Royaume du Maroc
Université Sultan Moulay Slimane
École Nationale des Sciences Appliquées de Khouribga
OPTIQUE PHYSIQUE
Année universitaire : 2024/2025
Filière : API 1 Pr. Younes Errouas
Semestre: 2
[Link]@usms.m
Module: Optique géométrique - Optique physique
Optique géométrique Optique physique
Etudie les effets Etudie la relation entre la lumière
« macroscopiques » de l'optique et la matière. On l'interprète par
tel que: des phénomènes tels que:
-la propagation rectiligne - la diffraction de la lumière
-la réflexion de la lumière - le phénomène d'interférence
- la réfraction de la lumière - l'émission et absorption
Lorsqu'une lumière
interagit avec des objets de
dimensions bien plus
grandes que sa longueur
d'onde, elle peut être
décrite soit par des ondes
soit par des rayons
lumineux rectilignes.
Quand elle interagit avec des
objets de faibles dimensions
de l'ordre de grandeur de sa
longueur d'onde λ un
modèle ondulatoire est alors Réflexion ?
nécessaire pour décrire
correctement les
interactions.
Quelques objectifs du cours
Savoir ce qu'est la lumière et sa nature d'un point de vue classique
(mécanique classique)
Connaître les lois régissant la propagation des ondes électromagnétique
Apprendre et savoir appliquer les lois de l'optique ondulatoire
Se familiariser avec les phénomènes physiques associés à la propagation
des ondes électromagnétiques (Interférence, réflexion, diffraction,
réfraction, dispersion, etc.)
Pr. Y. ERROUAS ENSAK, 2024/2025 2
Plan du cours
Chapitre 1 : Généralités sur les ondes lumineuses
Chapitre 2 : Interférences lumineuses de deux ondes
Chapitre 3 : Diffraction de la lumière
Pr. Y. ERROUAS ENSAK, 2024/2025 2
Chapitre 1 :
Généralités sur les ondes lumineuses
Définition générale d’une onde :
Une onde est la propagation d’une
perturbation sans transport de matière.
La perturbation en question, dépend du type
d’onde.
Caractéristiques importantes d’une onde :
La fréquence (𝒇) : Nombre de vibrations L’amplitude (𝑨) : Hauteur maximale atteinte
(oscillation) par seconde par l'onde par rapport à sa position au repos
La longueur d'onde (𝝀) : Distance séparant
deux maxima consécutifs La vitesse de propagation (𝒄 = 𝝀/𝑻)
La période (𝑻) : Temps pour faire une La direction de propagation : Vecteur d’onde
vibration (𝒌 = 𝟐𝝅/𝝀)
Ondes électromagnétiques :
Une onde électromagnétique est le résultat de la vibration couplée
d’un champ électrique et d’un champ magnétique. Elle peut se
propager dans les matériaux comme elle peut se propager dans le
vide.
Description mathématique des ondes :
Une source monochromatique (vibre à une seule fréquence 𝑓0)
peut être décrite par une sinusoïde :
𝒂 𝒕 = 𝑨𝟎 𝐜𝐨𝐬(𝟐𝝅𝒇𝟎 𝒕 + 𝜱𝟎 )
𝑨𝟎 : amplitude maximale
𝟏
𝑻𝟎 = : Période de l’onde
𝒇𝟎
𝝎𝟎 = 𝟐𝝅𝒇𝟎 : pulsation
𝜱𝟎 : phase à l’origine (phase à 𝑡 = 0)
L’onde émise par cette source peut se propager dans l’espace. Si on suppose
qu’elle se propage sans déformation ni atténuation, le long d’un axe x. Elle
peut être décrite par la relation :
𝒙
𝒂 𝒕, 𝒙 = 𝑨𝟎 𝐜𝐨𝐬 𝟐𝝅𝑭𝟎 𝒕− + 𝝓𝟎 = 𝑨𝟎 𝐜𝐨𝐬(𝝎𝟎 𝒕 − 𝒌𝒙 + 𝝓𝟎 )
𝒗
𝒙
: retard de vibration par rapport à la source.
𝒗
𝒗 : vitesse de propagation de l’onde.
𝒗
𝝀𝟎 = 𝒗𝑻𝟎 = : longueur d’onde.
𝒇𝟎
𝟐𝝅
𝒌= : nombre d’ondes.
𝝀𝟎
En physique ondulatoire, on préfère utiliser la représentation
complexe :
𝒂 𝒕, 𝒙 = 𝑨𝟎 𝒆 𝒋(𝝎𝟎 𝒕−𝒌𝒙+𝝓𝟎 )
L’avantage majeur de cette description est la simplicité des calculs
: somme ou produit de plusieurs ondes, ondes polychromatiques,
…
Remarque :
𝟐𝝅
𝒌= uniquement lorsqu’il s'agit d’une onde non atténuée (non
𝝀𝟎
amortie).
Description mathématique des ondes atténuées :
L'amplitude d'une onde diminue avec la distance lorsqu'elle
se propage dans un milieu absorbant (par exemple, la
propagation du son dans l'air). Ce phénomène est appelé
atténuation. Dans ce cas, le vecteur d'onde s'exprime comme
: 𝟐𝝅
𝒌= − 𝒋𝜶 où 𝛼 est le coefficient d'atténuation.
𝝀𝟎
Ainsi, sous forme complexe, l'onde
atténuée est exprimée par :
𝒂 𝒕, 𝒙 = 𝑨𝟎 𝒆 𝒋(𝝎 𝟎 𝒕−𝒌𝒙+𝝓𝟎 ) 𝒆 −𝜶𝒙
En général, les ondes ont un aspect vectoriel, puisque la direction
de vibration peut être différente de la direction de propagation. Ces
deux directions doivent figurer dans la description :
𝑨𝟎𝒙 est le vecteur amplitude de
vibration de l’onde
𝒂 𝒕, 𝒓 = 𝑨𝟎 𝒆𝒋(𝝎𝒕−𝒌𝒓+𝝓𝟎𝒓) 𝑨𝟎 = 𝑨𝟎𝒚
𝒋(𝝎𝒕−𝒌𝒓+𝝓𝟎𝒙 ) 𝑨𝟎𝒛 Il désigne la direction de vibratio
𝒂𝒙 = 𝑨𝟎𝒙 𝒆
= 𝒂𝒚 = 𝑨𝟎𝒚 𝒆𝒋(𝝎𝒕−𝒌𝒓+𝝓𝟎𝒚 ) 𝒌𝒙 est le vecteur d’onde.
𝒌 = 𝒌𝒚
𝒂𝒛 = 𝑨𝟎𝒛 𝒆𝒋(𝝎𝒕−𝒌𝒓+𝝓𝟎𝒛) 𝒌𝒛
Il désigne la direction de
propagation de l’onde.
L’amplitude de 𝑘 est reliée à la longueur d’onde et à la vitesse de
propagation : 2 2 2
2𝜋
𝑘 =𝑘= 𝑘𝑥 + 𝑘𝑦 + 𝑘𝑧 =
𝜆
Exemple :
Donner la direction de vibration et la direction de propagation
des ondes suivantes :
𝟎
𝒂 𝒕, 𝒓 = 𝟎
𝒂𝒛 = 𝑨𝟎 𝒆𝒋(𝝎𝒕−𝟑𝒙−𝟓𝒚)
𝟎 𝟎
𝒋(𝝎𝒕−𝟑𝒙+𝟐𝒚−𝒛) 𝒋(𝝎𝒕−𝟑𝒙+𝒋𝟐𝒚−𝒛)
𝒂 𝒕, 𝒓 = 𝑨𝟎 𝒆 𝒂 𝒕, 𝒓 = 𝑨𝟎 𝒆
𝑨𝟎 𝒋(𝝎𝒕−𝟑𝒙+𝟐𝒚−𝒛) 𝑨𝟎 𝒋(𝝎𝒕−𝟑𝒙+𝒋𝟐𝒚−𝒛)
𝒆 𝒆
𝟐 𝟐
Surface d’ondes :On appelle surface d'onde l'ensemble des
points qui possèdent la même amplitude à un
instant :𝑡 donné.
Trois types d'ondes particulières
Ondes planes (à un instant donné : l’amplitude = cste et la phase = cste sur un
plan) ;
Onde cylindrique (à un instant donné : l’amplitude = const et phase=cste sur un
cylindre) ;
Onde sphérique (à un instant donné : l’amplitude = cste et phase=cste sur une
sphère) .
Exemple d’onde plane Exemple d’onde circulaire Exemple d’onde sphérique
Exemple d’onde plane Exemple d’onde circulaire Exemple d’onde sphériqu
Equation de propagation des ondes : cas 1D
La propagation des ondes dans un milieu non absorbant obéit à
l’équation de d’Alembert :
² a (t , x) 1 ² a(t , x)
0 cas de la propagation suivant x
x ² v ² t ²
La solution de telle équation est la somme de deux fonctions 𝑓 et 𝑔,
soit : 𝒙 𝒙
𝒂 𝒕, 𝒙 = 𝒇 𝒕 − + 𝒈(𝒕 + )
𝒗 𝒗
𝒙
où : 𝒇 𝒕− est appelée onde progressive (propagation vers les 𝑥 positifs)
𝒗
;
𝒙
𝒈(𝒕 + ) est appelée onde régressive (propagation vers les 𝑥
𝒗
négatifs).
Equation de propagation des ondes : cas général (3D)
Dans le cas général d’une propagation dans l’espace, l’équation de
d’Alembert s’écrit :
1 ² a (t , r )
a(t , r ) 0
v ² t ²
où le Laplacien ∆ est donné, en coordonnées cartésiennes, par :
en coordonnées en coordonnées en coordonnées sphériques
cartésiens par : cylindriques par : par :
²a x ²a x ²a x ² a x 2 a x 1 ² a x a x ²a x
a x ² a x 1 a x 1 ² a x ² a x
1
1
x ² y ² z ² r ² r r r ² ² r ² tan r ² sin ² ²
r ² r r r ² ² z ² ² a y 2 a y 1 ² a y a y ²a y
²a y ²a y ²a y ² a y 1 a y 1 ² a y ² a y a
1
1
a a y a
r ²
r r
r ² ²
z ²
r ² r r r ² ² r ² tan r ² sin ² ²
x ² y ² z ² ² a z 1 a z 1 ² a z ² a z
² a z 2 a z 1 ² a z
1 a z
1 ²a z
²a z ²a z ²a z
r ² r r r ² ²
r ² r r r ² ² r ² tan r ² sin ² ²
a z z ²
x ² y ² z ²
Notion de vitesse :
Vitesse de phase : C’est la vitesse à laquelle la phase de l'onde se propage dans
l'espace. En sélectionnant un point particulier de l'onde (maximum de l’onde par
exemple), ce point se déplace dans l'espace à la vitesse de phase.
La vitesse de phase est définie par :
𝝎
𝒗𝝋 =
𝑹𝒆(𝒌)
La relation de dispersion est une relation qui lie la pulsation 𝜔 au nombre
d’onde :
𝝎 = 𝒇(𝒌)
𝝏𝝎
La vitesse de groupe est défini par 𝒗𝒈 =
𝝏𝑹𝒆(𝒌)
:
Dans le cas de plusieurs ondes
(paquets d’onde), elle représente la
vitesse de déplacement du maximum du
paquet d’ondes (vitesse de l’enveloppe
du paquet d’onde).
Dans un milieu infini, non absorbant et non dispersif ( la vitesse de
𝝎 phase 𝑣j est indépendante de la fréquence) :
𝒗𝝋 = =𝒗
𝑹𝒆(𝒌)
𝝏𝝎
𝒗𝒈 = = 𝒗 = 𝒗𝝋
𝝏𝑹𝒆(𝒌)
Un guide d'onde est un système physique qui sert à guider les
ondes électromagnétiques pour les maintenir confinées dans
un milieu particulier, à la manière d'une fibre optique.
Fibre optique :
La fibre optique permet la transmission des données (signaux, son,
vidéos, …) avec une grande quantité, une grande vitesse et une
grande sécurité.
Les données numériques sont converties en lumière qui circule à
l’intérieur de la fibre.
Définition (Mécanique classique) :
La lumière est le phénomène physique qui nous permet de voir autour
de nous. En mécanique classique (ondulatoire), la lumière est définie
comme une onde
électromagnétique (Thomas Young & James Clark Maxwell) =
association d'un champ 𝐸 et d'un champ 𝐵 .
Définition (Mécanique quantique) :
Dans le cadre de l’optique quantique, la lumière est considérée comme
constituée de photons (grains d'énergie), objets quantiques qui se
comportent :
• Comme des corpuscules dans leurs interactions avec la matière ;
• Comme des ondes pour leur propagation.
Conclusion : La lumière peut se comporter comme une onde ou
comme un corpuscule = dualité onde-corpuscule.
La lumière peut se comporter comme une onde dans certains
phénomènes, tels que la diffraction et l'interférence, où elle montre
des comportements d'ondulation et de propagation. D'autre part, la
lumière peut également se comporter comme un corpuscule (photon)
dans des phénomènes comme l'effet photoélectrique, où la lumière
agit comme une collection de particules discrètes ayant une énergie
quantifiée.
Remarque : Dans ce cours, nous nous concentrerons
uniquement sur le comportement ondulatoire de
la lumière.
Pourquoi l'optique ondulatoire et non l'optique
géométrique ?
Rappel sur optique géométrique :
L'optique géométrique décrit la propagation de la lumière en
introduisant la notion de rayon lumineux. Ils obéissent à un
ensemble de règles empiriques simples :
Dans un milieu homogène et isotrope (ou dans le vide), les rayons
lumineux sont des portions de droites ;
A l'interface entre deux milieux, les rayons obéissent aux lois de
Snell-Descartes de la réflexion et de la réfraction.
En optique géométrique, la taille des objets rencontrés par la lumière (lentilles,
miroirs, etc.) est considérée comme beaucoup plus grande que la taille de la
lumière elle-même (longueur d'onde).
L'optique géométrique peut être utilisée pour
décrire la formation des images dans un grand
nombre de situations pratiques. Mais elle ne
répond pas à certaines questions
fondamentales : de quoi est faite la lumière ?
Comment est-elle créée ? Comment elle se
comporte lorsqu'elle rencontre des objets de
petite taille (diffraction…) ? etc. D'où la
nécessité de l'optique ondulatoire.
Equations de Maxwell : cas général
𝝆(𝑴, 𝒕) Equation de Maxwell-Gauss
𝒅𝒊𝒗 𝑬 𝑴, 𝒕 =
𝜺
où 𝝆(𝑴, 𝒕) est la densité volumique de charge en un point 𝑀 et à un
instant 𝑡, et 𝜺 est la permittivité du milieu considéré.
Cette équation montre comment une densité de charge
crée un champ électrique.
𝝏𝑩
𝑹𝒐𝒕 𝑬 𝑴, 𝒕 = − Equation de Maxwell-Faraday
𝝏𝒕
Cette relation de couplage entre 𝐸 et 𝐵 montre comment un champ
électrique 𝐸 est créé par un champ magnétique 𝐵 .
𝒅𝒊𝒗 𝑩 𝑴, 𝒕 =𝟎 Equation de Maxwell-flux
Cette équation montre que le champ magnétique 𝐵 est à flux
conservatif.
𝝏𝑬(𝑴, 𝒕) Equation de Maxwell-Ampère
𝑹𝒐𝒕 𝑩 𝑴, 𝒕 = 𝝁𝑱Ԧ + 𝜺𝝁
𝝏𝒕
où 𝝁 est la perméabilité du milieu.
Cette relation de couplage entre 𝐸 et 𝐵 montre comment un
champ magnétique 𝐵 est créé par un champ électrique 𝐸 et/ou
une densité de courant 𝑱Ԧ.
Dans le cas de la propagation de la lumière (ondes
électromagnétiques) dans le vide, c'est- à-dire dans des
portions d'espace où 𝜌 = 0 (pas de charge) et 𝑱Ԧ = 0 (pas de
courant). Les équations de Maxwell prennent alors la forme
de :
𝝏𝑩
𝒅𝒊𝒗𝑬=0 𝑹𝒐𝒕𝑬 = −
𝝏𝒕
𝝏𝑬(𝑴,𝒕) 𝟏 𝝏𝑬(𝑴,𝒕)
𝒅𝒊𝒗𝑩=0 𝑹𝒐𝒕 𝑩 𝑴, 𝒕 = 𝜺 𝟎 𝝁𝟎 𝝏𝒕
= 𝑪𝟐 𝝏𝒕
où 𝝁𝟎 est la perméabilité magnétique du vide et 𝜺𝟎 est la permittivité
diélectrique du vide.
Des équations de Maxwell aux équations de d’Alembert : Démonstration
:
Les ondes planes monochromatiques :
Dans le cas d'une Onde Plane Progressive Monochromatique
(OPPM) se propageant dans la direction définie par le vecteur
unitaire 𝑢, le champ électrique 𝐸 s’exprime comme :
𝑬 𝒓, 𝒕 = 𝑬𝟎 𝐜𝐨𝐬(𝝎𝒕 − 𝒌𝒓)𝒖
𝐸0 𝑒𝑠𝑡 𝑙′𝑎𝑚𝑝𝑙𝑖𝑡𝑢𝑑𝑒 𝑑𝑒 𝐸.
𝜔 = 2𝜋𝑓 𝑒𝑠𝑡 𝑙𝑎 𝑝𝑢𝑙𝑠𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛.
𝑘 = 𝑘 𝑢 𝑒𝑠𝑡 𝑙𝑒 𝑣𝑒𝑐𝑡𝑒𝑢𝑟 𝑑′𝑜𝑛𝑑𝑒
𝐸𝑛 𝑓𝑜𝑟𝑚𝑒 𝑐𝑜𝑚𝑝𝑙𝑒𝑥𝑒 :
𝑬 𝒓, 𝒕 = 𝑬𝟎 𝒆𝒋(𝝎𝒕−𝒌𝒓) 𝒖
Les ondes planes monochromatiques : Nouvelle forme des
équations de Maxwell
Les dérivées spatiales et temporelles de l’amplitude (les champs 𝑬 et 𝑩) se
calculent très facilement pour des ondes planes. Pour 𝑬 𝒓, 𝒕 = 𝑬𝟎 𝒆𝒋(𝝎𝒕−𝒌𝒓) 𝒖, la
dépendance exponentielle conduit à :
𝝏𝑬
= 𝒋𝝎𝑬; 𝒅𝒊𝒗𝑬 = −𝒋𝒌𝑬 𝑹𝒐𝒕𝑬 = −𝒋𝒌⋀𝑬
𝝏𝒕
Donc, pour les ondes OPPM, il est facile de montrer que, pour une
propagation dans le vide, les quatre équations de Maxwell peuvent être
réécrites comme suit :
𝒌. 𝑬 = 𝟎 𝒌. 𝑩 = 𝟎 𝒌⋀𝑬 = 𝝎𝑩 −𝒌⋀𝑩 = 𝜺𝟎 𝝁𝟎 𝝎𝑬
Les ondes planes
monochromatiques :
Pour montrer qu'une onde monochromatique
est plane, il faut montrer qu'elle a une amplitude
constante et une phase constante (à un instant
𝑡 donné) sur des surfaces planes.
Pour une onde lumineuse, l'onde est plane si,
à un instant t, le champ qui lui correspond est
constant sur un plan perpendiculaire à la
direction de propagation.
Energie d’une onde électromagnétique :
Une onde électromagnétique se propage sans transport de
matière, mais avec transport d’énergie.
Pour exprimer cette énergie, on utilise le vecteur de Poynting (Π) :
𝐸Λ𝐵
Π= (𝑾/𝒎𝟐 )
𝜇0
𝜫 = l’énergie de l’onde par unités de temps et de surface.
Direction de 𝜫 = la direction de propagation de l’énergie.
Energie d’une onde électromagnétique : Cas d’une onde
OPPM
𝒌∧𝑬
Pour une onde OPPM, on a 𝑩=
𝝎
𝐷𝑜𝑛𝑐 : 𝑬𝜦𝑩 𝑬∧(𝒌∧𝑬) 𝑬𝟐
𝜫= = = 𝒌
𝝁𝟎 𝝎𝝁𝟎 𝝎𝝁𝟎
Avec : 𝝎= 𝒌 𝒄
Rappel : ∀𝒖, 𝒗, 𝒘 𝒖 ∧ 𝒗 ∧ 𝒘 = 𝒖. 𝒘 . 𝒗 − 𝒖. 𝒗 . 𝒘
Intensité d’une onde électromagnétique : Intensité
temporelle 𝑰(𝒕)
Les détecteurs de lumières (œil, caméra, …) sont sensibles à l’intensité
lumineuse.
L’intensité lumineuse est donnée par 𝑰 = 𝜫𝒏 (𝑾/𝒎𝟐 )
:
En notation réelle, l’intensité lumineuse 𝐼 est :
𝑬𝟐𝟎
𝑰 𝒕 = 𝒄𝒐𝒔𝟐 𝝎𝒕 − 𝒌𝒓 𝒌. 𝒏
𝝎𝝁𝟎
Intensité d’une onde électromagnétique : Intensité moyenne <
𝑰(𝒕)Dans
> le domaine optique, les variations temporelles de l'amplitude de
l'onde sont très rapides (avec des fréquences de l'ordre de 1015 Hz), et
les détecteurs disponibles sont incapables de les suivre. Ils ne
mesurent que l'énergie déposée par l'onde sur une longue période de
temps devant la période 𝑇. :
L’intensité mesurée par un détecteur (œil, caméra, …) est une
moyenne sur un temps ∆𝑡 appelé temps d’acquisition (∆𝑡 ≈ 0.1 𝑠 pour
l’œil). L’intensité mesurée par un détecteur est donc :
𝑬𝟐𝟎 𝟐
𝑬 𝟐
𝟎 𝑬 𝟐
𝟎
< 𝑰(𝒕) >= < 𝒄𝒐𝒔 𝝎𝒕 − 𝒌𝒓 > 𝒌. 𝒏 = 𝒌𝒄𝒐𝒔𝜽 = 𝒄𝒐𝒔𝜽
𝝎𝝁𝟎 𝟐𝝎𝝁𝟎 𝟐𝒄𝝁𝟎
Création des ondes électromagnétiques (OEM)
:
C’est la matière qui crée les OEM (Plusieurs phénomènes de
création) :
Phénomène à
incandescence ;
Phénomène de
luminescence ;
Rayonnement synchrotron ;
…
Polarisation de la lumière :
La polarisation de la lumière fait référence à l'orientation
de la
vibration du champ électrique dans le plan d’onde (plan
perpendiculaire à la direction de propagation).
Pour percevoir l’état de polarisation, on place l’œil sur l’axe
z, face à l’onde, puis on observe, dans le plan XY, la
trajectoire de l’extrémité du vecteur E au cours du temps.
Polarisation de la lumière : Polarisation linéaire
𝑬𝒙 = 𝑬𝟎 𝐜𝐨𝐬(𝝎𝒕 − 𝒌𝒙)
Si le champ est de la forme : 𝑬𝒚 = 𝟎
𝑬=
𝑬𝒛 = 𝟎
Prenons 𝑧 = 0, le champ 𝐸 vibre sur l’axe des 𝑥 En fonction du temps,
l’extrémité de E fait des Aller/Retour (A/R) sur une ligne Polarisation
linéaire.
𝑬𝒙 = 𝑬𝟎𝒙 𝐜𝐨𝐬(𝝎𝒕 − 𝒌𝒙)
Si le champ est de la forme :
𝑬 = 𝑬𝒚 = 𝑬𝟎𝒚 𝐜𝐨𝐬(𝝎𝒕 − 𝒌𝒙)
𝑬𝒛 = 𝟎
Prenons 𝑧 = 0, le champ E vibre sur l’axe
des 𝑥′
En fonction du temps, l’extrémité de E
fait des A/R sur une ligne Polarisation
linéaire.
Exemple : Polarisation
verticale
Exemple : Polarisation horizontale
Polarisation de la lumière : Polarisation circulaire
Production de la lumière polarisée :
Un faisceau de lumière est souvent constitué par une
superposition de différentes polarisations : lumière non
polarisée.
Pour obtenir une lumière polarisée :
Filtres polariseurs ;
Réflexion à l’angle de Brewster ;
Diffusion ;
…
Chapitre 2 :
Phénomène d’interférence
Introduction
En mécanique ondulatoire, les interférences sont la
combinaison de deux ondes susceptibles d'interagir.
Ce phénomène apparaît souvent en optique avec les ondes
lumineuses, mais il s'obtient également avec d'autres types
d'ondes comme les ondes sonores.
Remarque : Le phénomène d'interférence se produit
uniquement lors de la combinaison de deux ondes de
même fréquence.
Les interférences peuvent être classées en deux catégories :
constructive et destructive.
Lorsque les ondes sont en Lorsque les ondes sont
phase, elles créent une déphasées de 180° (phase
interférence constructive, opposée), elles créent des
produisant une onde de plus interférences destructives
grande amplitude. (elles s'annulent).
Interférences en optique : Expérience de Young
Les fentes de Young (ou interférences de Young) désignent en
physique une expérience qui consiste à faire interférer deux
faisceaux de lumière issus d'une même source, en les faisant
passer par deux petits trous percés dans un plan opaque.
Systèmes interférentiels (Différents dispositifs
interférentiels) :
.
Les systèmes interférentiels sont des systèmes qui
donnent naissance à des interférences.
Il y a deux classes de systèmes interférentiels
:
La première classe est basée sur la division de front d’onde :
interférences non localisées.
La deuxième classe est basée sur la division d’amplitude :
interférences localisées
Systèmes interférentiels : interférences non
localisées
Les systèmes interférentiels basés sur la division de front
d’onde utilisent une source ponctuelle (ou fente très fine) à
partir de laquelle on créé une ou deux sources ponctuelles :
Fentes de Young ;
Miroir de Lloyd ;
Bilentilles de Billet ;
Biprismes de Fresnel ;
Miroirs de Fresnel ;
…
Sur la division de front d’onde, on divise le front d'onde primaire en deux
faisceaux spatialement différents qui suivent des chemins différents avant
d'être recombinés pour produire des interférences ;
Chapitre 3 :
Diffraction de la lumière
Définition générale
La diffraction désigne le comportement des ondes
(électromagnétiques ou mécaniques) lorsqu'elles rencontrent un
obstacle ou une ouverture de dimension comparable à la longueur
d'onde
Tout écart à la propagation rectiligne de la lumière, qui ne peut
s’expliquer ni par une réflexion, ni par une réfraction, consiste en de la
diffraction
Diffraction en optique
Le terme diffraction apparaît la première fois dans l’ouvrage du père
jésuite Grimaldi, intitulée Physico-mathesis de lumine coloribus
et iride, 1665. Grimaldi constate qu’au contour des obstacles ou au
bord d’un trou, la lumière subit un éparpillement, qui ne peut pas
s’expliquer par les lois de l’optique géométrique, et appelle ce
phénomène, diffraction.
La diffraction représente tout
phénomène d’éparpillement de la
lumière.
Diffraction : Expériences
Diffraction : Principe
d’Huygens
Chaque point d’une surface d’onde (𝑆0) atteinte par la lumière à l’instant 𝑡0
peut être considéré comme une source secondaire produisant des
ondelettes sphériques. À l’instant 𝑡 postérieur à 𝑡0, la surface d’onde (𝑆)
est l’enveloppe des surfaces d’ondes émises par les sources secondaires
convenablement réparties sur (𝑆0). Ainsi, de proche en proche, l’onde se
propage.
Le principe de Huygens permet de
décrire de manière qualitative le
phénomène de diffraction de la lumière.
Il n'est cependant pas possible de
décrire la distribution d'amplitude d'un
front d'onde.
Fresnel ajouta au principe de
Huygens le principe d'interférence :
l'amplitude en tout point après
l'obstacle d'un front d'onde est la
superposition des ondelettes.
L'ensemble de ses assertions
conduit au principe de Huygens-
Fresnel.
Diffraction : Principe d’Huygens-Fresnel
En 1815, Fresnel reprend le
principe d’Huygens et
découpe le front d’onde en
éléments de surface 𝑑𝑆.
Chaque élément 𝑑𝑆 joue le
rôle d’une source
secondaire émettant une
onde sphérique harmonique,
de la forme :
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