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1

INTRODUCTION :

I. APERCU HISTORIQUE :
A l’origine du terme, le mot « pédagogue » était utilisé chez le peuple Grec pour
désigner un « esclave » car il avait pour mission ou rôle de conduire et de protéger les enfants
de Bourgeois ou des riches à l’école.

II. LA NAISSANCE OU GENESE DE LA PEDAGOGIE :


L’éducation existait bien longtemps avant la pédagogie car les parents s’occupaient de
l’éducation de leurs enfants.
Suite à l’évolution technologique, les parents sont devenus incapables ou empêchés de
s’occuper de l’éducation de leurs enfants. C’est alors une nouvelle institution fut née ou crée et
on l’appela « école ».
Au sein de cette école, il y avait les spécialistes des différents domaines qui élaboraient
des théories pour donner naissance à une autre science appelée « la pédagogie ».
NB : le mot « pédagogie » remonte à la renaissance vers 15ème siècle.

III. LES DEFINITIONS DE LA PEDAGOGIE :

1) LA DEFINITION ETYMOLOGIQUE OU ANCIENNE DE LA


PEDAGOGIE :
La pédagogie est une combinaison de deux mots Grecs suivants :
- Païs ou Païdos : qui signifie enfant
- Logos : qui signifie science, étude, traité, discours
D’où, la définition étymologique : « la pédagogie est une science basée sur la
connaissance de l’enfant qui donne des règles à suivre pour mieux l’éduquer et l’instruire ».
Selon Macaire.

2) LA DEFINITION ACTUELLE DE LA PEDAGOGIE :


Actuellement, la pédagogie se définit comme une science, un art, une technique et
comme une philosophie.
a) La pédagogie est comme une science :
Parce qu’elle a son objet d’étude qui est l’éducation, ses méthodes, ses techniques, ses
bases scientifiques (biologie, psychologie, philosophie,…).
2

b) La pédagogie est comme un art :


Parce qu’elle est basée sur les connaissances pratiques c'est-à-dire sur l’expérience de
l’éducateur pour former l’enfant. Un éducateur est comme un artiste.

c) La pédagogie est comme une technique :


Parce qu’elle propose les méthodes, les techniques pour la réussite de l’œuvre
éducative.

d) La pédagogie est comme une philosophie :


Parce qu’elle détermine les finalités de l’éducation et apprécie les moyens choisis pour
les atteindre.

IV. L’IMPORTANCE ET L’OBJET DE LA PEDAGOGIE :

1) L’IMPORTANCE DE LA PEDAGOGIE:
La pédagogie a pour importance :
- D’aider les futurs enseignants à acquérir les connaissances
pédagogiques
- De donner une bonne instruction et une meilleure éducation à la
population pour un développement harmonieux du pays.

2) L’OBJET DE LA PEDAGOGIE :
Comme toute autre science, la pédagogie a pour l’objet d’étude « l’éducation » selon
Planchard et Hubert.

V. LES METHODES UTILISEES EN PEDAGOGIE :


Etant une science, la pédagogie a plusieurs méthodes regroupées en deux catégories
suivantes :
1) LES METHODES DE RECHERCHE : nous avons :
- L’observation et l’expérimentation.
2) LES METHODES D’ENSEIGNEMENT :
- La méthode active, la méthode inventive (interrogative)
- La méthode expositive, la méthode de test
- La méthode inductive et déductive etc.
3

VI. LES BASES SCIENTIFIQUES DE LA PEDAGOGIE :


Les bases scientifiques de la pédagogie sont :

1) LA BIOLOGIE :
La biologie nous permet de connaitre le fonctionnement de l’organisme humain sur les
problèmes de la croissance, de l’hérédité pour mieux éduquer l’enfant.

2) LA PHILOSOPHIE :
La philosophie aide à la pédagogie les finalités (les objectifs) de l’éducation pour
déterminer la destinée de l’homme.

3) LA PSYCHOLOGIE :
La psychologie aide à la pédagogie l’étude du comportement pour mieux connaitre
l’enfant à qui il faut éduquer.

4) LA SOCIOLOGIE :
La sociologie aide à la pédagogie d’expliquer les phénomènes sociaux c'est-à-dire les
influences du milieu qui déterminent les relations entre les membres de la société pour aboutir à
une éducation.

5) L’HISTOIRE DE LA PEDAGOGIE :
L’histoire de la pédagogie nous donne les connaissances historiques liées à l’évolution
de la pédagogie.

VII. L’HISTOIRE DE LA PEDAGOGIE :


Nous connaissons l’histoire de la pédagogie à travers deux courants (écoles, doctrines)
suivants:

1) LES COURANTS TRADITIONNELS DE LA PEDAGOGIE :

a) La pédagogie empirique ou ancienne (traditionnelle) :


C’est une pédagogie basée sur l’expérience et les vielles connaissances de l’éducateur.
NB : Les fondateurs de cette pédagogie sont : Socrate, Jean Amos Comenius, Quintilien.
4

b) La pédagogie directive :
C’est une pédagogie basée sur l’autorité du maître car il commande, dirige et impose
les élèves au travail sans respecter leur personnalité.
NB : le fondateur de cette pédagogie est François Rabelais.

c) La pédagogie libertaire :
C’est une pédagogie basée sur le libertinage (excès de liberté) c'est-à-dire sur le laisser-
aller, le laisser –faire.
NB : le fondateur de cette pédagogie est Jean Jacques Rousseau.

2) LES COURANTS MODERNES DE LA PEDAGOGIE :

a) La pédagogie rénovée ou nouvelle :


C’est une pédagogie qui prône ou prêche que : «école doit adapter son enseignement sur
l’enfant et tenir compte de son milieu ».
Remarque :
- Le fondateur de cette école c’est Jean Jacques Rousseau
- Edouard Claparede, Binet, Ovide Decroly, Jean Piaget et Maria Montessori
en ont donné la devise suivante : «Discat a puero magister » qui veut dire
« l’enfant et sa connaissance dictent et précédent à l’éducateur les règles de
son action pédagogique ».

b) La pédagogie non directive :


C’est une pédagogie basée sur la liberté de l’enfant. Cette pédagogie est appelée aussi
« pédagogie libérale ».
Remarque :
- Les fondateurs de cette pédagogie sont : Jean Piaget, Lewin, Carl Rogers
- Le principe de base de cette pédagogie c’est « l’autogestion ».

c) La pédagogie corrective :
C’est une pédagogie qui identifie les lacunes ou erreurs commises dans l’enseignement
pour les corriger et les améliorer.
NB : les fondateurs de cette pédagogie est Bonboir et ses partisans sont : Edouard Claparede,
Dottrens Bouchet.
5

d) La pédagogie active :
C’est une pédagogie qui met l’enfant au centre de son activité pour l’acquisition des
connaissances.
NB : le fondateur de cette pédagogie est John Dewey et les partisans sont Jean Piaget, Ferrière

e) La pédagogie démocratique :
C’est une pédagogie qui donne à tous les élèves les mêmes chances de l’enseignement
de tirer le profit malgré leurs différentes aptitudes.
NB : les fondateurs sont : Jean Piaget, Carle Rogers, Lewin et Baden Powel.

f) La pédagogie en groupe :
Cette pédagogie qui fait recours aux diverses techniques du travail en groupe.
NB : les fondateurs sont : Cousinet, John Dewey, Jean Piaget et Freinet.

g) La pédagogie de déscolarisation ou anti –école :


Cette pédagogie soutient une éducation ou une société sans école parce que l’école ne
s’adapte pas à la rapidité des changements qui s’opèrent dans la société ; mais l’école
encourage les différences entre les classes sociales.
NB : le fondateur de cette école est Ivan Illich.

h) La pédagogie institutionnelle :
C’est une pédagogie basée sur l’autogestion du groupe.
Les partisans de cette pédagogie sont : Lobrot, Freinet Michel.

i) La pédagogie fonctionnelle :
C’est une pédagogie qui tient compte des intérêts, des besoins et des inspirations des
élèves.
NB : le fondateur de cette pédagogie c’est Edouard Claparede.

j) La pédagogie audio –visuelle :


C’est une pédagogie basée sur les aspects audio –visuels c'est-à-dire le son et l’image
dans l’enseignement.
NB : le fondateur de cette pédagogie c’est Jean Cloutier.
6

VIII. LES BRANCHES DE LA PEDAGOGIE :

Parlant des branches de la pédagogie, nous fait penser à la division de la pédagogie


chacune dans son domaine.

1) La pédagogie générale :
C’est une branche de la pédagogie qui élabore les principes généraux de l’éducation.

2) La psycho –pédagogie :
C’est une branche de la pédagogie qui détermine l’éducation de l’enfant à l’aide de son
comportement.

3) La pédagogie appliquée :
Elle s’occupe de l’application des résultats obtenus dans des branches particulières de la
pédagogie.

4) L’andragogie : C’est une éducation des adultes.

5) La pédagogie expérimentale :
Elle étudie les faits pédagogiques c'est-à-dire l’éducation, les exemples à l’aide des
procédés et des méthodes expérimentales.
NB : les fondateurs sont Binet en France et Buyse en Belgique.

6) La docimologie :
Elle étudie les techniques et les règles scientifiques pour construire certaines épreuves
ou tests.

7) La didactique :
Elle élabore les règles à suivre dans l’enseignement et détermine les marches des leçons
pratiques. Donc, c’est la théorie et la pratique de l’enseignement (didactique générale et
didactique des disciplines).
7

8) La pédagogie comparée :
C’est une pédagogie qui étudie les différents systèmes éducatifs du point de vue
fondement et objectif.
NB : le fondateur de cette pédagogie est Marc Antoine Julien.
Cette pédagogie fait appel à deux types de comparaison à savoir :

a) La comparaison verticale :
C’est une comparaison qui étudie les systèmes éducatifs dans le temps à travers les
siècles.
Ex : le poste au 18ème S, l’instituteur au 19ème S, l’éducateur au 20ème S, l’animateur au 21ème S.

b) La comparaison horizontale :
C’est une comparaison qui étudie les systèmes éducatifs dans l’espace et à travers les
continents.
Ex : l’’Europe, l’Amérique, l’Asie, l’Afrique, l’Océanie.

9) La pédagogie préscolaire :
C’est une pédagogie qui s’occupe des problèmes des enfants qui fréquentent l’école
maternelle.
NB : les fondateurs de l’école maternelle sont : Maria Montessori en Rome et Ovide Decroly en
Belgique.

10) La pédagogie scolaire :


C’est une pédagogie qui suit un programme d’enseignement bien élaboré, bien structuré
et bien contrôlé pendant certaines années bien déterminées.

11) La pédagogie médicale :


Elle s’occupe des problèmes liés à la santé des enfants anormaux dans l’enseignement
(dans les processus éducatifs).
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IX. LES SYSTEMES EDUCATIFS TRADITIONNELS ET MODERNES :


Le peuple Congolais a connu deux formes d’éducation suivantes:
- L’éducation traditionnelle ou avant la colonisation
- L’éducation moderne ou pendant la colonisation.

1) Le contenu de l’éducation ou du point de vue principe :


L’éducation traditionnelle avait pour mission :
- L’interprétation de l’enfant dans son milieu physique (les influences de son
environnement) et humain (conditions psychologiques, sociales et
culturelles)
- De donner à l’enfant les connaissances nécessaires c'est-à-dire la maitrise de
soi, l’adaptation à la vie sociale classique.

2) Les caractéristiques de l’éduction traditionnelle :


L’éducation traditionnelle est déterminée par les caractéristiques suivantes :
- Exiger la soumission à l’autorité c’est à dire la crainte de l’adulte et la
vénération (respect)
- Elle forme l’individu conformément à la pratique de la société c'est-à-dire lui
donner des notions morales telles que : l’honnêteté, la fidélité conjugale, la
solidarité inter –clanique, l’amour du prochain
- Elle initie le jeune homme aux systèmes traditionnels tels que l’intronisation
au pouvoir, à la chasse, à l’agriculture…
- Elle initie aussi la jeune fille à rester intacte au risque de se faire attirer par
les garçons.

Professeur Prosper Kitenge Lubangi


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CHAPITRE I : L’EDUCATION :

I. DEFINITION :
L’éducation est un terme complexe et difficile à définir. Mais étymologiquement,
l’éducation vient du mot Latin « exducere » qui signifie « conduire hors de, ou changer ou
modifier ». Eduquer c’est conduire d’un état à un autre le comportement.

II. LES DEFINITIONS DEL’EDUCATION SELON CERTAINS AUTEURS :

1) SELON EMILE DURKHEIM :


« L’éducation est une action exercée par des générations adultes sur celles qui ne sont
pas encore mûres pour la vie sociale » c'est-à-dire l’influence des parents sur leurs enfants.

2) SELON MICHEL DE MONTAIGNE :


« La seule éducation valable est celle qui donne la pratique et l’expérience de la vie ».
3) SELON JOHN LOCKE :
« L’éducation est la réalisation d’une âme saine dans un corps sain » ou « mens sano
incorpore sano ».

4) SELON JEAN JACQUES ROUSSEAU :


« L’éducation c’est le développement de l’homme dans l’homme ».

5) SELON PLATON :
« L’éducation a pour fins de donner à l’âme et au corps toute la beauté et la perfection
dont ils sont susceptibles ».

6) SELON SOTELLI :
« L’éducation est la formation des hommes véritablement libres ».

7) SELON EMMANUEL KANT :


« L’éducation est la formation de l’homme dans toutes ses perfections ».

8) SELON PAPE PIE XI :


« L’éducation la formation de l’homme surnaturel qui pense, agit avec son esprit ».
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9) SELON JAMES MILL :


« L’éducation a une fin pratique, faire de l’individu un instrument de bonheur pour lui –
même et pour ses semblables ».
Bref : « nous définissons l’éducation comme un art d’instruire et d’élever l’enfant ».

III. LE BUT DE L’EDUCATION :


L’éducation a deux buts suivants :
1) Le but immédiat :
L’éducation vise à développer les facultés intellectuelles, morales et physiques de
l’enfant.
2) Len but ultime :
L’éducation vise à assurer la formation totale ou intégrale de l’homme c'est-à-dire
l’épanouissement de la personnalité.

IV. L’IMPORTANCE DE L’EDUCATION :


L’éducation est importante car elle rend l’individu utile et capable de s’adapter dans la
société.
Remarque :
a) Pour l’enfant :
Une bonne éducation c’est une grande chance pour la vie de l’enfant car son
épanouissement, son bonheur, sa réussite, sa valeur morale, spirituelle et sociale dépendent de
son éducation.

b) Pour la société :
Une bonne éducation est une garantie du progrès social, de la prospérité économique et
culturelle de la population.

c) Pour la famille :
Une bonne éducation est une récompense et une réjouissance des membres de la famille
car elle prépare l’enfant à fonder plus tard son foyer heureux.

Professeur Prosper Kitenge Lubangi


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V. LES DIFFERENTES CONCEPTIONS DE L’EDUCATION OU


LES IDEAUX EDUCATIFS :

V.1. DEFINITION :
Par définition, un idéal éducatif est une conception sur la notion de l’homme et
d’objectifs relatifs à l’éducation.
Les idéaux éducatifs proposent de répondre aux questions suivantes :
- Qu’est ce que l’homme ?
- Quelle est sa destinée ?
- Qu’est ce que vivre ?
- Quel est le but de la vie ?
NB : voici les réponses à toutes ces questions à travers ces conceptions de l’éducation.

V. 2. LES SORTES DES DIFFERENTES CONCEPTIONS EDUCATIVES


OU LES DIFFERENTS IDEAUX EDUCATIFS :

1) LE MATERIALISME :
a) Définition :
C’est une conception qui considère l’homme comme un être biologique (matériel) qui a
la chaire et les os.
b) L’objectif du matérialisme :
Son objectif est de donner à l’enfant un corps bien fait c'est-à-dire développer les
biceps, lui rendre rapide à la course, habille aux jeux.

2) L’INTELLECTUALISME :
a) Définition :
C’est une conception qui met l’accent sur les fonctions psychiques ou mentales de
l’homme (intelligence, mémoire, pensée, raisonnement…). D’où « l’homme vaut ce que vaut
son intelligence ».

b) L’objectif de l’intellectualisme :
Son objectif ou idéal est de rendre l’homme un savant, un chercheur et un homme de
science.
12

3) LE PRAGMATISME :
a) Définition :
C’est une conception qui met l’accent sur les activités pratiques (motrices ou physiques)
de l’homme selon John Dewey. Il est aussi le fondateur de « l’école atelier ».
b) L’objectif de pragmatisme :
Son idéal ou objectif est d’enseigner à l’enfant les qualités sportives telles que : oser
faire, expérimenter, entreprendre, produire l’action avant tout, vouloir et agir, combattre et
vaincre.

4) LE SOCIOLOGISME :
a) Définition :
C’est une conception qui considère l’homme comme le produit de la société.
b) L’objectif du sociologisme :
Son idéal ou objectif est de :
- Socialiser l’homme
- Lui apprendre le travail en équipe
- L’éduquer par et pour la société.
Remarque :
- L’individualisme pédagogique : développe l’instinct de conservation de
l’individu c'est-à-dire l’instinct de défense, de protection,
- Le sociologisme éducatif : développe l’instinct grégaire c'est-à-dire qui
pousse l’homme à vivre dans un groupe.

5) L’INDIVIDUALISME :
a) Définition :
C’est une conception qui dit que l’homme est seul, autonome c'est-à-dire isolé et
indépendant.

b) L’idéal de l’individualisme :
Son idéal est l’égocentrisme pédagogique c'est-à-dire l’individu songe à ses propres
intérêts, à sa propre éducation.
A ce sujet Martin Luther King a dit : « la personne existe seule entre elle et Dieu, il y a
plus d’intermédiaire ».
13

6) LE NATIONALISME :
a) Définition :
C’est une conception qui met l’accent sur le patriotisme c'est-à-dire sur l’amour de la
patrie ou du pays car cette conception est au dessus de la religion, de la morale et tout
appartient à l’Etat.
b) Son idéal :
L’idéal du nationalisme « l’école doit être au service de l’Etat ».

7) LE CATHOLICISME :
C’est une conception qui considère les autres conceptions comme fausses et
incomplètes car selon le catholicisme, l’homme est un être complexe c'est-à-dire il a un esprit,
une âme et un corps. D’où, l’homme est un être individuel et social.
Bref : le catholicisme harmonise tous les côtés car il a deux yeux l’un plongé dans la réalité
(physique) et l’autre vers l’idéal (esprit).

VI. LES MOYENS POUR ASSURER L’EDUCATION :


Pour assurer l’éducation, 4 moyens sont possibles :
1. LA DISCIPLINE :
- Elle forme la volonté de l’enfant
- Elle permet d’acquérir des bonnes habitudes (le respect, la gentillesse, la
politesse, la francise…). Donc, sans la discipline l’éducation sera nulle.
2. L’EXEMPLE :
- Le maître doit être exemplaire car l’élève le considère comme un petit
Dieu
- Le maître doit être honnête, instruit car l’enfant cherche à lui ressembler.
3. L’ETUDE :
- Par les études, le maître développe les facultés mentales des élèves
- Le maître doit enseigner aux élèves tout ce qu’ils ont besoin pour leur
savoir ou connaissance pour être des hommes utiles à eux –même et la
société.
4. LA RELIGION :
« La crainte de Dieu c’est le commencement de la sagesse » dit –on. Un bon maître doit
être conscient de sa mission et de ses responsabilités professionnelles pour former des élèves
chrétiens qui pratiquent tous les jours la parole de Dieu.
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VII. LES RESULTATS D’UNE BONNE ET MAUVAISE EDUCATION :

1) LES RESULTATS D’UNE BONNE EDUCATION :


Dans la vie des hommes, les résultats d’une bonne éducation sont faciles à les constater.
a) Pour l’enfant :
- Une bonne éducation est la source du bonheur pour l’enfant c'est-
à-dire la paix du cœur et le bien être matériel
- Une bonne éducation prépare l’enfant à fonder son foyer heureux
(être responsable).

b) Pour la famille :
- Une bonne éducation est la source de bonheur et de joie pour la
famille car les parents et les membres de la famille seront
honorés par un enfant qui leur donne le bonheur
- Une bonne éducation donne le prestige de la famille etc.

c) Pour la société :
Une bonne éducation est la base fondamentale du progrès social et de la prospérité
économique et culturelle.

2) LES RESULTATS D’UNE MAUVAISE EDUCATION :


a) Pour l’enfant :
Une mauvaise éducation rend l’enfant :
- Malheureux, orgueilleux, impoli ou manque de respect
- Elle compromet (mettre en danger) son salut éternel ou la paix
- Elle rend l’enfant prostitué, voleur, vagabond etc.

b) Pour la famille :
Une mauvaise éducation reçue dans la famille rend l’enfant :
- Irresponsable à l’égard de son foyer (drogueur, buveur, manque
de personnalité…)
- Elle va déshonorer la famille
- Leurs enfants seront des prostitués, des bandits, de violeurs, de
voleurs…
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c) Pour la société :
Une mauvaise éducation ne pourra pas rendre à la société :
- Des services nobles (généreux, importants)
- Elle doit freiner le progrès social et économique du pays
- Elle va constituer un danger pour la société c'est-à-dire la tuerie,
le pillage…

VIII. LES AGENTS DE L’EDUCATION :

1) DEFINITION :
Un agent de l’éducation est une personne responsable qui apporte sa contribution à
l’œuvre éducative car l’éducation ne peut pas être une œuvre d’une seule personne.

2) LES DIFFERENTS AGENTS OU RESPONSABLES DE L’EDUCATION :


Parmi les agents de l’éducation, nous avons :

a) L’enfant lui –même :


C’est un agent principal de son éducation car sans sa volonté et sa conscience
l’éducation est nulle ou sans effet.

b) Les parents :
Ce sont les deuxièmes agents de l’éducation de l’enfant mais les premiers à donner la
toute première base de l’éducation car l’enfant vit dans leurs mains.

c) Le maître :
Le maître est un agent de l’éducation car il reçoit aux parents le mandat de continuer
l’œuvre éducative qu’ils avaient commencé à l’enfant.

d) L’église (les hommes de Dieu) :


L’église est un agent de l’éducation car elle joue un rôle très important dans la
formation morale, sociale et chrétienne des individus.

Professeur Prosper Kitenge Lubangi


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e) L’Etat (les autorités politiques et administratives) :


L’Etat a les droits et les devoirs de contrôler et de protéger l’éducation parce qu’il a le
droit :
- De faire respecter et protéger les droits antérieurs de la famille
- De protéger les droits de l’enfant (la scolarisation, l’alimentation)
- De protéger l’éducation morale de la jeunesse (scoutisme, plaines des
jeux).

IX. LES MILIEUX EDUCATIFS :


1) NOTION :
Les milieux éducatifs constituent un entourage ou un environnement qui influence et
instruit l’enfant sur le plan intellectuel, social, physique, culturel, moral, spirituel et
professionnel.

2) LES SORTES DES MILIEUX EDUCATIFS :


Nous distinguons deux sortes des milieux formels et informels.

a) LE MILIEU FORMEL :
C’est un milieu structuré, contrôlé :
 La famille :
C’est par la famille que l’enfant reçoit la toute première base de l’éducation.

 L’école :
L’école donne les premières connaissances intellectuelles dans la vie de l’enfant.
 L’église :
L’église a pour mission d’amener vers Dieu toutes les âmes perdues et d’établir une vie
spirituelle véritablement équilibrée.

 La société ou l’Etat:
La société s’occupe de l’orientation sociale et politique de la nation ou du pays. C’est
pourquoi, les danses, les slogans doivent être contrôlés par la société ou l’Etat.
 Le milieu professionnel :
C’est un milieu qui donne les connaissances techniques et professionnelles pour mieux
s’adapter au travail.
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b) LE MILIEU INFORMEL :
C’est un milieu non structuré, non contrôlé caractérisé par l’éducation diffuse.

1°) L’EDUCATION DIFFUSE :


a) Définition :
C’est une éducation qu’on reçoit librement à travers les médias

b) Les facteurs de l’éducation diffuse :


 La rue :
Elle influence le comportement de l’enfant à travers l’habillement, la chevelure, les
rumeurs, les danses…

 La radio :
Elle influence positivement et négativement le comportement de l’enfant par les
informations reçues.

 La télévision :
Elle influence le comportement de l’enfant d’une manière positive par le film des
connaissances générale, les documentaires scientifiques et d’une manière négative par le style
des coiffures et d’habillement des musiciens…

 Le marché :
Par son système de vente et d’achat, l’enfant apprend des connaissances économiques et
de commerce.

 Le bar :
Le bar influence le comportement de l’enfant par l’audition musicale, l’ivresse, la
bagarre, la prostitution, le vol, la viole…

 Le stade :
C’est un lieu qui informe l’enfant sur les notions sportives, des loisirs, des détentes…

Professeur Prosper Kitenge Lubangi


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CHAPITRE II : LE MAITRE OU L’ENSEIGNANT

I. DEFINITION :
Un enseignant est un agent ou travailleur de l’école qui a pour mission de former et
encadrer les élèves sur le plan intellectuel (instruction) et moral (éducation).

II. LA FORMATION DU MAITRE :

1) LA BASE DE LA FORMATION DU MAITRE:


« On ne s’improvise pas maître mais on le devient après une formation continue ». Pour
être un enseignant, il faut avoir une certaine base c'est-à-dire des aptitudes requises ou
nécessaires en termes des qualités intellectuelles, morales et physiques pour répondre aux
besoins des élèves.

2) LES QUALITES D’UN BON ENSEIGNANT :

a) Qualités intellectuelles :
Un bon enseignant doit avoir :
- Une intelligence ouverte : un bon jugement, un bon raisonnement, un
esprit logique, une mémoire suffisante, ami de la clarté
- La connaissance de culture générale
- La connaissance des matières à enseigner et les méthodes à employer
- Connaitre la psychologie de l’enfant
- La compétence professionnelle et l’esprit de recherche
- La connaissance des textes officiels (instructions liées à l’enseignement)
etc.

b) Qualités physiques :
Un bon enseignant doit :
- Etre en bonne santé, avoir une voix forte, audible, modérée, claire
- Avoir l’endurance physique c'est-à-dire tenir débout pendant longtemps
- Avoir un bon sens de vue
- Pas des difformités physiques c'est-à-dire être handicape physique
- Pas de courte taille…
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c) Qualités morales :
Un bon enseignant doit :
- Avoir la discrétion (garder les secrets professionnels)
- Etre exemplaire c'est-à-dire avoir une bonne conduite
- Avoir le respect de l’enfant
- Avoir la fermeté, la douceur, la maitrise de soi, le dévouement
- Avoir la tolérance et le courage de se critiquer
- Avoir l’humilité pour accepter les conseils des autres et la vérité
- Avoir la conscience professionnelle…

III. LES MOYENS DE SE PERFECTIONNER :


Pour que le maître se perfectionne, il lui faut :
- Lire : ne soyons pas des pseudo –intellectuels
- Avoir des journées d’études
- Faire le recyclage pour améliorer ses compétences
- Accepter les remarques de la direction….
Remarque :
La fonction principale du maître est d’assumer les grandes responsabilités de ses élèves
par le savoir et le vouloir c'est-à-dire par la compétence et la conscience professionnelles.

Professeur Prosper Kitenge Lubangi


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CHAPITRE III : LA DISCIPLINE SCOLAIRE :


I. NOTION :
La discipline a deux sens suivants :
a) La discipline personnelle :
C’est être capable d’astreindre ou contraindre son corps, son esprit, son âme à un
règlement librement établi.
Ex : commencer à se réveiller chaque jour à 5heures du matin pour étudier

b) La discipline au sein du groupe :


C’est l’ensemble des moyens, des mesures prises, adaptées pour assurer l’ordre, la
réussite des objectifs fixés par le groupe.
Ex : respect le règlement du groupe.

II. DEFINITION DE LA DISCIPLINE SCOLAIRE :


Selon Macaire, « la discipline scolaire est l’ensemble des mesures prises, adaptées pour
assurer l’ordre, le travail et ma moralité à l’école.

III. LES BUTS DE LA DISCIPLINE :


Nous avons deux buts de la discipline suivants :
1) Le but immédiat :
- La discipline assure l’ordre, la sécurité
- Elle entretien climat favorable au travail
- Elle permet l’obéissance, la soumission aux ordres et habitue les élèves à
l’observation des règles (R.O.I)

2) Le but ultime :
- La discipline rend l’enfant heureux
- Elle assure la formation de sa personnalité (caractère)
- Elle vise le self-government (s’auto -diriger)

IV. LA NECESSITE OU AVANTAGE DE LA DISCIPLINE :


La discipline est nécessaire dans une école car elle assure le succès des études et la
formation morale des élèves.
Professeur Prosper Kitenge Lubangi
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V. LES QUALITES D’UNE BONNE DISCIPLINE :


Une bonne discipline doit être :
1) Prévoyante :
Il faut prévenir avant de punir.

2) Constante :
C'est-à-dire elle ne doit pas changée et se livrer aux caprices du maître.
3) Bienveillante :
C'est-à-dire elle doit être basée beaucoup plus aux récompenses qu’aux punitions.

4) Libérale :
Elle doit favoriser un peu la liberté.
5) Souple :
Elle doit accepter aussi des exceptions et ne doit pas être militaire.

6) Ferme et large :
Elle doit tenir à la décision (ferme) mais aussi parfois le maître peut fermer l’œil (large).

VI. LES FACTEURS DE LA DISCIPLINE :


1) Le maître :
- Le maître doit avoir une personnalité autoritaire
- Il doit aussi posséder les compétences professionnelles (connaitre
les matières à enseigner) pour maintenir la discipline.
2) Les méthodes employées :
- Un bon enseignant doit savoir utiliser les méthodes pour rendre
son enseignement actif, concret et intéressant
- Le maître peut utiliser les méthodes telles que : les méthodes
actives modernes, les méthodes passives traditionnelles.

3) Les élèves :
Les élèves dociles ou courageux, les élèves obéissants et habitués au régime
disciplinaire, et dont leur âge est mûr s’adaptent mieux à la discipline que les élèves têtus et les
récalcitrants (résistants, insolvables).
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4) La classe ou l’école :
Pour que l’école ou la classe maintienne la discipline, elle doit tenir compte de :
- L’emplacement de l’école et des élèves sur les bancs selon leur
âge...
- Des classes moins nombreuses
- La classe climatisée, bien éclairée favorise aussi le maintien de la
discipline et un travail calme.

5) L’horaire :
L’horaire donne l’ordre dans la classe en évitant le déséquilibre dû à des certaines
journées surchargées et d’autres moins chargées.

VII. LES DOCTRINES ET FONCTIONS DE LA DISCIPLINE :

A. LES DOCTRINES DE LA DISCIPLINE:


Parlant des doctrines de la discipline, nous faisons allusion aux trois systèmes de la
discipline suivants :
1) LE SYSTEME AUTORITAIRE :
a) Définition :
Le système autoritaire repose sur les contraintes, l’imposition et sur l’autorité du maître
car il supprime la liberté de l’enfant.
Remarque :
Ce système autoritaire on l’appelle aussi la discipline répressive ou la pédagogie du
pessimisme.
b) Son principe de base : « l’enfant est foncièrement mauvais ».
c) Ses critiques :
- C’est une fausse conception de la nature
- Il aboutit à un simple dressage ou domptage
- Si le maître est tyrannique (autoritaire), l’enfant le subit mais ne
se soumet pas jusqu’à ce qu’il deviendra un être révolté
- Même si le maître est bon, l’enfant n’apprend pas à se conduire
lui –même.

Professeur Prosper Kitenge Lubangi


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2) LE SYSTEME LIBERTAIRE :
a) Définition :
C’est un système basé sur le laisser –faire, le laisser –aller, le laisser –passer c'est-à-dire
l’éducateur ne peut jamais aller à l’encontre des tendances ou de la volonté de l’enfant car il
n’est pas forcé de travailler.
Remarque : les partisans de ce système sont :
- Jean Jacques Rousseau : « l’enfant est né bon mais c’est la société qui le
rend mauvais »
- Ellen Key : « sa majesté » et elle demande que « le père et la mère
courbent leurs fronts juste dans la poussière devant la souveraineté de
l’enfant ».
- Ce système libertaire on l’appelle aussi pédagogie négative, ou de
l’optimisme radical.

b) Son principe de base : « l’enfant est foncièrement bon dès la


naissance »
c) Ses critiques :
- La méconnaissance de la psychologie de l’enfant
- Il ne prépare pas l’enfant à la vie
- Il crée le désordre à l’école

3) LE SYSTEME LIBERAL OU LA PEDAGOGIE DU BON SENS:


a) Définition :
C’est un système qui est fondé sur la liberté et l’auto –éducation. Maria Montessori.
b) Son principe de base : « l’enfant n’est ni bon ni mauvais ».

B. LES FONCTIONS ESSENTIELLES DE LA DISCIPLINE:


La discipline a deux fonctions suivantes :

1) La discipline directe ou préventive :


C’est une discipline qui enseigne aux élèves la route à suivre et les obstacles à éviter.
Donc, prévenir l’enfant avant de le punir.
Ex : le respect de règlement de l’école.
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2) La discipline sanctionnelle ou répressive :


C’est une discipline qui applique le système des sanctions en cas d’infractions ou de
violation des règles et devoirs.
NB : elle est appelée aussi « discipline curative » car elle corrige les défauts des élèves.
Ex : renvoyer un élève qui injurie un enseignant.

C. LA RELATIVITE DE LA DISCIPLINE :
Il s’agit des types de discipline et de l’attitude du maître à prendre dans les différents
degrés à l’école primaire.
1) Au degré élémentaire de 6 à 7ans :
L’enfant reste dominé par l’égocentrisme car il est incapable de distinguer le bien et le
mal.
NB : attitude du maître : autoritaire. (Système autoritaire).

2) Au degré moyen de 8 à 10 ans :


L’égocentrisme de l’enfant commence à disparaître car l’enfant atteint l’âge de la
raison.
NB : attitude du maître : conseiller (système libertaire).
3) Au degré terminal de 11 à 14 ans :
L’enfant devient autonome ou indépendant car il comprend le sens de la liberté et des
responsabilités.
NB : attitude du maître : il devient le guide de l’enfant (système libéral).

VIII. LES MOYENS POUR ASSURER LA DISCIPLINE :

1) Le REGLEMENT :
a) Définition :
Le règlement scolaire est un ensemble des règles qui prescrivent (déterminent) les
lignes ou la conduite à suivre pour le bon fonctionnement de l’école.

b) L’importance du règlement :
- Le règlement constitue une source de référence
- C’est un moyen préventif par excellent
- Il maintient une discipline souhaitée par l’école.
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c) Les exigences du règlement scolaire:


- Il doit s’adapter au niveau des élèves (âge, sexe…)
- Il doit tenir compte des conditions climatiques (saison de pluie et
saison sèche)
- Il doit s’adapter aux exigences du milieu (la distance)
- Il doit tenir compte des directives ou instructions des autorités du
pays (jours fériés,..)
d) Les points importants précisés dans le règlement :
- Heure d’arrivée et d’ouverture des classes
- La ponctualité et la régularité
- La conduite, l’attitude la tenue ou uniforme des élèves, l’ordre, le
respect, la propreté de la cour, des classes et des livres…
- Application des sanctions etc.

2) LA STIMULATION :
a) Définition :
La stimulation est un moyen qui vise à encourager les élèves.
b) Les principales formes de stimulation :
La stimulation a deux formes suivantes :
- La 1ère forme : les éloges (les paroles célébrées pour louer une
personne)
- La 2ème : les récompenses (elles peuvent être morales ou
matérielles).

3) LE SELF-GOVERNMENT :
a) Définition :
C’est un système démocratique d’éducation par lequel les élèves assurent eux –même
l’organisation et la discipline au sein du groupe.

b) Le principe de base du self-government :


Le self-government est basé sur la liberté, l’autonomie et la démocratie.

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c) Les avantages du self-government :


Le self-government a pour avantages :
- Améliorer la discipline au sein du groupe
- Instaurer le sens de responsabilité et de leadership
- Epanouir la personnalité des élèves
- Développer l’esprit d’initiative.

d) Les inconvénients du self-government :


Le self-government a pour inconvénients :
- Il aboutit à l’échec si les élèves sont moins âgés
- Il y a l’instabilité du sens de responsabilité et de conscience de la
part des élèves etc.
e) Les conditions du self-government :
- Il faut les éducateurs de qualités (psychopédagogues) pour
instruire ce système
- Il faut un milieu favorable pour exercer ce système (internat)
- Il faut que les élèves aient une éducation de base (éducation
familiale).

4) L’EMULATION :

a) Définition :
L’émulation est un sentiment qui pousse à mieux faire, à se surpasser soi –même et les
autres.
b) Les sortes d’émulation :
 L’émulation personnelle ou auto –émulation :
C’est une émulation qui pousse l’individu à prendre conscience de son état c'est-à-dire
de son intelligence pour fournir son effort personnel.
NB : sa formule est « je veux mieux faire que je n’ai fait ».

 L’émulation collective ou sociale :


C’est une émulation qui amène l’individu à se comparer avec les autres. Se comparer
c’est créer un esprit de compétition.
NB : sa formule est « je veux réussir aussi mieux que mes camarades ».
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c) Les avantages d’émulation :


- C’est un stimulant au devoir
- Elle multiplie les efforts et donne des bons résultats
- Elle permet de compter sur soi –même c'est-à-dire sur son effort
- Elle permet aussi aux paresseux et aux faibles d’être attentifs
pour résister à la honte.

d) Les inconvénients d’émulation :


- Elle entraine la jalousie, la honte, la rivalité, la rancune, la
méfiance
- Elle développe les conflits, le suicide, les maladies mentales
- Elle fait recours aux fétiches et à la sorcellerie etc.

e) Les conditions de succès :


- Il faut bien employer l’émulation collective pour faire participer
tout le monde
- Il faut aussi bien développer l’auto –émulation en suscitant
l’effort personnel.

5) LES SANCTIONS :
a) Définition :
C’est une action d’approuver (d’accorder) certaines attitudes en vue de prendre les
mesures nécessaires.

b) Les buts des sanctions :


Les sanctions ont pour buts :
- D’aider les élèves à se rendre compte qu’ils ont mal agit
- De renoncer à répéter la faute pour laquelle qu’ils ont été punis.

c) Les sortes des sanctions :


 Les sanctions positives ou les récompenses :
La sanction positive ou récompense constitue un stimulant ou un encouragement au
travail.
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Remarque :
- Les sanctions positives ont pour but de valoriser certaines attitudes
(comportements) pour instaurer une discipline basée sur des exemples positifs
- La meilleure récompense doit être la « satisfaction d’avoir bien accompli son
devoir, d’avoir bien agit et bien fait son travail » d’après Ribaudet.
- Toutes les récompenses sont d’ordre moral (éloge, appréciation, félicitations) et
d’ordre matériel (cadeau).

 Les sanctions négatives ou les punitions :


Une punition est un remède pour guérir. La punition a pour but de porter correction à la
faute commise par l’enfant.
Remarque :
- La punition a pour inconvénient de rendre l’enfant traumatisé (frustré ou
choqué) et têtu
- Les châtiments corporels et les punitions collectives sont interdits.

d) Les qualités d’une sanction efficace :

 Juste :
Qui intervient à la faute commise.

 Pas une surprise :


Il faut prévenir l’enfant avant de le punir. D’où, Tenneberg a dit : « prévenons l’enfant
de ce qui lui attend ».

 Sensible :
La punition aura des effets différents à un orgueilleux et à un timide
 Calme :
Ne pas punir l’enfant sous l’effet de la colère.

 Proportionnelle à la faute commise :


Une même punition ne convient pas pour toutes les fautes commises.

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6) LA SURVEILLANCE :
a) Définition :
La surveillance est une disposition prise qui permet à l’élève d’être toujours à l’éveil de
l’observation du règlement.
NB : le rôle du surveillant est de remettre l’élève sur la bonne voie pour se conformer au
règlement.

b) Les buts ou importance de la surveillance :


- Ecarter les élèves de tout danger moral et physique
- Prévenir les manquements (les désobéissances) à la discipline.

c) Les qualités d’une bonne surveillance :


 Clairvoyante :
Le surveillant doit avoir un bon œil rien ne peut lui échapper
 Prévoyante :
Il faut éloigner l’élève des toutes les causes d’infraction c'est-à-dire lui prévenir avant
 Ferme :
Un bon surveillant tient toujours à sa décision c'est-à-dire il doit être intraitable quand y
a une faute commise
 Large :
Le surveillant peut parfois fermer l’œil pas être trop sévère c'est-à-dire être un peu
tolérant
 Calme :
Le surveillant doit agir dans le calme pas sous la colère.

d) Les moments de la surveillance :


 En classe :
Le maître doit se mettre à l’estrade pour bien observer les élèves qui dorment et
dérangent pendant la leçon
 Pendant la recréation :
Le maître doit surveiller les élèves pour les éviter aux jeux dangereux.
Remarque:
La recréation est le moment important de la surveillance car elle permet au maître
d’observer les élèves turbulents, agressifs, brutaux et timides.
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IX. LES AGENTS DE LA DISCIPLINE :

1) Le maître :
Le maître est le bras droit du chef d’établissement car il le soutient en maintenant la
discipline.
2) Le directeur :
Il a pour rôle de préparer, d’organiser et de coordonner les programmes
d’enseignement.

3) L’inspecteur :
Il contrôle et examine le travail des enseignants et les résultats obtenus dans
l’application du programme d’enseignement.

4) L’élève :
L’élève doit s’auto –discipliner et comprendre le bien fondé de la discipline car il est lui
–même au centre de tout ou de sa formation.

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CHAPITRE IV : L’ORGANISATION SCOLAIRE :


I. DEFINITION :
Une école est une institution éducative où l’on donne les connaissances intellectuelles en
vue de préparer les élèves à la vie active ou professionnelle.

II. LES TYPES D’ORGANISATION SCOLAIRE :


A. ORGANISATION MATERIELLE DE L’ECOLE :
Dans l’organisation matérielle de l’école, nous avons :

1) LES IMMOBILIERS SCOLAIRES :


Parmi les immobiliers scolaires, nous avons :

a) Le bâtiment :
Le bâtiment qu’abrite l’école doit être confortable et bien entretenu. Le bâtiment
scolaire est constitué :
- Des salles des classes et salle de gymnastique
- De la direction, des installations sanitaires et hygiéniques
- D’un atelier, d’un internat
- D’une salle d’études et d’informatique
- D’un préau et d’un magasin scolaire
Remarque :
- Le bâtiment scolaire doit être orienté de l’Est à l’Ouest et les fenêtres du
Nord au Sud.
- Chaque élève doit avoir un espace de vie dans la classe
- Une classe aura 8m de longueur, 6m de largeur et 4m de l’hauteur.

EXERCICIE
1) Une classe de 38 élèves dont la longueur est de 7m, la largeur est de 6m et 4m de
l’hauteur. calculez l’espace ou la surface de volume réservé par chaque élève.
Données Inconnues Formules
U . SxLxl
L= 7m S (E) = ? S(E) =
NEs
l = 6m V= ?
U .VxLxlxH
H =4m V=
NEs
32

NEs =38
Résolution:
2 2
1m x 7 x 6 42 m
a) S (E) = = = 1,1m²
38 38
3 3
1m x 7 x 6 x 4 1m 168
b) V =
38
= 38
=4,4m3
D’où: S = 1,1m² et V= 4,4m
b) Les laboratoires :
- Le laboratoire scientifique : il comprend les microscopes, les loupes, le
produit minéral et chimique …
- Le laboratoire pédagogique : il contient : les disques, les photographies,
les magnétophones, les enregistreurs…
c) La salle de matériel didactique : on y trouve :
- Les cartes géographiques
- Les planches ou plantes
- Le globe terrestre
- Les armoiries, la boussole
- Les squelettes d’animaux
- Les objets géométriques…
d) La bibliothèque :
C’est un endroit où nous trouvons une énorme conservation des manuels scolaires
disposés pour les connaissances des élèves et des enseignants.

e) Le musée scolaire :
C’est un endroit où l’on collectionne ou rassemble des objets différents destinés à
l’illustration et la concrétisation des leçons.
f) Les fournitures scolaires :
- Les manuels scolaires, les bics, la gomme, le crayon
- La latte, le compas, les crayons de couleur…
g) Le matériel de bureau :
- L’ordinateur, la photocopieuse,
- L’agrafeuse, les ciseaux…
h) Le matériel d’entretien :
- Les seaux, les balais, les brosses, les marteaux
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- Les scies, les frotteurs, les torchons, les savons…


2) LES MOBILIERS SCOLAIRES :
- Les bancs, les tables pour les élèves, une chaise et une table pour le
maître
- Un tableau, une armoire ou une étagère…
NB : pour le bureau du directeur :
- Un tableau, une armoire, une table de bureau, une chaise, un classeur…

B. L’ORGANISATION ADMINISTRATIVE ET HIERARCHIQUE :


La hiérarchisation du personnel enseignant de l’école, se présente de la manière suivante :

1) LE CHEF D’ETABLISSEMENT :
Le chef d’établissement supervise et coordonne toutes les activités administratives,
pédagogiques et assure la gestion matérielle et financière de son école. Voici ses tâches :
- Repartir équitablement les tâches et les responsabilités entre les enseignants
(attribution des classes)
- Organiser l’emploi du temps conformément au calendrier scolaire en vue
d’éviter les pertes de temps et le retard dans l’exécution du programme de
l’année
- Etablir un calendrier propre de l’école compte tenu des activités de celle –ci
- Etablir son plan d’action c'est-à-dire tenir un agenda personnel qui lui permettra
de planifier son travail et les tâches à exécuter
- Gérer convenablement son personnel : recrutement, ponctualité, régularité,
adresser les notes de service, établir les bulletins, maintenir la discipline (ROI)
- Diriger les réunions pédagogiques et administratives (l’enseignement et le
respect des instructions officielles)
- Rédiger et expédier les rapports et les palmarès scolaires
- Organiser le contact et la collaboration avec les parents
- Assurer la gestion financière de l’école.

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2) LE CORPS ENSEIGNANT :
La fonction du corps enseignant est essentiellement pédagogique et socio –psychologique.
a) Sur le plan pédagogique :
L’enseignant est un dispensateur ou émetteur des enseignements c'est-à-dire concevoir
les matières, préparer les leçons, organiser le matériel didactique et maintenir la discipline.
b) Socio –psychologique :
L’enseignant intervient pour débloquer ou résoudre les situations chaque fois que les
élèves sont dans des conditions difficiles d’acquérir les connaissances c'est-à-dire les motiver
ou stimuler à apprendre.

3) LES ELEVES :
L’activité principale des élèves est de collaborer avec l’enseignant dans l’élaboration
des connaissances. La tâche majeure des élèves est de s’appliquer, d’étudier et de faire les
devoirs scolaires car ils sont les responsables de leur propre formation.

C. ORGANISATION PEDAGOGIQUE :

1) LES DOCUMENTS TENUS PAR LE DIRECTEUR :


Pour bien assurer ses fonctions, le directeur doit tenir les documents ci –après :
 Le registre des fournitures :
Dans ce registre, le chef d’établissement indiquera :
- La liste des fournitures (trouvée et reçue au cours de l’année)
- La liste des fournitures qu’il a distribué au cours de l’année et celle qui
reste en stock
- Il doit tracer les listes et tenir à jour tous les objets et noter les entrées et
les sorties.

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 L’inventaire du mobilier :
Le chef d’établissement doit y noter la liste du matériel scolaire en usage ou reçu au
cours de l’année scolaire.

 Le dossier du personnel : ce dossier comprend :


- Un certificat d’aptitude physique
- Une photocopie de diplôme, de brevet et de certificat
- Les attestations de services rendus
- Le cas d’un marié : un extrait d’acte du mariage et de naissance de
chaque enfant
- Une attestation de bonne vie et mœurs etc.

 Le registre matricule de l’élève:


- Nom et post –nom de l’élève
- Son origine, date et lieu de naissance
- Noms des parents, leurs fonctions et adresse à domicile
- Nom de l’école de provenance.

 Le fichier scolaire :
Le fichier scolaire contient les fiches pour chaque élève. Cette fiche jour un rôle
pédagogique et éducatif car elle fournit des renseignements sur la valeur :
- Intellectuelle (résultats scolaires, redoublement de classe)
- Morale (conduite, relation avec ses collègues)
- Sur l’état de santé en générale (aptitude physique).

 Le cahier des réunions pédagogiques :


Les problèmes traités dans des réunions seront d’ordre :
- Pédagogique : (méthodes, tenues des documents pédagogiques, les
remarques sur les leçons transmises pendant les visites des classes)
- Educatif : (conduite, discipline)
- Psychologique : (les causes des échecs, des conflits professionnels)
- Et autres sujets et actualité c'est-à-dire les instructions scolaires,
circulaires).
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 Le carnet des visites des classes :
Le chef d’établissement fera périodiquement les visites des classes surtout pour les
débutants. Le chef portera son attention sur les étapes de la leçon, sur le rapport entre l’objectif
opérationnel et le contenu de la matière, sur les méthodes et procédés employés, sur la tenue
des documents pédagogiques et la maitrise de la classe (discipline).

 L’indicateur des correspondances :


Les lettres sont classées selon l’ordre d’entrée dans une farde à part et celles de sortie
dans une autre farde.

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