0 1 1 1
0 1 0 1 1 1 1
1 0 0 1 1 0 1
4 Logique et raisonnement
La conjonction logique :
a) Définition :
b) Exemples
P : "3 5 et 4 4" est une proposition fausse.
Q :" 2 et 3 " est une proposition vraie.
R : "92 18 et 2 1 2 1" est une proposition fausse.
c) La table de vérité de la conjonction logique :
P Q P Q
1 1 1
1 0 0
0 1 0
0 0 0
d) Remarques :
"P Q " et "Q P" ont la même table de vérité, on dit que la conjonction logique est commutative.
"P Q R " et " P Q R" ont la même table de vérité, on dit que la conjonction est associative.
e) Exercice :
Déterminer la valeur de vérité de la proposition suivante : P : "72 49 et ( 2 ou 2 7)"
L’implication logique :
a) Définition :
P Q P P ou Q P Q P Q
1 1 0 1 1 1 1
0 0 1 1 0 0 1
1 0 0 0 1 0 0
0 1 1 1 0 1 1
c) Exemples
42 16 5 2 : est une proposition fausse.
3 0 ( 4 est un nombre paire ) : est une proposition vraie.
IA IB O (I est le milieu de AB ) : est une proposition vraie.
d) Remarque 1:
P Q et Q P n’ont pas la même table de vérité ,alors l’implication logique n’est pas
commutative.
5 Logique et raisonnement
e) Exemples :
1
montrer que : a :a 0 a 2
a
méthodologie :
pour démontrer que P Q est vraie ,il suffit de supposer que P est vraie et
démontrer que Q est vraie.
6 Logique et raisonnement
b) La table de vérité de l’équivalence logique :
P Q P Q Q P P Q
1 1 1 1 1
0 0 1 1 1
1 0 0 1 0
0 1 1 0 0
2
Soient a, b tels que : a b 1,
1 1 a 1 b 1
1 1 9 9
a b a b
ab a b 1
9
ab
ab 2
9
ab
2
1 9
ab
2
8
ab
4ab 1
2
4ab a b
a2 2ab b2 0
2
a b 0
2 1 1
Et puisque : a b 0 est une proposition vraie ,alors 1 1 9 est vraie.
a b
2
Soient a, b ,montrer que : a b 0 a2 b2 et ab 0
méthodologie :
pour démontrer que l’équivalence P Q est vraie, on démontre généralement que
l’implication directe P Q et l’implication réciproque Q P sont vraies .
On a 2 b2 et ab 0 donc : a 2 b2 0 et ab 0
Alors : a b a b 0 et ab 0
Donc : a b 0 ou a b
0 et ab 0
Donc : a b (impossible car ab 0 ) ou a b 0
D’où : a b 0
e) Remarques :
Les connecteurs logiques qui expriment l’implication (un seul sens ) sont :
Donc ; alors ; d’où ; par suite ; par conséquent ; si…..alors ; puisque….alors ;…..
Les connecteurs logiques qui expriment l’équivalence (les deux sens ) sont :
Equivaut à ; signifie que ; si et seulement si ; c’est-à-dire ;…..
Deux propositions équivalentes portent le même sens, mais de façons différentes
f) Exercices :
2
Montrer que : x, y : x2 1 y2 1 2 x 0 et y 0
(indication : vous pouvez utiliser la démonstration par des équivalences successives )
2 x 2x 5y y
Soient x, y , montrer que : x y
y 5x 2y x
IV. Les lois logiques :
Définition :
a) Exemple :
Soit P une proposition ,donner la table de vérité de P ou P
P P P P
1 0 1
0 1 1
On remarque que "P P" est toujours vraie (quelque soit la valeur de vérité de P .)
La proposition "P P" s’appelle loi logique.
b) Définition :
Les lois logiques sont des propositions formées de plusieurs propositions A;B et C ,liées entre elles
par les connecteurs logiques : ; ou ; et ; ; ;et qui sont toujours vraies quelque soit la valeur
de vérité des propositions A;B et C
c) Remarque :
Si P et Q ont le même sens (même vérité ) ,alors P Q est une loi logique.
d) résultat:
Montrer que les propositions suivantes sont des lois logiques :
P Q R P Q P R
P Q R P Q P R
e) Application :
2
En utilisant le résultat précédent, résoudre dans le système suivant :
2
x 16 0
2
y 9 0
8 Logique et raisonnement
Loi de Morgan :
Q: x : x 2 5x 6 0 x 2 ou x 3 ;; Q : x : x 2 5x 6 0 et x 2et x 3
alors : P Q Q P
c) exemple :
2
soient a,b ,montrer que : a 1 et b 1 a b ab 1
on a :
a b ab 1 a ab 1 b 0
a 1 b 1 b 0
1 b a 1 0
b 1 ou a 1
D’où : a 1 et b 1 a b ab 1
d) exercices :
2 1 a b
soient a,b tels que a b ,montrer que : a b 3
2 a b
4
montrer que : x, y,z, t : xz yt x y ou z t
9 Logique et raisonnement
raisonnement par disjonction des cas :
a) Exemple :
Montrer que : n : n n 1 est pair
Cas 1 : si n est un nombre pair
Alors : k / n 2k
Donc :
n n 1 2k 2k 1
2k ' où k ' k 2k 1
D’où n n 1 est pair
Cas 2: si n est un nombre impair
Alors : k / n 2k 1
Donc :
n n 1 2k 1 2k 1 1
2 2k 1 k 1
2k ' où k ' 2k 1 k 1
Dans tous les cas on a n n 1 est un nombre pair .D’où : n : n n 1 est pair
Ainsi x2 x 1 x 1 0 , et donc x 1 x2 x 1
Deuxième cas : x 1
x2 x 1 x 1 x2 x 1 x 1 x2 0
Ainsi x2 x 1 x 1 0 , et donc x 1 x2 x 1
Conclusion : x : x 1 x2 x 1
b) Théorème :
10 Logique et raisonnement
c) Exercices :
Montrer que : a ; a a 2 1 est un multiple de 3 .
Résoudre dans l’équation : x 1 2x 3 6
Raisonnement par l’absurde :
a) Théorème :
Méthodologie :
Pour montrer qu’une proposition Q est vraie, on suppose qu’elle est fausse ,c’est-à-dire que
sa négation Q est vraie ,puis on cherche une contradiction et on déduit que Q est fausse
,alors sa négation Q est vraie.
b) Exemples :
2 a b
Soient a,b ,montrer que si alors a b
1 b 1 a
a b
Nous raisonnons par l’absurde ; supposons que et a b.
1 b 1 a
a b
alors a 1 a b 1 b donc a a2 b b2 d’où a 2 b2 a b
1 b 1 a
Cela conduit à a b a b a b
Comme a b alors a b 0 ,et donc en divisant par a b ,on obtient a b 1
La somme de deux nombres positifs ne peut être négative .
on obtient une contradiction.
a b 2
Conclusion : si alors a b où a,b
1 b 1 a
c) Exercices :
Montrer que : 2
Soit n tel que n 2 est un nombre pair
Montrer que n est un nombre pair.
11 Logique et raisonnement
Correction :
d’où : P n 1 : "2n 1
n 2"
d’où P n P n 1
b) principe de récurrence
P n 0 est vraie.
c) Exercices :
n
Soit a ,Montrer que : n : 1 a 1 an
3
Montrer que : n : 3 / 4n n
n n 1
Montrer que : n :1 2 .... n
2
12 Logique et raisonnement