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Cours Compta Gene AD NEW

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CHAPITRE 1 : LA CONNAISSANCE DE

L’ENTREPRISE
Le contenu du cours permettra d’aborder ce qu’est l’entreprise et sa
composition. Pour cela, les points suivants seront successivement abordés :
-l’entreprise et ses différentes classifications
-les fonctions qui la composent
-les différentes manières qu’elle a de s’organiser
Dans ce chapitre, après avoir défini l’entreprise, on fera référence aux
classifications des entreprises. Ces classifications d’origines juridiques et
économiques mettront en évidence beaucoup de leurs facettes.

A-Définition de l’entreprise
Une entreprise est une réalité sociale caractérisée par :
-le fait d’avoir à son origine des moyens (capital)
-d’intégrer des personnes (avec des statuts différents)
-de proposer des biens et/ou services sur un marché
-ayant comme objectif principal de créer de la richesse.
A partir de cette définition, l’entreprise peut être appréhendée de deux façons :
par les environnements et le fonctionnement. Concernant ces environnements
internes et externes et son fonctionnement en tant qu’unité de production et unité
de répartition.

1-Environnements de l’entreprise
Dans l’environnement interne il y a l’espace géographique que l’entreprise
occupe, le personnel qu’elle emploie, les outils et ses propriétaires.
Dans l’environnement externe, il y a les fournisseurs (travail, matières premières
et produits semi-finis), les alliés (organismes officiels, établissements financiers,
consultants), les consommateurs et les concurrents.

2- Fonctionnement de l’entreprise
L’entreprise peut être appréhendée comme une unité de production et comme
une unité de répartition.
L’entreprise, unité de production= En tant qu’unité de production l’entreprise
combine des facteurs (capital, travail, ressources naturelles, savoir) pour
produire des biens et des services qui seront vendus sur le marché.

L’entreprise, unité de répartition=L’entreprise crée de la richesse qui sera


répartie entre différents partenaires : elle-même (autofinancement), les salariés,
les administrations (sous la forme de prélèvements obligatoires de l’Etat, des
collectivités locales et des organismes sociaux et les apporteurs de capitaux
(sous la forme d’intérêts ou de dividendes).
B. Les classifications d’entreprise
Nous utiliserons deux types de classification des entreprises. Classifications
faites en fonction des critères juridique et économique.

1-Les classifications juridiques


Elles permettent d’analyser la répartition des pouvoirs au sein de l’entreprise et
les rapports avec les tiers : la propriété de l’entreprise, la personne morale et
société de personne/de capitaux.

L’entreprise individuelle : entreprises agricoles, artisanales et personnelles. Une


seule personne fournit le capital, le travail et la direction. Pas de séparation entre
le patrimoine de l’entreprise et celui de l’entrepreneur.

Les entreprises sociétaires privées : sociétés de personnes, SARL, sociétés de


capitaux SA. Séparation capital /travail, direction assumée par les apporteurs de
capitaux ou ceux à qui ils l’a confie.

Les entreprises du secteur public : entreprises publiques et semi-publiques. La


finalité de ces entreprises est en général un service rendu à la collectivité.

Les entreprises du secteur de l’économie sociale : coopératives de production, de


distribution et mutuelles. Ces entreprises n’ont pas pour objet exclusif le profit.
Elles s’appuient sur un principe de solidarité.

2-Les classifications économiques


Plusieurs critères de classifications permettent de caractériser une entreprise.
Nous les partagerons en deux groupes : celles qui concernent sa dimension et
son domaine d’activité.

La dimension de l’entreprise
-le chiffre d’affaires est le montant des ventes effectuées sur une année
comptable
-les capitaux propres représentent l’ensemble des moyens financiers qui
appartiennent à l’entreprise.
-le personnel représente l’effectif des salariés explicitement employés par la
société.

Le domaine d’activité
L’activité économique d’une unité de production est le processus qui conduit à
la fabrication d’un produit ou à la mise à disposition d’un service.
CHAPITRE 2 : LA COMPTABILITE
La vie économique est essentiellement constituée par deux actes fondamentaux
qui sont : Produire et Consommer. L'activité de production s'exerce
principalement dans une unité de production appelée ENTREPRISE. Cette
activité de production est réalisée par la combinaison des facteurs de production.
Ces facteurs de production sont le capital et le travail mis en œuvre par les
agents économiques (prêteurs, personnel…)
L'entreprise industrielle fabrique à partir de matières premières ou de produits
semi-ouvrés des biens qu'elle met sur le marché de la consommation.
L'entreprise commerciale ne fait qu'acheter pour revendre en l'état (sans
transformation)
Dans les deux cas l’activité de production est intimement liée ou même
incorporée à l'activité de vente.
Pour survivre, l'entreprise doit non seulement vendre, mais réaliser des
bénéfices.
D'où la nécessité de pouvoir déterminer périodiquement le résultat de
l'entreprise. Ce résultat ne pourra être suivi qu'à travers un instrument
relativement précis : la comptabilité.
En outre, la loi prévoit l'établissement périodique de tableaux de synthèse
permettant de connaître la situation de l'entreprise. Ces tableaux de synthèse
appelés états financiers sont le Bilan, le Compte de Résultat, le Tableau des flux
de trésorerie et des notes annexes).
Nous définirons dans ce chapitre la comptabilité puis nous étudierons les
opérations de l’entreprise.

1 Définition
Selon le plan comptable, la comptabilité peut être définie comme un système
d'organisation de l'information financière permettant de :
- saisir, classer, enregistrer les données de base chiffrées.
- fournir après traitement approprié un ensemble d'informations conformes aux
besoins des divers utilisateurs intéressés.
Pour garantir la qualité et la compréhension de l'information, toute comptabilité
implique :
- le respect des principes ;
- une organisation répondant aux exigences de collecte, de tenue, de contrôle,
de présentation, de communication et de vérification ;
- la mise en œuvre de méthodes et procédures ;
- l'utilisation d'une terminologie commune.
2 différents types de comptabilité
Pour atteindre ses objectifs, la comptabilité a été scindée en un certain nombre
de branches qui sont la comptabilité générale appelée comptabilité financière, la
Comptabilité Analytique de Gestion d’Exploitation, la Comptabilité de Gestion,
les Comptabilités Spéciales, la Technique Comptable Générale.

La comptabilité analytique de gestion d'exploitation


La comptabilité analytique de gestion d'exploitation qui a pour objectif la
détermination des coûts et coût de revient.

La comptabilité de gestion
La comptabilité de gestion : gestion financière, gestion prévisionnelle ou
budgétaire.

Les comptabilités spéciales


Les comptabilités spéciales des différentes formes de sociétés concernent les
banques, les assurances...

La Technique Comptable Générale


La Technique Comptable Générale est l'objet du présent cours.
Elle est ainsi dénommée parce qu'elle présente les mêmes caractéristiques dans
toutes les entreprises, quel que soit leur genre d'activité.

3 l’objet de la comptabilité
La comptabilité générale se propose un double objectif :
- la mesure du résultat ;
- l’évaluation du patrimoine et l'évaluation de la situation financière.
Elle est la mémoire sans laquelle le bon fonctionnement de l'entreprise pourrait
être remis en cause. Pour cela la comptabilité s'appuie sur un certain nombre de
règles codifiées sous forme de référentiel applicable dans un espace
géographique durant un temps déterminé.
La comptabilité générale dans l'espace OHADA est régie par les règles du
SYSCOAHADA.
CHAPITRE 3 : LES FLUX ECONOMIQUES DE
L’ENTREPRISE
A-Notion de flux économiques
1-Définition
C’est l’ensemble des opérations réalisées par une entreprise pendant une période
donnée. Ce sont également les mouvements des biens et des valeurs qui se
produisent dans un intervalle de temps déterminé. Il en découle que le flux
économique a un sens et une valeur.

2-Sens d’un flux économique


Il est constitué par son point de départ et son point d’arrivée ; on dit que le flux
a une origine et une destination

3-Valeur d’un flux économique


En comptabilité, les quantités en mouvements sont toujours mesurées en unité
monétaire, la valeur d’un flux est donc l’expression en unité monétaire de sa
quantité.

4-Schématisation d’un flux


On décrit un flux par sa représentation à l’aide d’un graphe où figurent :
-Les agents économiques en présence,
-Les flux symbolisés par une flèche.

A B

ORIGINE DESTINATION
L’origine des flux indique une ressource c’est-à-dire « ce qui peut fournir de
quoi satisfaire un besoin »
La destination du flux indique l’emploi c’est-à-dire « l’utilisation de l’élément
transféré par le flux économique »
Exemple : La boutique VK achète 15 sacs de riz au supermarché Cap nord
d’une valeur de 100 000 FCFA
TAF : Représentez les différents flux économiques

Flux réel (marchandises :riz)


VK Flux financier 100 000 FCFA CAP
NORD
5- Distinction des flux
a-Les flux réels
Ils correspondent aux mouvements des biens et des services. Dans l’exemple
précédent, 15 sacs de riz constituent une ressource pour CAP NORD. Il permet
l’opération de vente.

b-Les flux financiers


Ils correspondent aux mouvements de monnaie ou autre moyen de règlement.
Dans le même exemple, VK règle en espèces une somme de 100 000 FCFA.

c-Les flux externes


Ce sont les opérations effectuées entre l’entreprise et l’extérieur (fournisseur,
client, banque,..)

d-Les flux internes


Ce sont les opérations effectuées uniquement au sein de l’entreprise (virement
de fonds, sorties des matières premières du magasin pour l’atelier de production)
Exemple : CARGILL transporte de son entrepôt 100 sacs de cacao vers son
usine.
Flux réel (sac de cacao)
ENTREPOT USINE
CARGILL
CARGILL

Les opérations à l’intérieur de l’entreprise donnent naissance à des flux


économiques internes. Chaque opération interne correspond à un seul flux dont
l’origine est dans un secteur de l’entreprise et la destination dans un autre
secteur de la même entreprise.
Applications1
La société Librairie de France livre à l’école Marie Auzey 40 cartons de cahiers
au prix de 20 000 FCFA le carton.

Application2
L’école Marie Auzey passe un accord avec une société de transport pour
l’acheminement de ses cahiers et lui donne 15 000 FCFA comme frais de
transport.

Applications 3
La boutique VK achète des cahiers à l’école Marie Auzey pour 250 000 FCFA
et règle ainsi qu’il suit : 1/2 en espèces, 1/4 par cheque et le reste à crédit.
TAF : Analyser cette opération en termes de flux économiques.
B-Analyse comptable des opérations
1. Représentation et analyse des flux
Tout flux se caractérise par :
Un départ (origine) que l’on appelle RESSSOURCES
Une arrivée (destination) que l’on appelle EMPLOI

Exemple1 :L’entreprise ASSOMA achète à crédit des marchandises d’une


valeur de 1 500 000 FCFA à son fournisseur N’DRI, le 05/09/2020.
Représenter et analyser les différents flux chez ASSOMA et chez N’DRI

05/09/2020 E Marchandises : 1 500 000 F R


Flux réel externe
ASSOMA N’DRI
(Client) Dettes : 1 500 000F / Créances : 1 500 000F
E
Flux financier externe
(Fournisseur)

Analyse comptable chez ASSOMA Analyse comptable chez N’DRI


E : Marchandises : 1 500 000 E : Créances clients : 1 500 000
R : Dettes fournisseurs : 1 500 000 R : Marchandises : 1 500 000

EXEMPLE 2 : L’entreprise ASSOMA vend de la marchandise pour 1 000


000FCFA dont 700 000 F réglé par chèque bancaire et le reste en espèces, le
05/08/15.
Représenter et analyser les différents flux chez ASSOMA et chez le Client.

Marchandises : 1 000 000 F


05/09/2020 R Flux réel externe E
ASSOMA Banque : 700 000 F
Client
Caisse : 300 000 F
(Fournisseur) E Flux financier externe R
E R
Analyse comptable chez ASSOMA Analyse comptable chez le Client
E : Banque : 700 000 E : Marchandises : 1 000 000
E : Caisse : 300 000 R : Banque : 700 000
R : Marchandises : 1 000 000 R : Caisse : 300 000
EXEMPLE 3 : L’entreprise ASSOMA dépose les 300 000 F d’espèces sur
son compte banque, le même jour.
Représenter et analyser les différents flux.

Flux financier 300 000


Caisse R E Banque

Analyse comptable chez ASSOMA

E : Banque : 300 000


R : Caisse : 300 000

EXEMPLE 4 : L’entreprise ASSOMA vend le 10/08/15 à un client à 600 000


F, des marchandises qui lui ont couté 520 000 F. Le client règle les 2/3 de
l’opération par chèque. Le solde est réglé une semaine après en espèces.
Représenter et analyser les différents flux chez ASSOMA et chez son Client.

1ière PHASE
Marchandises : 520 000 F Marchandises
E
10/08/15 R Bénéfice : 80 000 F 600 000 F
(Résultat
Banques : 400 000 F
ASSOMA Créances : 200 000 F /Dettes : 200 000 F Client
R
E
R
Analyse comptable chez ASSOMA Analyse comptable chez le Client
E : Créances clients: 200 000 E : Marchandises : 600 000
E : Banques : 400 000 R : Banque : 400 000
R : Marchandises : 520 000 R : Dettes fournisseurs : 200 000
R : Bénéfice (Résultat) : 80 000

2ième PHASE
Créances : 200 000 F / Dettes : 200 000 F
17/08/15 R E
(Annulation)
ASSOMA CLIENT
Caisse : 200 000 F

Analyse comptable chez ASSOMA Analyse comptable chez le Client


E : Caisse : 200 000 E : Dettes fournisseurs : 200 000
R : Créances clients : 200 000 R : Caisse : 200 000

C. Tableau Emploi-Ressource
Il s’agit d’un tableau d’analyse de flux dans une entreprise donnée.
Il se présente de la manière suivante :

Dates Opérations Emplois (E) Ressources (R)


Compte Montant Compte Montant

Application 1
L’entreprise ALPHA réalise en juin 2013, les opérations suivantes :
 02-06-2013 : Achat de marchandises 600 000 F.
 05-06-2013 : Règlement de la moitié de l’achat du 02-06-2013,
par chèque bancaire BICICI.
 08-06-2013 : Vente de marchandises 500 000 F.
 10-06-2013 : Règlement par caisse du client 400 000 F.
 15-06-2013 : Dépôt de 320 000 F sur le compte banque,
 17-06-2013 : Vente de marchandises à 200 000 F par chèque.
 20-06-2013 : Règlement de la moitié du solde du compte fournisseur
Par chèque bancaire BICICI.
 25-06-2013 : Règlement en espèces de la facture CIE 25 000 F et
du loyer du magasin 35 000 F.
TAF : Représenter les différents flux et analyser les chez ALPHA et chez
son partenaire.
CHAPITRE 4 : LE COMPTE
1 définition
Le compte est un tableau composé de deux parties : la partie gauche appelée
« débit »
et la partie droite appelée « crédit » :
- débiter un compte signifie inscrire une somme au débit du compte (à
son côté gauche) ;
- créditer un compte signifie inscrire une somme au crédit du compte (à
son coté droite).

2 présentations du compte
Le compte est un tableau à double entrée qui par analogie avec le bilan
enregistre dans sa partie gauche appelée débit, les mouvements emplois, et dans
sa partie droite appelée crédit les mouvements ressources.
Dans un compte on retrouve les éléments suivants :
- Le nom du compte.
- La date de l’opération
- Le libellé explicatif (indications sommaires des opérations effectuées).
- La valeur des mouvements.

3 les différents tracés


En tant que tableau, le compte peut être présenté par différents tracés.
1– Le tracé classique

Débit Désignation du compte


Crédit
Date Libellés Somme Date Libellés Somme
s s s s

Total débit Total crédit

2– Le tracé à colonnes mariées


Désignation du
compte
Som
mes
Date Libell Déb Cré
s és it dit

Tot
al

3– Le tracé avec colonnes de soldes

Désignation du
compte
Som Sold
mes es
Date Libell Débit Crédit débite crédite
s és ur ur
Tot
al

4– Le tracé schématique
Pour des raisons de pratique (calcul rapide des soldes, …), les comptes
sont représentés sous une forme simplifiée dite « compte en T ».

D Désignation du compte C
…………………………… ……………………………

……… …….

…………………………… ……………………………

……… …….

D : débit C : crédit Règle :  débit =  crédit

Notion de solde de compte


Le solde d’un compte est la différence de deux totaux (total débit et
total crédit). Un compte peut présenter un solde débiteur ou un solde
créditeur ou un solde nul.
1– Solde débiteur :
Un solde est débiteur, lorsque le total des sommes inscrites au débit est
supérieur à celui des sommes portées au crédit. Généralement, tous les
comptes d’actif doivent avoir un solde débiteur qui est inscrit au crédit.
2 – Solde créditeur :

Un solde est créditeur lorsque le total des sommes inscrites au débit est
supérieur à celui des sommes portées au débit. Théoriquement, les
comptes de passif doivent avoir un solde créditeur qui est inscrit au
débit.
3 – Solde nul :

Un solde est nul, lorsque le total des montants inscris au débit est égal à
celui des montants portés au crédit.
Exemple :

D C/Caisse C D C/Fournisseur C D C/Banque


CC C

15 000 9 000 16 000 7 000 11 000 15 000


2 000 / / 19 000 3 000 1500
/ / / / 2 500 /
/ SD : 8 000 S C : 10 000 / 16 500 // 16 500
26 000 26 000
17 000 17 000

Remarques :
- Le solde débiteur du compte caisse nous renseigne sur le montant
de l’espèce existant en caisse.
- Le solde du compte caisse peut être débiteur ou nul mais ne doit, en
aucun cas, être créditeur (étant donné qu’il ne peut y avoir moins de
zéro « 0 » DA dans la caisse).
- Le solde du compte banque peut, par contre, être créditeur. Dans ce cas on
parle de
« découvert bancaire ».
CHAPITRE 5 : LE BILAN
Le bilan est un tableau récapitulatif de la situation financière d'une entreprise à
un moment donné

BILAN DE L’ENTREPRISE ALLA AU 31/12/N


ACTIF PASSIF
BIENS DETTES
La partie de droite consacrée aux ressources porte le nom de Passif. Le passif
du bilan indique l'origine des sommes qui ont permis l'acquisition des emplois.
Le passif se compose :
. du capital de l'entreprise (apports de l’exploitant ou des associés) ;
. des dettes envers les tiers (banque, fournisseurs, prêteurs) ;
. des profits éventuellement (flux internes crées par l'entreprise).
La partie de gauche consacrée aux biens porte le nom d’Actif. L’actif du bilan
indique comment ont été utilisés les dettes et par conséquent tout ce que possède
l'entreprise et tout ce qui lui est dû. L’actif se compose des biens (emploi).
. Les emplois regroupent les biens qui restent longtemps dans leur état
d'acquisition dans l'entreprise (Terrains, Constructions, Matériels, Mobiliers…)
et les biens qui font rapidement l'objet de transformation. Il s'agit des
marchandises en magasin qui sont transformées par les ventes en créances sur
les clients, puis, lorsque les clients paient en espèces ou en avoirs en banque.
Tout ce qui reste dans l'entreprise sous une forme donnée constitue des emplois.

I. LES CARACTÉRISTIQUES DU BILAN

Les caractéristiques du bilan reposent sur l'égalité entre l'actif et le passif et le


classement des postes du bilan.

1.1. L'égalité de l'actif et du passif

L'égalité constitue la caractéristique fondamentale du bilan. Mais cette égalité


n'a pu être obtenue que par compensation de l'écart existant entre les emplois et
les ressources externes. Cet écart est appelé Résultat. Il peut être bénéficiaire ou
déficitaire.

1.1.1. Détermination du résultat (cas ou le résultat est bénéficiaire)

ENTREPRISE KONAN
ACTIF PASSIF
Emplois Ressources externes
(biens) (capital et dettes)
Profit (ressource interne)
+

1.1.2. Détermination du résultat (cas ou le résultat est déficitaire)

ENTREPRISE KOUASSI au 31/12/N


ACTIF PASSIF
Emplois Ressources externes
(biens) (capital et dettes)
Perte (-)

RÉSULTAT = BIENS - (CAPITAL + DETTES)


RÉSULTAT = EMPLOIS PROVISOIRES - RESSOURCES EXTERNES

N.B : la différence entre ce que possède l'entreprise et ce qu'elle doit, constitue


son patrimoine net appelé situation nette. La situation nette est constituée des
capitaux propres.

1.2. Classement des postes du bilan

A l'actif du bilan, les postes sont classés par ordre de liquidité croissant. Par
liquidité, il faut entendre la facilité avec laquelle on pourra vendre ce bien pour
se procurer de l'argent liquide.
Au passif, les comptes du bilan sont classés par ordre d'exigibilité croissant.
C'est -à- dire dans l'ordre croissant de remboursement.
On inscrit d'abord les postes susceptibles d'être remboursés en dernier et ainsi de
proche en proche, on termine par ceux qui sont à payer dans les plus proches
délais.

II. ÉVOLUTION DU BILAN

2.1. Généralités

Le bilan, tableau représentant la situation de l'entreprise à un moment donné


évolue avec elle. Chaque opération nouvelle va entraîner un changement de
situation et va apporter un certain nombre de variations à l'intérieur des postes
du bilan.

2.2. Application

L'entreprise FACI vous communique les informations relatives :


- à son bilan au 1/1/N ;
- aux opérations effectuées au cours du mois de janvier N.

Les informations relatives au bilan sont :


Fournisseurs 430.000
Immeuble 10.000.000
Caisse 170.000
Dettes envers l'État 100.000
Terrains 2.200.000
Banque 700.000
Clients 360.000
Capital 15.000.000
Mobilier 800.000
Marchandises 1.300.000

Les opérations réalisées en janvier N sont les suivantes :


2/1/N : Vente à crédit de marchandises 1.000.000 F. Ces marchandises ont coûté
1.200.000 F
12/1/N : Règlement des clients 1.300.000 F par chèque bancaire
15/1/N : Retrait de 2.000.000F en espèces à la banque
24/1/N : Achat de 10.000.000 F de marchandises à crédit
25/1/N : Vente de 4.000.000 F de marchandises à crédit. Ces marchandises ont
coûté 2.200.000F
26/1/N : Règlement de 2.000.000 F des clients en espèces
27/1/N : Dépôt de 1.450.000 F en banque
31/1/N : Achat d'un micro-ordinateur à crédit 1.500.000 F
T.A.F : 1) Etablir le bilan au 1er janvier N
2) Présenter la situation de tous les comptes au 31/1/N.
3) Etablir le bilan au 31 janvier N
Solution

1)Bilan de l'entreprise FACI au 1er janvier N

ACTIF PASSIF
Eléments Montants Eléments Montants
22. Terrains 2.200.000 101. Capital 15.000.000
23. Bâtiments 10.000.000 401. Fournisseurs 430.000
244. Mobilier 800.000 44. Etat 100.000
31. Marchandises 1.300.000
411. Clients 360.000
521. Banque 700.000
571. Caisse 170.000
TOTAL 15.530.000 TOTAL 15530000

2) Présentation de la situation de tous les comptes de l'entreprise FACI au

31/1/N après l'enregistrement des opérations

- Ӑ l’actif
Terrains = 2.200.000
Bâtiments = 10.000.000
Mobilier = 800.000
Micro-ordinateur = 0 +1.500.000 = 1 500 000
Marchandises = 1.300.000 –1.200.000 +10.000.000 – 2.200.000 = 7.900.000
Clients = 360.000 + 1.000.000 –1.300.000 + 4.000.000 – 2.000.000 = 2.060.000
Banque = 700.000+ 1.300.000 – 2.000.000 + 1.450.000 = 1.450.000
Caisse = 170.000 + 2.000.000 + 2.000.000 – 1.450.000 = 2.720.000

- Au passif
Capital = 15.000.000
Fournisseurs = 430.000 +10.000.000 = 10.430.000
Etat = 100.000
Fournisseur d'investissement = 0 + 1.500.000 = 1.500.000
Résultat = -200.000 + 1.800 000 = + 1.600.000

Le résultat est un bénéfice car il est positif.

3) Bilan de l'entreprise FACI au 31/01/N

ACTIF PASSIF
Eléments Montants Eléments Montants
22. Terrains 2.200.000 101. Capital 15.000.000
23. Bâtiments 10.000.000 13. Bénéfice +
244. Mobilier 800.000 401. Dettes fournisseurs 1.600.000
2442. Matériel 1.500.000 44. Dettes Etat 10.430.000
informatique 7.900.000 481. Dettes fournisseurs 100.000
31. Marchandises 2.060.000 d’investissement 1.500.000
411. Clients 1.450.000
521. Banque 2.720.000
571. Caisse
TOTAL 28.630.000 TOTAL 28.630.000

COMMENTAIRES

- Les montants de certains comptes ont varié. Les comptes


« Marchandises », « Banque » par exemple
- Deux nouveaux comptes sont apparus : les comptes « Matériel informatique »
et « Fournisseurs d'investissement »
- L'activité de janvier a généré un bénéfice.

BÉNÉFICE = Total actif - Total passif sans le résultat


Total actif = 28.630.000
Total passif sans le résultat = ?
Capital = 15.000.000
Dettes fournisseurs = 10.430.000
Dettes État = 100.000
Dettes fournisseurs d'investissements = 1.500.000
Total Passif sans le résultat = 27.030.000
Résultat = + 1.600.000

CHAPITRE 6 : ETUDE DU SYSTÈME COMPTABLE

Le SYSCOHADA est le référentiel comptable en cours dans les dix-sept pays


de l’OHADA.
Les pays de l'OHADA sont le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la
Guinée Bissau, le Mali, le Niger, Le Sénégal, le Togo, le Cameroun, les
Comores, le Congo Brazzaville, la République Démocratique du Congo, le
Gabon, la Guinée Conakry, la Guinée Bissau, la Guinée Equatoriale, la
Centrafrique, et le Tchad. Il a été construit sur la base du modèle comptable
retenu dans le projet d'acte uniforme de l’OHADA élaboré en 1995.
Le SYSCOHADA appliqué depuis 2016 a pour objectifs :
- d'harmoniser les pratiques comptables dans les pays de l’OHADA qui
disposaient d'une comptabilité propre.
- d'adapter le modèle comptable des entreprises aux normes internationales.
Cette disposition facilite désormais les audits internationaux.
- de mettre à la disposition des opérateurs économiques du secteur informel, des
instruments comptables leur permettant de tenir aussi une comptabilité.

I. CARACTERISTIQUES GENERALES

Le SYSCOHADA très influencé par les normes internationales, introduit des


innovations conceptuelles et techniques en :
- présentant un cadre conceptuel ;
- faisant une certaine place à l’exposé de principes comptables et de méthodes
d'évaluation ;
- affirmant la finalité d'image fidèle de l'information publiée ;
- modulant les états financiers en trois « systèmes »
Le SYSCOHADA requiert par ailleurs :
- la normalisation « codification » (plan de comptes)
- la séparation comptabilité générale, comptabilité analytique de gestion.

1.1. Les principes comptables et les méthodes d'évaluation

Pour permettre l'harmonisation des pratiques comptables, le SYSCOHADA


propose des principes comptables fondamentaux que sont :
- le principe d'indépendance des exercices ;
- le principe de continuité de l'exploitation ;
- le principe du coût historique ;
- le principe de prudence ;
- le principe de permanence des méthodes ;
- le principe de transparence (bonne information ou clarté) ;

- le principe d'importance significative ;


- le principe de correspondance bilan d’ouverture et bilan de clôture ;
- le principe de la prééminence de la réalité sur l'apparence

I.2. Les états financiers annuels

Ils sont au nombre de quatre. Ce sont le Bilan, le Compte de Résultat, le Tableau


de flux de trésorerie et l'Etat annexé. Ce dernier est destiné à compléter et
expliciter l'information donnée par les trois premiers états. Il contribue de façon
déterminante à l'obtention d'une image fidèle.
Il existe trois modèles (systèmes) de présentation des états financiers destinés à
faciliter l'application du SYSCOHADA.
Ce système correspond à un modèle type d'états financiers de synthèse et à
l'ensemble de comptes permettant de les obtenir.
Ces modèles sont le système normal, et le système minimal de trésorerie (SMT).

1.1.1. Le système normal

Il est prévu pour toute entreprise quelle que soit sa dimension. C'est en quelque
sorte, la solution de « droit commun ».
Il est réservé aux petites et moyennes entreprises ne dépassant pas une taille
fixée par la loi (sur la base du chiffre d'affaires et de l'effectif salarié).

1.1.2. Le système minimal de trésorerie (SMT)

Le SMT est réservé aux très petites et moyennes entreprises.


La normalisation ne se limite pas aux états financiers ; elle va loin en proposant
un plan de comptes.

1.2. Le plan des comptes

La normalisation va en amont des états financiers annuels. Elle s'étend au


système de comptes à utiliser sur le plan de comptes à suivre, défini et codifié
pour toutes les entreprises.
La normalisation est obligatoire pour l'obtention des états financiers. El1e est
une caractéristique de l'approche « continentale » de la comptabilité (Allemagne,
France, Afrique francophone...)
Pour une meilleure utilisation de ce plan de comptes et pour faciliter le contrôle
de la comptabilité, le SYSCOHADA exige une tenue de la comptabilité.

II. LA TENUE DE LA COMPTABILITÉ (les conditions de fond)

Le règlement relatif au droit comptable fait obligation à toutes les entreprises


soumises aux dispositions du droit commercial, les entreprises publiques, les
coopératives, les associations de :
- procéder à l'enregistrement chronologique des opérations (articles 15 ; 17
alinéa 4) .
- contrôler au moins une fois par an par inventaire, l'existence et la valeur des
éléments actifs et passifs (article 17, alinéa 6) ;
- établir des états financiers annuels (articles 8 et 11).
Pour réaliser des états financiers sincères, le SYSCOHADA exige des livres
comptables.

I.1. Les livres comptables obligatoires


Avant l'établissement des états financiers, le SYSCOHADA impose un certain
nombre de documents qui sont le Livre-journal, le Grand livre, la Balance
générale des comptes et le Livre d'inventaires.
Ces documents sont appelés livres-comptables et sont obligatoires.

I.1.1. Le Livre-journal

Il enregistre les opérations au jour le jour et opération par opération.


Toutefois, les opérations de même nature, réalisées en un même lieu au cours
d'une même journée peuvent être récapitulées sur une pièce justificative unique
et enregistrées comme si elles n'en faisaient qu'une.
Tout enregistrement comptable doit indiquer la nature et les références de la
pièce justificative à défaut de laquelle, l’écriture est sans aucune valeur
(puisqu’il serait possible de « passer n’importe quel mouvement dans les
comptes »)
La durée des pièces justificatives est de dix (10) ans.

I.1.2. Le Grand-livre

C’est l'ensemble des comptes ouverts par l'entreprise.

I.1.3. Le Livre d'inventaire

On y reporte les comptes de bilan et les comptes de résultat. Le résumé de


l'opération d'inventaire y est également reporté.

I.1.4. La Balance générale des comptes

C'est un état récapitulatif faisant apparaître à la clôture de l'exercice pour chaque


compte : le solde débiteur ou créditeur à l'ouverture de l'exercice, le cumul
depuis l'ouverture de l'exercice, les mouvements débiteurs et créditeurs, le solde
débiteur ou créditeur à la date considérée.
Ces livres comptables doivent être tenus de la même façon dans toutes les
entreprises.
I.1.5. La tenue des livres comptables

La forme matérielle peut être diverse, du registre cousu au registre à feuillet


mobiles et aux documents informatiques tirés sur papier.
Le livre journal et le livre inventaire sont cotés, paraphés et numérotés de façon
continue par l'autorité compétente (greffe du tribunal...) selon l'article 6.
Ils doivent être tenus sans blanc ni altération d'aucune sorte. Les corrections sont
effectuées uniquement en négatif des éléments erronés (article 20)
Ces documents doivent être conservés pendant dix ans au moins sous leur forme
originelle (article 24).
Le non-respect de ces dispositions entraîne de graves conséquences civiles
(absence de force probante des comptes) et pénale (délits divers).
Le SYSCOHADA a aussi prévu des dispositions pour les traitements
comptables informatiques.

2.2. Les comptabilités informatisées

Le SYSCOHADA précise les conditions de fiabilité qui s'attachent aux


traitements comptables informatiques qui concernent la grande majorité des
comptabilités (article 67)
Le SYSCOHADA a mis en place un plan comptable pour renforcer la
normalisation.

III. NOTION DE PLAN COMPTABLE

Pour une organisation méthodique des travaux comptables, une classification


rationnelle des comptes est indispensable. Cette classification se fera dans le
cadre de ce qui est convenu d'appeler le Plan comptable.

3.1. Définition

Le plan comptable d'une entreprise ; c'est la liste des comptes qu'elle utilise
classés dans un ordre déterminé par le SYSCOHADA.

III.2. Objet du plan comptable

- le plan comptable propose une codification des comptes à utiliser.


- le plan comptable définit le contenu et les règles de fonctionnement de
chaque compte
- le plan comptable définit les modalités générales d'évaluation des
éléments d'actif.
Dans le souci d'harmoniser les pratiques comptables au sein de l'OHADA, le
SYSCOHADA s'est doté d'un contenu.

III.3. Le contenu du SYSCOHADA

Le SYSCOHADA comprend un cadre comptable et un ensemble de tableaux.

3.3.1. Le cadre comptable

Il visualise la classification opérée par le SYSCOHADA et indique le principe


de codification.
Ce système de numérisation comprend des classes et des comptes principaux.
Les comptes principaux sont divisés en comptes divisionnaires et enfin des sous-
comptes à quatre chiffres ou plus, subdivisions des comptes divisionnaires, si les
besoins de l'analyse comptable l'exigent.

3.3.2. Les classes des comptes

Les comptes du SYSCOHADA sont classés par centre d'intérêt.

Les comptes de bilan comprennent les comptes de la classe 1 à 5 :

- classe 1 : comptes de ressources durables


- classe 2 : comptes d'actif immobilisé
- classe 3 : comptes de stocks
- classe 4 : comptes de tiers
- classe 5 : comptes de trésorerie
Les comptes de gestion comprennent les comptes des classes 6 à 8 :
- classe 6 : enregistre les comptes de charges des activités ordinaires
- classe 7 : enregistre les comptes de produits des activités ordinaires
- classe 8 : enregistre les comptes de charges et de produits hors
activités ordinaires.
Par ailleurs, la classe 9 regroupe les comptes spéciaux qui sont :
- les comptes des engagements hors bilan (90 et 91). Ils concernent
les avals accordés à un tiers et les avals reçus....
- les comptes de comptabilité analytique de gestion d'exploitation
(92 à 99)

3.3.3. Les soldes des comptes

Nous pouvons rencontrer des comptes à soldes débiteurs, des comptes à soldes
créditeurs et des comptes pouvant présenter soit des soldes créditeurs ou
débiteurs.

3.3.3.1. Les comptes du bilan

- classe 1 : solde créditeur


- classe 2 : solde débiteur
- classe 3 : solde débiteur
- classe 4 : solde créditeur ou débiteur
- classe 5 : solde débiteur ou créditeur

3.3.3.2. Les comptes de gestion

- classe 6 : solde débiteur


- classe 7 : solde créditeur
- classe 8 : solde créditeur pour les produits et débiteur pour les
charges.

Les comptes de produits et de charges hors activités ordinaires se distinguent par


leur deuxième chiffre.
Lorsque le deuxième chiffre est pair, le compte est un produit, dans le contraire,
c’est une charge.

III.4. Les comptes

Les comptes sont codifiés.


Chaque classe est divisée en comptes à deux chiffres numérotés de 0 à 9. Nous
appellerons ces comptes, comptes d'ordre 2.

Ces comptes d'ordre 2 sont divisés en comptes d'ordre 3, numérotés de 0 à 9, à


l'intérieur de chaque compte d'ordre 2.
Ces comptes sont eux-mêmes divisés en sous-comptes qui peuvent être eux
aussi, subdivisés si les besoins de l'analyse comptable l'exigent.

Exemple : Immobilisations

Classe 2 : Immobilisations

Comptes d'ordre 2 de classe 2 : immobilisations

23.Bâtiments, installations techniques et agencements


24.Matériels
27.Autres immobilisations

Comptes d'ordre 3

241.Matériel et outillage industriel et commercial


242.Matériel et outillage agricole
243.Matériels d'emballages récupérables et identifiables
244.Matériel et mobilier
245.Matériel de transport

Comptes d'ordre 4
Du compte d'ordre 3 « 245.Matériel de transport », nous pouvons obtenir des
comptes d'ordre 4 :
2451. Matériel automobile
2452. Matériel ferroviaire
2453. Matériel fluvial, lagunaire
2454. Matériel naval
2455. Matériel aérien…
En fait le SYSCOHADA a limité les comptes à 4 chiffres, laissant aux
entreprises le soin de décider des subdivisions plus analytiques.
Le SYSCOHADA prévoit par exemple un compte « 2451.Matériel
automobile ». Il laisse l'aptitude à chaque entreprise de subdiviser les comptes à
4 chiffres en fonction de ses propres besoins, par exemple :
2451 1. Matériel automobile léger
2451 2. Matériel automobile lourd
Le SYSCOHADA a aménagé un certain nombre de parallélismes et de
constances qui facilitent l'utilisation et la mémorisation des numéros de comptes.

3.4.1. Les parallélismes


Les parallélismes s'établissent entre des comptes de charges et produits d'une
part et entre comptes d'actif et passif d'autre part.

Tableau de parallélisme entre charges et produits

Charges Produits
601.Achats de marchandises 701.Ventes de marchandises
602.Achats de matières premières 702.Ventes de produits finis
65.Autres charges 75.Autres produits
67.Frais financiers 77.Revenus financiers
697.Dotations aux provisions financières 797.Reprises de provisions
Le parallélisme s'établit au niveau des derniers chiffres

Tableau de parallélisme entre comptes d'actif et du passif

Actif Passif
275.Dépôts et cautionnements versés 165.Dépôts et cautionnements reçus
412.Clients effets à recevoir 402.Fournisseurs effets à payer
411.Clients 401.Fournisseurs
Le parallélisme s'établit au niveau des 3èmes chiffres

3.4.2. Les constances

Nous distinguons quatre cas de constances :


- le chiffre 9
Le chiffre 9 en troisième ou quatrième position correspond à un solde inversé
par rapport à la nature normale des comptes de la catégorie.
Exemple: les comptes 401 ; 402 et 408 sont créditeurs ; alors que le compte 409
est débiteur.

- les comptes d'amortissement


Les comptes d’amortissements font intervenir le chiffre 8 en deuxième position.
L'amortissement s'applique aux immobilisations.

2. Comptes d’immobilisation 28. Amortissements des immobilisations


21. Immobilisations incorporelles 281. Amortissement des immobilisations incorporelles
22. Terrains 282. Amortissement des terrains
23. Bâtiments 283. Amortissement des bâtiments
24. Matériels 284. Amortissement des matériels

Le compte « 28. Amortissements des immobilisations » présente toujours un


solde créditeur.

- les comptes de provisions


Les comptes de provisions font intervenir le chiffre 9 en deuxième position.
. Provisions financières pour risque et charges (compte 19)
. Provisions pour dépréciation de l'actif immobilisé (compte
29)
. Dépréciations provisionnées (39 ; 49 ; 59)
. Risques provisionnés (499 ; 599)
Le solde des comptes de provisions est toujours créditeur.

- les comptes de variations de stocks


Le chiffre 3 rappelle la classe des stocks.
. Variations des stocks de biens achetés (603)
. Variations des stocks de biens et services produits (73)
Le compte « Variation de stocks » peut être créditeur ou
débiteur.
CHAPITRE 7 : DETERMINATION DU RESULTAT
A. La notion du résultat
Le résultat est la différence entre la somme des produits et la somme des charges
d’une entreprise.
R=somme des produits-somme des charges
La charge est le prix à payer d’un bien acheté. C’est une consommation
définitive.
Le produit est ce que l’entreprise a généré pendant une période.
NB : L’ensemble des comptes qui participent à la détermination du résultat
s’appellent les comptes de gestion.

B.Fonctionnement des comptes de gestion

1. Les comptes de charges


Ce sont les comptes de la classe 6, ils augmentent au débit et diminuent au
crédit, leur solde est essentiellement débiteur.

2. Les comptes de produits


Ce sont les comptes de la classe 7, ils augmentent au crédit et diminuent au
débit, leur solde est toujours créditeur.

C.Calcul du résultat comptable


1. Le système minimal de trésorerie
Le système minimal de trésorerie est un des systèmes comptables qui consiste à
déterminer le résultat des plus petites entreprises. Il s’identifie par :
La présentation du livre des encaissements (livre des recettes)
La présentation du livre des décaissements (livre des dépenses)
Le calcul du résultat
RESULTAT=RECETTES - DEPENSES

Date Num désignation Entrées Sorties solde


pièces Recettes Dépenses

Total

Application
La société Yalta est une petite entreprise installée à Adjamé et spécialisée dans
la vente des produits de consommation courante. Au cours du 3eme trimestre de
l’année 2020, elle a effectué les opérations suivantes :
-Le 02 juillet : achat de marchandises en espèces 1 200 000 FCFA
-Le 03 juillet : vente au comptant en espèces de marchandises 2 010 000 FCFA
-Le 04 juillet :règlement de la facture du téléphone en espèces 85 000 FCFA
-Le 06 juillet :règlement facture d’eau en espèces 25 000 FCFA
-Le 08 juillet :achat de marchandises par cheque bancaire 1 450 000 FCFA
-Le 15 juillet :vente de marchandises par cheque bancaire 990 000 FCFA
- Le 05 Aout :règlement facture ENEO par cheque bancaire 120 000 FCFA
-Le 07 Aout :paiement des salaires en espèces 380 000 FCFA
-Le 10 Aout :achat de marchandises en espèces 1 300 000 FCFA
-Le 20 Aout :vente de marchandises par cheque bancaire 2 800 000 FCA
TAF :Présentez le livre des encaissements et celui des décaissements puis
calculez le résultat.

CHAPITRE 8 : ENREGISTREMENT DES FACTURES


L’opération d’achat-vente met en relation le vendeur et l’acheteur. L’achat est le
fait de l’acheteur (client) alors que, la vente est le fait du vendeur (fournisseur).
I. LA FACTURE DOCUMENT D’ACHAT-VENTE
1.1. Les documents commerciaux intervenant dans une opération d’achat-
vente
Il s’agit du bon de commande, du bon de livraison et de la facture. Le bon de
commande est un document par lequel le client donne l’ordre au fournisseur de
lui livrer des biens déterminés pour une quantité également déterminée pour un
prix généralement fixé. Le bon de commande est établi en deux exemplaires :
l’original va chez le fournisseur qui le classe dans le fichier commandes reçues
et donne l’ordre de fabrication à l’atelier. Le double est conservé dans le fichier
commandes passées du client.
Le bon de livraison (BL) est un document qui est remis avec la marchandise par
le vendeur à l’acheteur. Il est établi en trois exemplaires dont deux vont chez le
client. L’un est signé et retourné au vendeur et tient lieu de bon de réception. Le
deuxième est classé chez le client dans le fichier commandes reçues et permet de
vérifier si la commande reçue est conforme à la commande passée.
Quant au fournisseur, il conserve un exemplaire dans son fichier commande
livrée afin de contrôler si la commande reçue est conforme à la commande
livrée.
C’est au vu du bon de livraison signé par le client que le fournisseur dresse la
facture.
La facture est établie par le vendeur, indique le détail des marchandises vendues
et le décompte du montant net à payer par l’acheteur. La facture constitue le
document de base de l’enregistrement comptable tant pour l’acheteur que pour
le vendeur.
1.2. La circulation des documents commerciaux relatifs à un achat de
marchandises
Deux grands services sont concernés : les services internes et les services
externes.
1.2.1. Les services internes
Les services internes sont le magasin, le service achat, le secrétariat.

1.2.1.1. Le service magasin


Le service magasin formule une commande d’achat en deux exemplaires ; il en
conserve un, et adresse l’autre au service achat afin de commander les articles
épuisés, ou presqu’épuisés. Le magasin reçoit les marchandises, établit le bon
d’entrée en trois exemplaires, conserve un et met à jour les fiches de stocks.

1.2.1.2. Le service achat


Le service achat reçoit les demandes d’achat, consulte les fichiers et tableaux
comparatifs, passe commande en deux exemplaires. Il garde un exemplaire et
transmet l’autre au secrétariat. Il reçoit les bons d’entrée et les factures,
complète et met à jour les plannings.

1.2.1.3. Le secrétariat
Le secrétariat livre le courrier (bon de commande). Il reçoit également le
courrier, l’enregistre dans le cahier et le ventile (factures).

1.2.2. Les services externes (fournisseurs)


Le fournisseur reçoit la commande, prépare les bons de livraison et de réception,
ainsi que la facture en trois exemplaires. La facture se présente généralement
comme suit :
1. désignation du fournisseur
2. désignation du client
3. numéro de la facture
4. date d’établissement de la facture
5. désignation des articles
6. montant de la facture
7. date de règlement

Nous verrons successivement les factures simples, c’est à dire ne comportant ni


réductions, ni
majorations, les factures comportant des réductions, et enfin les factures
comportant des majorations
.
II.ENREGITREMENT DES FACTURES SIMPLES, SANS REDUCTION
NI MAJORATION

2.1. Facture d’achat vente à crédit

Exemple : le 20 novembre N, FOUA BI expédie à DIALLO diverses


marchandises.
Montant de la facture 200.000F payables dans trois mois.
Analyse de l’opération

Chez l’acheteur DIALLO (client)


cette facture représente une facture d’achat pour DIALLO l’acheteur
Numéro de Intitulés Montant
compte
Débit Crédit Débit Crédit

Chez le vendeur FOUA Bi (fournisseur)


Cette facture représente une facture de vente pour FOUA Bi le vendeur
Numéro de Intitulés Montant
compte
Débit Crédit Débit Crédit

2.2. Facture d’achat vente au comptant


Exemple : SERI vend à ATCHO 500.000F de marchandises le 20/11/N.
Le montant est réglé immédiatement en espèces.
Chez l’acheteur ATCHO (client)
cette facture représente une facture d’achat pour DIALLO l’acheteur
Numéro de Intitulés Montant
compte
Chez le vendeur SERI (fournisseur)
Cette facture représente une facture de vente pour FOUA Bi le vendeur
Numéro de Intitulés Montant
compte

III.FACTURE COMPORTANT DES RĖDUCTIONS

Nous allons rencontrer deux types de réductions sur facture. Il s’agit des
réductions à caractère commercial et de la réduction à caractère financier.

3.1. Les réductions à caractère commercial


Ce sont les rabais, les remises et les ristournes. Les rabais sont des réductions
pratiquées exceptionnellement sur le prix de vente préalablement convenu pour
tenir compte, par exemple d’un défaut de qualité ou conformité des objets
vendus, d’un retard dans la livraison.
Les remises sont des réductions pratiquées habituellement sur le prix courant de
vente, en considération par exemple de l’importance de la vente ou de la qualité
du client et généralement calculées par application d’un pourcentage au prix
courant de vente.
Exemple : remise de 15% pour commande supérieure à 1.000.000F
Les ristournes sont des réductions de prix calculées sur l’ensemble des
opérations faites avec un même tiers, client ou fournisseur, pendant une période
déterminée (trimestre, semestre, année etc.).
Exemple : ristourne de 2% sur le chiffre d’affaires de l’année traité avec le
même client, si ce chiffre d’affaires dépasse 2.500.000F
3.2. La réduction à caractère financier
Il s’agit de l’escompte de règlement. L’escompte est une réduction accordée aux
clients qui paient leur achat avant l’échéance. Il est toujours calculé sur le net
commercial. Il est uniquement lié aux conditions de paiement.

3.3. Comptabilisation des factures comportant des réductions


- Exemple de facture comportant des réductions

TAF :
1) Enregistrer cette facture chez le vendeur et chez le client.
2) Enregistrer le règlement par chèque de cette facture chez le fournisseur et
chez le client.
- Comptabilisation
Les rabais, les remises et les ristournes (RRR) portés sur la facture de Doit ne
s’enregistrent pas. Le NET COMMERCIAL est comptabilisé dans les comptes «
601.Achats » ou « 701.Ventes ». L’escompte s’enregistre. Il constitue un produit
(« 773 ») pour le client, alors qu’il représente
une charge (« 673 ») pour le fournisseur.

IV. ENREGISTREMENT DES FACTURES COMPORTANT DES


MAJORATIONS
Les factures de vente font souvent mention de sommes qui s’ajoutent au
prix des marchandises. Il
s’agit :
- de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA)
- des frais de port mis à la charge du client
- du montant des consignations d’emballages récupérables
Le dernier point sera étudié ultérieurement.
4.1. Facture comportant la TVA

NB : La TVA s’applique toujours sur le net financier


Exemple : La facture de la société NILI à son client SEA comporte les
informations suivantes Marchandises HT 4 000 000 Remise 5% Escompte 2%
TVA 18%

TAF : Etablisse la facture et Enregistrer cette facture chez le client et chez le


fournisseur le 01/10/N.
Exercice : Le 31/10/N Le client règle la facture par chèque bancaire n°12.
TAF : Enregistrer cette opération chez le client et chez le fournisseur le 31/10/N
IV.2. Facture comportant le port
Le port est une opération de majoration susceptible de figurer sur la
facture. Il est assuré, soit par le vendeur, soit par un spécialiste de
transport.
POUR L’ACHETEUR
Le port s’enregistre dans le compte « 6015.
Frais sur achats »
POUR LE VENDEUR
Le port est enregistré dans le compte «
70 » plus précisément dans le compte
« 7071 ports et autres frais facturés »

4.2.1. Transport assuré par le fournisseur


Le transport est assuré par le fournisseur, lorsque celui-ci utilise son propre
camion pour livrer les marchandises à son client.
Le transport assuré par le fournisseur (port facturé) est considéré comme une
activité accessoire à la marchandise. Cela entraîne que le transport suit la même
incidence de TVA que l’activité principale qui est la vente de marchandises.
Exemple 1 : la société BLOHORN adresse la facture N°1 à son client HAMED.
Les éléments de la facture sont les suivants :
Savon BF : 500.000 ; escompte 2% ; remise 1% ; port 20.000F HT ; TVA 18%
TAF : 1) Présenter la facture
2) Enregistrer au journal cette facture chez le fournisseur BLOHORN et chez le
client
HAMED
3) Régler la facture par des espèces
Exemple 2 : La société BLOHORN vend à BROU du savon et de l’huile. Elle
lui adresse la facture n°2 suivante le 02/11/N

Savon HT 1.200.000
Huile HT 1.500.000
Montant HT 2.700.000
Remise 1% 27.000
NET COMMRCIAL 2.673.000
Escompte 3% 80.190
NET FINANCIER 2.592.810
Port facturé 100.000
Total 2.692.810
TVA 18% 484.706
NET A PAYER 3.177.516

TAF : Enregistrer la facture n°2 chez le fournisseur et chez le client.


Exemple 3 : Le client règle en espèces la facture.
TAF : Enregistrer cette opération le 30/11/N.
4.2.2. Transport assuré par une personne autre que le fournisseur
L’entreprise peut solliciter une société spécialisée dans le transport pour livrer
les marchandises à son client. L’entreprise paie le port et le facture ensuite à son
client.
Il s’agit là d’un port avancé (port payé, port débours). Les activités de transport
sont exonérées de TVA.

Exemple 3
Pour livrer ses marchandises à ses clients de BOUAKE, l’entreprise ABOUCI a
recours à la SITARAIL.
La société ABOUCI doit livrer des marchandises à son client ZOCI situé à
BOUAKE. ABOUCI le fournisseur ne dispose pas de camion de livraison. Il
s’adresse donc à SITARAIL. Celle-ci facture le port à ABOUCI à 300.000F HT.
TAF : Enregistrer cette facture n°100 chez le fournisseur ABOUCI et chez
SITARAIL

Exemple 4
ABOUCI adresse ensuite la facture n° 4 à son client ZOCI le 04/10/N. Les
éléments de la facture sont les suivants :
- Marchandises 10.000.000 HT
-Port 300.000 HT
-1er remise 2%
-2ème remise 5%
-Escompte 3%
-TVA 18%
TAF :
1) Présenter la facture n°4
2) Enregistrer cette facture chez les deux parties
3) Le 31/10/N, le client règle la facture par chèque bancaire. Enregistrer cette
opération.
Le client règle la facture 5 jours plus tard par chèque.
TAF : Enregistrer le règlement.
CHAPITRE 9 : LES REGLEMENTS
Les opérations commerciales traitées par l’entreprise avec d’autres agents
économiques se
traduisent finalement par des règlements financiers sous forme d’espèces, de
chèques, de
virements, de lettres de change.
I.LE COMPTE « CAISSE »
Le compte caisse fait partie des comptes de trésorerie.
1.1. Fonctionnement
du compte « Caisse »
1.2. Application
Le solde du compte « Caisse » est toujours débiteur. Il enregistre les flux
d’entrées et de sorties
d’espèces. Il fonctionne comme suit :
« 571.Caisse »
DEBIT CREDIT
Les entrées en caisse Les sorties de caisse
- Achats contre espèces
- Ventes contre espèces
- Règlements aux
- Règlements des clients
fournisseurs en espèces
en espèces
-Versements d’espèces à
- Retraits de la banque
la banque et au CCP
et des CCP
-Paiements au comptant
- Autres recettes en
de charges (eau,
espèces
électricité etc.)
Le 01/02/N, la situation de caisse est de 675.000F
Le 03/02/N, achat au comptant de 500.000F de marchandises
Le 04/02/N, vente au comptant de 1.500.000F de marchandises
Le 05/02/N, paiement des salaires du mois de janvier en espèces 1.300.000F
Le 15/02/N, avance au fournisseur KOFFI en espèces 200.000F
Le 21/02/N, règlement au fournisseur en espèces 100.000F
Le 22/02/N, le client FOFANA règle une partie de sa dette en espèces 400.000F
Le 25/02/N, retrait de 300.000F en banque
Le 27/02/N, retrait de 3.000.000F en banque
Le 28/02/N, paiement du loyer en espèces 150.000F
T.A.F : Présenter le compte « Caisse »
II.LE COMPTE « 521.BANQUE »
C’est un compte de trésorerie. Ce compte à solde généralement débiteur peut
présenter un solde
créditeur.
La loi oblige tout commerçant à être titulaire d’un compte bancaire au moins.
Les opérations réalisées par la banque pour le compte du déposant peuvent
entraîner des frais qui
sont :
- des frais bancaires pour le service proprement rendu par les banques. Ce sont
les frais sur titres
(achats, ventes et garde des titres), les frais sur effets, les autres frais bancaires.
- les intérêts sur prêts bancaires.
Par ailleurs, la banque peut rémunérer des fonds déposés chez elle en versant des
intérêts au
déposant. Ces intérêts s’ajoutent à l’avoir en compte ; ce sont des revenus
financiers.
2.1. Fonctionnement
du compte « Banque »
Les « appauvrissements » du compte « Banque » sont notifiés au déposant par
un avis de débit, alors
que les « enrichissements » du compte « Banque » lui sont signifiés par un avis
de crédit.

Le principe de fonctionnement du compte « Banque » est le suivant :


DEBIT CREDIT
Entrée de fonds « enrichissements Sortie de fonds « appauvrissements
» »
-Versement en espèces -Retraits directs d’espèces
-Remise à la banque pour -Chèques émis par nous en faveur de
encaissement de tiers
chèque en notre faveur -Virement émis par nous en faveur de
-Virement en notre faveur tiers
-Remise d’effets de commerce en -Paiement par la banque d’effets de
notre faveur commerce
-Encaissement d’intérêts de revenus dûs par nous
financiers -Commissions, frais et intérêts à
divers par la banque pour notre notre charge
compte
-Achat de titres
-Revente de titres placement
Le solde débiteur signifie un avoir en banque
Le solde créditeur est un dû à la banque
2.2. Application
Le 01/03/N, les fonds disponibles en banque s’élèvent à 30.000.000F
Le 05/03/N, avis de crédit N° 17 pour obtention d’un emprunt 5.000.000F
Le 08/03/N, virement bancaire N° 16 du client YAO 1.500.000F
Le 10/03/N, chèque n° 18 à l’ordre de BEDA 250.000F
Le 12/03/N, avis de débit pour frais d’escompte d’effets 18.000F
Le 16/03/N, frais sur achat de titres 15.000F
Le 21/03/N, avis de débit pour paiement d’effets domiciliés 500.000F
Le 22/03/N, virement bancaire à l’ordre de ATSE 400.000F
Le 26/03/N, frais de garde de titres 15.000F
Le 27/03/N, retrait de 2.000.000F
Le 29/03/N, avis de débit pour règlement de la facture CIE 75.000F
Le30/03/N, achat de marchandises par chèque bancaire 600.000F
Le 31/03/N, ventes contre chèques 5.000.000F
T.A.F : Présenter le compte « Banque »

III.LE COMPTE « 531.CHEQUES POSTAUX »


Le fonctionnement de ce compte est similaire à celui du compte « 521.Banques
» avec les
différences suivantes :
- le compte ne peut être qu’exceptionnellement débiteur aux chèques postaux,
dans les
limites contractuelles fixées au titulaire du compte.
- les chèques postaux (CP) assurent l’encaissement des chèques, virements et
effets de
commerce, mais non l’escompte des effets de commerce.
- les commissions prélevées sont enregistrées au compte « 631.Frais bancaires»
- un relevé est adressé au titulaire après chaque opération.
IV.LES COMPTES « 513 » ET « 514 » LIES AUX CHEQUES
Ces comptes fonctionnent comme suit :
4.1. Le compte « 513.Chèques à encaisser »
Lorsque les chèques reçus en paiement sont nombreux, ils sont comptabilisés
dans un compte
spécial d’attente : le compte « 513.Chèques à encaisser ».
Ce compte est débiteur. Il fonctionne de la façon suivante.
DEBIT CREDIT
Réception des chèques Sortie des chèques pour
encaissement
4.2. Le compte « 514.Chèques à l’encaissement »
Lorsque l’entreprise sort le chèque pour encaissement, le compte « 514.Chèques
à l’encaissement »
est utilisé.
Ce compte est débiteur. Son fonctionnement est le suivant :

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