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Périostite Tibiale

Périostite tibiale

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ALANTI anouamane
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 « Rose, Tony et Philippidès sont dans une salle d’attente de

rhumatologie… »

Erwan GABIACHE – interne D.E.S Médecine Nucléaire


 Cas n°1 : Patiente de 28 ans, consulte pour douleurs tibiales antérieures,
mécaniques, intenses et interdisant les efforts, dans un contexte de pratique
débutante de danse irlandaise depuis quelques semaines, et course à pied
 Point douloureux exquis au tiers médial du tibia gauche et douleurs diffuses des
deux tibias
 Radiographies et échographie normales
 Temps précoce : hypercaptation très
discrète postéro médiale tibia G
 Temps tardif : hyperfixation en rail des deux tibias + hyperfixation focale tibia
G : périostite + fracture de contrainte
Cas n°2 : JF 21 ans, sport intensif
Douleurs tibiales bilatérales, prédominant à gauche

Pas de point douloureux exquis

Temps précoce normal

Temps tardif :
Hyperfixation corticale
postéro médiale, linéaire,
irrégulière modérément
intense :

Périostite tibiale bilatérale


Atlas d'Anatomie Humaine – F. NETTER Masson 2004
Périostite tibiale du sujet sportif

Facteurs de risque:

- Sexe féminin

- Sports à risque: course de fond (fréquence 13 à 15%), football, basket ball,


danse .

- Souvent erreur qualitative ou quantitative d’entraînement

- Profession: militaires de carrière (fréquence 1,5%), orthostatisme / marche

- Port de talons hauts

- Troubles statiques (pieds creux, inégalité de longueur des membres inférieurs)

- 9 fois sur 10 bilatérale, 2 fois sur 3 symétrique


Concepts physiopathologiques et médial tibial stress
syndrome

opposition de deux conceptions anciennes :

1) La périostite conséquence d'une fracture de contrainte de bas grade

(micro traumatismes, forme du tibia, anomalies structurelles, erreurs de


planification d'entraînement)

2) La périostite – enthésopathie

(rôle contesté du muscle tibial postérieur, insertion tibiale du soléaire,


amarrage du carrefour fibreux tendineux et aponévrotique du tiers moyen
du tibia)
Souvent l'examen clinique oppose point par point périostite et fracture de contrainte...

la symptomatologie ( douleurs tibiales observées dans un contexte d'hypersollicitation

mécanique ) a également été désignée sous le terme de "shin splints" (traduction

littérale impossible) ; le medial tibial stress syndrome ( syndrome de contrainte de

la région moyenne du tibia) en est la principale cause; il faut également envisager

une fracture de fatigue , un syndrome compartimental…

La pathogénie fait intervenir une part variable de microtraumatismes et d'


augmentation du turn over osseux, avec un probable large recouvrement entre les
différentes entités

= MEDIAL TIBIAL STRESS SYNDROME


Aspect en radiographie standard :
- épaississement de la corticale
- réaction périostée
- souvent normale
Echographie
- épaississement du périoste
- hyperhémie en doppler couleur
- souvent normale
Aspect en TDM
- anomalies de la corticale : stries, microcavités, raréfaction
- souvent normale

Un sport, une lésion, une image [Link] et all (SFR 2008) et [Link]
Aspect en IRM

- comme en TDM

- œdème et prise de contraste du périoste

- œdème médullaire en regard des anomalies corticales

- sensible et spécifique

- Pas de comparaison récente avec la scintigraphie osseuse

Un sport, une lésion, une image [Link] et all (SFR 2008) et [Link]
réaction périostée œdème médullaire
visible en T2

modifications du zone linéaire de


œdème médullaire modification du
visible en T2 et T 1 signal intracortical
signal intracortical
Prise en charge thérapeutique

Arrêt des activités sportives : 5 semaines / Antalgie / glaçage

Correction des troubles statiques

Modification des conditions d'entraînement, correction des erreurs de planification et


d'intensité

Proscrire la reprise trop précoce notamment en cas de régression rapide de la


symptomatologie !

Imagerie inutile (sauf évolution anormale) : la palpation est un bon élément de suivi
pièce squelettique provenant d'un cimetière
du XVIIIème siècle

sujet jeune

apposition périostée plurilamellaire


prédominant nettement sur la face médiale

pas d'anomalie structurale corticale

probable medial tibial stress syndrome

document : Ph Vidal MCU et A. Blum


PU-PH Université Lorraine
Au total

Des douleurs tibiales intense et persistantes sont fréquemment observée après des

sollicitations mécaniques intenses et de longue durée, surtout chez des sujets mal

ou surentraînés. Ces éléments cliniques sont rassemblées sous des vocables

variables; medial tibial stress syndrome, shin splint, périostite tibiale

l'imagerie n est pas indispensable mais elle peut , dans certains cas apporter des

éléments intéressants pour la physiopathologie. La scintigraphie osseuse (et le

SPECT-CT) montrent bien les fixations linéaires correspondant à des

enthésopathies d'hypersollicitation mécanique auxquelles s'ajoutent, le cas

échéant, les foyers d'hyperfixation corticale traduisant des fractures de fatigue

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