1.
Les temps du récit :
Les temps du récit sont : l’imparfait (pour la description) et le passé simple (pour la narration).
En général, l’imparfait exprime une action inaccomplie qui dure dans le passé (Ex : L’enfant jouait
dans la rue) ; alors que le passé simple exprime une action accomplie dans un passé défini, une
action qui a eu lieu à moment précis dans le passé (Ex : La Marche verte fut le 6 novembre 1975).
A. Les terminaisons de l’imparfait :
Verbes du 1er et 3ème groupe : ais- ais- ait- ions- iez- aient. (Chercher : Je cherchais
/ prendre :je prenais / voir : je voyais / dire : je disais / faire : je faisais / connaître : je
connaissais)
Verbes du 2ème groupe : issais- issais- issait- issions- issiez- issaient. (Finir : Je finissais)
B. Les terminaisons du passé simple :
Verbes du 1er groupe (+ « Aller » 3ème G) : ai- as- a- âmes- âtes- èrent. (Chercher : Je cherchai-
nous cherchâmes ; aller : j’allai - nous allâmes)
Verbes du 2èmegroupe : is- is- it- îmes- îtes- irent. (Finir : Je finis - nous finîmes)
Verbes du 3èmegroupe : ce sont des verbes irréguliers qui n’ont pas une terminaison précise.
a. is- is- it- îmes- îtes- irent. (Faire : je fis ; voir : je vis ; mettre : je mis ; prendre : je pris ;
sortir : je sortis ; construire : je construisis : écrire : j’écrivis ; naître : je naquis ; répondre : je
répondis …)
b. us- us- ut- ûmes- ûtes- urent. (Être : je fus ; avoir : j’eus ; savoir : je sus ; pouvoir : je
pus ; courir : je courus ; croire : je crus ; vivre : je vécus ; connaître : je connus ; vouloir : je
voulus ; lire : je lus …)
c. ins- ins- int- înmes- întes- inrent. (Pour les verbes « venir : je vins » + « tenir : je tins »
et leurs dérivés comme : devenir, revenir, parvenir, retenir, détenir, contenir …)
Page 1 sur 10
C. Valeurs de l’imparfait :
Habitude (= répétition de l’action) : Ex : Il allait à la plage tous les dimanches.
Description : Ex : Il avait des yeux marrons.
Simultanéité (= deux actions se déroulant en même temps) : Ex : La maman préparait le repas
et le père lisait son journal.
N.B : les actions sont exprimées par des verbes d’action ou de mouvement comme :
manger, chercher, marcher, sauter, courir, écrire, frapper, aller, partir, sortir …
D. Valeurs du passé simple :
Action brève et courte : Ex : Le jeune garçon frappa à la porte.
Action soudaine : Ex : Il jouait dans la rue, tout à coup il tomba.
Actions successives (=suite d’actions) : Ex : Il entra, mangea son dîner, débarrassa la table et
s’allongea sur son lit.
2. Lexique du genre policier :
Le lexique du genre policier se dit d’un ensemble de mots qui appartiennent au domaine
(=champ lexical) policier.
Exemple : commissariat- inspecteur- policier- enquête- crime- criminel- malfaiteur-
suspect- témoin- arrestation- indices- empreintes digitales- interrogatoire- pistolet-
revolver- arme - meurtrier- enquêteur - assassin- assassiner- tuer- étrangler- scène du
crime – traces – police …
Voici un extrait d’une nouvelle policière où tous les mots soulignés appartiennent au champ
lexical du genre policier.
Il y a deux ans de cela, un meurtre fut commis au Guilvinec. Une vieille dame âgée de 74 ans et qui
s'appelait Anna Le Breuil avait été sauvagement étranglée dans son salon.
Cette vieille dame très respectable habitait une vieille bâtisse 13, rue de Pen Fouet, en face du port
et elle avait été étranglée alors qu'elle tricotait. Le médecin légiste avait noté des traces de gants sur
le cou. Personne ne comprenait pourquoi elle avait été assassinée. Elle ne faisait de mal à personne :
une femme seule, discrète, sans histoire.
C'est l'adjudant-chef Durant de la brigade du Guilvinec qui avait été chargé de l’enquête, aidé, si
nécessaire, par la gendarmerie de Pont-l’Abbé.
Deux gendarmes allèrent interroger les voisins de la vieille Anna. L'un d'eux, dont le salon
donnait sur le penty de la victime, avait aperçu une silhouette se faufiler dans l'obscurité
Page 2 sur 10
de la maison.
L'adjudant alla voir à l'intérieur et constata des traces de boue sur le sol près de la
fenêtre. Le criminel portait sans doute des bottes et était probablement rentré par
l'ouverture. De tels détails lui rappelèrent un cas semblable qu’ils avaient dû traiter, il y
avait quelques mois. Mais cette fois quelqu'un avait entrevu le criminel et ils pourraient
dégager un portrait-robot.
L'affaire partait pour être difficile à résoudre étant donné l'absence de tout mobile
"normal".
Lors de la perquisition, on retrouva sur son répertoire téléphonique son fils - un certain
Daniel Le Breuil.
Durant l'appela et lui annonça la mort de sa mère. Aussitôt le fils sauta dans le premier
avion.
3. Expression de la comparaison :
On peut exprimer la comparaison avec des comparatifs (infériorité< - égalité= -
supériorité>) ou des superlatifs (infériorité – supériorité)
A. Les comparatifs :
Supériorité Infériorité Egalité
Adjectifs Plus… que Moins… que Aussi…que /comme
Noms Plus de … que Moins de … que Autant de ... que
Les comparatifs se forment avec moins/aussi/ plus … que pour les adjectifs et moins
de/autant de/ plus de … que pour les noms.
Soufiane est moins /aussi / plus grand que Mourad.
Soufiane a moins de /autant de / plus de livres que son frère.
Attention : Soufian est aussi fort qu’un lion. Soufian est fort comme un lion.
Comparatifs irréguliers :
Attention aux exceptions : les adjectifs bon, mauvais et l’adverbe bien ont un comparatif
de supériorité irrégulier.
Bon devient meilleur : Il est meilleur que moi.
Page 3 sur 10
Mauvais devient pire : Mes notes sont pires que les siennes.
Bien devient mieux : Il travaille mieux que son frère.
B. Les superlatifs :
Supériorité Infériorité
Le / la / les plus… de Le / la / les moins… de
Les superlatifs permettent d’exprimer le plus haut degré d'une caractéristique.
Le superlatif de supériorité se forme avec le/la/les plus … de/des.
La maîtresse la plus patiente de l'école. Le plus gentil des enfants.
Le superlatif d'infériorité se forme avec le/la/les moins … de/des.
La plante la moins robuste du jardin. Ce sont les livres les moins chers de la librairie.
Superlatifs irréguliers :
Comme pour les comparatifs, les adjectifs bon, mauvais et l’adverbe bien ont un superlatif
irrégulier.
Bon devient le meilleur : Il est le meilleur athlète de la compétition.
Mauvais devient le plus mauvais ou le pire : C'est le plus mauvais/le pire endroit de la
ville.
Bien devient le mieux : C'est la crème qui marche le mieux.
4. Expression de la cause :
On peut exprimer la cause avec différentes expressions comme :
Pace que – car - sous prétexte que (au milieu)
Mon ami est absent parce qu’il est malade.
Puisque – du moment que – attendu que – étant donné que - vu que (généralement
au début)
Puisque mon ami est malade, il va à l’hôpital.
Comme – c’est parce que…que – si …c’est parce que (au début)
Comme mon ami est malade, il va à l’hôpital.
C’est parce que mon ami est malade qu’il va à l’hôpital.
Si mon ami va à l’hôpital, c’est parce qu’il est malade.
Non que – non pas que – ce n’est pas que + mode subjonctif (au milieu)
Il vit dans la misère, non pas qu’il soit pauvre, mais il est avare.
Grâce à (cause positive) et à cause de (sens souvent négatif) + nom (au début ou au milieu)
Page 4 sur 10
Grâce à ses efforts, il a obtenu de bons résultats.
L’avion ne peut pas décoller à cause du brouillard.
5. Expression de la conséquence :
On peut exprimer la conséquence à l’aide de différentes expressions comme :
Donc – alors – c’est pourquoi – si bien que – au point que – c’est pour cela que – de telle sorte que – de
telle manière que.
L’accident fut brutal si bien que personne n’a pu déterminer avec précision ses causes
exactes.
Tellement / si + adj / adv / p. passé + que
Il est si intelligent qu’il peut résoudre ce problème de mathématiques.
L’automobiliste roulait tellement vite qu’il a eu un accident.
Il a tellement changé que tu ne le reconnaîtrais pas.
Tellement de / tant de + nom + que
Il y a tant d’accidents que j’ai peur de prendre le volant.
Trop …pour que – assez…pour que + mode subjonctif
Il a trop menti pour que je puisse le croire. (=donc je ne peux pas le croire)
Il est assez gentil pour que je puisse lui pardonner. (=donc je peux lui pardonner)
Trop …pour – assez…pour + infinitif (même sujet)
Il est trop vieux pour faire ce travail pénible (= donc il ne peut pas le faire)
Il est assez grand pour conduire la voiture. (=donc il peut la conduire)
Au point de + infinitif (même sujet)
Il crie si fort au point de réveiller le bébé qui dort.
6. Expression de la condition
On peut exprimer la condition avec la conjonction de subordination (= subordonnant) « Si » ou avec
d’autres expressions (=locutions conjonctives de subordination)
A. La conjonction de subordination « Si » qui admet trois emplois :
Conjonction de Verbe de la proposition Verbe de la proposition
subordination subordonnée principale
Exemple
Présent de l’indicatif Futur simple Si tu travailles, tu réussiras.
Si tu travaillais, tu réussirais.
Si +
Imparfait Conditionnel présent
Si tu avais travaillé, tu aurais
Plus-que-parfait Conditionnel passé
réussi.
Page 5 sur 10
B. Autres expressions :
Au cas où / dans le cas où / pour le cas où + mode conditionnel
Au cas où il ferait beau temps, nous sortirons.
Pourvu que / à condition que / pour peu que + mode subjonctif
Nous sortirons à condition qu’il fasse beau temps.
A condition de + infinitif (même sujet)
Tu réussiras à condition de travailler.
En cas de + nom
En cas de tempête, restez chez vous.
7. Conjugaison :
A. Le plus-que-parfait = Auxiliaire avoir ou être à l’imparfait (j’avais / j’étais) + le participe Passé du
verbe conjugué.
(Ex : j’avais fait / J’étais arrivé)
B. Le participe passé conjugué avec l’auxiliaire avoir ne s’accorde jamais avec le sujet.
Ex : Elles ont fait (= passé composé) leurs devoirs.
C. Le participe passé conjugué avec l’auxiliaire être s’accorde en genre (masculin/féminin) et en
nombre (singulier/pluriel) avec le sujet.
Ex : Elles sont arrivées (=passé composé) en retard.
D. Les marques du participe passé :
Les verbes du 1ergroupe forment leur participe passé en : « é » (chercher : cherché)
Les verbes du 2èmegroupe forment leur participe passé en : « i » (finir : fini)
Les verbes du 3èmegroupe forment leur participe passé en :
« s » : (mettre : mis / prendre : pris / comprendre ; compris)
« t » : (faire : fait / écrire : écrit / dire : dit / ouvrir : ouvert)
« u » : (avoir : eu / lire : lu / rendre : rendu / pouvoir : pu / savoir : su / croire : cru / vivre : vécu
/ venir : venu)
« i » : (dormir : dormi / sortir : sorti / partir ; parti / suivre : suivi )
« é » : (être ; été / aller : allé / naître : né )
E. Le mode conditionnel (conditionnel présent / conditionnel passé)
a. Terminaisons du conditionnel présent : rais – rais – rait – rions – riez – raient
Ex : chercher : je chercherais / finir : je finirais / avoir : j’aurais / aller : j’irais / être : je serais / savoir :
je saurais / faire : je ferais / venir : je viendrais / vouloir : je voudrais / pouvoir : je pourrais / voir : je
verrais
Page 6 sur 10
b. Le conditionnel passé = auxiliaire avoir ou être au conditionnel présent + le participe passé du
verbe conjugué. (Ex : J’aurais fait / elle serait arrivée).
F. Le mode subjonctif (subjonctif présent / subjonctif passé)
a. Terminaisons du subjonctif présent : e – es – e – ions – iez – ent
Ex : Chercher : que je cherche (tous les verbes du 1ergroupe)
Finir : que je finisse (tous les verbes du 2èmegroupe)
Faire : que je fasse / savoir : que je sache / pouvoir : que je puise / dire : que je dise / lire : que
je lise / connaître : que je connaisse / partir : que je parte / conduire : que je conduise / mettre : que
je mette / venir : que je vienne ; venions / prendre ; que je prenne ; prenions / voir :que je voie ;
voyions / croire : que je croie ;croyions
Attention : Etre : que je sois-sois-soit- soyons-soyez-soient
Avoir : que j’aie-aies-ait-ayons-ayez-aient
Aller : que j’aille-ailles aille- allions-alliez- aillent
b. Le subjonctif passé = auxiliaire avoir ou être au subjonctif présent + le participe passé du verbe
conjugué. (Ex : que j’aie fait / qu’ils soient arrivés).
8. Exprimer une hypothèse / raisonner à partir d’une hypothèse :
Lorsqu’on n’est pas sûr des causes d’un fait quelconque, on formule une hypothèse (= une
supposition ou explication possible d’un fait).
Pour exprimer (=formuler) une hypothèse ou raisonner à partir d’une hypothèse, on peut utiliser
:
Le mode conditionnel (présent ou passé)
Des expressions qui traduisent l’incertitude : il se peut que, il est possible que (+ mode
subjonctif), peut-être, probablement
Des verbes comme : je pense, je suppose, j’imagine, j’admets, je présume, je crois + que
Des expressions telles que : admettons que, supposons que, en admettant que, en supposant
que, à supposer que +mode subjonctif
C’est une bonbonne de gaz qui aurait causé l’explosion.
Il se peut que / il est possible que ce soit une bonbonne de gaz qui a causé l’explosion.
Peut-être c’est une bouteille de gaz qui a provoqué l’explosion.
Admettons, Madame, que vous considériez votre petite bonne comme si elle était votre
propre fille. Qui, alors, chez vous, aurait pu lui infliger de tels coups ? (Au commissariat,
Page 7 sur 10
un commissaire interroge une femme)
Situation de communication Enoncé
Un enquêteur formule(=donne) une Il est possible que ce soit une bonbonne de
hypothèse pour expliquer l’explosion d’un gaz qui a causé l’explosion.
magasin.
9. Expression de l’opposition et de la concession :
Pour exprimer l’opposition, on utilise un certain nombre de moyens tels que :
Mais ; or ; pourtant ; toutefois ; cependant ; néanmoins ; par contre ; en revanche ; pendant que ; alors
que ; tandis que ; au lieu de / plutôt que de (+infinitif)
Tandis que l'un travaille, l'autre se repose.
Tu parais triste alors que tu dois être heureux.
Soufiane est gentil mais / cependant son ami est méchant.
Il joue au lieu de /plutôt que de faire ses exercices.
Pour exprimer la concession, on utilise des expressions comme :
Même si ; sauf que + mode indicatif
Même s’il très gentil, personne ne l’aime.
Il est très gentil sauf qu’il fait un peu de bruit.
Bien que ; quoique + mode subjonctif
Bien qu’il fournisse des efforts, ses résultats sont nuls.
Quelque / si / tout + adjectif + que + subjonctif
Quelque / si / tout intelligent qu’il soit, il n’a pas pu résoudre ce problème.
Malgré ; en dépit de + nom
Malgré / en dépit de ses problèmes, il est toujours souriant.
Avoir beau + infinitif
Elle a beau fournir des efforts, ses résultats sont nuls.
Remarque : Opposition et concession vont toujours ensemble dans la même phrase complexe,
mais c’est la subordonnée qui détermine l’appellation.
Il est malade, mais/pourtant il ne va pas à l’hôpital.
Subordonnée d’opposition
Même s’il est malade, il ne va pas à l’hôpital.
[Link] concession
Page 8 sur 10
10. Faire une concession
Faire une concession dans un raisonnement c’est- à- dire exprimer un accord partiel et non total
avec une idée donnée. Pour faire une concession, on utilise des expressions qui fonctionnent
comme dans le tableau suivant :
Expressions pour exprimer ce qu’on Expressions pour exprimer ce qu’on
admet ou accepte (= concession) + idée n’admet pas ou rejette (=
désaccord /opposition) + idée
Certes ; c’est vrai que ; personne ne peut Mais ; cependant ; néanmoins ; toutefois ;
nier ; il est évident que ; je suis d’accord pourtant ; par contre ; en revanche
que ; sans doute ; effectivement ;
J’admets que ; je reconnais que ;
personne ne peut dire le contraire
Exemple :
Situation de communication Enoncé (acte de communication)
Un journaliste exprime une Certes, la télévision a de nombreux avantages, mais elle
concession à propos des avantages présente parfois des émissions qui risquent de nuire au
de la télévision jeune public : films de violence, publicité
mensongère, etc.
Page 9 sur 10
11. Expression du but
But à réaliser But à éviter
2sujets différents Même sujet 2 sujets différents
Même sujet (+infinitif)
(+subjonctif) (+infinitif) (+subjonctif)
Pour, afin de, en vue de, Pour que, afin
dans le but de, dans que, à seule fin
De peur que, de
l’intention de, histoire de, que, de manière
De peur de, crainte que + mode
à seule fin de, de manière à ce que, de
de crainte de subjonctif
à, de façon à, à dessein façon à ce que +
de, dans le dessein de + mode subjonctif + mode
infinitif Exemple : On a
mode infinitif
Exemple : Il te faut enfermé le chien de
Expressions
Exemple : Il travaille bien des papiers Exemple : Il crainte qu’il ne morde
pour obtenir de bons d'identité pour met son les voisins.
résultats. que tu puisses manteau de Ici, 'ne' est explétif et
Pour + nom t'inscrire. peur d’attraper non l'élément d'une
négation. Il s'emploie
froid.
Exemple : il travaille pour dans un langage
soutenu.
l’obtention de bons résultats.
Page 10 sur 10