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Présentation Modiano

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Remerciement :

Mr le président du jury, madame et monsieur membres du jury, chers professeurs

Avant de me lancer dans le vif de la présentation de mon travail de master, je


souhaiterai remercier les membres du jury d’avoir porté intérêt à mon étude et d’avoir
accepté de participer à cette soutenance en dépit de leurs multiples occupations.

Je tiens également à remercier de vive voix ma directrice de recherche Mme Dorra


Barhoumi pour le soutien qu’elle m’a apporté tout au long de ce parcours, pour ces
remarques judicieuses.

Présentation de sujet :

Après quatre belles années de formation à la faculté de littérature et des sciences


humaines de l’Université de Kairouan, l’opportunité nous est offerte, en ce jour, de
présenter à l’auguste jury installé à l’occasion notre mémoire de Master intitulé

« Le jeu polyphonique dans Livret de famille de Patrick Modiano. »

Patrick Modiano, le lauréat du prix Nobel en 2014, pour son écriture de mémoire.

Né en 1945 d’un juif français et d’une jeune comédienne flamande. L’ensemble de


l’œuvre de l’auteur s’inscrit dans le contexte de la littérature française de la deuxième
génération d’écrivains juifs, également appelée génération post Shoah, désignant à la
fois ceux qui sont nés juste après tel que Modiano qui affirme que sa mémoire précède
sa naissance. La situation personnelle de Modiano parait exemplaire de l’effondrement
de repère dont parle Dominique Viart dans son étude consacré au roman de filiation :
fils d’un juif apatride reconnu par son existence clandestine pendant l’Occupation, il
est privé de famille et d’une identité fiable. Dépossédé, pour des raisons historiques, de
souvenirs sur la famille biologique, il se lance dans l’écriture .
Motivation du choix :
Plutôt que de reparcourir l’ensemble de mon étude qui a été portée à votre
connaissance, je souhaiterai initialement la faire traverser par le faisceau des
motivations qui ont impulsé ma mise en œuvre, ce qui permettra d’en évaluer la portée.
Au fait, j’ai toujours voulu que mon objet d’étude suive les souffles récentes de la
modernité littéraire et notamment l’écriture du soi, sujettes de maintes mutations
depuis Essais de Montaigne jusqu’au nos jours.
Chers professeurs,
Comme vous le savez, et si l’on reste dans le sillage de la littérature moderne, nous
pouvons remarquer aisément que l’innovation est sa préoccupation majeure. La
littérature s’est marquée essentiellement par une réflexion sur l’écriture, non plus en
tant que productrice des contenus nouveaux, mais en tant qu’acte innovant. Partant, le
problème se déplace du « que dire » au « comment dire ». L’exercice de la liberté
créatrice étant conditionné par la capacité d’échapper aux stéréotypes que la culture
et la langue nous imposent et dont la plume de l’écrivain n’est souvent que la
reproductrice docile.
Il ne serait moins important de tenir en compte qu’au XXème siècle, la littérature a été
un objet d’investigation de multiples disciplines (linguistique, sociologie, philosophie,
psychanalyse).
Leur cible ultime est la représentation ou l’étude de la représentation de l’homme et
ses méandres subtils dans un monde en perpétuelles crises. L’un des sujets de
prédilection était l’unité du Sujet. Son autoréférence est remise en question : du « Je
est un autre » prédit par Rimbaud à Paul Valéry qui assigne dans ses Cahiers que « Le
moi se dit moi ou toi ou il. Il y a les trois personnes en moi. La Trinité. Celle qui tutoie le
moi ; celle qui le traite de « Lui ». (Cahiers, tome 1, p.440.)
Dans cette perspective nait la notion de la polyphonie, objet de notre travail. C’est un
terme empreinté à la musique. Il est avant tout une célébration de l’autre donc de la
communication du fait que polyphonie signifie plusieurs voix qui chantent à l’unisson.
Comment donc se forge-t-elle l’image du « je » sujet du récit dans ce stade névralgique
de créativité ? Comment résister au désir de se raconter et au plaisir de redécouvrir son
passé ?
À l’orée du siècle, c’était l’œuvre phare de M. Proust « À la recherche du
temps perdu » qui nous propose une possibilité de réponse : elle était une œuvre de
création majeure qui inclut en elle-même sa propre théorie et sa justification. Ce n’est
que superficiellement que cet ensemble de sept livres ressemble à une autobiographie,
Proust l’a affirmé dans Contre Sainte-Beuve, le moi de l’auteur n’est pas une donnée
qui préexiste à l’œuvre ; il se constitue en elle et par elle, de même que intérêt n’est
pas dans un message ou dans un savoir extrinsèque mais dans le mouvement par lequel
elle s’édifie.
Toutefois, la réémergence du Sujet en quête de soi et en tant que centre d’intérêt dans
la vie littéraire coïncide avec une ère de soupçon autobiographique : d’aucuns récusent
l’autobiographie et l’accuse de fabulation. Ils considèrent qu’elle est incapable
d’assurer l’exigence éthique de l’authenticité et de la sincérité.
Dans les dernières décennies du siècle, nombreux autobiographes se livrent aux jeux
langagiers et c’est le cas de Georges Perec, qui alterne chapitres de fiction et
autobiographie dans W ou le souvenir d’enfance (1975), Roland Barthes, qui mêlent
dans son Roland Barthes par Roland Barthes (1975), biographie, autoportrait et fiction,
pour éviter ainsi tout risque d’être classifié comme une autobiographie, sans oublier
Serge Dobrovsky, qui crée en 1977 le néologisme « autofiction » pour désigner son
roman Fils (1977) . Un terme qui repose sur cette fois-ci un pacte « oxymoronique » et
qui consiste en une « fiction d’événements et de faits strictement réels. Si l’on veut,
autofiction, d’avoir confié le langage d’une aventure à l’aventure d’un langage en
liberté. » (Dobrovsky, 1977.)

Mr le président du jury, honorables membres du jury ; Patrick Modiano,


s’inscrit en effet, dans la lignée de ces autobiographes qui exposent dès l’entrée le
statut ambigu de l’entreprise qu’ils s’apprêtent à réaliser. C’est un écrivain qui se
présente en tant qu’un être du langage. La quête obsédante de soi qui est inscrite au
centre des préoccupations de Modiano est doublée d’une écriture à caractère hybride,
où se mêle le réel à l’imaginaire, le collectif au personnel, avec un élan considérable au
langage affectif et musical.
Raconter pour lui c’est forger une identité, c’est donner une constance à la déficience
de la mémoire. Son cinquième ouvrage littéraire que Bruno Blanckman considère « le
plus autobiographique » ne se soustrait aucunement aux jeux du langage de la création
littéraire. Son arsenal péritextuel s’avère déconcertant. Or, c’est un plaisir d’être
étonné.
Dès le seuil, il affiche son hétérogénéité, c’est ce qui attise l’envie de la rechercher
chez nous : retenons à titre d’exemple :
Le prière d’insérer de l’édition originale attire l’attention du lecteur à un Modiano [qui]
fait éclater ce cadre administratif à travers un livre où l’autobiographie la plus précise
« se mêle aux souvenirs imaginaires ».
L’épigraphe qui inaugure l’ouvrage est un vers de René Char qui assigne la faillibilité
de la mémoire « vivre c’est s’obstiner à achever un souvenir » à quoi bon donc cette
entreprise romanesque ?
Le titre Livret de famille fait éclater d’avantage les jalons de la polyphonie de point de
vue sémantique, il s’apprêterait à une pluralité de lectures ; si l’on considère que Livret
de famille est une expression figée, ce sera un document officiel propre à la famille
Modiano et donc il sera une marque référentielle invincible. Cependant, si l’on se
permet un jeu de défigement, la polysémie du mot « Livret »et « famille » ouvriraient la
voix à une multiplicité générique et à l’altérité : « Livret » peut signifier petit carnet (livret
scolaire), texte d’une œuvre musicale lyrique, une comédie musicale.
Chers professeurs, vous pouvez remarquer que l’écriture de
l’hybride est sensible dès l’escorte péritextuelle. Elle s’affirme de plus en plus lors de
la lecture de l’ouvrage : un texte hétérogène ouvert à d’autres genres et disciplines. Sa
polyphonie est d’une grande envergure.
Mr le président du jury, honorables membres du jury, je voudrais
bien attirer votre attention que tout l’enjeu de mon travail orbite autour de la
problématique suivante : au sein d’une quête identitaire obsédante, comment le jeu
polyphonique pourrait-il restituer des voix du passé ? Quelle sorte d’identité a-t-il forgé ?
Et pourquoi P. Modiano recourt à une mise en œuvre d’un langage sonore ?
Afin de répondre à ses questions, je suis livrée à trois moments de réflexions
s’appuyant sur un cadre théorique qui s’avère ambitieux enrichissant : il tire profit, et
de la linguistique, et de la littérature.
Cadre théorique :

Etant donné que notre travail s’inscrit dans le cadre de la littérature du moi, il demeure
incontestable de consulter au prime abord le cadre théorique proposé par Philippe
Lejeune, Le pacte autobiographique (1975), où il a étalé les fondements définitoires de
l’écriture autobiographique. Cela nous permettrait de mieux déceler les points de
divergences et l’aspect subversif et contestataire de la création romanesque de
Modiano. Pour entreprendre l’étude de notre corpus, nous nous sommes référés à des
ouvrages théoriques qui ont traités, avec des nuances particulières, la notion de la
polyphonie. L’approche sémiotico-pragmatique est notre référence majeure,
notamment celle de Mikhaïl Bakhtine et sa théorie de la polyphonie. Nous en avons tiré
profit même de sa notion du carnavalesque et son rire à vocation subversive. Les autres
travaux littéraires s’y allient et que nous avons sollicités constamment : ceux de Julia
Kristeva (son concept d’intertextualité) et de Gérard Genette (son concept de
transtextualité). Ceci dit, pour aborder la question de l’écriture nous avons orienté notre
réflexion sur la narratologie de Genette et les théories de Roland Barthes et Maurice
Blanchot. Sans pour autant nier les bénéfices fructueux de la 90 psychanalyse et de « la
linguistique [qui] « est souvent mise au service d’une meilleure compréhension des
textes littéraires […] elle ne s’intéresse plus exclusivement à la langue ou au style, mais
aussi à l’écriture, c’est-à-dire au rapport entre la création et la collectivité, à la visée
sociale du langage littéraire ».
Notre première partie intitulée « polyphonie identitaire » est entamée par un aperçu
général et succinct de la polyphonie qui se situe au carrefour de multiples approches
et qui se croisent cependant en sa définition première l’harmonie qui se crée du
contrepoint, de la superposition des voix. Je me suis penchée dans un second moment
sur l’identité plurielle du jeu parlant : livret de famille en tant qu’une autofiction,
propose une relation dynamique qui s’établie entre le je et l’autre dans l’espace du
texte. Nous nous trouvons entonnés dans un moi hétéroclite à voix multiples :
 Une voix auctoriale mentionné par la présence des éléments biographique en
rapport avec Modiano.
 Une voix narrative : qui sous-tend un narrateur à modalité exceptionnelle. Il est
à la fois homodiégétique (il se trouve dans l’espace-temps de l’histoire en tant
que narrateur et personnage), hétérodiégétique dans certaines séquences du
livre où Patrick éponyme de Modiano se contente de transmettre les histoires
des individus qu’il rencontre en vue de remémorer des instants passés. Les
entorses chronologiques sont multiples se qui contribue à l’émergence d’un je
narrant et d’un je narré parfois étrangers à eux même.
 La voix de l’autre : Livret de famille fait intervenir différentes voix qui se mêlent
les uns aux autres en maniant les contours des conventions langagières des
pronoms personnels : dire je place d’emblée le sujet parlant dans le système
linguistique, il devient un signe qui se définit négativement par rapport aux
autres signes .C’est dans l’énonciation que le moi s’exprime et exprime sa
polyphonie identitaire : son je ne peut se dépasser de l’altérité.
A cet égard, l’auteur semble opté pour un récit brisé et une narration polyphonique :
la progression diégétique est constamment interrompue par l’émergence d’autre
récit. Livret de famille a tendance à décentré le texte en subvertissant le statut du
je parlant, en particulier le narrateur et ce en libérant la plurivocité. Il offre un bel
exemple de composition polyphonique du nouveau roman et de l’hybridation
typique du post modernisme. C’était vraiment une quête du moi profond où
l’écriture est toujours considérée comme le lieu même du dévoilement du subjectif,
le miroir de l’âme de l’écrivain, pour reprendre les propos de Jaques Lacan.
Dans la deuxième partie intitulée du rire carnavalesque à la polyphonie du silence,
j’ai focalisé l’attention sur le temps modianesque qui traverse la quête identitaire
obsédante et au caractère de sa voix dans le cadre de la polyphonie : une forme du
carnavalesque donne libre cours à Modiano et son narrateur de tourner en dérision
les facteurs responsables de leur aliénation et de rejoindre la collectivité familiale
et familière. Tout cela par le biais du rire qui s’infiltre à plusieurs niveaux dans
l’espace textuel du Livret de famille. L’univers carnavalesque fait imbriquer et le
comique et le tragique : il est une conception cosmique pluridimensionnelle du
monde d’où dérive son ambivalence. Et ce par le biais de deux procédés le réalisme
grotesque et l’humour. De nombreux thèmes en témoignent : le bas corporel
(chapitre 10), le débordement du corps (le Gros), le fou rire de Marignan,
l’ivrognerie omniprésente dans la trame narrative traduisent l’envie de
transgresser le mal qui habite le narrateur et ses personnages. C’est ce
débordement qui a favorisé une sorte d’intersubjectivité ou d’intercorporalité dans
la mesure où « le corps est la prémonition d’autrui »(selon l’approche
phénoménologique de Merleau-Ponty.
Ceci dit, la polyphonie humoristique était sensible à travers le phénomène de
plurilinguisme, des jeux de mots, la feinte sur laquelle se fonde le mécanisme du
paradoxe, elle se procède du dédoublement énonciatif où le premier énonciateur
rapporte les propos d’un second énonciateur et s’en démarque. Patrick s’en sert
pour démystifier la Shoah considérée comme la plus grande calamité de
l’humanité. L’œuvre de Modiano est loin d’être un pamphlet antisémite. Modiano
n’a de la catastrophe aucune mémoire. Par conséquent, son passé est dans l’ordre
de l’irrationnel, du mystérieux. Il se livre aux hallucinations polyphoniques afin
d’exorciser son traumatisme psychique propre à la peur du juif persécuté. D’où le
rire carnavalesque qui n’aboutit qu’au renversement, un retour à l’ordre établie où
l’amnésie, l’oubli et la déambulation sont les véritables actants. L’intrigue semble
être brouillée, vouée au silence. Les récits sont dépourvus de fins, ils sont le plus
souvent inachevés et manquent de cohérence. Les personnages parlent pour ne
rien dire. L’écriture, elle aussi mime cette défaite de mémoire elle est parcellaire.
Elle donne la relève au silence. Le silence dans Livret de famille se manifeste à
travers la structure fragmentaire, l’ellipse, et l’implicite du discours ironique. Il
s’agit d’un silence communicatif et polyphonique dans la mesure où le blanc de
l’écriture est un acte énonciatif in absentia. Il laisse au lecteur, coénonciateur,
d’interagir et de déchiffrer les signifiés camouflés. Dès lors, le texte devient un
espace propice au jeu interactif entre auteur, narrateur, personnage et lecteur
offrant une multitude de significations. Ce qui pourrait contribuer à un texte pluriel
qui transcende les canons générique de l’autobiographie.
Notre troisième partie s’intéresse essentiellement à la transtextualité et la
prééminence d’un langage sonore Modiano, dans son cinquième œuvre, s’occupe
moins des thèmes biographiques que du caractère authentique de l’écriture de la
mémoire. Il veut que son énoncé (l’écriture de la quête identitaire) soit l’image de
son énonciation (Ducrot).
C’est dans le champ très large du phénomène de la transtextualité que nous
tentons de déceler l’originalité de l’écriture Modianesque. Au premier moment
nous nous sommes intéressés au rapport intertextuel entre histoire (personnelle)
et Histoire (collective) ainsi que des différentes résonances de voix littéraires au
sein de Livret de famille.
Au second moment, nous avons focalisé l’attention sur l’énonciation hybride qui
s’abreuve fondamentalement de la tradition orale : les récits de Livret de famille
s’apparentent à des contes d’antan et leur univers mythique. Leur écriture s’est
truffée du lyrisme et à étalé une présence musicale considérable. Les souvenirs
sont transfigurés en un paradigme sonore évoquant un ailleurs rêvé : l’œuvre
trouverait un sens dans cette polyphonie exprimé à travers la multiplicité des
instances narratives, l’affirmation de l’altérité, l’ouverture à d’autres genres et le
recours à l’oralité. Son hybridité se retrouve notamment dans l’interaction entre
Histoire, fiction et autofiction. C’est cette écriture multiple qui fonde le principe
polyphonique ou du contrepoint à savoir la superposition des voix au sein d’un
ensemble harmonieux.
Mr le président du jury, honorables membres de jury, je vous avoue que notre
travail de recherche ne manque pas de difficultés. D’abord, c’était l’écriture
labyrinthique de Modiano qui a exigé de multiplier et de varier les sources afin d’assurer
une bonne lecture du texte, puis c’était la subtilité du thème du sujet, la polyphonie en
tant que jeu langagier qui exige de se garder de ne pas entraver le sens de certains
concepts ou termes techniques univoques.

Mr le président du jury, honorables membres de jury, étant donné que notre


questionnement ne permet pas de considérer l’exceptionnalité de l’intégralité de
l’œuvre, nous pourrons envisager prochainement un travail qui débouchera sur un autre
trait caractéristique de l’écriture de modianesque, ce pourrait-être l’écriture
minimaliste de P. Modiano reconnu le plus souvent par sa discrétion et sa voix sourde.

Mr le président du jury, honorables membres de jury, au terme de cette


présentation, je vous remercie de votre attention .

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