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Apsad R4.2009

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R

4
RÈGLE
Extincteurs
portatifs et
mobiles

Édition Juin 2009

CNPP, expert en prévention et en maîtrise des


risques
 CNPP ENTREPRISE 2009
ISBN : 978-2-35505-049-7
ISSN : 1283-0968

"Toute représentation ou reproduction, intégrale ou partielle, faite sans le consentement de


l'auteur, ou de ses ayants droit ou ayants cause est illicite" (article L.122-4 du Code de la
propriété intellectuelle). Cette représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit
constituerait une contrefaçon sanctionnée dans les conditions prévues aux articles L.335-2 et
suivants du Code de la propriété intellectuelle.
Le Code de la propriété intellectuelle n'autorise, aux termes des alinéas 2 et 3 de l'article L.122-
5, d'une part que les copies ou reproductions strictement réservées à l'usage privé et, d'autre
part, que les analyses et les courtes citations dans un but d'exemple et d'illustration.

Fédératio
n
Française
des Cette règle a été élaborée en liaison avec les instances Prévention de la
Sociétés
d'Assurance
Fédération Française des Sociétés d'Assurances.
s

La présence du logo FFSA traduit sa participation au processus d’élaboration ou de mise à


jour du référentiel afin de prendre en compte les objectifs de prévention de l’assurance.
Cette reconnaissance collective ne présente aucun caractère contraignant pour les sociétés
d’assurances qui restent libres de prescrire ou non un référentiel technique.

Éditeur :
CNPP ENTREPRISE SARL – ServiceAVERTISSEMENT
Éditions
Route de la Chapelle Réanville – CD 64 – BP 2265 – F 27950 Saint-
Marcel Téléphone 33 (0)2 32 53Code64 34de –
laTélécopie 33 (0)2 32 53
64 80 [email protected] – www.cnpp.comArticle
consommation
L.115-30

(Loi nº 94-2 du 3 janvier 1994 art. 3 Journal Officiel du 4 janvier 1994)


(Loi nº 94-442 du 3 juin 1994 art. 4 Journal Officiel du 4 juin 1994)

Est puni des peines prévues à l'article L.213-1 :


1º Le fait, dans la publicité, l'étiquetage ou la présentation de tout produit ou service, ainsi
que dans les documents commerciaux de toute nature qui s'y rapportent, de faire
référence à une certification qui n'a pas été effectuée dans les conditions définies aux
articles L.115-27 et L.115-28 ;
2º Le fait de délivrer, en violation des dispositions prévues aux articles L..115-27 et L.115-
28, un titre, un certificat ou tout autre document attestant qu'un produit ou un service
présente certaines caractéristiques ayant fait l'objet d'une certification ;
3º Le fait d'utiliser tout moyen de nature à faire croire faussement qu'un organisme satisfait
aux conditions définies aux articles L.115-27 et L.115-28 ;
4º Le fait d'utiliser tout moyen de nature à faire croire faussement au consommateur ou à
l'utilisateur qu'un produit ou un service a fait l'objet d'une certification ;
5º Le fait de présenter à tort comme garanti par l'Etat ou par un organisme public tout
produit ou service ayant fait l'objet d'une certification.
Extincteurs portatifs et Règle APSAD R4 – Juin

Fiche descriptive

Préambule Pour l'élaboration de ce document, le CNPP a consulté les organismes suivants :


- AGREPI (Association des ingénieurs et cadres agréés par le CNPP),

- BSPP (Brigade de Sapeurs-Pompiers de Paris),

- CLOPSI (Comité de liaison d’organismes de sécurité incendie),

- FFSA (Fédération Française des Sociétés d’Assurances),

- FFMI (Fédération Française du Matériel d’Incendie).

Objet Le présent document définit les exigences minimales de conception, de


réalisation et de maintenance auxquelles doivent répondre les installations
d’extincteurs ainsi que les exigences relatives à la modification d’installations
existantes pour garantir leur efficacité dans toutes les circonstances
préalablement établies.

Cette règle d'application volontaire est destinée à tous les installateurs,


usagers, organismes, consultants ou assureurs qui souhaitent s'assurer de la
qualité des installations d’extincteurs. Elle est notamment utilisée par les
installateurs postulants ou titulaires des certifications conjointes APSAD & NF
Service d’installation et de maintenance d’extincteurs.

Toutes les dispositions prévues dans ce document s’appliquent sans préjudice


des textes légaux.

Seuls des services respectant le règlement APSAD & NF Service de


certifications conjointes de service d’installation et de maintenance
d’extincteurs, ainsi que la présente règle APSAD R4, et ayant fait l'objet
des contrôles prévus par ce règlement de certification peuvent faire
référence à la certification au sens des articles L.115-27 et suivants du
Code de la consommation et peuvent à ce titre utiliser les documents de
l’annexe 3.

La simple référence écrite ou orale à la règle APSAD R4 par des


entreprises non certifiées n'équivaut en aucun cas à une certification de
service au sens des articles L.115-27 et suivants du Code de la
consommation.

 CNPP ENTREPRISE – REPRODUCTION 1


Règle APSAD R4 – Juin Extincteurs portatifs et

Numéro d’édition Cette édition Juin 2009 de la règle APSAD R4 reprend intégralement l’édition
01.2007.1 (septembre 2007), à l’exception des modifications de forme indiquées
en page 3.

La règle a été révisée en janvier 2007 pour :

- prendre en compte les extincteurs à eau de façon prioritaire, conformément


au Code du travail ;
- intégrer les exigences de l’assurance (elles ne font plus l’objet de dispositions
spécifiques) ;
- définir de nouvelles exigences relatives aux silos, aux chaufferies, aux locaux
électriques et aux salles blanches ;
- intégrer les exigences de la norme NF S 61-919 relative à la maintenance des
extincteurs portatifs ;
- prendre en compte les certifications conjointes APSAD & NF Service
d’installation et de maintenance d’extincteurs.

Engagement Dans l’objectif de faire évoluer nos documents et d’en assurer la qualité, nous
qualité vous remercions de formuler par écrit toute remarque relative à la rédaction de
cette règle (forme, contenu) ainsi que toute suggestion d’amélioration ou
d’adaptation au service Qualité du CNPP (CNPP – Service Qualité – Route de la
Chapelle Réanville – BP 2265 – F 27950 SAINT-MARCEL).

2  CNPP ENTREPRISE – REPRODUCTION


Extincteurs portatifs et Règle APSAD R4 – Juin

Règle APSAD R4 – édition Juin 2009

Les principales modifications sont signalées en gras ci-dessous.

Modifications apportées par rapport à l’édition 01.2007.1 (septembre 2007)

 Les fac-similés du certificat de conformité N4 et du compte-rendu de vérification Q4 ont été mis à


jour. Ces documents ont été remplacés par la déclaration de conformité N4 et le compte-rendu de
vérification Q4 en mars 2009.

Modifications apportées par rapport à l’édition 01.2007.0 (janvier 2007)

 Des modifications de forme ont été apportées au recto et au verso de la page de titre pour assurer
au document un strict respect de la législation.

 § 1.3 : les termes « haute tension » et « salle blanche » ont été définis.
Haute tension
Le domaine haute tension A (ou HTA), appelée aussi moyenne tension, concerne les installations
dans lesquelles la tension :
- est supérieure à 1000 V et inférieure à 50 000 V en courant alternatif ;
- est supérieure à 1500 V et inférieure à 75 000 V en courant continu.

Salle blanche
Une salle blanche désigne une pièce vidée de la quasi-totalité des particules en suspension
dans l’air. Par extension, une pièce où la concentration de particules en suspension est
maîtrisée est considérée comme une salle blanche.

 § 2.2.3.5 : la notion de surface accessible a été précisée.


Une surface accessible aux personnes en exploitation normale est une surface dans laquelle se
déplace le personnel (zone de travail, grenier, cave, etc.), quel que soit le mode de
déplacement. Cette surface est déterminée en fonction des relevés sur site.

 § 2.2.3.6

La rédaction du 4e paragraphe a été précisée comme suit : « Dans le cas de chaufferies de surface
supérieure ou égale à 150 m2, il conviendra d’ajouter un appareil à poudre 6 kg minimum, par
fraction de 150 m2 supplémentaire. ».

 § 2.2.3.7 : le titre du paragraphe a été redéfini et la définition de la haute tension ajoutée au § 1.3.
« Locaux électriques de haute et moyenne tension » a été remplacé par « Locaux électriques de
haute tension ».
 Certificat de conformité N4
L’expression « dispositions de l’assurance » a été remplacée par « exigences de l’assurance
établies en liaison avec les instances Prévention de la FFSA ».
 Compte-rendu de vérification périodique Q4
La date d’exécution de la vérification périodique a été ajoutée.

 CNPP ENTREPRISE – REPRODUCTION 3


Règle APSAD R4 – Juin Extincteurs portatifs et

SOMMAIRE

1. GENERALITES 5
1.1 DOMAINE D'APPLICATION............................................................................5
1.2 ROLE DE L'INSTALLATION............................................................................5
1.3 TERMINOLOGIE........................................................................................... 6

2. CONCEPTION DE L'INSTALLATION 8
2.1 CHOIX DE L'AGENT EXTINCTEUR...................................................................8
2.1.1 Principaux agents extincteurs......................................................................8
2.1.2 Choix de l’agent extincteur en fonction du risque.........................................9
2.1.3 Autres paramètres pour le choix de l’agent extincteur..................................9
2.2 DETERMINATION DU NOMBRE D'EXTINCTEURS............................................12
2.2.1 Protection générale...................................................................................12
2.2.2 Protection complémentaire........................................................................15
2.2.3 Protection d'installations particulières.......................................................18
2.3 EMPLACEMENT DES EXTINCTEURS..............................................................23

3. VERIFICATION DE CONFORMITE 24
3.1 DOSSIER TECHNIQUE.................................................................................24
3.2 OPERATIONS.............................................................................................24
3.3 CERTIFICAT DE CONFORMITE A LA REGLE APSAD R4 (DOCUMENT N4)...........24

4. MAINTENANCE ET VERIFICATIONS PERIODIQUES 26


4.1 INSPECTION.............................................................................................. 26
4.2 VÉRIFICATIONS PÉRIODIQUES....................................................................27
4.3 INTERVENTION CORRECTIVE.......................................................................28
4.4 MAINTENANCE APPROFONDIE....................................................................28
4.5 REVISION EN ATELIER................................................................................29
4.6 INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES...........................................................30

ANNEXES

Annexe 1 – Correspondance entre classes de feu, combustibles et foyers de


certification......................................................................................................... 31

Annexe 2 – Correspondance entre agents extincteurs et classes de feu..................32

Annexe 3 – Fac-similés de la déclaration de conformité N4 et du compte-rendu


de
vérification périodique Q4.....................................................................33

Annexe 4 – Exemples d’application........................................................................36

Annexe 5 – Liste des liquides inflammables les plus courants et classification.........46

4  CNPP ENTREPRISE – REPRODUCTION


Extincteurs portatifs et Règle APSAD R4 – Juin
Annexe 6 – Étiquette informative..........................................................................47

 CNPP ENTREPRISE – REPRODUCTION 5


Règle APSAD R4 – Juin Extincteurs portatifs et

1. GENERALITES

1.1 DOMAINE D'APPLICATION


Cette règle concerne les installations d'extincteurs portatifs et mobiles mises
en place pour la protection :

 des surfaces couvertes (closes ou non) des bâtiments du secteur industriel,


agricole, commercial ou tertiaire ainsi que les parties communes des bâtiments
d’habitation (exemples : locaux techniques, parcs de stationnement couverts,
dégagements, halls d’entrée…) ;

 des surfaces couvertes mises en place dans le cadre d’activités provisoires


(chantiers, foires, chapiteaux, expositions…) ;

 de certaines installations particulières.

1.2 ROLE DE L'INSTALLATION


Une installation d'extincteurs est un moyen de première intervention dans la
lutte contre l'incendie, dans l'attente de la mise en œuvre de moyens plus
puissants.

L'installation d'extincteurs est l'un des moyens de secours prévus par la règle
APSAD R6 "Service de sécurité incendie - Règle d'organisation".

Un extincteur est destiné à être utilisé par quiconque aperçoit un début


d'incendie. La rapidité d'intervention est primordiale dans la mesure où il n'est
efficace que sur un foyer naissant. En effet, la quantité d'agent extincteur et
donc le temps d'utilisation sont très limités.

La mise en place d’une installation d’extincteurs est indépendante de tout


autre moyen de prévention et de lutte contre l’incendie qui peut être requis par
ailleurs.

Nota : l’ensemble du personnel doit être formé à la manœuvre des extincteurs 1.

1
Article R.232-12-21 du code du travail.

6  CNPP ENTREPRISE – REPRODUCTION


Extincteurs portatifs et Règle APSAD R4 – Juin

1.3 TERMINOLOGIE
Pour les besoins du présent document, les définitions suivantes s’appliquent :

Agent extincteur (NF EN 3-7)


Substance contenue dans l'extincteur et dont l'action provoque l'extinction d’un
incendie.

Capacité
Masse (ou volume) d'agent extincteur pour laquelle l'extincteur est certifié.

Charge (NF EN 3-7)


Masse ou volume d'agent extincteur effectivement contenu dans l'extincteur,
exprimé sous forme d’un volume (en litres) pour les extincteurs à base d’eau et
en masse (en kg) pour les autres extincteurs.

Charge calorifique (NF EN 3-7)


Énergie ou chaleur d’un matériau susceptible d’être libérée lors de sa
combustion complète.

Classe de feu (NF EN 2)


En fonction de la nature du combustible, la norme NF EN 2 définit 5 classes de
feu :
- Classe A : feux de matériaux solides, généralement de nature organique, dont la
combustion se fait normalement avec formation de braises ;
- Classe B : feux de liquides ou de solides liquéfiables ;
- Classe C : feux de gaz ;
- Classe D : feux de métaux ;
- Classe F : feux liés aux auxiliaires de cuisson (huiles, graisses animales et
végétales) sur les appareils de cuisson.

Classe de feu prédominante


Classe de feu de la charge calorifique la plus importante dans la zone à
protéger.

Extincteur (NF S 61-922 et NF EN 3-7)


Appareil contenant un agent extincteur qui peut être projeté et dirigé sur un
feu par l'action d'une pression interne. Cette pression peut être fournie par une
compression préalable permanente ou par la libération d'un gaz auxiliaire.

Extincteur portatif (NF S 61-922 et NF EN 3-7)


Extincteur conçu pour être porté et utilisé à la main et qui, en ordre de
fonctionnement, a une masse inférieure ou égale à 20 kg.

Extincteur mobile (NF S 61-922)


Extincteur conçu pour être transporté et actionné manuellement et dont la
masse est supérieure à 20 kg. Un extincteur mobile est normalement monté
sur roues.

 CNPP ENTREPRISE – REPRODUCTION 7


Règle APSAD R4 – Juin Extincteurs portatifs et

Haute tension
Le domaine haute tension A (ou HTA), appelée aussi moyenne tension, concerne
les installations dans lesquelles la tension :
- est supérieure à 1000 V et inférieure à 50 000 V en courant alternatif ;
- est supérieure à 1500 V et inférieure à 75 000 V en courant continu.

Liquides inflammables (rubrique 1430 des installations classées)


Les liquides inflammables, quelle que soit leur nature, sont répartis en quatre
catégories :
- Liquides particulièrement inflammables (ou liquides extrêmement
inflammables) : oxyde d’éthyle et tout liquide dont le point éclair est inférieur à
0 °C et dont la pression de vapeur à 35 °C est supérieure à 105 Pa.
- Liquides inflammables de la 1 re catégorie : liquides dont le point éclair est
inférieur à 55 °C et qui ne répondent pas à la définition des liquides
particulièrement inflammables. Sont assimilés aux liquides inflammables de 1 re
catégorie les alcools de toute nature dont le titre est supérieur à 60 °GL.
Les liquides inflammables réchauffés dans la masse à une température
supérieure à leur point éclair sont assimilés à des liquides inflammables de 1 re
catégorie.
- Liquides inflammables de la 2e catégorie : liquides dont le point éclair est
supérieur ou égal à 55 °C et inférieur à 100 °C, sauf les fuels (ou mazouts)
lourds. Sont assimilés aux liquides inflammables de 2 e catégorie les alcools de
toute nature dont le titre est supérieur à 40 °GL mais inférieur ou égal à 60
°GL.
Le fuel domestique est considéré comme liquide inflammable de 2 e catégorie.
- Liquides peu inflammables : Liquides dont le point éclair est supérieur à 100 °C
(ex : fuels ou mazouts lourds, huiles)
On se référera utilement aux exemples de l’annexe 5.

Liquide polaire
Un liquide polaire est un liquide qui présente un caractère hydrophile, qui se
mélange à l’eau. Les alcools sont en général des liquides polaires.

Point éclair (S 60-101-1)


On appelle point éclair d’un liquide, la température minimale à partir de
laquelle, dans des conditions d’essais spécifiées, un liquide dégage une
quantité suffisante de gaz inflammable pour s’embraser au contact d’une
source d’allumage.

Pression (ou tension) de vapeur


Pression à laquelle, à une température donnée, la phase liquide est en équilibre
thermodynamique avec la phase vapeur.

Salle blanche
Une salle blanche désigne une pièce vidée de la quasi-totalité des particules en
suspension dans l’air. Par extension, une pièce où la concentration de
particules en suspension est maîtrisée est considérée comme une salle
blanche.

Vidange
Action de vider l'extincteur de son contenu, dans des conditions normales de
fonctionnement.

8  CNPP ENTREPRISE – REPRODUCTION


Extincteurs portatifs et Règle APSAD R4 – Juin

2. CONCEPTION DE L'INSTALLATION

La conception d’une installation nécessite une analyse préalable du risque qui


doit notamment prendre en compte :

 les prescriptions réglementaires éventuelles ;

 l'activité pratiquée ou prévue ;

 la nature des produits fabriqués, entreposés ou utilisés, des matériels et des


technologies utilisés ;

 le mode de stockage le cas échéant ;

 les conditions environnementales…

La conformité des extincteurs portatifs aux normes de la série NF EN 3,


concernant le bon fonctionnement et l’efficacité extinctrice des appareils et
dont le respect est obligatoire, est garantie par la marque NF (ou équivalent,
dans la mesure où de telles équivalences auront été démontrées et reconnues).

De même, le prescripteur pourra recommander l’utilisation d’extincteurs sur


roues certifiés. Certains, à base d’eau et à poudre, sont en effet couverts par la
marque NF - Extincteurs. Ils font l’objet de la norme NF EN 1866 « Extincteurs
mobiles ».

Le marquage CE est obligatoire pour tous les appareils fabriqués depuis le


29 mai 2002 et soumis au décret du 13 décembre 1999, transposant la directive
Équipements sous pression.

2.1 CHOIX DE L'AGENT EXTINCTEUR


2.1.1 Principaux agents extincteurs

Les principaux agents extincteurs sont :

 l'eau : eau pulvérisée, eau pulvérisée avec additif, mousse ;


L'eau avec additif désigne uniquement de l'eau contenant un produit
tensioactif permettant le classement de ces extincteurs sur foyer de classe
B.
Certains extincteurs à eau pulvérisée ou à eau avec additif peuvent contenir
également une charge complémentaire qui permet d’améliorer leur efficacité
sur les feux de classe A.
Certains appareils sont certifiés avec des produits additionnels (antigels,
produits anti-corrosion, etc).

 CNPP ENTREPRISE – REPRODUCTION 9


Règle APSAD R4 – Juin Extincteurs portatifs et

 les poudres : poudres BC, poudres ABC, poudres particulières pour l’extinction
des feux de classe D ;

 le dioxyde de carbone (CO2).

Il y a lieu de se référer le cas échéant aux dispositions de la réglementation


applicable.

2.1.2 Choix de l’agent extincteur en fonction du risque

L'agent extincteur choisi doit être efficace pour la classe de feu prédominante
dans la zone d'action de l'extincteur.

L'annexe 1 donne, pour chaque classe de feu, les principaux matériaux


combustibles correspondants, ainsi que les foyers de certification qui
permettent de classer les extincteurs.

On trouvera en annexe 2 les correspondances entre les agents extincteurs et


les classes de feux, avec l'indication des classes prédominantes.

Pour déterminer un agent extincteur adapté à des feux de nature particulière,


tels que certains feux de produits chimiques, certains plastiques, caoutchouc,
feux d’origine électrique ou en présence de conducteurs sous tension, etc., il y
a lieu de consulter un spécialiste et, si nécessaire, de faire réaliser des essais
d'extinction.

Les feux de classe D doivent également faire l'objet d'études spécifiques. En


effet, il n’existe pas d’agent extincteur efficace sur l’ensemble des feux de
métaux. La plupart des métaux réagissent violemment à l’eau par l’exploitation
de l’oxygène qu’elle contient. En conséquence, pour éteindre ce type de feux, il
est nécessaire de faire appel à des produits spéciaux et chaque cas doit être
examiné en particulier. Le seul moyen efficace est d’isoler le métal de l’air.
Parmi les produits utilisés sur ce type de feux, on citera les poudres
spécialement mises au point, ou éventuellement du sable sec ou du ciment. La
composition des poudres est souvent complexe et comprend principalement
des chlorures, du graphite et parfois d’autres composants destinés à parfaire
l’étanchéité.

Rappel : Pour l'extinction d'un feu survenant sur une installation de gaz ou
d'hydrocarbure liquéfié, la fermeture des vannes ou robinets est la première
mesure de sécurité à prendre avant l’usage d’un extincteur. C’est la raison
pour laquelle, un extincteur destiné à protéger une installation de gaz doit être
accompagné d’un panneau d’information (§ 2.2.3.6).

2.1.3 Autres paramètres pour le choix de l’agent extincteur

La prise en compte des caractéristiques des agents extincteurs et de certains


inconvénients relatifs à leur utilisation doit permettre de choisir de manière
judicieuse le type d’extincteur à utiliser. Dans tous les cas, on doit se
conformer aux indications ou limitations d’emploi figurant sur les extincteurs.

1  CNPP ENTREPRISE – REPRODUCTION


Extincteurs portatifs et Règle APSAD R4 – Juin

2.1.3.1 Conductivité électrique

En règle générale, en raison du risque de conductivité électrique, les


extincteurs à base d’eau ne seront pas affectés à la protection d’installations
électriques.

Toutefois, certains appareils peuvent être utilisés sur des tensions inférieures à
1000 V. Un essai diélectrique, prévu par la norme NF EN 3-7, permet en effet
de classer les extincteurs en 2 catégories : ceux qui ne doivent pas être utilisés
sur courant électrique et ceux qui sont utilisables sur tension inférieure à 1000
V.

Moyennant certaines précautions, certains extincteurs peuvent également être


utilisés sur des tensions supérieures à 1000 V. L’essai diélectrique est alors
réalisé sous une tension de 35 kV. Une étiquette informative (voir annexe 6)
rappelant les précautions à respecter doit être apposée sur le corps de ces
appareils. Elle précise entre autres les distances minimales d’utilisation et
rappelle que leur utilisation reste limitée à un personnel habilité.

Remarques :

 Si, pour les extincteurs à base d’eau, la pulvérisation supprime la conductivité,


l'eau de ruissellement, quant à elle, est conductrice ;

 La conductivité de l'eau avec additif augmente avec la concentration ;

 La conductivité de la mousse diminue quand le foisonnement augmente ;

 La conductivité des poudres est nulle.

Les dégâts possibles consécutifs à l'utilisation d'un extincteur au CO2 sont


faibles. C’est pourquoi, leur usage est recommandé dans les salles
informatiques et contre les feux d’origine électrique.

2.1.3.2 Portée efficace

Les distances d’attaque d’un appareil varient en fonction du type d’agent


extincteur. Les distances suivantes sont des valeurs indicatives et varient
suivant les modèles :

 Appareils portatifs
- Eau pulvérisée (avec ou sans additif) : 3 à 2 m (la portée décroît avec la finesse
de la pulvérisation).
- Mousses : 3 à 2 m
- Poudres : 4 à 3 m
- CO2 2 kg : 2 à 1 m
- CO2 5 kg : 2,50 à 1,50 m

 Appareils sur roues


- Eau pulvérisée (avec ou sans additif) : 7 à 4 m
- Poudres : 10 à 5 m
- CO2 : 3 à 1,50 m

 CNPP ENTREPRISE – REPRODUCTION 1


Règle APSAD R4 – Juin Extincteurs portatifs et

2.1.3.3 Opacité

Les poudres forment un nuage qui peut masquer le foyer et gêner l'évacuation.
C’est pourquoi, les extincteurs à poudre sont déconseillés lorsque l'on peut
craindre un effet de panique et ne seront pas utilisés, plus particulièrement
dans les lieux accessibles au public.

2.1.3.4 Sensibilité aux conditions climatiques

Les extincteurs à eau, sauf s'ils sont certifiés avec un antigel, et les extincteurs
à mousse ne seront pas installés dans une zone soumise aux risques de gel.

Les poudres sont peu sensibles aux conditions climatiques.

Les appareils à CO2 sont équipés d’un opercule de sécurité qui se déclenche en
cas de pression excessive, provoquant ainsi la vidange. C’est pourquoi ils ne
doivent pas être exposés à une température supérieure à 60 °C.

En extérieur, l’efficacité du CO2 est limitée, surtout en cas de vent.

2.1.3.5 Danger pour les personnes

La vidange d'un extincteur à CO2 à l'intérieur d'un local ne rend pas


l'atmosphère toxique. Il est cependant nécessaire de ventiler le local après
usage.

Exemple : 5 kg de CO2 émis dans un petit local de 68 m³ abaissent la teneur


normale en oxygène de 21 % à 20,1 % avec une teneur en CO 2 de 4 %, ce qui
n'entraîne normalement pas de troubles notables.

Les poudres et les additifs ne contiennent pas de produits réputés toxiques. Il


ne faut cependant pas avaler ou inhaler ces produits.

2.1.3.6 Inconvénients possibles consécutifs à l'utilisation d'un extincteur

Il est notamment recommandé de ne pas utiliser :

 l'eau et la mousse en cas de présence d'équipements sensibles à l'humidité ;

 les poudres en cas de présence de mécanismes très sensibles à la corrosion,


aux difficultés de nettoyage, etc. ;

 la poudre en présence de denrées alimentaires du fait du risque de


contamination, etc ;

 les poudres en présence de matières pulvérulentes combustibles, du fait d’un


risque d’explosion par mise en suspension des poussières.

1  CNPP ENTREPRISE – REPRODUCTION


Règle APSAD R4 – Juin Extincteurs portatifs et

2.2 DETERMINATION DU NOMBRE D'EXTINCTEURS


L'ensemble de la protection d'un établissement est constitué par :

 la protection générale ;

et éventuellement par :

 la protection complémentaire ;

 la protection d’installations particulières.

La détermination du nombre d’extincteurs doit être effectuée niveau par


niveau.

Est considérée comme niveau toute surface de plancher, qu’elle soit située en
étage, en rez-de-chaussée ou en sous-sol. En outre, sont assimilés à des
niveaux les mezzanines, caillebotis, plate-formes, fosses, etc. situés à
l’intérieur d’un volume, à l’exception des plate-formes de repos situées le long
des échelles hautes.

Est considéré comme changement de niveau tout changement de hauteur


créant un obstacle au déplacement aisé avec un extincteur.

De plus, afin de respecter les exigences d’accessibilité, il sera nécessaire, lors


de la détermination du nombre et de l’emplacement des extincteurs, de
prendre en compte les voies d’accès à ces niveaux.

2.2.1 Protection générale

Dans le cadre de la protection générale, l’installation est indépendante de tout


autre moyen de lutte et de prévention d’incendie.

Pour déterminer le nombre d’extincteurs correspondant à la protection


générale, on appliquera la méthodologie suivante :

 1re opération : Différencier les zones selon leur activité (industrielle ou


tertiaire) selon les définitions du § 2.2.1.1.

 2e opération : Différencier les zones selon la classe de feu prédominante.

La superposition des zones différenciées lors des opérations 1 et 2 permet de


mettre en évidence des zones de même activité (industrielle, tertiaire) et de
même classe de feu (A, B ou C).

 3e opération : Différencier les zones (de même activité et de même classe de


feu) communicantes des zones non communicantes.

 4e opération : Déterminer, pour chaque zone de base, le nombre


d'extincteurs appelé dotation de base et exprimé en unités de base, en
respectant le ratio défini au § 2.2.1.5.

 5e opération : Recenser les risques spécifiques et déterminer les besoins en


protection complémentaire correspondants (voir § 2.2.2).

1  CNPP ENTREPRISE – REPRODUCTION


Extincteurs portatifs et Règle APSAD R4 – Juin

 6e opération : Déterminer les installations particulières et procéder à la


protection adaptée (voir § 2.2.3).

Dans certains cas, il peut être jugé opportun de proposer des dérogations aux
assureurs et organismes compétents (changement d’agent extincteur,
emplacement des appareils , etc).

2.2.1.1 Détermination des activités

La protection par extincteurs mobiles est fonction des activités pratiquées. On


distingue pour l’application de cette règle, deux types de zones d'activités.

Un même bâtiment peut avoir des zones d’activité des deux types.

 les zones d’activités industrielles :


- locaux où règne une activité de production, transformation, réparation, etc ;
- locaux commerciaux, magasins de vente ;
- stockages, archives ;
- locaux techniques, locaux informatiques ;
- locaux de formation à caractère technique ;
- laboratoires, imprimeries, cuisines collectives, etc ;
- garages, parkings couverts ;
- locaux d’activités provisoires (chantiers, foires, chapiteaux, expositions…) ;
- locaux agricoles ;
et plus généralement, toute zone d’activité à caractère technique.

 les zones d’activités tertiaires (hors locaux techniques) :


- locaux administratifs, bureaux ;
- parties communes des habitations collectives ;
- hôtellerie, salles de réunions diverses ;
- hôpitaux, établissements d'enseignement, garderies d'enfants, crèches,
musées, maisons de retraite, etc ;
- théâtres, cinémas, dancings, casinos ;
et plus généralement les zones d’activité à caractère non technique.

Les bâtiments et locaux vides (y compris les combles accessibles) sont


considérés comme des zones d’activités tertiaires.

2.2.1.2 Communication

Les zones ou parties de zones sont considérées comme non communicantes si


elles sont :

 non contiguës ;

 contiguës mais séparées par des obstacles ne permettant pas d'accéder,


pour l'intervention en cas d'incendie, à un extincteur.

 CNPP ENTREPRISE – REPRODUCTION 1


Règle APSAD R4 – Juin Extincteurs portatifs et

Des zones situées de chaque côté d’un ouvrage séparatif coupe-feu 1


comportant ou non des ouvertures seront considérées comme non
communicantes.

2.2.1.3 Zones de base

Une zone de base est définie comme une zone à l'intérieur de laquelle :

 est exercé le même type d'activité industrielle ou tertiaire ;

 existe la même classe de feu prédominante ;

 toutes les parties sont communicantes.

Une zone de base d'une surface inférieure à 30 m² peut être considérée comme
un danger localisé et traitée comme tel (§ 2.2.2.1). Dans ce cas, la surface du local
sera ajoutée à la surface de la zone de base à partir de laquelle elle aura été prise
en considération. La dotation de la surface de base considérée sera, le cas
échéant, adaptée.

2.2.1.4 Unités de base

Une unité de base est constituée des extincteurs portatifs suivants :

 Pour une activité industrielle, au minimum


- 1 extincteur 9 l eau,
- ou 1 extincteur 9 l eau avec additif,
ou, pour les cas particuliers, à justifier, au minimum
- 1 extincteur 9 kg poudre ABC,
- ou 1 extincteur 9 kg poudre BC,
- ou 1 extincteur 9 l mousse.

 Pour une activité tertiaire, au minimum


- 1 extincteur 6 l eau,
- ou 1 extincteur 6 l eau avec additif,
ou, pour les cas particuliers, notamment en présence de produits ne pouvant
être utilisés avec l’eau, au minimum
- 1 extincteur 6 kg poudre ABC,
- ou 1 extincteur 6 l mousse.

2.2.1.5 Dotation de base

Chaque zone de base doit être dotée d'une unité de base par 200 m² de
surface au sol ou fraction de 200 m². Toutefois, pour une activité industrielle, il
pourra être admis de doter chaque zone de base d'un extincteur de 6 l ou de 6
kg par 150 m² ou fraction de 150 m².

Une installation comportera au minimum deux unités de base.

1
Se référer à la règle APSAD R15 « Ouvrages séparatifs coupe-feu – Règle de construction ».

1  CNPP ENTREPRISE – REPRODUCTION


Extincteurs portatifs et Règle APSAD R4 – Juin

Il y a lieu, le cas échéant, de se conformer aux dispositions réglementaires


particulières pouvant exiger une dotation plus contraignante.

Dans le cas particulier d’une partie d’installation avec un local non


communiquant, un bâtiment indépendant ou un niveau (voir § 2.2) de surface (S)
inférieure ou égale à 200 m², on prévoira la dotation minimale suivante
correspondant à l'activité déterminée :
- pour S < 100 m², 1 unité de base ; dans tous les cas, l’installation globale
comportera au minimum 2 unités de base ;
- 100 m² ≤ S ≤ 200 m², 2 unités de base.

2.2.2 Protection complémentaire

Dans les zones comportant certains risques spécifiques, la dotation de base


déterminée au § 2.2.1 (protection générale) doit être complétée par une
dotation complémentaire.

Lorsqu'une même zone fait l'objet de plusieurs dotations complémentaires, si


elles correspondent au même agent extincteur, il peut être admis de ne pas les
cumuler. Il convient dans ce cas de prendre la dotation complémentaire la plus
importante. Toutefois, tous dangers ou risques éloignés de 10 m et plus l’un de
l’autre seront traités indépendamment.

Quelle que soit la configuration, un extincteur sera toujours disposé à moins de


5 m du danger. Son emplacement doit être tel que l'incendie survenant au
niveau du danger n'empêche pas son utilisation.

Dans tous les cas, les extincteurs devront respecter les principes d’accessibilité
décrits au § 2.3.

2.2.2.1 Dangers localisés

Il peut exister des dangers localisés qui seront l'objet d'une attention
particulière.

Exemples de dangers localisés : chaudière, machinerie d'ascenseur,


compresseur, groupe électrogène, armoire électrique, moteur électrique,
ensemble bureautique, photocopieur, transformateur, etc.

Les équipements électriques fonctionnant à une tension supérieure à 1000 V


sont à traiter selon le § 2.2.3.7.

Note : Dans le cas d’une chaudière au gaz, il conviendra de mettre en place un


panneau précisant de façon claire la nécessité de fermer la vanne d’arrivée du
gaz avant toute utilisation d’un extincteur.

Tout danger localisé doit être traité en protection complémentaire par un (ou
des) extincteur(s) approprié(s) sauf si une unité de base est située à moins de
5 m du danger localisé et comprend l’agent extincteur approprié à celui-ci.

Dans le cas d'une protection complémentaire, des extincteurs de capacité


inférieure à celle des unités de base ou contenant un agent extincteur différent
de celui des unités de base peuvent être utilisés.

 CNPP ENTREPRISE – REPRODUCTION 1


Règle APSAD R4 – Juin Extincteurs portatifs et

2.2.2.2 Stockages intérieurs aériens de liquides ou de gaz inflammables

La protection générale des stockages intérieurs aériens de liquides ou de gaz


inflammables doit être complétée au minimum comme indiqué dans le tableau
suivant.

Quantité de liquides (en l)


Dotation complémentaire
ou de gaz (en kg) inflammables

inférieure à 200 pas de dotation complémentaire


entre 201 et 500 1 extincteur de 9 kg poudre ABC ou BC
entre 501 et 3000 2 extincteurs de 9 kg poudre ABC ou BC

2 extincteurs de 9 kg et 1 extincteur
supérieure à 3000
sur roues de 50 kg poudre ABC ou BC

Dans tous les cas où la poudre est déconseillée ou interdite, il conviendra de


remplacer les appareils à poudre par des appareils à eau avec additif ou à
mousse adaptés au risque.
Cependant, les stockages intérieurs aériens de liquides de 2 e catégorie et peu
inflammables ne nécessitent la présence de l'extincteur sur roues qu'à partir de
30 000 l.

Il est recommandé de prévoir, à proximité du stockage de liquides


inflammables, un bac à sable de 100 l pourvu d'une pelle ou d'un seau.

Un stockage aérien est un stockage non entièrement recouvert par des


matériaux non amovibles (voir les exemples ci-après). Un stockage recouvert
par des plaques mobiles est considéré comme aérien.

Exemples de stockages aériens de liquides ou de gaz inflammables

1  CNPP ENTREPRISE – REPRODUCTION


Extincteurs portatifs et Règle APSAD R4 – Juin

Exemple de stockage non aérien (enterré)

2.2.2.3 Stockages en hauteur intérieurs supérieurs à 3 m

Les zones à considérer sont celles occupées par les matières stockées
proprement dites, quel que soit le mode de stockage (îlotage, rayonnage,
racks, empilage, etc.), plus la surface des allées.

Les silos fermés ne sont pas concernés. Ils sont traités en protection particulière
(voir § 2.2.3.5).

La protection générale des stockages de plus de 3 m de hauteur et de surface


supérieure ou égale à 400 m2 au sol, doit être complétée par au minimum :

 1 extincteur sur roues de 50 kg poudre BC ou ABC ou,

 1 extincteur sur roues de 45 l à eau pulvérisée avec ou sans

additif, par fraction au sol de 1000 m2.

Les zones de stockage distantes de plus de 10 m l’une de l’autre devront être


traitées séparément.

Ces dispositions ne sont pas exigibles si le stockage est protégé par une
installation de RIA qui a fait l’objet de la délivrance, pour le bâtiment de stockage
concerné, au minimum d’une déclaration de conformité à la règle APSAD R5 (à
partir de l’édition 01.2002.0) ou par une installation d'extinction automatique
conforme aux règles APSAD correspondantes.

2.2.2.4 Zones destinées aux travaux utilisant des produits inflammables

Les zones à considérer sont les zones destinées aux travaux par pulvérisation,
trempage ou autre procédé, de peinture inflammable, vernis, dégraissant, etc.
de superficie supérieure ou égale à 30 m².

Elles doivent être dotées, au minimum :

 d'un extincteur sur roues à poudre BC ou ABC de 50 kg ou,

 d'un extincteur sur roues à CO2 de 20 kg au minimum ou,

 d'un extincteur sur roues à eau pulvérisée avec additif de 45 l.

 CNPP ENTREPRISE – REPRODUCTION 1


Règle APSAD R4 – Juin Extincteurs portatifs et

Les parties d'ateliers non spécifiquement réservées aux travaux ci-dessus (par
exemple petits postes non fixes déplacés dans l'atelier) ne sont pas à prendre
en considération.

Rappel : Le stock tampon de produits inflammables doit être traité comme un


stockage intérieur de liquide inflammable (§ 2.2.2.2).

Une zone destinée à ce type de travaux de surface inférieure à 30 m² pourra


être considérée comme un danger localisé et traitée comme tel.

Ces dispositions ne sont pas exigibles si la zone est protégée par une
installation d'extinction automatique conforme aux règles APSAD
correspondantes.

2.2.3 Protection d'installations particulières

Dans le cadre des sous-chapitres suivants, la notion de protection d’installation


particulière constitue une protection à part entière. Elle se substitue, pour les
protections spécifiées, à la protection générale.

2.2.3.1 Stockages extérieurs aériens de liquides ou de gaz inflammables.

Rappel : La notion de stockage aérien est définie au § 2.2.2.2 (voir les exemples ci-
après).

Les stockages extérieurs aériens de liquides ou de gaz inflammables doivent


être dotés par fraction de surface au sol de 200 m 2 comme indiqué dans le
tableau suivant.

Quantité de liquides (en l)


Dotatio
ou de gaz (en kg) n
inflammables
inférieure à 500 pas de dotation

entre 501 et 2500 1 extincteur 9 kg poudre ABC ou BC

entre 2501 et 5000 2 extincteurs 9 kg poudre ABC ou BC


2 extincteurs 9 kg et
supérieure à 5000
1 extincteur sur roues 50 kg poudre ABC ou
BC
Dans tous les cas où la poudre est déconseillée ou interdite, il conviendra de
remplacer les appareils à poudre par des appareils à eau avec additif ou à
mousse adaptés au risque.
La surface à considérer est la plus grande des deux surfaces entre celle du
dispositif de rétention et celle occupée par le stockage.

Cependant, les stockages extérieurs aériens de liquides inflammables de 2 e


catégorie et peu inflammables ne nécessitent la présence de l'extincteur sur
roues qu'à partir de 50 000 l.

Il y a lieu, pour les établissements relevant d'une réglementation particulière


(comme par exemple les dépôts pétroliers) de se conformer aux exigences de
cette réglementation.

Il est recommandé de prévoir, à proximité du stockage de liquides


inflammables, un bac à sable de 100 l pourvu d'une pelle ou d'un seau.

1  CNPP ENTREPRISE – REPRODUCTION


Extincteurs portatifs et Règle APSAD R4 – Juin

Exemples de stockages extérieurs aériens de liquides ou de gaz


inflammables

2.2.3.2 Stations de distribution de carburant

Chaque îlot de distribution comprenant 1 à 4 appareils de distribution doit être


doté au minimum d'un extincteur 9 kg poudre ABC.

On entend par appareil de distribution un poste d’alimentation pour un ou


plusieurs carburant(s) à raison d’un seul carburant distribué à la fois.

Exemple de station de distribution de


carburant (1 ïlot avec 4 appareils de
distribution,
chacun d’eux ne pouvant délivrer qu’un seul carburant
à la fois)

Dans le cas particulier de station de distribution de GPL, chaque îlot de


distribution comprenant de 1 à 3 appareil(s) de distribution sera doté au
minimum de 2 extincteurs 9 kg poudre ABC.

Les stockages des carburants seront protégés selon les dispositions prévues au
§ 2.2.3.1.

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Règle APSAD R4 – Juin Extincteurs portatifs et

2.2.3.3 Stockages extérieurs divers de matériaux combustibles (marchandises,


palettes, cartons, plastiques, déchets, bennes à ordures, etc.)

Les zones de stockages extérieurs concernés sont celles situées à moins de 10


m des bâtiments.

Les stockages d’une hauteur inférieure ou égale à 3 m doivent être dotés, par
fraction de surface au sol de 200 m², au minimum :

 d'un extincteur 9 l ou 9 kg ;

ou, par fraction de surface au sol de 1000 m² au minimum :

 d'un extincteur sur roues 50 kg à poudre ABC ;

 ou d'un extincteur sur roues 45 l à eau pulvérisée avec additif.

Les stockages d’une hauteur de plus de 3 m doivent être dotés, par fraction de
surface au sol de 1000 m², au minimum :

 d'un extincteur sur roues 50 kg à poudre ABC ;

 ou d'un extincteur sur roues 45 l à eau pulvérisée avec additif.

Une attention doit être apportée au risque de gel (voir § 2.1.3.4 et § 2.3).

2.2.3.4 Chambres froides et entrepôts frigorifiques à température négative

Les chambres froides et entrepôts frigorifiques doivent être dotés, soit :

 par fraction de surface au sol de 200 m², d’un extincteur 9 kg ou 9 l ;

 par fraction de surface au sol de 150 m², d’un extincteur 6 kg ou 6 l.

Lorsque des mezzanines existent, leur surface sera ajoutée à la surface au sol
pour le calcul de la dotation.

Dans certains cas, il peut être jugé opportun de proposer aux assureurs et
organismes compétents les dérogations suivantes. Certains extincteurs
peuvent être remplacés par un ou plusieurs extincteur(s) sur roues :

 à eau pulvérisée avec additif 45 l ou

 à poudre ABC 50 kg

; sous réserve que :

 chaque accès soit doté d'au moins un extincteur portatif ;

 un extincteur sur roues remplace au plus 5 extincteurs portatifs.

Les extincteurs seront placés à l'extérieur, près des accès ou répartis près de
chaque accès. Dans tous les cas, il ne faudra pas parcourir plus de 5 m à partir
d’un accès, pour atteindre un extincteur prévu pour la protection de cette
chambre froide ou entrepôt frigorifique.

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Extincteurs portatifs et Règle APSAD R4 – Juin

Le non-cumul avec la dotation requise pour les quais de chargement et/ou


déchargement est accepté si :

 la même classe de feu est prédominante en ce qui concerne la protection


générale ;

 la dotation prévue pour les chambres et entrepôts située sur ces quais est
supérieure à la dotation requise pour les quais ;

 l’implantation des extincteurs respecte les dispositions de protection


générale et complémentaire des quais.

2.2.3.5 Silos

Cas des silos verticaux extérieurs

Seules les surfaces accessibles aux personnes en exploitation normale seront


prises en compte. Une surface accessible aux personnes en exploitation
normale est une surface dans laquelle se déplace le personnel (zone de travail,
grenier, cave, etc.), quel que soit le mode de déplacement. Cette surface est
déterminée en fonction des relevés sur site.

Ces surfaces doivent être dotées par niveau :

 soit par fraction de surface de 200 m², d’un extincteur 9 l ;


 soit par fraction de surface de 150 m², d’un extincteur 6 l.

Dans le cas où l’eau est déconseillée, les appareils à eau peuvent être
remplacés par des appareils à poudre.

Cas des silos horizontaux

Est considéré comme silo horizontal, toute surface de stockage de vrac close
sous abri.

Les silos horizontaux doivent être dotés par fraction de surface au sol de 200
m², d’un extincteur 9 kg ou 9 l.

Dans certains cas, il peut être jugé opportun de proposer aux assureurs et
organismes compétents les dérogations suivantes. Certains extincteurs
peuvent être remplacés par un ou plusieurs extincteur(s) sur roues :

 à eau pulvérisée avec additif de 45 l ou

 à poudre ABC 50 kg

; sous réserve que :

 chaque accès soit doté d'au moins un extincteur portatif ;

 un extincteur sur roues remplace au plus 5 extincteurs portatifs.

Dans le cas où l’eau est déconseillée, les appareils à eau peuvent être
remplacés par des appareils à poudre, sauf en cas de présence de poussières
combustibles.

 CNPP ENTREPRISE – REPRODUCTION 2


Règle APSAD R4 – Juin Extincteurs portatifs et

En tout état de cause, la dotation ne devra pas excéder 2 appareils portatifs et


2 appareils sur roues par accès.

Dans les silos de stockage de céréales et de produits dérivés des activités


agricoles, il est recommandé de ne pas installer d’appareil à poudre (voir
§ 2.1.3.6).

2.2.3.6 Chaufferies

On entend par chaufferie, un local fermé destiné à abriter exclusivement une


ou des chaudière(s).

Dans les chaufferies utilisant des combustibles liquides ou solides, il doit être
conservé, au voisinage immédiat de la porte, des extincteurs portatifs à poudre
6 kg minimum à raison de 2 appareils par brûleur, avec un maximum exigible
de 4.

Dans les chaufferies utilisant des combustibles liquides, il faudra prévoir un bac
de matériau absorbant (du sable par exemple) de 100 l minimum et une pelle.

Dans le cas de chaufferies de surface supérieure ou égale à 150 m2, il


conviendra d’ajouter un appareil à poudre 6 kg minimum, par fraction de 150
m2 supplémentaire.

Pour les chaufferies à gaz de puissance thermique inférieure ou égale à 2 MW,


ces moyens seront limités à un extincteur à poudre ABC 6 kg minimum. Il
conviendra de mettre en place un panneau précisant de façon claire la
nécessité de fermer la vanne d’arrivée du gaz avant toute utilisation d’un
extincteur.

Pour les chaufferies de puissance thermique supérieure à 2 MW, on se référera


aux prescriptions relatives aux installations classées (rubrique 2910).

2.2.3.7 Locaux électriques de haute tension

On entend par local électrique, un local fermé destiné exclusivement à abriter


des équipements électriques de transformation, de distribution, de régulation
(voir norme NF C 15-100).

Les locaux électriques de haute tension seront protégés, soit :

 par 3 appareils CO2 5 kg par fraction de surface au sol de 200 m 2. Dans ce cas,
une unité de base telle que définie au § 2.2.1.4 sera accessible à moins de 15 m
de chaque accès aux locaux. Afin d’éviter tout risque lié à l’utilisation de l’eau,
l’agent extincteur relatif à cette unité de base sera la poudre ;

 par un extincteur à poudre 9 kg par fraction de surface au sol de 200 m2 ou


un appareil 6 kg par fraction de surface au sol de 150 m2. En complément, il
pourra être ajouté au moins un appareil CO2 5 kg.

Une attention particulière sera apportée quant à l’adéquation entre la portée


efficace des appareils installés (voir § 2.1.3.2) et la distance à respecter en
fonction de la tension existant dans le local (se reporter à l’étiquette reproduite
en annexe 6).

2  CNPP ENTREPRISE – REPRODUCTION


Extincteurs portatifs et Règle APSAD R4 – Juin

2.2.3.8 Salles blanches

Par dérogation aux § 2.2.1.4 et 2.2.1.5, les salles blanches pourront être protégées
par 3 appareils CO2 de 5 kg minimum par fraction de surface au sol de 200 m2.

Dans ce cas, une unité de base telle que définie au § 2.2.1.4 sera accessible à
moins de 15 m de chaque accès aux locaux.

2.3 EMPLACEMENT DES EXTINCTEURS


Sauf raisons particulières, les extincteurs sont répartis de manière uniforme à
l'intérieur de chaque zone de base en privilégiant les dégagements, les voies
d'accès, les chemins de repli des utilisateurs.

Ils doivent être implantés de façon à ce que la distance à parcourir à partir de


n'importe quel point pour atteindre une unité de base n'excède pas 15 m.

Ils doivent être facilement accessibles, signalés par un pictogramme individuel


et de préférence visibles.

Il est recommandé que les emplacements soient numérotés pour une


visualisation rapide de l’installation et que cette numérotation soit reportée sur
les extincteurs correspondants.

Les poignées de portage ne doivent pas être placées à plus de 1,20 m au-
dessus du sol. Toute dérogation devra être justifiée.

Les appareils doivent être accrochés sur des supports adaptés et fixés
solidement.

Les appareils implantés à l'extérieur doivent être abrités des intempéries par
des protections appropriées.

On attirera l’attention de l’utilisateur sur la nécessité de protéger


mécaniquement les appareils situés dans des zones de manutention ou de
déplacement de chariots.

 CNPP ENTREPRISE – REPRODUCTION 2


Règle APSAD R4 – Juin Extincteurs portatifs et

3. VERIFICATION DE CONFORMITE

Elle a pour but de vérifier la conformité de cette installation aux exigences de la


règle APSAD R4.

3.1 DOSSIER TECHNIQUE


L'installateur doit constituer, pour la visite de vérification de conformité et pour
une bonne exploitation de l'installation, un dossier technique comportant
notamment un plan ou un croquis de l'établissement. Ce plan définira le risque
couvert, situera l’implantation des extincteurs et précisera la capacité des
appareils et le type d’agent extincteur.

La fourniture du plan (ou du croquis) est requise si l'installation comprend plus


de 5 extincteurs.

3.2 OPERATIONS
L’installateur s'assurera notamment pour chaque extincteur :

 qu'il occupe la place qui lui est assignée (conformité au plan) ;

 qu'il est adapté à son environnement et au risque couvert ;

 qu'il est signalé et accessible ;

 que le scellé et le dispositif de verrouillage sont intacts ;

 qu'il est en bon état apparent et que tous les accessoires extérieurs sont
présents et en bon état ;

 que l'étiquette de vérification existe et est correctement renseignée.

3.3 CERTIFICAT DE CONFORMITE A LA REGLE


APSAD R4 (DOCUMENT N4)
Si toutes les exigences de la présente règle sont respectées, l’entreprise
titulaire des certifications conjointes APSAD & NF Service d’installation et de
maintenance d’extincteurs délivre un certificat de conformité N4 (voir fac-
similé en annexe 3).

2  CNPP ENTREPRISE – REPRODUCTION


Extincteurs portatifs et Règle APSAD R4 – Juin

Le certificat de conformité sera lié au principe simple de :


1 couple adresse x exploitant = 1 certificat, indépendamment de la notion de
propriété.

Le certificat de conformité N4 est établi au moins en 4 exemplaires (2


exemplaires sont transmis au client, 1 exemplaire est transmis au secrétariat des
certifications conjointes APSAD & NF Service, 1 exemplaire est conservé par
l’entreprise).

En cas de modification quantitative supérieure ou égale au minimum à 20 % de


la dotation déclarée sur le dernier certificat de conformité N4 émis, un nouveau
certificat de conformité N4 est établi sur la base de la règle en vigueur.

 CNPP ENTREPRISE – REPRODUCTION 2


Règle APSAD R4 – Juin Extincteurs portatifs et

4. MAINTENANCE ET
VERIFICATIONS
PERIODIQUES

Le présent chapitre traite de la maintenance d’installations d’extincteurs


bénéficiant d’un certificat de conformité N4.

Le bon état des extincteurs et l’adéquation de l’installation par rapport au


risque à protéger doivent être contrôlés de manière régulière.

Compétence : A l’exception des inspections, il est recommandé à l’utilisateur


de faire appel à une entreprise titulaire des certifications conjointes APSAD &
NF Service d’installation et de maintenance d’extincteurs. Toutefois,
l'entreprise peut être différente de celle qui a vérifié la conformité de
l’installation.

Méthodologie : Pour davantage de précision quant aux méthodologies à


appliquer lors des opérations suivantes, on se référera à la norme NF S 61-919
« Maintenance des extincteurs d’incendie portatifs » en vigueur.

Note : Pour la maintenance des appareils, le titulaire doit disposer des


instructions du constructeur. Il devra strictement s’y conformer et
particulièrement en ce qui concerne les opérations d’ouverture, notamment
lorsque ces opérations pourraient présenter un risque pour le personnel
compétent en charge des opérations de maintenance.

Une attention particulière sera portée sur le détail des procédures de


maintenance figurant au tableau B.1 de la norme NF S 61-919. Il est rappelé que
« certaines procédures peuvent ne pas être applicables selon la construction de
l’extincteur (se reporter aux instructions du constructeur) » (cf note 1 en bas du
tableau).

4.1 INSPECTION
Compétence : L'inspection est du ressort de l'exploitant lui-même ou d'une
entreprise extérieure, l'un ou l'autre devant posséder les moyens et
qualification nécessaires.

Fréquence : Les opérations d’inspection se feront au moins tous les 3 mois.

Opérations : Pour chaque extincteur, il sera nécessaire de s'assurer :

 qu'il occupe la place qui lui est assignée ;

 qu'il est accessible et signalé ;

 que son mode d’emploi est tourné vers l’extérieur et est lisible ;

2  CNPP ENTREPRISE – REPRODUCTION


Extincteurs portatifs et Règle APSAD R4 – Juin

 que le scellé et le dispositif de verrouillage sont intacts (le scellé doit porter
une information permettant l’identification de l'installateur titulaire des
certifications conjointes APSAD & NF Service d’installation et de maintenance
d’extincteurs et le millésime de la vérification) ;

 qu'il est en bon état apparent (défaut de revêtement et déformation


accidentelle) et que tous les accessoires extérieurs (tuyauteries, robinetteries
et dispositifs de transport ou manutention entre autres) sont présents et en
bon état ;

 que le tuyau souple est bien accroché à son support ;

 que l'étiquette de vérification existe et que les informations suivantes


relatives aux vérifications sont lisibles :
- identification de l’entreprise intervenante,
- mois et année d’entretien,
- identification de la personne qui est intervenue lors de la dernière visite de
maintenance.

Le résultat des inspections doit être consigné sur le registre de sécurité de


l’établissement.

En cas de détection d’un défaut, il sera nécessaire de demander une


maintenance corrective.

4.2 VÉRIFICATIONS PÉRIODIQUES


Compétence : Il est recommandé à l’utilisateur de faire appel à une entreprise
titulaire des certifications conjointes APSAD & NF Service d’installation et de
maintenance d’extincteurs.

Fréquence : La fréquence des vérifications périodiques sera annuelle avec une


tolérance de plus ou moins deux mois par rapport à la date anniversaire.

Opérations : Les opérations concernées au titre des vérifications périodiques


visent à juger :

 du maintien en conformité de l'installation aux exigences de la règle


APSAD R4 ;

 de l'aptitude de chaque extincteur à remplir sa fonction par un examen


détaillé ;

 du respect de la réglementation propre aux équipements sous pression ;

 de l’absence d’interdiction d’emploi prévue par la réglementation.

Le détail des procédures de vérifications périodiques figure dans les annexes de


la norme NF S 61-919.

 CNPP ENTREPRISE – REPRODUCTION 2


Règle APSAD R4 – Juin Extincteurs portatifs et

A l’issue de la vérification périodique, une des décisions suivantes doit être


prise :
 pour les extincteurs :
- maintien en service,
- ou intervention corrective,
- ou réforme et mise au rebut.
Dans cette dernière éventualité, une information devra apparaître clairement
sur l’appareil (« Appareil inutilisable en l’état »).

 pour l'installation : délivrance, de la part d’une entreprise titulaire des


certifications conjointes APSAD & NF Service d’installation et de maintenance
d’extincteurs, d'un compte rendu de vérification périodique Q4. Ce compte-
rendu reprendra, le cas échéant, les points de non conformité, tant au niveau
des matériels qu’au niveau de l’installation. Le compte-rendu de vérification
périodique Q4 est établi au moins en 3 exemplaires (2 exemplaires sont transmis
au client dans un délai d’un mois).

4.3 INTERVENTION CORRECTIVE


L’intervention corrective consiste à remplacer tout élément constaté défectueux
par les éléments conformes à la définition donnée au § 8 de la norme NF
S 61-919.

Pour tout extincteur jugé dangereux ou pour lequel une maintenance corrective
ne peut être effectuée rapidement, une proposition de remplacement devra
être faite.

En l’absence d’intervention immédiate pour remédier au défaut et en


attente de remédier au défaut, il devra être marqué sur le corps de
l’appareil « Appareil inutilisable en l’état ».

4.4 MAINTENANCE APPROFONDIE


Compétence : Il est recommandé à l’utilisateur de faire appel à une entreprise
titulaire des certifications conjointes APSAD & NF Service d’installation et de
maintenance d’extincteurs.

Fréquence : La fréquence des maintenances approfondies sera quinquennale


avec une tolérance de plus ou moins deux mois par rapport à la date
anniversaire.

Opérations : Les opérations concernées au titre de la maintenance


approfondie visent à garantir la pérennité du bon fonctionnement des
extincteurs. Elles s’ajoutent aux opérations à effectuer au titre de la vérification
périodique.

Le détail des procédures de maintenance figure dans les annexes de la norme


NF S 61-919.

2  CNPP ENTREPRISE – REPRODUCTION


Extincteurs portatifs et Règle APSAD R4 – Juin

A l’issue de la maintenance approfondie, une des décisions suivantes doit être


prise :

 pour les extincteurs :


- maintien en service (dans ce cas, l’appareil aura été rechargé et remonté),
- ou intervention corrective (voir § 4.3) avant remise en service,
- ou réforme et mise au rebut.
Dans cette dernière éventualité, une information devra apparaître clairement
sur l’appareil (« Appareil inutilisable en l’état »).

 pour l'installation : délivrance d'un rapport d’intervention par une entreprise


titulaire des certifications conjointes APSAD & NF Service d’installation et de
maintenance d’extincteurs.

4.5 REVISION EN ATELIER


Compétence : Il est recommandé à l’utilisateur de faire appel à une entreprise
titulaire des certifications conjointes APSAD & NF Service d’installation et de
maintenance d’extincteurs.

Fréquence : La fréquence des révisions en atelier sera décennale avec une


tolérance de plus ou moins deux mois par rapport à la date anniversaire.

Des raisons techniques peuvent amener à proposer le remplacement des


extincteurs.

Opérations : Les opérations concernées au titre de la révision visent à


garantir la pérennité du bon fonctionnement des extincteurs et en particulier le
fait qu’ils ne soient pas dangereux. Elles s’ajoutent aux opérations à effectuer
au titre de la vérification périodique et de la maintenance approfondie.

Le détail des procédures de révision figure dans les annexes de la norme NF


S 61-919.

A l’issue de la révision, une des décisions suivantes doit être prise :

 pour les extincteurs :


- maintien en service (dans ce cas, l’appareil aura été rechargé et remonté),
- ou intervention corrective (voir § 4.3) avant remise en service,
- ou réforme et mise au rebut.

 pour l'installation : délivrance d'un rapport d’intervention par une entreprise


titulaire des certifications conjointes APSAD & NF Service d’installation et de
maintenance des extincteurs.

 CNPP ENTREPRISE – REPRODUCTION 2


Règle APSAD R4 – Juin Extincteurs portatifs et

4.6 INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES

Les informations portées sur l’extincteur doivent permettre la traçabilité des


vérifications sur 5 ans.

Tout extincteur âgé de plus de 20 ans, à l’exception des appareils à CO2, ne


sera plus pris en compte dans la conformité de l’installation.

En cas de doute, ou si l’exploitant le demande, un essai fonctionnel peut être


effectué sur un ou plusieurs extincteur(s). On notera en particulier :

 la durée de fonctionnement ;

 la régularité de la vidange ;

 le poids d’agent extincteur restant dans l’appareil.

En cas de détection d’un défaut, il sera nécessaire de demander une


maintenance corrective.

3  CNPP ENTREPRISE – REPRODUCTION


Extincteurs portatifs et Règle APSAD R4 – Juin

ANNEXE 1

Correspondance entre classes de


feux, combustibles et foyers de
certification

2
FOYER DE CERTIFICATION
CLASSE (permet de classer les appareils
COMBUSTIBLES TYPES
1 définis par la norme NF EN 3-7au
regard de leur pouvoir
extincteur)
- bois,
- papier,
Désigné par un nombre suivi de la
A - tissus,
lettre
(solides - certaines matières
A. Ce nombre correspond à la
) plastiques telles que le longueur en décimètres du foyer
PVC, et au nombre de barres de bois
- etc.
par niveau pair.
- hydrocarbures (essence,
fioul, pétrole),
B - acetone,
Désigné par un nombre suivi de la
(liquides - alcools,
lettre
et solides - solvants,
B. Ce nombre correspond au
liquéfiable - certaines matières plastiques
volume de liquide (en litre)
s) telles que le polyéthylène, le
constituant le foyer type (1/3 eau,
polystyrène,
2/3 heptane).
- etc.
C Propane, butane, gaz naturel, Désigné par la lettre C sans
3
(gaz gaz manufacturé. précision de nombre .
)
- limaille de fer,
3
- poudre d'aluminium, Pas de foyer .
D
- poudre de magnésium, Essai particulier à prévoir par
(métaux
- sodium, titane, l'utilisateur et le fournisseur.
)
- etc.

A la date d’édition de la présente


F
Graisses et huiles animales règle, des foyers sont à l’étude :
(auxiliaires
et végétales utilisées Pr NF EN 3-7/A1 (mars 2006)
de
pendant la cuisson pour les foyers-type 5F, 25F, 40F et
cuisson)
75F

1
Voir § 1.3 Terminologie
2
Sur les extincteurs, le foyer de certification est inscrit de façon normalisée, au-dessus du mode d’emploi.
3
La norme NF EN 3-7 ne prévoit pas de foyer-type pour les feux de classe C et D.
Pour les feux de classe C, le foyer est défini par le règlement particulier de la marque NF-Extincteurs qui reprend l’essai
de la norme NF S 61-900 antérieurement en vigueur.

 CNPP ENTREPRISE – REPRODUCTION 3


Règle APSAD R4 – Juin Extincteurs portatifs et

ANNEXE 2

Correspondance entre agents


extincteurs et classes de feux

CLASSES DE FEUX
AGENTS
AGENTS EXTINCTEURS
PROPULSEU
RS A B C
2
D
4 F

Eau 
Eau avec additif   1-5-6

Mousse Gaz sous   5-6 


pression
Poudre ABC(produit pulvérulent à
base de phosphate
(CO2 ou
azote par   
monoammonique) exemple)
Poudre BC (produit pulvérulent
généralement à base de  
bicarbonate de sodium ou de
potassium)
Tension de
Dioxyde de carbone
(CO2)
vapeur du  3

produit
 : classe de feu pour laquelle l'agent extincteur peut être utilisé.
 : classe prédominante pour laquelle l'agent extincteur présente la plus grande efficacité.

1 : exclusivement si l'appareil est certifié sur foyer B.


2 : seuls les extincteurs à poudre peuvent être certifiés en classe C.
3 : sont efficaces également sur les feux d'origine électrique.
4 : consulter un spécialiste.
5 : sur feu de nappe uniquement.
6 : vérifier l’efficacité sur feux de liquides polaires.

3  CNPP ENTREPRISE – REPRODUCTION


Extincteurs portatifs et Règle APSAD R4 – Juin

ANNEXE 3

Fac-similés de la déclaration de
conformité N4 et du compte-rendu de
vérification périodique Q4

 CNPP ENTREPRISE – REPRODUCTION 3


EXTINCTEUR

N4
Caractéristiques de l’établissement et de l’installation
S
Nature de l’activité
DECLARATION DE CONFORMITE A LA REGLE APSAD R4 principale : .......................................................................................................................................
intégrant les exigences de l’assurance établies en liaison avec les instances
prévention de la FFSA Établissement : .................................................................................................................................................
............
Cette déclaration est enregistrée sous le numéro .......................... par le titulaire des certifications conjointes.
- superficie totale des locaux
protégés : .........................................................................................................................
Titulaire des certifications conjointes
- nombre de
Nous, soussignés, entreprise titulaire des certifications conjointes APSAD & NF Service d’installation et de niveaux : ...................................................................................................................................................
maintenance d'extincteurs*, sous le
n° ............................................................................................................................................... - autres caractéristiques (dangers localisés par
exemple) : ..............................................................................................
Nom (ou raison ............................................................................................................................................................................
sociale) ..................................................................................................................................................
 ......................................................................................................................................... Désignation technique des extincteurs et nature de l’agent extincteur Nombr
e

Établissement objet de l’installation

Installation (décrite ci-contre) réalisée dans l’établissement suivant :


Déclarons
Nom (ou raison sur l'honneur que l’installation d'extincteurs décrite ci-contre, mise en service
le ................................................
sociale) ..................................................................................................................................................
a été réalisée modifiée par nous-mêmes conformément à la règle APSAD R4, édition
 .........................................................................................................................................
................................................

Nous assurons qu’un dossier technique complet dont le contenu est indiqué dans la règle d’installation a
été remis à notre client. La vérification de conformité a été effectuée
par ...................................................................................................
en présence du client représenté
par ..............................................................................................................................

A .................................................................................. ,
le ..........................................................................................

Signature et cachet de l'entreprise :

Particularités de l'installation

Concernant par exemple le choix des agents extincteurs, l'emplacement des appareils, leurs types, la non
protection de certains locaux ou bâtiments…

Remplir le cadre ci-contre SVP (Caractéristiques de l'établissement et de l'installation)


Cette déclaration doit être dûment signée par l’entreprise titulaire des certifications conjointes APSAD &

Doc. Réf. N4 –
NF Service d'installation et de maintenance d’extincteurs et établie en 4 exemplaires : 1 exemplaire
conservé par l’entreprise titulaire des certifications conjointes, 1 exemplaire transmis au secrétariat des
certifications conjointes, 2 exemplaires transmis au client dont 1 transmis par lui à l’assureur.
Certifications conjointes délivrées par le CNPP, Organisme certificateur reconnu par la profession de l'Assurance – Département Certification CNPP Cert. – CD 64 – Route de la Chapelle Réanville – BP 2265 –
27950 SAINT MARCEL – www.cnpp.com et AFNOR Certification – 11 rue Francis de Pressensé – 93571 LA PLAINE SAINT DENIS CEDEX – www.marque-nf.com.
Ces certifications prouvent la conformité du service aux dispositions de la règle APSAD R4, de la norme NF S 61-922 et du règlement I4 - NF 285 et garantissent que les compétences du personnel, les moyens matériels,
l’organisation, l’accueil et l’identification des besoins, le contrat, les prestations techniques de conception, de réalisation, de vérification de conformité initiale, de maintenance et de vérifications périodiques sont contrôlées
régulièrement par CNPP Cert. et Afnor Certification.
EXTINCTEURS

COMPTE-RENDU DE VERIFICATION PERIODIQUE


Q4
Titulaire de la certification
Installation
Nous, soussignés, entreprise titulaire des certifications conjointes APSAD & NF Service d'installation
avons procédé le ............................................... à la vérification périodique de l’installation
1
et d'extincteurs
de maintenancemise en
d'extincteurs , sous le
n° service
..............................................................................................................
le .......................................................... réalisée dans l'établissement suivant :

Nom
Nom(ou(ou
raison
raison
sociale) ....................................................................................................................................
sociale) ....................................................................................................................................
 ...............................................................................................................................
..................................................................................................................................
.
................................................................................................................................
...

Visite précédente Date : .......................................

Événements survenus depuis la visite précédente (caractéristiques de l'installation après modifications) :

L'installation est conforme et est maintenue conformément aux exigences de la règle APSAD R4

présente les points de non conformité ci-dessous :

Points de non-conformité par rapport à la règle APSAD R4 (distinguer les points de non conformité relatifs aux
exigences d’installation proprement dites de ceux relatifs aux exigences de maintenance et, le cas échéant, date à la

Améliorations proposées

La visite de vérification a été effectuée Cachet et signature


de l'entreprise titulaire de la
par ..................................... en présence certification

de ...............................................................................
Ce compte-rendu doit être transmis dans un délai de 1 mois au client en 2 exemplaires (1 original + 1 copie), l’original étant conservé
sur le site de l’installation, l'autre étant destiné à son assureur.

1
Certifications conjointes délivrées par le CNPP, Organisme certificateur reconnu par la profession de
Doc. Réf. Q4 –

l'Assurance – Département Certification CNPP Cert. – Route de la Chapelle Réanville – CD 64 – BP 2265 – 27950
SAINT MARCEL – www.cnpp.com et AFAQ AFNOR Certification – 11 rue Francis de Pressensé – 93571 LA PLAINE
SAINT DENIS CEDEX – www.marque-nf.com Ces certifications prouvent la conformité du service aux
dispositions de la règle APSAD R4, de la norme NF S 61-922 et du règlement I4 - NF 285 et garantissent que
les compétences du personnel, les moyens matériels, l’organisation, l’accueil et l’identification des besoins,
le contrat, les prestations techniques de conception, de réalisation, de vérification de conformité initiale, de
maintenance et de vérifications périodiques sont contrôlées régulièrement par CNPP Cert. et AFAQ AFNOR
Certification.
Règle APSAD R4 – Juin Extincteurs portatifs et

ANNEXE 4

Exemples
d’application

Dans ces exemples, on déterminera le nombre d'extincteurs correspondant à :

- la protection générale ;
- la protection complémentaire ;

- la protection d'installations particulières.

Nota : certains choix sont faits afin de mieux illustrer les principes de la règle
(exemple 1 : atelier mécanique, hangar à matériels).

3  CNPP ENTREPRISE – REPRODUCTION


Extincteurs portatifs et Règle APSAD R4 – Juin

EXEMPLE N° 1

COOPERATIVE

AGRICOLE

I. DESCRIPTION DE L'ETABLISSEMENT

II. PROTECTION GENERALE

re
1 opération : activité

L’atelier mécanique, le hangar à matériel, les ateliers de traitement, conditionnement et préparation,


les archives relèvent de l’activité industrielle.
La salle de repos, la zone de bureaux et le passage couvert relèvent de l’activité tertiaire.

 CNPP ENTREPRISE – REPRODUCTION 3


Règle APSAD R4 – Juin Extincteurs portatifs et

e
2 opération : classe de feu prédominante

La classe de feu A est la classe de feu prédominante dans le hangar à matériel, le passage couvert,
les ateliers de traitement, conditionnement et préparation, la zone de bureaux, les archives et la
salle de repos.
La classe de feu B ou C est la classe de feu prédominante dans l’atelier mécanique (compte-tenu de
la forte présence de liquides inflammables répartis sur l’ensemble de la surface).

e
3 opération : communication

Le local chaufferie, ouvrant uniquement sur l’extérieur, sera traité indépendamment.


La cour intérieure pourra ne pas être considérée comme un espace de communication. Dans ce cas,
il faudra considérer 2 autres zones distinctes :
- celle constituée du hangar à matériel, de l’atelier mécanique, de la salle de repos, de la zone de
bureaux et des archives ;
- celle constituée des ateliers de traitement, conditionnement et préparation et du passage
couvert.

3  CNPP ENTREPRISE – REPRODUCTION


Extincteurs portatifs et Règle APSAD R4 – Juin

Ces trois premières opérations permettent de déterminer les zones de base numérotées de 1 à 6.

e
4 opération : dotation de base

Type Class Superfici Dotation


Zone de base 2 Commentaires
d’activi e de e (m ) de
té feu base
1 – 1’ – 1‘’
Ateliers de 5x
Industriell A 1000
traitement, e 9 l à base
conditionnement d’eau
Assimilé à un local
vide (voir § 2.2.1.1)
2 1x
Tertiair A 100 Il sera utile de
Passage couvert
e choisir un extincteur
approprié au risque
Avec additif compte
tenu de la présence
3 3x potentielle de feux de
Industriell A 600
Hangar à matériels 9 l à base type B.
e
d’eau Il sera utile de choisir
des extincteurs
2x
4 Possibilité de mettre
Industriell B 400 9 l à base
Atelier mécanique e de la poudre
d’eau avec
additif Le local archives,
5 – 5’
2x d’une surface < 30
Salle de repos Tertiair A 300+60+ 2
e 28 6 l à base m , sera considéré
Zone de bureaux d’eau comme danger
=388
localisé. Toutefois, sa
6 Pas de surface est ajoutée à
Industriell A 28
Local archives dotation la surface de bureaux
e
spécifique à laquelle il est

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Règle APSAD R4 – Juin Extincteurs portatifs et

Répartition de la dotation de base

III. PROTECTION COMPLEMENTAIRE

Cuve de 2000 l de fuel : ajout de 2 appareils 9 kg poudre ABC.

IV. PROTECTION D'INSTALLATION PARTICULIERE

Silos à grains : la zone d’exploitation est estimée à 200 m 2. La protection sera donc de 1 appareil 9 l à
base d’eau (voir § 2.2.3.5). Il sera utile de choisir un extincteur approprié au risque de gel
La protection spécifique à la chaufferie en tant qu’installation particulière se substitue à la protection
de base (voir § 2.2.3). Elle sera protégée par 2 appareils 6kg poudre.

V. RECAPITULATIF DE LA PROTECTION DE L'ÉTABLISSEMENT

4  CNPP ENTREPRISE – REPRODUCTION


Extincteurs portatifs et Règle APSAD R4 – Juin

EXEMPLE N°

MENUISERIE

I. DESCRIPTION DE L'ÉTABLISSEMENT

On suppose que l’établissement n’est équipé ni d’installation de RIA, ni d’installation d’extinction


automatique.

II. PROTECTION GENERALE

re
1 opération : activité

Les zones de stockage de cartons et de meubles, l’atelier de découpe et d’assemblage, le local à


déchets et la salle d’archives relèvent de l’activité industrielle.
La zone de bureaux, la salle de restauration, l’espace détente et le local vide relèvent de l’activité
tertiaire.
La chaufferie au gaz sera traitée en tant qu’installation particulière (voir § 2.2.3.6).

 CNPP ENTREPRISE – REPRODUCTION 4


Règle APSAD R4 – Juin Extincteurs portatifs et

e
2 opération : classe de feu prédominante

La classe de feu A est la classe de feu prédominante dans les zones de stockage de cartons et de
meubles, l’atelier de découpe et d’assemblage, la zone de bureaux, la salle d’archives, la salle de
restauration, le local à déchets, l’espace détente et le local vide.
Aucun local ne relève de la classe de feu B ou C comme classe de feu prédominante.

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Extincteurs portatifs et Règle APSAD R4 – Juin

e
3 opération : communication

La chaufferie gaz, le local à déchets, le local chaufferie, la salle de restauration, l’espace détente et
le local vide seront traités indépendamment.
Tous les autres locaux sont communicants.

Ces trois premières opérations permettent de déterminer les zones de base numérotées de 1 à 6.

e
4 opération : dotation de base

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Règle APSAD R4 – Juin Extincteurs portatifs et

Type Class Superfici Dotation


Zone de base 2 Commentaires
d’activi e de e (m ) de
té feu base
1 – 1’ – 1‘’
Ateliers de
950+400+4 9x
découpe et Industriell A 50
e 9 l à base
Stockages de
d’assemblage =1800 d’eau
cartons et de

2 1x
Industriell A 15
Local à déchets e 6 l à base
d’eau
Du fait de sa surface
3 1x 2
Industriell A 35 >30 m , il nécessite
Archives e une protection
1x spécifique.
4
Tertiair A 160 6 l à base
Zone de bureaux e d’eau avec
additif
5 – 5’
50+16 2x
Salle de Tertiair A 0
restauration e 6 l à base
Espace détente d’eau
Local vide (§
6 2x
Tertiair A 180 2.2.1.1) bâtiment
Local vide e 6 l à base
indépendant (§
d’eau
2.2.1.5)

Répartition de la dotation de base

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Extincteurs portatifs et Règle APSAD R4 – Juin

III. PROTECTION COMPLEMENTAIRE

- Armoire électrique de puissance : Pas de protection spécifique, si un des appareils de la dotation de


base de l’atelier est placé à moins de 5 m.
Néanmoins, on placera un appareil à CO2 afin de tenir compte des conditions d’exploitation.
- Stockage de meubles en hauteur sur 450 m² : 1 x 45 l eau (sur roues)
- Cabine de peinture (30m2): 1 extincteur sur roues (50 kg poudre, ou 20 kg CO2 ou 45 l eau avec
additif).

IV. PROTECTION D'INSTALLATION PARTICULIERE

La protection spécifique à la chaufferie en tant qu’installation particulière se substitue à la protection


de base (cf. § 2.2.3). Elle sera protégée par un appareil de 6kg poudre.
Le stockage extérieur de 3000l de solvants sera protégé par 2 extincteurs à poudre ABC ou BC (voir
§ 2.2.3.1).
Le stockage de palettes situé à plus de 10 m des bâtiments ne sera pas protégé (voir § 2.2.3.3)

V. RECAPITULATIF DE LA PROTECTION DE L'ÉTABLISSEMENT

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Règle APSAD R4 – Juin Extincteurs portatifs et

ANNEXE 5

Liste des liquides inflammables les plus courants et


classification

Catégori
Liquide inflammable Point éclair e
Particulièreme re e Peu
(°C) 1 2
nt catégorie catégorie inflammab
Acétone - 20 / - 18 inflammable X le
Acide acrylique 49 / 54 X
Acide salicylique 157 X
Acétate d’éthyle 4 X
Butanol 1 29 X
Butanol 2 24 X
Butanol 3 11 X
Ethanol 13 X
Isopropanol 11 / 12 X
Méthanol 11 X
Pentanol 1 32 / 33 X
Pentanol 3 19 X
Propanol 15 X
Benzène - 11 X
Camphre 47 X
Carburant auto - essence
- 43 X
- éther de pétrole -
Chlorobenzène 28 / 29 X
Chlorure de soufre 118 X
Essence de térébenthine 35 X
Fuel domestique  55 ( 70 / 75) X
Fuel lourd  70 ( 120) X
Glycérine 160 X
Goudron de houille 41 X
Gazoil  55 ( 70 / 75) X
Heptane -4 X
Huile d’arachides 282 X
Huile minérale 150 / 193 X
Huile d’olives 225 X
Huile de soja 280 / 282 X
Kérosène 38 X
Mazouts - X
Naphtalène 78 / 79 X
Nitrobenzène 87 / 88 X
Paraffine 199 X
Phénol 79 X
Solvants & white spirit 30 / 65 X
Tannins – acide tannique 199 X
Toluène 14 X
Xylènes 27 / 32 X
Les éléments de ce tableau ne sont présentés qu’à titre d’information. Il sera
nécessaire de se référer aux fiches de données de sécurité. Dans le cas des
installations classées, les contraintes faisant appel à d’autres paramètres, il
sera nécessaire de faire les études spécifiques.

4  CNPP ENTREPRISE – REPRODUCTION


Extincteurs portatifs et Règle APSAD R4 – Juin

Annexe 6

Étiquette informative

 CNPP ENTREPRISE – REPRODUCTION 4

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