Maladie de Darier
Maladie de Darier
Maladie de Darier
JL Estival
MC Marcilly
P Combemale Résumé. – La maladie de Darier est une génodermatose rare transmise en dominance autosomique, de
pénétrance plus ou moins complète et d’expressivité variable au sein de chaque génération. Elle associe des
lésions papulokératosiques principalement folliculaires, prédominant sur les zones séborrhéiques, et une
atteinte acrale particulière avec des lésions unguéales très évocatrices. Ce trouble de la kératinisation est
histologiquement caractérisé par une acantholyse suprabasale et une dyskératose particulière, avec
formation de corps ronds et de grains. L’évolution est chronique, marquée par la survenue de surinfections
bactériennes ou virales. Les poussées s’observent pendant la saison chaude et sont déclenchées par la
chaleur, l’exposition solaire et la sudation. Des rémissions sont cependant possibles. Les rétinoïdes de
synthèse constituent le traitement de référence, mais leur tolérance en limite l’utilisation. Les formes
localisées ou peu sévères font appel à un traitement local néanmoins sans influence sur le cours de la maladie.
La connaissance de cette maladie a connu des avancées importantes ces dernières années, avec la
localisation du gène responsable sur le bras long du chromosome 12. Plus récemment, l’identification du gène
ATP2A2 codant pour une pompe à calcium (SERCA2) a permis de proposer un modèle étiopathogénique sur la
base d’anomalies du signal calcique. Ces variations de concentration intracellulaire de calcium
interviendraient de manière directe ou non dans l’organisation de la plaque desmosomale, et seraient
responsables de l’acantholyse.
© 2002 Editions Scientifiques et Médicales Elsevier SAS. Tous droits réservés.
Mots-clés : maladie de Darier, génodermatose, gène ATP2A2, pompe à calcium SERCA2, dyskératose
acantholytique, formes segmentaires, rétinoïdes.
Toute référence à cet article doit porter la mention : Estival JL, Marcilly MC et Combemale P. Maladie de Darier. Encycl Méd Chir (Editions Scientifiques et Médicales Elsevier SAS, Paris, tous droits réservés), Dermatologie,
98-204-A-10, 2002, 10 p.
98-204-A-10 Maladie de Darier Dermatologie
1 Papules kératosiques
des faces latérales du cou et
de la région médiothoraci-
que.
4 Papules kératosiques et
érosives des régions ré-
troauriculaires (collection
du professeur Bernard, hô-
pital Robert Debré, Reims).
2 Atteinte de la région
médiodorsale.
2
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FORMES CLINIQUES
Toutes les formes cliniques peuvent s’observer, l’expression
phénotypique est variable, allant de l’atteinte isolée des ongles à la
forme floride de la maladie. Schématiquement, les lésions sont
discrètes dans 26 % des cas, modérées dans 65 % des cas et sévères
dans 9 % des cas [12].
¶ Formes topographiques
En dehors de la forme acrale, certaines localisations donnent un
aspect plus particulier.
Muqueuses
L’atteinte des muqueuses est présente dans 13 à 50 % des cas. Toutes
les muqueuses malpighiennes peuvent être touchées : buccales,
pharyngées, laryngées, œsophagiennes, bronchiques, anogénitales et
rectales [87, 90]. L’atteinte buccale est la plus fréquente, prédominant
7 Dépressions punctiformes palmaires (pits). sur les gencives, la face interne des joues, le palais membraneux
plus que le palais osseux [98]. Il s’agit d’efflorescences blanchâtres
Trois localisations sont évocatrices : punctiformes ou lenticulaires, mais parfois maculopapuleuses
– sur le dos des mains et plus rarement des pieds, on observe des érythémateuses et ombiliquées [98]. Elles sont tantôt isolées, tantôt
lésions papuleuses, gris jaunâtre ou de la couleur de la peau coalescentes en nappes d’aspect pavimenteux [9]. La langue peut être
normale, parfois kératosiques comparables à des verrues planes villeuse ou fissurée ou blanche parsemée de points rouges. L’atteinte
(fig 6). Ces papules kératosiques (48 %) peuvent évoquer également peut se localiser également au niveau des glandes et des canaux
une épidermodysplasie verruciforme de Lewandowsky et Lutz, un salivaires, responsables d’une hypersialorrhée ou d’une xérostomie,
syndrome de Cowden ou, le plus souvent, une acrokératose et parfois de lithiase sous-maxillaire ou parotidienne (8 %) [12]. La
verruciforme de Hopf [33]. Dans ce dernier cas, l’histologie rectifie le localisation aux muqueuses anogénitales est exceptionnelle, sous
diagnostic en ne retrouvant ni dyskératose ni acantholyse, mais une forme de papules rosées molles.
hyperkératose orthokératosique circonscrite en « clocher d’église » [5].
Ces lésions sont asymptomatiques, rarement prurigineuses et plus Cuir chevelu
exceptionnellement douloureuses. Il ne semble pas exister L’atteinte est fréquente (69 %), et se caractérise par des placards
d’aggravation au soleil [77] ; squamocroûteux d’où émergent des cheveux intacts en bouquets ou
– sur les paumes et les plantes, il existe très souvent de minuscules en poils de brosse. Elle peut se limiter à de simples petites élevures
puits (pits) (fig 7) avec aspect d’hyperkératose ponctuée (84 %) ; cornées spinulosiques, ou au contraire être très étendue à surface
vermoulue et plus rarement cérébriforme. L’alopécie reste
– sur les ongles (92 %), l’atteinte est caractéristique, réalisant une exceptionnelle et doit faire rechercher une surinfection
alternance de bandes longitudinales rouges sombres et blanches de bactérienne [15].
la lunule jusqu’au bord libre de l’ongle (fig 8). Les ongles sont
fragiles, ont un aspect strié (onychorrexhie) et présentent une ¶ Formes atypiques
encoche distale en V (onychoschizie) ainsi qu’une hyperkératose
sous-unguéale cunéiforme occasionnant une gêne à l’habillage. Plus Des formes inhabituelles de la maladie ont été rapportées de
rarement, il a été décrit des hyperkératoses périunguéales, voire des manière anecdotique dans la littérature :
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– les formes débutantes, parfois trompeuses, sont marquées par une zoniforme. Ces formes segmentaires sont rares, et représentent
simple modification de couleur et de texture de la peau qui apparaît environ 10 % des formes de la maladie [84]. L’âge de survenue est
sale et rugueuse, par de petites élevures lichénoïdes peu plus tardif, aux environs de 30-40 ans, sans prédominance de
kératosiques ou à type de verrues planes [21] ; sexe [66]. L’atteinte cutanée est de sévérité variable, et se traduit par
des lésions papulokératosiques unilatérales blaschkolinéaires [88]
– les formes vésiculobulleuses, voire pustulobulleuses sont rares ; les (fig 9, 10). Cependant, dans certains cas, il existe une atteinte
bulles de petites tailles surviennent le plus souvent sur certaines unguéale, des pits palmoplantaires, des lésions papuleuses du dos
plaques, mais peuvent se localiser en peau saine [93]. Ces lésions des mains, voire une atteinte des muqueuses confortant son
bulleuses sont parfois prédominantes, et leur rupture réalise des rattachement à la maladie de Darier [14, 49]. Ces lésions sont parfois
placards érodés suintants, croûteux à bordure circinée. Elles aggravées par les ultraviolets B (UVB) ou la chaleur [62, 73]. Cette
prédominent sur le cou et les grands plis, pouvant simuler une forme systématisée linéaire est appelée par Happle forme
maladie de Hailey-Hailey. Les immunofluorescences directe et segmentaire de type 1 [45]. Elle s’expliquerait par une mutation
indirecte sont négatives, et ces bulles sont l’expression majeure des postzygotique survenant précocement lors de l’embryogenèse
fentes acantholytiques. La macération, l’exposition solaire, la prise (tableau I). La mutation postzygotique n’est pas transmissible, sauf
de rétinoïdes, un geste chirurgical sont des facteurs aggravants. s’il s’associe un mosaïcisme germinal [14, 99]. Mais à ce jour, il n’existe
L’important est d’éliminer avant tout une surinfection virale, pas d’observation de descendant de patient atteint de forme
notamment herpétique [70]. segmentaire ayant une forme classique de maladie de Darier. De
– les formes dyschromiques affectent principalement les manière anecdotique, on a rapporté l’association à une agénésie
mélanodermes [ 7 ] . Associées à une atteinte classique, ces rénale controlatérale [18] et à un syndrome de Gardner [78]. Plus
maculopapules leucodermiques, hypopigmentées, prédominent au intrigant sur le plan clinique sont cinq cas de maladie de Darier
niveau du tronc et à la racine des membres chez l’enfant ou associant des lésions diffuses avec des zones de renforcement
l’adolescent. Initialement considérées comme un phénomène segmentaire [45]. Cette forme trouve son explication dans la théorie
postinflammatoire, ces lésions sont en fait des formes frustes, du mosaïcisme qu’Happle individualise sous le nom de forme
précoces de la maladie, comme le confirme l’histologie avec segmentaire de type 2 (fig 11).
acantholyse dans les zones d’hypomélanose [72, 79] ; Le principal diagnostic différentiel, mais qui pose un problème
– les formes hyperkératosiques sous forme de plaques verruqueuses, nosologique, est le nævus acantholytique et dyskératosique à
exophytiques siègent sur les faces d’extension des membres dans disposition linéaire, dont l’aspect clinique et histologique est
cinq observations [50]. L’atteinte isolée des mamelons et de la région identique à la maladie de Darier segmentaire [12]. Happle a été le
aréolaire est également possible [28] ; premier à suggérer que cet hamartome serait une forme segmentaire
de la maladie de Darier. Cette hypothèse a été confortée par la
– les formes hypertrophiques malodorantes s’observent avant tout découverte de la mutation du gène ATP2A2 dans les nævus
dans les grands plis et sont favorisées par la macération [12] ; acantholytique et dyskératosique blaschkolinéaires. La mutation n’a
– les formes comédoniennes, essentiellement localisées à la face et sur été détectée qu’en peau lésée. Elle est absente en peau saine et dans
le cuir chevelu, s’associent à des pits palmaires et à une les leucocytes circulants [84]. Aussi, cette découverte confirmerait que
onychopathie [23]. Les lésions ne sont pas aggravées par l’exposition le nævus acantholytique dyskératosique ne serait qu’une forme
solaire, et siègent également en zone non photoexposée. Elles sont à localisée segmentaire de la maladie de Darier [37, 66].
différencier d’une dyskératose acantholytique comédonienne [65].
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13 Aspect histologique
d’une lésion de maladie de
Darier : kératinocytes à cy-
toplasme dense éosinophile
et noyaux pycnotiques en-
tourés d’un halo clair, pré-
sence de nombreux corps
ronds dans le corps mu-
queux et fente acantholyti-
que suprabasale (collection
du docteur Kanitakis, hôpi-
tal Édouard Herriot, Lyon).
*
A
5
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Évolution
Dans la majorité des cas, l’évolution est chronique, alternant des
périodes de stabilisation et des poussées spontanées ou provoquées.
Cependant dans deux cas sur trois, la maladie s’améliore avec l’âge
14 Aspect ultrastructural : densification périnucléaire des tonofilaments (T) dans les ou demeure stationnaire ; à l’inverse, on assiste plus rarement à une
kératinocytes basaux en périphérie d’une fente acantholytique suprabasale (F). D : aggravation progressive des lésions, mais le pronostic vital reste
derme papillaire (collection du docteur Kanitakis, hôpital Édouard Herriot, Lyon).
favorable. Différents facteurs peuvent favoriser les poussées.
6
Dermatologie Maladie de Darier 98-204-A-10
Chez l’adolescent, les formes modérées sont parfois confondues avec CHROMOSOME
une acné ou une dermite séborrhéique, mais les principaux
Au cours de la dernière décennie, le gène responsable a été localisé
diagnostics différentiels sont la maladie de Hailey-Hailey, la maladie
sur le chromosome 12 en position q 23-24,1 sans évidence pour une
de Grover et, à un moindre degré, la maladie de Galli-Galli.
hétérogénéité de ce locus [19].
7
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la maladie, sauf pour certaines formes cutanées atypiques supplémentaire [62]. Le tazarotène gel à 0,05 % (Zoract) associé à un
notamment hémorragiques, qui seraient associées aux mutations corticoïde topique améliorait les lésions en 6 semaines [13]. Des
faux-sens [83]. Dans ce cas, les mutations seraient responsables, au résultats identiques sans dermocorticoïdes étaient obtenus à la
sein des cellules endothéliales, de l’interruption de la fonction de concentration de 0,01 % [68]. L’adapalène gel à 0,1 % (Differinet)
SERCA2, et/ou de la synthèse de protéines mutantes ayant une utilisé de façon ponctuelle a donné de bons résultats [16, 27]. Les
action vasculaire [81]. émollients améliorent la tolérance cutanée des rétinoïdes qui sont
déconseillés pendant la grossesse [9].
GÉNÉTIQUE ET FORMES PSYCHIATRIQUES Le 5-fluoro-uracile à 1 % (Efudixt) a été efficace chez deux patients
sous rétinoïdes oraux. La guérison des lésions était obtenue en
Pour les formes psychiatriques ou neuropsychiatriques, certains
15 jours avec maintien à 6 mois. La résorption cutanée est faible
suspectent des mutations faux-sens surtout localisées sur la région
(6 %) sans effet systémique notable [51].
3’ du gène, mais cela est très contesté [47]. Jacobsen, notamment, ne
retient pas le gène de la maladie de Darier comme un gène de Les essais sont contradictoires avec le calcipotriol (Daivonext),
susceptibilité de la maladie bipolaire [46]. efficace pour certains [91], très irritant pour d’autres [53]. Tous ces
résultats méritent en fait d’être confirmés sur des séries
contrôlées.
APPROCHE PHYSIOPATHOLOGIQUE : RELATION ENTRE
PROTÉINE ANORMALE ET PHÉNOTYPE CUTANÉ
Les observations réalisées lors d’études immuno-histochimiques et TRAITEMENTS GÉNÉRAUX
en microscopie électronique montrent que des anomalies qualitatives La vitamine A seule (50 000 UI/j) ou en association aux traitements
ou structurales des protéines desmosomales seraient impliquées locaux, a longtemps été le seul traitement proposé et d’efficacité
dans les phénomènes d’acantholyse et les anomalies de la variable, mais elle exposait aux risques d’hypervitaminose A [97].
kératinisation. L’identification récente du gène ATP2A2 suggère la
Les rétinoïdes constituent le traitement de référence. Ils régulent la
participation du signal calcique dans les mécanismes d’adhésion
prolifération cellulaire, favorisent la différenciation épidermique et
kératinocytaire et dans la formation des desmosomes. In vitro, les
modulent l’expression des gènes kératinocytaires. L’acitrétine
cellules épithéliales cultivées en présence d’anticorps inhibiteurs
(Soriatanet) est prescrit à la dose initiale de 0,25 à 0,5 mg/kg/j.
sélectifs des pompes à calcium ont des anomalies d’adhésion
L’isotrétinoïne (Roaccutanet) utilisée à la dose de 0,5 à 1 mg/kg/j
cellulaire. Plus précisément, on a pu mettre en évidence un retard
est moins contraignante chez la femme en période d’activité
du transport des desmoplakines vers la membrane cytoplasmique,
génitale [9] . Ces deux molécules semblent avoir une efficacité
et une altération des fonctions de régulation de phosphorylation ou
comparable, mais il n’existe actuellement pas d’étude comparative.
de déphosphorylation de la desmoplakine [ 2 6 ] . Des travaux
Le bénéfice est maximal au bout de 2 à 3 mois, mais la fréquence
confirment le rôle du signal calcique dans la sélection des
composants de la plaque desmosomale, dans l’assemblage des des effets secondaires, souvent dose-dépendante, peut être un
protéines ou dans l’ancrage des tonofilaments [3]. facteur limitant [77]. Ainsi, à moyen terme seulement, 60 % des
patients poursuivent leur traitement [9]. Le but est donc d’obtenir une
dose minimale efficace, généralement comprise entre 10 et 25 mg
d’acitrétine. Les traitements séquentiels améliorent particulièrement
Traitement la tolérance pendant la période estivale. L’étrétinate a été proposé
en cas d’échec de l’acitrétine [6] mais il n’est plus disponible en
Il n’existe actuellement pas de traitement curatif. Les mesures, France.
uniquement suspensives, visent à améliorer la tolérance La ciclosporine (3 à 5 mg/kg/j) a des résultats contradictoires [54, 59, 89]
fonctionnelle tout en favorisant l’insertion socioprofessionnelle dans et, malheureusement, ces traitements sont uniquement suspensifs.
les formes graves. Des recommandations simples comme l’éviction
solaire ou la photoprotection, le port de vêtements amples, doux en L’efficacité des acides gras essentiels mérite d’être confirmée [25].
coton, l’usage de crèmes émollientes, la lutte contre la transpiration
ont une action préventive contre les poussées. L’utilisation de faux TRAITEMENTS CHIRURGICAUX
ongles limite la gêne à l’habillage [12]. Le patient doit bénéficier d’une
information claire sur l’évolution et les complications possibles de Ce sont les seuls traitements radicaux qui exposent cependant au
sa maladie. Un conseil génétique peut être utile dans certains cas, risque de Koebner ou de récidive à plus long terme.
afin d’évaluer le risque de transmission. L’exérèse chirurgicale avec suture directe ou greffe de peau mince est
possible dans les formes limitées.
TRAITEMENTS LOCAUX La dermabrasion est efficace dans les lésions hypertrophiques des
plis ; en région thoracique, elle expose au risque de chéloïde [103].
¶ Traitements symptomatiques La vaporisation au laser CO2 entraîne une cicatrisation lente [61] ; le
laser Erbium-YAG, moins traumatisant, est indiqué dans le traitement
Les crèmes émollientes plus ou moins kératolytiques (urée, acide
des lésions récalcitrantes [1].
lactique) améliorent la trophicité cutanée et soulagent le prurit.
Les antibiotiques topiques peuvent lutter ponctuellement contre les
surinfections. INDICATIONS
Les corticoïdes locaux, utilisés sur de courtes durées, peuvent Dans les formes modérées, seuls les traitements locaux (émollients,
contrôler une eczématisation. kératolytiques, antibiotiques, voire rétinoïdes topiques) sont utilisés.
Dans les formes étendues ou sévères, le traitement repose sur les
¶ Traitements spécifiques rétinoïdes de synthèse, essentiellement l’acitrétine. Leur utilisation
Les rétinoïdes topiques : l’isotrétinoïne gel à la concentration de 0,05 % est difficile en cas de lésions érosives ou bulleuses, car ils peuvent
a été efficace en 3 mois en application biquotidienne, au prix d’une accroître la fragilité cutanée.
irritation locale parfois importante [11, 62] . Des concentrations Les formes hypertrophiques des plis répondent mal aux rétinoïdes et
supérieures à 0,1 % sont mal tolérées et sans bénéfice la chirurgie peut être nécessaire [9].
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Dermatologie Maladie de Darier 98-204-A-10
Glossaire
• Épissage : en génétique, opération qui contribue à la maturation des acides ribonucléiques (ARN) messagers. Elle comprend l’excision des
introns et la jonction des parties codantes ou exons pour établir la continuité du message.
• Exons : dans les gènes, il s’agit de parties de l’acide désoxyribonucléique (ADN) qui codent pour un ou des fragments du message, ce qui
les oppose aux introns, fractions d’ADN non codante.
• Haplo-insuffisance : synthèse en quantité insuffisante d’une protéine par la cellule.
• Mosaïque : présence, chez un même individu, de plusieurs populations cellulaires différentes, à la suite d’une anomalie survenue soit
après la fécondation dans les premiers stades de division mitotique du zygote, soit au cours de la fécondation par digynie ou diandrie.
• Mutation faux-sens : remplacement d’un acide aminé par un autre dans le produit du gène.
• Mutation non-sens : remplacement d’un codon d’acide aminé par un codon stop.
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