Phytotechnie Générale Monsieur GBONGUE DOUAGBEU
Table des matières
Table des matières 1
Chapitre I : GENERALITE ET DEFINITION DE BASE 4
I. Définition 4
II. Exploitation agricole 4
1. Description technique 5
a) Concernant les surfaces cultivées 5
b) Concernant les technique culturale 5
c) Organisation du travail sur une exploitation 6
III. PHYTOTECHNIE : SES ATTRIBUTS 6
1. Définition 6
2. Finalité pratique de la phytotechnie 6
3. Implication économique 7
IV. AGRONOMIE 7
1. Définition 7
2. Objet de l’agronomie 7
Chapitre I : GENERALITE 10
Chapitre II : ORGANES RECOLTES, STADES DE RECOLTE 12
I. NATURE BOTANIQUE DES ORGANES RECOLTES 12
II. MATURITE ET STADE DE RECOLTE 12
III. EXPRESSION QUANTITATIVE DES RENDEMENTS 13
1. Cas des légumes 13
2. Cas des cultures fourragères 14
3. Cas des plantes sucrières 14
Chapitre III : DIFFERENTS NIVEAUX DE DETERMINATION DES RENDEMENTS PHYSIQUES 15
I. RENDEMENT BIOLOGIQUE 10
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II. RENDEMENT AGRICULTEUR (Ra) 10
Chapitre IV : VARIABILITE DES RENDEMENTS 15
I. VARIABILTE DES RENDEMENT INTRA-ANNUELS 15
II. VARIABILITE INTER-ANNUELLE (INTER-CAMPAGNE AGRICOLE) 15
Chapitre V : AMELIORATION DES RENDEMENTS AGRICOLES 16
I. NOTION DE MARGES BRUTES 16
II. LES VOIES D’AMELIORATION DU RENDEMENT 16
Chapitre VI : NOTION DES COMPOSANTES DU RENDEMENTS 17
I. DEFINITION 17
II. EDIFICATION DU NOMBRE DE COMPOSANTES 17
III. CROISSANCE ET ELABORATION DU POIDS DES ORGANES RECOLTES (confère page 9-10
de l’annexe) 17
IV. QUELQUES ORDRES DE GRANDEURS DANS LA DESIGNATION DES RENDEMENTS 17
1. Cas des produits secs 17
2. Cas de produits frais (igname, pomme de terre, manioc, légumes frais) 18
Partie A : INTRODUCTION AU TRAVAUX PRATIQUE DE PHYTOTECNIE 20
I. INTRODUCTION 20
II. MULTIPLICATION SEXUEE 20
1. Qualités d’une bonne semence 20
2. Traitements des graines aptes à favoriser la germination et la croissance 21
3. Epoque de semis (semailles) 21
4. Différents modes de semis : semis en place et semis en terrine (pépinière) 21
5. Différents procédés de semis : semis à la volet, semis en ligne, semis en poquet 21
Partie B : PRATIQUES 23
I. TRAVAIL A FAIRE 23
II. OBSERVATION 23
III. INTERPRETATION DES RESULTATS 24
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IV. RECOMMANDATION 24
V. DESCRIPTION DE QUELQUES VARIETES 24
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Chapitre I : GENERALITE ET DEFINITION DE BASE
I. Définition
L’agriculture est une technique qui vise à obtenir la biomasse utile à l’homme par l’exploitation des plantes.
L’agriculture c’est aussi le lieu d’insertion des activités des hommes (ingénieurs agronome, chercheurs et
phytotechniciens). C’est également artificialisé le sol à l’aide de techniques adéquates en vue d’améliorer le milieu
(sol) pour une meilleure production.
L’agriculteur est un homme d’action, un technicien, un observateur, un gestionnaire et même un
commandant … c’est un bon transformateur aussi un bon commerçant pour mieux vendre ses produits agricoles.
Objectif et moyens de l’agriculture
L’agriculteur gère donc les instruments de production (son exploitation) en vue d’atteindre ses objectifs.
- Assurer sa subsistance alimentaire
- ainsi que celle de sa famille.
- Maintenir en état voir étendre et améliorer la productivité de son exploitation pour pouvoir conserver son
métier et plus souvent avec l’espoir et le désir de le transmettre à ses enfants (possibilité d’héritabilité).
L’importance relative de ses séries d’objectifs et leur contenu exact varie au cours de la vie
II. Exploitation agricole
C’est un domaine, une ferme, un terroir rural délimité dans l’espace. Cet espace (Exploitation agricole) est
caractérisé par :
- Le climat (la pluviosité, pluviométrie, température, humidité de l’air) ;
- La végétation naturelle ;
- Le sol (argileux, sableux, limoneux …) ;
- Le relief (montagneux, basfond, plateaux, plaines …) ;
- Les équipements (motoculteurs, tracteurs, brouettes, machettes…) ;
- Les moyens financiers : il y a plusieurs moyens de trouver de l’argent pour financer son exploitation ;
- La main d’œuvre (familiale, temporaire, permanente)
- La terre : c’est l’étendue, la superficie d’un seul tenant ou morcelé. Le titre foncier en est la carte d’identité
et certifie que son détenteur est le réel propriétaire ;
- Types d’aménagement : ce sont les barrages, pistes d’exploitation, installations d’irrigation … ;
- Le corps de ferme : le bureau, le secrétariat, les magasins de stockage de produits d’engrais, de marchandise
…;
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1. Description technique
a) Concernant les surfaces cultivées
Parcelle : c’est la plus petite surface cultivée de manière homogène avec une même culture ;
Champ : c’est une surface cultivée d’un seul tenant ;
Bloc de culture : ensemble de parcelles contigües. Une exploitation comporte souvent plusieurs blocs de
cultures ;
Parcellaire : c’est la description de l’ensemble constitué par les éléments précédents, leur distance du corps
ferme, leur taille… on parle souvent de morcellement assuré par le degré de dispersion des blocs de culture et
par leur taille ;
Terrain : pour l’agronome le terrain est une fraction d’espace incluant tous les aspects de l’environnement
naturel qui jouent sur la production agricole (le sol, la topographie, le régime de l’eau_ eau de surface, de
profondeur _, les formations végétales naturelles…);
Fonte de semis : c’est la dégénérescence de la plantule suivi de la mort. Cela est dû à des champignons qui
attaquent la partie basale ;
Microclimat : c’est un climat local qui traduit l’influence de certaines caractéristiques (orientation, air,
relief…) sur le climat régional. Il est fréquent que sur une exploitation agricole il y ait plusieurs microclimats
dont il faut tenir compte (haute colline, versant nord et versant ouest…).
b) Concernant les techniques culturales
Assolement : répartition de la surface de l’exploitation entre les différentes cultures d’une année donnée.
Sole: parcelle de terre affectée à une culture ou à un groupe de culture.
Succession de culture : ensemble de cultures apparues sur une parcelle durant une période donnée avec leur
ordre de succession
Rotation culturale : c’est une succession de culture qui est reproduite identiquement à elle-même plusieurs
fois de suite.
Matériel végétal: cela désigne les types de plantes cultivés et leur degré d’amélioration génétique
Technique culturale: ce sont les actes par lesquels l’agriculteur tire parti d’une espèce végétale qu’il cultive
(pas obligatoire) du semis à la récolte en passant par toutes les techniques d’entretien…
Itinéraire technique par culture: ce sont les combinaisons logiques et ordonnées des techniques appliquées
à une culture du semis jusqu’à la récolte.
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c) Organisation du travail sur une exploitation
Operations culturales : Elle concerne tout ce qui se passe sur une parcelle qu’il s’agisse de semer, labourer,
défricher, épandre la fumure…
Calendrier cultural : C’est l’ensemble des opérations qui doivent être où sont effectuées culture par culture
tout au long de l’année. Il y a calendrier prévisionnel différent du calendrier réalisé.
Bloc de travaux : C’est la division de l’année correspondant à des périodes où différentes opérations
culturales doivent être réalisées EX : bloc des semailles, des récoltes,
Jour disponible du travail : Il concerne au sein d’un bloc ou au cours les jours où une opération culturale
(semis, récolte...) donnée est possible du fait du climat et de l’état du sol. Dans une même période le nombre
de jours disponibles varie szse »uivant les opérations considérées. Le nombre de jours dépend aussi du sol, de
la pente des différentes parcelles et du matériel végétal.
III. PHYTOTECHNIE : SES ATTRIBUTS
1. Définition
L’agronomie dont la phytotechnie constitue un chapitre important est une science qui enseigne ou traite de la
théorie de l’agriculture. Quant à la phytotechnie (plante cultivée, métier, art, industrie ou procédé propre à une
industrie), elle est une technique qui établit ou élabore la manière d’exploiter les végétaux cultivés (l’itinéraire
technique)
2. Finalité pratique de la phytotechnie
Il s’agit d’une branche technique qui vise la mise en œuvre des procédés techniques d’exploitation des
plantes cultivées et non une science au sens propre de la connaissance raisonnée des lois universelles. Il convient
d’insister sur le rôle incontournable de la phytotechnie avec ses complexités statiques et dynamiques. Retenons
également que la phytotechnie n’est pas asservie aux préceptes scientifiques mais elle prend appui sur ceci pour
organiser ou élaborer ses techniques d’exploitation.
La phytotechnie a des objectifs pratiques et qui se résument comme suit : la recherche de la quantité et de la
qualité de la production, c'est-à-dire l’éducation de la plante en vue de la récolte et de l’utilisation des produits utiles.
A cet effet, les éléments fondamentaux à prendre en compte sont nombreux et sont fournis par plusieurs sciences
(botanique, agrologie, climatologie, chimie, zoologie….).
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3. Implication économique
Alors que l’écologiste agricole ou agro écologiste prend appui sur les rendements culturaux pour mesurer les
relations qui lient les divers facteurs du milieu, le phytotechnicien pour sa part envisage en plus le gain optimum qui
ne coïncide pas toujours avec la production maximum
Pour améliorer la production agricole, le phytotechnicien doit proposer trois groupes d’opération technique.
Quantité= rendement*surface
La rentabilité d’une culture passe par :
L’accroissement du rendement
L’augmentation du prix de vente
Réduction du coût de production
MB=PRS-C
IV. AGRONOMIE
1. Définition
En production agricole, il existe des milliers de problèmes. La résolution efficace des problèmes exige de
l’ingénieur agronome des connaissances pluridisciplinaires et des méthodes de travail de plus en plus affinées et
articulées. Si cela est vrai dans l’agriculture moderne, ça l’est encore davantage dans les agricultures des pays en voie
de développement où les décisions de changement de programme sont souvent plus centralisées et imposées de la
‘’haut’’.
Les responsabilités de l’agronome dans les pays développés sont directement engagées sans qu’elles puissent
d’abord s’appuyer sur des expériences acquises par des novateurs.
2. Objet de l’agronomie
L’agronomie au sens strict est la science qui a pour objet l’étude approfondie des problèmes de la production
agricole. Sa spécificité découle de la pratique de l’agriculteur ; celui-ci utilise un ensemble de plantes (peuplement
végétal) comme un moyen pour capter et transformer au cours du temps les ressources du milieu (eau, énergie,
nutriments du sol, CO2) disponibles sur une certaine superficie cultivée en vue d’obtenir une production de biomasse
utile à l’homme. En d’autres termes, l’agronomie a pour objet :
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L’étude de manière synthétique du fonctionnement du peuplement végétal au champ sous la double
influence des facteurs et conditions du milieu d’une part et des techniques culturales d’autre part.
Enfin, nous pouvons distinguer parmi deux types principaux :
Les ingénieurs d’action : qui sont en contact direct avec l’agriculteur ; ils utilisent les connaissances
générales en agronomie qu’ils adaptent au milieu dans lequel ils travaillent. Leurs activités sont orientées par
les pratiques de l’agriculteur et ils se trouvent aussi confrontés aux autres aspects de l’agriculture en tant que
secteur économique. Leur formation devra donc dépasser le seul domaine agronomique pour les préparer par
exemple aux taches de formateur qu’ils auront souvent à exécuter vis-à-vis des agriculteurs.
L’agronome chercheur : son rôle essentiel est de réduire l’empirisme dans les démarches de l’homme
d’action de l’agriculteur, il doit approfondir les connaissances théoriques en partant des problèmes nés de la
pratique agricole et les utiliser pour mettre au point des solutions durables et efficaces.
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PARTIE II : NOTION DE PRODUCTIONS ET
DE RENDEMENTS AGRICOLES
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Chapitre I : GENERALITE
Le terme de rendement constitue pour l’agriculteur un objectif à atteindre. C’est généralement le critère
utilisé pour juger ou évaluer le succès ou l’échec de ses actes techniques. Il constitue le principal outil de diagnostic
cultural pour l’agronome.
La notion de rendement pour le paysan désigne en réalité le rendement moyen sur l’exploitation (toute
parcelle confondue) des productions agricoles commercialisées, consommées à la fin d’une campagne. Le rendement
considéré sous l’optique de l’agriculteur est en réalité mal connu, mal apprécié et donc très éloigné du rendement
biologique.
En agronomie, le rendement est égal au poids, au nombre, au volume d’organes récoltés rapporté à l’unité de
surface.
I. RENDEMENT BIOLOGIQUE
C’est la production de la biomasse totale récoltée par unité de surface des organes récoltés en l’absence de
toute perte à la récolte. Il traduit le fonctionnement potentiel du peuplement végétal dans la situation culturale
considérée. C’est en quelque sorte le rendement chercheur (Rc=Rb). Ce rendement qui se mesure sur des surfaces
échantillonnées de manière aléatoire. Mais Rb ou Rc peut être très variable à l’intérieur de la parcelle à cause de
l’hétérogénéité du milieu (hétérogénéité naturelle ou provoquée par les techniques culturales utilisées).
II. RENDEMENT AGRICULTEUR (Ra)
C’est la quantité d’organes récoltés et rapportés à l’unité de surface exploitée. Mais en général, on constate
que Ra est inférieur ou égal à Rb (Ra<=Rb), cela à cause des pertes d’origine diverse :
- Non prélèvement de tous les organes lors de la récolte ;
- Pertes en cours de transport ;
- Pertes dues à l’égrainage, l’ensachage.
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Chapitre II : ORGANES RECOLTES, STADES DE RECOLTE
I. NATURE BOTANIQUE DES ORGANES RECOLTES
Racine : manioc, taro, betterave sucrière. Ce sont des plantes amylacées ;
Tubercule : igname, pomme de terre ;
Graine : plante oléagineuse (arachide), plante protéagineuse (soja), arbre fruitier (anacarde) ;
Fruit : fruit sec ; caryopse (maïs, blé,) capsule (cotonnier), akène (châtaignier) fruit charnu (mangue) plante
oléagineuse (palmier à huile), cultures maraichères (tomate) ;
Tige : canne à sucre, jute ;
Fleur : culture florale, culture médicinale (tilleul, thé, citronnelle, verveine) ;
Tige et feuilles : plante fourragère, plante maraîchère et florale ;
Bulbes et cailloux : plantes maraichères et florale tel que l’oignon, l’ananas… .
L’agriculteur prélève (récolte) ainsi de très nombreux organes qui sont relativement des produits secs (75 à
90% de matières sèches dont la conservation est plus ou moins aisée riz maïs soja ) ; mais également il récolte des
organes frais ananas, tomate, banane… qui doivent être immédiatement consommés ou stockés dans des conditions
particulières avant leur utilisation.
La nature des organes récoltés soulève parfois de nombreuses et difficiles questions à résoudre en fonction de
leur utilisation :
Quand doit-on récolter ?, comment évacuer la récolte ?, où et comment stocker les récoltes ?
Comment doit-on récolter ? (manuellement, mécaniquement) ;
Ces opérations sont-elles longues, couteuses (exemple : extraire 4 tonnes de manioc nécessite de remuer
environ 2000 tonnes de terre).
II. MATURITE ET STADE DE RECOLTE
L’organe récolté doit avoir atteint au cours de son développement la maturité physiologique et/ou
d’utilisation. (Physiologique : fruit bien formé, Maturité utilisation : répond à un objectif de recherche de qualité ou
quantité.)
Exemple : haricot vert récolté avant la maturité ; cultures fourragères.
Pour cela, il faut considérer que l’organe a régulièrement été initié et a bénéficié des conditions exigées pour
son plein épanouissement et qu’il présente à la fin (récolte) les qualités désirées ou recherchées par l’utilisateur. Ces
qualités peuvent concerner :
La taille des organes (légumes frais de conserve dont le haricot vert, la papaye, la banane, l’ananas) ;
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Couleur visible (orange, mangue, aubergine,…);
Teneur en différentes substances (taux de sucre, huile, protéine, acide…) ;
L’eau.
III. EXPRESSION QUANTITATIVE DES RENDEMENTS
Les rendements agricoles peuvent être exprimés en poids sec (riz, mais) et en poids humide
(tomate, igname), il peut aussi s’exprimer en volume (litre..) et en nombre (exemple : pied de salade)
1. Cas des légumes
Les gousses sont de meilleure qualité lorsqu’on récolte à la première date. Plus on tend vers la maturité c’est
fibré et le poids augmente.
Consommateur et conservateur estiment la qualité des gousses selon leur état de croissance (turgescente) ou
les jugent sur leur diamètre à travers des cribles.
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2. Cas des cultures fourragères
On constate que le retard dans le fauchage de l’herbe entraine l’augmentation de la production de la matière
sèche, mais sa teneur en cellulose augmente tandis que celle des protéines diminue.
NB : le choix des stades de récoltes résultera donc d’un compromis à faire entre les objectifs.
3. Cas des plantes sucrières
La transformation de la canne doit être immédiate en usine pour éviter la perte de sucre. En conséquence,
l’approvisionnement doit être étalé ainsi que la récolte. Non seulement l’accumulation de sucre dans la tige est
fonction de la longueur du cycle végétatif (récolte tardive généralement plus riche en sucre) ; mais sous l’action du
climat, la betterave à sucre ou la canne à sucre peut redémarrer végétativement en émettant de nouvelles feuilles.
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Chapitre III : DIFFERENTS NIVEAUX DE DETERMINATION
DES RENDEMENTS PHYSIQUES
Chapitre IV : VARIABILITE DES RENDEMENTS
La variabilité des rendements physiques est l’une des caractéristiques essentielles.
I. VARIABILTE DES RENDEMENT INTRA-ANNUELS
On enregistre généralement des variations de rendements physiques sur une même exploitation agricole entre
différentes parcelles traduisant l’influence du milieu. La maîtrise des facteurs et des conditions du milieu est l’un des
objectifs majeurs des techniques culturales qui préoccupent l’ingénieur agronome phytotechnicien. A cette variabilité
sur la même exploitation, on peut ajouter la variabilité des rendements inter-régionale et qui ont souvent permis de
parler de vocation régionale ou mieux d’aptitude culturale régionale.
II. VARIABILITE INTER-ANNUELLE (INTER-CAMPAGNE
AGRICOLE)
Les variations de rendements agricoles entre les campagnes successives agricoles sont à prendre en compte.
Elles ont de nombreuses répercussions économiques tant sur l’exploitation que dans le pays producteur (évolution de
la production cacaoyère, caféière…).
L’origine de ces variations de rendements est essentiellement d’ordre climatique :
- Soit directement (influence de l’ensoleillement, de la température, de la pluviométrie…)
- Soit indirectement (à travers des interactions climat-sol, climat-techniques culturales…).
Ces variations sont aussi liées à l’âge du verger.
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Chapitre V : AMELIORATION DES RENDEMENTS
AGRICOLES
I. NOTION DE MARGES BRUTES
L’agriculteur s’intéresse à la marche brute MB qui est pour une culture donnée égale à la
différence entre le produit brut Q multiplié par le prix de vente P et les charges opérationnelles C
(c'est-à-dire les quantités de facteurs techniques mises en œuvre).
MB= PQ – C
MB= PRS – C
L’agronome peut avoir trois objectifs de travail lorsqu’il devra améliorer les voies d’amélioration de la marge
brute :
Augmenter le rendement ;
Augmenter le prix ;
Diminuer les charges opérationnelles.
II. LES VOIES D’AMELIORATION DU RENDEMENT
L’amélioration du rendement passe par : le matériel végétal et le control du milieu (artificialisation du milieu,
la fertilisation, andenage, la protection phytosanitaire.)
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Chapitre VI : NOTION DES COMPOSANTES DU
RENDEMENTS
I. DEFINITION
Le rendement est composé de plusieurs éléments constitutifs. Exemple : rendement de riz= (nombre de
grains*poids moyen d’un grain de riz)/surface. Deux aspects doivent être mis en exergue.
II. EDIFICATION DU NOMBRE DE COMPOSANTES
La formation du nombre d’organes qui seront récoltés :
- Comment les obtient-on ? (cas du riz, maïs, racine de manioc, pied de salade à l’hectare…) ;
- Le choix des semences ; la manière de semer ; l’utilisation des semences ; les techniques culturales
tout au long du cycle de culture, sont autant de préoccupations à prendre en compte pour garantir la qualité et la
quantité de la production finale.
III. CROISSANCE ET ELABORATION DU POIDS DES
ORGANES RECOLTES (confère page 9-10 de l’annexe)
Comment s’élabore le poids de chaque organe et comment s’y accumulent certains produits ? (l’huile, le
sucre, les protéines…)
IV. QUELQUES ORDRES DE GRANDEURS DANS LA
DESIGNATION DES RENDEMENTS
1. Cas des produits secs
Le rendement peut s’exprimer en tonnes, quintaux…, Exemple : riz et maïs (6 à 10 tonnes en milieu
expérimental).
C’est aussi le cas des fourrages non irrigués qui produisent des matières sèches à vendre aux éleveurs.
Plan de production de fourrage :
- 1ère coupe (4 à 8 tonnes/ha) ;
- 2ème coupe (3 à 5 tonnes/ha) ;
- 3ème coupe (en général faible).
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NB : Arrêt de coupe et traitement de la parcelle (engrais azotés)
2. Cas de produits frais (igname, pomme de terre, manioc,
légumes frais)
Dans ce cas, le rendement peut atteindre 50 à 100 tonnes/ha.
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TRAVAUX PRATIQUES/ TRAVAUX DIRIGES
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Partie A : INTRODUCTION AU TRAVAUX PRATIQUE DE
PHYTOTECNIE
I. INTRODUCTION
La multiplication des espèces végétales est assurée par la propagation. Au cours de nombreux siècles
d’expériences, l’homme a appris à utiliser des méthodes techniques et des pratiques variées pour obtenir de nombreux
résultats dans la multiplication des plantes cultivées.
Certaines de ces techniques sont basées sur des principes scientifiques sains et rationnels résultant d’une longue
recherche (culture in vitro, utilisation de vitro-plans, hybridation). D’autres sont des tours de mains découlant du
tâtonnement. La propagation des plantes est donc à la fois un art et une science. Les méthodes de propagation se
classent en deux(2) catégories générales : La reproduction sexuée ou générative & La reproduction asexuée ou
végétative
Garnir un champ de graines s’appelle : semer ;
Garnir un champ de plantes s’appelle : planter ;
La transplantation de jeunes plants s’appelle : repiquage.
II. MULTIPLICATION SEXUEE
Le choix des graines présente une importance capitale car la graine transmet ses qualités et ses défauts.
1. Qualités d’une bonne semence
- Qualité héréditaire : une semence ne doit être utilisée à grande échelle que si elle appartient à une variété de
haute valeur héréditaire prouvée par des essais comparatifs ou par l’expérience d’autres cultivateurs sérieux.
- Qualité technique : la graine doit être grasse, entière, d’une pureté élevée, apte à germer (on détermine le
pouvoir germinatif en portant 100 graines pures prises indifféremment et placées dans les conditions les plus
favorables à la germination 20-30°C. on enlève au fur et à mesure les graines ayant germé lorsque le temps nécessaire
à la germination est écoulé. On compte les graines on fait qui restent et on fait la différence, le chiffre obtenu
correspond au pouvoir germinatif des cent graines.).L’énergie germinative est la rapidité plus ou moins grande dans
la germination. Elle est à considérer et s’exprime en pourcentage % des graines germées au bout de x jours.
Précautions à prendre :
- Eviter l’excès d’eau ;
- Les graines doivent être suffisamment aérées ;
- Maintenir une bonne température 18-30°C ;
- Eviter les moisissures ;
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- La graine doit être mure physiologiquement.
2. Traitements des graines aptes à favoriser la
germination et la croissance
- Le trempage : il consiste à placer les graines dans de l’eau ayant une température de 18-30°C pendant 24-48h
- L’ébouillantage : il consiste à arroser le tas de semences avec de l’eau chauffée à 50-60°C.
3. Epoque de semis (semailles)
Pour chaque espèce de plantes, il existe une période normale de semis s’étendant en général sur plusieurs
semaines voire sur plusieurs mois ; mais il est utile de discuter les variations possibles et les limites de cette période.
Les causes pouvant faire varier le semi : Le climat ; L’orientation des terres en région montagneuse ; L’altitude ; La
nature des terres ; Etat de propreté de la terre ; Récolte précédente.
4. Différents modes de semis : semis en place et semis en
terrine (pépinière)
Semis en place : les graines sont semées sur une surface bien déterminée. Elles vont germer et
poursuivre leur cycle cultural et végétatif sur le même terrain jusqu’à la récolte.
Semis en pépinière : les graines sont semées sur des planches de pépinières et lorsque les plants issus
de ces graines auront atteint un développement suffisant, on les repiquera sur un autre emplacement de terrain où elles
poursuivront leur cycle végétatif et cultural jusqu’à la récolte.
- Avantages en pépinière
On peut semer très dru (dense) des plantes qui plus tard prendront un développement beaucoup plus
grand ;
L’élevage en pépinière se fait pendant que le terrain où les plantes doivent être repiquées est encore
occupé par une autre récolte.
5. Différents procédés de semis : semis à la volet, semis en
ligne, semis en poquet
Semis à la volet : il s’agit de semer à la main uniformément une quantité de graine sur une surface
donnée. La semence doit être jetée suivant la direction du vent qui aide à sa dispersion. Exemples : riz pluvial, fonio,
etc.
Semis en ligne : les rayons sont tracés à l’aide d’un bâton ou à l’aide du bout du manche du râteau.
La profondeur dépend de la grosseur des graines. Celles-ci sont ensuite répandues dans ces rayons. Exemples : maïs,
carottes, etc.
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Semis en poquet : procédé très utilisé par les paysans africains surtout par les femmes. Il consiste à
creuser un trou (poquet) et à y mettre 2 ou 3 graines et à les recouvrir. Exemples : arachide, gombo, maïs, coton,
haricot, etc.
NB : pour les semis en pépinière, il faut aménager une planche, construire des ombrières, arroser obligatoirement et
régulièrement. Quant aux deux (2) autres procédés, l’arrosage est fait par les eaux de pluies sauf dans le cas de
cultures légumières.
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Partie B : PRATIQUES
I. TRAVAIL A FAIRE
Il s’agit de déterminer le pouvoir germinatif de différentes variétés de riz cultivées en Côte d’Ivoire. L’on a
placé cent (100) graines de riz de la même variété dans un bocal entre deux feuilles de papier hygiénique imbibées
d’eau. L’on a ensuite arrosé de façon régulière les graines et relever le nombre de graines germées chaque jour. Au
bout de jours, l’on a pu déterminer le pouvoir germinatif des variétés étudiées.
II. OBSERVATION
Les taux de germination sont compris entre 0 et 67% ; ce qui est mauvais car pour une bonne variété, le
pouvoir germinatif doit être d’au moins 90%. A 80% c’est acceptable mais pas fameux. Les différents résultats sont
consignés dans le tableau suivant.
Variétés Total germé Total semé % germé
3 4 5 6 7 8
Totomanh 41 100 41
6 6
Bougalou 58 100 58
0 8
Danané 4 100 4
CIB-ONE 0 100 0
JT 2 0 100 0
Américain Parfumé 0 100 0
Zanh 67 100 67
9 3
Dafi 1 100 1
JT 11 0 100 0
Gbaha 49 100 49
5
Kouékpalou 2 100 2
Nérica 1 0 100 0
Desseu 12 100 12
1
Mli-Pou 3 100 3
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III. INTERPRETATION DES RESULTATS
Ce faible taux de germination serait dû au fait que les graines ne soient pas arrivées à maturité ou qu’elles
aient été échaudées. Peut-être aussi à cause de la durée et des conditions de conservation. En effet ces graines sont
gardées depuis 2ans ; ont subi des attaques par des insectes. Aussi la température de conservation variait
fréquemment à cause des coupures incessantes d’électricité.
IV. RECOMMANDATION
Il faudrait cultiver les variétés de riz d’année en année de sorte qu’il y ait un nouveau lot de semences chaque
année. La culture doit se faire dans des caisses adaptées et non dans des béchers ou éprouvettes. Les graines doivent
être posées sur la terre et non être enterrées. Il faut arroser régulièrement. La conservation des semences doit se faire
dans les meilleures conditions possibles (température constante, etc.)
V. DESCRIPTION DE QUELQUES VARIETES
La variété Bougalou étale beaucoup donc il faut semer assez éloigner pour éviter que les feuilles ne se
touchent trop en grandissant.
La variété NERICA est très précoce, les pieds sont noirs et les besoins en nutriments sont assez élevés. C’est
une variété améliorée mise en place par l’ADRAO. Il existe NERICA1, NERICA 2, NERICA 4.
Phytotechnie Générale 2013 Page 24