SOMMAIRE
INTRODUCTION.................................................................................................2
I. SITUATION DE L’AFRIQUE AVANT LA COLONISATION...................3
A) Au plan socio-économique.......................................................................3
B) Au plan politique......................................................................................3
C) Au plan culturel........................................................................................4
II. IMPACT DE LA COLONISATION SUR LE DYNAMISME SOCIO-
CULTUREL DE L’AFRIQUE..............................................................................5
A) Impact socio-économique............................................................................5
B) Education.....................................................................................................6
III. L’IMPERIALISME CULTUREL OCCIDENTAL ET LE DEVENIR DES
IDENTITES CULTURELLES..............................................................................7
1. Définition.....................................................................................................7
A) L'impact de la culture occidentale sur la culture africaine.......................7
B) Progrès social............................................................................................8
CONCLUSION.....................................................................................................9
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES............................................................10
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INTRODUCTION
L'histoire de l'Afrique commence avec l'apparition du genre humain, il y a
environ 2,6 millions d'années. Le continent est le berceau de l'humanité, où s'est
élaboré, il y a 200 000 ans environ, l'humain moderne qui s'est par la suite
répandu dans le reste du globe. Vers la fin de la Préhistoire, le Sahara, qui était
alors formé de grands lacs, devint aride et « coupa » l'Afrique en deux,
conduisant à des évolutions historiques distinctes mais non totalement
indépendantes entre le nord et le sud, toujours reliés par divers corridors
commerciaux passant par des réseaux d'oasis.
Le nom « Afrique » dérive du latin Africa, désignant à l'origine
la province d'Afrique proconsulaire dans l'Empire romain, qui recouvrait
approximativement ce que sont aujourd'hui la Tunisie, la région côtière
d'Algérie et la Tripolitaine libyenne et qui finit par désigner toutes les terres au-
delà. À l'origine, le terme utilisé était « Éthiopie », et les Africains étaient
appelés « Éthiopiens » dans la mythologie, mais le terme « Afrique » le
remplaça lorsque l'Éthiopie actuelle réclama son droit à utiliser son nom
historique au lieu du traditionnel « Abyssinie » .
Entre 1850 et 1914, certains pays européens prennent possession de la quasi-
totalité de l'Afrique, même si elle est déjà occupée par des centaines de peuples
différents. La colonisation du continent africain se fait principalement à l'aide
des armes. Dans notre expose nous présenterons la situation de l’Afrique avant
la colonisation puis l’impact de la colonisation sur son dynamisme socioculturel
et enfin l’impérialisme culturel occidentale et le devenir des identités culturelles.
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I. SITUATION DE L’AFRIQUE AVANT LA COLONISATION
A) Au plan socio-économique
Les sociétés africaines pratiquaient cultures et élevage. L'élevage est ancien en
Afrique et connu bien avant la pratique des cultures. Il était pratiqué partout en
Afrique noire. Mais une partie de la subsistance était assurée par la chasse, la
cueillette et la pêche.
Comme activités économiques, selon les régions, l'exploitation des mines qui est
aussi très ancienne en Afrique permettait le développement de l'artisanat et
alimentait le commerce. L'or du Soudan (sens ancien du mot) était bien connu y
compris en Europe et au Moyen-Orient. Les voyageurs arabes du Moyen Age
l'ont fréquemment mentionné dans les récits de leurs voyages à travers cette
région d'Afrique. Tel Abu Hamid qui la visita au XIIe siècle et pour qui « Dans
les pays du Soudan, l'or pousse dans le sable. C'est un or d'une excellente
qualité et l'on en trouve en grande quantité. »
En effet, la richesse et la renommée des pays du Soudan principalement des
grands empires, reposait sur l'abondance, l'exploitation et le commerce de l'or.
B) Au plan politique
Les sociétés africaines anciennes, même les plus lignagères, étaient
profondément inégalitaires. L’inégalité était d’abord intrinsèque à la famille
elle-même : les aînés gouvernaient, les cadets mais surtout les femmes et les
esclaves travaillaient et obéissaient. Certes, des cadets deviendraient aînés, mais
beaucoup étaient des cadets sociaux plus que biologiques. Dans les sociétés les
plus lignagères existaient des lignages aînés, des lignages maîtres, et au sein de
ces lignages des branches destinées à régner. Le cas est encore plus évident pour
les sociétés aristocratiques, castées et compartimentées jusqu’à créer (dans le cas
Tutsi/Hutu) des ethnies de seigneurs et d’autres condamnées à la dépendance. .
L’importance de ces hiérarchies fut extrême dans les sociétés d’éleveurs, peut-
être, contrairement aux apparences, les plus inégalitaires de toutes. L’islam, là
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où il est intervenu, ne fit qu’accentuer ces formes inégalitaires du pouvoir. Le
deuxième principe inhérent aux sociétés africaines anciennes était celui du
consensus. Le consensus est un principe fondamentalement contraire à la
démocratie.: le consensus s’oppose à l’individu. L’individu est, depuis des
siècles, une expérience forgée par l’occident; elle est à la base du concept de
démocratie. La collectivité est conçue comme un ensemble d’individus qui,
chacun, de façon personnelle, individuelle, accepte volontairement de faire
partie de la collectivité. La volonté publique, exercice de la démocratie, devient
alors l’expression de la somme de volontés individuelles librement exprimées.
C) Au plan culturel
Dans l'Afrique précoloniale, toutes les sociétés n'étaient pas organisées en États.
De nombreuses sociétés fonctionnaient sans la moindre organisation étatique.
Les gens vivaient en petits groupes dans le cadre de la famille élargie, c'est-à-
dire les grands-parents, les parents, les oncles, les tantes et tous leurs enfants. Ils
formaient de petits villages ou de petites villes. Le rôle du chef revenait au plus
âgé. Mais son pouvoir était plutôt théorique ou symbolique car il n'avait à sa
disposition ni armée, ni police. Le respect des coutumes dont il était
l'ordonnateur et le gardien garantissait l'ordre et la discipline dans le groupe.
A l'opposé de ces sociétés sans État, l'Afrique connut aussi des royaumes et de
grands empires dans lesquels la société était bien organisée et très hiérarchisée.
Elle comportait, généralement, une noblesse constituée par les membres du
lignage du roi ou de l'empereur et des proches par alliance. Dans les États
islamisés, les lettrés, ceux qui savaient lire et écrire l'arabe jouissaient d'un grand
prestige qui justifiait leur appartenance à la noblesse.
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II. IMPACT DE LA COLONISATION SUR LE DYNAMISME
SOCIO-CULTUREL DE L’AFRIQUE
A) Impact socio-économique
Il est parfois amusant d’entendre des gens se demander si la culture est
économiquement rentable. Le poids économique de la culture étant aujourd’hui
incontestablement considérable, les débats sur la culture ne concernent plus
seulement la défense des identités culturelles, mais comportent bien une
composante économique que l’on ne peut ignorer si l’on veut élaborer des
solutions qui répondent aux exigences conjuguées de l’économie et de la culture.
La culture est l’une des premières sources de contenu et de richesse économique
; elle figure parmi les premiers secteurs d’exportations aux USA et dans bien
d’autres pays. Le nombre de projets analysés dans ce domaine reflète une forte
dynamique internationale dans le sens d’une prise de conscience sur l’impact de
la culture dans le développement, comme en témoigne l’introduction explicite
de la dimension culturelle dans la Résolution finale du sommet mondial sur les
objectifs du Millénaire pour le développement, tenu à New York en septembre
2010 : « Conscients de la diversité de la planète, nous savons que toutes les
cultures et toutes les civilisations apportent à l’humanité une contribution
enrichissante. Nous insistons sur l’importance que revêt la culture en tant que
facteur du développement et sur ce qu’elle apporte à la réalisation des objectifs
du Millénaire 6 ». Cette prise de conscience ne peut être qu’accompagnée de
nouveaux efforts pour mesurer l’impact qualitatif et quantitatif de la culture dans
le développement.
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B) Education
Les populations africaines acceptent très mal la présence des envahisseurs
européens. Même après plusieurs années, les Européens sont considérés comme
des étrangers, qui volent les ressources des Africains. Pour faciliter le contrôle
de la colonie, les métropoles tentent d'assimiler les habitants en leur imposant
leur culture. Les pays colonisateurs construisent donc des écoles, dans lesquelles
ils enseignent aux jeunes Africains la langue, la religion, les lois et l'histoire de
leur métropole européenne. L'éducation devient alors un outil d'assimilation. La
principale conséquence de cette situation est l'acculturation des Africains.
L'assimilation est le fait pour un pays colonisateur de chercher à intégrer un
groupe ou une minorité dans sa population en lui enlevant son caractère
distinctif (sa culture).
L'acculturation est un phénomène social qui se produit lorsqu'un groupe de
personnes adopte totalement ou en partie la culture d'un autre groupe de
personnes.
Les colons ont apporté l'instruction et une langue commune à des peuples qui
vivaient sur le même territoire (..). De plus, ils ont apporté les soins médicaux, et
ont limité les morts d'enfants et d'adultes. Enfin, ils ont développé des trains et
des routes, facilitant le transport des hommes et des marchandises", était-il aussi
indiqué.
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III. L’IMPERIALISME CULTUREL OCCIDENTAL ET LE
DEVENIR DES IDENTITES CULTURELLES
1. Définition
L'impérialisme culturel est une forme d'étouffement, un processus de
déracinement et d'étranglement des peuples dominés.
Coupé de sa source, le dominé présente un vide culturel car sa vie ne sera qu'une
copie de celle de son maître qui jugera pour lui.
En Afrique, l'impérialisme culturel occidental demeure l'opium du peuple. Il
impose ses conceptions, ses formes de vie et ses jugements. Cette ambition
impérialiste est de plus en plus aiguë et fait de la culture une arme offensive et
défensive masquée par l'essor des mass médias, des nouvelles technologies qui
séduit de milliers de peuples aux cultures « pauvres ». L'impérialisme culturel
occidental en Afrique place dans une incertitude sur l'avenir des peuples
minoritaires dans le « village planétaire ». C'est une forme d'asservissement,
d'assujettissement des minorités, une pieuvre à mille tentacules qui pénètre
allègrement nos âmes.
A) L'impact de la culture occidentale sur la culture africaine
Le développement harmonieux et solidaire de la société villageoise dans la
tradition africaine, et le mercantilisme intrinsèque à la culture occidentale,
imbue de sa prétendue supériorité.
Le phénomène de l'acculturation amène le Noir Africain à faire usage de certains
éléments culturels étrangers dans son patrimoine linguistique, un héritage qui,
pour conserver sa valeur, a cruellement besoin d'être sauvegardé et protégé.
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B) Progrès social
Le plus net progrès fut celui de la médecine. Les colons, dont l'intérêt était
d'éradiquer les épidémies, ont construit des Instituts Pasteur, hôpitaux et
dispensaires. La recherche a élaboré de nombreux vaccins (par exemple
contre le paludisme) et des campagnes de vaccination massive ont été menées
à l'époque de Louis Pasteur. S'ensuivirent une baisse de la mortalité et une
augmentation du taux de natalité, encouragé par une politique populationniste
des Européens cherchant de la main d'œuvre.
Les productions croissantes et le commerce ont constitué une solution aux
famines chroniques mais n'ont pas su instaurer une sécurité alimentaire
durable. De même, les universités, censées éduquer et donc civiliser un grand
nombre d'autochtones n'ont pu conduire à l'émergence que de quelque élites
(comme Léopold Sédar Senghor, agrégé de grammaire) mais n'ont pas profité
à la majorité de la population.
Par ailleurs, de graves manquements aux Droits de l'Homme ont eu lieu.
Ainsi, lors des expositions coloniales, de véritables « zoos humains » furent
créés, pour servir la propagande de l'imagerie coloniale destinée à convaincre
du bien fondé des colonies les Européens fascinés par le « mythe du bon
sauvage », idéal d'innocence et de liberté depuis les philosophes des
Lumières... Dans le domaine judiciaire, on peut également déplorer la justice
arbitraire à laquelle certains pouvoirs locaux soumettaient les Indigènes ou
encore le travail forcé (comme au Congo dans les années 1930).
La colonisation de l'Afrique par l'Europe a donc entraîné des avancées
sociales, mais dans certains domaines seulement.
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CONCLUSION
En conclusion, on peut dire qu'avant 1939, le partage de l'Afrique entre les
différents pays européens a constitué, dans une majorité de domaines, une entrée
dans la modernité pour les peuples locaux. De vrais progrès ont été apportés,
comme en médecine ou encore dans le développement des transports et la
réduction des famines mais ceux-ci étaient souvent limités, comme dans le
domaine éducatif ou du développement industriel.
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REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
Scramble for Africa », dans Henry Louis Gates, Jr. et Kwame Anthony
Appiah (éds.), Encyclopedia of Africa, Oxford UniversityPress, 2010
Henri Brunschwig, Le partage de l'Afrique noire,
Paris, Flammarion, coll. « Questions d'histoire », 1971
La Conférence de Berlin (1884-1885) ou le partage de
l’Afrique » [archive] [vidéo], Émission la Fabrique de l’Histoire, France
culture, 13 Mars 2023.
Histoire générale de l'Afrique, vol. 2, p. 350.
Nick Brooks, « Cultural responses to aridity in the Middle Holocene and
increased social complexity », Quaternary
International, vol. 151, no 1, 2006, p. 29–49 (DOI 10.1016/[Link].2006.0
1.013, résumé
Dino Costantini (trad. de l'italien), Mission civilisatrice : Le rôle de
l’histoire coloniale dans la construction de l’identité politique africaine,
Paris, La Découverte, coll. « TAP / Études coloniales », 2008,
288 p. (ISBN 978-2-7071-5387-6).
Histoire générale de l'Afrique, vol. 7, p. 839-84
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