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Ecoulement Des Fluides Dans Les Canalisations

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SO N A T R A C H

IN S T IT U T A L G E R IE N D U P E T R O L E

IA P

Écoulement des Fluides


dans les Canalisations

Intervenant : A. LAMECHE
Octobre 2014
Objectifs
• Acquisition des Connaissances de base de la Mécanique
des Fluides.
• Développement d’un esprit d’analyse et de synthèse
permettant a l’étudiant :
De déterminer les paramètres important d’un
écoulement donné et d’identifier la bonne approche de
solution.
Etre capable de faire un calcul des pertes de charge
dans une installation et d’adapter la puissance de la
pompe nécessaire pour transporter le fluide.

L’étude et la connaissance du circuit résistant est aussi


important que l’étude de la pompe.
SOMMAIRE
I – Notions Générales sur les Fluides
II –Caractéristiques des fluides en Ecoulement
III– Dynamique des Fluides Réels
CH –I- Notions Générales
sur les Fluides
1- Généralités
Le domaine d’application de la mécanique des fluides
consiste à étudier les Mouvements de fluides, ainsi parmi
ces domaines l’aéronautique, la combustion, Le nucléaire et
l’hydraulique, l’industrie pétrolière et gazière.

En général, on s’intéresse à deux types d’écoulements.

 Les écoulements externes utiles pour la conception


des profils aéronautiques

 Les écoulements internes utiles dans la conception de


systèmes de combustion de refroidissement, d’hydraulique
et de transport, etc…
La matière se partage en deux groupes solides et fluides.

- Les fluides :
- Se caractérisent par leur dé formabilité, leur capacité à
s’écouler
- Leur incapacité à résister à des contraintes tangentielle,
les fluides se décomposent en liquide et gaz.
- Un liquide :
- Se caractérise par un volume plus au moins définit, par une
interface Séparent le liquide de la phase vapeur.

- Le gaz :
- Se caractérise par son pouvoir de s’étendre et d’occuper
tout l’espace disponible.

En conclusion : L’élément qui différentie les liquides des gaz,


c’est la compressibilité
Une vapeur est un gaz : terme utilisé en général pour
décrire l ’état gazeux d ’une substance habituellement
U
liquide ou solide.

2- Propriétés Physiques des Fluides


Les fluides sont caractérisés par un certain nombre de
grandeurs que l ’on peut classer selon :
- la nature du fluide ( masse volumique, viscosité, etc…);
- l ’état du fluide ( température, pression, etc…);
- la quantité de fluide ( masse, volume );
- le comportement du fluide ( vitesse, débit, force de
frottement, etc…);
- l ’énergie transportée par le fluide ( énergies
cinétique, potentielle, thermique ).
- Dans l’étude de la mécanique des fluides et des échanges
d’énergie, les propriétés les Plus utiles sont la masse
volumique, la viscosité, La capacité thermique, la chaleur de
transformation { changement de phase } et la conductivité
thermique.

Nous allons nous s’intéresser uniquement aux propriétés de


transport.

2-1 Densité et Masse Volumique


La masse volumique, ou la masse de l ’unité de volume d ’un
fluide homogène, est constante en tout point du fluide et
s ’exprime par le rapport entre cette masse et le volume
qu’elle occupe :
m
 Kg/m3
V
Le volume massique est l ’inverse de la masse volumique
et s ’exprime en m3/Kg .
Généralement la masse volumique des gaz et des vapeurs est
de l ’ordre du Kg/m3 dans les conditions ambiantes de
température et de pression. Pour les liquides ( excepté les
liquides métalliques ) est comprise entre 800 et 1200 kg/m3 .

à 20 °C : Eau =980 kg/m3


à 20 °C : air =1.205 kg/m3
Si le volume d ’un corps est influencé par les variations de
température et de pression, il en sera de même pour la masse
volumique. dans le cas des gaz parfaits, la relation
PV=(m/M)RT permet d ’exprimer la masse volumique sous
la forme
m M .p
 
V RT
Ainsi la masse volumique à des pressions et des
température quelconques est donnée par la relation :

 p  T0  M p
  0     .273.
 p0  T  22.4 T. p0
Dans laquelle M/22.4 est la densité des gaz à des conditions
normales et M est la masse molaire du gaz.
Cette relation très commode est valable pour les gaz réels
assimilables à un gaz parfait.

La densité d ’un corps est le rapport entre la masse d ’un


certain volume de ce corps et la masse du même volume d ’un
corps de référence, ce volume étant pris dans les mêmes
conditions de pression et température. Ainsi on peut écrire la
relation suivante :
m 
 
V  
d   
 m0  0
 
 V0 

Remarque : les corps de référence sont habituellement


l ’eau pour les liquides et l ’air sec pour les gaz.

2.2 Fluide Compressible - Fluide Incompressible

D’une façon générale  varie avec la température et la pression.

Lorsque  est indépendante de P et T on dit que le fluide


est incompressible, cependant, en première approximation on
peut considérer :
les liquides comme des fluide incompressibles.et les gaz
comme des fluides compressibles.
2.3 Viscosité
Lorsque les fluides sont mis en mouvement, des forces de
frottement s ’opposent à leur mouvement. Cette résistance
interne à l ’écoulement est appelée viscosité du fluide.
On définit la contrainte tangentielles de cisaillement par la
relation suivante :
dF dv
  . Loi de Newton
dA dl
Un fluide est visqueux si l ’effort qui le déforme dépend de
la vitesse de déformation et croit avec elle.
Le coefficient de viscosité µ précédemment défini est le
coefficient de viscosité dynamique qui a pour dimension :
m-1 kg s-1 = PI ( Poiseuille )
1 PI = 10 P / ( P: Poise en système C.G.S )
Dans le tableau suivant on retrouve les valeurs à 20 ° C de
la viscosité dynamique de quelque fluides usuels en ( c p ).

Liquides ( cp ) Gaz ( cp ) 10¨¨2

Eau 1 Air 1.8


Benzène 0.65 NH3 1.0
Ether éthylique 0.24 C O2 1.45
Acétone 0.35 CL2 1.35
Méthanol 0.60 H2 0.9
Mercure 1.55 SO2 1.2

On utilise fréquemment le coefficient de viscosité cinématique

 = µ/ ( m2/s ou cm2/s = st )


Dans l’industrie on utilise également les unités suivantes :
- degré Engler …………………. en France
- degré Saybolt ………………… en USA
- degré Redwood .............. en Angleterre
Des relations empériques permettent de relier E à la viscosité
cénimatique exprimée en m2/s.
Pour le degré Engler E, on a :
Pour 1< E < 35,  = 10-6. E . 7.6 ( 1 - 1/E2 )

Pour E> 35,  = 10-6 [ 7.31 E – 6.31/E ]

Remarque :

Si µ = 0, on dit que le fluide est parfait.


La viscosité conduit à distinguer deux catégories de fluides :

- Les fluides Newtoniens qui satisfont la loi de Newton. La


viscosité d ’un tel fluide dépend que de sa nature et de sa
température ;
- les fluides non Newtoniens pour lesquels la viscosité
dépend du gradient de vitesse. L étude de ces fluides fait
l ’objet d une science spécialisée appelée - Rhéologie -.

Remarque :
- En pratique, il n’en est pas ainsi, pour les fluides existant
dans la nature ( fluides réels ), µ est toujours positif.
- Un grand nombre de fluides réels sont des fluides dits
newtoniens.
Ainsi la figure 1-1 représente les différents comportements
de corps soumis à une contrainte de cisaillement

7a
 1- corps rigide
3
1 2- solide de Hooke ( élastique )
3 – corps de Bing Ham

0 4
5
4- fluide Newtonien

7b 5- corps plastique
6- fluide parfait

6
7- corps visco – plastiques
6
7a- pseudo plastique
du
7b- dilatant
dL

Figure 1.1 : Comportements des corps soumis


à une contrainte de cisaillement
La viscosité dynamique des fluides diffère beaucoup avec la
nature des liquides, par conséquent elle est déterminée
uniquement par voie expérimentale.
2.3.1 Influence de la température et la
pression sur la viscosité

- Dans le cas des liquides : la viscosité dynamique décroît


lorsque la température augmente.
Ainsi pour l’eau :
à 20 °C : µ = 10 -3 PI
à 90 °C : µ = 0.316 10-3 PI
- Dans de nombreux cas on peut utiliser l’équation de Guzman –
Andrade :
 1739 
  C1 exp 
 T 
Où C1 est un coéfficient caractéristique du liquide; pour l’eau,
entre 20 et 100 °C, C1 =2.645.10-6 Pa.s .
- La pression n’a que peu d’influence sur la viscosité des
liquides.

Dans le cas des gaz : la viscosité dynamique augmente avec


la température.
Ainsi pour CO :
à 100 °C : µ = 2.1 10-5 PI
à 300 °C : µ = 2.8 10-5 PI
Il existe de nombreux relations liant µ et T , citons à titre
d’exemple la loi de SUTHERLAND.
T 1  C 2 / 273
  0
273 1  C 2 / T
Dans laquelle µ0 est la viscosité dynamique du gaz
à 273 K et C2 : constante dépendant du gaz
Ex : Pou l ’air, µ0=1.72.10-5 Pa.s et C2= 1.22

Remarque : la viscosité augmente legèrement avec la


pression, aussi bien pour les liquides que pour les gaz.
Toutefois, les variations de viscosité sont pratiquement
négligeable en dessous de 40 bar pour les liquides et 20
bar pour les gaz.
D ’une façon générale, la viscosité est très sensible à la
température, la viscosité d ’un liquide diminue lorsqu’il y a
élévation de température ( frottements plus faibles ).
il est donc important de connaître la viscosité et sa variation
avec la température afin de déterminer par exemple pour une
huile son aptitude à répondre aux exigences de la
lubrification,
Dans les huiles lubrifiantes pour l ’automobile, on recherche
des formulations dans lesquelles la viscosité varie peu avec la
température ( huiles multigrades ).
Quelques valeurs de viscosité pour certains fluides sont
présentées dans le tableau 1.1 .
- Tableau 1-1 : Valeurs de Viscosité de
quelques fluides
2.4 Compressibilité
la propriété des fluides caractérisant la diminution du volume
lorsque la pression s ’aconit porte le nom de compressibilité.

 1  V 
 T    
 V  P T
Le signe (-) indique que une augmentation de pression
entraîne une diminution de volume.
2.4.1 Compression des gaz
Parmi le différents processus de compression , le processus
purement iso thermique et le processus purement
adiabatique sont les plus importants. Si on désigne par is
et ad les coefficients de compression relatifs aux deux
processus, le rapport  entre ces deux coefficients est égal
respectivement du rapport entre les chaleurs spécifiques à
pression et à volume constant de la substance considérée.
(=1.4 Pour l ’air comme pour tous les gaz biatomiques ).

La compressibilité des gaz se déduit de l ’équation de l ’état


PV = nRT. Pour les gaz parfaits, on a is = 1/P avec PV= Cts
à une température constante.
Une méthode rapide permet de déterminer PV dans le cas des
gaz réels, consiste à introduire un terme correctif Z, dans la
relation du gaz parfait..

m
PV  Z   RT
M 
Dans cette relation empirique, Z appelé facteur de
compressibilité, représente une grandeur adimensionnelle
qui dépend de la température, de la pression et de la nature
du gaz. La figure 1.2 donne les valeurs moyennes de Z
valable pour presque tous les gaz.
Figure 1.2 Facteur de Compressibilité des Gaz
La pression réduite et la température réduite sont définies par
les rapports Pr =P/Pcr- respectivement Tr =T/Tcr ; Pcr et Tcr
sont respectivement la pression et la température critique.
A titre d’exemple, on trouve dans le tableau 1.2 les
constantes critiques de quelques fluides.

Tableau 1.2 – Constantes critiques


de quelques fluides.
Institut Algérien du pétrole IAP/SH

CH II Caractéristiques des Fluides


en Écoulement

1 - Généralités
On reconnaît aux fluides trois propriétés essentielles :

1 - Continuité : Un milieu matériel est dit continu lorsque


toutes les propriétés sont des fonctions continues de
l’espace et du temps ( température, vitesse, …).
2 - Dé formabilité : elle suppose que le fluide est
susceptible de prendre la forme de l’enceinte qui le contient
3 - Viscosité : elle se manifeste dés qu’il y a mouvement
de fluide
Institut Algérien du pétrole IAP/SH

2 - Considérations générales
Les écoulements internes ont pour caractère particulier
l’absence de conditions aux limites à l’infini, ce qui
n’est pas le cas des écoulements externes.
L’influence des parois se manifeste donc dans toutes les
directions, sauf aux sections d’entrée et de sortie du
fluide.
3 – Débit massique et volumique
Il faut noter dés maintenant que la grandeur physique la
plus importante en pratique est souvent le débit total du
fluide.
Si X est la direction de l’écoulement et S une section plane
de la veine fluide perpendiculaire à X, le débit a pour
expression
qm    v.nds   U .ds ( en Kg/s )

s s
Institut Algérien du pétrole IAP/SH
Très souvent, dans les écoulements isochore (r =Cte),
on évite de s’embarrasser du terme r en faisant usage
du « débit volumique » :

qv   U . ds ( en m3/s )
s

4– Vitesse moyenne d’écoulement


On introduit alors une vitesse moyenne sur la section S, ou
vitesse débitante, ou encore vitesse de mélange définie par :

qv qm
U d ,m   (en m/s )
s s
Remarque: C’est cette vitesse débitante qui est choisie
comme vitesse de référence dans le calcul du nombre de
Reynolds.
Institut Algérien du pétrole IAP/SH

5 – Propriétés des écoulements établis


Nous dirons q’un écoulement est établi si en tout point
M(x,y) on a :
U
 0
x
Cette hypothèse signifie que la composante U ne dépend
que de y, il y a invariance du profil de vitesse le long de
l’écoulement, (voir figure 2-1) .

écoulement laminaire écoulement turbulent


Figure 2.1
Remarque : Donc en écoulement établi, le gradient de
pression motrice est donc uniforme le long de l’écoulement.
Institut Algérien du pétrole IAP/SH

5.1 Conséquences d’un écoulement établi

L’hypothèse d’un écoulement établi entraîne les


conséquences suivantes :

 La canalisation doit avoir une section


constante S1=S2=S
P*= Cte sur une section droite
 Le gradient longitudinal de vitesse est nul :  U  0
x
6- Forme d’énergie possédée par un fluide
Nous allons appliquer L ’équations fondamentales de la
dynamique au cas de fluides parfaits (non visqueux
et incompressibles).
6.1 Equation du Bilan d ’énergie
6.1.1- Équation de Bernoulli

Partons de l’équation fondamentale de la dynamique et


considérons l’écoulement stationnaire d’un fluide parfait
incompressible:
r
 v r r r r r r rr r r r
r + (v )v  = -p + m Dv + r g  r(v ) v = - p + r g
 t 
écoulement fluide parfait donc
stationnaire non visqueux
r r r r r r
r(vr ) vr = -p + r gr  1
2
r(vrvr) - rvr  (   vr) = -p - ( rgz )
r r
 (12 rv2 + p + rgz) = rvr  (   vr)
r
2W
 
Si l’écoulement est irrotationnel :   0 et par conséquent :
 1 
(2 v2  p   gz)  0
Donc : 1
2 v 2  p   gz  C te en tout point de l’écoulement
si celui-ci est irrotationnel.

6-2 - Interprétation de l'équation de Bernoulli

a) Interprétation en énergie

Multiplions tous les termes de l’équation de Bernoulli par


un volume V :

p.V + r gz.V +12 rv2 .V = Cte  V


p.V   gz.V  12 v2.V  Cte  V

p.V  travail des forces de pression : énergie


potentielle due aux forces de pression.
 gz.V  mgz  énergie potentielle due aux forces
de pesanteur.
1
2
v2.V  12 mv 2  énergie cinétique.

Cte  V  Em énergie totale : énergie mécanique.



1 2 Em
Par conséquent :p   gz  2 v  correspond à une
V
énergie mécanique par unité de volume (si V=1).

L’énergie mécanique reste alors constante le long d’une


ligne de courant (il n’y a pas de dissipation d’énergie).
b) Interprétation en pression

p   gz  1
2
v 2  Cte
p  pression statique
(elle existe même s’il n’y a pas de mouvement)
p   gz  p*  pression motrice
(elle génère le mouvement)
1
2
v 2  pression cinétique
(elle résulte du mouvement)

p  gz  1
2
v 2  Pt  pression totale (ou charge)

Remarque : L’équation de Bernoulli montre alors que la charge reste


constante le long d’une même ligne de courant (  pas de perte de charge
dans l’écoulement d’un fluide parfait ).

Unité : énergie par unité de volume ( Pa ou j/m3 )


C- Interprétation en hauteur
2
p v
 z  c te
 .g 2g
p
Est la hauteur d’une colonne du fluide considéré
rg

z Est la cote, ou la hauteur de position du oint


considéré

v2 Est la hauteur cinétique : c’est la hauteur d’ou doit


tomber dans le vide une particule fluide pour
2g acquérir une vitesse v= (2gh)0.5

Remarque : mCF représente mètre de colonne de


fluide.

Unité : énergie par unité de poids ( mCF ou j/N )


Remarque : la validité de l ’équation de Bernoulli se limite
aux fluides considérés comme incompressibles
(essentiellement de liquides), son application aux gaz ou
vapeurs est envisagée seulement à l intérieur d ’une
gamme de pressions assez étroite pour que les
variations de volume puissent être considérées comme
pratiquement négligeables.
7- Equation de l ’énergie
Considérons le mouvement d ’un fluide dans un domaine on
contact avec des parois solides fixes ou mobiles, selon que
le fluide s ’écoule dans une canalisation ou à travers une
machine (voir figure 2.2).

2.2
Ainsi l ’équation généralisée de Bernoulli dans le cas d ’un
écoulement non isotherme peut s ’écrire :

g  z1  z 2  U 1
2

 U 122
  VdP  F  W  0
2
F: énergie résultant des frottements (dissipation d ’énergie).
V : volume spécifique / V=1/

Cette équation montre que l ’énergie totale par unité de


masse décroît toujours dans la direction de
l ’écoulement.
L ’équation de Bernoulli est valable en tout point du fluide
incompressible en mouvement permanent et irrotatinnnel.
7.1.1 Formes particulières de l ’équation de Bernoulli.
a) Ecoulement isotherme d ’un fluide réel incompressible
en régime stationnaire.
Dans ce cas, le volume spécifique V étant constant entre
les sections 1 et 2, l’équation devient :

g  z1  z 2  U 1
2
 U12
2 
 V P1  P2   F  W  0
2
Ou en remplaçant V=1/ (  densité du fluide ) :

g z1  z 2  U 1
2
 U 1 22
 P1  P2 
 F W  0
2 
Chaque terme de l’équation est exprimé en (J/kg), le terme
W représente l’énergie mécanique nécessaire à transporter
l’unité de masse de fluide entre les sections 1 et 2.
On obtient une autre forme de l’équation de Bernoulli en
multipliant la relation avec la densité  :

 .U12  U 122 
 .g  z1  z 2    P1  P2   F  W  0
2
Dans laquelle chaque terme est exprimé en (N/m2=J/m3),
W représente l ’énergie mécanique nécessaire à
transportée l ’unité de volume de fluide entre 1 et 2, alors
que F est l ’énergie de frottement rapportée à l ’unité de
volume de fluide.
b) Ecoulement d ’un liquide à travers une conduite
horizontale de section constante et sans travail externe.
Dans ce cas, z1 = z2 ; W=0 et U1 =U2 . Ainsi l’équation se
réduit à :
1
P1  P2   F  0

Ou, en notant (P1 –P2 )= P et en divisant g, on a :

P F
  hf
 .g g
Dans laquelle F est l’énergie spécifique de frottement et hf
le frottement dans la conduite ayant la dimension d’une
longueur.
Remarqe :
- pour l ’ ’écoulement des fluides compressibles ‘ gaz et
vapeurs ‘ il est nécessaire de prendre en considération la
variation de la densité et de la vitesse du fluide en fonction
de la pression.
- dans le cas d ’un écoulement non isotherme ou la
température du fluide varie dans la section et le long de la
conduite, on doit tenir compte de la variation des constantes
physiques ‘ viscosité, densité ’ et de la variation de la
vitesse avec la température.
- l ’équation de Bernoulli a de très nombreuses
applications dans le calcul d ingénierie :
- la détermination de la hauteur totale de pompage
- de l ’énergie spécifique et de la puissance de
régime des pompes.
- à la détermination de la chute de pression dans les
conduites, orifices, ajustages, ….

8- Dynamique des fluides compressibles


Le problème est plus complexe que pour les fluides
incompressibles car le volume est fonction de la
température et la pression. Le débit en volume (Qv=u.S)
n’ est donc pas constant tout le long de la canalisation;
seul le débit en masse Qm est invariable en régime
permanent.
Qm   .Qv   .u.S  cte
L’étude de l’écoulement des gaz et des vapeurs ne peut être
entreprise sans avoir fixé au préalable un certain nombre
de conditions ou d’hypothèses souvent simplificatrices.
On peut définir ces conditions en considérant les critères
suivants :
• nature du gaz parfait (PV=nRT) ou réel (PV=ZnRT)
• propriétés de fluide parfait (µ=0) ou visqueux (µ≠0)
• type écoulement isotherme (T=Cte) ou adiabatique
(Q=Cte;n=) qui sont les cas idéaux extrêmes ou encore
poly tropique (1<n<, cas réel intermédiaires).

Sur l’ensemble des situations possibles, en pratique on se


limite à quelques cas :
- on admet que le gaz se comporte comme un gaz
parfait;
- on néglige sa viscosité – très faible en comparaison
avec celle des liquides;
- en examinant seulement les conditions isotherme
et adiabatique.
NB : A cause des frottements, la pression varie pendant
l’écoulement des fluides compressibles (gaz et vapeur)
dans les longues conduites, ce qui implique la modification
de la densité du fluide et par conséquent le volume
spécifique et la vitesse d’écoulement. La chute de pression
pour un écoulement isotherme en régime stationnaire se
calcul en appliquant le théorème de Bernoulli pour une
longueur dL de conduite horizontale; l’intégration se fait
ensuite en fonction des conditions thermodynamiques
dans lesquelles a lieu l’écoulement.

8.1 Equation de Bernoulli


Pour les gaz, on néglige le terme de pesanteur mgdz,
l ’écoulement turbulent qui caractérise les gaz sur la
longueur dL, l ’équation de Bernoulli s ’écrit :

 
d u2 dL
 
 VdP  . 
 u 2

  0
2  D  2 
On a négligé aussi l’énergie potentielle due à la position
horizontale da la conduite.
Avec : =4.f, f est le coefficient de frottement obtenu par
corrélation ou l ’abaque.
Les grandeurs vitesse u et volume spécifique V sont
reliées par l ’équation de continuité Qm=.u.S=u.S/V=Cte
 Qm  2 2 dV 2 dP 2
 L  Qm  
        0
 S  1 V 1 V  2 D  S  
en intégrant pour la longueur L, délimitée par les sections
d ’écoulement 1 et 2 de la conduite, on a :
 Q m  2  v 2  2 dP 
2
L  Qm  
  ln         0
 S   v1  1 V  2 D  S  
Pour les gaz idéaux, en écoulement isotherme (T=Cte), il
résulte de la loi des gaz parfaits (PV= n RT).

P1V1  P2V2  PmVm  Cte


L’équation prend la forme :
 Q m  2  P1   P1  P2   L  Q m 
2

  
 ln         0
 S   P2   Vm  2 D  S 
Avec : Vm=P1V1/Pm volume spécifique moyen et
Pm=(P1+P2)/2
Si la chute de pression P = P1-P2 est relativement petite
par rapport à P1 ou P2 (environ 10%), donc sans grandes
modifications pour la vitesse d’écoulement, alors le premier
terme de l ’équation est négligeable et on en déduit :
2
 L   m um 
2
 L  Qm 
P      Vm    
 2 D  S   2D  m
 L 
u m   m
2
Ou encore : P   
 2D 
En conclusion, pour des pertes de pression petites, P
peut se calculer avec l ’équation appliquée aux fluides
incompressibles dans laquelle la vitesse et la densité sont
remplacées par les moyennes arithmétiques UM et M entre
les points 1 et 2.
Pour les gaz idéaux en écoulement adiabatique
(PV()=Cte), l ’équation après intégration devient :
 1
 2
   2
 1   Qm   P1     P1  P2  
  L  Qm 
   ln        1      0
   S   P2    1 V1  P1    2D  S 
 
Avec =cp/cv la constante adiabatique des gaz.

En pratique, il est très difficile de réaliser une


transformation absolument isotherme (PV=Cte) ou
adiabatique (PV =Cte ), Ainsi l'évolution se situe entre ces
deux situations idéales.

On définit alors une transformation poly tropique par une


relation du type :
n1
 2
   2
Q
1  m   P1   P
 n  1  2  P  n
 Q
 L  m 
ln
         
      1     0
 n  S   P2   n  1 V1   P1    2D  S 
 
Avec n est l ’exposant poly tropique des gaz ( 1< n <  ).
Application :
Ecoulement d ’un gaz dans une conduite
Une conduite de 5 km de long contient de l ’air à 20 °C, le débit
est de 1000 kg/h, le diamètre étant de 10 cm, la pression à
l ’entrée est de 3 bars (pression relative).

La conduite est rugueuse є/D=0.0001 et (20°C)=0.018 10-3 PI


1 - calculer la pression à la sortie.
 .D 2 3.140.1
2
1000
Qm  1000.kg / h  .kg / s et S  .
3600 4 4
Qm 1000 .4 2
G   35 . 4 .kg / s .m
S 3 .14 ( 0 .1) 2 .3600
DG 0.1(35.4) M
Re   5
 196600 Avec :  m  1  P1
 1.8 * 10 RT
de l’abaque de Moody :

(Re =196600, є/D=0.0001) on tire =0.016


Données M = 29 10-3 kg et R = 8.32

m 1 M
Avec :    P
v V RT
Soit : P1=4 bars ( en valeur absolue ) = 4.105 Pa

Considérons l’équation de Bernoulli dans le cas d’un fluide


compressible
 Qm  2  v2  2 dP 2
 L  Qm  
  ln        0
 S   v1  1 V  2 D  S  

Dans le cas ou on assimile l’air à un gaz parfait Pv= cte

P V
P1.V 1  P2 .V 2 Avec
1

P V
2
2

1
 Qm  2  P1  M 2  L Q
2
 m  
  ln    PdP      0
 S   P2  RT 1  2 D  S  
En négligeant le terme ln(P1/P2) / les pressions sont
exprimées en pascals.
L’équation devient :
2
M 1  L  Qm 
RT
 2

P2  P1      0
 2 D  S 
En tire P2 de l ’équation (P2= 2.75 bars)
il y a donc une perte de charge de 1.25 bars le long de la
conduite

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