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UNIVERSITE D’ABOMEY CALAVI

Agi
(UAC)
M Mole tat
Me m ******@@@@@******
en FACULTE DES LETTRES, ARTS ET SCIENCES HUMAINES
ns
s (FLASH)
******@@@@@******

MASTER PROFESSIONNEL INTEGRATION REGIONALE ET DEVELOPPEMENT


(MP-MIRD)
******@@@@@******

MEMOIRE DE MASTER II
OPTION : Economie des Transports /Assurances

SUJET :
Réalisé par :
DIAGNOSTIC DE LA QUALITE
Rémi DES SERVICES DANS
TAMEGNON
LE TRANSPORT URBAIN EN COMMUN A COTONOU

Sous la direction de :
Prof. Odile DOSSOU-GUEDEGBE
Maître de Conférences
(DGAT/FLASH/UAC)

1ère Promotion

Année académique: 2012 – 2013


Diagnostic de la qualité des services dans le transport urbain en commun à Cotonou

SOMMAIRE

INTRODUCTION
CHAPITRE I : CADRE THEORIQUE, CONCEPTUEL DE L’ETUDE ET APPROCHE
METHODOLOGIQUE
1-1. CADRE THEORIQUE DE L’ETUDE
1.2 -CADRE CONCEPTUEL
1-3. APPROCHE METHODOLOGIQUE

CHAPITRE II : ETAT DES LIEUX DU TRANSPORT URBAIN A COTONOU


2.1- INFRASTRUCTURES ROUTIERES, UTILISATION ET ETAT DES VOIES, LE
SYSTEME DES TRANSPORTS EN COMMUN A COTONOU.
2.2-ORGANES DE GESTION DU TRANSPORT URBAIN EN COMMUN ET LEUR
FONCTIONNEMENT
2.3- FONCTIONNEMENT ET L’IMPACT DU TRANSPORT URBAIN EN COMMUN
SUR L’ENVIRONNEMENT

CHAPITRE III : ANALYSE DE LA QUALITE DES SERVICES ET SUGGESTION


D’AMELIORATION DU TRANSPORT URBAIN EN COMMUN
3.1-ANALYSE DE LA QUALITE DES SERVICES
3.2- SUGGESTIONS D’AMELIRATION DU TRANSPORT URBAIN EN COMMUN

CONCLUSION
Bibliographies
LISTE DES TABLEAUX, FIGURES ET PHOTOS
ANNEXE
Table des matières

Présenté par TAMEGNON A. Rémi Page 1 sur 89


Diagnostic de la qualité des services dans le transport urbain en commun à Cotonou

Dédicace

- Mon père Daniel TAMEGNON

- Feue mère Angèle TAMEGNON née DJITRINOU

Présenté par TAMEGNON A. Rémi Page 2 sur 89


Diagnostic de la qualité des services dans le transport urbain en commun à Cotonou

REMERCIEMENTS
Gloire à toi Seigneur, je te rends grâce pour les bienfaits incommensurables dont
tu me gratifies tous les jours. Je te remercie pour m’avoir accordé la santé et le
bon sens indispensables à la réalisation de cet ouvrage ; que ton nom soit loué.

En outre, je tiens à remercier toutes les personnes qui, de quelle que manière que
ce soit, ont prêté leur concours à la réalisation de ce mémoire de fin de
formation. Il s’agit en l’occurrence de :

Au Professeur Odile DOSSOU-GUEDEGBE pour vos encouragements à venir à


bout de mes efforts. Vos conseils ne m’ont pas manqué un seul instant.

Aussi, je voudrais remercier du fond du cœur, l’enseignant Auguste


HOUINSOU pour la rigueur Scientifique qui nous inculqué tout au long de nos
travaux.

A Monsieur Anatole KOUZONDE Directeur de Planification et Suivi-


Evaluation du Ministère des Travaux Publics et des Transports pour la bonne
partie de votre temps que vous avez consacré à l’aboutissement de ce travail.

A Tous mes Professeurs de l’Economie des Transports et Assurances pour vos


inestimables contributions à ma formation.

Aux Messieurs les membres du jury pour l’honneur que vous me faites
d’accepter de juger ce travail. Veuillez trouver ici l’expression émue de toutes
mes reconnaissances.

A Tous ceux qui, de près ou de loin et à divers niveaux, ont œuvré à la


réalisation de mes travaux de recherche. Ce travail est votre fierté, profondes
reconnaissances.

Présenté par TAMEGNON A. Rémi Page 3 sur 89


Diagnostic de la qualité des services dans le transport urbain en commun à Cotonou

LISTE DES SIGLES ET ABREVIATIONS

ABE : Agence Béninoise pour l’Environnement

BOAD : Banque Ouest Africaine de Développement

COBETRA : Compagnie Béninoise de Transport

COTRA : Compagnie de Transport

CNHU : Centre National Hospitalier et Universitaire

CNSR : Centre National de Sécurité Routière

CNSS : Centre National de Sécurité Sociale

DGTT : Direction Générale des Transports Terrestres

DGTP : Direction Générale des Travaux Publics

DST : Direction des Services Techniques

ENEAM : Ecole Nationale d’Economie Appliquée et de Management

FSS : Faculté des Sciences de la Santé

GTU : Grimaldi Transport Urbain

IFC : Institut Français de Cotonou

MEHU : Ministère de l’Environnement, de l’Habitat et de


l’Urbanisme

MTPT : Ministère des Travaux Publics et des Transports

OCBN : Organisation Commune Bénin Niger de Chemins de fer et


des transports
OCTAVIC : Organisation des Conducteurs de Taxi-ville de Cotonou

OMS : Organisation Mondiale de la Santé

ONG : Organisation Non Gouvernementale

PREGU : Projet de Réhabilitation et de Gestion Urbaine

Présenté par TAMEGNON A. Rémi Page 4 sur 89


Diagnostic de la qualité des services dans le transport urbain en commun à Cotonou

RATUC : Régie Autonome des Transports Urbains de Cotonou

RTC : Régie des Transports de Cotonou

RTPA : Régie des Transports de la Province de l’Atlantique

SBEE : Société Béninoise d’Energie Electrique

SERHAU-SA : Société d’Etudes Régionales d’Habitat et d’Aménagement


Urbain-Société Anonyme

SEPP : Service des Etudes, de la Programmation et de la


Planification

SGCT : Service de Gestion de la Circulation et des Transports

SICT : Service des Interventions et du Contrôle des Travaux

SITRASS : Solidarité Internationales sur les Transports et la


Recherche en Afrique Sub-saharienne

SOBEBRA : Société Béninoise de Brasserie

SOBETEX : Société Béninoise de Textiles

SONICOG : Société Nationale des Industries de Corps Gras

STPA : Société des Transports de Province de l’Atlantique

2x2v+TPC : Quatre Voies plus Terre-plein Construit

TUC : Transport Urbain en Commun

UAC : Université d’Abomey Calavi

UV : Unité de Véhicule

Présenté par TAMEGNON A. Rémi Page 5 sur 89


Diagnostic de la qualité des services dans le transport urbain en commun à Cotonou

Résumé
Le transport urbain joue un rôle essentiel dans le fonctionnement efficient des villes. Il
facilite le mouvement des populations, des biens et des services à l’intérieur de la ville. Dans
la ville de Cotonou, l’urbanisation rapide et la motorisation, combinées à un investissement
insuffisant dans les infrastructures, ont conduit à des problèmes de mobilité urbaine La
situation des transports urbains en commun illustre ce manque de moyens qui touche à la fois
acteurs privés et publics. Le réseau routier est généralement peu développé et en mauvais état,
les voies bitumées sont limitées au centre et aux principales liaisons centre/périphérie.
L’objectif de cette étude est de faire le diagnostic des transports en commun et les services
qu’ils offrent aux populations dans la ville de Cotonou.
L’approche méthodologique utilisée consiste à collecter les données. Les données collectées
ont été triées et croisées. Les informations croisées ont été transformées en tableaux,
graphiques pour faciliter l’interprétation.
Les résultats issus de l’analyse des données montrent que, le système de transport en urbain
en commun dans la ville de Cotonou est dominé par les taxis, les bus et les mini bus. Le
manque d’infrastructures routières notamment les gares routiers, les espaces de stationnement
et l’indiscipline de certains conducteurs créent de nombreux problèmes dans le secteur. De
même, le vieillissement du parc automobile et les surcharges n’offrent pas de confort et de
sécurité aux usagers malgré le progrès qu’a connu le secteur ces dernières années.
Mots clés : Transport, urbain en commun, service, ville de Cotonou

Abstract
The urban transport plays an essential role in the efficient operation of the cities. It facilitates
the movement of the populations, the goods and the services inside the city. In the town of
Cotonou, the fast urbanization and the motorization, combined with an insufficient investment
in the infrastructures, led to problems of urban mobility the situation of the urban transport
jointly illustrates this lack of means which touches at the same time private and public actors.
The road network is developed generally little and in bad condition, the bituminized ways are
limited to the center and the principal connections centre/periphery. The objective of this
study is to make the diagnosis of public transport and the services which they offer to the
populations in the town of Cotonou.
The methodological approach used consists in collecting the data. The collected data were
sorted and crossed. Cross information was transformed into tables, graphs to facilitate
interpretation.
The results resulting from the analysis of the data show that, the system of transport into
urban jointly in the town of Cotonou is dominated by the taxis, the buses and the mini bus.
The lack of road infrastructures in particular the stations lorry drivers, spaces of parking and
the indiscipline of certain drivers create many problems in the sector. In the same way, the
ageing of the automobile park and the overloads do not offer comfort and of safety to the
users in spite of the progress which the sector knew these last years.
Key words: Transport, urban jointly, service, town of Cotonou

Présenté par TAMEGNON A. Rémi Page 6 sur 89


Diagnostic de la qualité des services dans le transport urbain en commun à Cotonou

INTRODUCTION
Le transport urbain joue un rôle essentiel dans le fonctionnement efficient de la
cité. Il facilite le mouvement des populations, des biens et des services à
l’intérieur de la ville. L’industrie des transports procure du revenu au
gouvernement à travers les taxes et impôts. De même, son effet multiplicateur de
revenu s’étend aux compagnies d’assurances, aux vendeurs de pièces détachées
et aux maintenanciers(Alinsato et al., 2010). Les transports sont l’un des
secteurs fondamentaux qui jouent un rôle de premier plan dans la réalisation des
objectifs d’élimination de la pauvreté et de développement durable. Le secteur
des transports est étroitement lié aux autres secteurs de l’économie et influence
leur évolution (CEA,2011)
Il est une évidence aujourd’hui que le transport occupe une place de choix dans
l’économie de tout pays. Il assure la circulation des personnes et des biens entre
différents, continents, pays, villes et villages. Le transport urbain de personnes
quant à lui, facilite le déplacement à l’intérieur des villes et participe à la
décongestion et au désenclavement de l’espace urbain.

Le secteur du transport joue un rôle important dans la concrétisation des


objectifs et des stratégies de développement ainsi que dans le soutien des autres
secteurs productifs et la maîtrise des coûts. C’est dans ce contexte que les efforts
du ministère de Transport sont axés, en 2013, sur l’organisation et la sécurité
dans les stations, l’amélioration des conditions de travail des agents et
l’élaboration d’une étude sur l’organisation du transport (Nadia ben 2010).

À l’indépendance des nations africaines, les États nouvellement créés ont,


chacun de leur côté, engagé des politiques de maîtrise de leur espace national.
La construction de routes et de pistes a eu pour but de joindre chaque portion du
territoire à partir de la capitale : par exemple, au Sénégal, la voie routière en
direction de la frontière malienne (Magrin et Ninot : 2005) ou celle longeant le
fleuve Sénégal ; en Mauritanie, la route de « l’Espoir » (OuldDedde : 2006).

Présenté par TAMEGNON A. Rémi Page 7 sur 89


Diagnostic de la qualité des services dans le transport urbain en commun à Cotonou

Cotonou, la capitale économique de Bénin, a connu ces dernières années une


expansion démographique rapide liée au mouvement migratoire des populations
de l’intérieur du pays en quête d’autres activités plus rémunératrices que celles
du milieu rural. Les banlieues comme Calavi, Godomey, Cocotomey, Cococodji
et Pahou connaissent par conséquent une exponentielle. On note ainsi un taux de
croissance urbaine de 2,06% l’an entre 1992 et 2002 (Mairie de Cotonou).Parmi
les problèmes posés par cette explosion démographique, figure l’épineuse
question du transport urbain.

Dans la ville de Cotonou, l’urbanisation rapide et la motorisation, combinées à


un investissement insuffisant dans les infrastructures, ont conduit à des
problèmes semblables, souvent exacerbés par la pauvreté urbaine et l’exclusion
sociale. Face à une population globale croissante, une urbanisation toujours plus
importante et l'apparition des mégapoles l'urgence est apparue d’appliquer des
solutions dans les secteurs du transport urbain, pour contribuer à un
développement urbain durable et fournir une réponse valable au problème du au
réchauffement climatique.

Pour comprendre la situation actuelle des transports urbain à Cotonou, il est


apparu indispensable, dans un premier temps, de faire le diagnostic afin de voir
les perspectives pour favoriser la mobilité de toute la population. C’est dans cet
objectif que le sujet intitulé « Diagnostic de la qualité des services dans le
transport urbain en commun à Cotonou » est retenu comme objet de notre
recherche.
Cette étude s’articule autour des axes suivants :
Le premier chapitre aborde le cadre théorique et l’approche méthodologique de
l’étude. Le deuxième chapitre fait un état des lieux de transport urbain à
Cotonou et le troisième chapitre traite de l’analyse de la qualité des services et
suggestion d’amélioration du transport urbain en commun à Cotonou.

Présenté par TAMEGNON A. Rémi Page 8 sur 89


Diagnostic de la qualité des services dans le transport urbain en commun à Cotonou

CHAPITRE I : CADRE THEORIQUE, CONCEPTUEL DE L’ETUDE ET


APPROCHE METHODOLOGIQUE
Ce chapitre est consacré au cadre théorique, conceptuel et l’approche
méthodologique adoptée pour atteindre les objectifs fixés

1-1. CADRE THEORIQUE DE L’ETUDE

Le cadre théorique regroupe la problématique, les hypothèses et objectifs de


l’étude.

[Link]
L'urbanisation s'est traduite ces dernières années par une croissance relativement
rapide. Cette urbanisation se caractérise par un accroissement non seulement en
taille mais aussi en nombre des villes. L’internalisation de la mondialisation
dans toutes les sociétés et dans le quotidien des individus pousse les gens à être
mobiles et modifie les conditions de leur déplacement. On assiste au
développement sans précédent, et à toutes les échelles, des moyens de transport
et de communication, quels qu’ils soient. Jamais ils n’ont été aussi développés,
sophistiqués, multiples, ubiquistes (Knowlesetal. : 2007).

Cette croissance de la population se traduit sur le plan des transports urbains de


personnes, par un accroissement des besoins de déplacement et une amélioration
en quantité et en qualité des infrastructures et équipements de transport. En effet,
la disposition dans la ville des emplois, des commerces, des équipements, des
résidences ou plus généralement la disposition spatiale des différentes fonctions
urbaines (résidentielle, politico-administrative, commerciale et culturelle) les
unes par rapport aux autres, induit les déplacements urbains (Kaboré, 2010)

La croissance des échanges économiques de l’après-guerre induite par le


développement des moyens de transport, ainsi que les problèmes liés à la
circulation dans les centres urbains et l’apparition de nouveaux réseaux de

Présenté par TAMEGNON A. Rémi Page 9 sur 89


Diagnostic de la qualité des services dans le transport urbain en commun à Cotonou

transport ont fortement participé à la spécialisation de la géographie des


transports (Kassi, 2007).
Les systèmes de transport collectif comportent en Afrique de multiples formes
d’organisation qui se côtoient souvent, allant des sociétés publiques d’autobus
aux véhicules privés regroupés autour de la dénomination de transport informel,
en passant par les taxis et les véhicules de ramassage
d’entreprises( Durand,1980).
La nécessité d’un système de transport capable d’œuvrer pour la dynamique
urbaine et par ricochet celle de l’économie nationale, donne un sens plus
profond à l’intérêt qu’on accorde au transport en général et plus particulièrement
au transport urbain dans les villes du Sud. Cet intérêt pour les transports a amené
certains chercheurs à travailler de plus en plus sur la question. La problématique
des transports a permis à certaines disciplines comme la géographie d’en faire
une véritable branche spé[Link] problème de la qualité du service dans le
transport reste une préoccupation majeure pour les villes des pays en voie de
développement en général et ceux d’Afrique au Sud du Sahara en particulier.
Le transport en commun au Bénin est largement dominé par le secteur informel,
en particulier par les taxis-motos appelés « Zemidjan » qui sont essentiellement
concentrés à Cotonou et Porto-Novo et assurent plus de 70 % de l’ensemble des
déplacements urbains (CTA, 2009).
A Cotonou, le transport public par les deux-roues est un véritable phénomène de
société. L’expansion des « Zemidjan » semble résulter d’une combinaison de
plusieurs facteurs : le transport public formel incapable de faire face à la
demande effective de mobilité, la dégradation des routes urbaines et le chômage
élevé des jeunes qui ont trouvé dans cette activité une voie de survie (CAT,
2009).
Si les facteurs de développement d’une économie compétitive face à l’évolution
de la globalisation sont énormes, il est à souligner qu’une place de choix doit
être accordée au respect des normes internationales de qualité et de sécurité en

Présenté par TAMEGNON A. Rémi Page 10 sur 89


Diagnostic de la qualité des services dans le transport urbain en commun à Cotonou

matière de transport urbain des personnes. L’absence de sociétés de transport


urbain de personnes dignes du nom a favorisé la prolifération de nombreux
autres moyens de transport exerçant au mépris des règles de sécurité et de
confort de leurs passagers.

A l’instar de beaucoup de villes de pays en voie de développement, Cotonou


souffre d’un mauvais système de transport public malgré les efforts consentis
par les pouvoirs pour la mise en place et la réhabilitation du réseau routier
construit par les pouvoirs publics
Malgré l'existence de diverses modes de transport (bicyclette, deux-roues à
moteur, voiture particulière et transport collectifs) et l'importance des
équipements des ménages en véhicules de transport individuel, la question des
transports urbains de personnes demeure une préoccupation majeure pour une
majeur partie de la population ainsi que pour les pouvoirs publics. Le manque de
conscience professionnelle des conducteurs, la vétusté du matériel roulant ou
son inadaptation, l’insuffisance de répression des infractions constituent entre
autres, les raisons et cet état de fait.

Face à la croissance urbaine accélérée et à l’accroissement permanent des


besoins, quels sont les modes de transport en commun les plus dominants dans
la ville de Cotonou ? Pour une organisation du secteur, les modèles occidentaux
d’organisation et de prestation des services publics de transport suffisent ils pour
faire face à la profonde limitation des ressources publiques disponibles ? Ou
doit-on pour résoudre les problèmes de transport en commun dans la ville de
Cotonou élaborer des modèles originaux adaptés aux phénomènes urbains et au
moyen d’expériences et possibilités locales ?Cardans le contexte actuel de
récession économique mondiale, le transport jouera un rôle clef dans le
rétablissement de la croissance et de la confiance dans l’économie de demain.
Telle est une des conclusions à laquelle sont parvenus les participants du Forum
International des Transports (FIT) 2009.

Présenté par TAMEGNON A. Rémi Page 11 sur 89


Diagnostic de la qualité des services dans le transport urbain en commun à Cotonou

C’est pour diagnostiquer les problèmes liés aux transports en commun puis faire
ressortir les perspectives que le sujet «Diagnostic de la qualité des services dans
le transport urbain en commun à Cotonou» a été choisi.

1.1.2. HYPOTHESES DE RECHERCHES


 il existe une multitude de transport en commun dans la ville de Cotonou ;
 le transport urbain en commun se déroule dans des conditions de sécurité
et de confort précaires ;
 les usagers s’intéressent au transport en commun faute d’alternative
sécuritaire et le confort.

[Link] GENERAL
L’objectif général est de faire le diagnostic du transport urbain en commun et
d’analyser les perspectives dans la ville de Cotonou.

Spécifiquement il s’agit de :

 faire un état des lieux du transport urbain dans la ville de Cotonou ;


 analyser la qualité des services offerts par le transport urbain en commun
dans la ville de Cotonou ;
 proposer une alternative au développement durable du transport urbain
qui prend en compte le confort, la sécurité et le respect de
l’environnement.

1.2 -CADRE CONCEPTUEL


Le cadre conceptuel comprend la clarification des concepts, la revue de
littérature et la situation géographique du milieu d’étude.

Présenté par TAMEGNON A. Rémi Page 12 sur 89


Diagnostic de la qualité des services dans le transport urbain en commun à Cotonou

[Link] des concepts


Gare : c’est un terminus doté d’infrastructures importantes et dirigé par un
encadrement d’un niveau élevé.

Ligne : c’est un itinéraire précis reliant deux terminus avec un certain nombre
de véhicules circulant à des fréquences déterminées.

Réseau : ensemble des lignes et infrastructures d’une entreprise de transport.

Terminus : c’est le lieu de départ et d’arrivée d’une ligne.

Fréquence : c’est le temps qui sépare deux départs consécutifs sur une ligne
donnée.

Transports urbains de Voyageurs : déplacement de personnes à l’intérieur


d’une ville sur une certaine distance à l’aide de véhicules routiers de passagers
moyennant rémunération.

Transports public de voyageurs : transports de voyageurs offerts au public


dans un but commercial par un transporteur exerçant la profession dans des
conditions fixées à l’avance, ou assurant des services occasionnels moyennant
rémunération.

Transporteur : personne physique ou morale au nom de qui est établie


l’autorisation de transport.

Transport en commun de passagers : déplacement de personnes au moyen de


tout véhicule affecté au transport public de passagers de plus de neuf places
assises y compris le chauffeur.

Développement durable : stratégie qui intègre la dimension environnementale


à celle du développement économique. Elle assure de ce fait la satisfaction des
besoins des générations actuelles sans compromettre ceux des générations
futures.

Présenté par TAMEGNON A. Rémi Page 13 sur 89


Diagnostic de la qualité des services dans le transport urbain en commun à Cotonou

Environnement : ensemble des éléments naturels et artificiels ainsi que des


facteurs économiques, sociaux et culturels qui influent sur les êtres vivants et
que ceux-ci peuvent modifier.

Pollution atmosphérique ou pollution de l’air : émission dans la couche


atmosphérique de gaz, de fumée ou de substance de nature à incommoder les
êtres vivants, à compromettre la santé ou la sécurité publique, ou susceptible de
nuire à la production agricole, à la conservation des constructions et monuments
ou au caractère des sites.

Polluant : tout rejet solide, liquide ou gazeux, tout déchet, odeur, son, vibration,
rayonnement ou combinaison susceptible de provoquer une pollution.

Carte grise internationale : Certificat d’identification pour la conduite


automobile à l’étranger

Véhicule en gage : Véhicule mis en gage contre un prêt auprès d’une institution
financière

Remplacement : Renouvellement d’un titre détérioré

Mutation : Changement de propriétaire de véhicule

Transformation : Modification de caractéristiques techniques d’un véhicule


(Exemple : Changement de moteur, du nombre de place etc.

Duplicata : Reprise d’un titre de transport perdu

Titre de Transport : Certificat d’aptitude lié au transport

Lettre de Voiture : Fiche de collecte de statistiques et d’identification d’une


marchandise

Présenté par TAMEGNON A. Rémi Page 14 sur 89


Diagnostic de la qualité des services dans le transport urbain en commun à Cotonou

[Link] de littérature
De nombreux chercheurs et institutions internationales ont accordé un intérêt
particulier à la question des transports dans les grandes villes subsahariennes.
Les travaux qui y ont été consacrés témoignent de l’importance accordée à cette
problématique. Ils ont développé des réflexions sur les formes des transports,
notamment l’intégration du secteur populaire aux systèmes de transport urbain
(Godard, 1992, 2002 ; Lome, 2004 ; Bugnicourt, 1981 ; Coing, 1981 ; Mbassi,
1981). Les recherches consacrées aux transports en commun et aux mobilités
sont peu nombreuses, en dépit des réflexions développées depuis une dizaine
d’année sur l’Afrique mobile (Bruijn, Van Dijk et al., 2001 ; Hahn et Klute,
2007), sur les mouvements migratoires ou sur les circulations (Mansell Prothero
et Chapman, 2010).
ZONGO K. (1987) dans son étude sur « l'influence des Bus X9 sur le réseau des
taxis dans la ville de Ouagadougou » fait ressortir les causes de la mise en place
du système de transport par taxi dans la ville de Ouagadougou. Il explique que
l'extension spatiale et le développement économique de la ville ont contribué à
la création des taxis. L'auteur énumère également la manière dont les taxis
étaient exploités. Il souligne enfin que la mauvaise gestion, la hausse du prix du
carburant, l'explosion des deux roues et la création de la RNTC X9 sont à
l'origine du déclin des taxis dans la ville d’Ouagadougou.
BRAHIM R. (1988) montre que la croissance urbaine a un impact considérable sur
le système des transports. Dans son rapport, l'auteur explique que l'extension de
la ville de Casablanca au Maroc a modifié considérablement son système de
transport. Il souligne également que l'insuffisance des moyens de transport
collectif a contribué au développement des transports individuels notamment la
voiture particulière.
XAVIER GODARD(1992, 1994, 2001, 2002, 2006) a fait de cette problématique
urbaine des PVD un thème central de ces nombreuses contributions
scientifiques. Ces réflexions méthodologiques et critiques sur le sujet, d’abord à

Présenté par TAMEGNON A. Rémi Page 15 sur 89


Diagnostic de la qualité des services dans le transport urbain en commun à Cotonou

travers l’analyse de la situation des entreprises publiques assurant le service de


transport collectif en Afrique subsaharienne, puis son intérêt pour le secteur
artisanal en sont une illustration. Ses études comparatives entre les villes
africaines et ses positions tranchées sur l’apport combien indispensable de ce
secteur dans la mobilité urbaine, mais aussi leur impact sur l’environnement sont
essentielles pour une meilleure connaissance de ces transports.
OUEDRAOGO (1994) considère que l’un des cinq facteurs qui contribuent à
l’intensification des migrations est le développement des voies et moyens de
transport et de communication. Bredeloup (1992 : 188) souligne, à propos des
commerçantes ivoiriennes de bananes plantain, que « […] le transport ne se
réduit pas au déplacement physique de la marchandise : il peut devenir le
support à des migrations collectives ou individuelles […] ». Mais c’est Tapia
(1996) qui, toujours à propos de la dynamique des échanges et des migrations
turcs, détaille la fonction de cordon ombilical qu’y revêt le transport. Dans son
espace de référence, il observe ce que Tarrius (1992) a mis en lumière
précédemment, à savoir la notion de circulation migratoire et le rôle du transport
dans ce processus.
DEMUR (1969) est l’un des premiers auteurs à effectuer des recherches sur
l’offre des transports collectifs et surtout à s’intéresser à leur organisation et leur
fonctionnement dans la capitale ivoirienne. Elle fait l’état des lieux des
transports dans la ville en relatant l’histoire des taxis collectifs et leur
interdiction au centre-ville avec un monopole des minibus « gbakas» à la
périphérie. L’un des aspects marquants de cette étude reste l’adéquation entre
l’offre et la demande en transport. L’entreprise de transport en commun
SOTRA3 (Société des Transports Abidjanais) assurait le transport collectif à
travers toute la ville avec un complément des services artisanaux (les « gbakas»)
à la périphérie (Yopougon et Abobo).
AKA KOUADIO (1988) s’intéresse beaucoup plus aux acteurs des transports
populaires, à leur mode de fonctionnement. Il fait également une analyse

Présenté par TAMEGNON A. Rémi Page 16 sur 89


Diagnostic de la qualité des services dans le transport urbain en commun à Cotonou

structurelle des gares et des lignes de transport populaire dans la ville. Cette
étude est actualisée par les récents travaux menés par Aloko (1996,1999, 2001) à
Cocody, Adjamé et à Bouaké sur les taxis collectifs « woro-woros». Il détermine
les facteurs expliquant le développement des taxis collectifs dans la desserte des
espaces, analyse pour la première fois les choix qui président à la localisation
des gares ou noeuds spontanés des transports populaires.
GUIEBO M T. (1992), identifie les composantes du transport urbain à savoir, le
réseau routier, la demande et l'offre de transport de cette ville. Elle identifie et
analyse les causes de la prépondérance des deux-roues dans la ville
d’Ouagadougou. L'auteur souligne également les problèmes de circulation qui se
posent quant à l'utilisation des modes de transport individuel.
CEDRES-INRETS-LET (1993) analyse le système de transport urbain dans la ville
d’Ouagadougou. Elle révèle le niveau d'équipement des ménages en moyen de
transport et apprécie les retombées socio-économiques du système de transport.
Les auteurs de cet ouvrage étudient l'évolution des différents moyens de
transport et identifient les avantages et les inconvénients de chaque moyen de
déplacement.
BAMAS S. et GUEYE B. (1993) font une analyse comparative du système de
transport de deux villes moyennes d'Afrique sub-saharienne : Bouaké en Côte
d'Ivoire et Bobo-Dioulasso au Burkina-Faso. Les auteurs font ressortir dans cette
analyse, les similitudes et les différences. Ils conclurent que ces systèmes de
transport s'adaptent à leurs environnements respectifs.
KAFANDO Y (2005) identifie et analyse les problèmes engendrés par les
transports urbains. Il souligne l'impact du transport urbain sur la santé de la
population. L'auteur met l'accent sur les accidents de la circulation et explique
que l'encombrement de la voirie urbaine et les accidents de la circulation sont les
conséquences directes des problèmes de transport dans la ville de Ouagadougou.
Il conclue que les accidents de la circulation constituent un problème majeur de
santé publique.

Présenté par TAMEGNON A. Rémi Page 17 sur 89


Diagnostic de la qualité des services dans le transport urbain en commun à Cotonou

SAVADOGO L. (2005) fait une analyse des difficultés des transports collectifs
dans la ville de Ouagadougou et propose la volonté politique comme stratégie de
développement et de pérennisation de ce type de transport.
OUEDRAOGO O. (2006) évoque la problématique des gares routières à Bobo-
Dioulasso et explique que la forte demande en transport a favorisé l'implantation
anarchique des gares routières au centre-ville. Il souligne que cette implantation
anarchique est à l'origine de l'encombrement du centre-ville et propose alors la
construction de gares routières de voyageurs dans la zone périphérique en vue de
permettre une amélioration du rayonnement de l'activité de transport. L'auteur
explique enfin que seule la volonté politique pourra empêcher la création de
gares routières privées.
SAGNON F. (2008) dans son étude sur les transports urbains à Banfora identifie le
rôle des différents modes de transport et analyse le système de transport urbain
dans la ville de Banfora. Elle souligne que le transport urbain de Banfora est
caractérisé par la prédominance des deux roues. L'auteur évoque également que
le nombre élevé de deux roues dans l'équipement des ménages explique le
niveau moyen de mobilité assez élevé des habitants de la ville de Banfora. Elle
mentionne les dépenses auxquelles les usagers doivent faire face.

1-2-3. Situation géographique du milieu d’étude


La ville de Cotonou est la plus peuplée métropole du Bénin. Elle est située entre
6°20’ et 6°23’ de latitude Nord et 2°22’ et 2°30’ de longitude Est. Elle s’étend
sur 79 km² au sud du Bénin (figure 1) et abritait 665.100 habitants en 2002
(INSAE, 2003). Elles’étend sur une superficie de 7500 hectares et est implantée
sur une bande de cordon littoral large de 4 à 6 Km qui s’étend entre le lac
Nokoué et l’Océan Atlantique. Capitale économique du Bénin. La ville est
limitée au nord par le lac Nokoué, au sud par l’Océan Atlantique, à l’ouest par
l’Arrondissement de Godomey et à l’est par l’Arrondissement d’Agblangandan.
D’une population de 658 572 habitants en 2002, Cotonou compte,15% de la

Présenté par TAMEGNON A. Rémi Page 18 sur 89


Diagnostic de la qualité des services dans le transport urbain en commun à Cotonou

population du Bénin dont la plupart exerce des activités du secteur tertiaire. La


pression démographique réelle est au-delà de 1.300.000 d’habitants.

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Diagnostic de la qualité des services dans le transport urbain en commun à Cotonou

Figure 1: Infrastructures routières de Cotonou

Présenté par TAMEGNON A. Rémi Page 20 sur 89


Diagnostic de la qualité des services dans le transport urbain en commun à Cotonou

Le cadre que nous avons retenu pour notre étude est la Commune de Cotonou.
Une Commune à statut particulier qui possède plusieurs atouts par sa position
géographique et par son histoire.

A l’ouest de Cotonou se trouvent le Port Autonome et l’Aéroport International


qui font de la ville la plus importante porte d’entrée et de sortie du Bénin, tandis
que l’Est dispose d’une vaste zone industrielle.

L’essentiel des activités économiques de la ville de Cotonou est exercé dans les
principaux secteurs de l’artisanat de l’agriculture (urbaine) des Petites et
Moyennes Entreprises et Industries (PME et PMI), de commerce et divers
trafics.

1-3. APPROCHE METHODOLOGIQUE


La démarche méthodologique adoptée pour conduire cette étude s’articule
autour de quatre principaux points : la recherche documentaire, la collecte des
données sur le terrain, le traitement et l’analyse des données collectées.

1-3. 1. Nature et source des données

1-3.1.1. Données à utiliser


Dans le but d’atteindre les objectifs fixés, plusieurs données ont été utilisées.
Ces données sont à la fois qualitatives et quantitatives. Ces données sont
extraites des sources des :
- statistiques démographiques issues des résultats des recensements
généraux de la population et de l’habitat de 1979, 1992 et 2002 à l’Institut
National de la statistique et de l’Analyse Economique (INSAE) ; elles
permettront de d’analyser l’évolution de la population et les enjeux que
représentent cette population pour la mobilité et le transport en commun,
- données relatives au parc automobiles obtenues à l’INSAE et MTPT

Présenté par TAMEGNON A. Rémi Page 21 sur 89


Diagnostic de la qualité des services dans le transport urbain en commun à Cotonou

- données relatives aux infrastructures routières obtenues à l’INSAE et


MTPT
- données socio anthropologique issues des investigations en milieux réels

1-3.1.2. Outils de collecte des données

Les différents outils ayant permis la collecte des données et informations sont :
 un questionnaire : il permet de collecter les informations relatives aux
mobilités et aux types de transports utilisés ;
 un guide d’entretien;
 une grille d’observation du milieu de vie des populations ;
 un appareil photo numérique pour la prise des vues instantanées ;
 un matériel informatique pour le traitement des données et la rédaction du
mémoire.

1-3.1.3. Techniques de collecte des données

Elles regroupent la recherche documentaire et les investigations en milieu réel.

1-[Link]. Recherche documentaire


Cette phase a consisté à s’informer sur les travaux déjà réalisés relatifs à la
présente thématique. Il s’agit des ouvrages scientifiques et généraux tels que les
mémoires, les thèses et les rapports d’activités consultés dans divers centres de
documentation tels que la BU, le IFC, etc. Le tableau I résume les structures
visitées et les types d’informations obtenues.

Présenté par TAMEGNON A. Rémi Page 22 sur 89


Diagnostic de la qualité des services dans le transport urbain en commun à Cotonou

Tableau I: Centres de documentation visités et types d’informations recueillies

Structures et centre de Nature des documents Type d’informations


documentation consultés collectées
Bibliothèque de la Mémoires et thèses Informations générales et
FLASH méthodologiques

INSAE Rapports d’enquête Données statistiques et


démographiques

Centre de Rapports, articles et Information générales sur


documentation de IFC revues le transport

Centre de Rapports, articles et Informations générales


documentation du BU revues

Centre de Livres, Thèses, Informations générales


documentation du Brochures Fascicules sur les transports.
MTPT de périodique,
Rapports d'activité
Source : Recherche documentaire, 2013

La recherche documentaire nous a permis d’exploiter de nombreux documents


(mémoires, journaux, rapports d’études…) relatifs au transport en commun dans
les bibliothèques, les centres de documentation et sur l’internet.
En matière de problèmes liés au transport urbain à Cotonou en particulier et en
Afrique en général, beaucoup d’études ont été faites. Elles portent sur des termes
très variés comme entre autres : l’impact du commerce des véhicules d’occasion
sur l’environnement, la qualité de l’air en milieu urbain, la pollution
atmosphérique générée par les transports motorisés, le rôle économique et social
du transport, la mobilité interurbaine.
Par contre, peu d’études ont abordé le problème de la qualité du service des
transports urbains en commun. Les documents exploités sont des rapports de
séminaires internationaux portant sur la qualité du service dans le transport sous
un angle purement européen. Le rôle de nos différentes municipalités dans le

Présenté par TAMEGNON A. Rémi Page 23 sur 89


Diagnostic de la qualité des services dans le transport urbain en commun à Cotonou

transport urbain a été également abordé à l’ère de la décentralisation. Les


problèmes de mobilité face à l’urbanisation galopante de nos cités n’ont pas été
occultés ; il en est de même des questions d’infrastructures et de maintenance de
voirie. Il s’agit essentiellement des communications présentées par les
conférenciers Xavier et Innocent aux conférences CODATU X à Lomé, Togo
(2002) sous le thème : La mobilité urbaine pour tous et CODATU XI à Bucarest
(2004) sur le thème : Comment rendre les transports urbains plus attractifs.
MEHU (2006) et L’étude technico-économiquesur la rentabilité de la
concession de lignes d’autobus à Cotonou. MEHU (2006).
Des politiques de transports urbains en Afrique subsaharienne ont esquissé des
solutions aux conditions de transport et de déplacement intégrant toutes les
couches de populations à commencer par les plus défavorisées.
Les résultats de ces recherches ont donné lieu à des propositions de politique
globale de transport urbain de personnes à Cotonou ou à la proposition d’une
stratégie de mise en place d’un réseau de transport à travers la création d’une
entreprise de transport dans un cadre institutionnel apprécié.

1-[Link]. Enquêtes de terrain


Pour obtenir des informations qualitatives pouvant confirmé ou infirmé des
informations ou données quantitatives, il est nécessaire d’organiser une
opération d’enquête. L’objectif des investigations en milieu réel est de faire
l’état des lieux sur les transports en général et le transport en commun en
particulier.

- l’entretien individuel semi-directif avec usagers, les agents MTPT, les


gestionnaires des ouvrages routiers. Ici, il a été question d’interviews
directs ou d’échanges. Ceci a été fait au moyen de guide d’entretien
soigneusement établi. Cette technique a permis aux cibles concernées
d’avoir une liberté d’expression et ainsi, le champ du débat est élargi, ce
qui permet de recueillir le maximum d’informations.

Présenté par TAMEGNON A. Rémi Page 24 sur 89


Diagnostic de la qualité des services dans le transport urbain en commun à Cotonou

- l’observation directe du cadre de vie des populations. C’est une


technique d’appréciation visuelle qui permet, grâce à la présence de
certains éléments prédéfinis dans le milieu de porter un jugement sur
certains aspects liés aux travaux de recherche. En effet, il s’agitde
regarder avec attention et d’apprécier le confort et la sécurité dans les
transports en commun et l’état des ouvrages de transport.

1-[Link] - Echantillonnage
L’étude s’est focalisée sur un groupe cible constitué d’usager de transport en
commun et d’acteur du sous-secteur dans la ville de Cotonou.
L’échantillon a été déterminé par la méthode à choix raisonnée et la technique
de choix aléatoire simple. La taille de l’échantillon est constituée de trois cent
(300)personnes reparties proportionnellement à l’importance du flux des
transports en commun. Cette taille d’échantillon est répartie comme suit : deux
cent (200) usagersde transport urbain en commun, quatre-vingt-cinq (85)
transporteurs, quinze (15) autorités en charge des transports.

1-3.1.4. Traitement des données


Les données empiriques ont été traitées manuellement. Après le dépouillement
des questionnaires, les informations recueillies ont été classées en fonction de
leur importance par rapport à l’objectif de l’étude.
Les résultats chiffrés de chaque question ont été comptabilisés, ensuite exprimés
en pourcentage et analysés.

[Link]. Méthode d’analyse


La méthode d’analyse adoptée est celle permettant une étude descriptive et
analytique des données recueillies en utilisant aux besoins des graphiques :
histogrammes, diagrammes, cônes et aires. Aussi, avons-nous pour une

Présenté par TAMEGNON A. Rémi Page 25 sur 89


Diagnostic de la qualité des services dans le transport urbain en commun à Cotonou

représentation synthétique des données et une facilité de lecture, utilisée des


tableaux statistiques. Elle est utilisée aussi bien pour les données de la
documentation disponible que pour les informations du terrain.

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Diagnostic de la qualité des services dans le transport urbain en commun à Cotonou

CHAPITRE II :ETAT DES LIEUX DU TRANSPORT URBAIN A


COTONOU
Nous aborderons successivement les infrastructures routières, les organes de gestion
et leur fonctionnement.

2.1- INFRASTRUCTURES ROUTIERES, UTILISATION ET ETAT DES


VOIES, LE SYSTEME DES TRANSPORTS EN COMMUN A COTONOU.

2.1.1- INFRASTRUCTURES ROUTIERES

[Link]-Voirie
Le réseau routier de la ville de Cotonou n’est pas homogène. Il est constitué de
voies bitumées, de voies pavées et de voies en terre et représente un linéaire de
850 Km de voies urbaines soit 19% du réseau total de la ville. La voirie est
présentée dans le tableau ci-après :

Tableau II: Types de revêtement

Types de voies Types de revêtement Linéaire total (en m) %


Bitumé 43 429 100
Pavé Néant -
VOIES PRIMAIRES
En terre Néant -
Sous-Total I 43 429 26
VOIES Bitumé 12 245 9,9
STRUCTURANTES Pavé 90 198 72,86
MUNICIPALES En terre 21 340 17,24
Sous-Total I 123 783 74
TOTAL GENERAL 167 212 100
Source : DST/ MCTO, 2010

De l’analyse de cet tableau, il ressort que le réseau routier est en majorité


constitué de voie pavée (73 %) et en terre battue (17,24 %) et des voies bitumée
(10 %).
Le réseau d’assainissement de la ville de Cotonou a connu une extension
importante ces dix dernières années. Il compte actuellement 215,75 Km de
collecteurs secondaires enterrés et 29,92 Km de collecteurs primaires. Le tableau
II, ci- dessous présente le point des ouvrages du réseau d’assainissement.

Présenté par TAMEGNON A. Rémi Page 27 sur 89


Diagnostic de la qualité des services dans le transport urbain en commun à Cotonou

Tableau III: Point des ouvrages d’assainissement.

Ouvrages d’assainissement Longueur (en m)


Collecteurs secondaires ouverts et couverts 215,734
Collecteurs secondaires enterrés 61,605
Collecteurs primaires 29,92
TOTAL 304,059
Source : DST/MCTO 2010

La figure 2, montre la synthèse des ouvrages de transport dans la commune de


Cotonou

Figure 2: Présentation des infrastructures routières de la commune de Cotonou


Source Fond IGN, 2007

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Diagnostic de la qualité des services dans le transport urbain en commun à Cotonou

[Link]-Interfaces et le point d’arrêt


Les terminaux sont constitués surtout des gares routières et des terminus de bus.
Les gares constituent des centres de régulation, de débarquement et
d’embarquement des passagers. Les gares ont pour fonction de :
- désengorger les centres urbains ;
- faciliter les correspondances ;
- gérer au mieux le temps d’attente des usagers (commerce, restaurants…).
Quant au point d’arrêt, il est matérialisé par un poteau, un abri où
s’immobilisent momentanément des véhicules de transport en commun pour
embarquer ou débarquer des voyageurs. Leurs fonctions sont multiples.
 Pour l’opération, l’arrêt est :
- un point de débarquement et d’embarquement ;
- un point d’information des usagers ;
- un point de recueil d’informations ;
- un support publicitaire surtout si l’arrêt est équipé d’un abri.
 Pour l’usager, l’arrêt est :
- un point de débarquement et d’embarquement ;
- un point de rencontre et de rendez-vous pour les usagers.
 Pour l’autorité, l’arrêt est :
- un instrument de lutte contre l’encombrement des voies ;
- un élément de prévention routière (accidents)
A Cotonou, les gares et points d’arrêt pour le transport urbain en commun sont
quasiment inexistants. Les rares gares existantes sont utilisées à plusieurs titres
comme gares urbaines de transport en commun ou comme gare de transport
interurbain. Ces gares n’obéissent à aucun plan d’aménagement urbain et sont
sources d’embouteillages, d’insécurité et de pollution sonore. Avec le
libéralisme économique favorisé par le renouveau démocratique en 1990,
plusieurs sociétés sont apparues dans l’univers du transporturbain en commun.
Ainsi, on assiste au développement des activités de transport et la création de

Présenté par TAMEGNON A. Rémi Page 29 sur 89


Diagnostic de la qualité des services dans le transport urbain en commun à Cotonou

certaines infrastructures. La ville de Cotonou comptait 2819 points d’arrêt en


1996et un nombre important de gares de fortune qui malheureusement n’existent
plus.

[Link]- Signalisations verticales et horizontales


Ce sont des outils de régulation et de gestion de la circulation. Ils permettent de :

- assurer la sécurité des usages de la route ;


- permettre la fluidité du trafic ;
- réduire les accidents de la circulation.

Actuellement, la ville de Cotonou compte quarante-trois carrefours équipés de


feux tricolores. Les principaux dysfonctionnements relevés au niveau du
système de signalisations lumineuses implantées sont liés aux coupures de
courant électrique, à la baisse de tension ou au défaut d’entretien de la part des
autorités municipales.
La signalisation horizontale, quant à elle, est de plus en plus développée. Elle se
retrouve cependant sur quelques axes bitumés à savoir :
- la traversée de Cotonou (boulevard de l’Europe- boulevards des armées) ;
- le boulevard Saint Michel ;
- l’avenue de la Marina ;

[Link]-Voies fluviales
Les voies fluviales béninoises et en particulier celles de la ville de Cotonou ne
sont pas exploitées. Elles ne connaissent pas de trafics organisés et structurés
comme dans d’autres capitales africaines comme Abidjan. Elles sont empruntées
par une infime population venant des cités lacustres ou riveraines des cours
d’eau. Elles sont aussi utilisées par des trafiquants de produits divers en
direction ou en provenance du Nigeria. Ces voies connaissent un trafic varié.

Présenté par TAMEGNON A. Rémi Page 30 sur 89


Diagnostic de la qualité des services dans le transport urbain en commun à Cotonou

2.1.2-UTILISATION ET L’ETAT DES VOIES

[Link]- Trafic routier urbain


La voirie de Cotonou connaît d’énormes mouvements : le taux de motorisation
dans la ville de Cotonou est d’environ 35 véhicules pour 1 000 habitantset
connaît une augmentation sans pareille surtout grâce au développement du
marché de véhicules d’occasion.
L’analyse des itinéraires de bus montre le nombre important des passagers qui
ne cesse de croître d’année en année. Ainsi, de 1998 à 2005, on a assisté à une
augmentation de près de 75% des passagers. L’évolution du trafic de passagers
est traduite par le tableau et la figure ci-après.

Tableau IV: Prévision d’évolution du trafic de passagers à Cotonou (unité)


N° Ecrans 1996 1998 2000 2002 2003 2005
1 Ouest 290 000 357 000 410 000 471 000 505 000 580 000
2 Centre 350 000 403 000 442 000 486 000 510 000 560 000
3 Ponts 244 000 275 000 298 000 323 000 337 000 366 000
4 Godomey 135 000 166 000 219 000 0 0 270 000
5 Est 73 000 87 000 98 000 111 000 0 133 000
Source : Plan de circulation de Cotonou phase II, rapport final, juin 1996

700,000

600,000

500,000
Ouest
400,000 Centre
300,000 Ponts
Godomey
200,000 Est
100,000

0
1996 1998 2000 2002 2003 2005

Source :DST/MCOT, 1996

Figure 3: Evolution du trafic des passagers à Cotonou.

Le graphique présente l’évolution du trafic des passagers à Cotonou de 1996 à


2005. Le plus important trafic est observé au niveau Ouest et Centre qui

Présenté par TAMEGNON A. Rémi Page 31 sur 89


Diagnostic de la qualité des services dans le transport urbain en commun à Cotonou

représentent près de 50% du trafic. L’évolution du trafic est constante sur tous
les écrans.
La morphologie de la ville présente un espace urbain et divisé en deux parties
Est et Ouest par la lagune et coincée au Sud et au Nord par l’Océan Atlantique et
le lac Nokoué, ne facilite pas la fluidité du trafic. Le trafic ouest- est étant
concentré sur les trois ponts les reliant.
En effet, l’insuffisance d’infrastructures routières occasionne une saturation du
réseau routier aux heures de pointe. Il urge donc d’aménager certaines
infrastructures permettant d’éviter des conflits entre différents mouvements à
certains carrefours comme « Leader Price » et Pk 3. Au nombre de celles-ci on
peut citer : les échangeurs
Les passages dénivelés, les équipements de signalisation tricolore qui tiennent
comptent du trafic réel de ces voies.

A tout ceci s’ajoute l’insuffisance des voies secondaires revêtues, amenant les
usagers à se concentrer sur les quelques voies disponibles ; ce qui explique les
forts volumes de trafic observés sur ces axes.

[Link]-Etat de la voirie
L’observation de la voirie fait noter un état acceptable des principaux itinéraires
excepté quelques tronçons qui présentent un aspect dégradé. La fin des travaux
et la mise en fonction du boulevard de l’Europe et du troisième pont ont
contribué énormément à l’amélioration de la fluidité de la circulation à Cotonou.
On peut donc se satisfaire d’une meilleure évolution de l’infrastructure routière.

2.1.3- SYSTEME DES TRANSPORTS URBAIN EN COMMUN A


COTONOU

De nos jours, le transport public urbain à Cotonou est hétérogène. Plusieurs


moyens de transport font la desserte des différents quartiers de la ville.

Présenté par TAMEGNON A. Rémi Page 32 sur 89


Diagnostic de la qualité des services dans le transport urbain en commun à Cotonou

[Link]- Moyen de déplacement


 Transport en commun
Le transport urbain en commun est l’une des activités les moins développées à
Cotonou. Il est assuré seulement par les mini-bus et les taxis collectifs.
 Transport par pirogue
C’est un transport dont l’exploitation est bénéfique pour les populations.
Cependant il n’est pas du tout développé. Ces perspectives sont toutefois
meilleures compte tenu du renouveau économique prôné par les nouvelles
autorités politiques de notre pays.
 Autres moyens
Plusieurs autres moyens permettent aussi aux citoyens de se déplacer. Il s’agit
notamment des Véhicules Particuliers et des taxis-motos qui sont utilisés comme
moyen de transport public. Il est à noter cependant l’utilisation de plus en plus
fréquente de tricycles importés de la chine comme moyens de transport public.

[Link]-Moyens de transport urbain en commun et la demande a Cotonou

[Link].1Moyen de transport urbain en commun


Les principaux acteurs du secteur des transports publics à Cotonou sont :
 Les taxis communs ;
 Les mini-bus et bus ;
 Les taxi-motos communément appelés « Zémidjan ».

 Taxis communs ou taxi-ville

Les taxis communs autrefois appelés « GBEGAMEY » étaient au départ les


seuls moyens de transport public de personnes et desservaient, à partir du vieux
pont, les anciens quartiers de la ville (Saint Michel, Gbégamey, Joncquet, etc.).
Aujourd’hui, ces taxi sont facilement identifiés par leur couleur jaune vert avec
une inscription sur leurs portières et constituent un moyen de déplacement

Présenté par TAMEGNON A. Rémi Page 33 sur 89


Diagnostic de la qualité des services dans le transport urbain en commun à Cotonou

rapide dont le tarif de la course varie entre 100 et 200 F. ce sont des concurrents
directs des mini-bus.

 Bus et mini-bus

Pour pallier l’offre insuffisante des taxi-ville du fait de l’accroissement de la


population et l’évolution de la ville, des transports du Dahomey créée dans les
années de 70Celle de département de l’Atlantique Littoral dans lequel se trouve
la ville de Cotonou disposait d’un parc de bus assez important qui permettait la
desserte de la quasi-totalité des quartiers de la ville.
Ces sociétés sont toutes tombées en faillite et liquidées l’une après l’autre
jusqu’en 1987. Depuis ce moment, il n’existe que quelques réseaux de bus
assurant le déplacement de leurs travailleurs afin d’éviter les retards au service
et dans les usines. Il s’agit entre autres de :
- l’ex UNB (actuelle Université d’Abomey Calavi) ;
- la SOBETEX ;
- L’ALBATROS ;
- la SONICOG et autres ;
900

800

700

600

500

400 BUS/MINI-BUS

300

200

100

0
1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2003 2003

Source: DST/MCOT 2004

Présenté par TAMEGNON A. Rémi Page 34 sur 89


Diagnostic de la qualité des services dans le transport urbain en commun à Cotonou

Figure 4: Evolution du parc des Bus/Minibus 1993-2003

Le parc de bus et de mini-bus a connu une croissance non négligeable de 1993 à


2003. Le taux d’accroissement est d’environ de 1557% sur cette période (10
ans). La plus forte évolution est observée en 1999 où on est passé de 311 à 534
bus soit un taux de croissance d’environ 71%.

 Taxis-motos ou « Zémidjans »
La caractéristique principale du transport dans la ville de Cotonou sans nul doute
la prédominance de l’utilisation des deux roues pour déplacement des personnes.
Selon la BOAD dans son bulletin trimestriel d’information N°58 à la page 17, le
parc des « zémidjans » est environ 72.000 motos en 2002.
Les « zémidjans » ont l’avantage indéniable d’être flexibles, moins chers (sur les
courtes distances : 10 Km environ) et disponibles.

[Link].2. Demande de transport à Cotonou

 Demande quantitative
La demande de déplacement en voiture et celle des deux roues ne traduisent pas
le même volume en termes de trafic. Les axes menant des cités dortoirs vers le
centre administratif, industriel et commercial connaissent un trafic prépondérant
des deux roues. Mais dans le même temps, les déplacements entre les zones
résidentielles connaissent un volume de trafic à moto faible et trafic en véhicules
automobiles très élevé.
Ainsi, le trafic à moto est le plus important sur l’ensemble des axes de Cotonou
avec une demande concernée par 82% de la population urbaine de 15 ans et
plus. Soient, en 2000, 1.145.369 personnes par jour et 416.860.201 par an selon
une étude de la BOAD sur l’impact du transport urbain par les véhicules à deux
roues et perspectives de développement dans pays de l’UEMOA en 2002.

 Demande qualitative

Présenté par TAMEGNON A. Rémi Page 35 sur 89


Diagnostic de la qualité des services dans le transport urbain en commun à Cotonou

Le trafic de transit à travers Cotonou ne représente que 6 à 7% du trafic entrant


et sortant de la ville. Le trafic d’échange avec Cotonou est majoritairement
tourné vers l’ouest (66 %) et son origine ou sa destination se trouve à plus de
80% dans Cotonou –ouest.
Le secteur zone centrale MARO-FIFADJI constitue le principal générateur du
trafic entre les deux parties de la ville. La zone portuaire et administrative
génère elle aussi plus de déplacement entre AKPAKPA et Cotonou-ouest que la
zone commerciale – Centre ville.

2.2-ORGANES DE GESTION DUTRANSPORT URBAIN EN


COMMUNET LEUR FONCTIONNEMENT

Plusieurs structures concourent à la gestion du sous-secteur du transport urbain.


On distingue d’une part les structures étatiques et d’autre part les organisations
professionnelles et les ONG.

2.2.1- STRUCTURES ETATIQUES

Il s’agit essentiellement :
- Ministère des Transports Publics et des Transports

Le Ministère des TransportsPublics et des Transports qui est l’instance de tutelle


du secteur des transports à travers la Direction Générale des Transports
Terrestres (DGTT), le Centre National de Sécurité Routière (CNSR)
- Fonction de DGTT
La DGTT est chargée de :
- la délivrance et sur contrôle des titres de transport ;
- l’organisation, la réglementation, la surveillance et le contrôle des
transports routiers ;
- la formation et le recyclage des transporteurs, des conducteurs de
véhicules et de moniteurs d’Auto-écoles ;

Présenté par TAMEGNON A. Rémi Page 36 sur 89


Diagnostic de la qualité des services dans le transport urbain en commun à Cotonou

- l’étude dans le sous-secteur.

- Centre National de Sécurité Routière :


Le centre National de Sécurité Routière (CNSR) est un établissement public à
caractère administratif et social créé par le décret N°87-442 du 29 décembre
1987 et placé sous la tutelle du Ministère chargé des Transports. De par ses
statuts approuvés par le décret n°87-443 du 29 décembre 1987, il a pour mission
« l’étude, la recherche et la mise en œuvre de tous les moyens destinés à
accroitre la sécurité des usagers de la route ».

Le centre National de Sécurité Routière (CNSR) a pour attribution :

- l’éducation routière ;
- la sensibilisation des usagers de la route, toutes catégories confondues sur
les principaux facteurs de risques (vitesses, alcool, non respect des règles
de la circulation, imprudence, casques ceinture de sécurité etc) ;
- la formation et le perfectionnement des conducteurs, le recyclage des
examinateurs de permis de conduire ;
- l’amélioration de l’état du parc automobile circulant par le contrôle
technique des véhicules ;
- la gestion et le renforcement du système d’information sur les accidents
de la voie publique (collecte, traitement, exploitation, analyse des
données) ;
- l’amélioration du niveau de sécurité de la route à travers les inspections et
les audits de sécurité routière des projets routiers et des routes existantes ;
- le contrôle du respect du code de la route ;
- l’organisation et l’animation des commissions de retrait des titres de
transports à la suite d’un accident de la circulation ou d’une infraction au
code de la route ;
- la coordination des actions de sécurité routière au niveau national.

Présenté par TAMEGNON A. Rémi Page 37 sur 89


Diagnostic de la qualité des services dans le transport urbain en commun à Cotonou

Il travaille en partenariat avec plusieurs structures nationales et internationales


de même que les communes.

Au plan local, il est à noter que la municipalité de Cotonou dispose également


d’une structure qui s’occupe de la gestion du transport urbain. Il s’agit de la
DST (Direction des Services Techniques)

Avec la décentralisation, la gestion du transport public urbain revient aux


collectivités locales.
Ainsi, les communes ont pour responsabilités :

 l’initiative des actes liés aux travaux d’aménagement d’infrastructures et


d’équipements qui relèvent de leur patrimoine ainsi que la gestion et à
leur maintenance ;
 la réalisation et l’entretien des voies urbaines ;
 la gestion de la signalisation routière ;
 la réalisation et l’entretien du réseau d’éclairage public ;
 la réalisation, l’entretien et la gestion des gares routières, des
embarcadères et des parkings à caractère local ;
 la règlementation du transport des biens et des personnes dans leur ressort
territorial,
 la réalisation de leur plan de déplacement ou de circulation.

2.2.2- ORGANISATIONS PROFESSIONNEL ET LES ONG


Les structures privées sont composées des associations professionnelles et des
Organisations Non Gouvernementales (ONG).
La principale association de transport en commun à Cotonou est l’Organisation
des Conducteurs de taxi-ville et de Cotonou (OCTAVIC) qui est un
regroupement à caractère syndical s’occupant en général des transports urbains
par taxi-ville et par les bus ou minibus.

Présenté par TAMEGNON A. Rémi Page 38 sur 89


Diagnostic de la qualité des services dans le transport urbain en commun à Cotonou

Les ONG intervenant dans le sous-secteur s’occupent surtout de la prévention


routière par le biais des formations, de la sensibilisation et d’affiches
publicitaires. Elles n’ont pas forcément pour vocation de s’occuper du transport
urbain en commun en particulier mais s’occupent en général d’autres secteurs à
intérêt public.

2.3- FONCTIONNEMENT ET L’IMPACT DU TRANSPORT URBAIN EN


COMMUN SUR L’ENVIRONNEMENT

2.3.1-FONCTIONNEMENT DU TRANSPORT URBAIN EN COMMUN


- Cadre légal de l’activité des mini-bus
Compte tenu du fait que l’activité de transport urbain collectif par mini-bus est
relativement récente, il n’existe pas de textes particuliers réglementant
l’organisation et le fonctionnement de ce moyen de transport.
Cependant on peut citer le décret N°79-109 du 15 Mai 1979 règlementant les
transports routiers en République de Bénin. Ce décret ne prend pas en compte
particulièrement le transport urbain.
Le seul texte spécifique au transport urbain en commun est l’arrêté municipal
N°007/CUC/SG/SM/DST/STES du 21 février 2004 portant fixation des taxes
des mini-bus de transport urbain collectif dans la ville de Cotonou.
Il faut noter néanmoins que deux projets de décrets sont actuellement en cours
de signature pour une meilleure réglementation du sous-secteur des transports
terrestres.

Présenté par TAMEGNON A. Rémi Page 39 sur 89


Diagnostic de la qualité des services dans le transport urbain en commun à Cotonou

[Link]-ETUDE DE QUELQUES LIGNES DE TRANSPORT URBAIN EN


COMMUN A COTONOU

 CARREFOUR STATION FIDJROSSE-VODJE- ETOILE ROUGE-


TOKPA (VERS MAWULE)

Cette ligne est un axe important dans la ville de Cotonou, elle a une longueur
d’environ [Link] traverse 07 quartiers de Cotonou avec une Trafic
trè[Link] heures de pointe, on observe une saturationau niveau du
carrefour Barrière Vodjè.

 TOKPA - PK 3 – YENAWA
Elle présente de nombreux carrefours où l’écoulement du trafic est lent, on
observe un embouteillage sur toute la ligne car le niveau du trafic est élevé,
voire saturée jusqu’au carrefour Ciné Concorde.

 TOKPA- GANHI – FIDRJOSSE


Cette ligne relie les quartiers Ouest de Cotonou à Dantokpa, Ganhi, les zones
portuaires et administratives et se prolonge en direction de l’Aéroport. Elle
traverse plusieurs arrondissements regroupant un nombre important de quartiers
de ville. Elle a une longueur d’environ 9,3 km.

 GODOMEY – GARE – BARRIERE VODJE – ETOILE ROUGE –


TOKPA

On observe des difficultés liées de la circulation au niveau de certains


carrefours : Vodjè Barrière, Contournement du carrefour Lègba. Cette ligne est
la continuation de la ligne suivante à l’est, longue de 15km environ. Cette ligne
suit presque le même itinéraire que la ligne A jusqu’au passage à niveau de
l’OCBN à Fidjrossè.

2.3.2-IMPACTS DU TRANSPORT URBAIN SUR L’ENVIRONNEMENT


ET LA SANTE

Présenté par TAMEGNON A. Rémi Page 40 sur 89


Diagnostic de la qualité des services dans le transport urbain en commun à Cotonou

 Niveau de pollution liée au transport à Cotonou


Nous analyserons la pollution liée au transport, les risques sur l’environnement
et les risques pour la santé.
Dans l’étude sur la qualité de l’air en milieu urbain (cas de Cotonou),
Développent – Engineering Tractebel Bénin Consult a présenté en 2002 les
résultats sur l’analyse des émissions des véhicules et de la pollution de l’air
ambiant de 1994 à 1999. Ces résultats montrent que :
 l’émission journalière de CO2 est d’environ 83 tonnes dont 59% sont
générées par les 2 roues et 41% par les 4 roues ;
 les 2-roues sont responsables pour environ 90% des 36 tonnes d’HC
émises par jour par les transports urbains ;

Les résultats de ces mesures montrent une forte pollution à certains carrefours.
La concentration en CO2 y a atteint 18 mg/Nm (presque le double de la norme
admise) dans la ville de Cotonou

 Risques de la pollution sur l’environnement


Cette même étude citée ci-dessus souligne que la pollution de l’air a également
un impact sur la faune, la flore et sur les matériaux. Elle signale plus
précisément que les effets de la pollution de l’air sur la végétation sont
principalement :

 l’apparition de spots translucides, visibles sur les deux faces des feuilles
suivies par la formation de petites tâches sous forme de pointillés blancs
ou brunes.
 une chute de feuilles et une altération de la croissance dues à la pollution
par le SO2 ;
 l’accumulation de plomb qui peut avoir un effet toxique ;
 une réduction de la croissance, sénescence précoce et une diminution de
la floraison dues aux HC ;

Présenté par TAMEGNON A. Rémi Page 41 sur 89


Diagnostic de la qualité des services dans le transport urbain en commun à Cotonou

 une diminution de la photosynthèse causée par le dépôt d’aérosol sur les


feuilles.

Il faut ajouter à ces effets, l’agression de l’écosystème et de l’esthétique des


villes par les huiles à moteurs usées et les épaves des motos déversées ou jetées
sur les voies, dans la nature et leurs effets sur la santé.

 Risques de la pollution pour la santé humaine


L’impact de la pollution de l’air ambiant par des gaz d’échappement des
véhicules sur la santé des individus se détermine par une augmentation de
l’incidence d’un vaste spectre de maladies allant des maladies respiratoires au
saturnisme en passant par des maladies allergiques et des maladies de la peau.

A Cotonou où la pollution de l’air par les sources industrielles reste encore très
marginale, la pollution engendrée par le secteur du transport a offert un cas
d’étude. En effet, les résultats de l’étude sur la qualité de l’air dans la ville de
Cotonou par le cabinet Tractebel identifient que plusieurs polluants sont sources
de [Link] sont des maladies respiratoires sensibles à l’aspect pollution
atmosphérique et qui sont liées aux principaux polluants. Il a été admis
l’hypothèse que l’excès de maladies respiratoires à Cotonou par rapport aux
zones rurales est dû à l’agression des voies respiratoires par les polluants
atmosphériques.

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Diagnostic de la qualité des services dans le transport urbain en commun à Cotonou

CHAPITRE III :ANALYSE DE LA QUALITE DES SERVICES ET


SUGGESTION D’AMELIORATION DU TRANSPORT URBAIN EN
COMMUN

3.1-ANALYSE DE LA QUALITE DES SERVICES

3.1.1-ANALYSE DE LA SECURITE
La sécurité demeure un problème préoccupant dans le transport en général et
dans le transport urbain en commun en particulier. Plusieurs paramètres
permettent d’apprécier le niveau de la sécurité dans le transport en commun. Ces
paramètres feront l’objet d’une analyse à trois niveaux à savoir :

 niveau des véhicules ;


 niveau des chauffeurs ;
 niveau des infrastructures ;

[Link]-Etat des véhicules de transport en commun


Le véhicule constitue un tout dont les différentes structures jouent un rôle précis
afin de renforcer la sécurité des passagers qui s’y trouvent.
Les études sur le terrain ont montré que beaucoup de véhicules de transport
urbain en commun ont été façonnés afin d’augmenter leur capacité. Cet état de

Présenté par TAMEGNON A. Rémi Page 43 sur 89


Diagnostic de la qualité des services dans le transport urbain en commun à Cotonou

chose pose le problème d’inadéquation entre la charge et la puissance du moteur


d’une part le déplacement du centre de gravité du matériel roulantet d’autre part,
toute chose pouvant être source d’accident.
Selon les résultats du contrôle routier réalisé par le CNSR dans la ville de
Cotonou du 11 Juin 2004 au 31 août 2004 (confère annexes 5 à 9), tous les
véhicules contrôlés ont leur certificat de visite technique à jour. Ce qui suppose
à priori leur bon fonctionnement. Il n’existe pas cependant des statistiquesfiables
sur les infractions liées à l’état détaillé des véhicules de transport urbain en
commun.

[Link].1-Différentes boîtes à outils


 Extincteur

Son rôle est d’éteindre un incendie survenu au niveau de véhicule ou son


atténuation avant l’intervention des secours.
La figure 5 montre la proportion des véhicules disposant d’un extincteur à bord

oui
22%

non
78%

Figure 5: Proportion des véhicules disposant d’un extincteur

De l’analyse de cette figure, il ressort que 78 % des véhicules de transport en


commun ne possèdent des extincteurs à bord. Mieux plus de 90 % des véhicules
disposant d’un extincteur, ont acquis ce dernier au Nigeria ou achetés dans le

Présenté par TAMEGNON A. Rémi Page 44 sur 89


Diagnostic de la qualité des services dans le transport urbain en commun à Cotonou

port et dont la qualité est douteuse avec des conditions de conservation laissant à
désirer. De plus les dates de péremption ne sont pas toujours respectées.

 Boîte à pharmacie

Elle permet d’assurer les premiers soins aux accidentés avant leur évacuation
éventuelle à l’hôpital et l’arrivée des sapeurs-pompiers ou des ambulanciers.
Des enquêtes faites sur le terrain, 85 % des chauffeurs ne possèdent pas la boîte
à pharmacie. De même, 68 % de qui l’ont ne disposent pas de l’intégralité du kit
de soins devant figurer à l’intérieur.

 Triangle de signalisation
Il permet de signaler la présence anormale d’un véhicule sur la chaussée. Il est
peu utilisé par les chauffeurs de bus en cas de panne ou d’accident. 45% des
véhicules ne disposent pas de triangles de signalisation

 Pneu-secours
Il sert à dépanner en cas d’éclatement ou de crevaison de l’un des 4 pneus sous
le véhicule. 22 % des véhicules enquêtes ne disposent pas de pneu de secours.
La présence de ces éléments dans tout véhicule est indispensable pour prévenir
divers dangers.

[Link].2- Différents feux et leur rôle sur les véhicules


Plusieurs feux sont à distinguer sur les véhicules nous avons :
Les feux de route : Ils servent à bien voir la nuit ou en temps de brouillard.
Les feux de position : Ils servent à signaler la présence d’un véhicule en arrêt,
en stationnement ou même en panne sur la chaussée à la tombée de la nuit.
Les feux stop : Ces feux signalent le freinage du véhicule.
Les feux clignotants : Ils permettent de signaler une manœuvre du véhicule.
Les feux d’éclairage du tableau : Ils permettent de lire les alertes et les
indications lumineuses annonçant un danger ou un dysfonctionnement.

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Diagnostic de la qualité des services dans le transport urbain en commun à Cotonou

Les feux intérieurs : Ils permettent d’éclairer l’intérieur du véhicule la nuit


pour des besoins divers.
Tous les véhicules observés au cours de nos investigations disposent à 100% des
feux sus-cités

[Link]-Conducteurs de véhicules
Plusieurs problèmes liés à l’Homme notamment aux conducteurs font peser des
menaces d’insécurité sur les passagers.
Le manque de conscience professionnelle des conducteurs de véhicules de
transport urbain en commun révèle plusieurs comportements répréhensibles
parfois très dommageables pour la vie des passagers. Il se traduit notamment par
le non-respect des signalisations routières.
Ces comportements entrainent des accidents graves et parfois mortels. La
conséquence directe est l’invalidité à vie des victimes. Les causes de ces
comportements sont : l’excès de vitesse, le manque de patience et de courtoisie.
Au-delà des problèmes de pollution qu’occasionnent ces véhicules du fait de
leur âge avancé et par défaut de maintenance, ce sont des véhicules qui
n’assurent pas toujours une aisance dans la conduite. Il n’est pas rare d’observer
des minibus ou bus en panne sur la chaussée.
Les cas de surcharge sont légion et ont pour conséquence la perte de résistance
du véhicule en entier et en particulier celle des pneus et des freins (photo 1).

Présenté par TAMEGNON A. Rémi Page 46 sur 89


Diagnostic de la qualité des services dans le transport urbain en commun à Cotonou

Photo 1: Etat du véhicule et le chargement des passagers à St Michel


Cliché: TAMEGNON, novembre 2013

Le véhicule surchargé est difficile à manœuvrer surtout dans la négociation des


virages. La surcharge est l’une des causes de la dépréciation rapide du matériel
roulant et l’infrastructure routière. Elle augmente les risques d’accidents et
expose la vie des passagers.
A cela s’ajoute les cas d’alcool au volant. Les tests d’alcoolémie effectués par le
CNSR ont révélé l’existence de chauffeurs ayant bu d’alcool à une dose
importante. A titre d’exemple en 2003, 0,63% des cas d’accident au Bénin
étaient dû à l’alcool au volant.
Il est à noter cependant que le transport urbain à Cotonou est relativement
épargné par un fléau d’excès de vitesse. Ceci s’explique par les arrêts
intempestifs et la densité de la circulation, la multiplication des feux qui ne
permettent pas de rouler vite. Cependant, il importe de souligner les excès de
vitesse observés sur certains axes comme la voie de Fidjrossè ou le tronçon
Godomey gare- Fidjrossè en passant par Agla-Hlazounto. L’excès de vitesse
représente 11,36% des cas d’accident sur les voies du Bénin.
L’implantation anarchique des gares de fortune et les arrêts intempestifs
constituent également des problèmes auxquels il faut apporter de solutions afin
de sécuriser la circulation à certains niveaux. Le tableau ci-après nous illustre les
cas d’accidents à Cotonou.
Tableau IV: Evolution des accidents dans la ville de Cotonou

Passagers + Piétons Piétons Uniquement


Genre Nombre de Total des Total des Total des Piétons Piétions Piétons
véhicule véhicule Tués blessés blessés tués blessés blessés
graves légers grave légers
Motos 988 26 208 837 1 15 26
(22.37%) (47.27%) (71.23%) (76.09%) (16.67%) (20.83%) (23.21%)
Voitures 2317 15 57 198 1 40 70
(52.47%) (27.27%) (19.52%) (18.00%) (16.67%) (55.55%) (62.5%)
Bus et 118 1 4 4 1 3 1
Minibus (2.67%) (1.82%) (1.37%) (0.36%) (16.67%) (4.17%) (0.89%)
Camionnette 375 5 8 30 0 7 12
(8.49%) (9.09%) (2.74%) (2.73%) (0.00%) (9.72%) (10.71%)
Camion 568 6 9 13 2 7 3

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Diagnostic de la qualité des services dans le transport urbain en commun à Cotonou

(12.86%) (10.91%) (3.08%) (1.18%) (33.33%) (9.72%) (2.68%)


Autres 50 2 6 18 1 0 0
(1.13%) (3.64%) (2.05%) (1.64%) (16.67%) (0.00% (0.00%)
TOTAL 4416 55 292 1100 6 72 112
Source : Centre National de Sécurité Routière, 2010

Les accidents impliquant les bus et mini-bus à Cotonou sont relativement faibles
par rapport aux autres moyens de transport. Les bus et mini-bus demeurent un
moyen de transport plus sûr en termes de sécurité.

Photo 2: Gare routière ancien pont

Cliché : TAMEGNON, novembre 2013

La photo2, présente une gare de fortune installée en plein cœur de Cotonou. Un


phénomène prenant de plus en plus de l’ampleur surtout sur des axes dont le
trafic est élevé et occasionnant par voie de conséquence des accidents de la
circulation.

[Link]-Etat de la voirie
Quelques tronçons du réseau routier dans la ville de Cotonou posent de
problèmes de par leur état. Le plus préoccupant est la voie carrefour
AKOSSOMBO – carrefour Bon Pasteur qui présente des nids de poules donc des
risques d’accidents.

Malgré les efforts de la mairie, le désensablement des voies n’est pas optimal.
La présence du sable sur la chaussée ne constitue pas une menace immédiate

Présenté par TAMEGNON A. Rémi Page 48 sur 89


Diagnostic de la qualité des services dans le transport urbain en commun à Cotonou

d’accident pour les véhicules automobiles mais plutôt pour les motocyclistes.
Toutefois, les cas d’accidents entre motocyclistes et véhicules peuvent avoir des
conséquences incalculables impliquant d’autres dommages tels que les accidents
ou les sorties de chaussées entraînant des morts.

L’insuffisance d’éclairage de certaines voies n’est pas de nature à réduire les


risques d’accident la nuit, il en est de même des voies dont les ampoules sont
grillées et ne sont pas remplacées. En dehors de la sécurité, le problème du
confort revêt aussi un aspect capital.

3.1.2-Analyse partielle sur la sécurité


Si les statistiques du CNSR montrent que la plupart des véhicules ayant une
visite technique à jour possèdent des équipements, la réalité révèle que les
chauffeurs indélicats se passent leur équipement juste pour la réalisation de la
visite technique.
Malgré les descentes inopinées des membres du CNSR sur les diverses voies à
Cotonou visant la sensibilisation pour le respect des feux tricolores, des couloirs
de circulation et la vérification des équipements de sécurité, il n’est pas rare de
constater que les extincteurs rencontrés sur le terrain sont parfois périmés alors
que les boîtes à pharmacie ne sont pas au complet. A l’image des pneus roulants,
les pneus secours sont usagés.
Selon nos enquêtes, 15% des véhicules visités ont au moins un défaut de l’un
quelconque des feux. Toutefois, ces enquêtes ne prennent pas en compte les
antibrouillards.
Le défaut de feux est très préjudiciable aux passagers. Il peut occasionner des
accidents par défaut de vision, de freinages non signalés par les feux stop.
Pendant la nuit, les risques de collision sont élevés en cas d’arrêt sur la chaussée
lorsque les feux-arrière ne s’allument pas ou sont absents.

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Diagnostic de la qualité des services dans le transport urbain en commun à Cotonou

Les rétroviseurs quant à eux jouent un rôle très important dans la conduite. Il en
existe généralement trois dont deux externes et un interne. Ils ont pour rôle de
suivre la circulation venant de l’arrière ou près des ailes du véhicule. Nos
enquêtes nous ont permis de constater que 95% des véhicules visités n’ont pas la
totalité des 03 rétroviseurs. L’essentiel de la conduite se fait donc en tournant la
tête pour vérifier les dangers potentiels. Cette situation de conduite peu aisée
peut engendrer des accidents du fait de la perte d’attention face au danger venant
de l’avant ou l’arrière du véhicule.

3.1.3-Analyse du confort
L’analyse du confort permet d’aborder plusieurs éléments contribuant à la bonne
aise des passagers dans le transport urbain en commun.

[Link]-Etat intérieur du véhicule


Il s’agit de la présentation esthétique de l’intérieure des véhicules de transport
urbain en commun à Cotonou.

- Propreté et l’hygiène
L’entretien interne des véhicules est pénible du fait des passagers qui y déposent
toutes sortes de débris ou d’emballages vides. Les restes de céréales ou de sable
inondent le plancher et rendent l’intérieur peu [Link] sièges mal entretenus
ne répondent pas aux critères de confort de par leur caractère peu propre.

- Respect du nombre de places assises


Cet aspect est l’essentiel du problème posé par la notion de confort. En effet, les
passagers sont généralement en surnombre et peu à l’aise sur les sièges puisque
le nombre de passagers assis est beaucoup plus important que la normale.
Le transport mixte (passagers/marchandises) oblige les passagers à voyager avec
les marchandises de toutes sortes et parfois même avec des animaux.

Présenté par TAMEGNON A. Rémi Page 50 sur 89


Diagnostic de la qualité des services dans le transport urbain en commun à Cotonou

Les aménagements internes en vue d’augmenter la capacité des véhicules


rendent àfortioriles déplacements inconfortables.

Photo 3: Véhicule de transport urbain en commun

Cliché :TAMEGNON, novembre 2013

Ce véhicule de transport urbain en commun à Cotonou ne présente par les


caractéristiques d’un véhicule adapté. Le confort n’existe pas, les portières et les
fenêtres ne présentent pas des garanties de sécurité en cas d’accidents.

[Link]-Etat extérieur du véhicule

- Portières et fenêtres
Les adaptations opérées sur les fenêtres et la suppression de certaines vitres
empêchent la bonne circulation de l’air. Ce qui a pour conséquences la forte
pression de la chaleur et les transpirations durant tout le parcours.

- Autres facteurs d’inconfort


L’état souvent défectueux des amortisseurs et des sillent blocs provoque des
secousses notamment sur les pavés, ce qui ne rend pas agréable le déplacement.

Présenté par TAMEGNON A. Rémi Page 51 sur 89


Diagnostic de la qualité des services dans le transport urbain en commun à Cotonou

L’éclairage interne des bus faisant défaut, il est difficile pour le passager de
rechercher quoique ce soit dans son sac ou lire juste un [Link] existe aussi
d’autres paramètres qui concourent à la qualité.

Photo 4: Véhicule de transport urbain en commun en arrêt défectueux à St Michel

Cliché:TAMEGNON, novembre 2013

Le véhicule de transport en commun est l’illustration d’un arrêt défectueux, en


pleine chaussée au mépris de toute mesure de sécurité.

[Link]-Autres qualités du transport


Hormis la sécurité et le confort, plusieurs autres éléments permettent d’apprécier
la qualité du service offert par le transport urbain en commun. Il s’agit de la
ponctualité, la régularité, la rapidité et le moindre coût.

- Ponctualité

Elle consiste à offrir des départs aux heures prévues à partir des terminus, des
gares, ou des arrêts. Cette exigence n’est pas prise en compte par les exploitants
de transport urbain en commun.

Les véhicules de transport en commun urbain n’ont généralement pas des


heures rigoureuses auxquelles ils prennent départ ou ils doivent déjà être à un
arrêt donné.La ponctualité permet d’assurer une bonne régularité.

Présenté par TAMEGNON A. Rémi Page 52 sur 89


Diagnostic de la qualité des services dans le transport urbain en commun à Cotonou

- Régularité

Elle consiste à maintenir sur une ligne, des départs à intervalles équivalents ou
presque répétés. Son maintien est fonction de plusieurs facteurs conjugués que
sont :

 le respect des horaires ;


 la fluidité de la circulation ;
 l’état de la voirie ;
 etc.

La voirie de Cotonou s’est considérablement améliorée depuis les années 90.


Cependant, il reste des travaux d’aménagement sur quelques tronçons
notamment l’axe carrefour Akosombo – Barrière – Vodjè – carrefour SBEE.
Cette évolution de la voirie a réduit énormément les embouteillages surtout avec
l’ouverture de la voie Akosombo – Carrefour cheminot, cheminots – Carrefour –
SOBEBRA. Il reste donc à trouver des solutions pour les embouteillages
observés sur quelques carrefours comme le Carrefour PK3, Carrefour Leader
Price, carrefour Akosombo, pour ne citer que ceux-là .

[Link].1- Rapidité et le coût du transport


 Rapidité
La rapidité en transport dépend de plusieurs facteurs que sont :
 la conception de l’itinéraire,
 le moment de la journée,
 le modèle de véhicule,
 l’état de la voirie,
 la vitesse.
 Moindre coût du transport
Il s’agit d’offrir une qualité de service à la clientèle à un prix raisonnablement
économique prenant en compte :

Présenté par TAMEGNON A. Rémi Page 53 sur 89


Diagnostic de la qualité des services dans le transport urbain en commun à Cotonou

 la qualité de la prestation,
 les charges d’exploitation,
 l’environnement économique.
Du constat général, il ressort que les prix pratiqués dans le transport urbain en
commun sont plus ou moins abordables tenant compte du coût élevé à la pompe
du carburant, variant entre 450 et 550 F CFA pour l’essence ordinaire.
De l’analyse de ces critères, nous pouvons retenir que le transport en commun à
Cotonou souffre encore de nombreuses insuffisances dans le service. Mais avec
la décentralisation et les réflexions sur un nouveau concept de transport urbain
en commun par les autorités de la mairie, nous entrevoyons de bonnes
perspectives pour le transport de masse à Cotonou.

3.2- SUGGESTIONS D’AMELIRATION DU TRANSPORT URBAIN EN


COMMUN

Nous aborderons à ce niveau les mesures d’amélioration et le renforcement des


capacités des acteurs du transport

3.2.1- MESURES D’AMELIORATION

[Link]-POLITIQUE DEREGLEMENTATIONS
Cette politique prendra en compte la création d’une nouvelle structure de
régulation du transport urbain à Cotonou.

- Création d’un observatoire


Un observatoire est un dispositif de collecte régulière de données relatives aux
informations actuelles et aux dynamiques d’évolution d’un système donné.

Les connaissances que procure en tel dispositif permettent entre autres aux
décideurs d’avoir des informations leur permettant d’orienter durablement et
rationnellement leurs actions.

Présenté par TAMEGNON A. Rémi Page 54 sur 89


Diagnostic de la qualité des services dans le transport urbain en commun à Cotonou

A cet égard, un observatoire se révèle à la fois comme un précieux outil d’aide à


la décision, un instrument d’optimisation technico-économico-financier et un
outil de lutte contre le pilotage à vue.

Les données à recueillir dans ce cadre sont de façon générale des indicateurs
dont les objectifs sont multiples

- Objectifs de l’observatoire
Ces objectifs consistent entre autres à :
 mettre en place des indicateurs homogènes et pertinents pour le suivi des
activités de transport urbain en commun ;
 avoir une base de diagnostics et de suivi de la situation de transport dans
la municipalité pour éclairer les divers responsables et décideurs ;
 apprécier l’évolution des performances d’un système de déplacement dans
l’agglomération de Cotonou.

[Link]- MESURES DE RENOUVELLEMENT DES PARCS


- Mise en concession de ligne de bus
Il importe que la municipalité procède à la mise en concession des lignes de
Cotonou en exigeant des exploitants l’utilisation de véhicules neufs. Cette
démarche devra prendre en compte l’instauration de conditions d’exploitation
commerciales avantageuses pour les concessionnaires de même que la mise en
place de système d’assistance technique aux transporteurs. Ceci leur permettra
de surmonter un temps soit peu les difficultés liées à l’exploitation et les erreurs
d’inexpérience.
Des mesures d’exonération fiscale seront dans le même temps prises par le
pouvoir central en vue de faciliter l’importation de véhicules neufs de transport
par les opérations.
- Limitation d’importation des véhicules d’occasion
Bien que cette mesure paraisse difficile à appliquer du fait des ressources
financières que l’Etat en tire, elle consisterait, dans un premier temps pour le

Présenté par TAMEGNON A. Rémi Page 55 sur 89


Diagnostic de la qualité des services dans le transport urbain en commun à Cotonou

pouvoir public, à limiter l’âge des véhicules d’occasion importés au Bénin à


moins de 5 ans. Car il faut noter que ces véhicules importés ont une moyenne
d’âge qui varie entre 15 et 20 ans selon les types. La vétusté de ces véhicules est
source d’inconfort et d’insécurité pour les usagers de la route en général et ceux
des transports en commun en particulier.
- Répression fiscale

Cette politique de répression aura pour objet de décourager l’importation des


véhicules de transport en commun dont l’âge est de plus de 5 ans à travers
l’instauration de taxes élevées à l’import applicables à ces catégories de
véhicules.
[Link]-ENTRETIEN DU RESEAU ROUTIER

- Voirie
Le réseau routier de la ville de Cotonou est de jour en jour amélioré. L’essentiel
du travail à ce niveau consistera à faire un effort dans l’entretien de la voirie et à
lutter sans détours contre l’installation anarchique des vendeuses sur les
trottoirs. Toutefois, il importe d’entreprendre des travaux afin d’installer des
échangeurs à certains carrefours comme PK3, Leader Price ou Godomey en
sortant de Cotonou afin de réduire les problèmes d’embouteillages qui
occasionnent des accidents et ralentissent la vitesse commerciale.

- Terminaux
Les actions à mener dans ce sens sont surtout d’améliorer le fonctionnement et
l’aménagement des gares routières. Cette politique prendra en compte la
modernisation des infrastructures et la mise en place de structures compétentes
pour leur gestion. Ainsi, on mettra l’accent sur la qualité du service et le
maintien de l’ordre.

Présenté par TAMEGNON A. Rémi Page 56 sur 89


Diagnostic de la qualité des services dans le transport urbain en commun à Cotonou

- Arrêts
Il est important de réglementer le stationnement et l’arrêt des mini-bus et des
bus. Il faudrait aménager des points de stationnement et d’arrêts précis où les
usagers en toute sécurité pourront être embarqués et débarqués. Cela permettra
donc de lutter contre l’encombrement des voies surtout aux heures de pointe.

25/11/2013

Photo 5: Parc d’arrêts des minibus et bus au carrefour Marina


Cliché: TAMEGNON, novembre 2013

La photo 5, présente les mesures d’amélioration de la qualité du transport urbain


en passant par la réglementation, le stationnement et l’arrêt des minibus et des
bus dans la ville de Cotonou.

3.2.2-RENFORCEMENT DES CAPACITES DES ACTEURS DU


TRANSPORT

[Link]-CREATION D’UNE POLICE MUNICIPALE

La création d’une police municipale revêt un intérêt important et a plusieurs


objectifs.L’intérêt de la création de ce corps est qu’il permettra à la mairie
d’avoir un personnel spécialisé directement sous sa tutelle à qui ellepourra
définir des missions précises. Ce corps devra donc répondre promptement aux
diverses sollicitations dans le domaine de la circulation routière, de la

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Diagnostic de la qualité des services dans le transport urbain en commun à Cotonou

surveillance des infrastructures routières et le respect du code de la route en


général dans un contexte municipal.

Elle a pour objectif de veiller à l’application et au respect rigoureux du code de


la route d’une part et réprimer d’autre part les conducteurs indélicats. Ceci aura
pour effet la diminution des actes d’incivisme sur les axes urbains, la régression
des accidents et la discipline collective par rapport aux textes et règlements
régissant l’accès à la profession, la circulation et la protection de biens publics.

[Link]-Renforcement des capacités des acteurs


Plusieurs actions sont à entrevoir dans le transport urbain en commun à l’endroit
des promoteurs. Les actions d’information d’éducation et de communication
doivent se faire à l’endroit de deux acteurs à savoir les transporteurs d’une part
et les conducteurs d’autre part.

- A l’endroit des transporteurs


Le but de cette démarche est de prévenir les transporteurs des notions de sécurité
et de confort et de les informer de leur responsabilité par rapport à son
amélioration.

Cette campagne devra mettre l’accent sur :

 la qualification de leur personnel,


 la qualité des véhicules et du service,
 la maintenance des véhicules.

Du respect de ces trois points découleront d’autres actions à l’endroit des


deuxièmes acteurs que sont les conducteurs.

- A l’endroit des conducteurs


Les actions au profit des conducteurs pourront se faire par le biais des
campagnes d’information à travers la presse et les panneaux d’affichage, au

Présenté par TAMEGNON A. Rémi Page 58 sur 89


Diagnostic de la qualité des services dans le transport urbain en commun à Cotonou

mieux des ateliers de formation. L’objectif recherché est de faire renaître la


notion de qualité dans la prestation en insistant sur les obligations de
conducteurs en ce qui concerne :
 l’entretien des sièges et du plancher des véhicules,
 le respect du nombre de places assises,
 l’entretien global de l’intérieur, la prévention par la même occasion des
comportements à risque.
La prévention sécuritaire portera entre autre sur :
 le respect du code de la route,
 la prohibition de l’alcool au volant,
 le refus des excès de vitesse ;
 la suppression des surcharges.
D’autres mesures pourront compléter celles déjà énoncées.

[Link]-Formation et recyclage
- Formation
En ce qui concerne les conducteurs, un accent particulier devra être mis sur la
formation des moniteurs d’auto-écoles et les moyens dont ils devront disposer
pour accomplir leur mission. En d’autres termes, il faut le suivi des formateurs
et la modernisation des moyens d’apprentissage ou de formation, ceci aura pour
avantage de s’assurer de la qualité de la formation à l’endroit des conducteurs.
La formation des élèves d’auto-écoles en langues locales doit se poursuivre et se
faire renforcer.

- Recyclage
Il est important d’organiser par le biais des structures officielles compétentes,
des recyclages à l’endroit des conducteurs afin de raviver périodiquement la
mémoire de ces derniers et attirer leur attention sur les règles de conduite, de
prudence, et de prévention qu’ils auraient oublié[Link] ensemble de mesures

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Diagnostic de la qualité des services dans le transport urbain en commun à Cotonou

permettra aux différents acteurs de se sentir canalisés et suivis par l’autorité


municipale ou centrale.

[Link]-Evolution des cas d’accidents causés par les transports urbains en


commun à Cotonou

L’amélioration de la sécurité à entrainer la réduction des cas d’accident dans la


ville de Cotonou. La figure VI, montre l’évolution des cas d’accidents causés
par les bus et les minibus dans la ville de Cotonou

Minibus urbain Minibus interurbain


Bus ou car urbain Bus ou car interurbain

80
60
Effectifs

40
20
0
2008 2009 2010 2011 2012
Années

Figure 6: Evolution des cas d’accidents causés par les transports urbains en commun à
Cotonou

De l’analyse de la figure VI, il ressort que les cas d’accidents causés par les
transports urbains en particulier les bus et minibus dans la ville de Cotonou a
considérablement diminué ces dernières années. Cette diminution est liée à
l’amélioration progressive des conditions de sécurité, à l’amélioration des
infrastructures routières et programmes de sensibilité mis en œuvre par les
différentes structures impliquées dans le transport urbain.

Présenté par TAMEGNON A. Rémi Page 60 sur 89


Diagnostic de la qualité des services dans le transport urbain en commun à Cotonou

3.2.3-FAIBLESSES ET LES ATOUTS DU TRANSPORT URBAIN EN


COMMUN A COTONOU

[Link]- FAIBLESSES DU TRANSPORT URBAIN

Nous analysons les faiblesses sur deux aspects à savoir l’aspect matériel et
l’aspect économique.
- Du point de vue matériel
Le transport urbain en commun à Cotonou ne se fait pas encore avec des bus de
grande capacité. Ceci a pour conséquence l’incapacité des exploitants à
satisfaire la demande. L’exploitation des sociétés de transport urbain en
commun se fait de manière artisanale sans l’existence de structures adéquates de
gestion et de suivi de l’activité. Ces entreprises unipersonnelles pour la plupart
du temps évoluent sans une organisation adéquate. Dans ces conditions, il est
difficile de suivre la rentabilité de l’activité et l’exigence de la clientèle.

- Du point de vue économique


Sur le plan économique, l’exploitation du sous-secteur du transport urbain
collectif ne permet pas à l’Etat de faire assez de recettes. Toutes les sociétés
opérant dans le sous-secteur et ayant pour la plupart du temps des véhicules sur
la quasi-totalité des lignes ont fermé l’une après l’autre. La disparition de ces
différentes entreprises a laissé place à la prolifération des zémidjans et au
développement du secteur informel. Ce qui engendre des manques à gagner pour
l’Etat.

[Link]-ATOUTSDU TRANSPORT URBAIN

 Atouts économiques

Les atouts économiques nous permettront d’aborder l’apport en revenu au


niveau des ménages et le développement des activités annexes dans le transport
urbain collectif.

Présenté par TAMEGNON A. Rémi Page 61 sur 89


Diagnostic de la qualité des services dans le transport urbain en commun à Cotonou

 Apport au revenu des ménages


Un nombre important de personnes dépend économiquement de l’exploitation
du transport urbain en commun, dans la chaîne de service on peut citer :

 le propriétaire du véhicule,
 le conducteur du véhicule,
 l’apprenti,
 les racoleurs etc

 Développement des activités annexes


Plusieurs activités se développent grâce à un transport urbain en commun
dynamique. Il s’agit de :

 les assurances,
 la mécanique,
 la soudure,
 la peinture automobile,
 l’électricité automobile.

Ces différentes corporations font des transactions entre elles, toute chose qui
peut fortifier l’économie locale.

 Atouts sociaux

 Utilité du transport urbain en commun


L’utilité du transport urbain en commun n’est plus à démontrer. Il permet aux
populations d’avoir accès à d’autres services importants tels que :
 l’éducation ;
 la santé.
Le transport urbain en commun permet le rapprochement des différentes
localités et participe au désenclavement de la cité. Il contribue à la mobilité des
citoyens et leur participation aux activités urbaines.

Présenté par TAMEGNON A. Rémi Page 62 sur 89


Diagnostic de la qualité des services dans le transport urbain en commun à Cotonou

 Création d’emploi
Au-delà de l’emploi engendré par l’exploitation du transport urbain en commun,
il importe de mettre l’accent sur les activités artisanales créées par celle-ci.
Ainsi, la création de ces emplois contribue à la réduction de la pauvreté, à la
diminution du chômage et à la préservation de la paix sociale. L’artisanat se
développe et favorise l’émergence d’une main-d’œuvre relativement peu
coûteuse.

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Diagnostic de la qualité des services dans le transport urbain en commun à Cotonou

CONCLUSION
En somme, le transport urbain en commun au Bénin en général et à Cotonou en
particulier reste confronter à d’énormes problèmes surtout ceux liés à la qualité
du service dont la sécurité et le confort contrairement à notre première
hypothèse.
Ces problèmes ont pour origine :
 l’absence de politique globale de transport urbain en commun ;
 des infrastructures ne répondant toujours pas aux objectifs de qualité, pour
faciliter l’exploitation ;
 des matériels roulant souvent inadaptés et de faible capacité ;
 la non qualification pour la plupart du temps du personnel des entreprises
de transport en commun et le défaut d’organisation.
Face à cette situation plusieurs solutions ont été préconisées.
Il s’agit entre autres de :
 la mise en place d’un observatoire des transports ou d’une autorité de
régulation des transports,
 la mise en place d’une politique globale de transport,
 du renforcement de la capacité d’intervention du Centre National de
Sécurité Routière.
Confirmant les 3 dernières hypothèses de recherche, l’étude a montré que :
1- L’accès à la profession n’est pas réglementé, ce qui fait qu’on assiste à
une activité peu structurée. La responsabilité de la municipalité à cet
égard est grande. Il sera question pour elle de procéder à la concession et
à l’exploitation de lignes de transport urbain par des promoteurs privés
répondant à un cahier de charge bien défini afin d’inciter davantage les
populations au transport urbain en commun.
2- Les populations n’ont pas une réelle alternative de sécurité et de confort
puisque la totalité des passagers interrogés déclarent ne pas se satisfaire

Présenté par TAMEGNON A. Rémi Page 64 sur 89


Diagnostic de la qualité des services dans le transport urbain en commun à Cotonou

du confort et de la sécurité à ceux offerts par les mini-bus mais


reconnaissent cependant à plus de 80% qu’ils constituent par excellence
leur moyen privilégié de transport.
3- Les actions d’IEC (Information Education Communication) à l’endroit
des différents acteurs du sous-secteur devront être poursuivies et
accentuées afin de les impliquer à une dynamique d’amélioration des
conditions de transport en commun, selon une logique de changement de
comportements et de mentalités.
Cependant il est important de revoir le système de communication à l’endroit
des différentes cibles (les supports, le contenu des messages, les temps de
passage, la durée des messages audio-visuels ou audio, la taille et l’emplacement
des panneaux, les encarts dans les journaux et les illustrations, etc.) et évaluer
les effets des campagnes d’information et de publicité sur l’opinion cible afin de
prendre les mesures correctives.
Aussi recommandons – nous vivement des opérations médiatisées visant à
sanctionner positivement ou négativement les conducteurs de taxi-bus afin de
faire la promotion des bonnes valeurs dans le sous-secteur.
Toutefois cette réflexion n’est pas exhaustive et devra se poursuivre afin de
trouver les meilleures solutions pour le bonheur des populations.

Présenté par TAMEGNON A. Rémi Page 65 sur 89


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VAN DUC, Juliette (1992).Les voies du pèlerinage à la Mecque de la fin du 19 e à
nos jours : les cas des pèlerins voltaïques/burkinabé. Dans Hélène d’Almeida-
Topor et al. (éds.) Les transports en Afrique 19e- 20e. Paris, L’Harmattan.
ZONGO, K.(1987). L'influence des bus X9 sur le réseau des taxis dans la ville de
Ouagadougou, mémoire de fin de cycle, Ecole supérieure des sciences
économiques (ESSEC), Université de Ouagadougou, 42 pages.

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LISTE DES TABLEAUX, FIGURES ET PHOTOS

TABLEAUX Page
Tableau I: Centres de documentation visités et types d’informations recueillies.........23
Tableau II: Types de revêtement..................................................................................27
Tableau III: Point des ouvrages d’assainissement.........................................................28
Tableau IV: Evolution des accidents dans la ville de Cotonou.....................................47

FIGURES Page
Figure 1: Infrastructures routières de Cotonou.............................................................20
Figure 2: Présentation des infrastructures routières de la commune de Cotonou.........28
Figure 3: Evolution du trafic des passagers à Cotonou.................................................31
Figure 4: Evolution du parc des Bus/Minibus 1993-2003............................................35
Figure 5: Proportion des véhicules disposant d’un extincteur......................................44
Figure 6: Evolution des cas d’accidents causés par les transports urbains en commun à
Cotonou.........................................................................................................................60

PHOTOS Page
Photo 1: Etat du véhicule et le chargement des passagers à St Michel.........................47
Photo 2: Gare routière ancien pont................................................................................48
Photo 3: Véhicule de transport urbain en commun.......................................................51
Photo 4: Véhicule de transport urbain en commun en arrêt défectueux à St Michel....52
Photo 5: Parc d’arrêts des minibus et bus au carrefour Marina....................................57

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ANNEXES

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ETAPE OBJECTIFS ACTIVITES

0-Conception Réfléchir sur le sujet et le Conceptualisation du


du Sujet reformuler ; recentrer le sujet et le sujet documentation –
circonscrire. lecture- entretien

1- Rapport de Identifier les groupes stratégiques ; Entretien avec personnes


stage Repérer et identifier les différents ressources, responsables
acteurs mairie et élus locaux –
Concevoir le guide d’entretien et la lectures ; Etude de
grille d’observation. repérage test d’outils ;
opérationnalisation de
l’étude.
2-Enquêtes de Chronométrer le déroulement de la Programmation des
terrain cueillette et Collecter les données. rencontres enquêtes
proprement dites.

3-Traitement Traiter les informations ; Elaborer Dépouillement et


des données le document provisoire codification de fiches
Arrangement et analyse.

4-Mémoire Distribuer pour lecture et Préparatif pour la


disponible correction ; finaliser et déposer présentation des résultats
et soutenance du
mémoire.

LES ETAPES DE RECHERCHE

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Tableau : Caractéristiques des parkings et gares routières de Cotonou

Désignation Superficie Situation Géographique Mode de gestion


Gare routière du 17.496 m² A l’extrémité Ouest du pont Concédée à
Marché de Martin Luther King sur deux sites SODECIB
Dantokpa contigus l’un au nord en face du International S.A par
(Cotonou) bâtiment central du marché la Mairie de Cotonou
Dantokpa l’autre au sud
Parces poids lourd 14.583 m² Au sud du canal japonais en face Les trois Parcs sont
de Todomè de l’hôtel Mawulé au bord de concédés à SODECIB
(Cotonou) l’avenue du Roi ghézo rue n°205 International sa. Sur
Parcs poids lourd de 5.495 m² En face du collège de l’espoir appel d’offre
Xwlacodji Xwlacodji à côté des Sociétés des Seul le parc de
(Cotonou) Ciments du Bénin (SCB) Xwlacodji est
Parc triangle de 9.837 m² En face de la SOGEMA à exploité par
Dantokpa Dantokpa au bord du boulevard SODECIB les autres
(Cotonou) Saint Michel font l’objet de
cogestion
Parc du centre ville 4.010 m² Centre Commercial Ganhi, à côté Concession à la
de Ganhi (Cotonou) de l’Agence Bank Of Africa Société Maréchal
(BOA) dans la rue 866 Nouvel Horizon
Parc du cimentière 6.875 m² au bord de la Route Nationale Elaboration DAO en
PK14 (Godomey) Cotonou-Lomé devant le cimetière cours en vue nouvelle
PK 14 concession
Gare routière 3.000 m² Au bord de la rue des cheminots Cogestion syndicats/
Jonquet (Cotonou) derrière la mosquée centrale de Mairie de Cotonou
Jonquet
Abomey Gare - Rue n°114, deuxième rue à droite Cogestion syndicats/
(Cotonou) après le carrefour Van Mairie de Cotonou
Vollen/Delorme à Bokossi Tokpa
Agonli gare - Derrière la place Bicentenaire de Cogestion syndicats/
(Cotonou) la Révolution française dans la rue Mairie de Cotonou
n°409
Gare routière du - Nord Ouest du stade de l’amitié Cogestion syndicats/
Stade de l’amitié dans la rue n°2863 au bord de la Mairie de Cotonou
(Cotonou) RNIE n°1
Gare routière de - Au bord de l’axe Cadjèhoun Cogestion syndicats/
Houéyiho (cotonou) Akossombo, devant la cité Mairie de Cotonou
Houéyiho
Parcs pois lourd de - Godomey, sur la Voie pavée Gestion conjointe de
GODOMEY Godomey-Fidjrossè la Mairie de Cotonou
(Cotonou)
La Bande des 200 - A l’Est du Port de Cotonou sur la Elle est gérée par la
mètres : Parc poids voie Hôtel du Port-Hôtel Marina SOBEMAP
Lourd (Cotonou)
Source : Mairie de Cotonou 2012

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LE CHRONOGRAMME DES ACTIVITES


L’étude a couvert une période de six (06) mois. Elle va du 02 Juillet 2013 au 30 Décembre 2013

1 2 3 4 5 6

MOIS
SEMAINES
1 2 3 4 5 6 7 8 9
ETAPES D’ETUDE DE STAGE
10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24

Conception du sujet et circonscription

Etat des lieux et rapport de stage de terrain

Enquêtes de terrain proprement dites

Traitement et analyse des données

Préparatifs présentation des résultats

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ANNEXES 1
QUESTIONNAIRE D’ENQUETE AUPRES DES USAGERS DE TRANSPORT URBAIN EN COMMUN A
COTONOU

Ce questionnaire a été initié dans le cadre d’une étude sur l’application du


niveau de confort et de la sécurité dans le transport urbain en commun.

Merci donc pour votre collaboration.

1° Quelle est votre fréquence de déplacement urbain ?

Très forte Forte Assez forte Faible VP

2° Quel est votre moyen de déplacement ?

Mini-bus Taxi-ville Taxi-moto Moto Personnel VP

3° Utilisez-vous souvent ce mode de déplacement ?

Oui Non NR

4° Etes-vous satisfait de la prestation des Mini bus ?

Oui Non NR

5° Pour vous, le confort et la sécurité sont-ils importants pour les passagers ?

Oui Non NR

6° Pensez-vous en avoir droit ?

Oui Non NR

7° Craignez-vous pour votre sécurité dans ce genre de transport ?

Oui Non NR

8° Les véhicules de transport urbain en commun répondent-ils aux normes de


sécurité et de confort ?

Oui Non NR

9° Ne pensez-vous pas que ce mode de déplacement pose d’autres


problèmes ?

Oui Non NR

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10° Par ordre de classement, quel sont selon vous les plus importants ?

Environnement Rapidité Prix cher Vol Autres NR

11° Trouvez-vous le transport urbain en commun avantageux ?

Oui Non NR

12° Parmi ces avantages, lequel pensez-vous très important ?

Coût bas Rapidité Moins polluant Confort Sécurité

Autres NR

13° Pensez-vous que Cotonou est pollué ?

Oui Non NR

14° Quelle appréciation faites-vous du niveau de pollution ?

Très élevée Elevée Assez élevée Moyennement élevée

Peu élevée NR

15° Ce problème n’est-il pas vital pour la population ?

Oui Non NR

16° A quelle catégorie socio professionnelle appartenez-vous ?

Fonctionnaire Etudiant Professionnel libéral Marchand

Autres

(1) Cochez la case correspondante

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ANNEXES 2
GUIDE D’ENTRETIEN DESTINE AUX EXPLOITANTS DE
TRANSPORT EN COMMUN

La présente enquête a été initiée pour apprécier le niveau de la qualité de service


dans le transport en commun à Cotonou.

1- Depuis combien d’années êtes-vous exploitant dans ce sous-secteur ?

2- Quels étaient vos objectifs au début de vos activités ?

3- Quelles sont les lignes que vous desservez ?

4- Combien de véhicules avez-vous ?

5- Arrivez-vous à satisfaire la demande ?

6- Quelle appréciation font les clients de votre prestation ?

7- pourrions-nous avoir une idée de la qualification de votre personnel ?

8- Quelle valeur représente pour vous la sécurité ?

9- Les respectez-vous ?

10- Vos clients se déplacent-il dans le confort ?

11- Que pensez-vous faire pour améliorer votre service ?

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ANNEXES 3
GUIDE D’ENTRETIEN – AUTORITE

1- Monsieur le Directeur, existe-t-il une politique de transport urbain à


Cotonou ?

2- Quelle appréciation faites-vous de la mobilité urbaine ?

3- Etes-vous satisfait de la qualité du service dans le transport urbain par les


mini-bus ?

4- Quels sont les critères qui vous semblent importants et pourquoi ?

5- Quelles sont selon vous les mesures correctives à prendre ?

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ANNEXES 4
GUIDE D’ENTRETIEN TECHNIQUE

Nom du conducteur :

Prénom :

N° Immatriculation :

Année de mise en circulation :

Marque :

Sécurité

1. Etat carrosserie

Très bien (1) Bien Assez-bien PassableMauvais

2. Etat des feux :

Très bien Bien Assez-bien PassableMauvais

3. Etat portières et fenêtres

Très bien Bien Assez-bien PassableMauvais

4. Etat des Essuie-glaces

Très bien Bien Assez-bien PassableMauvais

5. Etat des Freins

Très bien Bien Assez-bien PassableMauvais

6. Etat du Moteur

Très bien Bien Assez-bien PassableMauvais

7. Présence de boîte Pharmacie

Très bien Bien Assez-bien PassableMauvais

8. Etat des quatre pneus

Très bien Bien Assez-bien PassableMauvais

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9. Présence crique et démonte Roue

Oui Non

10. Présence Rétroviseur

Trois Deux Un Zéro

11. Présence Pneu Secours

Oui Non

Confort

12. Confort Intérieur

Très bien Bien Assez-bien PassableMauvais

13. Confort Siège

Très bien Bien Assez-bien PassableMauvais

14. Etat des amortisseurs

Très bien Bien Assez-bien Passable Mauvais

(1) Cochez la case correspondante

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Table des matières


SOMMAIRE...............................................................................................................................1
Dédicace......................................................................................................................................2
REMERCIEMENTS...................................................................................................................3
LISTE DES SIGLES ET ABREVIATIONS..............................................................................4
Résumé........................................................................................................................................6
Abstract.......................................................................................................................................6
INTRODUCTION......................................................................................................................7
CHAPITRE I : CADRE THEORIQUE, CONCEPTUEL DE L’ETUDE ET APPROCHE
METHODOLOGIQUE...............................................................................................................9
1-1. CADRE THEORIQUE DE L’ETUDE................................................................................9
[Link].........................................................................................................9
1.1.2. HYPOTHESES DE RECHERCHES..............................................................................12
[Link] GENERAL...................................................................................................12
1.2 -CADRE CONCEPTUEL...................................................................................................12
[Link] des concepts...............................................................................................13
[Link] de littérature.........................................................................................................15
1-2-3. Situation géographique du milieu d’étude.....................................................................18
1-3. APPROCHE METHODOLOGIQUE................................................................................21
1-3. 1. Nature et source des données.........................................................................................21
1-3.1.1. Données à utiliser........................................................................................................21
1-3.1.2. Outils de collecte des données.....................................................................................22
1-3.1.3. Techniques de collecte des données............................................................................22
1-[Link]. Recherche documentaire..........................................................................................22
1-[Link]. Enquêtes de terrain...................................................................................................24
1-[Link] - Echantillonnage.......................................................................................................25
1-3.1.4. Traitement des données...............................................................................................25
[Link]. Méthode d’analyse......................................................................................................25
CHAPITRE II : ETAT DES LIEUX DU TRANSPORT URBAIN A COTONOU.................27
2.1- INFRASTRUCTURES ROUTIERES, UTILISATION ET ETAT DES VOIES, LE
SYSTEME DES TRANSPORTS EN COMMUN A COTONOU...........................................27
2.1.1- INFRASTRUCTURES ROUTIERES............................................................................27
[Link]-Voirie............................................................................................................................27
[Link]-Interfaces et le point d’arrêt..........................................................................................29

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Diagnostic de la qualité des services dans le transport urbain en commun à Cotonou

[Link]- Signalisations verticales et horizontales......................................................................30


[Link]-Voies fluviales..............................................................................................................30
2.1.2-UTILISATION ET L’ETAT DES VOIES......................................................................31
[Link]- Trafic routier urbain.....................................................................................................31
[Link]-Etat de la voirie.............................................................................................................32
2.1.3- SYSTEME DES TRANSPORTS URBAIN EN COMMUN A COTONOU................32
[Link]- Moyen de déplacement................................................................................................33
[Link]-Moyens de transport urbain en commun et la demande a Cotonou..............................33
[Link].1 Moyen de transport urbain en commun.....................................................................33
[Link].2. Demande de transport à Cotonou.............................................................................35
2.2-ORGANES DE GESTION DU TRANSPORT URBAIN EN COMMUN ET LEUR
FONCTIONNEMENT..............................................................................................................36
2.2.1- STRUCTURES ETATIQUES........................................................................................36
2.2.2- ORGANISATIONS PROFESSIONNEL ET LES ONG...............................................38
2.3- FONCTIONNEMENT ET L’IMPACT DU TRANSPORT URBAIN EN COMMUN
SUR L’ENVIRONNEMENT...................................................................................................39
2.3.1-FONCTIONNEMENT DU TRANSPORT URBAIN EN COMMUN...........................39
[Link]-ETUDE DE QUELQUES LIGNES DE TRANSPORT URBAIN EN COMMUN A
COTONOU...............................................................................................................................40
CHAPITRE III : ANALYSE DE LA QUALITE DES SERVICES ET SUGGESTION
D’AMELIORATION DU TRANSPORT URBAIN EN COMMUN......................................43
3.1-ANALYSE DE LA QUALITE DES SERVICES..............................................................43
3.1.1-ANALYSE DE LA SECURITE......................................................................................43
[Link]-Etat des véhicules de transport en commun..................................................................43
[Link].1- Différentes boîtes à outils.........................................................................................44
[Link].2- Différents feux et leur rôle sur les véhicules............................................................45
[Link]-Conducteurs de véhicules.............................................................................................46
[Link]- Etat de la voirie............................................................................................................48
3.1.2-Analyse partielle sur la sécurité.......................................................................................49
3.1.3-Analyse du confort...........................................................................................................50
[Link]-Etat intérieur du véhicule..............................................................................................50
[Link]-Etat extérieur du véhicule.............................................................................................51
[Link]-Autres qualités du transport..........................................................................................52
[Link].1- Rapidité et le coût du transport.................................................................................53

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Diagnostic de la qualité des services dans le transport urbain en commun à Cotonou

3.2- SUGGESTIONS D’AMELIRATION DU TRANSPORT URBAIN EN COMMUN......54


3.2.1- MESURES D’AMELIORATION..................................................................................54
[Link]-POLITIQUE DE REGLEMENTATIONS...................................................................54
3.2.2-RENFORCEMENT DES CAPACITES DES ACTEURS DU TRANSPORT...............57
[Link]-CREATION D’UNE POLICE MUNICIPALE............................................................57
3.2.2. 2-Renforcement des capacités des acteurs......................................................................58
[Link]- Evolution des cas d’accidents causés par les transports urbains en commun à Cotonou
...................................................................................................................................................60
3.2.3-FAIBLESSES ET LES ATOUTS DU TRANSPORT URBAIN EN COMMUN A
COTONOU...............................................................................................................................61
[Link]- FAIBLESSES DU TRANSPORT URBAIN...............................................................61
[Link]-ATOUTS DU TRANSPORT URBAIN.......................................................................61
CONCLUSION.........................................................................................................................64
Bibliographies...........................................................................................................................66
LISTE DES TABLEAUX, FIGURES ET PHOTOS...............................................................74
ANNEXE..................................................................................................................................75
Table des matières.....................................................................................................................85

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