2 - Calcul Arbres
2 - Calcul Arbres
U 2013/2014
1ère partie :
Aciers au carbone
Rr
nuances Re (N/mm²) A% K
(N/mm²)
normalisées ou MPa (maxi) (daJ/cm²)
ou MPa
Caractéristiques mécaniques
Trempabilité
cémentation
Taille des
pièces
Pour
Exemple d’utilisation
Nuances
Rr Re K propriétés
A%
(daN/mm²) (daN/mm²) (daJ/cm²)
Bien sur, cette liste n’est pas exhaustive ; il existe de très nombreuses autres nuances.
On peut utiliser dans d’autres cas des arbres en alliage d’aluminium ou en titane (aviation...) ou bien en matériaux
composites.
En A, rotule :
Deux zones de contacts A B
X A x + YA y + Z A z
assurent le guidage (deux
éléments de liaisons)
Y
0 A
un seul élément assure l’arrêt En B, linéaire annulaire
axial de l’arbre X Y B y + Z B z
0 B
Afin de déterminer les actions mécaniques exercées sur un arbre au niveau des liaisons, on isole l'arbre
et on applique le principe fondamental de la statique ou de la dynamique selon l'importance des effets d'inertie.
{Ti }G = {T2 / 1 }G
Avec G sur la ligne moyenne.
On peut déterminer la relation entre le torseur des efforts intérieurs et le torseur des efforts extérieurs appliqués
à chacun des tronçons 1 et 2, pour cela traduisons leur équilibre.
Equilibre de 1 :
Appliquons le PFS au tronçon 1 : {Text / 1 }G +{T2 / 1 }G = 0
R i = Nx + Tv v + Tw w
{Ti }G =
M G ,i
t
= M t x + Mf v v + Mf w w G
Pour les arbres, généralement toutes les sections droites sont circulaires. Dans ce cas tous les axes appartenant à
ces sections et passant par leurs centres, sont axes principaux d'inertie.
On fera en sorte de toujours choisir la base locale qui minimise le nombre de composantes du torseur des efforts
intérieurs.
Ri = Nx + Tz
{Ti }G =
M G ,i = Mtx + Mfy G
t
Les conditions de résistance dans les cas de sollicitations simples sont : Rpg : résistance pratique au glissement
Quelle que soit la méthode de calcul employée, la démarche à suivre pour résoudre un problème est simplement
et sensiblement la même. Les étapes sont :
• Calculer les actions mécaniques, dans les différentes sections droites de la poutre
• Déterminer les torseurs des efforts de cohésion.
• Tracer les diagrammes des efforts de cohésion.
• Déterminer la section critique de la poutre (la plus dangereuse ou la plus sollicitée).
• Déterminer le moment idéal Mi :
M i = M f2 + M 2t
• Calculer le diamètre nécessaire de la section critique pour résister à ces efforts, ou vérifier la sécurité à
cette section critique (si son diamètre est connu).
Le calcul de la contrainte nominale se fait avec la formule suivante :
y Mi y
σ= = M 2f + M 2t ≤ σ max adm
I GZ I GZ
Où : σmax adm : contrainte maximale admissible à la traction
IGZ : moment quadratique de la section de l’arbre.
Mf : moment de flexion maxi
Mt : moment de torsion maxi.
y : distance du point considéré % à la fibre neutre.
d π d4
Pour un arbre de section circulaire : y = , I GZ =
2 64
32
Donc σ= M f2 + M 2t ≤ σ max adm
πd 3
32
d≥3 M f2 + M 2t
πσmad
En partant du diamètre minimum (prédéterminé précédemment) on construit (arbre avec ses différentes
dispositions (rainures de clavettes, cannelures, épaulements, gorges,...). Pour la vérification de sa tenue en
fatigue, les concentrateurs de contraintes sont pris en compte par l'affectation des facteurs de concentration Kto
en torsion et Ktf en flexion. Le critère de résistance devient :
σ eq = (K tf σ )2 + 3(K to τ )2 ≤ σD
• Les valeurs des facteurs de concentration des contraintes sont données en annexe.
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• Valeurs approximatives des limites d'endurance : σD
- Aciers σD ≈ 0,5 σr pour σr ≤ 1400 Mpa
σD ≈ 700 Mpa pour σr > 1400 Mpa
- Fontes et Aciers coulés : σD ≈ 0,4 σr
- Alliages d'aluminium et de Magnésium
σD ≈ 0,4 σr forgé, laminé
σD ≈ 0,3 σr coulé
1- Critère de Von Mises
Pour les arbres de transmission, on ne tient compte que des effets des moments de flexion et de torsion. Les
effets de concentration des contraintes ne sont pas aussi considérés, mais on doit vérifier ces arbres aux
sollicitations dynamiques. La relation suivante est très utilisée pour une prédétermination du diamètre de
l'arbre :
σ eq = σ 2 + 3τ 2 ≤ σ max adm
Mt
τ est la contrainte tangentielle effective τ= .y
I0
4N 32Mf 2 16M t 2
Ou bien σeq = (K tt + K tf ) + 3(K to ) ≤ σ max ad
πd 2
πd 3
πd 3
2- Critère de Treska
σ eq = σ 2 + 4τ 2 ≤ σ max adm
4N 32Mf 2 16M t 2
Ou bien σ eq = (K tt + K ) + 4(K ) ≤ σ max ad
πd 2 πd 3 πd 3
tf to
En plus de transmettre la puissance, les arbres servent à maintenir les positions relatives des divers
éléments de machines. La déformation latérale est plus critique lorsque des engrenages sont montés sur un arbre
ou lorsque ce dernier est supporté par des paliers. La déformation en torsion peut affecter le synchronisme ou le
déphasage des machines entraînées. Dans de tels cas, on détermine en général la dimension de (arbre en tenant
compte d'abord de sa rigidité et en vérifiant en suite sa résistance.
MtL MtL 32
θ= ≤ θlim θ= ≤ θlim d≥4 MtL
IG G πd 4 π θlim G
G
32
avec : Mt :couple ou moment de torsion
IG : moment quadratique polaire de la section de l’arbre
G : module d’élasticité transversale du matériau
L : Longueur du tronçon d’arbre sollicité à la traction
V- APPLICATION :
ARBRE D'ENTRÉE D'UN BROYEUR
Le dessin d’ensemble ci-après représente un arbre d'entrée d'un broyeur à cailloux de grande capacité. Sa
modélisation avec ses caractéristiques géométriques sont données sur le schéma simplifié ci- après.
Les caractéristiques mécaniques sont les suivantes :
Matériau : 55 Si 7.
Re = 600 Mpa ; Rr = 800 Mpa
L'étude qui suit a pour but de calculer le diamètre de cet arbre à partir des méthodes évoquées dans le cours.
fθ
= 3.4 ; γ = 21.8°; δ = 10°; = 20°
sin β
N =750 tr/min ; b =640; c = 920 ; d = 250; 2R = 800; 2r=300; P = 200 Kw ; e
Les liaisons entre l’arbre et le bâti en A et B sont réalisées par l'intermédiaire de bagues lisses, avec jeu.
Leur longueur autorise un léger rotulage. On modélisera la liaison pivot de manière isostatique par l'association
d’une rotule et d’un linéaire annulaire.
0
L’action de la roue sur le pignon en D :
/ = 0"
! 0
Les actions axiales A1, radiales R1, tangentielles T1 s’écrivent :
A1 = DR / P sin α sin γ
R1 = − DR / P sin α cos γ
T1 = − DR / P cos α
CA=c=54
AB=b=90
Ø 80…….
BO=a=65
C A B O
Ø 72….
Ø 30 ….
Ø 35….
Echelle :1/2
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VI- CONSOLIDATION :
On considère le réducteur représenté sur le dessin d’ensemble suivant, la poulie d’entrée montée sur
l’arbre (20) n’est pas représentée
y T
z 45 45 25
Données:
3
P.30 200.10 .30 2546 ,48
où Cm = = = 2546,48N .m ⇒ t= = 2652 ,58 N
π .N π .750 0.4 * 2.4
T=2652,58*3,4=9018,77N ; Cm= 2546,48 N.m; t = 2652,58N ; T = 9018,77N
56 = 7! − 38)
−(T − t ).sin(δ ) 0 c
(avec
56
0 Cm 0 −c
{τ }
c/ p A
= −(T + t ).cos(δ )
0 + −(T + t ).cos(δ ) ∧ 0
−(T − t ).sin(δ )
0 −(T − t ).sin(δ ) 0 A
0 Cm
{τ c / p }c = −(T + t ).cos(δ ) c.(T − t ).sin(δ )
−(T − t ).sin(δ ) − c.(T + t ).cos(δ ) A
• L’action de la roue sur le pignon en D:
DR / p .sin(α ).sin(γ ) − DR / p .r.cos(α )
{τ ro / pig } A
= − DR / p .sin(α ).cos(γ ) − DR / p .d .cos(α )
− DR / p .cos(α ) DR / p .(d .sin(α ).cos(γ ) − r.sin(α ).sin(γ ))
A
0 0 0 0 0 −b 0 0
{τ ba / arb }B = YB 0 {τ ba / arb }A = YB 0 + YB ∧ 0 {τ ba / arb }A = YB − Z B .b
Z 0 B Z 0 Z 0 Z − YB .b A
B B B A B
→ Appliquons le principe fondamental de la statique au point A :
0 + DR / p .sin(α ).sin(γ ) + X A + 0 = 0
R.(T − t ) − DR / p .r.cos(α ) + 0 + 0 = 0
−(T + t ).cos(δ ) − D .sin(α ).cos(γ ) + Y + Y = 0
R/ p A B
c.(T − t ).sin(δ ) − DR / p .d .cos(α ) + 0 − b.Z B = 0
−(T − t ).sin(δ ) − D .cos(α ) + Z + Z = 0
R/ p A B
− c.(T + t ).cos(δ ) − DR / p .(d .sin(α ).cos(γ ) − r.sin(α ).sin(γ )) + b.YB = 0
Que l’on peut écrire sous la forme suivante:
(1) A1 + X A + 0 = 0
(2) R.(T − t ) + r.T1 = 0
(3) − (T + t ).cos(δ ) + R1 + YA + YB = 0
(4) c.(T − t ).sin(δ ) + d .T1 − b.Z B = 0
(5) − (T − t ).sin(δ ) + T1 + Z A + Z B = 0
(6) − c.(T + t ).cos(δ ) −(d .R1 + r. A1 ) + b.YB = 0
fθ
− 18 ; A.N : ! = − ;. = ∗ 2652,58 ∗ 2,4 => ! = −16976,51 N
;.<
(2) => ! = − 7! − 38/9 => ! = − 3 7e
sin β
= −D /N sin7 8 . cos 7I8 ; A.N : = −18066 sin720°8 . cos 721,8°8 => = −5737 M
(3) => cC = 7! + 38. cos7-8 − − cU ; A.N : cC = 79018,77 + 2652,588. cos710°8 + 5737 − 14819.47
cC =2411,57 N .
(5) => TC = 7! − 38. sin7-8 − ! − TU ; A.N : TC = 79018,77 − 2652,588. sin710°8 + 16976,51 + 5042,33
TC = 23124,32 N .
Le calcul statique donne :
y
Cm
YB x
ZB
T1 A1 C
D YA B
R1 XA t T
A
E ZA
z
Modélisation en poutre :
E A B C
• Zone [A B] 0≤ x≤b :
M =0M g& = 2546.48 M. 6
!h = 14819,47 − 11494 = 3325,47 M gih = 5042,33. 7r − j8 + 1105,47. 7* − j8
!k = − 6147,81 M gik = −14819,47. 7r − j8 + 11494. 7* − j8
• Zone [B C] 0 ≤ x ≤ ( c − b) :
M =0M g& = 2546.48 M. 6
!h = −11494 M gih = −1105,47. 7* − r − j8
!k = − 1105,47 M gik = −11494. 7* − r − j8
n+o9 j = 0, gi = 3233,17 M. 6
! = l!h _ + !k _ = 11547.04 M ; gi = lgih _ + gik _ = m q
n+o9 j = * − r = 64066, gi = 0 M. 6
N(N) E A B C
−2294,66
17919,7
T(N)
6989,59
11545
Mt(Nm)
2546.48
Mf (Nm)
4381,86
3233
Les diagrammes représentatifs de l’évolution des différentes sollicitations sont donnés ci-dessus :
gi s = 4381.86 M. 6q
D’après les diagrammes représentatifs des différents sollicitations, on remarque que la section la plus sollicitée
est celle d’abscisse x=d où m
g& s = 2546.86 M. 6
Re = 600 MPa
Matériau 55 si7
Rr = 800 MPa
• Calcul de diamètre :
Re 600
σ max adm = RPe = = = 120MPa.
5 5
σ com max ≤ σ max adm
55 si7 : acier dur ⇒ Critère de Von Mises :
σ com max = σ 2 + 3.τ ²
f_uv _
= l7 w lgi _ + g& _ ≤
buy _ f_ f
√ _ +3 _
x 8 + 37 w 8 x =
w x <
}~• €•‚
Soit d=75 mm
Si on veut réduire le diamètre on doit agir sur la valeur de donc sur la valeur de Re donc
lgi _ + g& _ ≤
f_ f
choisir un autre matériau qui vérifie la relation suivante : , „
w x <
•
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