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Doc.1. Faut-il séparer filles et garçons à l’école ?


1a 1c

Je ne vois pas trop le problème : la non- A âge égal et dans certains contextes
mixité dans certaines disciplines scolaires garçons et filles sont diamétralement
(celles qui permettent le plus l'expression différents. Il y a souvent un manque de
personnelle) permet davantage à certains maturité chez les garçons par rapport aux
élèves de s'exprimer, en général les filles filles du même âge. D'autre part, les filles
qui échappent ainsi aux violentes critiques ont souvent envie de rester entre elles et
de leurs camarades garçons. Au collège, ne souhaitent pas être importunées par les
je l'ai expérimenté, c'est bénéfique : les phrases vulgaires ou obscènes des
garçons.
filles sans les garçons s'entendent très
bien et améliorent leurs résultats, les
garçons sans les filles ne sont plus obligés J'ai été élève dans le premier lycée mixte
de faire leur coq et de se rendre de France et le sport et la cantine restaient
intéressants : ils peuvent enfin travailler. séparés filles/garçons. Ça n'a jamais posé
(Alain Treuillot) de problèmes. Mais l'époque n'était pas la
même et nous formions des clans garçons
ou filles sans trop de mélanges. Il n'y avait
pas cette compétition, et nous étions
1b moins précoces. Ils ont fait une expérience
Cette disposition est liberticide, elle laisse aux Etats-Unis et en Angleterre en rendant
la porte grande ouverte à tous les à nouveau unisexe certains
fondamentalismes qui n'ont jamais admis établissements et les résultats semblent
l'égalité entre les sexes, mais aussi le être bons. Mais il ne faudrait pas que cela
principe de l'égalité tout court. Cette revienne à un problème de religion.
disposition détruit le principe humaniste du (Dominique Gerriet)
droit à la différence, pour tous. Les filles
nageraient, courraient ou sauteraient
1d
moins vite et moins haut que les garçons
et alors, la belle affaire ? Les filles et les Je ne pense pas du tout que séparer les
garçons ne pourraient pas suivre filles des garçons soit une bonne idée. Le
ensemble des cours d'éducation sexuelle, seul cours dans toute ma scolarité où l'on
que croyez-vous qu'ils fassent ensemble a été séparé des garçons était un cours
dès l'âge de 13 ou 14 ans de nos jours d'éducation pour l'hygiène intime. Tous les
comme autrefois ? J'ai 53 ans, je fais cours de biologie ou d'éducation sexuelle
partie de la génération qui au lycée a testé ou même de sport étaient mixtes. Nous
les premiers cours d'éducation sexuelle ; étions complémentaires et jusqu'à preuve
nous étions ensemble copains et copines du contraire, notre société est mixte donc
de classe ; je n'ai pas le souvenir qu'aucun pourquoi vouloir la séparer dès le plus
d'entre nous ait été traumatisé. Pour nous, jeune âge. De nos jours, les adultes ont
c'était le progrès, en vrai ! (Véronique déjà beaucoup de problèmes à se
Martin-Thomazo) comprendre entre eux alors si on sépare
les filles des garçons dès l'école, cela
n'arrangera en rien la cohabitation
homme-femme sur terre ! Je suis contre.
(Audrey L.)
Séparer filles et garçons : cela n’arrangera en rien la cohabitation homme-femme ! sur www.lemonde.fr, publié le 23 mai 2008.

Doc. 1
Doc.2. Comprendre et prévenir le binge drinking
Connu aussi sous le nom de « biture express » ou de « consommation épisodique massive
», le binge drinking est une pratique qui consiste à boire au moins six verres de boissons
alcoolisées dans un temps très court, pour atteindre une ivresse rapide et aussi intense que
possible. Ce mode de consommation est devenu fréquent chez les adolescents et les jeunes
adultes. Il est particulièrement dangereux, car elle peut être responsable d’intoxication aiguë
(déliriums) pouvant entraîner le décès par arrêt cardiaque.

Quelles sont les raisons qui poussent les jeunes à l’ivresse ?


Il existe chez tous les jeunes un besoin de se changer les idées, en particulier le week-end,
un désir de lever ses inhibitions, de se lâcher. Le besoin de s’ouvrir vers les autres est
naturel, et la fête chez les jeunes se conçoit rarement sans alcool.
Mais ceux qui pratiquent la biture express dérapent. La convivialité partagée fait place à une
démarche perverse. Le besoin naturel de s’amuser, de jouer, de s’intégrer à un groupe est
remplacé par un véritable rituel bien visible, où l’aspect frénétique de la consommation
d’alcool et l’accès très planifié à un état d’ivresse intense sont quasi ostentatoires. La biture
express n’est pas un jeu solitaire. Il faut du public, des personnes à qui montrer ses propres
limites et ses capacités à les dépasser.
Les jeunes peuvent être des victimes du binge drinking, se trouvant contraints à cette
pratique dangereuse. Dans les soirées, la défonce est une étape parfois incontournable,
comme s’il s’agissait d’un ticket d’entrée obligatoire pour ne pas être exclu du groupe dans
lequel on rêvait de s’intégrer.

Quels sont les risques encourus par la pratique du binge drinking ?


Si socialement les jeunes peuvent être tentés par l’expérience de l’alcoolisation massive
avec un état d’ivresse rapidement obtenu, ils n’en mesurent que rarement les risques pour
leur santé, voire pour leur vie.
Et pourtant, les complications médicales du binge drinking peuvent être graves : décéder
d’un arrêt cardiaque, s’étouffer dans son vomi, se blesser en tombant ivre, se retrouver en
hypothermie sont autant d’états rapidement dangereux, pouvant mettre en jeu le pronostic
vital. (...).
Mais le risque le plus insidieux du binge drinking est probablement son risque social
immédiat. La perte de contrôle, la survenue d’un comportement violent ou impulsif chez un
jeune éméché le rend soudain très vulnérable. Il devient une victime potentielle idéale de
rixes, de manipulations, de violences physiques, morales ou sexuelles, sans oublier son
exposition majeure au risque d’accident de la route.

D’après « Comprendre et prévenir le binge-drinking » sur www.assurance -prévention.fr, publié le 27 avril 2016.

Doc. 2
Doc.3. A l’école des bitures conformistes
C’est surtout « pour faire comme les autres » que beaucoup d’étudiants
boivent trop d’alcool à l’occasion des diverses festivités auxquelles ils
participent. Mais ils surestiment souvent le niveau de consommation des
« autres ».

La forte consommation d’alcool dans les milieux estudiantins n’est pas une nouveauté. Elle
préoccupe cependant les autorités universitaires, les parents et les responsables de la santé
publique. C’est ainsi que l‘Université catholique de Louvain (UCL) vient de lancer un « Plan
alcool » ambitieux : établi en partenariat avec les étudiants, il s’étalera sur les dix prochaines
années.

L’élaboration de ce plan a été précédée par une enquête de terrain au cours de laquelle près
de 4 500 étudiants ont été interrogés. Son objectif était de comprendre les raisons qui
poussent les étudiants à consommer de l’alcool de manière excessive, afin de mettre sur
pied des actions ciblées et pertinentes. Cette étude a été réalisée par Pierre Maurage et
Séverine Lannoy, chercheurs à l’Institut de recherche en sciences psychologiques de l’UCL.

Ivres au moins une fois par semaine

Quels sont les points forts de cette enquête ? L’équipe de recherche constate que les
étudiants boivent surtout pour s’intégrer socialement dans la société estudiantine et pour être
dans ce qu’ils croient être la norme. Les conséquences de ces excès alcoolisés sont
toutefois importantes : davantage de faits de violence, des relations sexuelles regrettées ou
non-protégées et un désinvestissement des études.

Dans la population interrogée, 25 % des étudiants sont ivres au moins une fois par semaine.
On relève aussi 8 % de non-buveurs et 10 % de buveurs quotidiens. Le type d’alcool
privilégié est la bière et le jour de la semaine le plus propice à la consommation est le jeudi.
Ceux qui kotent boivent davantage que ceux qui résident chez leurs parents.

Quel est le profil type du gros buveur ? Un étudiant de sexe masculin, âgé de 18 à 21 ans,
résidant en kot et participant activement au folklore étudiant. Les étudiants koteurs (64 %)
développent une consommation moyenne d’alcool beaucoup plus élevée que ceux qui

Doc. 3
résident chez leurs parents. Cette consommation est encore plus importante s’ils sont
membres d’un cercle ou d’une régionale. La raison ? Une vie sociale très développée, la
fréquence des pré-soirées et des normes très permissives en termes de consommation
puisqu’elles sont établies par le groupe lui-même. Enfin, la consommation d’alcool est la plus
forte en Bac 1 et 2 (elle diminue ensuite).

Préjugés positifs et conformité

Comment expliquer ces comportements ? L’enquête révèle que les étudiants associent la
consommation d’alcool à des effets plus positifs que négatifs. Selon eux, elle renforce la
socialisation et la relaxation : près de 70 % des répondants déclarent avoir eu plus de
facilités à engager une conversation et 67 % à avoir fait la connaissance d’une nouvelle
personne grâce à la consommation d’alcool. Les étudiants rapportent aussi que l’alcool leur
a permis de prendre de la distance par rapport à certaines inquiétudes et de diminuer leur
stress (60 %).

Un autre phénomène qui mérite d’être mis en évidence est que l’enquête révèle une
tendance des étudiants à exagérer le niveau de consommation d’alcool de leurs
condisciples. S’imaginant que ses camarades de guindaille consomment plus qu’ils ne le font
en réalité, l’étudiant a tendance à boire plus, pour « faire comme les autres », être dans la
conformité. La pression sociale est le facteur central de la consommation d’alcool et il y a
une sorte d’entraînement mutuel inconscient.

L’enquête met aussi en lumière des conséquences à court terme qui ne sont pas anodines :
l’abus d’alcool entraîne des violences entre jeunes (8 %) et des relations sexuelles non-
désirées ou regrettées (12 %). À moyen terme, les étudiants reconnaissent ne pas se sentir
capables de travailler le lendemain d’une cuite et 44 % d’entre eux admettent négliger leurs
études en raison d’une consommation excessive d’alcool.

Des troubles cérébraux durables

Sur le long terme, cette consommation excessive et rapide, qu’on appelle aussi binge
drinking, a des effets néfastes sur le fonctionnement du cerveau et conduit à des troubles
durables de la mémoire, de l’attention et de la concentration. En 2009 déjà, une étude
publiée conjointement par des équipes de l’UCL et de l’ULB montrait que, par rapport aux
non-buveurs, les étudiants qui avaient une consommation excessive d’alcool une ou deux
fois par semaine présentaient un ralentissement marqué de leur activité cérébrale, déjà neuf
mois après le début de l’année universitaire. Cela démontrait clairement qu’une
consommation d’alcool excessive, même espacée, conduit rapidement à des effets durables
sur le fonctionnement du cerveau.

Les perturbations observées chez eux sont analogues, bien que moins marquées, à celles
observées dans l’alcoolisme chronique. Le binge drinking conduit donc beaucoup plus
rapidement qu’on ne le pensait à une souffrance durable des cellules cérébrales.

Doc. 4
En 2013, Pierre Maurage a publié une autre étude, réalisée en collaboration avec des
chercheurs de l’Université de Glasgow, qui montrait, à l’aide de la neuro-imagerie, que le
groupe des jeunes buveurs était atteint d’un déficit émotionnel : les binge drinkers
présentaient une activité cérébrale réduite au sein des zones temporales du cerveau,
spécialisées dans le traitement des voix humaines. Leurs perceptions des stimulations
émotionnelles et, de ce fait, leurs relations sociales pouvaient donc en être affectées.

Une consommation plus responsable

Le Plan alcool de l’UCL se développera pendant dix ans autour d’objectifs et d’actions très
concrets. Il s’agira notamment de développer des modèles d’animation responsable et
éthique. Les bars à eau et les gobelets réutilisables sont deux exemples déjà mis en place
par les collectifs étudiants. Ils veulent aller plus loin et, en vrac, proposer des softs attractifs,
veiller à la propreté des lieux festifs, privilégier des événements de taille moyenne,
développer une animation innovante et alternative, etc.

Un autre axe est de renforcer la prévention en réduisant les risques, mais aussi l’impact de
la consommation d‘alcool sur la santé. Des actions existent déjà, comme la formation des
collectifs étudiants en début d’année ou la campagne Guindaille 2.0 qui, à l’aide de visuels
disséminés sur les lieux festifs, invite à faire la fête à moindres risques.

D’autres projets vont voir le jour : par exemple, Guindaille 2.0 sera bientôt une application,
avec un test on-line permettant de donner un feed-back sur la consommation individuelle,
voire de la comparer à celle des autres. Ce test sera accessible sur le bureau virtuel UCL
des étudiants. Diverses actions prévoient aussi de faire connaître, dès le début des études,
la diversité de l’animation étudiante, histoire de montrer que la guindaille n’est pas forcément
synonyme de consommation d’alcool.

Outre un renforcement des règlements encadrant les animations et l’occupation des locaux,
l’UCL mettra en place un double monitoring pour analyser la consommation d’alcool en
milieu étudiant et pour veiller à la bonne mise en œuvre du plan.

Enfin, l’UCL espère susciter l’intérêt des autres institutions confrontées au phénomène et
créer un effet boule de neige qui pèserait en faveur d’un changement global.

Jean-Paul Vankeerberghen, « A l’école des bitures conformistes », sur www.laligue.be, publié le 5 octobre 2016.

Doc. 5
Doc.4. Faut-il interdire les téléphones portables au collège ?
Le ministre de l’Éducation nationale (français), Jean-Michel Blanquer, a redit cette semaine
dans plusieurs médias qu’il souhaitait interdire les téléphones portables au collège. Cette
interdiction devrait voir le jour en 2018, et pourrait être rendue possible par des « casiers qui
ferment ». La mesure, toutefois ne fait pas l’unanimité.

4.a. Les effets sont désastreux pour la sociabilité en classe


Philippe Donatien
Secrétaire du Syndicat indépendant des personnels de direction de l’Education nationale

Les portables perturbent le fonctionnement d’un établissement, et ce à plusieurs


niveaux. Ils ont un impact négatif, déjà connu depuis longtemps, en termes
pédagogiques et disciplinaires. Avec Internet, il est devenu ingérable de lutter contre
la triche, et les professeurs ne sont pas là pour traquer les téléphones pendant les
contrôles.
Par ailleurs, je pense que le droit à la déconnexion devrait aussi concerner les
enfants, et que nous sommes face à un réel en jeu de santé publique. Les effets sont
désastreux pour la sociabilité en classe. Les téléphones mobiles et la fascination
qu’ils exercent n’aident pas les enfants à devenir des citoyens. Certains n’échangent
plus du tout avec les autres élèves pendant le temps scolaire et connaissent à peine
leurs camarades. Il faut que les parents arrêtent de légitimer cet usage permanent. Il
est admissible qu’ils tentent de communiquer avec leur enfant lorsqu’il est en classe,
(...)Exemple extrême : si un parent est décédé, il est impératif que le jeune ne
l’apprenne pas par un texto d’un proche pris par l’émotion. De façon générale, l’école
se doit d’éloigner les portables parce que son rôle est aussi de préserver les enfants
de situations familiales parfois compliquées.
Enfin, cela provoque des dysfonctionnements importants dans les établissements.
Les élèves peuvent envoyer en direct depuis la classe des informations
complètement erronées à leurs parents. J’ai connu des cas où ces derniers faisaient
irruption dans la salle de cours en pleine journée pour s’en prendre à un enseignant
qui aurait causé du tort à leur enfant, et c’est évidemment inacceptable.
Pour toutes ces raisons, je suis favorable à l’interdiction des portables. Mais de tels
effets d’annonce peuvent s’avérer pervers s’ils ne sont pas suivis de faits. Cela nous
décrédibilise.
« Les effets sont désastreux pour la sociabilité en classe », interview de Philippe Donatien, propos recueillis par Lucie
Alexandre sur www.la-croix.com, publié le15 septembre 2017.

Doc. 6
4.b. Saisir l’opportunité que représente cet outil pédagogique
Philippe Watrelot
Professeur de sciences économiques, anicien président du Cercle de recherche d’action
pédagogique (CRAP)

Cela n’a pas de sens d’interdire le téléphone portable à l’école. Il ne faut pas
chercher à nier la réalité : aujourd’hui, tous les élèves en ont un, et il serait
impossible de bannir totalement les mobiles des établissements scolaires. On ne
peut pas demander à l’école d’interdire alors que personne n’est en mesure de le
faire à l’extérieur. Les parents donnent des portables à leurs enfants et ce serait aux
enseignants de faire la police après ? C’est contradictoire. Par ailleurs, il faut savoir
que, aujourd’hui, les professeurs font déjà respecter certaines règles. Lorsque je vois
un élève utiliser son téléphone en cours, je le sanctionne immédiatement. Une forme
d’interdiction est donc déjà effective. Non, ce qu’il faut aujourd’hui, c’est saisir cette
formidable opportunité que représente cet outil pédagogique, tout en fixant des
règles strictes d’usage pour éviter les abus. Car l’enseignement peut s’appuyer sur
les instruments numériques que possèdent les élèves. Il m’arrive par exemple en
classe d’utiliser mon portable lorsque mes élèves me posent des questions
auxquelles je n’ai pas la réponse. Je m’en sers aussi souvent comme un moyen de
lancer la réflexion, je leur demande de chercher par eux-mêmes une information sur
Internet afin qu’ils puissent se rendre compte de tout le savoir auquel ils ont accès.
Et pour qu’ils réalisent qu’un portable ne sert pas seulement à regarder des vidéos
ou à envoyer des messages aux copains.
Les portables sont également un moyen de faire participer toute la classe en même
temps. Grâce à une application gratuite que j’utilise parfois, je lance une question
que les élèves reçoivent simultanément sur leur téléphone. Ils sélectionnent ensuite
une des réponses sur l’écran et les résultats me parviennent. Cela permet d’avoir
une photographie du niveau d’ensemble de la classe, ce qui n’est pas le cas
lorsqu’un seul élève répond à une question posée oralement. Cette technique,
souvent utilisée dans l’enseignement supérieur commence à se répandre dans
l’enseignement secondaire. Il vaut donc mieux être dans un usage raisonné plutôt
que dans une interdiction qui trouve très vite ses limites.
Autre point, il faut savoir que le site internet le plus consulté par les élèves n’est âs
Facebook, YouTube, Instagram ou Twitter, mais le site du collège, afin de savoir
quels sont les professeurs absents ou si telle note est en ligne. Ils sont branchés en
permanence ! Quand je publie les bulletins scolaires sur le site de l’école, cinq
minutes plus tard tous les élèves sont au courant. Encore une fois, on est dans les
faux-semblants avec le débat sur le portable à l’école. La vraie question c’est :
comment s’en servir pour améliorer l’enseignement ?
« Saisir l’opportunité que représente cet outil pédagogique », interview de Philippe Watrelot, propos recueillis par Sylvain
Labaune sur www.la-croix.com, publié le15 septembre 2017.

Doc. 7
Doc. 5. Le junk sleep des ados
« Après la funk food, voici le funk sleep ! Il pourrait bientôt devenir un style de
vie tout aussi préoccupant pour les parents d'adolescents. » C'est le constat des
auteurs d'une enquête qui vient d'être réalisée en Grande-Bretagne auprès d'adoles-
cents de 12 à 16 ans. Mais qu’est-ce que le Junk sleep ? Junk signifie bric-à-brac,
camelote, brol. Un sommeil foutoir, donc, qui n'a ni la longueur, ni la qualité
nécessaires pour apporter au cerveau le repos dont il a besoin pour être performant
à l'école.
Menée par le Sleep Council, cette enquête constatent que 30 % des mille
jeunes interrogés ne dorment que quatre à sept heures les nuits précédant l'école,
alors qu'il est recommandé d'en dormir huit à neuf à cet âge. Près d'un quart (23 %)
admettent que, plus d'une fois par semaine, ils tombent endormis en regardant la
télé, en écoutant de la musique, ou avec une autre machine encore allumée.
Il faut s’interroger sur les causes de cette baisse de la qualité du sommeil des
jeunes et constater d’abord qu’elle s'inscrit dans un contexte général de moindre
sommeil. Par rapport à il y a un siècle, nous dormons en moyenne d'une à deux
heures de moins par nuit. Parmi les raisons probables : la télévision, les
déplacements quotidiens plus longs, des horaires sociaux déstructurés. Les
adolescents, eux, perdent déjà naturellement près de 40 % de leur temps de
sommeil profond, remplacé par un sommeil moins réparateur. Ajoutons à cela que la
majorité des adolescents ont tendance à se coucher tard : ils éprouvent un plaisir à
commencer à vivre quand toute la famille dort. Ils se sentent tranquilles et peuvent
faire ce qu'ils veulent. Chez certains adolescents le fait de ne pas aller se coucher
s'inscrit dans une conduite d'opposition aux parents et à la société. Les parents, qui
ne se sentent pas toujours capables de maîtriser cette évolution, portent une part de
responsabilité dans cette situation.
A tout cela s’ajoute l’envahissement de la nuit des jeunes par la technologie.
Presque tous les jeunes interrogés (98,5 %) ont dans leur chambre un téléphone,
une chaîne musicale, une télévision, une console de jeu, un ordinateur et parfois
même les cinq en même temps. La tentation est forte alors d’y consacrer quelques
heures de sommeil.
Tous ces problèmes ont des conséquences sur la vie quotidienne et sur le
travail scolaire. Ainsi, une enquête menée en 2005 en France par la SOFRES 1
indiquait que 55 % des adolescents interrogés se sentaient somnolents dans la
journée au moins une fois par semaine. En outre, 30 % des adolescents mani-
festaient une tendance pathologique aux endormissements dans la journée. Toujours
selon cette étude, les adolescents avaient tendance à décaler leurs horaires de
sommeil le week-end pour compenser le manque éprouvé pendant la semaine. Ils se
lèvent ainsi nettement plus tard les samedi et dimanche (heure de lever en moyenne

1
Entreprise française de sondage

Doc. 8
à 6h46 en semaine et à 10h21 le week-end). Or, se lever tard le week-end pour
récupérer peut aussi porter préjudice à une bonne hygiène de sommeil.
En conclusion, même si la somnolence pathologique peut aussi être liée à
l'insomnie, au stress, à l'anxiété, à la déprime, ou même à la prise de médicaments
pour les combattre, on peut dire que, la plupart du temps, la somnolence et les
difficultés scolaires qui en découlent sont liées au style de vie. Le rôle des parents et
des éducateurs est ici primordial.
D’après Jean-Paul Vankeerberghen, Le Ligueur, n° 31,19 septembre 2007

Doc. 6. Nos ados manquent-ils de sommeil ?


Une enquête2 de l'Institut national du sommeil et de la vigilance (INSV) a révélé
que 38 % des jeunes de 18 à 24 ans dorment moins de 7 heures par nuit en
semaine. Mais quelles sont les causes et les conséquences du manque de
sommeil chez nos adolescents ?
En mars 2018, l'Institut national du sommeil et de la vigilance (INSV) a commandé
une grande enquête auprès de 1014 jeunes âgés de 15 à 24 ans afin d’analyser leur
sommeil. Les résultats sont étonnants à plus d’un titre. Ainsi, on découvre qu’un
jeune sur cinq ne dort que 5 heures par nuit en semaine, que 88 % des interrogés
pensent qu’ils manquent de sommeil et que, par conséquent, 36 % d’entre eux
déclarent somnoler dans la journée. LA grande conclusion de cette enquête est donc
que les ados auraient besoin de dormir davantage. Mais pourquoi ne le font-ils pas ?
Une période de grands chamboulements
Il est tout d’abord important de souligner que, à cause du bouleversement hormonal
que connaissent, le pic de sécrétion de mélatonine, hormone indiquant au cerveau
qu’il est l’heure de dormir, arrive de plus en plus tard. L’heure d’endormissement est
donc naturellement retardée. Mais, à ce phénomène naturel, il faut ajouter d’autres
facteurs expliquant le manque de sommeil.
Quand la technologie envahit la chambre des ados
L’enquête INSV nous apprend également que « 92 % des jeunes interrogés ont une
activité dans leur lit avant d’envisager de s’endormir ». Que font-ils donc ? Nous ne
serons pas surpris d’apprendre que 83 % de ces jeunes passent du temps sur leur
smartphone, tablette, ordinateur, etc. Or, la lumière bleue dégagée par ces écrans à
un impact non négligeable sur le sommeil puisque, même à travers les paupières,
cette luminosité retarde la libération de mélatonine. Il est donc important d’éteindre
tout appareil électronique bien avant de dormir et durant la nuit.

2
Enquête Healt Behaviour in School-aged Children réalisée en 2010 par le service médical du rectorat
de Toulouse ne partenariat avec le ministère de l’Education nationale.

Doc. 9
Un moment d’indépendance
L’heure du coucher est également retardée par le mode de vie adopté par de très
nombreux adolescents. En effet, ces derniers ont de plus en plus d’activités
extrascolaires qui allongent leur journée. Ainsi, une fois la nuit tombée, ils profitent
de ce moment de tranquillité, loin du regard des parents déjà endormis, pour
s’adonner à leurs occupations personnelles, pour discuter pendant des heures au
téléphone avec leurs amis, pour « binge watcher »... Pour certains d’entre eux,
ajoutons que le fait de veiller tard est aussi un moyen de s’opposer aux règles
parentales et d’explorer ses limites.
Un manque de sommeil qui peut avoir de lourdes conséquences
Toujours d’après l’enquête INSV, « seul un tiers des adolescents dormiraient assez
par rapport à leurs besoins ». Cette conduite n’est cependant pas sans risque et peut
avoir de nombreuses conséquences sur leur vie. Ainsi, 99% des jeunes en manque
de sommeil se plaignent de répercussions pendant la journée.
L’une des premières conséquences est évidemment le lever matinal laborieux. Quel
parent ne s’est pas plaint de l’humeur massacrante de son ado préféré lorsqu’il se
lève péniblement pour se rendre à l’école ? Le jeune se lève fatigué et,
inévitablement, somnole pendant la journée, voire s’assoupit pendant les cours.
Cette conduite peut donc avoir de graves conséquences sur ses performances
scolaires.
Plus grave encore, cette dette de sommeil peut avoir des répercussions sur l’état de
santé des adolescents. En effet, le raccourcissement des nuits limite la production
d’hormones de croissance, réduit l’élimination des toxines et peut perturber la
glycémie, entrainant dès lors des problèmes de surpoids et de diabète. Enfin, à long
terme, ce mauvais sommeil peut entrainer des dépressions, mettant en péril la santé
mentale de ces jeunes.
Quelques conseils
En conclusion, le sommeil n’est pas à prendre à la légère et ne peut être considéré
comme une variable d’ajustement. Il est donc important que les jeunes adoptent un
rythme de vie plus sain et qu’ils bannissent de leurs chambres toute technologie.
Une heure de sommeil en plus, en semaine, ne pourra avoir que des conséquences
positives, tant sur leurs performances scolaires que sur leur santé.
Gorré Cécile, « Nos ados manquent-ils de sommeil ? », 13 septembre 2019.

Doc. 10
Doc. 7. Internet et les rumeurs. Entretien avec Pascal Froissart
La réputation d'Internet comme moyen de communication particulièrement
propice à la production et à la circulation de rumeurs est-elle justifiée ?

Cette réputation est un peu surfaite, pour deux raisons. Tout d'abord, parce qu'il est
difficile de mesurer la part des rumeurs dans le nombre total de nouvelles qui cir-
culent. Ensuite, parce qu'il me semblerait étonnant qu'un média ou un moyen de
communication concentre plus de rumeurs qu'un autre : la télévision, la radio, la
presse véhiculent tous des rumeurs (volontairement ou non), et Internet... autant que
les autres. La question mérite néanmoins qu'on s'y arrête. Internet présente en effet
une véritable spécificité, qu'on peut étudier sous trois angles : le Web se distingue
par l'extension géographique qu'il donne à toute information, puisqu'il opère à
l'échelle de la planète. Il se distingue également par l'extension temporelle : la trans-
mission d'une nouvelle est quasi instantanée. Enfin, par sa capacité de stockage
considérable, le Web induit une véritable extension mémorielle : tout semble consul-
table, en tout lieu, et en tout temps. Il devient possible de faire des recoupements,
des enquêtes, bref, de jouer au détective ou au journaliste en chambre. Le texte
d'une rumeur se retrouve en quelques clics. Nuançons néanmoins ces particularités :
ce n'est pas parce que la possibilité existe que l'on s'en sert ! La plupart des gens ne
vérifient pas une information avant de la rendre publique...

Il existe pourtant des sites exclusivement dédiés aux rumeurs et qui testent
leur véracité.

C'est là en effet la plus grande originalité d'Internet : il existe désormais des sites
spécialisés qui référencent et valident (ou non) les rumeurs. Ces sites ont existé
avant même la création du World Wide Web. Dès 1991, des informaticiens de la Sili-
con Valley, fous de bonnes histoires, avaient mis à disposition des fichiers FTP (l'es-
pace d'échange qui a précédé le Web) sur ce qu'ils appelaient des « légendes ur-
baines ». Quatre ans plus tard, en 1995 apparaissent les premiers sites de référence
sur la rumeur. L'un est hoaxbusters.ciac.org (dont le nom inspirera le site français ou-
vert en 1999), créé par un informaticien du ministère de l'Energie américain qui
constate qu'il passe plus de temps à réparer les dommages causés par les rumeurs
(« Vous avez été infecté par un virus, formatez votre disque dur ! ») qu'à s'occuper
des problèmes informatiques réels. L'autre est snopes. com, le site de référence qui
domine actuellement.

C'est donc le côté ludique, d'une part, et le côté utilitaire de l'autre qui ex -
pliquent le succès de tels sites ?

On consulte en effet les sites de référence autant pour chercher des émotions que
des informations. Dans tous les cas, ça marche : l'audience des sites comme
snopes. com aux Etats-Unis ou hoaxbuster.com en France est supérieure à certains
sites d'information financière par exemple ! L'autre particularité, qui laisse songeur,
c'est qu'aucun de ces sites n'est officiel ou même professionnel. Ils sont tous animés
par des bénévoles, sans formation particulière, avec des moyens d'investigation limi-
tés. Dans l'avenir, cela posera inévitablement une question sur la légitimité de leurs
informations, les manipulations possibles de la part de services gouvernementaux ou

Doc. 11
de grandes entreprises pour faire passer leur message en sollicitant la vénalité ou la
naïveté des animateurs. Ce poids de l'amateurisme éclairé, propre à l'Internet, est
fascinant.

L'autre originalité d'Internet, c'est que la rumeur s'y trouve également sous
forme d'images.

C'est en effet tout à fait spécifique. Il existe dorénavant une circulation massive
d'images sans auteur pertinent que j'ai nommée « rumeur visuelle ». Dans les boîtes
aux lettres électroniques, dans les chats, dans les sites, des images un peu folles ap-
paraissent : elles font rire, elles font peur, elles laissent songeur... Le succès de ces
images tient à la qualité de leur réalisation, au plaisir de l'œil, et sans doute égale-
ment à leurs sujets. Quand on classe ces sujets en catégories, on s'aperçoit que ce
qui revient le plus souvent, c'est le motif de la prouesse ou du comble : un surfeur qui
s'approche d'un requin dans le rouleau d'une vague (en fait, il s'agissait d'un dauphin
et l'image prise de loin donne l'impression de la proximité), un chat de 40 kg, un
squelette humain de la taille d'un éléphant, etc. Trois autres catégories arrivent en-
suite à égalité : celles de l'humour, de l'horreur et de la politique. Enfin, deux catégo-
ries surprennent par leur faible importance : les images à connotation sexuelle ou
surnaturelle. Peut-être parce qu'elles permettent moins facilement d'entrer en discus-
sion avec l'entourage. En effet, l'intérêt des rumeurs visuelles comme celui de toute
rumeur, c'est de pouvoir en parler, critiquer, se moquer, croire, bref, de faire fonction-
ner le lien social !

Richard Benoit, « Internet et les rumeurs. Entretien avec Pascal Froissart » sur https://www.scienceshumaines.com, publié en
octobre 2005

Doc. 8. Internet, machine à rumeurs


De la blague de potache à la propagande orchestrée, en passant par les coups
de pub, les élucubrations fleurissent sur le Web

« Une enquête réalisée par les Renseignements généraux crédite Le Pen de 42%
des voix et n'exclut pas son élection. » Cette information prétendument confidentielle
s'est répandue comme une traînée de poudre sur Internet entre les deux tours de la
présidentielle, alors que les sondages étaient interdits. Mais elle était fausse. C'est
une rumeur électronique, comme la plupart des nouvelles qui prolifèrent dans les
messageries, les forums de discussion et les sites Web. Le réseau mondial, souvent
présenté comme le lieu de la libre expression, est aussi celui des révélations bidon,
des fausses alertes et des histoires à dormir debout. « Miss France est un homme »,
« Des aiguilles infectées par le virus du sida ont été glissées dans les fauteuils de ci -
néma », « Aucun avion n'a percuté le Pentagone le 11 septembre »... Un phéno-
mène que certains ne se privent pas d'exploiter, tel Thierry Meyssan, l'auteur du
best-seller (100 000 exemplaires) qui soutient cette dernière thèse, entièrement
étayée par des élucubrations pêchées dans des documents... circulant sur Internet.
« Comme les mythes et les contes populaires »
« On en vient à douter en permanence de tout ce qui circule sur la Toile, affirme
Guillaume Brossard, cofondateur du site HoaxBuster, où sont répertoriées la plupart

Doc. 12
des rumeurs. Les internautes prennent souvent pour argent comptant tout ce qui ar-
rive sur leur écran : notre but est de leur donner les moyens de vérifier. » Guillaume
et les chasseurs de canulars (hoaxes, en anglais) ont décortiqué des centaines de
messages, allant de la blague de potache à la propagande orchestrée. La plupart
concernent des alertes aux virus informatiques imaginaires ou reprennent, après tra-
duction, des rumeurs importées le plus souvent des Etats-Unis. Les fausses informa-
tions sont souvent présentées comme un avertissement au ton dramatique à faire
circuler d'urgence, attribuées à une pseudo-autorité administrative ou scientifique, ce
qui leur donne l'apparence d'un document irréfutable. Il y a deux ans, la rumeur des
seringues infectées dans les fauteuils de cinéma est partie d'on ne sait où avant de
passer dans la boîte aux lettres électronique d'un employé de l'Institut Pasteur. Celui-
ci a machinalement retransmis le message sans même le lire, puis l'a détruit. Mais le
mal était fait: le message a ensuite été présenté comme provenant du prestigieux la-
boratoire de recherche, et donc incontestable...
« Les rumeurs électroniques ne sont pas plus nombreuses que celles qui circulent
ordinairement dans la rue, par le bouche-à-oreille, explique Emmanuel Taïeb, socio-
logue au Centre de recherches politiques de la Sorbonne. Mais le réseau joue un
rôle d'accélérateur et de prisme grossissant. » Parce qu'elles sont écrites, ces his-
toires se transmettent intactes. On peut suivre leur cheminement d'un destinataire à
l'autre et retrouver éventuellement leur origine. « La plupart des légendes urbaines
partent d'une même entreprise ou d'une même institution, explique le sociologue : un
groupe restreint où elles sont d'abord testées en circuit fermé, avant d'être diffusées
à l'extérieur et de contaminer tout le réseau. Comme les mythes et les contes popu-
laires, elles charrient les peurs et les fantasmes du moment. Voilà pourquoi elles se
multiplient pendant les crises et les périodes d'incertitude, comme les attentats du 11
septembre ou les élections présidentielles. »
La « poubelle aux rumeurs » qu'est devenu Internet commence à faire douter des
principes d'ouverture et de laisser-faire voulus par les pionniers du réseau, qui ont
toujours refusé la mise en place de contrôles et de règlements. La manipulation des
rumeurs devient aussi un outil publicitaire. Ce qu'on appelle le « marketing viral »,
une nouvelle méthode de vente qui consiste à propager des informations ou des
offres plus ou moins confidentielles sur un produit pour booster son image auprès
des jeunes branchés. Dans le grand bazar d'Internet, tous les coups sont permis.

Charles Gilbert et (des) Roseaux Gildas, « Internet, machine à rumeurs » sur www.lexpress.fr, publié les 16 mai 2002.

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