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Chap.3 Loi de Laplace

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23 Force de Laplace-Théorème de Maxwell

Chapitre 3

Actions et énergie magnétiques


Loi de Laplace. Théorème de Maxwell

1. Origine de la force de Laplace


Les milieux conducteurs sont constitués de charges fixes, liées au réseau cristallin du
matériau, et de charges mobiles q (électrons de conduction pour la plupart des conducteurs).
Le conducteur est ainsi globalement neutre. En présence d’un champ électrique extérieur


E imposé par un générateur extérieur au conducteur, les porteurs de charges mobiles de
vitesse moyenne − →
v et de densité volumique particulaire n, transportent un courant électrique
représenté par la densité volumique :

− →

J = ρ−→v = nq −→
v =σ E (1)
C’est la loi d’Ohm sous forme locale.
σ est une constante positive qui désigne la conductivité du milieu conducteur.
ρ = nq est la densité volumique de charges mobiles.

− →

Notons que ces charges mobiles se déplacent parallèlement à E et à J .


Lorsque le conducteur baigne dans un champ magnétique B, les porteurs de charges fixes
et mobiles se comportent de façons différentes comme nous allons le voir dans le paragraphe
suivant.

1.1. Effet Hall


Cet effet a été découvert en 1880 par E.H. Hall : il a montré qu’il apparait une différence
de potentiel sur les faces transversales d’un conducteur parcouru par un courant d’intensité
I et soumis à l’action d’un champ magnétique perpendiculaire au conducteur.

• Interprétation de l’effet Hall

On considère une plaque métallique rectangulaire


de largeur ` et d’épaisseur e négligeable. Un courant
d’intensité I parcourt cette plaque et on soumet


l’ensemble à un champ magnétique B perpendiculaire
à la plaque (Figure 1).
On suppose que les charges mobiles sont les
électrons de charge négative q=-e et de vitesse
moyenne − →
v de sens opposé à I.

FIGURE 1

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24 Force de Laplace-Théorème de Maxwell


Sous l’action du champ B, ces électrons sont soumis à la force magnétique de Lorentz

→ →

F magn = q − →
v ∧ B qui tend à les dévier de leur trajectoire initiale. De ce fait, il y a
accumulation des charges négatives sur une face de la plaque du métal et des charges positives
sur la face en regard (Figure 1).
Cette accumulation de charges de part et d’autre de la plaque est responsable de


l’apparition d’un champ électrique de Hall E H . C’est l’effet Hall.
Les électrons sont donc soumis à deux forces de sens opposés (Figure 1) :

→ →
− −
→ →

F magn = q −

v ∧B et F elec = q E H

→ →
− →

F elec tend à s’opposer à cette accumulation de charges mais tant que || E H || < ||−

v ∧ B||,
les électrons seront toujours déviés.

− →

Dès que || E || = ||−
H
→v ∧ B||, les deux forces s’équilibrent et se compensent :

→ →
− →
− →

F electr = − F magn =⇒ E H = −−

v ∧B
.
Á l’équilibre, il y a apparition d’une tension de Hall : VH = EH `.


Comme J = nq − →
v = ρ−→
v , on obtient alors :



→ J − → → −
− →
EH = − ∧ B = −RH J ∧ B (2)
nq
1
Où RH = est la constante de Hall.
nq
Une fois l’équilibre atteint, les charges mobiles en volume reprennent leur mouvement
parallèle au courant I .

1.2. Interprétation de la force de Laplace




Notons que le champ de Hall E H agit aussi sur les charges fixes immobiles qui subissent
à leur tours une force électrique supplémentaire perpendiculaire aux lignes de courant donc
au conducteur lui-même. Cette force porte le nom de ”force de Laplace”. Par conséquent,
les charges fixes ne subissent pas d’action directe du champ magnétique mais l’existence de


l’effet Hall leur fait subir, sous l’action de E H , une force de nature électrique.
• Expression de la force de Laplace
On considère un élément de conducteur de faible section s


et de longueur élémentaire d` (Figure 2). Désignons par dqfixe la
charge fixe contenue dans cet élément de volume dV = sd`.
La force de Laplace subit par cet élément dV s’écrit alors :
−→ →
− →

dF = dqfixe E H = ρf ixe dV E H
1
Où ρf ixe = −nq = − est la densité des charges fixes qui
RH
est exactement égale à l’opposé de la densité des charges mobiles
FIGURE 2
ρmobile = nq (du fait de la neutralité du conducteur).

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25 Force de Laplace-Théorème de Maxwell

−→ 1 →

On en déduit : dF = − dV E H
RH


Compte tenu de l’équation ( 2) relative à E H , l’expression finale de la force de Laplace
peut s’écrire sous la forme :

→ − → − →
dF = J ∧ B dV (3)

• Cas des conducteurs filiformes



− →
− −
→ → →
− −
On a dans ce cas J dV = J s d` = J s dl car J et dl sont parallèles et de même sens.
I
D’autre part, on a pour un conducteur filiforme : J =
s
La force de la Laplace pour un conducteur filiforme s’écrit :

→ → −
− →
dF = I dl ∧ B (4)

Loi de Laplace

− →

“Un élément de courant I dl placé dans un champ magnétique B est soumis à
−→
une force dF :
→ −
− → −→
 de support perpendiculaire au plan défini par B et dl. dF est transversale au
circuit ;
→ −
− → −→
 son sens est celui du trièdre direct (dl, B, dF) ;
→ −
− →
 son module est : dF = B I d` sin α α=angle( B, dl)” .

Remarque (Cas d’un circuit fermé)


i) La force de Laplace agissant
I sur l’ensemble

− → −
− →
du circuit C vaut : F =I dl ∧ B
C
I !

− →
− →
− → ~

ii) Si B est uniforme : F = I dl ∧ B = O
| C{z }
~
=O FIGURE 3

“La somme des forces de Laplace est nulle pour un circuit fermé placé


dans un champ B uniforme. On montre dans ce cas que le circuit est soumis
→ −
− → − → −
→ →

à un couple : Γ = M ∧ B avec M = I S S est la surface du circuit”.

2. Quelques exemples d’application de la force de Laplace


2.1. Balance de Cotton : mesure du champ magnétique

Elle est constituée de deux


bras qui pivotent autours d’un point
O. Elle était conçue lors de son
invention pour mesurer les faibles
champs magnétiques.

Professeur [Link] FIGURE 4


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26 Force de Laplace-Théorème de Maxwell

• Le côté gauche est formé d’un circuit filiforme “OABCDO” parcouru par un
courant I. AB et AC sont des arcs de centre “O”.
• Le côté droit est constitué d’un bras “ON” qui est horizontal si le courant
I=0 et B=0 (équilibre de la balance).


Si le champ magnétique B6=0, seul le moment en “O” de la force de Laplace F
sur CB fait tourner la balance vers la gauche.
On applique alors un moment de sens opposé en utilisant un contre poids en
“N”. On a alors :
mg a
mga = F b avec F = I`B où ` = CB =⇒ B =
I` b


La connaissance des éléments de la balance permet de déduire B.

2.2. La roue de Barlow


Un disque conducteur, de rayon R, libre de
tourner autours d’un axe horizontal est plongé


dans un champ magnétique B uniforme parallèle
à l’axe. Un courant I traverse le disque depuis son
axe vers un point A de sa périphérie où il affleure
un bain de mercure.
On suppose, pour simplifier, que tout le courant
passe de O vers A. La force de Laplace agissant sur
OA s’applique au milieu et vaut : FIGURE 5

F = IRB
Le moment de couple agissant sur le disque est :
R 1
Γ=F = IBR2
2 2
Il est dirigé suivant l’axe et tend à faire tourner le disque autour de cet axe.
La roue constitue un exemple de moteur électrique simple. La puissance du moteur
est :
P = 2πN Γ = πR2 N BI N est le nombre de tours par second

3. Interaction entre courant électriques


3.1. Expression des forces électromagnétiques de Laplace
Considérons deux circuits C1 et C2 parcourus par les courants permanents I1 et
I2 . C1 et C2 sont placés côte à côte.

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27 Force de Laplace-Théorème de Maxwell

FIGURE 6

• C1 crée en M2 le champ magnétique (loi de Biot et Savart) :


I −


→ µ0 dl1 ∧ −→r 12
B (M2 ) = I1 3
4π C1 r12
•• Un élément dl2 de C2 est soumis à la force de Laplace :
−→ →
− →

dF12 = I2 dl2 ∧ B(M2 )
• • • la force de Laplace agissant sur C2 (sous l’effet de C1 ) vaut :
I I I →
− !

− −→ µ 0 →
− dl 1 ∧ →

r 12
F 12 = dF12 = I1 I2 dl2 ∧ 3
C2 4π C1 C2 r12

C’est la loi des actions électromagnétiques d’Ampère


En explicitant le double produit vectoriel(∗ ) , on obtient :
I I  −

→ µ0 − −
→ → → r 12
F 12 = − I1 I2 dl1 .dl2 3 c’est la Formule de Neumann (5)
4π C1 C2 r12
Un calcul analogue permet de déduire l’action de C2 sur C1 . On trouve :

− →

F 21 = − F 12
“Les forces totales agissant sur les circuits obéissent au principe de l’action et
de la réaction ”.

 
I I − →
→ − →
      dl1 dl2 .−
r 12
(∗ ) →
− −

dl2 ∧ dl1 ∧ −
→ → →
− − →
r 12 − −
r 12 = dl1 dl2 .− →
r 12
→ −
− →
dl1 .dl2 . La double intégrale 3
=
I I C1 C2 r12

→ dr12 dr12
dl1 2
= 0 car l’intégrale de 2 s’effectue le long de la courbe fermée C2 .
C1 C2 r12 r12

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28 Force de Laplace-Théorème de Maxwell

3.2. Définition légale de “l’Ampère”


Considérons deux fils infinis parcourus par des
courants I1 et I2 stationnaires distants l’un de
l’autre de d.
• Action de C1 sur une portion dl de C2 :
−→ → −
− → −
→ µ0 I1 −

dF12 = I2 dl ∧ B 1 avec B1 = ey
2πd
−→ µ0 I1 I2 d` −

dF12 = − ex (6)
2π d
•• On montre de même que :
−→ −→
dF21 = −dF12
• • • le module de cette force s’écrit :
FIGURE 7
I1 I2
dF21 = dF12 = 2. 10−7 d` (7)
d
Conséquences :
 Si les deux courants sont de même sens (c’est à dire I1 I2 > 0), les forces sont
attractives =⇒ les deux fils s’attirent ;
 Si les deux courants sont de sens opposés (c’est à dire I1 I2 < 0), les forces sont
répulsives =⇒ les deux fils se reppoussent.
Dans le cas où les deux fils sont parcourus par le même courant :

dF I2
= 2. 10−7 (8)
d` d
La connaissance de cette force (équation 8) conduit à la définition de “l’Ampère” :
“ l’Ampère” est l’intensité de courant passant dans deux fils parallèles, situés
à 1m l’un de l’autre, et produisant une attraction réciproque de 2. 10−7 N par unité
de longueur du fil. ”

4. Travail des forces électromagnétiques de Laplace


4.1. Premier énoncé du théorème de Maxwell.


On considère un élément dl d’un circuit rigide
filiforme parcouru par un courant I permanent et


baignant dans un champ magnétique B.

Le travail élémentaire de la force de Laplace


−→ −
→ →
− FIGURE 8
dF pour un déplacement dr de l’élément dl dans


le champ B est :

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29 Force de Laplace-Théorème de Maxwell

−→ − → → −
− → −→
d2 W = [Link] = (I dl ∧ B).dr

→ − → −→
= I(dr ∧ dl). B
−−→ −→
= I d2 S. B
−−→ − → − → −

d2 S = dr ∧ dl est la surface élémentaire balayée lors du déplacement dl entre
les instants t et t + dt (figure 8). On obtient :

d2 W = Id2 φc (9)
→ −−→
− −

d2 φc = B.d2 S est le flux élémentaire coupé de B à travers d2 S.
Pour l’ensemble du circuit, le travail
élémentaire fournit par la force de Laplace
lors du déplacement
I dr estI:
dW = d2 W = Id2φc
circuit circuit
dW = Idφc
I
dφc = d2 φc est le flux coupé par
circuit
l’ensemble du circuit FIGURE 9
Z pendant le déplacement


dr à travers dS = d2 S balayé pendant ce
déplacement.
Pour un déplacement global entre deux positions initile et finale, le travail des
forces électromagnétiques a pour expression :
Z Z
W = dW = Iφc φc = dφ ≡ flux coupé global (10)

Thèorème de Maxwell
“Le travail des forces électromagnétiques de Laplace appliquées à un circuit
électrique (parcouru par un courant I permanent) se déplaçant dans un champ
magnétique statique est égal au produit de l’intensité du courant par le flux
magnétique coupé par le circuit lors de son déplacement ”.

4.2. Deuxième énoncé du thèorème de Maxwell


Considérons un circuit rigide (indéformable) parcouru par un courant I et qui


se déplace d’une position initiale Ci vers une position finale Cf dans un champ B
statique.
Soient Sf et Si deux surfaces quelconques s’appuyant sur Cf et Ci respectivement.

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30 Force de Laplace-Théorème de Maxwell

On désigne par :
−n 1, −
→ →
n 2 deux vecteurs unitaires normales à Si et Sf (leur orientation obéit à
la règle du tire-bouchon) ;
 (S) est la surface balayée par le circuit ;
 φc est le flux coupé par le circuit à travers (S).

FIGURE 10

P
Le flux sortant à travers la surface férmée ≡ Si ∪ S ∪ Sf est :
ZZ ZZ

− →

φP = B . dSi −

n 1 ext + B . dSf →
−n 2 ext + φc
Si Sf
ZZ ZZ

→ →
− 
= B . dSi −

n1− B . dSf −

n 2 +φc −

n 1 ext = −

n 1 et −

n 2 ext = −−

n2
Si Sf
| {z } | {z }
= φi − φf + φc
Or, il y a conservation du flux à travers la surface fermée =⇒ φP = 0 :

φc = φf − φi = ∆φ (11)
“Le flux coupé est égal à la variation du flux à travers le circuit et ne dépend que
des positions initiale et finale du circuit.”

Thèorème de Maxwell
“Le travail des forces électromagnétiques agissant sur un circuit rigide parcouru
par un courant I maintenu constant et se déplaçant dans un champ magnétique
statique est égal au produit de l’intensité I par la variation du flux de champ
magnétique à travers la surface orientée par le circuit :

W = I∆φ = I φf − φi ” (12)
Pour un déplacement élémentaire, le travail élémentaire des forces de Laplace
est :
dW = Idφ où dφ est la variation élémentaire du flux

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31 Force de Laplace-Théorème de Maxwell

5. Calcul du torseur des forces électromagnétiques de Laplace à partir du flux.




5.1. Cas d’un circuit placé dans un champ magnétique B


Soit un circuit placé dans un champ magnétique statique B extérieur et
parcouru par un courant permanent I.
5.1.1. Torseur des forces électromagnétiques de Laplace
a. Force de Laplace
Le travail élémentaire des forces de Laplace est :

dW = Idφ φ = φ(x, y, z, α, β, γ)
α, β et γ sont les rotations du circuits C autour des axes Ox, Oy et Oz.
Pour un déplacement dr :
→−
− →
dW = F .dr = Fx dx + Fy dy + Fz dz
∂φ ∂φ ∂φ
=I dx + I dy + I dz
∂x ∂y ∂z
On en déduit l’expression de la force de Laplace dans le cas où le circuit subit
trois rotations autours de axes Ox,Oy et Oz :


 ∂φ

 F x = I

 ∂x
 ∂φ

− →

F Fy = I =⇒ F = I grad φ (13)

 ∂y



 Fz = I ∂φ

∂z


“L’expression (13) est très utile pour calculer F dans le cas de circuits de
formes complexes.”

b. Moment résultant par rapport à un point O


Supposons que le circuit subisse une rotation élémentaire dα autours de Ox, le
travail élémentaire des forces de Laplace est donné par :

dW = Mx dα = Idφ 
∂φ
∂φ =⇒ Mx = I
=I dα ∂α
∂α
On en déduit l’expression du moment :

 ∂φ

 Mx = I

 ∂α


−→ ∂φ
M(O) My = I (14)

 ∂β



 ∂φ
 Mz = I
∂γ

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32 Force de Laplace-Théorème de Maxwell

5.2. Action mutuelle entre deux circuits


Soient C1 et C2 deux circuits parcourus par les courants I1 , I2 respectivement.
On suppose que les deux circuits sont assez proche l’un de l’autre et sont en
interaction mutuelle.
L’action de C2 sur C1 se traduit par le flux mutuel φ = M I2 (voir chapitre 4).
M désigne l’inductance mutuelle des deux circuits.

La résultante des forces mutuelles agissant sur le circuit C1 s’écrit :



 ∂M

 F1x = I1 I2

 ∂x1



− ∂M
F1 F1y = I1 I2 (15)

 ∂y1



 F1z = I1 I2 ∂M

∂z1
Le moment résultant dû à l’action mutuelle est :

 ∂M

 M1x = I1 I2

 ∂α1



→ ∂M
M1 (O) M1y = I1 I2 (16)

 ∂β1



 ∂M
 M1z = I1 I2
∂γ1
Le système des forces d’action mutuelle obéit au principe de l’action et de la
réaction. Le torseur des forces qui agissent sur C2 est :

→ →
− −
→ −

F2 = −F1 et M2 = −M1 (17)

6. Energie potentielle électromagnétique. Règle du flux maximal


6.1. Energie potentielle électromagnétique

dW = Idφ = d Iφ car I constant
=⇒ Ep = −Iφ (18)
= −dEp
L’expression (18) désigne l’énergie potentielle électromagnétique du circuit Ep
définie à une constante près.

6.2. Règle du flux maximal


Considérons un circuit soumis aux seules forces électromagnétiques de Laplace.
A l’équilibre stable, l’énergie potentielle est minimale Ep . Tout écartement du circuit
par rapport à cette position tend à augmenter Ep . Le circuit revient à sa position
d’équilibre en diminuant son énergie potentielle Ep .
Comme Ep = −Iφ, la position d’équilibre correspond au flux maximal du circuit.
“Un circuit tend toujours à se déplacer vers une position d’équilibre stable pour
laquelle le flux magnétique est maximal.”

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