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My Ex, Client Chapter 40

My Ex, Client Chapter 40

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My Ex, Client Chapter 40

Jihyo is an Account Executive at a mid-size ad firm.Jegook is Jihyo's


ex-boyfriend who shows up one day as a very important client.Jihyo
tries to avoid working for Jegook, but the client is too important for
her company that she has

Author:
ISBN:
Category: Comics, Graphic Novels, & Manga
File Fomat: PDF, EPUB, DOC...
File Details: 11.5 MB
Language: English
Publisher: NETCOMICS
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—Bien, fit Ned. Quel est ce navire?
—Je l'ignore. Mais quel qu'il soit, il sera coulé avant la nuit. En
tout cas, mieux vaut périr avec lui que de se faire les complices de
représailles dont on ne peut pas mesurer l'équité.
—C'est mon avis, répondit froidement Ned Land. Attendons la
nuit.»
La nuit arriva. Un profond silence régnait à bord. La boussole
indiquait que le Nautilus n'avait pas modifié sa direction. J'entendais
le battement de son hélice qui frappait les flots avec une rapide
régularité. Il se tenait à la surface des eaux, et un léger roulis le
portait tantôt sur un bord, tantôt sur un autre.
Mes compagnons et moi, nous avions résolu de fuir au moment
où le vaisseau serait assez rapproché, soit pour nous faire entendre,
soit pour nous faire voir, car la lune, qui devait être pleine trois jours
plus tard, resplendissait. Une fois à bord de ce navire, si nous ne
pouvions prévenir le coup qui le menaçait, du moins nous ferions
tout ce que les circonstances nous permettaient de tenter. Plusieurs
fois, je crus que le Nautilus se disposait pour l'attaque. Mais il se
contentait de laisser se rapprocher son adversaire, et, peu de temps
après, il reprenait son allure de fuite.
Une partie de la nuit se passa sans incident. Nous guettions
l'occasion d'agir. Nous parlions peu, étant trop émus. Ned Land
aurait voulu se précipiter à la mer. Je le forçai d'attendre. Suivant
moi, le Nautilus devait attaquer le deux-ponts à la surface des flots,
et alors il serait non-seulement possible, mais facile de s'enfuir.
A trois heures du matin, inquiet, je montai sur la plate-forme. Le
capitaine Nemo ne l'avait pas quittée. Il était debout, à l'avant, près
de son pavillon, qu'une légère brise déployait au-dessus de sa tête.
Il ne quittait pas le vaisseau des yeux. Son regard, d'une
extraordinaire intensité, semblait l'attirer, le fasciner, l'entraîner plus
sûrement que s'il lui eût donné la remorque!
La lune passait alors au méridien. Jupiter se levait dans l'est. Au
milieu de cette paisible nature, le ciel et l'Océan rivalisaient de
tranquillité, et la mer offrait à l'astre des nuits le plus beau miroir qui
eût jamais reflété son image.
Et quand je pensais à ce calme profond des éléments, comparé à
toutes ces colères qui couvaient dans les flancs de l'imperceptible
Nautilus, je sentais frissonner tout mon être.
Le vaisseau se tenait à deux mille de nous. Il s'était rapproché,
marchant toujours vers cet éclat phosphorescent qui signalait la
présence du Nautilus. Je vis ses feux de position, vert et rouge, et
son fanal blanc suspendu au grand étai de misaine. Une vague
réverbération éclairait son gréement et indiquait que les feux étaient
poussés à outrance. Des gerbes d'étincelles, des scories de charbons
enflammés, s'échappant de ses cheminées, étoilaient l'atmosphère.
Je demeurai ainsi jusqu'à six heures du matin, sans que le
capitaine Nemo eût paru m'apercevoir. Le vaisseau nous restait à un
mille et demi, et avec les premières lueurs du jour, sa canonnade
recommença. Le moment ne pouvait être éloigné où, le Nautilus
attaquant son adversaire, mes compagnons et moi, nous quitterions
pour jamais cet homme que je n'osais juger.
Je me disposais à descendre afin de les prévenir, lorsque le
second monta sur la plate-forme. Plusieurs marins l'accompagnaient.
Le capitaine Nemo ne les vit pas ou ne voulut pas les voir. Certaines
dispositions furent prises qu'on aurait pu appeler «le branle-bas de
combat» du Nautilus. Elles étaient très-simples. La filière qui formait
balustrade autour de la plate-forme, fut abaissée. De même, les
cages du fanal et du timonier rentrèrent dans la coque de manière à
l'affleurer seulement. La surface du long cigare de tôle n'offrait plus
une seule saillie qui pût gêner sa manœuvre.
Je revins au salon. Le Nautilus émergeait toujours. Quelques
lueurs matinales s'infiltraient dans la couche liquide. Sous certaines
ondulations des lames, les vitres s'animaient des rougeurs du soleil
levant. Ce terrible jour du 2 juin se levait.
A cinq heures, le loch m'apprit que la vitesse du Nautilus se
modérait. Je compris qu'il se laissait approcher. D'ailleurs les
détonations se faisaient plus violemment entendre. Les boulets
labouraient l'eau ambiante et s'y vissaient avec un sifflement
singulier.
«Mes amis, dis-je, le moment est venu. Une poignée de main, et
que Dieu nous garde!»
Ned Land était résolu, Conseil calme, moi nerveux, me contenant
à peine.
Nous passâmes dans la bibliothèque. Au moment où je poussais
la porte qui s'ouvrait sur la cage de l'escalier central, j'entendis le
panneau supérieur se fermer brusquement.
Le Canadien s'élança sur les marches, mais je l'arrêtai. Un
sifflement bien connu m'apprenait que l'eau pénétrait dans les
réservoirs du bord. En effet, en peu d'instants, le Nautilus
s'immergea à quelques mètres au-dessous de la surface des flots.
Je compris sa manœuvre. Il était trop tard pour agir. Le Nautilus
ne songeait pas à frapper le deux-ponts dans son impénétrable
cuirasse, mais au-dessous de sa ligne de flottaison, là ou la carapace
métallique ne protége plus le bordé.
Nous étions emprisonnés de nouveau, témoins obligés du sinistre
drame qui se préparait. D'ailleurs, nous eûmes à peine le temps de
réfléchir. Réfugiés dans ma chambre, nous nous regardions sans
prononcer une parole. Une stupeur profonde s'était emparée de mon
esprit. Le mouvement de la pensée s'arrêtait en moi. Je me trouvais
dans cet état pénible qui précède l'attente d'une détonation
épouvantable. J'attendais, j'écoutais, je ne vivais que par le sens de
l'ouïe!
Cependant, la vitesse du Nautilus s'accrut sensiblement. C'était
son élan qu'il prenait ainsi. Toute sa coque frémissait.
Soudain, je poussai un cri. Un choc eut lieu, mais relativement
léger. Je sentis la force pénétrante de l'éperon d'acier. J'entendis des
éraillements, des râclements. Mais le Nautilus, emporté par sa
puissance de propulsion, passait au travers de la masse du vaisseau
comme l'aiguille du voilier à travers la toile!

Son regard semblait l'attirer. (Page 422.)


Je ne pus y tenir. Fou, éperdu, je m'élançai hors de ma chambre
et me précipitai dans le salon.
Le capitaine Nemo était là. Muet, sombre, implacable, il regardait
par le panneau de bâbord.
Une masse énorme sombrait sous les eaux, et pour ne rien
perdre de son agonie, le Nautilus descendait dans l'abîme avec elle.
A dix mètres de moi, je vis cette coque entr'ouverte, où l'eau
s'enfonçait avec un bruit de tonnerre, puis la double ligne des
canons et les bastingages. Le pont était couvert d'ombres noires qui
s'agitaient.
L'énorme vaisseau s'enfonçait lentement. (Page 425.)

L'eau montait. Les malheureux s'élançaient dans les haubans,


s'accrochaient aux mâts, se tordaient sous les eaux. C'était une
fourmilière humaine surprise par l'envahissement d'une mer!
Paralysé, raidi par l'angoisse, les cheveux hérissés, l'œil
démesurément ouvert, la respiration incomplète, sans souffle, sans
voix, je regardais, moi aussi! Une irrésistible attraction me collait à la
vitre!
L'énorme vaisseau s'enfonçait lentement. Le Nautilus, le suivant,
épiait tous ses mouvements. Tout à coup, une explosion se produisit.
L'air comprimé fit voler les ponts du bâtiment comme si le feu eût
pris aux soutes. La poussée des eaux fut telle que le Nautilus dévia.
Alors le malheureux navire s'enfonça plus rapidement. Ses hunes,
chargées de victimes, apparurent, ensuite ses barres, pliant sous des
grappes d'hommes, enfin le sommet de son grand mât. Puis, la
masse sombre disparut, et avec elle cet équipage de cadavres
entraînés par un formidable remous....
Je me retournai vers le capitaine Nemo. Ce terrible justicier,
véritable archange de la haine, regardait toujours. Quand tout fut
fini, le capitaine Nemo, se dirigeant vers la porte de sa chambre,
l'ouvrit et entra. Je le suivis des yeux.
Sur le panneau du fond, au-dessous des portraits de ses héros,
je vis le portrait d'une femme jeune encore et de deux petits
enfants. Le capitaine Nemo les regarda pendant quelques instants,
leur tendit les bras, et, s'agenouillant, il fondit en sanglots.
CHAPITRE XXII
L E S D E R N I È R E S PA R O L E S D U C A P I TA I N E N E M O.

Les panneaux s'étaient refermés sur cette vision effrayante, mais


la lumière n'avait pas été rendue au salon. A l'intérieur du Nautilus,
ce n'étaient que ténèbres et silence. Il quittait ce lieu de désolation,
à cent pieds sous les eaux, avec une rapidité prodigieuse. Où allait-
il? Au nord ou au sud? Où fuyait cet homme après cette horrible
représaille?
J'étais rentré dans ma chambre où Ned et Conseil se tenaient
silencieusement. J'éprouvais une insurmontable horreur pour le
capitaine Nemo. Quoi qu'il eût souffert de la part des hommes, il
n'avait pas le droit de punir ainsi. Il m'avait fait, sinon le complice,
du moins le témoin de ses vengeances! C'était déjà trop.
A onze heures, la clarté électrique réapparut. Je passai dans le
salon. Il était désert. Je consultai les divers instruments. Le Nautilus
fuyait dans le nord avec une rapidité de vingt-cinq milles à l'heure,
tantôt à la surface de la mer, tantôt à trente pieds au-dessous.
Relèvement fait sur la carte, je vis que nous passions à l'ouvert
de la Manche, et que notre direction nous portait vers les mers
boréales avec une incomparable vitesse.
A peine pouvais-je saisir à leur rapide passage des squales au
long nez, des squales-marteaux, des roussettes qui fréquentent ces
eaux, de grands aigles de mer, des nuées d'hippocampes,
semblables aux cavaliers du jeu d'échec, des anguilles s'agitant
comme les serpenteaux d'un feu d'artifice, des armées de crabes qui
fuyaient obliquement en croisant leurs pinces sur leur carapace,
enfin des troupes de marsouins qui luttaient de rapidité avec le
Nautilus. Mais d'observer, d'étudier, de classer, il n'était plus question
alors.
Le soir, nous avions franchi deux cents lieues de l'Atlantique.
L'ombre se fit, et la mer fut envahie par les ténèbres jusqu'au lever
de la lune.
Je regagnai ma chambre. Je ne pus dormir. J'étais assailli de
cauchemars. L'horrible scène de destruction se répétait dans mon
esprit.
Depuis ce jour, qui pourra dire jusqu'où nous entraîna le Nautilus
dans ce bassin de l'Atlantique nord? Toujours avec une vitesse
inappréciable! Toujours au milieu des brumes hyperboréennes!
Toucha-t-il aux pointes du Spitzberg, aux accores de la Nouvelle-
Zemble? Parcourut-il ces mers ignorées, la mer Blanche, la mer de
Kara, le golfe de l'Obi, l'archipel de Liarrov, et ces rivages inconnus
de la côte asiatique? Je ne saurais le dire. Le temps qui s'écoulait je
ne pouvais plus l'évaluer. L'heure avait été suspendue aux horloges
du bord. Il semblait que la nuit et le jour, comme dans les contrées
polaires, ne suivaient plus leur cours régulier. Je me sentais entraîné
dans ce domaine de l'étrange où se mouvait à l'aise l'imagination
surmenée d'Edgar Poe. A chaque instant, je m'attendais à voir,
comme le fabuleux Gordon Pym, «cette figure humaine voilée, de
proportion beaucoup plus vaste que celle d'aucun habitant de la
terre, jetée en travers de cette cataracte qui défend les abords du
pôle!»
J'estime,—mais je me trompe peut-être,—j'estime que cette
course aventureuse du Nautilus se prolongea pendant quinze ou
vingt jours, et je ne sais ce qu'elle aurait duré, sans la catastrophe
qui termina ce voyage. Du capitaine Nemo, il n'était plus question.
De son second, pas davantage. Pas un homme de l'équipage ne fut
visible un seul instant. Presque incessamment, le Nautilus flottait
sous les eaux. Quand il remontait à leur surface afin de renouveler
son air, les panneaux s'ouvraient ou se refermaient
automatiquement. Plus de point reporté sur le planisphère. Je ne
savais où nous étions.
Je dirai aussi que le Canadien, à bout de forces et de patience,
ne paraissait plus. Conseil ne pouvait en tirer un seul mot, et
craignait que, dans un accès de délire et sous l'empire d'une
nostalgie effrayante, il ne se tuât. Il le surveillait donc avec un
dévouement de tous les instants.
On comprend que, dans ces conditions, la situation n'était plus
tenable.
Un matin,—à quelle date, je ne saurais le dire,—je m'étais
assoupi vers les premières heures du jour, assoupissement pénible et
maladif. Quand je m'éveillai, je vis Ned Land se pencher sur moi, et
je l'entendis me dire à voix basse:
«Nous allons fuir!»
Je me redressai.
«Quand fuyons-nous? demandai-je.
—La nuit prochaine. Toute surveillance semble avoir disparu du
Nautilus. On dirait que la stupeur règne à bord. Vous serez prêt,
monsieur?
—Oui. Où sommes-nous?
—En vue de terres que je viens de relever ce matin au milieu des
brumes, à vingt milles dans l'est.
—Quelles sont ces terres?
—Je l'ignore, mais quelles qu'elles soient, nous nous y
réfugierons.
—Oui! Ned. Oui, nous fuirons cette nuit, dût la mer nous
engloutir!
—La mer est mauvaise, le vent violent, mais vingt milles à faire
dans cette légère embarcation du Nautilus ne m'effraient pas. J'ai pu
y transporter quelques vivres et quelques bouteilles d'eau à l'insu de
l'équipage.
—Je vous suivrai.
—D'ailleurs, ajouta le Canadien, si je suis surpris, je me défends,
je me fais tuer.
—Nous mourrons ensemble, ami Ned.»
J'étais décidé à tout. Le Canadien me quitta. Je gagnai la plate-
forme, sur laquelle je pouvais à peine me maintenir contre le choc
des lames. Le ciel était menaçant, mais puisque la terre était là dans
ces brunes épaisses, il fallait fuir. Nous ne devions perdre ni un jour
ni une heure.
Je revins au salon, craignant et désirant tout à la fois de
rencontrer le capitaine Nemo, voulant et ne voulant plus le voir. Que
lui aurais-je dit? Pouvais-je lui cacher l'involontaire horreur qu'il
m'inspirait! Non! Mieux valait ne pas me trouver face à face avec lui!
Mieux valait l'oublier! Et pourtant!
Combien fut longue cette journée, la dernière que je dusse
passer à bord du Nautilus! Je restais seul. Ned Land et Conseil
évitaient de me parler par crainte de se trahir.
A six heures, je dînai, mais je n'avais pas faim. Je me forçai à
manger, malgré mes répugnances, ne voulant pas m'affaiblir.
A six heures et demie, Ned Land entra dans ma chambre. Il me
dit:
«Nous ne nous reverrons pas avant notre départ. A dix heures, la
lune ne sera pas encore levée. Nous profiterons de l'obscurité. Venez
au canot. Conseil et moi, nous vous y attendrons.»
Puis le Canadien sortit, sans m'avoir donné le temps de lui
répondre.
Je voulus vérifier la direction du Nautilus. Je me rendis au salon.
Nous courions nord-nord-est avec une vitesse effrayante, par
cinquante mètres de profondeur.
Je jetai un dernier regard sur ces merveilles de la nature, sur ces
richesses de l'art entassées dans ce musée, sur cette collection sans
rivale destinée à périr un jour au fond des mers avec celui qui l'avait
formée. Je voulus fixer dans mon esprit une impression suprême. Je
restai une heure ainsi, baigné dans les effluves du plafond lumineux,
et passant en revue ces trésors resplendissant sous leurs vitrines.
Puis, je revins à ma chambre.
Là, je revêtis de solides vêtements de mer. Je rassemblai mes
notes et les serrai précieusement sur moi. Mon cœur battait avec
force. Je ne pouvais en comprimer les pulsations. Certainement,
mon trouble, mon agitation m'eussent trahi aux yeux du capitaine
Nemo.
Que faisait-il en ce moment? J'écoutai à la porte de sa chambre.
J'entendis un bruit de pas. Le capitaine Nemo était là. Il ne s'était
pas couché. A chaque mouvement, il me semblait qu'il allait
m'apparaître et me demander pourquoi je voulais fuir! J'éprouvais
des alertes incessantes. Mon imagination les grossissait. Cette
impression devint si poignante que je me demandai s'il ne valait pas
mieux entrer dans la chambre du capitaine, le voir face à face, le
braver du geste et du regard!
C'était une inspiration de fou. Je me retins heureusement, et je
m'étendis sur mon lit pour apaiser en moi les agitations du corps.
Mes nerfs se calmèrent un peu, mais, le cerveau surexcité, je revis
dans un rapide souvenir toute mon existence à bord du Nautilus,
tous les incidents heureux ou malheureux qui l'avaient traversée
depuis ma disparition de l'Abraham-Lincoln, les chasses sous-
marines, le détroit de Torrès, les sauvages de la Papouasie,
l'échouement, le cimetière de corail, le passage de Suez, l'île de
Santorin, le plongeur crétois, la baie de Vigo, l'Atlantide, la banquise,
le pôle sud, l'emprisonnement dans les glaces, le combat des
poulpes, la tempête du Gulf-Stream, le Vengeur, et cette horrible
scène du vaisseau coulé avec son équipage!... Tous ces événements
passèrent devant mes yeux, comme ces toiles de fond qui se
déroulent à l'arrière-plan d'un théâtre. Alors le capitaine Nemo
grandissait démesurément dans ce milieu étrange. Son type
s'accentuait et prenait des proportions surhumaines. Ce n'était plus
mon semblable, c'était l'homme des eaux, le génie des mers.
Il était alors neuf heures et demie. Je tenais ma tête à deux
mains pour l'empêcher d'éclater. Je fermais les yeux. Je ne voulais
plus penser. Une demi-heure d'attente encore! Une demi-heure d'un
cauchemar qui pouvait me rendre fou!
En ce moment, j'entendis les vagues accords de l'orgue, une
harmonie triste sous un chant indéfinissable, véritables plaintes
d'une âme qui veut briser ses liens terrestres. J'écoutai par tous mes
sens à la fois, respirant à peine, plongé comme le capitaine Nemo
dans ces extases musicales qui l'entraînaient hors des limites de ce
monde.
Puis, une pensée soudaine me terrifia. Le capitaine Nemo avait
quitté sa chambre. Il était dans ce salon que je devais traverser pour
fuir. Là, je le rencontrerais une dernière fois. Il me verrait, il me
parlerait peut-être! Un geste de lui pouvait m'anéantir, un seul mot,
m'enchaîner à son bord!
Cependant, dix heures allaient sonner. Le moment était venu de
quitter ma chambre et de rejoindre mes compagnons.
Il n'y avait pas à hésiter, dût le capitaine Nemo se dresser devant
moi. J'ouvris ma porte avec précaution, et cependant, il me sembla
qu'en tournant sur ses gonds, elle faisait un bruit effrayant. Peut-
être ce bruit n'existait-il que dans mon imagination!
Je m'avançai en rampant à travers les coursives obscures du
Nautilus, m'arrêtant à chaque pas pour comprimer les battements de
mon cœur.
J'arrivai à la porte angulaire du salon. Je l'ouvris doucement. Le
salon était plongé dans une obscurité profonde. Les accords de
l'orgue résonnaient faiblement. Le capitaine Nemo était là. Il ne me
voyait pas. Je crois même qu'en pleine lumière, il ne m'eût pas
aperçu, tant son extase l'absorbait tout entier.
Je me traînai sur le tapis, évitant le moindre heurt dont le bruit
eût pu trahir ma présence. Il me fallut cinq minutes pour gagner la
porte du fond qui donnait sur la bibliothèque.
J'allais l'ouvrir, quand un soupir du capitaine Nemo me cloua sur
place. Je compris qu'il se levait. Je l'entrevis même, car quelques
rayons de la bibliothèque éclairée filtraient jusqu'au salon. Il vint
vers moi, les bras croisés, silencieux, glissant plutôt que marchant,
comme un spectre. Sa poitrine oppressée se gonflait de sanglots. Et
je l'entendis murmurer ces paroles,—les dernières qui aient frappé
mon oreille:
«Dieu tout puissant! assez! assez!»
Était-ce l'aveu du remords qui s'échappait ainsi de la conscience
de cet homme?...
Éperdu, je me précipitai dans la bibliothèque. Je montai l'escalier
central, et, suivant la coursive supérieure, j'arrivai au canot. J'y
pénétrai par l'ouverture qui avait déjà livré passage à mes deux
compagnons.
«Partons! Partons! m'écriai-je.
—A l'instant!» répondit le Canadien.
L'orifice évidé dans la tôle du Nautilus fut préalablement fermé et
boulonné au moyen d'une clef anglaise dont Ned Land s'était muni.
L'ouverture du canot se ferma également, et le Canadien commença
à dévisser les écrous qui nous retenaient encore au bateau sous-
marin.
Soudain un bruit intérieur se fit entendre. Des voix se
répondaient avec vivacité. Qu'y avait-il? S'était-on aperçu de notre
fuite? Je sentis que Ned Land me glissait un poignard dans la main.
«Oui! murmurai-je, nous saurons mourir!»
Le Canadien s'était arrêté dans son travail. Mais un mot, vingt
fois répété, un mot terrible, me révéla la cause de cette agitation qui
se propageait à bord du Nautilus. Ce n'était pas à nous que son
équipage en voulait!
«Maelstrom! Maelstrom!» s'écriait-il!
Le Maelstrom! Un nom plus effrayant dans une situation plus
effrayante pouvait-il retentir à notre oreille? Nous trouvions-nous
donc sur ces dangereux parages de la côte norwégienne? Le
Nautilus était-il entraîné dans ce gouffre, au moment ou notre canot
allait se détacher de ses flancs?
On sait qu'au moment du flux, les eaux resserrées entre les îles
Féroë et Loffoden sont précipitées avec une irrésistible violence.
Elles forment un tourbillon dont aucun navire n'a jamais pu sortir. De
tous les points de l'horizon accourent des lames monstrueuses. Elles
forment ce gouffre justement appelé le «Nombril de l'Océan,» dont
la puissance d'attraction s'étend jusqu'à une distance de quinze
kilomètres. Là sont aspirés non-seulement les navires, mais les
baleines, mais aussi les ours blancs des régions boréales.
C'est là que le Nautilus,—involontairement ou volontairement
peut-être,—avait été engagé par son capitaine. Il décrivait une
spirale dont le rayon diminuait de plus en plus. Ainsi que lui, le
canot, encore accroché à son flanc, était emporté avec une vitesse
vertigineuse. Je le sentais. J'éprouvais ce tournoiement maladif qui
succède à un mouvement de giration trop prolongé. Nous étions
dans l'épouvante, dans l'horreur portée à son comble, la circulation
suspendue, l'influence nerveuse annihilée, traversés de sueurs
froides comme les sueurs de l'agonie! Et quel bruit autour de notre
frêle canot! Quels mugissements que l'écho répétait à une distance
de plusieurs milles! Quel fracas que celui de ces eaux brisées sur les
roches aiguës du fond, là où les corps les plus durs se brisent, là où
les troncs d'arbres s'usent et se font «une fourrure de poils,» selon
l'expression norvégienne!

Le canot lancé au milieu du tourbillon. (Page 432.)


Quelle situation! Nous étions ballottés affreusement. Le Nautilus
se défendait comme un être humain. Ses muscles d'acier craquaient.
Parfois il se dressait, et nous avec lui!
«Il faut tenir bon, dit Ned, et revisser les écrous! En restant
attachés au Nautilus, nous pouvons nous sauver encore...!»
Il n'avait pas achevé de parler, qu'un craquement se produisait.
Les écrous manquaient, et le canot, arraché de son alvéole, était
lancé comme la pierre d'une fronde au milieu du tourbillon.
Ma tête porta sur une membrure de fer, et, sous ce choc violent,
je perdis connaissance.
J'étais couché dans la cabane d'un pêcheur
(Page 433.)
CHAPITRE XXIII
CONCLUSION.

Voici la conclusion de ce voyage sous les mers. Ce qui se passa


pendant cette nuit, comment le canot échappa au formidable
remous du Maelstrom, comment Ned Land, Conseil et moi, nous
sortîmes du gouffre, je ne saurai le dire. Mais quand je revins à moi,
j'étais couché dans la cabane d'un pêcheur des îles Loffoden. Mes
deux compagnons, sains et saufs, étaient près de moi et me
pressaient les mains. Nous nous embrassâmes avec effusion.
En ce moment, nous ne pouvons songer à regagner la France.
Les moyens de communications entre la Norvége septentrionale et le
sud sont rares. Je suis donc forcé d'attendre le passage du bateau à
vapeur qui fait le service bi-mensuel du Cap Nord.
C'est donc là, au milieu de ces braves gens qui nous ont
recueillis, que je revois le récit de ces aventures. Il est exact. Pas un
fait n'a été omis, pas un détail n'a été exagéré. C'est la narration
fidèle de cette invraisemblable expédition sous un élément
inaccessible à l'homme, et dont le progrès rendra les routes libres un
jour.
Me croira-t-on? Je ne sais. Peu importe, après tout. Ce que je
puis affirmer maintenant, c'est mon droit de parler de ces mers sous
lesquelles, en moins de dix mois, j'ai franchi vingt mille lieues, de ce
tour du monde sous-marin qui m'a révélé tant de merveilles à
travers le Pacifique, l'Océan Indien, la mer Rouge, la Méditerranée,
l'Atlantique, les mers australes et boréales!
Mais qu'est devenu le Nautilus? A-t-il résisté aux étreintes du
Maelstrom? Le capitaine Nemo vit-il encore? Poursuit-il sous l'Océan
ses effrayantes représailles, ou s'est-il arrêté devant cette dernière
hécatombe? Les flots apporteront-ils un jour ce manuscrit qui
renferme toute l'histoire de sa vie? Saurai-je enfin le nom de cet
homme? Le vaisseau disparu nous dira-t-il, par sa nationalité, la
nationalité du capitaine Nemo?
Je l'espère. J'espère également que son puissant appareil a
vaincu la mer dans son gouffre le plus terrible, et que le Nautilus a
survécu là où tant de navires ont péri! S'il en est ainsi, si le capitaine
Nemo habite toujours cet Océan, sa patrie d'adoption, puisse la
haine s'apaiser dans ce cœur farouche! Que la contemplation de tant
de merveilles éteigne en lui l'esprit de vengeance! Que le justicier
s'efface, que le savant continue la paisible exploration des mers! Si
sa destinée est étrange, elle est sublime aussi. Ne l'ai-je pas compris
par moi-même? N'ai-je pas vécu dix mois de cette existence extra-
naturelle? Aussi, à cette demande posée, il y a six mille ans, par
l'Ecclésiaste: «Qui a jamais pu sonder les profondeurs de l'abîme?»
deux hommes entre tous les hommes ont le droit de répondre
maintenant. Le capitaine Nemo et moi.

FIN DE LA SECONDE PARTIE.


TABLE DES MATIÈRES.

PREMIÈRE PARTIE.

Pages
Chapitre I. Un écueil fuyant. 1
II. Le pour et le contre. 7
III. Comme il plaira à Monsieur. 13
IV. Ned Land. 19
V. A l'aventure!. 26
VI. A toute vapeur. 32
VII. Une baleine d'espèce inconnue. 42
VIII. Mobilis in mobile. 50
IX. Les colères de Ned Land. 58
X. L'homme des eaux. 66
XI. Le Nautilus. 75
XII. Tout par l'électricité. 83
XIII. Quelques chiffres. 90
XIV. Le Fleuve-Noir. 97
XV. Une invitation par lettre. 110
XVI. Promenade en plaine. 118
XVII. Une forêt sous-marine. 125
XVIII. Quatre mille lieues sous le Pacifique. 133
XIX. Vanikoro. 141
XX. Le détroit de Torrès. 150
XXI. Quelques jours à terre. 159
XXII. La foudre du capitaine Nemo. 171
XXIII. Ægri somnia. 182
XXIV. Le royaume du corail. 191

DEUXIÈME PARTIE.

Pages
Chapitre I. L'Océan Indien. 201
II. Une nouvelle proposition du capitaine Nemo. 211
III. Une Perle de dix millions. 221
IV. La Mer Rouge. 234
V. Arabian-Tunnel. 246
VI. L'Archipel grec. 255
VII. La Méditerranée en quarante-huit heures. 267
VIII. La Baie de Vigo. 277
IX. Un Continent disparu. 290
X. Les Houillères sous-marines. 300
XI. La Mer de Sargasses. 310
XII. Cachalots et Baleines. 320
XIII. La Banquise. 332
XIV. Le Pôle Sud. 343
XV. Accident ou Incident. 357
XVI. Faute d'air. 365
XVII. Du Cap Horn à l'Amazone. 375
XVIII. Les Poulpes. 386
XIX. Le Gulf-Stream. 397
XX. Par 47° 24′ de latitude et 17° 28′ de longitude. 407
XXI. Une Hécatombe. 415
XXII. Les dernières paroles du capitaine Nemo. 426
XXIII. Conclusion. 433

FIN DE LA TABLE DES MATIÈRES.


Paris.—Imprimerie Gauthier-Villars, 55, quai des Grands-Augustins.

Au lecteur.

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La ponctuation n'a pas été modifiée hormis quelques
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L'orthographe a été conservée. Seuls quelques mots ont été
modifiés. Ils sont soulignés en gris. Placez le curseur sur le mot
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LIEUES SOUS LES MERS ***

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If the second copy is also defective, you may demand a refund
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