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Ds1 Enoncé Corrigé Bareme LM6E MPSI 24 25

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Devoir surveillé n◦ 1-MPSI -LM6E BENGURIR

Vendredi 27 septembre 2024. Durée : 2 heures

≻ La durée du devoir est de deux heures, les calculatrices sont interdites.


≻ Le sujet est rédigé sur 2 pages, et est constitué de 2 exercices et d’un problème.
≻ N’oubliez pas :
– d’écrire votre nom et de numéroter vos copies ;
– d’encadrer ou de souligner les résultats à la fin de chaque question ;
– que vous avez le droit d’admettre le résultat d’une question pour passer à la suivante à condition de
rappeler avec précision les références des questions abordées.
– d’accorder du soin à la présentation, et à votre rédaction (phrases, quantificateurs, liens logiques).

Bonne chance

Exercice 1(9 points)


z−2i
On considère dans cet exercice l’application définie sur C\{−2} par f (z) = z+2 .
1. (1 point) Montrer que f est une bijection de C\{−2} vers un ensemble à déterminer, et donner une
expression de sa réciproque f −1 (un seul calcul nécessaire !).
2. (1 point) Résoudre l’équation f (z) = z2 .
3. (1 point) Déterminer l’ensemble des nombres complexes z pour lesquelles f (z) ∈ R (on en donnera
une description géométrique simple assortie d’une figure).
4. (1 point) Déterminer l’ensemble des nombres complexes z pour lesquelles f (z) ∈ iR (on en donnera
une description géométrique simple assortie d’une figure).
5. (1 point+1 point) Déterminer l’ensemble des nombres complexes z pour lesquelles f (z) ∈ U (on en
donnera une description géométrique simple assortie d’une figure). Un bonus sera accordé aux élèves
traitant cette question de deux façons différentes : par le calcul, et par un raisonnement géométrique.
6. On note C le cercle constitué par les nombres complexes de module 2, en excluant z = −2. On souhaite
calculer f (C).
3π sin( θ − π )
(a) (1 point) En posant z = 2eiθ , prouver que f (z) = ei 4 × cos2 θ 4 (la factorisation par l’angle
(2)
moitié est votre amie).
(b) (1 point) En déduire que f (z) appartient à une droite très simple.
(c) (1 point) Réciproquement, montrer que tout point de cette droite est l’image par f d’un élément
de C (on pourra calculer l’image par f −1 d’un point de cette droite).

Exercice 2(4 points)


Dans le plan complexe, on considère les trois points A0 , A1 et A2 d’affixes respectives z0 = 5−4i, z1 = −1−4i
et z2 = −4 − i.
1. (1 point)Déterminer l’expression complexe de l’unique similitude directe s vérifiant s (A0 ) = A1 et
s (A1 ) = A2 .
2. (1 point) Préciser le rapport, l’angle et l’affixe ω du centre Ω de cette similitude (on doit normalement
obtenir un angle remarquable).
3. (1 point+1 point) On considère un point M d’affixe z et son image M ′ = s(M ) d’affixe z ′ . Vérifier
que ω − z ′ = i (z − z ′ ). En déduire la nature du triangle ΩM M ′ .

1
Problème : étude sommaire de l’ensemble des quaternions.(29
points)
On va étudier dans ce problème l’ensemble H = C × C muni des deux lois suivantes (un élément h ∈ H est
décrit comme un couple de nombres complexes (z1 , z2 )) :
— (z1 , z2 ) + (z1′ , z2′ ) = 
(z1 + z1′ , z2 + z2′ ) 
— (z1 , z2 ) × (z1′ , z2′ ) = z1 z1′ − z2 z2′ , z1 z2′ + z2 z1′
Un élément h = (z1 , z2 ) ∈ H est appelé quaternion. Le quaternion h est réel si Im (z1 ) = 0 et z2 = 0 (la
partie réelle de z2 est donc nécessairement nulle). Dans ce cas, h = (x, 0) avec x ∈ R, et on notera plus
simplement h = x (autrement dit, on identifie l’ensemble des réels à un sous-ensemble de H, comme on le
fait pour C).

I. Un peu d’algèbre.
1. (0.5 × 4 points) Calculer à l’aide de ces définitions la somme et les produits de h = (1 + i, 2 − i) et
de h′ = (i, 3 − i).
2. (1 point) Montrer que (H, +, ×) est un anneau non commutatif.
3. (1 point) Montrer que les réels (définis dans l’introduction du problème) commutent avec tous les
quaternions.
4. On note i = (i, 0) (ce qui revient à identifier les nombres complexes à la première ≪coordonnée≫ du
couple formant la définition des quaternions), j = (0, 1) et k = (0, i).
(a) (1 point) Montrer que tout élément h ∈ H peut s’écrire sous la forme a + bi + cj + dk, avec
(a, b, c, d) ∈ R4 .
(b) (0.25 × 9 points) Calculer tous les produits suivants (on pourra présenter les résultats sous forme
de tableau, sans justification) : i2 , j 2 , k 2 , ij, ik, ji, jk, ki et kj.
(c) (1 point) En déduire une expression explicite (mais moche) du produit (a + bi + cj +
dk) (a′ + b′ i + c′ j + d′ k).
(d) (1 point) Donner au moins deux solutions dans H de l’équation h2 = −1 autres que i, j et k.
(e) (1 point) Montrer que les seuls quaternions qui commutent avec tous les autres sont les réels.
(f) (1 point) Soit h = a + bi + cj + dk ∈ H, calculer h + ihi + jhj + khk.
5. Si h = a + bi + cj + dk ∈ H, √ on appelle conjugué de h le quaternion h̄ = a − bi − cj − dk. On appelle
norme de h le nombre |h| = hh̄.
(a) (1 point) Justifier la définition de la norme, en montrant que hh̄ est toujours un réel positif.
(b) (0.5 × 3 point) Montrer les propriétés suivantes, valables pour tous quaternions h et h′ : h + h′ =
h̄ + h′ , hh′ = h′ × h̄, |hh′ | = |h| × |h′ |
(c) (1 point) Montrer que |h| = 0 ⇔ h = 0.
(d) (1 point) Montrer que tout quaternion non nul est inversible, et exprimer h−1 en fonction de |h|
et de h̄.
(e) (1 point) Que peut-on en déduire sur la structure algébrique de l’ensemble H ?
(f) (1 point) Peut-on donner un sens à la division
2 de deux quaternions non nuls hh′ ?
(g) (1+0.5 points) Soient (α, β) ∈ 0, 2π . En notant h = (cos(α) + sin(α)i)(cos(β) + sin(β)j),
vérifier que |h| = 1. Tous les quaternions de norme 1 peuvent-ils s’écrire sous cette forme ?

II. Des entiers à moitié entiers.


Un quaternion h = a + bi + cj + dk est entier si (a, b, c, d) ∈ Z4 ou a − 12 , b − 12 , c − 12 , d − 1

2 ∈ Z4 . On note
E l’ensemble des quaternions entiers.
1. (1 point) Montrer que l’ensemble E est stable par somme, produit et passage à l’opposé. Que peut-on
en déduire sur l’ensemble E ?
2. (0.5 × 2 points) Montrer que, si h ∈ E, h + h̄ ∈ Z, et |h|2 ∈ N.
3. Un élément h ∈ H est appelé unité de H si h et h−1 sont tous les deux entiers.
(a) (0.5 × 2 points) Montrer que h ∈ E est une unité de H si et seulement si |h| = 1.
(b) (2 points) Montrer qu’il existe exactement 24 unités.

2
4. (2 points) Montrer que, si n et n′ sont deux entiers naturels qu’on peut écrire comme somme de
quatre carrés, alors c’est aussi le cas de nn′ .
5. (2 points) Un entier h ∈ E est premier si ≪ h = pq avec p et q entiers≫ implique que p ou q est une
unité de H. Montrer que les nombres 2, 3, 5 et 13 ne sont pas des nombres premiers dans E.

3
Corrigé du devoir surveillé n◦ 1-MPSI -LM6E BENGURIR

Exercice 1
1. Cherchons directement l’expression de la réciproque en résolvant l’équation f (z) = Z, c’est-à dire
z−2i
z+2 = Z, qui donne z − 2i = zZ + 2Z, soit z(1 − Z) = 2Z + 2i. Cette équation ne peut pas avoir
de solution quand Z = 1 (qui est donc le seul complexe à ne pas avoir d’antécédent par f ), et en a
exactement un le reste du temps, égal à z = 2Z+2i
1−Z . On a donc prouvé que f était bijective de C\{−2}
vers C\{1}, et que sa réciproque est définie par f −1 (Z) = 2Z+2i
1−Z .
π
−i 2
2. L’équation s’écrit z−2i z 1 2 2
z+2 = 2 , soit z − 2i = 2 z + z, ou encore z = −4i = 4e . Pas besoin de
passer par la forme algébrique
√ ici pour
√ obtenir les racines
√ carrées,
√ elles sont évidentes sous forme
π
exponentielle : z1 = 2e−i 4 = 2 − 2i, et z2 = −z1 = − 2 + 2i.
a+i(b−2)
3. Pour cela, on va simplement poser z = a + ib et calculer f (z) = a+2+ib
(a+i(b−2))(a+2−ib) 2 2
−2b
= (a+2)2 +b2 = a +2a−iab+iab−2ia+2ib−4i+b
(a+2)2 +b2
2 2
a +2a+b −2b+i(2b−2a−4)
= (a+2)2 +b2 . En particulier, f (z) est réel si sa partie imaginaire est nulle, donc si
2b − 2a = 4, ou encore b = a + 2. On reconnaı̂t bien sûr ici l’équation d’une droite dans le plan
complexe (d’équation y = x + 2 ), qui sera représentée en bleu sur la figure qui suit le corrigé de la
question 5 . Si on est très rigoureux, on signale qu’il faut enlever à cette droite le point d’affixe -2 .
4. On reprend le calcul précédent, et on veut cette fois-ci que la partie réelle s’annule, donc que
a2 + 2a + b2 − 2b = 0. On reconnaı̂t
√ une équation de cercle : (a + 1)2 + (b − 1)2 = 2, cercle de
centre A(−1 + i) et de rayon 2, représenté en rouge ci-dessous. Là encore, il faut enlever le point
d’affixe -2 .
5. Il vaut mieux cette fois-ci éviter de reprendre l’expression algébrique de f (z), et plutôt remonter un
z−2i
peu plus haut : on veut z+2 = 1, soit |z − 2i| = |z + 2|, ou encore |z − 2i|2 = |z + 2|2 . On peut
maintenant poser profitablement z = a + ib pour obtenir l’équation a2 + (b − 2)2 = (a + 2)2 + b2 , soit
en développant et en simplifiant brutalement −4b = 4a, donc b = −a. Il s’agit donc simplement de
la droite d’équation y = −x. On pouvait aussi terminer à l’aide d’une interprétation géométrique :
l’égalité |z − 2i| = |z + 2| signifie que le point d’affixe z est équidistant des deux points d’affixes 2i et
-2 , et donc situé sur la médiatrice de ces deux points, qui est bien la droite d’équation y = −x. La
droite est en vert sur la sublime figure suivante :

4
.
.

.
.
.
.

.
.

iθ iθ iπ
−i
7. (a) Je propose intelligemment de poser z = 2eiθ , et de calculer f (z) = eeiθ +1 = e eiθ−e
+1
2
=
i( θ − π ) i( θ + π ) i(− θ + π )
 
e 2 4 e 2 4 −e 2 4
2i sin( θ2 − π
iπ 4)
  = e 4 × , ce qui donne bien la formule de l’énoncé en remplaçant le
i θ i
e 2 e 2 +e 2
θ −i θ 2 cos ( θ
2 )
π
i restant au numérateur par un ei 2 .

(b) Le nombre calculé à la question précédente est de la forme kei 4 , avec k ∈ R. Il a donc un argument
égal à 3π π
4 (si k est positif) ou à − 4 (si k est négatif). Dans les deux cas, il appartient à la droite d’équation
y = −x (oui, celle-là même qu’on a déjà croisée un peu plus haut dans ce même exercice).
(c) L’affixe d’un point de cette droite peut s’écrire sous q la forme Z = a − ai, avec a ∈ R. Calculons alors
a+i(1−a) a+i(1−a) a2 +(1−a)2
f −1 (Z) = 2a−2ai+2i
1−a+ai = 2× 1−a+ai . Or, 1−a+ai = (1−a)2 +a2 = 1, donc f −1 (Z) = 2. Autrement dit,
f −1 (Z) ∈ C, ce qui prouve bien que Z est l’image d’un élément de C et donc que f (C) est exactement la
droite d’équation y = −x.

Exercice 2
1. Comme toute similitude directe qui se respecte, s a une expression complexe de la forme s(z) = az +b.
Les deux images données par l’énoncé imposent donc a(5−4i) +b = −1−4i et a(−1−4i) +b = −4−i.
En soustrayant ces deux équations, on obtient 6a = 3−3i, soit a = 21 − 12 i. On en déduit (en reprenant
par exemple la première équation) que b =
−1 − 4i − (5 − 4i) × 1−i 1−9i
2 = −1 − 4i − 2 = − 23 + 21 i. IL ne reste plus qu’à conclure : s(z) = 1−i i−3
2 z+ 2 .
2. L’angle et le rapport sont obtenus en écrivant le√coefficient a sous forme exponentielle, ce qui est ici
√ √ √  π
très facile : |a| = 2 1 + 1 = 2 , et a = 2 2 − 2 i = √12 e−i 4 . La similitude s a donc pour
1 2 √1 2 2

rapport √1 et pour angle − π4 .


2
Pour obtenir l’affixe du centre, on cherche le point fixe de s en résolvant s(z) = z, soit −1−i i−3
2 z+ 2 = 0,
3−i
donc z = −1−i = (3−i)(−1+i)
2 = −1 + 2i. La similitude s a donc pour centre Ω(−1 + 2i).
3. Les calculs précédents montrent que z ′ = 1−i i−3 ′ 1+i 3−i
2 z + 2 , donc z − z = 2 z + 2 . Calculons maintenant
i(3−i)
ω − z ′ = −1 + 2i − 1−i i−3 1+3i
2 z − 2 = 2 + 2 z =
i−1
2 + i(1+i) ′
2 z = i (z − z ). On en déduit en particulier
ω−z ′ ω−z ′
que z−z ′ ∈ iR, et donc que arg z−z ′ ≡ π
2 [π]. Autrement dit, le triangle ΩM M ′ est rectangle en
M ′.

Problème
I. Un peu d’algèbre.
1. Pour la somme c’est facile, h + h′ = (1 + 2i, 5 − 2i). Mais pour les produits (ce n’est pas une
faute de frappe, le produit n’étant ici pas commutatif, il y a bien deux calculs à faire), c’est un
peu plus pénible. En posant z1 = 1 + i, z2 = 2 − i, z1′ = i et z2′ = 3 − i, on calcule d’abord

5
z1 z1′ − z2 z2′ = (1 + i)i − (2 − i)(3 + i) = i − 1 − 6 − 2i + 3i − 1 = −8 + 2i et z1 z2′ + z2 z1′ =
(1 + i)(3 − i) − (2 − i)i = 3 − i + 3i + 1 − 2i − 1 = 3 pour en déduire que hh′ = (−8 + 2i, 3). Mais
il faut ensuite recommencer dans l’autre sens : en posant z1 = i, z2 = 3 − i, z1′ = 1 + i et z2′ = 2 − i,
on aura cette fois-ci z1 z1′ − z2 z2′ = i(1 + i) − (3 − i)(2 + i) = i − 1 − 6 − 3i + 2i − 1 = −8 et
z1 z2′ + z2 z1′ = i(2 − i) + (3 − i)(1 − i) = 2i + 1 + 3 − 3i − i − 1 = 3 − 2i, donc h′ h = (−8, 3 − 2i). Les
deux produits obtenus se ressemblent un peu mais ne sont manifestement pas égaux.
2. Comme on ne peut hélas pas voir H comme un sous-anneau d’une structure déjà connue, on a des
tonnes de choses à vérifier :
— l’addition dans H est une lci (c’est clair puisque le résultat de cette addition est un couple de nombres
complexes, donc un élément de H ) associative (évident puisqu’on se contente de faire séparément
deux sommes de nombres complexes, et que l’addition sur C est associative) et commutative (là encore
évident vu la commutativité de l’addition sur C ).
— l’élément 0 (ou si on préfère (0, 0) ) est élément neutre pour l’addition.
— tout quaternion h = (z1 , z2 ) admet un opposé égal à −h = (−z1 , −z2 ) (évident).
— le produit est une lci (le résultat est encore une fois un couple de nombres complexes) qui n’est
pas commutative d’après le calcul de la question 1. Vérifions par contre son associativité en
posant
 h =  (z1 , z2 ), h′ = (z1′ , z2′ ) et h′′ = (z1′′, z2′′ ). On
 calcule alors
  péniblement
 (hh′ ) h′′ =
z1 z1′ − z2 z2′ z1′′ − z1 z2′ + z2 z1′ z2′′ , z1 z1′ − z2 z2′ z2′′ + z1 z2′ + z2 z1′ z1′′ = z1 z1′ z1′′ − z2 z2′ z1′′ − z1 z2′ z2′′ − z2 z1′ z2′′ , z1 z1′
Comme le produit n’est pas commutatif, on ne peut pas même pas utiliser une quelconque in-
variance par permutation   des variables  (qui
 d’ailleurs ne  marcherait pas),  on doit faire  l’autre
calcul : h (h′ h′′ ) = z1 z1′ z1′′ − z2′ z2′′ − z2 z1′ z2′′ + z2′ z1′′ , z1 z1′ z2′′ + z2′ z1′′ + z2 z1′ z1′′ − z2′ z2′′ . Le
développement donne bien les mêmes termes que lors du premier calcul (ouf !).
— le quaternion 1 = (1, 0) est élément neutre pour le produit : si z1 = 1 et z2 = 0, le produit se résume
bien à (z1′ , z2′ ), et de même dans l’autre sens : si z1′ = 1 et z2′ = 0, il ne reste dans le résultat du
produit que (z1 , z2 ).
— enfin, le produit est distributif par rapport à la somme : avec les mêmes notations que pour
l’associativité du produit, h × (h′ + h′′ ) = (z1 , z2 ) × (z1′ + z1′′ , z2′ + z2′′ ) = z1 z1′ + z1 z1′′ − z2 z2′ −

z2 z2′′ , z1 z2′ + z1 z2′′ + z2 z1′ + z2 z1′′ = hh′ + hh′′ (il suffit de séparer les termes contenant des z ′ 1 ou des
z2′ de ceux contenant des z1′′ et z ′′ 2 ). La propriété découle en fait de façon évidente de la distributivité
du produit sur la somme dans C et de la linéarité de la conjugaison (qui permet de séparer les termes).
Le calcul dans l’autre sens de (h′ + h′′ ) × h est extrêmement similaire et fonctionne de la même façon.
3. Si h = (x, 0) et h′ = (z1′ , z2′ ), on calcule sans difficulté h × h′ = (xz1′ , xz2′ ) = h′ × h (en utilisant pour
le deuxième calcul le fait que x̄ = x puisque x est réel), ce qui prouve que les éléments commutent.
4. (a) Si h = (z1 , z2 ) avec z1 = a + ib et z2 = c + id (attention, ici, i désigne le nombre complexe et pas
le quaternion), alors h = a(1, 0) + b(i, 0) + c(0, 1) + d(0, i) (cf calcul de la question précédente), donc
h = a + bi + cj + dk.
(b) Il n’y a pas trop d’autre choix que de revenir à la définition du produit et enchaı̂ner les calculs.
On obtient sans surprise i2 = −1, mais aussi j 2 = k 2 = −1. Pour tous les produits restants, on peut
gagner un peu de temps en constatant que ijk = −1. En multipliant ensuite cette égalité à gauche ou
à droite par i ou k, on trouve assez rapidement ij = k, ik = −j, ji = −k, jk = i, ki = j et kj = −i.
(c) Par distributivité on peut tout développer et utiliser les résultats de la question précédente :
(a + bi + cj + dk) (a′ + b′ i + c′ j + d′ k) = aa′ + ab′ i + ac′ j + ad′ k + ba′ i − bb′ + bc′ k − bd′ j+
ca′ j − cb′ k − cc′ + cd′ i + da′ k + db′ j − dc′ i − dd′ = (aa′ − bb′ − cc′ − dd′ ) + (ab′ + ba′ + cd′ −
dc′ ) i + (ac′ − bd′ + ca′ + db′ ) j + (ad′ + bc′ − cb′ + da′ ) k. On aurait bien entendu pu définir le produit
dans H directement par cette formule, mais j’aurais alors catégoriquement refusé d’écrire les calculs
de vérification de son associativité !  
(d) On peut par exemple constater que √12 i + √12 j = 12 i2 + 12 ij + 12 ji + 12 j 2 = −1 (bien pratique
ici d’avoir ji = −ij, le ≪double produit≫disparait purement et simplement). Bien sûr, on aura aussi
 2
pour la même raison √12 i + √12 k = −1. En fait, -1 admet une infinité de ≪racines carrées ≫ dans
l’ensemble H.
(e) En notant h = a+bi+cj +dk, si on veut avoir hi = ih, cela impose ai−b−ck +dj = ai−b+ck −dj,
donc −ck + dj = ck − dj. Cette première condition ne peut déjà être vérifiée que si c = d = 0 (en
admettant que l’écriture d’un quaternion sous la forme a + bi + cj + dk est unique, ce qui est implicite

6
dans l’énoncé), donc h = a + bi (on a déjà prouvé en quelque sorte que h est un nombre complexe).
Si on veut avoir en plus hj = jh, on obtient alors la condition supplémentaire aj + bk = aj − bk qui
impose b = 0, et notre nombre est donc nécessairement réel.
(f) Il faut un peu de courage : hi = ai − b − ck + dj, puis ihi = −a − bi + cj + dk. On calcule de
même jhj = −a + bi − cj + dk et khk = −a + bi + cj − dk. On conclut : h + ihi + jhj + khk =
−2a + 2bi + 2cj + 2dk = −2h̄ avec les notations introduites à la question suivante.
5. (a) On calcule brutalement, par exemple en reprenant la formule de la question 4.c : la première
2 2 2 2
≪ coordonnée≫ de hh̄ est égale à a + b + c + d , la deuxième à −ab + ba − cd + dc = 0, la troisième à

−ac+bd+ca−db = 0 et la dernière à −ad−bc+cb+da = 0. Il ne reste donc que hh̄ = a2 +b2 +c2 +d2
qui est bien un élément de R+ .
(b) Posons donc comme d’habitude h = a + bi + cj + dk et h′ = a′ + b′ i + c′ j + d′ k, et calculons :
— h + h′ = h̄ + h′ = a + a′ − (b + b′ ) i − (c + c′ ) j − (d + d′ ) k (calcul évident pour le coup)
— h′ × h̄ = (a′ − b′ i − c′ j − d′ k) (a − bi − cj − dk) = aa′ − ba′ i − ca′ j − da′ k − ab′ i− bb′ + cb′ k − db′ j −
ac′ j − bc′ k − cc′ + dc′ i − ad′ k + bd′ j − cd′ i − dd′ = (aa′ − bb′ − cc′ − dd′ ) + (dc′ − ba′ − ab′ − cd′ ) i +
(bd′ − db′ − ca′ − ac′ ) j + (cb′ − da′ − bc′ − ad′ ) k.
En reprenant l’expression du produit obtenue à la question 4.c, on constate que cette horrible expression est
bien égale à hh′ .
√ q q
2
— pas besoin de gros calcul pour la dernière vérification, |hh′ | = hh′ hh′ = h h′ h′ h̄ = |h′ | hh̄ =

q
2
|h′ | |h|2 = |h| × |h′ | (attention à ne faire commuter que les normes qui sont des réels).
(c) En reprenant le calcul explicite de la question a, on a |h| = 0 si a2 + b2 + c2 + d2 = 0. Comme
chacun des quatre carrés est positif (il s’agit ici de carrés de nombres réels), ça ne peut se produire
que si a2 = b2 = c2 = d2 = 0, donc si a = b = c = d = 0, et dans ce cas on a bien sûr h = 0.
(d) Par définition, h × h̄ = |h|2 . Comme le membre de droite de cette égalité est un réel non nul (car
h̄ h̄
h ̸= 0 ), on peut le faire passer de l’autre côté : h × |h| 2 = 1. De même, |h|2 × h = 1, donc h est

inversible et h−1 = |h|h̄


2 . C’est exactement la même formule que pour les nombres complexes.

(e) On a désormais prouvé tout ce qu’il faut pour que (H, +, ×) soit un corps non commutatif.
(f) Non, ou plutôt, on peut donner deux sens à cette division : si h et h′ sont deux quaternions (avec
−1
h′ ̸= 0 ), on peut effectuer la division à gauche de h par h′ en calculant (h′ ) × h, mais aussi la
−1
division à droite de h par h′ en calculant h × (h′ ) . Les deux résultats obtenus n’ont aucune raison
d’être identiques. q
(g) Constatons simplement que | cos(α) + sin(α)i| = cos2 (α) + sin2 (α) = 1, et de même | cos(β) +
sin(β)j| = 1 (calcul identique). Comme la norme d’un produit est égale au produit des normes
(question b ), on en déduit immédiatement que |h| = 1. En développant, on aurait h = cos(α) cos(β) +
sin(α) cos(β)i + cos(α) sin(β)j + sin(α) sin(β)k. Un quaternion de module 1 est un nombre h =
a + bi + cj + dk vérifiant a2 + b2 + c2 + d2 = 1. Si on peut l’écrire sous la forme précédente, on
constate que a2 + b2 = cos2 (β), et c2 + d2 = sin2 (β), ce qui impose les valeurs de cos(β) et sin(β) au
signe près (comme la somme des deux réels a2 + b2 et c2 + d2 est égale à 1 , on pourra toujours trouver
un angle β convenable). De même, a2 + c2 = cos2 (α) et b2 + d2 = sin2 (α) (et ces deux nombres ont
une somme égale à 1 ), ce qui permet de trouver un angle α convenable et définit de façon unique
cet angle, au signe près de son sinus et de son cosinus. Il suffit alors de choisir les signes des cosinus
et sinus des deux angles de façon à rexpecter les signes des quatre ≪ coordonnées≫ du quaternion de
départ pour que ça marche. Par exemple, si a et d sont positifs, et b et c négatifs, on prend cos(α)
et cos(β) positifs, mais sin(α) et sin(β) négatifs. Mais que se passera-t-il par exemple si a, b et c sont
positifs, mais d négatif ? Les deux cosinus doivent alors être de même signe, et de même signe que les
deux sinus, donc les deux sinus sont de même signe. Pourtant on veut que leur produit soit négatif,
c’est manifestement impossible. Par exemple, h = 12 + 12 i + 12 j − 12 k, qui est un quaternion de norme
1 , ne peut pas être écrit sous cette forme.

II. Des entiers à moitié entiers.


1. Si (a, b, c, d) sont entiers et (a′ , b′ , c′ , d′ ) également, il est clair que (a + a′ , b + b′ , c + c′ , d + d′ ) seront
entiers (au sens ≪entiers relatifs≫ici). De même si les coordonnées de h et h′ sont toutes demi-entières,
la somme aura des coordonnées entières. Enfin, si l’un des deux quaternions a des coordonnées entières

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et l’autre des coordonnées demi-entières, leur somme aura des coordonnées demi-entières. Dans tous
les cas, on aura bien h + h′ ∈ E.
Pour le produit, il est évident que ça fonctionne si h et h′ ont des coordonnées entières (on reprend
la formule explicite de la question I.4.c). Si l’un des deux (par exemple h′ ) a des
coordonnées demi-entières, notons e′ = a′ + 21 , f ′ = b′ + 21 , g ′ = c′ + 12 et h′ = d′ + 21 (qui sont
donc entiers), alors aa′ − bb′ − cc′ − dd′ = ae′ − bf ′ − cg ′ − dh′ − a−b−c−d 2 . Ce nombre est entier
ou demi-entier selon la parité de l’entier a − b − c − d. Il en sera de même pour les trois dernières
coordonnées du produit, cette fois-ci en fonction de la parité des entiers a + b + c − d, a − b + c + d
et a + b − c + d. Or, ces trois entiers ont la même parité que a − b − c − d (par exemple,
a+b+c−d = (a−b−c−d)+2(b+c), et on a un calcul quasi identique pour les deux autres). Les quatres
coordonnées de hh′ sont donc toutes entières, ou toutes demi-entières, ce qui prouve que hh′ ∈ E. Si
c’est h qui a des coordonnées demi-entières, le calcul est extrêmement similaire. Enfin, le cas où h et
h′ ont des coordonnées demi-entières se traite de lamême façon : avecdes notations adaptées du cas
précédent, on calcule aa′ − bb′ − cc′ − dd′ = e − 12 e′ − 21 − f − 12 f ′ − 12 − g − 12 g ′ − 12 −
  
′ ′ ′
−h′
h − 21 h′ − 12 = ee′ − f f ′ − gg ′ − hh′ − e−f −g−h − e −f −g
 
2 2 + 1. Cette fois-ci, le résultat est
entier ou demi-entier selon la parité de e − f − g − h + e′ − f ′ − g ′ − h′ . Là encore, les calculs des
autres coordonnées font intervenir des entiers de parités identiques, ce qui prouve qu’on aura toujours
hh′ ∈ E.
Reste le passage à l’opposé mais là c’est complètement trivial, l’opposé d’un nombre demi-entier
restant demi-entier. La conclusion de tout ça, c’est que E est un sous-anneau de H, puisqu’il contient
évidemment l’élément neutre 1 pour le produit des quaternions.
2. On calcul simplement h + h̄ = 2a qui est en effet entier, que a soit entier ou demi-entier. Pour la
norme, on distingue brillamment deux cas : si (a, b, c, d) sont entiers, a2 + b2 + c2 + d2 ∈ N de façon
2 2
évidente, et s’ils sont demi-entiers, avec les notations désormais habituelles, e − 12 + f − 12 +
2 2
g − 12 + h − 12 = e2 + f 2 + g 2 + h2 − e − f − g − h + 1. Cette norme est bien entière (et positive
comme toute norme).
3. (a) La norme d’un entier étant entière, on doit donc avoir |h| ∈ N et h−1 ∈ N. Or, h−1 = |h| 1

(puisque leur produit est égal à |1| = 1 ). L’inverse d’un entier naturel n’est entier naturel que si
cet entier est égal à 1 , donc on a nécessairement |h| = 1. Réciproquement, si |h| = 1, on a tout
simplement h−1 = h̄(cf questionI.5.d) qui est un élément de E si h en est un.
(b) Si on suppose que h a quatre coordonnées entières et que la somme de leurs carrés est égale à
1 , il y en a nécessairement trois sur les quatre qui sont nulles et la quatrième égale à ±1 (sinon la
norme vaudra au moins 2). Autrement dit, on a huit unité à coordonnées entières : ±1, ±i, ±j et ±k.
Si les quatre coordonnées sont demi-entières, elles doivent toutes les quatre être égales à ± 21 (si une
seule d’entre elle a une valeur absolue supérieure ou égale à 32 , son carré sera déjà nettement trop
grand pour pouvoir avoir une norme égale à 1 ). Ça tombe bien, puisque dans ce cas la norme sera
2
toujours égale à 1 : 4 × ± 12 = 1. Tous les quaternions de la forme ± 21 + ± 12 i + ± 12 j + ± 12 k sont donc
des unités. Il y a 16 unités de ce type (deux choix possibles pour chaque signe, qu’on peut effectuer
indépendamment les uns des autres), soit au total 24 unités.
4. Supposons que n = a2 +b2 +c2 +d2 et n′ = a′2 +b′2 +c′2 +d′2 , alors on pose simplement h = a+bi+cj+dk
2
et h′ = a′ + b′ i + c′ j + d′ k. Par construction, n = |h|2 et n′ = |h′ | , avec (h, h′ ) ∈ E 2 (et même plus
′ ′
précisément à coordonnées entières). Mais alors hh ∈ E (et hh est aussi à coordonnées entières) et
2 2
nn′ = |h|2 |h′ | = |hh′ | . Il suffit alors d’écrire hh′ sous la forme a′′ + b′′ i + c′′ j + d′′ k pour en déduire
que nn′ est la sommes des carrés de ces coordonnées.
5. C’est en fait assez simple de découper chacun de ces entiers : par exemple 2 = (1 + i)(1 − i), et 1 + i
et 1 − i sont des entiers qui ne sont pas des unités (même pas besoin de quaternions, les complexes
suffisaient !). De même, on peut écrire 3 = (1 + i + j)(1 − i − j) (on multiplie 1 + i + j par son conjugué,
le résultat sera égal au carré de sa norme), 5 = (2 + i)(2 − i) ou 13 = (3 − 2i)(3 + 2i).

Fin du corrigé

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