SUJET : LA PROTECTION DU MINEUR EN DROIT IVOIRIEN
INTRODUCTION
I- PRESENTATION DE L'ETUDE
La protection des mineurs constitue un pilier fondamental du droit moderne, tant au niveau
national qu’international. En Côte d’Ivoire, comme dans de nombreux pays, les enfants sont
considérés comme une catégorie vulnérable nécessitant une attention particulière et des mesures
spécifiques pour garantir leur bien-être, leur développement harmonieux et leur intégrité
physique et morale. Cette préoccupation est inscrite dans les textes juridiques nationaux et
internationaux, notamment la Convention relative aux droits de l’enfant adoptée par les Nations
Unies en 1989, ainsi que la Charte Africaine des droits et du bien-être de l’enfant. Ces
instruments juridiques imposent aux États parties l’obligation de mettre en œuvre des dispositifs
efficaces pour protéger les enfants contre toute forme d’abus, de négligence ou de violation de
leurs droits fondamentaux. Dans le contexte juridique et social la société ivoirienne est
marquée par une diversité culturelle et sociale qui influence la perception et le traitement des
enfants. Si certaines traditions valorisent la solidarité familiale et communautaire comme
mécanisme naturel de protection des mineurs, d’autres pratiques peuvent exposer ces derniers à
des risques accrus. Par exemple, le phénomène du travail des enfants reste préoccupant dans
certaines régions rurales où la pauvreté pousse les familles à impliquer leurs enfants dans des
activités économiques parfois dangereuses. De même, les conflits armés ayant marqué l’histoire
récente du pays ont laissé derrière eux une génération d’enfants traumatisés ou marginalisés. Le
Code civil ivoirien consacre l’autorité parentale comme un droit et une responsabilité
essentielle pour les parents ou tuteurs légaux. Cette autorité inclut l’obligation d’assurer
l’éducation, l’entretien et la surveillance du mineur jusqu’à sa majorité ou son émancipation. En
cas de défaillance parentale ou de mise en danger manifeste du bien-être de
l’enfant, le juge peut intervenir pour ordonner des mesures d’assistance éducative ou confier le
mineur à une institution spécialisée. Sur le plan pénal, la justice pour mineurs privilégie une
approche éducative et réparatrice plutôt que punitive. Le Code pénal ivoirien fixe la
responsabilité pénale à partir de 10 ans tout en distinguant entre les enfants âgés de moins de 13
ans – qui ne peuvent être soumis à des sanctions pénales – et ceux âgés de 13 à 18 ans pour
lesquels des mesures atténuées sont prévues.
La protection du mineur représente un pilier fondamental non seulement des droits de l'enfant,
mais également de l'avenir d'une société. Dans le contexte ivoirien, cette question émerge avec
une acuité particulière, compte tenu de la richesse culturelle et des défis socio-économiques qui
façonnent la vie des enfants et des adolescents. La Côte d'Ivoire, pays en développement, se
retrouve face à des réalités complexes qui impactent directement la sécurité et le bien-être de sa
population juvénile. En effet, les violations des droits des mineurs, telles que le travail des
enfants, l'abus, et l'exploitation sexuelle, posent un défi pressant pour les institutions étatiques, la
société civile, et le système judiciaire. Le cadre juridique ivoirien en matière de protection des
mineurs repose sur plusieurs dispositifs législatifs et réglementaires, qui s'inspirent de
conventions internationales comme la Convention relative aux droits de l’enfant. Cette
convention établit des normes universelles sur les droits des enfants, reconnaissant leur droit à la
protection, à l'éducation, et à un développement sain.
Cependant, l'application effective de ces normes dans le contexte ivoirien fait face à de nombreux
obstacles, dont la corruption, le manque de ressources, et des traditions patriarcales qui limitent
les droits des enfants. Ainsi, bien que le cadre légal existe, il interroge notre capacité à garantir
une protection effective aux mineurs dans la réalité quotidienne.
un aspect crucial de cette problématique est la distinction entre la protection civile et la protection
pénale des mineurs. La protection civile fait référence aux droits fondamentaux des enfants tels
que le droit à l'éducation, à la santé, et à un cadre familial stable. La législation ivoirienne, tout en
posant des principes généreux, doit encore surmonter des déficiences dans l'effectivité de la mise
en œuvre. Par exemple, la pauvreté lactée et la déscolarisation sont des conséquences directes de
l'absence de mécanismes d'encadrement des familles vulnérables. De plus, les pratiques
traditionnelles, comme les mariages précoces et l'exposition des enfants au travail domestique,
continuent à compromettre l’application des droits civils.
D'autre part, la protection pénale des mineurs met en exergue les mesures prises pour prévenir et
sanctionner les violences et abus dont ils peuvent être victimes. Les lois pénales sont censées
protéger les enfants contre l’exploitation, la maltraitance, et autres formes de violence. Toutefois,
les lacunes dans les procédures judiciaires, la stigmatisation des victimes et l’insuffisance des
formations adaptées aux professionnels de la justice rendent la situation encore plus complexe.
Les enfants victimes de crimes, au lieu d'être protégés, se retrouvent souvent au centre de
systèmes judiciaires inadaptés, exacerbant leur souffrance et leur vulnérabilité.
L’idée maîtresse de cette étude est donc d’explorer en profondeur la question suivante : De quelle
protection bénéficie un mineur en droit ivoirien ? Pour ce faire, il est impératif de s’intéresser
non seulement aux textes législatifs, mais aussi à leur mise en œuvre et à l’expérience vécue par
les mineurs dans leur quotidien. En analysons les dispositifs actuels, nous aurons une meilleure
compréhension des défis qui persistent, tout en mettant en lumière des pratiques et initiatives
positives qui pourraient servir de modèle. Il est aussi nécessaire de prendre en compte le rôle des
acteurs sociaux, tels que les ONG, les groupes communautaires, et les organisations
internationales qui œuvrent pour le bien-être des enfants en Côte d'Ivoire. Les interactions entre
ces différents acteurs et l'État, ainsi que la manière dont ils abordent la question de la protection
des mineurs, sont cruciales pour développer des solutions durables.
Cette étude se propose donc de répondre aux interrogations majeures relatives à la protection des
mineurs en Côte d'Ivoire, tout en faisant un état des lieux de l’efficacité du cadre juridique
national et international. Les conclusions qui émergeront devraient non seulement susciter des
réflexions sur l'amélioration des lois existantes, mais aussi encourager des actions concrètes en
faveur des droits des enfants, car il ne fait aucun doute que leur protection constitue non
seulement une obligation morale, mais aussi un investissement dans l’avenir de la nation. La
vision que nous souhaitons défendre est celle d’une Côte d’Ivoire où chaque enfant, qu’il soit un
simple citoyen ou un individu porteur de droits, puisse grandir dans un environnement sûr,
épanouissant et respectueux de sa dignité humaine. Cette ambition nécessite des efforts concertés
et continus de la part de l'État, des familles, et de l'ensemble de la société. La nation. La vision
que nous souhaitons défendre est celle d’une Côte d’Ivoire où chaque enfant, qu’il soit un simple
citoyen ou un individu porteur de droits, puisse grandir dans un environnement sûr, épanouissant
et respectueux de sa dignité humaine. Cette ambition nécessite des efforts concertés et continus
de la part de l'État, des familles, et de l'ensemble de la société. Cette distinction reflète une
volonté des réponses judiciaires aux capacités psychologiques et morales des enfants tout en
favorisant leur réinsertion sociale, mais il reste encore des zones d'ombres et des défis à relever.
II- OBJET DE L'ETUDE
L'objet de cette étude est de se concentrer sur la protection du mineur en droit ivoirien, en
particulier sur les aspects civils et pénaux qui encadrent cette protection. Il s'agit d'une analyse
des lois, tout en prenant en compte le contexte socio-économique dans lequel ces lois
s'appliquent.
La protection du mineur à un objet essentiel et contemporain qui suscite de nombreuses
préoccupations à l'échelle mondiale. En Côte d'Ivoire, les enfants représentent une partie
significative de la population et leur bien-être est impératif pour garantir un avenir meilleur pour
la nation. Les lois et réglementations en matière de protection des mineurs, bien qu'existantes,
doivent être examinées à la lumière des réalités socioculturelles et économiques qui affectent
cette frange de la population.
III- DELIMITATION DE L'ETUDE
Dans le cadre de cette étude, il serait pertinent de se concentrer sur le cadre législatif en côte
d'ivoire il nous conviendra d'analyser les lois et réglementations spécifiques qui régissent la
protection du mineur, notamment le code de l'enfant de 2008 qui constitue le texte fondamental en
matière de protection de l'enfance en côte d'ivoire. Les institutions telles que le ministère de la
femme, de la solidarité et de l'enfance, ainsi que les organisations non gouvernementales (ONG)
qui œuvrent pour la protection du mineur. Sur le plan matériel il faut examiner les différentes
formes de protection offertes aux mineurs, y compris la protection juridique, sociale et
psychologique il faut aussi analyser les problématiques spécifique telles que le travail des enfants,
la violence faite aux mineurs, l'exploitation sexuelle et l'accès à l'éducation et également les acteurs
de protection qu'il faut identifier et analyser les rôles des divers acteurs impliqués dans la
protection du mineur, y compris les familles, les enseignants, et les professionnels de la santé. et
enfin au niveau temporel il faut s'accentuer sur l'évolution de la législation et des politiques de
protection du mineur depuis l'indépendance de la Côte d'Ivoire en 1960 jusqu'à aujourd'hui et il faut
aussi mettre en lumière les périodes marquées par des crises comme les conflits armés et leur
impact sur la protection des enfants, ainsi que l'émergence de nouvelles lois ou réformes et pour
finir il faut observer comment la protection du mineur est influencée par des évènements récents
comme la pandémie de covid-19 et les nouvelles réalités sociales et économiques.
I- CLARIFICATION DES TERMES ET CONCEPTS
Pour faciliter la compréhension de cette étude, il est essentiel de définir certains termes clés, tels
que le mineur et la protection. En Côte d’Ivoire, le mineur est défini juridiquement comme une
personne qui n'a pas atteint l'âge de la majorité selon le code civil ivoirien de la loi sur la
minorité. C'est l'article 388 du code civil ivoirien qui stipule que : "La majorité est atteinte a
dix-huit ans accomplis. Avant cette date, on est mineur". Cela signifie que toute personne âgée
de moins de 18ans est considérée comme mineur et par conséquent bénéficie d'une protection
juridique spécifique. Le mineur ne dispose pas de la peine capacitée juridique, ce qui implique
qu'il ne peut pas conclure des contrats ou prendre des décisions juridiques sans le consentement
de ses parents ou de son tuteur légal, sauf dans les cas prévus par la loi, La protection englobe
l'ensemble des mesures légales et sociales mises en place pour assurer le bien-être et les droits
des enfants. Ces définitions établies donc les bases de la protection des droits du mineur et des
responsabilités des parents et tuteurs envers le mineur dans le cadre juridique ivoirien.
V-INTERET DE L'ETUDE
L'intérêt de cette étude réside dans la nécessité de garantir que les droits du mineur sont respectés
et protégés. En explorant la législation en vigueur, nous serons en mesure de déterminer les
lacunes et les insuffisances du système, tout en proposant des recommandations pour améliorer la
situation du mineur en côte d'ivoire.
Ce sujet vise à explorer les différentes facettes de la protection des mineurs en droit ivoirien, en
examinant les dimensions civiles et pénales qui encadrent la vie des jeunes dans le pays. En effet,
deux grands axes de protection peuvent être identifiés : la protection civile, qui englobe les droits
de la personne du mineur et la protection de ses biens, ainsi que les structures de soutien aux
mineurs ; et la protection pénale, qui concerne les dispositions visant à protéger le mineur auteur
d'infraction et également le mineur victime d'infraction.
Ce mini-mémoire se propose d'apporter un éclairage sur les enjeux de la protection du mineur en
droit ivoirien, dans un souci d’évaluer l’adéquation entre le cadre légal et la réalité vécue par les
enfants dans le pays. Les recommandations qui découleront de cette étude viseront à renforcer les
systèmes de protection des mineurs, à promouvoir leurs droits et à garantir leur développement
dans un environnement sain et sécurisant. En d’autres termes, nous aspirons à contribuer à une
réflexion sur des solutions durables permettant d'améliorer la situation des mineurs en Côte
d'Ivoire.
VI-REVUE DE LA LITTERATURE
L'Unicef dans son rapport analyse de la situation des droits de la protection de l'enfant estime que
s'agissant de la protection des droits du mineur il existe des mesures mises en place pour le
protéger contre les violences faites en société. Pour mieux mettre en pratique ces différents
mesures l'Unicef collabore avec des organisations comme Save the Children pour renforcer la
protection des droits de l'enfant en côte d'ivoire, en alignant leurs programmes pour une
meilleures coordination malgré les progrès, l'Unicef souligne les défis persistants, notamment la
nécessité d'améliorer l'accès à l'identité légales et de protéger les enfants contre les violences.
L'Unicef soutient également le gouvernement ivoirien dans ses efforts pour protéger les enfants,
notamment dans les zones frontières. L'Unicef appuie les efforts pour améliorer la justice du
mineur, bien que des défis subsistent, comme la séparation insuffisante des mineurs et des
adultes dans les centres de détention.
La minorité en Côte d'ivoire était régie par la loi n°70-483 du 3 août 1970 qui -fixe les règles
relatives au statut juridique du mineur et celles organisant sa protection à travers la puissance et
la tutelle. Cette loi a connu une modification avec la loi n° 2019-572 du 26 juin 2019 relative à la
minorité. La Côte d'ivoire a souscrit à de nombreux engagements régionaux et internationaux
qui imposent que les normes régissant l’enfant lui accordent une protection plus accrue qui
priorise son intérêt, afin de mieux assurer son bien-être et l'épanouissement harmonieux de sa
personnalité. Il en est ainsi de la Charte Africaine des Droits et du Bien-être de l'Enfant, ratifiée
par la Côte d’ivoire le 18 juin 2007 (articles 1, 3, 4) ; du Pacte International relatif aux Droits
Civils et Politiques (article 24), du Pacte International relatif aux Droits Economiques, Sociaux
et Culturels (article 10.3) ratifiés le 26 mars 1992, ainsi que de la Convention relative aux
Droits de l'Enfant du 20 novembre 1989, ratifiée le 4 février 1991 (articles 1, 2, 3, 7). En effet,
tous ces instruments juridiques régionaux et internationaux reconnaissent à l’enfant le droit à
une protection et à des soins spéciaux, le droit de vivre dans un milieu familial susceptible de
participer à son bien-être et à son épanouissement. Aussi, afin de mieux prendre en compte
l'intérêt supérieur de l’enfant tel que reconnu par ces instruments juridiques, le Gouvernement,
dans le cadre de la réforme du système judiciaire, a décidé de mettre au nombre des textes à
revisiter la loi relative à la minorité. Le présent projet de loi est donc présenté dans le cadre de
cette réforme. Il comporte plusieurs innovations. Il procède à la reformulation de certaines
dispositions afin d’assurer une meilleure cohérence et compréhension de l’ensemble du texte. Il
en est ainsi de la reformulation des dispositions suivantes :
- l’article 10 de la loi actuelle (article 27 du projet de loi) relatif aux mesures de LIDER
protection ou d’assistance éducative : le projet de loi distingue les cas dans lesquels une mesure
de protection peut être sollicitée ou prise des cas dans lesquels une mesure d’assistance éducative
est indiquée ;
-l’article 20 de la loi actuelle (article 21 du projet de loi) portant sur les hypothèses de déchéance
de plein droit des droits et obligations des père et mère sur la personne et les biens de leur enfant
mineur : les cas de déchéance prévus par la loi actuelle pour leurs enfants sont étendus aux
enfants à l’égard desquels les père et mère sont investis de l’autorité parentale (article 21 du
projet de
loi). La reformulation précise toutefois que l'obligation de subvenir à l’entretien et à l’éducation
de l’enfant reste à la charge du parent déchu (article 21 du projet de loi). Le projet de loi ramène
l’âge de la majorité civile à dix-huit ans en disposant que le mineur est la personne qui n’a pas
encore dix-huit ans accomplis (article 1 du projet de loi). Cette réforme qui s’aligne sur la
définition du mineur telle que prévue par les différentes conventions sur les droits de l’enfant, a
pour effet de faire désormais coïncider la majorité civile qui était de vingt-et-un an avec les
majorités pénale et électorale fixées à dix-huit ans, assurant ainsi une meilleure cohérence sur le
plan national en cette matière.
Par ailleurs, le nouveau dispositif substitue l'autorité parentale à la puissance paternelle (articles
3, 5, 9 du projet de loi). Cette réforme a été opérée en vue de conformer la loi sur la minorité aux
dispositions de la Constitution du 8 novembre 2016 (article 31 alinéa 2). La notion d'autorité
parentale est également une conséquence logique de la réforme de la loi relative au mariage
opérée le 25 janvier 2013, notamment en son article 58 qui instaure l'égalité entre le mari et la
femme dans la gestion morale et matérielle de la famille. Ainsi, l'exercice de l'autorité parentale
prévue par le projet de loi consacre l'égalité des père et mère dans la gestion de la personne et du
patrimoine du mineur. Cette notion est, par ailleurs, plus orientée vers la recherche de l'intérêt de
l'enfant.
Pour un meilleur encadrement de l'enfant, les attributs de l’autorité parentale ont été précisés et
renforcés. Même lorsque la garde de l'enfant a été confiée à un tiers, les parents restent détenteurs
des autres attributs de l'autorité parentale, sans que ce tiers ne soit déchargé de l'accomplissement
des actes usuels relatifs à la surveillance et à l’éducation dudit enfant (Article 5 du projet de loi).
L’enfant bénéficie d'une protection plus accrue. A cet effet, lorsque des mesures de protection et
d’assistance doivent être prises, le juge des tutelles doit principalement veiller à ce que le mineur
soit maintenu dans son milieu habituel de vie, chaque fois que cela est possible, afin que son
équilibre soit assuré (Article 28 du projet de loi). Les mesures d'assistance et de protection ont été
davantage précisées par le projet de loi afin de donner des moyens plus adaptés au Juge des
tutelles d'agir dans l'intérêt de l’enfant, le mineur étant, en la matière, obligatoirement assisté d'un
défenseur (Article 142 du projet de loi).
Enfin, s'agissant des procédures contentieuses touchant les mineurs, de nouvelles modalités ont
été apportées à la tentative de conciliation, préalable obligatoire devant le juge des tutelles
(Article 14o du projet de loi). En effet, celui-ci est désormais autorisé à déléguer cette mission au
service chargé de la protection judiciaire de l’enfance du tribunal ou à tout autre organe agissant
dans le domaine de la protection de l'enfance dont il homologue, en cas de réussite, le
procès-verbal de conciliation (Article 140 alinéa 5 du projet de loi).
VI Problématique
Dans ce contexte complexe où se croisent enjeux juridiques, sociaux et culturels, il est légitime
de s’interroger sur l’efficacité réelle du système juridique ivoirien dans la protection des mineurs.
Ainsi, la problématique centrale peut être formulée comme suit : De quelle protection bénéficie le
mineur en droit ivoirien ?
VII Hypothèse de recherche
Dans cette hypothèse nous pouvons dire malgré les différents actions mises en œuvre afin que
le mineur puisse bénéficier d'une protection majeure mais l'efficacité de cette protection se
trouve limité à cause de certaines contraintes
VIII Méthodes de recherche
Cette méthode de recherche va nous permettre d'analyser les différentes sources de droit, selon
l'analyse documentaire qui consistera à examiner les textes législatifs nationaux (Code civil,
Code pénal) ainsi que les conventions internationales ratifiées par la Côte d’Ivoire afin d’évaluer
leur contenu normatif. Ainsi l'étude critique dans ses rapports institutionnels émanant
l’organisations nationales (ministères) et internationales (UNICEF) seront analysés pour
comprendre comment ces normes sont mises en œuvre. L'entretiens qualitatifs des discussions
avec des acteurs clés tels que juges pour enfants, travailleurs sociaux ou responsables d’ONG
permettront d’obtenir une perspective pratique sur l’application du droit. Ensuite l'observation
participative une immersion dans certains contextes sociaux (centres éducatifs surveillés)
permettra d’évaluer concrètement l’impact des mesures prises. La constitution de la Cote d'ivoire
de 2016 stipule que l'Etat garantit la protection de l'enfance et des droits fondamentaux des
enfants. Elle consacre le droit à l'éducation et interdit toute forme de violence, d'exploitation et de
discrimination à l'égard du mineur ; il y'a également le code de l'enfant de 2004 ce code est l'un
des textes majeurs en matière de droit de l'enfance en côte d'ivoire. Il définit les droits et les
devoirs des enfants, les mesures de protection et les responsabilités des parents. Il insiste sur le
droit de chaque enfant à la vie, à la santé, ainsi qu'à la protection contre toutes formes d'abus. Il
y'a également le code pénal ivoirien qui met des dispositions spécifiques concernant la protection
du mineur, notamment des articles qui criminalisent les atteintes aux droits des enfants, y
compris la violence, l'abus sexuel et la maltraitance.
IX Articulation du plan
Afin d’apporter une réponse structurée à cette problématique, ce mini mémoire sera articulé
autour de deux axes principaux :D'une part
I -La protection civile du mineur en droit ivoirien : cet axe explorera les mécanismes
législatifs visant à protéger les droits fondamentaux du mineur dans le cadre civil, en mettant
l'accent sur la personne du mineur et sur ses biens.
II-La protection pénale du mineur en droit ivoirien : ici, nous examinerons le mineur
comme auteur d'infraction et victime d'infraction.
Cette structure permettra non seulement d’évaluer l’efficacité globale du système juridique
ivoirien mais aussi d’identifier ses limites tout en proposant des pistes d’amélioration adaptées au
contexte local.
En somme, ce mini mémoire vise à contribuer au débat sur la protection juridique des mineurs en
Côte d’Ivoire tout en sensibilisant les parties prenantes sur l’importance cruciale d’une prise en
charge adaptée pour garantir un avenir meilleur aux générations futures.
PREMIERE PARTIE : La protection du mineur au plan civil en droit ivoirien
CHAPITRE I : La protection de la personne du mineur en droit ivoirien
Section1 : Les mécanismes de protection du mineur
Paragraphe1 : Les institutions de protection
Paragraphe2 : Les lois et règlementations
Section2 : La protection des droits fondamentaux
du mineur
Paragraphe1 :Les droits fondamentaux de
l’enfant : moyen universel de protection du
mineur
Paragraphe 2 : L’application des mesures
universelles relatives au droit du mineur en droit
ivoirien.
CHAPITRE II : La protection des biens du
mineur en droit ivoirien
Section1 : Le régime juridique de l'administration des biens du mineur
Paragraphe1 : L'administration des biens du mineurs par le représentant légal
Paragraphe2 : L'administration judiciaire des biens du mineurs
Section2 : Les mécanisme de protection des biens du mineur
Paragraphe1 : Les mesures d'interdiction d'accomplissement d'actes par le
mineur
Paragraphe 2 : La protection du mineur contre certaines manœuvres
frauduleuses
DEUXIEME PARTIE : La protection du mineur au plan pénal en droit ivoirien
CHAPITRE I : La protection du mineur auteur d'infraction
Section1 : La responsabilité pénale du mineur selon l'âge et la capacité de discernement
Paragraphe1 : Introduction a la responsabilité pénale du mineur
Paragraphe 2 : Les critères d’âge et capacité de discernement
Section2 : Les modalités de sanction du mineur auteurs d'infraction
Paragraphe1 : Les types de sanctions applicables
Paragraphe 2 : Les mesures éducatives et réhabilitation
CHAPITRE II : La protection du mineur victime d'infraction
Section1 : Circonstances aggravantes en cas d'infraction contre un mineur
Paragraphe1 : Identifications des infractions spécifiques
Paragraphe 2 : circonstances aggravantes
Section2 : Le renforcement de la répression et des mesures spécifiques
Paragraphe1 : Evolutions législatives récentes
Paragraphe2 : mesures spécifiques de répression