0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
71 vues48 pages

Divinité de La Mythologie Grecque

Mythologie grecque

Transféré par

Test Test
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
71 vues48 pages

Divinité de La Mythologie Grecque

Mythologie grecque

Transféré par

Test Test
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Pan

divinité de la mythologie grecque

Dans la mythologie grecque, Pan (en


grec ancien Πάν / Pán, « tout »,
anciennement « campagnard », selon
certains écrits, ou, analogiquement, de
πάειν / páein, « faire paître »[1] ; d'une
racine IE du sens de « gonfler », « faire
croître ») est une divinité de la nature,
protecteur des bergers et des troupeaux.
Il est souvent représenté comme une
créature chimérique, mi-homme mi-bouc,
à l'image des satyres dont il partage la
compagnie.

Pan en haut-relief au Palais Neuf (Rome).

Origine
Pan serait l'un des rares noms divins
attribuables à la période commune des
Indo-Européens. Avant de devenir le
« dieu des Pâtres », Pan est un dieu-lune,
dont la spécialisation ultérieure serait
peut-être due à ses cornes, qui sont
initialement un croissant de lune[2]. Le
dieu Lune est également lié au
pastoralisme par la pratique du pâturage
nocturne[3].

On a supposé qu'il correspond au dieu


védique Pushan dont il partagerait le
même étymon *peH₂- « garder un
troupeau ». A. et B. Rees l'ont rapproché
de l'Irlandais Cúroí[4], qui est suivant Ph.
Jouët un ancien dieu Lune[5]. Le
composé Aigípan appliqué au dieu
romain Sylvanus pourrait avoir signifié
initialement « gardien de chèvres » et être
à l'origine de son nom[6].

Mythes

Naissance et apparence …

L’Hymne homérique qui lui est consacré[7]


le nomme fils d'Hermès et d'une « fille de
Dryops », qui n'est pas nommée. Il naît
ainsi sur le mont Cyllène en Arcadie.
Devant son apparence monstrueuse, sa
mère s'enfuit mais le père apporte son
fils sur l'Olympe, où tous les dieux se
réjouissent de l'accueillir. Selon l'auteur,
ce serait l'origine de son nom : tous [pan]
les dieux sont réjouis.

Selon d'autres versions, il passe pour le


fils de Zeus et Callisto[8], de Zeus et
Thymbris[9], d'Apollon et Pénélope[10],
d'Hermès et Pénélope[11] ou d'Ulysse lui-
même[12]… Cette ascendance atypique
qui relie Pan à Pénélope pourrait résulter
d'une confusion entre deux personnages
du même nom, Pénélope étant à l'origine
une nymphe qui fut ensuite confondue
avec l'épouse d'Ulysse[13].

Pour concilier ces différentes variantes,


certains auteurs imaginent plusieurs
Pan : deux chez Eschyle (fils de Zeus et
Cronos)[14] et jusqu'à une quinzaine de
Pan différents chez Nonnos de
Panopolis[15], les uns issus du Pan
primordial (alors considéré comme le fils
de la nymphe-chèvre Amalthée et le frère
de lait de Zeus), les autres nés d'Hermès
par les nymphes Sosé et Pénélope.

Sa naissance, la plus connue, fait de Pan


le fils d'Hermès. Il était si laid à la
naissance, avec ses cornes, sa barbe, sa
queue et ses pattes de bouc, que sa
mère s’est enfuie avec peur. Hermès l’a
donc emmené à l’Olympe pour le plaisir
des dieux. En effet, tous l’ont adoré, d’où
son nom Pan, qui signifie « Tout »[16]. Le
dieu fuit par la suite l’Olympe, où sa
laideur monstrueuse finit par déranger, et
vit sur terre, parmi les mortels, les
bergers, les chevriers et les animaux, qui,
comme lui, sont en osmose avec la
nature[17].

L'apparence de Pan aussi est sujette à


caution : dans l’Hymne homérique[7], il
porte barbe, cornes et pieds de chèvre,
mais dans l'art figuré, il est parfois
représenté sous les traits d'un jeune
homme avec une courte queue de
chèvre[18].

Récits …
Représentations de Pan sur des pièces
Pantikapaion en or et en argent du e siècle avant

notre ère.

Rôle de Pan …

Dieu protecteur …

Pan est tout d'abord le protecteur des


Arcadiens[19]. En tant que dieu des
troupeaux, tant domestiques que
sauvages, il était de son ressort de les
préserver[20],[21]. Les abeilles sont
également sous sa protection[22], ainsi
que la côte où les pêcheurs
poursuivaient leurs activités[23]. Il a donc
un rôle tout à fait positif en relation avec
la faune et la flore.

Dieu des chasseurs …

Paradoxalement, Pan est également un


chasseur comme le rappelle son hymne
homérique : « Souvent, il parcourt les
grandes montagnes couvertes de pierres
blanches, et souvent il court le long des
collines, tuant les bêtes fauves qu’il a
vues de loin[24]. » De ce fait, il était le dieu
et le protecteur des chasseurs. Ces
derniers le respectaient d'autant plus qu'il
était à l'origine de leur réussite ou de leur
échec en ce qui concerne cette
activité[16].

Dieu de la panique …

Du dieu Pan vient [Quoi ?] l’origine du mot


panikos qui a ensuite donné « panique ».
Une peur que l'on qualifie de panique est
une peur qui déborde la raison et la
pensée logique, par surgissement
imprévu, cause inconcevable ou diffusion
collective anxiogène. Cette définition est
basée sur certaines réactions de Pan.

Dans ses traités militaires, Énée le


Tacticien parle de la condition du guerrier
avant la guerre, d'abord organisé, préparé
à toute attaque et soudain, il suffit d'un
bruit, un écho et le soldat ne reconnait
plus les siens, il ne reconnait plus son
appartenance, l'armée est désorganisée
et les guerriers d'un même camp
finissent par faire la guerre entre eux. Le
rôle militaire de Pan est d'empêcher le
guerrier d'être un guerrier en semant la
panique parmi les siens[25].

Certains récits relatent la peur que


dégageait le dieu :

Lorsqu'il était dérangé durant ses


siestes, il pouvait infliger aux
responsables de son trouble une peur
panique, panikon deima.
On dit que lors de la bataille entre les
Titans et les dieux, Pan fut le premier à
semer la terreur dans le cœur de ces
géants à l'aide de sa flûte.
Pan, lors d'une expédition menée aux
Indes avec Dionysos, aurait semé la
panique parmi les ennemis, à l'aide de
l'écho des parois rocheuses qui les
entouraient. Le bruit, venant de nulle
part, ainsi que le paysage terrifiant et
sombre dans lequel ils se trouvaient,
amenèrent les guerriers à imaginer des
voix, des ombres humaines, qui les
rendirent fous[17].

La panique de Pan est une peur


collective, elle est liée à la foule
hystérique en raison de la capacité qui lui
était attribuée de faire perdre l'humanité
aux guerriers en plein combat.

Dieu du rustre …

Pan est le dieu principal de l'Arcadie, une


région montagneuse et naturelle. Chez
les Grecs, on considère la région de
l'Arcadie et ses habitants comme des
« primitifs ». En réalité, on peut dire que
cette région se trouve entre le sauvage et
la civilisation, la plupart des habitants
sont des bergers, chevriers et chasseurs,
parfois des pêcheurs. Ce territoire
rustique appartient entièrement à
l'identité de Pan et fait de lui un dieu
primitif, le dieu du rustre.
Dans La Clé des Songes, Artémidore
d’Éphèse explique que rêver du dieu Pan
habillé en citadin est un signe de
malheur, tandis que rêver du dieu dans
son costume naturel est porteur de
bonnes nouvelles.

Le dieu est associé à la création de la


flûte de Pan ou syrinx. Cet instrument
représente la musique sous son aspect
le plus primitif. On associe donc
également Pan au dieu de la musique
rustique. Ovide raconte dans ses
Métamorphoses que Pan défie Apollon
dans un concours musical jugé par
Tmolos, roi lydien, finalement remporté
par le dieu lui-même (le concours, avec
notamment la présence de Midas, peut
être rapproché de celui qui oppose
Apollon et Marsyas).

Récits érotiques …

Pan est également lié à la fécondité et la


sexualité[26]. Il est connu pour ses
pouvoirs sexuels. Dion de Pruse raconte
que Pan aurait appris la masturbation à
son père Hermès, et l'aurait par la suite
enseignée aux bergers[27]. La plupart des
récits de Pan impliquent ses amours :
Statuette du dieu Pan et de son éromène, Daphnis,
er siècle av. J.-C., Musée archéologique national de

Naples.

La nymphe Syrinx se transforma en


roseaux des marécages pour échapper
à Pan qui voulait l'attraper. Pan
confectionna un instrument de
musique auquel il donna le nom de
syrinx, plus connu sous celui de flûte
de Pan[28].
La nymphe Écho dont la voix
merveilleuse rendait tout homme
amoureux. Pan la rattrapa et l'éparpilla
sur toute la Terre. Il n'en reste que
l’écho, pâle imitation et une fille, Jynx,
qu'Héra, pour la punir d'avoir favorisé
les amours de Zeus avec Io,
métamorphosa en statue de pierre ou
en un oiseau utilisé dans les
conjurations amoureuses, le torcol[29].
Le berger de Sicile Daphnis, amant de
Pan.
Séléné (personnification de la Lune),
qui se laissa séduire en acceptant un
troupeau de bœufs blancs.
La nymphe Euphéné, qui lui donne un
fils, Crotos, devenu la constellation du
Sagittaire.

Ainsi, Syrinx, pourchassée par envie,


s'échappa et fut rassemblée post mortem
(et ainsi rattrapée), alors qu'Écho
pourchassée par jalousie fut rattrapée
puis éparpillée dans la mort (et ainsi
disparut). Le mythe de Pan concentre
toute la dualité de l'imitation :
désir/jalousie, rassembler/éparpiller,
présence/absence.

Épithètes, attributs et
sanctuaire
Selon Hérodote, Pan est considéré
comme faisant partie des plus anciens
dieux en Égypte. À l'inverse, il fait partie
des dieux « nouveaux » en Grèce, son
culte n'arrivant que plus tardivement[30].
En Grèce, le centre du culte de Pan était
l'Arcadie, où il partage avec Zeus le
principal sommet de la région, le mont
Lycée[31],[32].

Le culte de Pan fut introduit en Attique,


après la bataille de Marathon. Le mythe
raconte qu'à la veille de la bataille de
Marathon, les Athéniens envoient un
héros messager en direction de Sparte,
Phidippides, afin de demander de l'aide
aux Spartiates, pour leur combat contre
les Perses. Mais, la cité laconienne
célèbre alors les Karneia qui impliquent
une trêve militaire jusqu'à la pleine lune
suivante. Les forces spartiates ne
peuvent partir qu'après un délai de dix
jours. Abattu, Phidippides rentre à
Athènes. Sur le chemin, il traverse les
montagnes d’Arcadie, dans lesquelles il
voit apparaitre le dieu Pan. Le dieu lui
annonce alors qu'il va donner son aide
aux Athéniens. Contre toutes attentes,
les Athéniens remportent la bataille de
Marathon, et décident donc d'instaurer le
culte de Pan à Athènes. En tant que dieu
primitif, les Athéniens ne l'installèrent
pas au sein de la cité mais dans les
rochers, dans ce qu'on nomme le
peripatos[33].

À partir de ce moment-là, son culte est


répandu et implanté dans toute la Grèce,
spécialement dans des grottes, par
exemple l'Antre Corycien au-dessus de
Delphes.

Ses attributs sont la syrinx, le bâton du


berger, la couronne et le rameau de
pin[34], ainsi que les cornes, les pattes de
bouc — Pan, comme les satyres, est
surnommé « tragoscèle », du grec
τραγοσκελής, formé de τραγο- (bouc) et
de σκελής (jambe, patte).

Le Grand Pan est mort


Le caractère mortel de Pan est interprété
comme une représentation du cycle des
saisons, et du passage de la belle saison
à l'automne puis à l'hiver.

Le christianisme s'inspira de l'apparence


et du caractère sulfureux de ce dieu très
populaire, et le dénigra en octroyant ses
attributs au démon, pour lutter contre le
paganisme et toute autre tradition
religieuse qui résistait à son
implantation. Quand le paganisme
antique prit manifestement fin, un cri, tiré
de Plutarque et sorti de son contexte,
traversa l'Empire romain : « Le grand Pan
est mort ! Le grand Pan est mort[35],[36] ! »
Iconographie
Né dans les bois de l'Arcadie, la région la
plus isolée du Péloponnèse, Pan est
vénéré par la population locale, qui lui
attribue des éléments pastoraux. À
l'origine, il ressemble à un bouc redressé
sur ses pattes arrière ; puis, au fil du
temps, son humanité apparaît, et
finalement il ne conserve que deux
cornes cachées dans sa chevelure. Les
satyres partagent avec Pan des attributs
communs, et suivront eux aussi une
certaine humanisation : ils sont
identifiables par leur barbe et leurs
cheveux hirsutes, des oreilles pointues
d'équidés, une longue queue chevaline et
leur sexe est généralement en érection
— attributs que le temps humanisera,
notamment avec les textes de Praxitèle.
Les satyres apparaissent comme de
jeunes rustres, exprimant la brutalité
érotique de la jeunesse[37].

Philosophie
Sans faire l'objet d'un culte héroïque, la
signification de son nom semble indiquer
l'étendue de sa puissance, et les
philosophes stoïciens identifiaient ce
dieu avec l'Univers ou du moins avec la
nature intelligente, féconde et
créatrice [réf. nécessaire][38]. Chez Plutarque,
on le trouve plus proche des héros que
des dieux, puisqu'il aurait été mortel[39] :
cet auteur raconte que le pilote égyptien
d'un navire entendit une voix venue du
rivage de Paxos qui criait son nom
(« Thamous ») et lui demandait
d'annoncer que « le grand Pan est
mort » ; toutefois Salomon Reinach
propose une autre interprétation de ce
mythe : la voix aurait dit « Thamous,
Thamous, Thamous le très-grand »
(Πάνμέγας / Panmégas en grec ancien)
« est mort »[40], faisant référence aux
lamentations rituelles des « Syriens » de
l'époque à propos d'Adonis, également
appelé « Thamous ».

Il est identifié par Platon à Protogonos.


Évocations artistiques
Cet article contient une ou plusieurs
listes

Cet article contient une ou plusieurs


listes. Ces listes gagneraient à être
rédigées sous la forme de paragraphes
synthétiques, plus agréables à la
lecture, les listes pouvant être aussi
introduites par une partie rédigée et
sourcée, de façon à bien resituer les
différents items.
En effet, Wikipédia n'a pas pour rôle de
constituer une base de données, et
privilégie un contenu encyclopédique à
la recherche de l'exhaustivité.
Peinture …

L'Éducation de Pan, une peinture de


Luca Signorelli pour Laurent le
Magnifique.

Plaque ornementale en bronze d'un char romain


représentant de gauche à droite, un satyre, Bacchus
et Pan, e siècle.

Musique …
Le concours entre Phébus et Pan a
inspiré à Johann Sebastian Bach la
cantate profane Geschwinde, ihr
wirbelnden Winde BWV 201.

Pan et Syrinx, 4e cantate à voix seule


avec un dessus de violon, de hautbois
ou de flûte de Michel Pignolet de
Montéclair
Pan et Syrinx, ballet de Lauchery,
musique de Florian Johann Deller
(1766)
Syrinx, pour flûte seule, de Claude
Debussy (1913)
Pour invoquer Pan, dieu du vent d'été, n°
1 des Six épigraphes antiques pour
piano à quatre mains, de Claude
Debussy (1914-1915)
Pan, n° 1 des Six métamorphoses
d'après Ovide pour hautbois seul de
Benjamin Britten (1951)
Pan, n° 1 des Joueurs de flûte, pour
flûte et piano, d'Albert Roussel (1924)
La Chanson de Pan, et Pan blessé, pour
flûte seule, de Roger Bourdin
Pan Satyros, du groupe Behemoth
Le Grand Pan, une chanson de Georges
Brassens, dans l'album Les Copains
d'abord (1964).
Hymn to Pan, du groupe Faun.
Pan est vivant, album de Salo Panik
(2013)
La flûte de Pan, sonate pour flûte et
piano (ou orchestre) op.15, de Jules
Mouquet (I. Pan et les bergers – II. Pan
et les oiseaux – III. Pan et les nymphes)
(1904)
Song to Pan et Rites of Pan, du groupe
Inkubus Sukkubus.
Invoking Pan, du groupe Daemonia
Nymphe.
La Troisième symphonie de Malher
intitulée « Natursinfonie », dont le
monumental premier mouvement était
initialement intitulé « L'éveil de Pan »
(introduction) « L'été fait son entrée ».
Pan og Syrinx, poème symphonique de
Carl Nielsen
Pan, poème symphonique pour piano
en cinq mouvements de Vítězslav
Novák

Littérature …

Rabelais, Le Quart livre, chapitre XXVIII:


«À la mort [de Pan] feurent plaincts,
souspirs, effroys, et lamentations en
toute la machine de l’Univers, cieulx,
terre, mer, enfers»
Pan, ancien journal satirique belge du
mercredi.
The Great God Pan, 1894, par Arthur
Machen (Le Grand Dieu Pan, traduction
Paul-Jean Toulet, 1901 ; disponible
chez Terre de Brume dans le doublet
titré La Lumière intérieure, 2003,
nouvelle traduction de Anne-Sylvie
Homassel et Jacques Parsons). Court
roman fantastique, à la fois inquiétant
et très allusif, dont H.P. Lovecraft a
donné un résumé détaillé dans
Supernatural horror in literature, 1927
(traduction Bernard Da Costa,
Épouvante et surnaturel en littérature,
éd. 10/18, 1971).
« The Great God Pan », 1988, par M.
John Harrison, in Prime Evil, anthologie
de Douglas Winter (traduction « Le
Grand dieu Pan » par Jean-Daniel
Brèque, in 13 Histoires diaboliques,
Pocket, coll. « Terreur » n° 9075, 1992).
Nouvelle également fort allusive,
hypertexte caché (au sens que donne à
ce mot Gérard Genette dans
Palimpsestes) du récit de Machen.
Le Dieu dans l'ombre, de Megan
Lindholm (alias Robin Hobb). Dans ce
livre, une jeune femme, Evelyn, est aux
prises d'envies contraires qui prennent
de l'ampleur à l'apparition d'un vieil ami
d'enfance, Pan, dont on ne sait s'il n'est
qu'un fantasme ou un être réel…
La Flûte de Pan, 1897, par J.-H. Rosny
aîné. La première édition, publiée chez
Borel, était signée Enacryos. En 1927,
La Flûte de Pan fut réédité par
Ferenczi, dans Amour étrusque - Les
Deux amantes, sous le nom J.-H.
Rosny aîné. Il est aussi au sommaire
du recueil Fables antiques et autres
récits érotiques, publié aux éditions
Bibliogs en 2014[41]. Dans ce récit, Pan
tente de séduire la nymphe Syrinx, la
« fille tremblante des eaux et des
prairies ».
Pan est mort, un poème de Guillaume
Apollinaire.
Pan fait partie des nombreux dieux
cités dans la série de bande dessinée
Astérix.
Pan, journal satirique belge du
vendredi
Pan apparaît à plusieurs reprises dans
la série de romans L'Épouvanteur ( en
VO anglaise The Wardstone Chronicles
) de Joseph Delaney.
Pan apparaît dans la saga "Percy
Jackson" de Rick Riordan
Pan et sa liaison avec Séléné
apparaissent dans la bande dessinée
Le Dieu Vagabond de Fabrizio Dori.
Pan apparaît dans le poème "Le
Satyre" de La Légende des siècles de
Victor Hugo.

Cinéma …

Sa Majesté Minor, Jean-Jacques


Annaud, 2007.
Le Labyrinthe de Pan, Guillermo del
Toro, 2006.
La Flûte de Pan, Mallory Grolleau, 2008.

Bibliographie
Philippe Borgeaud, Recherches sur le
dieu Pan, Rome, Institut suisse, Droz
diffuseur, Bibliotheca Helvetica
Romana XVII, 1979 (trad. anglaise The
Cult of Pan in Ancient Greece, Chicago,
The University of Chicago Press,
1988).
(en) Catherine Johns, Sex or Symbol,
Erotic Images of Greece and Rome,
Londres, 1983.
Le Grand Dieu Pan (The Great God Pan),
roman d’Arthur Machen (1894).
(en) Stith Thompson, The Folktale,
University of California Press, 1977
(rééd.) (ISBN 0-520-03359-0)
(da) Inger M. Boberg, Sagnet om den
store Pans Død, Copenhague, 1934.

Notes et références
1. Robert Graves (trad. Mounir Hafez),
Les Mythes grecs, Fayard, 1967,
p. 87–88–89
2. (de) Hermann Güntert, Der arische
Weltkönig und Heiland, 1923, p. 41 et
suiv.
3. Jean Haudry, Le feu dans la tradition
indo-européenne, Milan, Archè, 2016
(ISBN 978-8872523438), p. 479
4. (en) Alwyn et Brinley Rees, Celtic
Heritage, Londres, 1961
5. Philippe Jouët, Dictionnaire de la
mythologie et de la religion
celtiques, Fouesnant, Yoran, 2012,
1041 p., s.vv. Cúroí et Lune
6. Norbert Oettinger, Semantisches zu
Pan, Püsan und Hermes.
Semantisches zu Pan, Püsan und
Hermes. - In: Mír curad : studies in
honor of Calvert Watkins / ed. by Jay
Jasanoff... - Innsbruck : Inst. fur
Sprachwiss., 1998, p. 539-548
7. Hymnes homériques [détail des
éditions] [lire en ligne ] : XIX Hymne
à Pan
8. Épiménide, 3B16.
9. Apollodore, Bibliothèque [détail des
éditions] [lire en ligne ], I, 4, 1.
10. Hécatée de Milet, 1F371 FGrH et
Pindare, fr. 100 SM.
11. Hérodote, Histoires [détail des
éditions] [lire en ligne ], II, 145 ;
Cicéron, De natura deorum [détail
des éditions] [lire en ligne ], III, 22,
56 ; Apollodore, Épitome, VII, 38 ;
Hygin, Fables [détail des éditions]
[(la) lire en ligne ], CCXXIV ; Servius,
Commentaire à l'Énéide [détail des
éditions] [ (la) lire en ligne ], II, 43.
12. Théocrite, Syrinx.
13. (de) Frank Brommer, Satyroi,
Wurtzbourg, 1937, p. 7
14. Fr. 25b Radt.
15. Catalogue de l'armée divine de
Dionysos au chant XIV des
Dionysiaques.
16. (en) R. Graves, The Greek Myths,
Californie, Books on Tape, Inc, 1992,
p. 101
17. G. Boudinet, « Pan, entre le décor de
la panique et le corps de la culture »,
Sens-Dessous, nos 15/1, 5 août 2015,
p. 91–104
18. Voir par exemple le vase éponyme
du Peintre de Pan (Boston 10.185).
19. Pindare, Fragments de Parthénées.
20. Pausanias, Description de la Grèce
[détail des éditions] [lire en ligne ]
VIII.38.
21. Ovide, Fastes [détail des éditions]
[lire en ligne ], II, 271-277.
22. F. Jacobs, Anthologie Palatine, Paris,
L. Hachette, 1863, p. VI, 239
23. Jacobs, 1863, ibid., IX, 10.
24. Homère, Hymnes homériques [détail
des éditions] [lire en ligne ]
25. P. Borgeaud, « Cours en accès libre :
Mythes et religions antiques » , sur
www.unige.ch, 30 août 2010
(consulté le 15 novembre 2019)
26. Catherine Clément, « Toutes sortes
de monstres : Pan, le dieu bouc » ,
sur franceculture.fr (consulté le
14 novembre 2019).
27. Dion de Pruse, Discours, VI, 20.
28. Ovide, Métamorphoses, I, 689-713
29. Souda ; scholiastes de Théocrite et
de Pindare, IV, 56.
30. Hérodote, Histoires [détail des
éditions] [lire en ligne ], II, 145.
31. Pausanias, Description de la Grèce
[détail des éditions] [lire en ligne ],
VIII, 26.
32. Virgile, Bucoliques [détail des
éditions] [lire en ligne ], X, 26.
33. Hérodote, Histoires [détail des
éditions] [lire en ligne ], VI, 105-106.
34. Pan sur le site de l'Encyclopædia
Universalis
35. Henri de Lubac, Le Drame de
l'Humanisme athée, Éditions du Cerf,
p. 45
36. Ce motif est codifié F442.9 par Stith
Thompson, qui signale une
monographie du Danois M. Boberg
sur ce sujet (voir Bibliographie).
37. Pierre Lavedan, Dictionnaire illustré
de la mythologie et des antiquités
grecques et romaines, Hachette,
p. 1931
38. Pierre Commelin, Mythologie
Grecque et Romaine, FV Éditions,
2017, 360 p.
(ISBN 979-10-299-0421-9, lire en
ligne )
39. Salomon Reinach, Cultes, mythes et
religions, Robert Laffont, 1996,
(ISBN 2-221-07348-7), p. 325-333.
40. Salomon Reinach s'appuie sur le fait
qu'en grec (ancien et moderne), on
utilise le cas "vocatif" pour héler
quelqu'un : s'adressant au pilote du
navire, la voix venant de l'île de
Paxos n'aurait pas crié "Thamous",
mais "Thamoi", et Reinach en déduit
que "Thamous" est donc le nom du
mort.
41. J.-H. Rosny aîné (préf. Fabrice
Mundzik), Fables Antiques et autres
récits érotiques, Bibliogs, 2014

Annexes

Articles connexes …

Cernunnos
Faunus
Panthéisme
Panique (mouvement), mouvement
créé par Fernando Arrabal, Alejandro
Jodorowsky, Olivier O. Olivier, Jacques
Sternberg et Roland Topor
Peter Pan (personnage littéraire en
partie inspiré par ce dieu grec)
Vidar
Ladon (rivière)
Paxos
Incube
Peur panique
(4450) Pan

Liens externes …
Salomon Reinach, « La Mort du grand
Pan », dans Cultes, Mythes et Religions,
t. III, éd. Ernest Leroux, Paris, 1906,
p. 1-15. [lire en ligne ].
Cultes, mythes et religions, Éd. Robert
Laffont, 1996, (ISBN 2-221-07348-7)
Philippe Borgeaud, « La mort du grand
Pan. Problèmes d’interprétation », dans
Revue de l'histoire des religions, no 200-
1 (1983), p. 3-39 [lire en ligne ].

Portail de la mythologie grecque

Ce document provient de
« https://fr.wikipedia.org/w/index.php?
title=Pan&oldid=182405531 ».
Dernière modification il y a 2 jours par Louis-garden

Le contenu est disponible sous licence CC BY-SA


3.0 sauf mention contraire.

Vous aimerez peut-être aussi