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Partie Ii: Exploitation Des Navires Citernes Chapitre Iii: Generalites Sur L'Exploitation Des Navires Citernes

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PARTIE II : EXPLOITATION DES NAVIRES CITERNES

CHAPITRE III : GENERALITES SUR L’EXPLOITATION DES


NAVIRES CITERNES
III.1 LES DIFFERENTES TAILLES DES NAVIRES CITERNES
Les pétroliers sont un moyen sûr et efficace de transporter, partout dans le monde, du pétrole
en grandes quantités. Leur conception s’est grandement améliorée au fil des années.
Aujourd’hui, ce sont des navires à la fine pointe de la technologie équipée de systèmes de
navigation sophistiqués conçus dans le respect des normes internationales. Les méthaniers
transportent du gaz naturel sous forme liquide, de manière à augmenter les volumes de gaz
transporté. Le gaz naturel est refroidi à -160°C dans une usine de liquéfaction avant d’être
transvasé dans le méthanier.
On distingue 6 types de pétroliers par leur taille :
 Les « Handymax » capables de transporter entre 38 000 et 49 999 tpl
 Les « Panamax » entre 50 000 et 74 999 tpl. Ce nom correspond à la capacité
maximale initialement imposée aux pétroliers pour circuler via le canal de Panama
 Les « Aframax » entre 75 000 et 119 999 tpl ;
 Les « Suezmax » de 120 000 à 199 999 tpl ;
 Les VLCC (pour « Very Large Crude Carriers ») à partir de 200 000 tpl et jusqu'à 349
999 tpl ;
 Les ULCC (pour « Ultra Large Crude Carriers ») au-dessus de 350 000 tpl. Ces
pétroliers font partie des plus grandes structures mobiles construites par l'homme.

Figure 7: Les différentes tailles des navires citernes


III.2 SECURITE DU PERSONNEL
Le personnel à bord doit être correctement formé et parfaitement informé des caractéristiques
physiques et chimiques des produits à charger, des risques et des mesures à prendre en cas de
problèmes. La cargaison doit être refusée si l’on ne dispose pas de renseignements suffisants.
Le personnel pont chargé des opérations de manutention doit, pour certains produits,
s’équiper d’une façon plus ou moins complète pour se protéger de tout contact avec le
produit.

Figure 8: Pictogramme EPI

III.3 AVANT CHARGEMENT


 Mise sous pression des moyens d’extinction de lutte contre l’incendie ;
 Essais des alarmes de niveau, des vannes cargaison ;
 Bon fonctionnement des PV valves ;
 Equipement du personnel (combinaison; appareil respiratoire) ;
 Affichage des consignes de sécurité relatives aux produits à embarquer (filtre
spécifique pour masques filtrants) ;
 Examen des cuves, des collecteurs, des soupapes;
 Signature des certificats d’acceptation des cuves par l’expert ;
 Remise des échantillons du produit par la terre.
III.4 LE PLAN DE CHARGEMENT
L’élaboration du plan de chargement devra tenir compte notamment
 de la charge maximale par citerne en fonction de la densité du produit ;
 des incompatibilités entre produits ;
 des produits qui doivent être réchauffés ;
 des revêtements des citernes demandés pour certains produits ;
 des volumes nécessaires pour chaque lot.
III.5 CHARGEMENT
III.5.1 Généralités :
La responsabilité de la sécurité des opérations de manutention de cargaison est partagée entre
le bateau-citerne et le terminal et incombe conjointement au conducteur du bateau-citerne et
au représentant du terminal. La manière dont la responsabilité est partagée doit par
conséquent être convenue entre ces personnes de telle sorte que tous les aspects des
opérations soient pris en compte.
III.5.2 Accord commun sur l'état "prêt à charger" :
Avant de commencer à charger des cargaisons, la personne responsable et le représentant du
terminal doivent avoir constaté conjointement que le bateau-citerne et le terminal sont prêts à
procéder à l'opération en toute sécurité.
III.5.3 Système d'arrêt d'urgence :
En présence d'un système d'arrêt, des capteurs de niveau haut peuvent être installés dans
chaque citerne à cargaison. Lorsqu'ils sont activés, ils doivent déclencher une alarme visuelle
et sonore à bord et actionner en même temps un contact électrique qui, sous la forme d'un
signal binaire, interrompt la boucle du courant électrique établie et alimentée par l'installation
à terre, ce qui déclenchera une intervention sur l'installation à terre permettant d'éviter le
débordement lors de l'opération de chargement.
III.5.4 Surveillance :
Les précautions suivantes doivent être prises pendant le chargement :
 Une personne responsable doit assurer la surveillance et un équipage suffisant doit être
disponible à bord pour assurer l'exploitation et la sécurité du bateau-citerne. Une vigie
doit être présente en permanence sur le pont-citernes.
 Le système de communication du bateau-citerne à la terre doit être maintenu dans un
bon état de fonctionnement.
 Au début du chargement ainsi qu'à chaque remplacement de la vigie ou changement
d'équipe, la personne responsable et le représentant du terminal doivent chacun
confirmer que le système de communication pour le contrôle des opérations est bien
compris par eux-mêmes ainsi que par la vigie et le personnel en service.
 Les exigences opérationnelles pour l'arrêt normal des pompes à la fin du transfert de la
cargaison et pour le système d'arrêt d'urgence à la fois à bord du bateau-citerne et au
terminal doivent être parfaitement comprises par tout le personnel concerné .
III.5.5 Procédures pour le gaz inerte :
Avant le début du chargement, le système de gaz inerte, s'il est installé et s'il y a lieu, doit être
fermé et la pression du gaz inerte dans les citernes à charger doit être réduite.
III.5.6 Chargement fermé :
Pour un chargement fermé efficace, la cargaison doit être chargée avec les orifices de
jaugeage par le creux, de sondage et de visite bien fermés. Le gaz déplacé par la cargaison
entrante doit être rejeté dans l'atmosphère par les soupapes de dégagement à grande vitesse
afin de garantir que les gaz soient éloignés du pont de cargaison.
Pour procéder au chargement fermé, le bateau doit être muni d'un équipement qui permet le
jaugeage par le creux du contenu de la citerne à surveiller sans ouvrir les orifices de la citerne.
Il existe un risque de remplissage excessif d'une citerne à cargaison lors du chargement fermé
effectué dans des conditions normales. En raison de la confiance placée dans les systèmes de
jaugeage fermés, il est important qu'ils soient pleinement opérationnels et qu'une sécurité soit
disponible sous la forme d'un dispositif d'alarme de débordement indépendant. Cette alarme
doit être visuelle et sonore et doit être fixée à un niveau permettant d'interrompre les
opérations avant le remplissage excessif de la citerne. Normalement, la citerne ne doit pas être
remplie au-delà du niveau auquel est fixée l'alarme de remplissage excessif. Les alarmes de
remplissage doivent être testées individuellement sur la citerne pour garantir leur bon
fonctionnement avant de commencer le chargement, à moins que le système ne soit équipé
d'un dispositif électronique d'auto surveillance qui contrôle l'état des circuits d'alarme et le
capteur et confirme le point de réglage de l'instrument.
III.5.7 Début du chargement au terminal :
Lorsque toutes les vannes nécessaires du terminal et du bateau-citerne sont ouvertes dans le
système de chargement et que le bateau-citerne a signalé qu'il est prêt, le chargement peut
débuter. Le débit initial doit être faible. A chaque fois que possible, il doit être effectué par la
gravité et dans une citerne unique, les pompes à terre n'étant pas enclenchées jusqu'à ce que le
système ait été contrôlé et que le bateau-citerne confirme que la cargaison est reçue dans la
(les) citerne(s) prévue(s). Une fois que les pompes ont été enclenchées, l'étanchéité du
raccordement bateau-citerne / terre doit être contrôlée jusqu'à ce que le débit ou la pression
fixés d'un commun accord aient été atteints.
III.5.8 Prise d'échantillons de cargaison au début du chargement :
Si des moyens sont disponibles à cet effet, un échantillon de la cargaison doit être prélevé dès
que possible après le début du chargement. Ceci permet de contrôler visuellement la qualité
du produit afin de s'assurer que la qualité correcte est en cours de chargement. Cette tâche doit
être effectuée avant l'ouverture d'autres citernes pour la poursuite du chargement. A bord des
bateaux-citernes non-inertés qui chargent des cargaisons accumulant des charges
électrostatiques, des précautions contre les dangers de l'électricité statique doivent être prises
lors du prélèvement de l'échantillon.
III.5.9 Contrôles périodiques durant le chargement :
Tout au long de chargement, le bateau-citerne doit surveiller et régulièrement contrôler toutes
les citernes pleines et vides afin de s'assurer que la cargaison ne pénètre que dans les citernes
prévues à cet effet et qu'il n'existe aucune fuite de cargaison vers la chambre des pompes. Le
bateau-citerne doit vérifier les creux / pleins des citernes au minimum toutes les heures et le
débit de chargement doit être calculé. Les données relatives à la cargaison et le débit doivent
être comparés aux valeurs correspondantes à terre afin de détecter tout écart. Pour les bateaux-
citernes subissant des sollicitations importantes, les contrôles effectués toutes les heures
doivent inclure si possible l'observation et la consignation des forces de cisaillement,
moments de flexion, tirant d'eau et assiette, ainsi que de toutes les autres données pertinentes
relatives à la stabilité du bateau-citerne concerné.
Ces informations doivent être comparées au plan de chargement prévu afin de confirmer que
toutes les limites de sécurité sont respectées et afin que la séquence de chargement puisse être
maintenue ou modifiée si nécessaire. Toute anomalie doit immédiatement être signalée à la
personne responsable. Toute baisse inexpliquée de la pression ou de tout écart significatif
entre les estimations des quantités transférées effectuées par le bateau-citerne et le terminal
peut indiquer une fuite sur une conduite ou un tuyau et peut nécessiter l'interruption des
opérations de cargaison jusqu'à ce que des vérifications aient été faites. Le bateau-citerne doit
procéder à des contrôles fréquents du pont de cargaison et de la chambre des pompes pour
détecter les fuites éventuelles. Les zones à l'aplomb doivent également être contrôlées
régulièrement. Dans l'obscurité, lorsque ceci est possible en toute sécurité, l'eau autour du
bateau doit être éclairée.
III.5.10 Contrôles après le chargement :
Une fois le chargement achevé, une personne responsable doit vérifier que toutes les vannes
du système de cargaison sont fermées, que toutes les ouvertures de la citerne concernée sont
fermées et que les soupapes de pression / dépression sont correctement réglées.
III.5.11 Limitation de la vitesse du produit (débit de chargement) après la phase initiale
de remplissage (Chargement en vrac) :
Après la phase initiale de remplissage, les phénomènes générant de l'électricité statique, tels
que la formation de brouillard et l'agitation du fond des citernes par les turbulences sont
supprimés par l'élévation du niveau du liquide et l'attention doit alors porter sur la prévention
d'une accumulation excessive de charge électrostatique sur le liquide en vrac.
Ceci est également possible en contrôlant le débit, mais la vitesse maximale acceptable est
plus élevée que durant la phase initiale de remplissage, à condition que le produit soit
"propre".
Les flux diphasiques (par exemple de pétrole et d'eau) génèrent une plus grande charge et
peuvent nécessiter que les limitations de débit soient maintenues tout au long de chargement.
Lorsque le fond de la citerne est recouvert, une fois que toutes projections et turbulences de
surface ont cessé et que toute l'eau contenue dans les tuyaux a été éliminée, le débit peut être
augmenté jusqu'à la limite correspondant au débit maximal admissible des tuyauteries et des
systèmes de pompage du bateau-citerne ou de ceux du terminal, tel que déterminé par les
contrôles respectifs des systèmes, le débit le plus faible des deux devant être retenu. La
pratique et l'expérience ont montré qu'il n'y a pas de potentiel dangereux si la vitesse du
produit est inférieure à 7 mètres/seconde.
III.5.12 Chargement de cargaisons à très haute pression de vapeur :
Les cargaisons à haute pression de vapeur présentent des problèmes de perte de cargaison en
raison de dégagements excessifs de vapeurs et peuvent aussi causer des difficultés lors du
déchargement en raison de la formation de gaz dans les pompes de cargaison. Des précautions
particulières peuvent par conséquent être nécessaires. Il s'agit notamment :
 de n'autoriser que des méthodes de chargement fermé ;
 d'éviter de chargement lorsque la vitesse du vent est inférieure à 5 nœuds ;
 d'utiliser de très faibles débits initiaux dans les citernes ;
 d'utiliser de très faibles débits pour le remplissage progressif en fin de chargement ;
 d'éviter un vide partiel dans le tuyau de chargement ;
 d'éviter de charger un produit pétrolier qui est chaud suite à sa stagnation dans des
tuyaux exposés au soleil. Si ceci est inévitable, le produit doit être chargé dans des
citernes dont la ventilation est performante et qui sont éloignées de la superstructure
(par exemple les citernes avant) ;
 de prévoir davantage de surveillance pour s'assurer que la dispersion des gaz est
contrôlée et pour garantir la conformité à toutes les exigences de sécurité ;
 de surveiller la pression de la conduite de gaz inerte lorsque ceci fournit une
indication sur la pression des citernes à cargaison.
III.5.13 Chargement de cargaisons contenant du benzène :
Les cargaisons contenant du benzène doivent être chargées en utilisant les procédures de
chargement fermé, étant donné que ceci réduira considérablement l'exposition à la vapeur de
benzène. Si un SCEV (système de contrôle des émissions de vapeurs) est disponible à terre, il
doit être utilisé. Les exploitants doivent appliquer des procédures permettant de vérifier
l'efficacité du système de chargement fermé en ce qui concerne la réduction des
concentrations de vapeurs de benzène dans le pont de travail. Ceci implique des vérifications
pour déterminer le potentiel d'exposition du personnel à la vapeur de benzène pendant toutes
les opérations telles que le chargement, le déchargement, la prise d'échantillons, la
manutention de tuyaux, le nettoyage des citernes, le dégazage et le jaugeage de cargaisons
contenant du benzène.
Des contrôles ponctuels des concentrations de vapeur au moyen de tubes et pompes de
détection, d'analyseurs de toxicité ou d'un tube détecteur électronique doivent être réalisés par
le personnel du bateau-citerne afin de vérifier si les TLV-TWA sont dépassées et pour
déterminer si les équipements de protection doivent être portés.
III.5.14 Chargement de produits chauffés :
À moins que la citerne ne soit spécialement conçue pour transporter des cargaisons très
chaudes, par exemple un transporteur de bitume, les cargaisons chauffées à une température
élevée peuvent endommager la structure d'un bateau-citerne, le revêtement des citernes à
cargaison et les équipements tels que les vannes, pompes et joints. Certaines sociétés de
classification ont établi des règles concernant la température maximale à laquelle la cargaison
peut être chargée et le conducteur du bateau-citerne doit consulter le propriétaire du bateau-
citerne lorsque la cargaison à charger présente une température supérieure à 60 ºC. Les
précautions suivantes peuvent contribuer à atténuer les effets du chargement d'une cargaison
chaude :
 Répartir la cargaison sur tout le bateau-citerne d'une manière aussi régulière que
possible afin de dissiper la chaleur excessive et pour éviter les sollicitations dues à une
chaleur localisée ;
 Adapter la vitesse de chargement pour tenter d'atteindre une température plus
raisonnable ;
 Veiller tout particulièrement à ce que les citernes et les tuyaux soient totalement
exempts d'eau avant de recevoir une cargaison dont la température est supérieure au
point d'ébullition de l'eau.

III.6 TRAVERSEE
Tout au long du voyage du bâtiment chargé, des contrôles réguliers doivent être effectués
pour s'assurer que le matériel de cargaison ne présente pas de défauts et qu'il n'y ait aucune
fuite sur les conduites d'alimentation en azote ou en air. Lors de ces inspections, il convient
d'observer toutes les procédures de sécurité applicables pour la pénétration dans des espaces
confinés et de prendre en compte la présence possible d'atmosphères explosives dans des
espaces voisins.

III.7 DECHARGEMENT
III.7.1 Accord conjoint sur l'état de préparation au déchargement :
Avant de commencer à décharger des cargaisons, la personne responsable et le représentant
du terminal doivent constater formellement que le bateau-citerne et le terminal sont prêts pour
effectuer le déchargement en toute sécurité.
III.7.2 Fonctionnement des pompes et vannes :
Tout au long des opérations de pompage, aucune modification brusque du débit ne doit être
effectuée.
Les pompes principales de cargaison à mouvement alternatif peuvent provoquer des
vibrations excessives dans les bras de chargement / déchargement métalliques, ce qui peut
ensuite provoquer des fuites sur les raccords et joints articulés ainsi que des dommages
mécaniques, y compris sur la structure de support. Dans la mesure du possible, ces pompes ne
doivent pas être utilisées. Si elles sont néanmoins utilisées, il convient de sélectionner la
vitesse de pompage la moins critique ou, si plusieurs pompes sont utilisées, une combinaison
des vitesses des pompes permettant d'atteindre un niveau acceptable des vibrations. Une
surveillance étroite du niveau des vibrations doit être maintenue durant le déchargement de la
cargaison.
Les pompes centrifuges doivent être utilisées à des vitesses qui ne causent pas de cavitation.
Cet effet peut endommager la pompe et d'autres équipements à bord du bateau-citerne ou au
terminal.
III.7.3 Déchargement fermé :
Les bateaux-citernes dont les systèmes de gaz inerte sont utilisés de manière appropriée sont
considérés comme effectuant des opérations de déchargement "fermé". A bord des bateaux-
citernes non inertés, le déchargement, le jaugeage et la prise d'échantillons doivent
normalement être effectués pendant que toutes les trappes de creux, de sondage et de visée
sont fermées. De l'air doit être admis dans les citernes par le système de ventilation dédié ou
par les tuyaux de retour de vapeur. Si, pour une raison quelconque, l'admission d'air par le
système normal de ventilation ne présente pas un débit suffisant, de l'air peut être admis par
une trappe de visée ou de jaugeage par le creux, à condition que celle-ci soit équipée d'un
pare-flamme installé à demeure. Dans cette situation, le bateau-citerne n'est plus considéré
comme effectuant un déchargement fermé.
III.7.4 Procédures de gaz inerte :
Les bateaux-citernes qui utilisent un SGI (système de gaz inerte) doivent posséder un système
pleinement opérationnel et assurant une production de gaz inerte de bonne qualité (c'est-à-dire
à faible teneur en oxygène) au début du déchargement. Le SGI doit être pleinement
opérationnel et fonctionner de manière satisfaisante tout au long du déchargement de la
cargaison ou du déballastage. Le déchargement de la cargaison ne doit pas être entrepris avant
que :
 toutes les citernes à cargaison concernées, y compris les citernes à résidus, ne soient
reliées au système principal de GI (gaz inerte) ;
 toutes les autres ouvertures des citernes à cargaison, y compris les soupapes de
ventilation, ne soient bien fermées ;
 le tuyau principal de gaz inerte ne soit isolé de l'atmosphère et, si une connexion
transversale est présente, qu'elle soit également isolée du tuyau principal de cargaison
 le système de gaz inerte ne soit en marche ;
 la vanne d'isolement du pont ne soit ouverte.
III.7.5 Pressurisation de citernes à cargaison :
Lorsque des cargaisons à haute pression de vapeur atteignent un niveau bas dans les citernes à
cargaison, la hauteur de liquide est parfois insuffisante pour maintenir l'amorçage des pompes
de cargaison. Si un système de gaz inerte est installé, il peut être utilisé pour pressuriser les
citernes à cargaison afin d'améliorer les performances de la pompe.
III.7.6 Contrôles périodiques pendant le déchargement :
Tout au long du déchargement, le bateau-citerne doit surveiller et vérifier régulièrement
toutes les citernes pleines et vides afin de confirmer que la cargaison n'est déchargée que
depuis les citernes à cargaison désignées et qu'il n'existe pas de fuite de cargaison dans la
chambres des pompes (le cas échéant) ou les batardeaux et citernes de ballastage. Le bateau-
citerne doit vérifier les creux / pleins des citernes au moins toutes les heures et calculer un
débit de déchargement. Les chiffres et les débits de cargaison doivent être comparés aux
chiffres obtenus à terre afin d'identifier tout écart. Dans la mesure du possible, ces
observations et enregistrements doivent inclure aussi les forces de cisaillement, les moments
de flexion, l'enfoncement et l'assiette et toutes les autres exigences pertinentes concernant la
stabilité spécifique du bateau-citerne. Ces informations doivent être comparées au plan de
déchargement prévu, afin de vérifier si toutes les limites de sécurité sont respectées et si le
déchargement peut se poursuivre comme convenu ou si des modifications sont nécessaires.
Toute anomalie doit être immédiatement signalée à la personne responsable.

III.7.7 Fluctuations du débit de déchargement :


Durant le déchargement, le flux de cargaison doit être contrôlé par le bateau-citerne,
conformément à l'accord conclu avec le terminal. Le débit ne doit pas être modifié de manière
significative sans que le terminal en soit informé.
III.7.8 Manutention simultanée de ballast et de cargaison :
Le ballastage doit être planifié et programmé en fonction des opérations de cargaison afin
d'éviter le dépassement des valeurs spécifiées pour l'enfoncement, l'assiette ou la gîte, tout en
maintenant dans les limites prescrites la force de cisaillement, le moment de flexion et la
hauteur métacentrique.
III.7.9 Assèchement et vidange des citernes à cargaison :
En général, toutes les cargaisons embarquées doivent être entièrement déchargées au terminal
de déchargement. Le terminal doit offrir la possibilité de recevoir les produits de vidange et
doit assurer une coopération efficace dans ce domaine. Les prestations facilitant le drainage
des citernes du bateau-citerne peuvent comprendre :
 L'aspiration par une pompe du terminal ;
 Le déchargement par une pompe du bateau-citerne (pompe d'assèchement) ;
 La purge par un gaz inerte ou de l'air par un tuyau d'assèchement. Au cours de
l'assèchement, le bateau-citerne doit être en mesure de fournir une pression du liquide
d'au moins 300 kPa (3 bar). La contre-pression nécessaire pour obtenir l'écoulement
du produit à terre ne doit pas dépasser 300 kPa (3 bar).
III.7.10 Vidange des tuyaux et bras de chargement vers le terminal :
Si les tuyaux ou les bras de chargement doivent être vidangés vers le terminal par l'utilisation
d'air comprimé ou de gaz inerte, les précautions suivantes doivent être strictement respectées
afin d'éviter la génération éventuelle d'une charge dangereuse d'électricité statique ou des
dommages mécaniques sur les citernes et les équipements :
 La procédure à adopter doit être convenue entre le bateau-citerne et le terminal ;
 Une marge de remplissage suffisante doit être prévue dans la citerne de réception ;
 La quantité d'air comprimé ou de gaz inerte doit être maintenue à un minimum et
l'opération doit être arrêtée une fois que le tuyau est vide ;
 L'entrée de la citerne de réception doit être située bien au-dessus de l'eau susceptible
de se trouver au fond de la citerne ;
 Pour éviter la génération d'une charge d'électricité statique à l'entrée de la citerne de
réception, celle-ci doit être située au moins 30 cm en dessous de la surface du liquide
 L'opération de vidange des tuyauteries doit être constamment surveillée par une
personne responsable (à la fois à bord du bateau-citerne et au terminal).
III.7.11 Vidange des tuyaux et bras de chargement vers le bateau-citerne :
La vidange des tuyaux et des bras de chargement vers le bateau-citerne ne doit pas être
effectuée au moyen d'air comprimé en raison des risques suivants :
 Génération de charge électrostatique ;
 Diminution de la qualité du gaz inerte (le cas échéant) ;
 Pressurisation excessive des citernes, des tuyaux, des caissons à filtres, des joints de la
pompe ou des dispositifs sur les tuyaux ;
 Expulsion de brouillards d'hydrocarbures par les évents de la citerne.

III.7.12 Raclage :
Le raclage est un moyen de vidanger un tuyau en utilisant un objet ayant généralement la
forme d'une sphère ou d'un obus en caoutchouc appelé aussi "racleur", lequel est poussé à
travers le tuyau par un liquide ou du gaz comprimé. Un racleur peut être utilisé pour vider
entièrement un tuyau. Dans ce cas il est généralement propulsé par de l'eau ou par du gaz
comprimé. Il peut aussi être introduit après une cargaison pour garantir que la quantité de
cargaison qui subsiste soit aussi faible que possible, auquel cas sa propulsion est généralement
assurée par la cargaison suivante.
La procédure habituelle pour réceptionner le racleur est la mise à disposition par le terminal
d'un dispositif de réception appelé "gare" mis en place sur le côté extérieur du collecteur du
bateau-citerne, d'où le racleur peut ensuite être retiré. Une pression d'environ 2,7 bars (40 psi)
est considérée comme le minimum nécessaire pour propulser le racleur, mais des pressions
allant jusqu'à 7 bars (100 psi) peuvent être utilisées.
Avant d'entreprendre une opération de raclage, la personne responsable et le représentant du
terminal doivent convenir des procédures et des précautions connexes à mettre en œuvre. Le
gaz de propulsion ou les volumes de liquide, les pressions, le temps requis pour la traversée
du tuyau, le volume de cargaison résiduelle présent dans le tuyau et le volume du creux
disponible doivent faire l'objet d'une concertation.
Durant l'opération de raclage, le terminal doit surveiller la pression en amont du racleur afin
de s'assurer qu'il n'est pas coincé dans le tuyau. Si le racleur n'apparait pas à la sortie au terme
du délai prévu, ceci indique aussi que sa liberté de mouvement est entravée.
Des précautions doivent être prises lorsque le racleur arrive dans le réceptacle, l'azote ou l'air
qui le suit dans le tuyau à cargaison de la terre à la citerne pouvant pénétrer dans le fond d'une
citerne. L'azote ou l'air forme alors une bulle qui s'étend dans la citerne. Ceci peut provoquer
des turbulences indésirables dans le liquide - "l'effet de bulle" - et des problèmes à bord des
bateaux-citernes exploités en mode "fermé", avec le risque d'endommager la citerne à
cargaison, les tuyaux, les caissons à filtres, les dispositifs fixés sur les tuyaux et équipements
à l'intérieur de la citerne.
Afin d'éviter les effets indésirables des turbulences, il est recommandé de libérer la pression
dans le tuyau à partir de la terre une fois que le racleur est ressorti.
III.8 LAVAGE DES CITERNES
III.8.1 Généralités :
La présente section traite des procédures et consignes de sécurité pour le nettoyage des
citernes à cargaison après le déchargement de produits volatils ou non volatils transportés
dans des citernes non exemptes de gaz, non inertées ou inertées.

III.8.2 Gestion des risques liés au lavage des citernes :


Toutes les opérations de lavage de citernes doivent être soigneusement planifiées et
consignées. Les risques potentiels liés aux opérations prévues de lavage de citernes doivent
être systématiquement identifiés, une évaluation des risques doit être effectuée et des mesures
préventives doivent être mises en place pour réduire les risques autant que raisonnablement
possible ALARP (As Low As Reasonably Possible). Dans le cadre de la planification des
opérations de lavage des citernes, le principal risque est celui d'un incendie ou d'une explosion
résultant de la présence simultanée d'une atmosphère inflammable et d'une source
d'inflammation. Par conséquent, la priorité doit être d'éliminer une ou plusieurs des menaces
qui contribuent à ce risque, en d'autres termes, un ou plusieurs côtés du "triangle du feu", ces
côtés étant l'air/l'oxygène, la source d'ignition et le combustible (par exemple des vapeurs
inflammables).
III.8.2.1 Citernes inertes :
La méthode qui présente le moins de risques est le lavage des citernes dans une atmosphère
inerte. L'état inerte ne laisse place à aucune ambigüité ; par définition, pour être considérée
comme étant inerte, la citerne doit présenter une teneur en oxygène dans l'atmosphère qui est
d'un niveau insuffisant pour entretenir la combustion, cette teneur ne dépassant pas 8 % en
volume tandis qu'une pression positive est maintenue. Tant qu'il n'est pas prouvé par des
mesures directes que la citerne soit effectivement inerte, par défaut, il doit être considéré que
la citerne n'est pas inerte.
III.8.2.2 Citernes non inertes :
A bord des bateaux-citernes qui n'ont pas accès à du gaz inerte, que ce soit par les propres
installations (par exemple un système de gaz inerte) ou par l'intermédiaire d'une installation à
terre, il est seulement possible de traiter les côtés "combustible" et "sources d'ignition" du
triangle du feu. Dans un état non-inerte, il n'existe aucun obstacle physique permettant
d'assurer l'élimination individuelle de ces deux risques. Par conséquent, la sécurité de la
procédure de lavage de citernes non inertes dépend de l'intégrité de l'équipement et de la mise
en œuvre de procédures strictes permettant de garantir que ces deux risques sont contrôlés de
manière efficace. Le lavage de citernes non inertes ne doit être entrepris qu'à condition que
deux des côtés du triangle du feu soient pris en compte par une combinaison de mesures
permettant à la fois de contrôler l'inflammabilité de l'atmosphère de la citerne et les sources
d'ignition. Il est recommandé que tous les bateaux-citernes exploités en mode non-inerte
intègrent dans leur conception et leurs équipements un système de ventilation mécanique des
citernes à cargaison pouvant fonctionner durant le lavage des citernes afin de garder le
contrôle des atmosphères des citernes.
III.8.3 Avant le lavage de la citerne :
 Avant de commencer la procédure de lavage des citernes, il est nécessaire de
déterminer si le produit à nettoyer possède un point d'éclair inférieur à 60 °C ou de 60
°C et plus ;
 En fonction du point d'éclair du produit, différentes procédures doivent être suivies ;
 Pour le lavage des citernes, il n'est pas suffisant de prendre en compte la dernière
cargaison. Il est fortement recommandé de vérifier au moins le point d'éclair des trois
dernières cargaisons.
III.8.3.1 Si la citerne à nettoyer a contenu un produit dont le point d'éclair est inférieur
à 60 °C :
 Il convient de vérifier si la citerne à cargaison est inerte ou non. Ici, "inerte", signifie
une teneur en O2 inférieure à 8 % en volume ;
 Si la citerne à cargaison n'est pas inerte, les mesures décrites au point 1 (ci-dessous)
doivent être prises ;
 Si la citerne à cargaison comporte une atmosphère inerte, les mesures décrites au point
2 (ci-dessous) doivent être prises.
III.8.3.2 Si la citerne à nettoyer a contenu un produit dont le point d'éclair est de 60 °C
et plus :
 Si la citerne à cargaison à nettoyer a contenu un produit dont le point d'éclair est de 60
°C et plus, les mesures décrites au point 2 (ci-dessous) doivent être prises.
1. Avant le lavage :
 Le fond de citerne doit être rincé à l'eau de sorte que toutes les pièces soient
couvertes, puis asséché. Ce rinçage doit être effectué en utilisant les pompes et tuyaux
à cargaison principaux. En outre, la tuyauterie permanente qui s'étend jusqu'au fond
de la citerne doit être utilisée. Ce rinçage ne doit pas être effectué en utilisant les
machines destinées au lavage des citernes ;
 Le système de tuyauterie, y compris les pompes à cargaison, embranchements et
tuyaux de vidange, doivent aussi être rincés à l'eau. L'eau de rinçage doit être vidée
dans la citerne conçue ou destinée à recevoir les résidus ;
 La citerne doit être aérée pour réduire la concentration de gaz de l'atmosphère à 10 %
ou moins de la limite inférieure d'explosivité (LIE) ou un prélavage à l'eau froide peut
être envisagé. Des mesures de gaz doivent être effectuées à différents niveaux et une
attention particulière doit être accordée à la présence éventuelle de poches de gaz
inflammables, en particulier dans le voisinage des sources potentielles d'inflammation
telles que les équipements mécaniques susceptibles de présenter des points
d'échauffement, par exemple des pièces mobiles telles que celles des rotors de pompes
à cargaison (immergées) dans la citerne ;
 Le lavage de la citerne avec de l'eau de lavage chauffée ne doit commencer qu'une
fois que l'atmosphère de la citerne a atteint 10 % ou moins de la LIE
2. Pendant le lavage avec de l'eau de lavage chauffée :
Des mesures de l'atmosphère doivent être effectuées fréquemment à différents niveaux de
l'intérieur de la citerne durant le lavage afin de suivre l'évolution de l'atmosphère en
pourcentage de la LIE ;
 Il convient de tenir compte de l'incidence éventuelle de l'eau sur l'efficacité de
l'équipement utilisé pour la mesure du gaz et par conséquent une interruption du
lavage est recommandée durant la mesure.
 Dans la mesure du possible, la ventilation mécanique doit être maintenue durant le
lavage afin d'assurer une libre circulation de l'air d'un bout à l'autre de la citerne ;
 La ventilation mécanique pendant le lavage des citernes est recommandée. Si la
ventilation mécanique ne peut pas être assurée, les contrôles de l'atmosphère de la
citerne doivent être plus fréquents car la probabilité d'une accumulation rapide de gaz
est alors augmentée ;
 L'atmosphère de la citerne doit être maintenue à un niveau qui ne dépasse pas 35 % de
la LIE. Si le niveau de gaz mesuré atteint 35 % de la LIE à un endroit quelconque de
la citerne, les opérations de lavage de cette citerne doivent cesser immédiatement ;
 Le lavage peut être repris lorsque la ventilation continue ou le prélavage à froid ont
diminué la concentration de gaz à 10 % ou moins de la LIE et permettent de la
maintenir à ce niveau ;
 Si la citerne possède un système de ventilation partagé avec d'autres citernes, la citerne
doit être isolée pour éviter la pénétration de gaz en provenance d'autres citernes.

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